A la Une Terrorisme

Trump sanctionne le terrorisme d’État

Trump sanctionne l’ayatollah Khamenei

 

Les sanctions américaines de lundi visent le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le décret empêche le guide suprême et son équipe d’avoir accès à des ressources financières essentielles et gèlera des milliards de dollars d’actifs.

Également visé, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, qui sera placé sur la liste des sanctions dans la semaine.

Huit hauts gradés des gardiens de la révolution, ont aussi été sanctionnés, quatre jours après la destruction d’un drone américain par un missile iranien dans la région stratégique du Golfe.

Par ces nouvelles sanctions, il s’agit désormais pour l’administration Trump de reconnaître officiellement que le guide suprême Khamenei et ses proches participent personnellement et activement aux actions terroristes en les planifiant et les finançant.

L’Iran figure déjà depuis 1984 sur la liste américaine très restreinte des « États soutenant le terrorisme ».

La mise à l’index des Pasdaran, l’armée spéciale créée dans le but de protéger la révolution islamiste iranienne des menaces étrangères et intérieures a été actée en avril.

Les gardiens de la révolution sont désormais considérés comme une entité terroriste. C’est à présent au tour des dirigeants d’être épinglés.

Depuis sa création, il y a 40 ans la République islamique d’Iran, a été impliqué dans de nombreuses actions violentes, attentats et opérations terroristes tant à l’intérieur qu’en dehors de ses frontières.

La théocratie iranienne a recours au terrorisme pour combattre l’opposition et supprimer toute résistance.

C’est ce qu’on appelle le terrorisme d’État, bien plus dangereux et performant que tout autre, puisque bénéficiant des moyens d’un appareil, policier à l’intérieur et diplomatique à l’extérieur.

La politique de Khamenei est basée sur un terrorisme d’Etat particulièrement violent, frappant de nombreux pays à travers le monde, de l’Europe aux Etats-Unis en passant par l’Afrique et l’Asie.

Même si le régime a étendu sa puissance au Moyen-Orient avec la force Qods, les pasdaran et ses mandataires terroristes, il ne faut pas oublier son réseau de terroristes dotés de passeports diplomatiques disséminés un peu partout dans les ambassades iraniennes à l’étranger.

C’est le ministère iranien du Renseignement (VEVAK) qui organise les actes terroristes du régime à l’étranger.

Chaque décision étant soumise à l’approbation du dictateur iranien Ali Khamenei. Le Conseil suprême de sécurité nationale, dirigé par Hassan Rohani, le président que la majorité des occidentaux pense être un modéré, doit donner lui aussi donner son aval à toute action terroriste

Le VEVAK, en coopération avec le ministère des Affaires étrangères et les ambassades en Europe, a perpétré de nombreux attentats terroristes comme l’assassinat de Kazem Radjavi à Genève en 1990 ou l’assassinat de Zahra Rajabi à Istanbul en 1996.

Il est aussi bon de rappeler que dans les opérations menées par la force Qods en Europe, comme l’affaire Mykonos à Berlin en septembre 1992 ou l’explosion du Centre juif à Buenos Aires, en Argentine, en juillet 1994, ou le projet d’attentat contre le rassemblement du CNRI l’année dernière près de Paris, ce sont les ambassades et les diplomates du régime qui ont assuré la logistique des opérations meurtrières.

Le régime de Téhéran a repris ses activités terroristes en Occident après un répit de quelques années. Plusieurs attentats contre l’opposition iranienne ont été menés en Europe et aux Etats-Unis. A chaque fois le rôle des ambassades et des institutions officielles des mollahs a toujours été clairement établi. Cette reprise de la politique de la terreur est due aux graves difficultés intérieures auxquelles est confronté le régime, se traduisant par un mécontentement populaire grandissant depuis fin 2017; mais aussi aux tentatives avortées de suppression physique de la résistance iranienne.

Si l’Europe pouvait cesser sa politique de complaisance avec les mollahs et se souvenir de sa déclaration du 29 avril 1997 contre le terrorisme iranien, exigeant que les agents du VEVAK soient expulsés d’Europe, jamais le dictateur Khamenei n’aurait osé commettre avec autant d’insolence des actes terroristes en Europe.

L’Europe devrait classer le VEVAK comme une organisation terroriste, mener à bien ses poursuites judiciaires contre les agents de la dictature iranienne et fermer les ambassades qui participent à la machine terroriste du régime.

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