A la Une Autres Mondes The Coming Race - la race qui nous supplantera

The « Coming Race », la race qui nous supplantera – Partie 1

The Coming Race (La Race qui nous supplantera) par Edward Bulwer-Lytton

Bulwer Lytton (connu dans le monde entier par son fameux roman : Les Derniers Jours de Pompéi) a écrit aussi des oeuvres ésotériques. En particulier cet ouvrage intitulé : The Coming Race, dans lequel il décrit une civilisation très en avance sur la nôtre qui se cache dans des cavernes au centre de la Terre. Ces cavernes sont éclairées par une lumière très forte qui semble provenir de l’électrification de l’atmosphère. Les habitants sont végétariens. Ils ne se déplacent pas en marchant, mais en volant à l’aide d’engins dont le fonctionnement nous serait incompréhensible. Ils ne connaissent pas la maladie, vivent longtemps, peut-être des siècles. Leur organisation sociale est parfaite. Il n’y a pas d’exploitation. Chacun reçoit ce dont il a besoin.

Chapitre 1

Je suis né à ***, dans les Etats-Unis d’Amérique. Mes aïeux avaient émigré d’Angleterre sous le règne de Charles II et mon grand-père se distingua dans la Guerre de l’Indépendance. Ma famille jouissait donc, par droit de naissance, d’une assez haute position sociale ; comme elle était riche, ses membres étaient regardés comme indignes de toute fonction publique. Mon père se présenta une fois aux élections pour le Congrès : il fut battu d’une façon éclatante par son tailleur. Dès lors il se mêla peu de politique et vécut surtout dans sa bibliothèque. J’étais l’aîné de trois fils et je fus envoyé à l’âge de seize ans dans la mère patrie, pour compléter mon éducation littéraire et aussi pour commencer mon éducation commerciale dans une maison de Liverpool. Mon père mourut quelque temps après mon vingt et unième anniversaire ; j’avais de la fortune et du goût pour les voyages et les aventures ; je renonçai donc pendant quelques années à la poursuite du tout puissant dollar, et je devins un voyageur errant sur la surface de la terre.

Dans l’année 18.., me trouvant à ***, je fus invité par un ingénieur, dont j’avais fait la connaissance, à visiter les profondeurs de la mine de ***, dans laquelle il était employé.

Le lecteur comprendra, avant la fin de ce récit, les raisons qui m’empêchent de désigner plus clairement ce district, et me remerciera sans nul doute de m’être abstenu de toute description qui pourrait le faire reconnaître.

Permettez-moi donc de dire, le plus brièvement possible, que j’accompagnais l’ingénieur dans l’intérieur de la mine ; je fus si étrangement fasciné par ses sombres merveilles, je pris tant d’intérêt aux explorations de mon ami, que je prolongeai mon séjour dans le voisinage, et descendis chaque jour dans la mine, pendant plusieurs semaines, sous les voûtes et les galeries creusées par l’art et par la nature dans les entrailles de la terre. L’ingénieur était persuadé qu’on trouverait de nouveaux filons bien plus riches dans un nouveau puits qu’il faisait creuser.

En forant ce puits, nous arrivâmes un jour à un gouffre dont les parois étaient dentelées et calcinées comme si cet abîme eût été ouvert à quelque période éloignée par une éruption volcanique. Mon ami s’y fit descendre dans une cage, après avoir éprouvé l’atmosphère au moyen d’une lampe de sûreté. Il y demeura près d’une heure. Quand il remonta, il était excessivement pâle et son visage présentait une expression d’anxiété pensive, bien différente de sa physionomie ordinaire, qui était ouverte, joyeuse et hardie.

Il me dit en deux mots que la descente lui paraissait dangereuse et ne devait conduire à aucun résultat ; puis, suspendant les travaux de ce puits, il m’emmena dans les autres parties de la mine.

Tout le reste du jour mon ami me parut préoccupé par une idée qui l’absorbait. Il se montrait taciturne, contre son habitude, et il y avait dans ses regards je ne sais quelle épouvante, comme s’il avait vu un fantôme. Le soir, nous étions assis seuls dans l’appartement que nous occupions près de l’entrée de la mine, et je lui dis :

– Dites-moi franchement ce que vous avez vu dans le gouffre. Je suis sûr que c’est quelque chose d’étrange et de terrible. Quoi que ce soit, vous en êtes troublé. En pareil cas, deux têtes valent mieux qu’une. Confiez-vous à moi.

L’ingénieur essaya longtemps de se dérober à mes questions ; mais, tout en causant, il avait recours au flacon d’eau-de-vie avec une
fréquence tout à fait inaccoutumée, car c’était un homme très sobre, et peu à peu sa réserve cessa.

