A la Une Guérison Causale Kabbale Le Couple Cosmique

Se libérer du sentiment d’indignité, la HONTE ou la fin du confort inconscient

D’où vient ce sentiment d’indignité, cette honte qui caractérise l’humain en devenir?

La honte est inscrite en l’âme et c’est elle qui a généré la chute…
Le « pain de la honte » est-il toujours aussi dur à digérer? D’où vient-il ce pain qui nourrit notre ombre? Qui était vraiment Lilith, cette première femme d’Adam?

Qu’est-ce que la honte et comment traverser cette énergie?
En devenant des « aventuriers de l’Amour »!

L’Aventure de la Conscience s’enracine dans la chute d’ADAM et EVE

Avant la chute, l’esprit de l’homme était en communion étroite avec Dieu et avait autorité sur l’âme, laquelle comprenait le plan de Dieu et se sentait émotionnellement bien en obéissant à la volonté divine. « L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte » (Genèse 2/25).

L’homme connaissait le jugement de Dieu sur sa création et savait que Dieu était digne de foi et source d’une grande assurance.

La perception de leur MOI par Adam et Eve découlait de leur relation avec Dieu : ainsi leur cadre de référence était enraciné dans la vérité divine. Dieu régissait ainsi leurs pensées et leurs sentiments, ce qui leur donnait une solide image d’eux mêmes et une juste appréciation de la réalité. Adam et Eve pouvaient ainsi jouir de la communion avec Dieu mais également d’une profonde et intime relation de couple, et en tant que créatures privilégiées de Dieu, ils connaissaient leur raison d’être et le sens de leur vie.

Après la chute, Adam et Eve sont privés de la communion avec Dieu et ne peuvent plus prendre Dieu comme référence. Leur MOI devient alors la seule référence autour de laquelle s’organisent leurs pensées, sentiments et actions. Ils ne peuvent plus se raccrocher qu’à leur point de vue humain. Une telle perception de la réalité ne peut être que fragmentaire et hypothétique. De surcroît leur MOI se met à filtrer et à censurer leur perception de la réalité dans le but de se protéger et d’éviter la souffrance.

La première conséquence de la chute s’avère être la honte, émotion découlant de la prise de conscience de ne pas avoir agi conformément à sa conscience et s’accompagnant d’un sentiment d’indignité. Leur réaction est de cacher leur nudité, c’est à dire leurs faiblesses, pensant ainsi améliorer leur dignité.

(Note de Miléna: Pourtant la Kabale nous apprend que le « pain de la honte » préexiste à la chute originelle en étant la cause de la brisure des vases…! Car le Vase originel ne supportait pas de recevoir sans pouvoir donner. Et ce syndrome se répète avec la chute d’Adam, puis avec le veau d’or, il se perpétue sans discontinuer!…., tel une garantie d’un éternel besoin de sécurité….)

La fin du confort inconscient

Adam a peur face à la présence personnelle de Dieu et à son jugement.

Auparavant Adam recevait de Dieu la vie, l’amour, la plénitude, et aussi la sécurité… Maintenant Dieu est devenu un monstre dont il se méfie : il a peur d’être anéanti. Il se cache donc comme si l’on pouvais échapper à Dieu. Adam est chassé du jardin d’Eden ; la terre est maudite; l’homme doit travailler dur pour gagner sa vie. Il a ainsi perdu la maîtrise des choses mais également l’assurance et la confiance en soi, ce qui conduit à des sentiments d’impuissance, de découragement et de colère.

Les besoins fondamentaux d’appartenance, d’estime de soi et de maîtrise des choses étaient donc pleinement comblés avant la chute par la communion avec Dieu. Comment l’homme va t il s’y prendre après la chute pour faire face à ces besoins ?

« La honte ne révèle pas notre néant, mais la totalité de notre existence. » E. LEVINAS

Le sentiment de honte intériorisé est complexe, il est le fruit d’une grande diversité d’éléments intériorisés qui se combinent, pour enfermer le sujet dans une impasse. Chaque histoire de honte est basée sur un amalgame d’éléments, qui reliés les uns aux autres construisent ce qui est ressenti comme le sentiment de honte.

Ces différents éléments peuvent être :

  • l’humiliation
  • l’impuissance
  • l’injustice
  • la résignation
  • la passivité
  • la répression
  • l’exploitation
  • l’impudeur
  • la jalousie
  • l’agressivité
  • l’illégitimité
  • la stigmatisation
  • l’invalidation
  • la moquerie
  • la dérision
  • l’exhibitionnisme
  • l’envie de s’élever
  • la peur d’être rabaissé
  • la rivalité
  • la culpabilité
  • l’usurpation
  • le mépris
  • la peur du ridicule
  • le non-dit
  • le secret
  • la méconnaissance
  • la colère
  • le mensonge
  • la régression sociale
  • l’ascension sociale
  • la culpabilité sexuelle
  • la haine des parents
  • l’effondrement d’image parentale
  • l’abandon
  • l’ambition
  • l’orgueil
  • la déchéance sociale
  • la haine de classe

Cette liste n’est pas limitative, mais elle représente seulement la variété des éléments que l’on peut rencontrer. Quand un amalgame se forme autour d’éléments représentant des enjeux appartenant aux différentes dimensions de l’homme (physique, affective, rationnelle, sociale, spirituelle) le sujet se trouve confronté à des conflits psychologiques si intenses que toute son existence est envahie par le sentiment de honte.

La honte touche ainsi à l’intégralité de notre être au monde: notre identité

L’absence de valeur de l’identité du sujet honteux renvoie obligatoirement à une quête de sens indispensable pour pouvoir survivre. Tous les aspects de l’existence sont concernés par cette interrogation: qu’est ce qui fait que je désire vivre?

C’est ainsi que la honte comme expérience existentielle concerne et interroge toutes les dimensions de l’homme:

  • La dimension physique : Honte corporelle: être sale, mal habillé, sentir mauvais, avoir un handicap; être trop gros, trop grand, trop petit; être noir, jaune; être sourd, muet, borgne… Honte sexuelle: d’être dévoilé dans sa nudité, son impuissance, ses insatisfactions; d’être exhibitionniste, sadomasochiste….
  • La dimension affective : Honte de ses proches, de ceux qu’on aime, d’un parent, d’un frère, d’une soeur, d’un ami… Honte d’avoir honte de ceux qu’on aime et dont on a besoin d’être aimé…
  • La dimension rationnelle : Honte de ne rien valoir, de ne rien savoir… Perte de l’estime de soi, sentiment de dépréciation, invalidation…
  • La dimension sociale : Honte d’être pris en flagrant délit de mensonge, d’hypocrisie, de vantardise… Honte d’appartenir à un groupe, à une religion, à une entité économique, sociale, professionnelle… sale Juif, sale nègre…, sale pauvre, sale miséreux…, analphabète, pauvre type…, Chômeur, RMIste…
  • La dimension spirituelle : Honte d’être un homme confronté à l’inhumanité d’autres hommes (viol, inceste, torture, violences extrêmes…) Honte de n’avoir aucun sens à donner à sa vie, de ne pas être… Honte d’avoir perdu le désir d’exister…

Les raisons d’avoir honte sont multiples et touchent tous les aspects, toutes les dimensions de la vie. Le sentiment de honte prend sa source dans l’enfance, mais surtout il se structure au fur et à mesure qu’un amalgame se développe à partir des expériences honteuses rencontrées au cours de notre développement. La configuration de cet amalgame, composé d’affects, d’émotions, de sensations, où se mêlent des composantes psycho-sexuelles, psycho-affectives, psycho-sociales, permet au sujet de créer des processus de dégagements si les différents éléments peuvent se compenser mutuellement, ou d’entraîner le sujet vers une impasse, où les liens entre les différents éléments sont tels, que les possibilités de création de voies de dégagement disparaissent.

L’exploration personnelle du sentiment de honte et la rencontre, l’écoute de personnes habitées par la honte permettent de dégager, à travers la multitudes des éléments présents, des caractéristiques communes.

  • L’illégitimité : L’existence du sujet est récusée. L’enfant n’a pas d’autorisation à être « Tu ne devrais pas être là! » L’enfant n’a pas été désiré. Un doute plane sur ses origines. Il occupe une place négative, ou n’a pas de place. Il occupe une place usurpée. La défaillance parentale: L’effondrement d’une image parentale idéalisée est une constante.

Le manquement vient le plus souvent du père, le père n’est plus une figure protectrice susceptible d’apporter confiance et sécurité. Il y a une carence du coté du père: soit il est absent, soit il a été humilié, soit il est pris en défaut, soit il est violent, soit il est lui-même habité par la honte. L’enfant a été humilié par les parents; soit devant eux, sans qu’ils n’interviennent pour le protéger. L’enfant ne peut trouver dans l’image paternelle les ressources pour construire sa relation au monde, il ne peut se défendre. La problématique de l’abandon est également très fréquente. l’enfant a le sentiment qu’il n’est pas assez bien pour retenir ses parents, il est responsable de leur départ. Lorsque la relation à la mère ne vient pas compenser tous ses doutes, l’enfant s’installe dans la dévalorisation.