Qui veut garder son secret devrait imiter les animaux et ne boire que de l’eau.
– Je vais tout vous dire, s’écria-t-il enfin.

Quand la cage s’est arrêtée, je me suis trouvé sur une corniche de rocher ; au-dessous de moi, le gouffre, prenant une direction oblique, s’enfonçait à une profondeur considérable, dont ma lampe ne pouvait pénétrer l’obscurité. Mais, à ma grande surprise, une lumière immobile et éclatante s’élevait du fond de l’abîme. Était-ce un volcan ? J’en aurais certainement senti la chaleur. Pourtant il importait absolument à notre commune sécurité d’éclaircir ce doute. J’examinai les pentes du gouffre et me convainquis que je pouvais m’y hasarder, en me servant des anfractuosités et des crevasses du roc, du moins pendant un certain temps. Je quittai la cage et me mis à descendre. À mesure que je me rapprochais de la lumière, le gouffre s’élargissait, et je vis enfin, avec un étonnement que je ne puis vous décrire, une grande route unie au fond du précipice, illuminée, aussi loin que l’œil pouvait s’étendre, par des lampes à gaz placées à des intervalles réguliers, comme dans les rues de nos grandes villes, et j’entendais au loin comme un murmure de voix humaines.

Je sais parfaitement qu’il n’y a pas d’autres mineurs que nous dans ce district. Quelles étaient donc ces voix ? Quelles mains humaines avaient pu niveler cette route et allumer ces lampes ? La croyance superstitieuse, commune à presque tous les mineurs, que les entrailles de la terre sont habitées par des gnomes ou des démons commençait à s’emparer de moi.

Je frissonnais à la pensée de descendre plus bas et de braver les habitants de cette vallée intérieure. Je n’aurais d’ailleurs pu le faire, sans cordes, car, de l’endroit où je me trouvais jusqu’au fond du gouffre, les parois du rocher étaient droites et lisses. Je revins sur mes pas avec quelque difficulté. C’est tout.

– Vous redescendrez ?
– Je le devrais, et cependant je ne sais si j’oserai.
– Un compagnon fidèle abrège le voyage et double le courage. J’irai avec vous. Nous prendrons des cordes assez longues et assez fortes… et… excusez-moi… mais vous avez assez bu ce soir. Il faut que nos pieds et nos mains soient fermes demain matin.

Chapitre 2

Le lendemain matin les nerfs de mon ami avaient repris leur équilibre et sa curiosité n’était pas moins excitée que la mienne. Peut-être l’était-elle plus : car il croyait évidemment ce qu’il m’avait raconté, et j’en doutais beaucoup ; non pas qu’il fût capable de mentir de propos délibéré, mais je pensais qu’il s’était trouvé en proie à une de ces hallucinations, qui saisissent notre imagination ou notre système nerveux, dans les endroits solitaires et inaccoutumés, et pendant lesquelles nous donnons des formes au vide et des voix au silence. Nous choisîmes six vieux mineurs pour surveiller notre descente ; et, comme la cage ne contenait qu’une personne à la fois, l’ingénieur descendit le premier ; quand il eut atteint la corniche sur laquelle il s’était arrêté la première fois, la cage remonta pour moi. Je l’eus bientôt rejoint. Nous nous étions pourvus d’un bon rouleau de corde.

La lumière frappa mes yeux comme elle avait, la veille, frappé ceux de mon ami. L’ouverture par laquelle elle nous arrivait s’inclinait diagonalement : cette clarté me paraissait une lumière atmosphérique, non pas comme celle que donne le feu, mais douce et argentée comme celle d’une étoile du nord. Quittant la cage, nous descendîmes, l’un après l’autre, assez facilement, grâce aux fentes des parois, jusqu’à l’endroit où mon ami s’était arrêté la veille ; ce n’était qu’une saillie de roc juste assez spacieuse pour nous permettre de nous y tenir de front.

À partir de cet endroit le gouffre s’élargissait rapidement, comme un immense entonnoir, et je voyais distinctement, de là, la vallée, la route, les lampes que mon compagnon m’avait décrites. Il n’avait rien exagéré. J’entendais le bruit qu’il avait entendu : un murmure confus et indescriptible de voix, un sourd bruit de pas. En m’efforçant de voir plus loin, j’aperçus dans le lointain les contours d’un grand bâtiment. Ce ne pouvait être un roc naturel, il était trop symétrique, avec de grosses colonnes à la façon des Égyptiens, et le tout brillait comme éclairé à l’intérieur. J’avais sur moi une petite lorgnette de poche, et je pus, à l’aide de cet instrument, distinguer, près du bâtiment dont je viens de parler, deux formes qui me semblaient des formes humaines, mais je n’en étais pas sûr. Dans tous les cas, c’étaient des êtres vivants, car ils remuaient, et tous les deux disparurent à l’intérieur du bâtiment. Nous nous occupâmes alors d’attacher la corde que nous avions apportée au rocher sur lequel nous nous trouvions, à l’aide de crampons et de grappins, car nous nous étions munis de tous les instruments qui pouvaient nous être nécessaires.