  • L’infériorité : La honte s’enracine ici dans le sentiment d’être différent des autres: plus petit, moins intelligent, plus imparfait, plus démuni…

L’absence de reconnaissance de sa valeur met le sujet en défaut, il se trouve défini par un manque.

Il lui est très difficile de garder une image satisfaisante de lui même et d’affirmer une identité positive. Le sentiment d’infériorité est une autre polarité du désir de supériorité, désir de supériorité que la réalité a barrée. Les situations d’humiliation, de stigmatisation conforte ce sentiment d’infériorité et c’est ainsi que le registre social étaye le processus psychologique.

  • La violence : On trouve toujours une situation de violence à l’origine de la honte, qu’elle soit physique, symbolique, ou psychologique.

Par la violence on signifie au sujet qu’il est fondamentalement insatisfaisant ou inadéquat, on le confronte à une invalidation fondamentale. Toutes les violences humiliantes fragilisent, détruisent les capacité de réaction et amènent à l’intériorisation d’images négatives de soi.

  • Le déchirement : La honte est le produit de contradictions qui ne peuvent trouver de médiations suffisantes. Le sujet est coupé à l’intérieur de lui-même.

Le sujet est écartelé entre des identifications nécessaires, indispensables mais impossibles à réaliser. Il y a déchirement parce que l’antagonisme est radical entre ce qu’il voudrait être et la réalité de ce qu’il vit. Dans les multiples situations paradoxales, il n’y pas de choix qui permet de sortir de la honte (par exemple: honte pour celui qui trahit ses origines, mais aussi honte pour celui qui est stigmatisé du fait de ses origines).

  • La déchéance : Elle a une double face :

La déchéance publique: quand la honte est produite par le regard de l’autre, par son jugement négatif sur son existence. La honte est réactualisée chaque fois que le sujet est confronté à des situations de rejet, de stigmatisation, d’humiliation, de domination… La déchéance privée: quand le narcissisme est atteint, que l’estime de soi se délite, lorsqu’il vit le désamour de lui-même: je ne vaux rien, je ne m’aime plus, j’ai honte de moi…

  • Le non-dit : La honte s’installe parce qu’elle est indicible, elle est indicible parce ce qu’elle est inavouable, ce serait prendre le risque d’être désavoué, que cet événement traumatique soit dénié, ou non reconnu comme tel.

Elle est également indicible parce que le sujet ne sait pas, ne comprend pas ce qui lui arrive (le non-dit, le secret permettent aussi la transmission de la honte hors de la conscience et de se propager sans que l’on puisse connaître son origine).

La honte implique le désaveu du sujet, ce désaveu est un moyen efficace pour se protéger de sa propre honte, de se protéger des humiliations et de la souffrance qu’elle suscite. Le silence n’est pas que le produit de la honte personnelle, il est aussi le fruit des résistances à la recevoir, à l’accueillir. La gène des uns contribue au rejet des autres et au silence de tous. Le silence, l’interdit de savoir, de comprendre, empêchent de trouver une cohérence entre ce que l’on ressent et ce que l’on dit, ce qui provoque une inhibition intellectuelle, émotionnelle et relationnelle.

  • L’inhibition : Dans la honte on reste sans voix, la révolte interne que l’agression a suscitée ne peut se décharger à l’extérieur, elle est intériorisée, elle se retourne contre le sujet et c’est lui qu’elle blesse.

Les humiliations ne sont productrices de honte qu’à partir du moment où le sujet se trouve dans l’incapacité de réagir. Le fait de n’avoir pu réagir ajoute une nouvelle honte à la honte, celle d’avoir honte de son incapacité de s’opposer à l’humiliation. La honte intériorisée amène le sujet à éviter toutes les situations qui seraient susceptibles de réveiller ses blessures, il s’isole, se replie sur lui-même. La honte devient ainsi inhibition. La honte est inséparable de l’humiliation. Dans une situation personnelle: être surpris dans une position honteuse, être maltraité physiquement ou psychologiquement. Dans une situation sociale: se trouver dans l’impossibilité d’assimiler son appartenance à un groupe: famille, race, religion, classe sociale…

La honte est inséparable de la présence de l’autre

« Cette honte programme déjà une reconnaissance de l’altérité indissolublement liée à la haine de celui qui voit cette honte. »

A lire:Emmanuel LEVINAS, Altérité et responsabilité.

L’humiliation, le rejet, le mépris, l’invalidation… dont le sujet fait l’objet à son origine à l’extérieur de lui. La confrontation au sentiment de honte implique toujours la nécessité d’un réaménagement psychique rapide. L’impossibilité, le manque de capacité à créer des aménagements, des réponses, des recours produisent une réaction psychique, une trace qui persiste alors même que l’humiliation a cessé et n’a plus de raison d’être.

L’image renvoyée par l’autre est vécue avec tant de violence, vécue avec tant de négativité qu’elle confronte le sujet au sentiment d’être nul, de ne rien valoir, d’être un moins que rien. L’amour-propre se transforme en haine de soi, l’estime devient mésestime, la fierté devient mépris.

La blessure narcissique est extrêmement profonde, le sujet se retrouve désemparé, floué, effondré, impuissant, totalement invalidé. Il n’a plus qu’une seule envie: disparaître, il a perdu la face et il reste là, hébété, impuissant, incapable de réagir. L’impossibilité de décharger l’agressivité produite par cette attaque extrêmement violente, ne peut être exprimée, elle est inhibée.

Le sujet honteux, contrairement à ce qui se vit dans un processus sain, ne peut retourner son agressivité vers l’agresseur, il est empêché de toute réaction directe. Il détourne l’agressivité contre lui même et, ou indirectement contre l’environnement. Il gardera ainsi la haine de ceux qui l’ont humilié, mais aussi la honte d’avoir honte.

C’est un cycle auto-inhibiteur dans lequel, l’impuissance engendre la haine et la honte de son impuissance confirme la nullité, l’indignité, la dévalorisation qu’il ressent. On a donc raison de le mépriser, de l’humilier, car il est méprisable, indigne. L’intériorisation du jugement invalidant d’autrui abouti à l’inhibition de toute capacité de réaction.

Ce mécanisme amène à distinguer :

  • La honte réactive, qui face à un éprouvé de honte vécue dans l’ici et maintenant, amène une réaction immédiate qui permet au sujet de se dégager de la honte. L’humiliation est vécue comme une agression, et le sujet va l’extérioriser sous forme de rage, de haine, de colère, de revanche, d’ambition…
  • La honte intériorisée, qui implique des réactions psychiques dans la durée, qui vont enkyster la honte en détruisant toute possibilité de réaction. Le sentiment d’indignité est intériorisé et demeure, alors que la situation qui l’a provoqué est passée. Cette impossibilité d’exprimer son agressivité face à la violence qui lui est faite, bute sur le fait que l’agresseur est inattaquable, ou que les sentiments éprouvés envers lui sont paradoxaux (c’est le cas d’un parent violent, mais dont l’enfant a besoin de préserver une image positive pour se construire). Dans ces situations le sujet est pris dans des contradictions, des paradoxes, où il ne peut que très difficilement trouver de médiation. Le sujet devient seul responsable de sa souffrance. La honte intériorisée devient plus profonde, elle se nourrit d’elle même lorsque le sujet a honte d’avoir honte.

La honte nous confronte sans cesse au paradoxe

Elle est violence et elle est refus de violence. Elle pousse a exister comme sujet et empêche d’exister. Elle est déchéance et elle pousse à s’en sortir. Elle est déchirement et elle pousse à sauvegarder l’unité du sujet. Elle isole et permet de conserver un lien avec ses semblables. Elle renvoie à l’impuissance et elle est source d’une très grande énergie de vie. Elle est le fruit de l’humiliation et source d’humilité. Elle est source d’envie et source de rejet. Elle est source de mépris et source d’admiration. Elle est source de haine et source d’amour.

La complexité des éléments en jeux dans l’éprouvé de la honte permettra au sujet de compenser et de faciliter les processus de dégagement, ou au contraire elle l’amènera vers une impasse où il lui sera impossible de trouver une issue aux contradictions qui le traversent.

« La lumière ne peut venir que des ténèbres assumées ». A. de SOUZENELLE

La honte est très souvent masquée par d’autres sentiments, comme la rage, la colère, la haine, la culpabilité. En particulier elle est très souvent confondue avec la culpabilité. Il est donc essentiel de faire la différence entre la honte et la culpabilité, tout en sachant que très souvent la culpabilité est également présente chez ceux qui éprouvent le sentiment de honte.