Nous étions presque muets pendant ce temps. On eût dit à nous voir à l’œuvre que nous avions peur d’entendre nos voix. Ayant assujetti un bout de la corde de façon à le croire solidement fixé au roc, nous attachâmes une pierre à l’autre extrémité, et nous la fîmes glisser jusqu’au sol, qui se trouvait à environ cinquante pieds au dessous.

J’étais plus jeune et plus agile que mon compagnon, et comme dans mon enfance j’avais servi sur un navire, cette façon de manœuvrer m’était plus familière. Je réclamai à demi-voix le droit de descendre le premier afin de pouvoir, une fois en bas, maintenir le câble et faciliter la descente de mon ami. J’arrivai sain et sauf au fond du gouffre, et l’ingénieur commença à descendre à son tour. Mais il n’avait pas parcouru dix pieds, que les nœuds, que nous avions crus si solides, cédèrent ; ou plutôt le roc lui-même nous trahit et s’écroula sous le poids ; mon malheureux ami fut précipité sur le sol et tomba à mes pieds, entraînant dans sa chute des fragments de rocher, dont l’un, heureusement assez petit, me frappa et me fît perdre connaissance.

Quand je repris mes sens, je vis que mon compagnon n’était plus qu’une masse inerte et entièrement privée de vie. Au moment où je me penchais sur son cadavre, plein d’affliction et d’horreur, j’entendis tout près de moi un son étrange tenant à la fois du hennissement et du sifflement ; en me tournant d’instinct vers l’endroit d’où partait le bruit, je vis sortir d’une sombre fissure du rocher une tête énorme et terrible, les mâchoires ouvertes, et me regardant avec des yeux farouches, des yeux de spectre affamé : c’était la tête d’un monstrueux reptile, ressemblant au crocodile ou à l’alligator, mais beaucoup plus grand que toutes les créatures de ce genre que j’avais vues dans mes nombreux voyages. D’un bond je fus debout et me mis à fuir de toutes mes forces en descendant la vallée.

Je m’arrêtai enfin, honteux de ma frayeur et de ma fuite et revins vers l’endroit où j’avais laissé le corps de mon ami. Il avait disparu ; sans doute le monstre l’avait déjà entraîné dans son antre et dévoré. La corde et les grappins étaient encore à l’endroit où ils étaient tombés, mais ils ne me donnaient aucune chance de retour : comment les rattacher en haut du rocher ? Les parois étaient trop lisses et trop abruptes pour qu’un homme y pût grimper. J’étais seul dans ce monde étrange, dans les entrailles de la terre.

Chapitre 3

Lentement et avec précaution je m’en allai solitaire le long de la route éclairée par les lampes, vers le bâtiment que j’ai décrit. La route elle-même ressemblait aux grands passages des Alpes, traversant des montagnes rocheuses dont celle par laquelle j’étais descendu formait un chaînon. À ma gauche et bien au-dessous de moi, s’étendait une grande vallée, qui offrait à mes yeux étonnés des indices évidents de travail et de culture.

Il y avait des champs couverts d’une végétation étrange, qui ne ressemblait en rien à ce que j’avais vu sur la terre ; la couleur n’en était pas verte, mais plutôt d’un gris de plomb terne, ou d’un rouge doré. Il y avait des lacs et des ruisseaux qui semblaient enfermés dans des rives artificielles ; les uns étaient pleins d’eau claire, les autres brillaient comme des étangs de naphte. À ma droite, des ravins et des défilés s’ouvraient dans les rochers ; ils étaient coupés de passages, évidemment dus au travail et bordés d’arbres ressemblant pour la plupart à des fougères gigantesques, au feuillage d’une délicatesse exquise et pareil à des plumes ; leur tronc ressemblait à celui du palmier. D’autres avaient l’air de cannes à sucre, mais plus grands et portant de longues grappes de fleurs. D’autres encore avaient l’aspect d’énormes champignons, avec des troncs gros et courts, soutenant un large dôme, d’où pendaient ou s’élançaient de longues branches minces. Par devant, par derrière, à côté de moi, aussi loin que l’œil pouvait atteindre, tout étincelait de lampes innombrables.

Ce monde sans soleil était aussi brillant et aussi chaud qu’un paysage italien à midi, mais l’air était moins lourd et la chaleur plus douce. Les habitations n’y manquaient pas. Je pouvais distinguer à une certaine distance, soit sur le bord d’un lac ou d’un ruisseau, soit sur la pente des collines, nichés au milieu des arbres, des bâtiments qui devaient assurément être la demeure d’êtres humains. Je pouvais même apercevoir, quoique très loin, des formes qui paraissaient être des formes humaines s’agitant dans ce paysage.

Au moment où je m’arrêtais pour regarder tout cela, je vis à ma droite, glissant rapidement dans l’air, une sorte de petit bateau, poussé par des voiles ayant la forme d’ailes. Il passa et bientôt disparut derrière les ombres d’une forêt. Au-dessus de moi il n’y avait pas de ciel, mais la voûte d’une grotte. Cette voûte s’élevait de plus en plus à mesure que le passage s’élargissait, elle finissait par devenir invisible au-dessus d’une atmosphère de nuages qui la séparait du sol.

En continuant ma route, je tressaillis tout à coup : d’un buisson qui ressemblait à un énorme amas d’herbes marines, mêlé d’espèces de fougères et de plantes à larges feuilles, comme l’aloès ou le cactus, s’élança un bizarre animal de la taille et à peu près de la forme d’un daim. Mais, comme après avoir bondi à quelques pas il se retourna pour me regarder attentivement, je m’aperçus qu’il ne ressemblait à aucune espèce de daim connue maintenant sur la terre, mais il me rappela aussitôt un modèle en plâtre, que j’avais vu dans un muséum, d’une variété de l’élan qu’on dit avoir existé avant le déluge.

L’animal ne paraissait nullement farouche, car après m’avoir examiné un moment, il commença à paître sans trouble et sans crainte ce singulier herbage.

Chapitre 4

Je me trouvais alors tout à fait en vue du bâtiment. Oui, il avait bien été élevé par des mains humaines et creusé en partie dans un grand rocher. J’aurais supposé au premier coup d’œil qu’il appartenait à la première période de l’architecture égyptienne. La façade était ornée de grosses colonnes, s’élevant sur des plinthes massives et surmontées de chapiteaux que je trouvai, en les examinant de plus près, plus ornés et plus gracieux que ne le comporte l’architecture égyptienne. De même que le chapiteau corinthien imite dans ses ornements la feuille d’acanthe, le chapiteau de ces colonnes imitait le feuillage de la végétation qui les entourait, comme des feuilles d’aloès ou des feuilles de fougères.

À ce moment sortit du bâtiment un être… humain ; était-ce bien un être humain ? Debout sur la grande route, il regarda autour de lui, me vit et s’approcha. Il vint à quelques mètres de moi ; sa vue, sa présence, me remplirent d’une terreur et d’un respect indescriptibles, et me clouèrent au sol. Il me rappelait les génies symboliques ou démons qu’on trouve sur les vases étrusques, ou que les peuples orientaux peignent sur leurs sépulcres : images qui ont les traits de la race humaine et qui appartiennent cependant à une autre race. Il était grand, non pas gigantesque, mais aussi grand qu’un homme peut l’être sans atteindre la taille des géants.

Son principal vêtement me parut consister en deux grandes ailes, croisées sur la poitrine et tombant jusqu’aux genoux ; le reste de son costume se composait d’une tunique et d’un pantalon d’une étoffe fibreuse et mince. Il portait sur la tête une sorte de tiare, parée de pierres précieuses, et tenait à la main droite une mince baguette d’un métal brillant, comme de l’acier poli. Mais c’était son visage qui me remplissait d’une terreur respectueuse. C’était bien le visage d’un homme, mais d’un type distinct de celui des races qui existent aujourd’hui sur la terre. Ce dont il se rapprochait le plus par les contours et l’expression, ce sont les sphinx sculptés, dont le visage est si régulier dans sa beauté calme, intelligente, mystérieuse. Son teint était d’une couleur particulière, plus rapproché de celui de la race rouge que d’aucune autre variété de notre espèce ; il y avait cependant quelques différences : le ton en était plus doux et plus riche, les yeux étaient noirs, grands, profonds, brillants, et les sourcils dessinés presque en demi-cercle.

Il n’avait point de barbe, mais je ne sais quoi dans tout son aspect, malgré le calme de l’expression et la beauté des traits, éveillait en moi cet instinct de péril que fait naître la vue d’un tigre ou d’un serpent. Je sentais que cette image humaine était douée de forces hostiles à l’homme. À mesure qu’il s’approchait, un frisson glacial me saisit, je tombai à genoux et couvris mon visage de mes deux mains.

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