Pour la psychanalyse, « la culpabilité est du registre des rapports entre le Surmoi et le Moi. Ce dernier est pris en faute, parce qu’il a mal agi, ou parce qu’il est tenté de succomber à un désir interdit. La honte est du registre des relations entre l’Idéal du moi, le Moi idéal et le Moi. Ce dernier n’est pas à la hauteur des exigences de l’Idéal. Ce qui engendre le sentiment d’infériorité: je suis nul, et la dépression: je ne vaux rien. La partie idéalisée du Moi s’effondre, provocant un puissant sentiment de dévalorisation. » ( DE GAULEJAC V., Les sources de la honte, Desclée de Brouwer, Paris, 1996)

La culpabilité résulte du fait d’avoir agressé le territoire d’autrui et donc limite l’action. La honte concerne une particularité de notre être et préserve ainsi notre identité, nos limites. La culpabilité est toujours liée à une transgression morale, alors que la honte peut être également liée à un échec, une déception.

A la différence de la culpabilité, qui porte sur les conditions d’un désir (désirer de manière illicite ou hors de propos), la honte porte sur la légitimité même du désir.

L’absence de légitimité du désir fait courir le risque de la menace d’être exclu de la communauté.

Dans la culpabilité la décharge de cette émotion est possible, tandis que dans la honte toute décharge d’émotion est bloquée, inhibée. La culpabilité peut être confiée pour être expiée (confession des fautes, réparation), la honte est indicible, elle ne peut être que niée, dissimulée.

Dans la honte, il est important de mettre l’accent sur le phénomène projectif. Le sujet honteux, ne se sent non seulement nul et inadéquat, car il ne peut satisfaire à son idéal, mais il projette cet idéal de toute puissance. C’est ainsi que le sujet honteux peut se sentir transpercé par le regard d’un autre tout puissant, d’où la différence avec la culpabilité que l’on peut cacher. La honte n’existe qu’en présence d’un tiers honnisseur, ce qui implique que la présence de l’autre est dangereuse, car susceptible de réactiver l’éprouvé de la honte.

« Si je ne m’occupe pas de moi, qui d’autre le fera pour moi ? Si je m’occupe que de moi, qu’est-ce que je suis ? Si je ne le fait pas maintenant, alors quand ? » Rabbi HILLEL

La honte intériorisée se développe en particulier, au travers de ce que l’on peut considérer comme ses principales caractéristiques, qui sont :

  • L’illégitimité
  • La défaillance parentale
  • L’infériorité
  • La violence
  • Le déchirement
  • La déchéance
  • Le non-dit
  • L’inhibition

Nous avons vu comment elle représente un affect éminemment social, qui nécessite obligatoirement la présence de l’autre dans le champ organisme-environnement, de cet autre : le tiers honnisseur. Nous avons constaté aussi qu’elle se transmet de générations en générations, de manière inconsciente par le mécanisme de transmission propre au secret. Nous avons constaté que la honte intériorisée, faisait appel à une construction autour de difficultés psycho-affectives, psycho-sexuelles et psycho-sociales.

Si nous reprenons les différentes caractéristiques de la honte intériorisée, nous constatons :

  • Pour l’illégitimité : L’existence du sujet est récusée : Expérience inassimilable et indispensable (l’enfant a un besoin inconditionnel de l’amour de ses parents).
  • Pour la défaillance parentale : L’effondrement d’une image parentale idéalisée : Expérience inassimilable et indispensable (l’enfant a un besoin inconditionnel de l’amour de ses parents).
  • Pour l’infériorité : Enraciné dans le sentiment d’être différent des autres : Expérience inassimilable et indispensable (l’enfant a un besoin d’être reconnu dans sa différence, mais ne peut accueillir la condamnation de cette différence).
  • Pour la violence : Par la violence l’enfant est confronté à une invalidation fondamentale, il est fondamentalement insatisfaisant ou inadéquat : Expérience inassimilable et indispensable (l’enfant a un besoin inconditionnel de l’amour de ses parents).
  • Pour le déchirement : Cela serait l’expérience inassimilable et indispensable type :(l’enfant est confronté à un paradoxe, une double contrainte qui ne peut avoir de solution).
  • Pour la déchéance : L’enfant confronté aux humiliations de par ses proches, de par son entourage : Expérience inassimilable et indispensable (l’enfant a un besoin inconditionnel de relation avec son environnement).
  • Pour le non-dit : L’impossibilité de dire, de dénoncer les humiliations dont il est victime : Expérience inassimilable et indispensable (l’enfant ne peut dénoncer la règle du secret, et il ne peut dire).

Toutes les principales caractéristiques de la honte intériorisée, énoncée ci-dessus renvoient à des dilemmes de contact où l’expérience de contact est indispensable et inassimilable par l’enfant. Toutes ces situations inachevées particulières créent des micro-champs introjectés et l’ensemble de ces micro-champs forme un champ introjecté. Il me semble qu’au cours du développement de la honte intériorisée, se construit un champ introjecté particulier, qui serait un amalgame de micro-champs introjectés particuliers : de ceux qui correspondent aux domaines psycho-affectif, psycho-sexuel, psycho-social.

Ce champ introjecté, multidimentionnel, est à mon avis si important pour le sujet habité par la honte, qu’il contamine toutes les émergences du Ça.

Ces différents micro-champs introjectés s’infiltrent dans les émergences et entravent le bon déploiement du self. Ils correspondent à des situations inachevées qui cherchent à se compléter. Ils possèdent une énergie propre et exercent une pression sur le processus de formation des figures.

Ces situations inachevées particulières, où un élément du champ était indispensable et non seulement intolérable, conduisent la fonction Je à rechercher, à reproduire ce genre de situation, et à favoriser les émergences du ça qui confirmeraient la configuration initiale du champ introjecté. Il est essentiel de préciser que les caractéristiques des micro-champs introjectés, propre à l’intériorisation de la honte, font appel à des aires de confluence que Perls et Goodman considèrent comme particulièrement importantes : l’enfant avec sa famille, l’adulte avec sa communauté …

En effet, ce sont essentiellement ces aires qui ont été atteintes par les processus d’intériorisation de la honte : honte de soi, honte des parents, honte de sa famille, honte de son groupe d’appartenance (social, culturel, religieux…). Par ailleurs, le processus d’intériorisation de la honte n’existe obligatoirement qu’en présence de tiers honnisseurs, qu’il soit individus ou groupes. Source : http://www.art-gestalt.com

EXTRAITS DE : « Traverser l’énergie de la honte »

Kryeon canalisé par David Brown le 3 mars 2009 à Marina da Gama, Cape Town –

…  » Il n’existe rien de tel que le péché originel

C’est un message honteux transmis aux humains sur cette planète, en totale contradiction. Il peut y avoir offense, blessure, mais une blessure n’est pas un péché. Tout comportement difficile ou mauvais, si nous pouvons y coller l’étiquette de bon ou mauvais, provient d’une blessure. Une personne consciente a su guérir ses blessures et a appris exactement leur provenance. Les blessures peuvent découler uniquement de deux situations. Une est la relation entre vous en tant qu’enfant avec votre mère et votre père ; la seconde situation où vous pouvez être blessé, c’est vous comme enfant au sein des relations entre votre mère et votre père, en tant qu’époux. Telles sont les deux seules sources d’où vous pouvez vraiment être blessé. Il n’y a pas à chercher ailleurs, car vos blessures ont cette seule et unique origine.

Votre parcours de vie a pour but de guérir ces blessures et si vous regardez vraiment profondément dans la langue anglaise, vous constaterez que les auteurs de cette langue ont compris ce parcours dans toute son intégrité. Ils étaient sages, ils étaient puissants, mais ils vous ont apporté une langue qui a compris le parcours dans sa plénitude, le parcours dans l’amour, car l’amour et la plénitude sont une et même chose. Une personne qui est entière avec elle-même s’aimera profondément. Une personne qui s’aime profondément se trouve sur le chemin la conduisant à parvenir à la plénitude. Cette énergie coulera, l’amour coulera. » …

… « Il n’y a rien de plus important pour un être humain que l’amour. C’est la source, l’Alpha et l’Omega de votre vie.

De la manière dont vous traitez les autres, vous serez traités. Et sachez, sachez juste que si vous traitez mal quelqu’un, il y a une partie de vous, à l’intérieur, qui a été mal traitée et qui donc devra être guérie, qui devra être aimée, soignée. Sachez que ce qui est à l’intérieur, vous le créez à l’extérieur.

Ainsi nous vous demandons de fermer vos yeux et d’aller à l’intérieur de vous. Nous vous demandons d’observer : « Qu’est-ce-que je crée dans mon monde extérieur qui ne me plaît pas ? – Qu’est-ce qui se passe avec mon bateau, qu’il va à la dérive ? » « Qu’est-ce que je crée ? » Reliez-vous fortement avec la Terre-Mère et avec le Ciel-Père. Permettez aux énergies de la Terre de traverser vos pieds, vos chevilles, vos cuisses et vos hanches, laissez-les traverser votre torse, votre cœur, votre gorge et votre tête et sortir de vous. Devenez comme une fontaine de jouvence que l’amour traverse et se déverse autour de vous…Permettez à l’énergie du Ciel-Père de traverser votre chakra de la couronne, couler en spirales dans votre corps, afin qu’elle puisse fusionner avec l’énergie féminine de la Terre. Maintenant, laissez-la traverser votre troisième œil, couler vers le bas dans votre gorge et votre cœur. Elle connaît le chemin. Détendez-vous simplement. Continuez à respirer, continuez à respirer, détendez-vous, détendez-vous juste. Allez toujours plus profondément, toujours plus profondément, toujours plus profondément, toujours plus profondément.

Voyez-vous au sommet d’un escalier en colimaçon, aux côtés de kryeon. Laissez-vous guider au bas de cet escalier en spirale par kryeon, de plus en plus profondément, toujours plus profondément jusqu’à un espace que vous n’avez pas regardé depuis un long, long temps. Il y a quelque chose dans votre vie que vous créez, que vous n’aimez pas et c’est toujours, toujours, non 99% du temps, mais 100% du temps, un aspect de l’enfant intérieur blessé. Au pied de cet escalier, vous trouverez qu’un aspect de votre enfant intérieur en relation avec ce que vous créez dans votre monde extérieur. Continuez à descendre ces marches, cet escalier en spirale de plus en plus profondément….de plus en plus profondément jusqu’à l’obscurité, poursuivez toujours plus profondément et permettez à vos sentiment de monter en vous, laissez vos sentiments aller, peu importe leur teneur…

Un des sentiments les plus profonds – et nous employons ce mot avec soin et dignité – est l’énergie émasculante, castratrice, l’énergie de la honte que l’on trouve sur la Terre.

Les hommes aussi bien que les femmes ont des énergies masculines. Vous avez besoin de l’énergie pour vous mener dans la vie ici sur Terre, pour vous accorder les cadeaux, la joie, la liberté que votre énergie féminine a besoin pour exprimer son extase féminine.

Ainsi nous vous demandons de trouver votre sentiment de honte, d’aller au travers de la honte, qui renferme cet aspect blessé de votre enfant intérieur dans un endroit de vide, dans un endroit de colère et de ressentiment, cela peut être un endroit de tristesse totale et de mélancolie ou cela peut être un enfant où se cache un état très profond de peur.

Chacune de ces énergies émise par votre psyché, est transmise au monde, créant votre réalité.

Mais la honte à travers laquelle vous devez passer pour parvenir à cet enfant, est répugnante ; elle est fétide, dégoûtante, c’est une énergie gluante, noire, épaisse, horrible, qui dans des conditions normales, vous la fuiriez à des milliers de kilomètres. Mais ce soir, mes Chers, nous vous maintenons dans un espace d’amour, où vous pouvez être détendus, où vous pouvez vous déplacer à travers votre honte sans en avoir honte. Vous devez savoir qu’il n’y a aucune honte d’avoir honte. Tous sur cette planète sont égaux (textuellement : Tous sont goudronnés par la même brosse). Si vous me permettez ce calembour, la honte brosse. Osez ressentir votre honte, acceptez-la comme vôtre. Soyez avec votre honte, car la honte n’est pas une énergie très belle. Ceux qui vous traitent de pécheurs, sont ceux qui vous inculquent la honte.

Depuis votre plus petite enfance sur cette planète, on vous a inculqué et enseigné ce péché. Dorénavant sachez que ce péché ne fait plus partie de vous. Cette conscience de masse de honte du péché doit être dissoute et vous êtes les premiers dans la famille de Kryeon, à marcher au travers de cette énergie, pour vous purifier et vous débarrasser de cette énergie. L’énergie a montré, bien qu’elle ne soit pas comme aucune autre énergie, qu’elle n’est pas différente non plus… Lorsque vous pouvez être avec votre honte, que vous pouvez la ressentir et la revendiquer, alors vous pouvez la laisser disparaître.

Sous votre honte, vous découvrirez le pétillement du champagne de votre vie, vous trouverez l’amour, la joie, la liberté et l’extase. Elles sont la conscience du Christ, elles constituent les conditions normales de la vie humaine, de la dignité humaine. Nous vous demandons de ne pas rejeter votre honte sur le dos de ceux qui vous l’ont inculquée ; car un petit enfant se sent déjà honteux, lorsque le père ou la mère se disputent ou crie devant lui ou devant un bébé ou un qui va naitre. Cela suffit à engendrer la honte chez un autre être humain. Plus l’enfant est jeune, plus il est impressionnable, car ses parents sont pour cet enfant comme des dieux.

Permettez-vous ainsi de vous rappeler un moment où vous vous êtes sentis honteux ou que vous ayez rendu honteux quelqu’un d’autre, c’est toujours la même chose. Laissez-vous tomber toujours de plus en plus profondément dans cet embarras gluant noir appelé la honte. Permettez juste aux sentiments de monter, laissez les sentiments venir, puis laissez-les s’en aller. Mes Chers, nous vous maintenons ici dans un cocon d’amour, ce soir même. Nous avons des anges de tous les côtés de la galaxie et des galaxies de l’au-delà, des praticiens spécialistes de la psyché humaine vous entourent, vous guérissant de cette énergie répugnante. Une fois que vous n’avez plus aucune honte, vous serez libres.

Votre honte comprend toutes les autres émotions. La libération de votre honte est comme ouvrir la serrure de votre cellule de prison émotive.

Mettez la clef dans la serrure. Où est cette clef ? Elle doit être quelque part à l’intérieur de vous-même, car c’est la loi. Vous venez avec tout, avec chaque chose dont vous avez besoin, pour vous libérer. Vous avez tous les cadeaux nécessaires à la libération. Lorsque vous venez sur cette Terre, vous venez avec votre karma et aussi avec tous les outils de votre caisse à outils pour vous libérer. Ainsi regardez autour de vous et trouvez ce petit enfant qui est enfermé dans la prison, au pied de l’escalier en spirale, caché, supprimé, réprimé, nié, parce que vous ne pouvez pas faire face à votre honte. Peut-être n’avez-vous jamais même pensé d’affronter votre honte.

Tout ce que vous devez faire est de ressentir votre honte. Laissez-là venir et s’en aller. Car cette nuit, cette nuit même il y a un soutien plus ésotérique qu’à aucune autre canalisation de kryeon. Brisez cette énergie de la honte. La honte n’est pas tout à fait comme les autres énergies, c’est un mélange de toutes d’entre elles. C’est une dévaluation de vous-même, c’est presque invisible, mais une fois que vous commencez à la regarder, vous la discernez. Comme chaque autre énergie, une fois que vous faites face à elle, alors vous pouvez être avec elle, et laissez cette énergie disparaître.

Ceci, mes Chers, est amour, c’est ici ce soir un acte d’amour de soi-même. Ce soir même vous introduisez l’amour dans votre honte, vous vous souvenez de ces choses dont vous n’avez jamais, jamais voulu vous souvenir, les cachant dans le recoin le plus obscur de votre psyché, au fond de la barrique, où vous pouviez l’éviter à tout prix. Mes Chers, nous vous invitons à libérer votre honte, de la laisser aller, laisser l’amour et la vie traverser votre cœur, couler dans ces parties de votre corps que la honte vous a niées. La honte fait vieillir.

Le fait de libérer votre honte est un antivieillissement.

La honte suce votre énergie, assèche votre énergie, aspire votre force de vie. Parfois la honte peut être aussi épaisse et aussi noire que le goudron. Elle doit être chauffée, réchauffée de sorte qu’elle puisse couler, pour sortir de votre corps. Laissez ainsi l’amour réchauffer la honte et lui permettre de couler, de s’épancher hors de vous. Il est possible que vous portiez la honte de votre mère ou de votre père, laissez-la aller également.

Remettez cette honte à l’Esprit.

Devenez ce que vous êtes censés être. Car tous les guérisseurs viennent à cette planète avec des cadeaux, avec de l’énergie si puissante. Dans le monde de l’Esprit, vous avez pris la décision d’utiliser la honte pour supprimer vos pouvoirs, d’en faire votre expérience ici sur cette Terre. C’est votre honte. Permettez à la honte de se libérer et de la laisser aller, car votre présence ici sur cette planète, avec tout votre pouvoir, est profondément désirée. Mes Chers, ce soir et au cours de cette nuit même, et au cours des jours et nuits suivants, nous travaillerons pour libérer votre honte, et nous vous pourvoirons d’un monde d’amour, de joie, de pétillement de champagne et de liberté. » … Kryeon, traduit et interprété par Alain Bonet. http://kryeon.oldiblog.com/?page=articles&rub=519484

Qui est donc Lilith ?

Qui est cette première femme donnée à Adam ?

Dans le récit de la Genèse, Dieu, maudissant le serpent, le condamne à errer sur terre en rampant: Lilith, la femme au corps caudal qui ne possède pas de jambes est un archétype ancien de l’être humain.

Il fut un temps en effet où l’homme ne possédait pas de sexe: la division des sexes en deux genres, mâle et femelle, n’avait pas encore eu lieu. L’être humain était un parfait androgyne et il «s’autoreproduisait» sans avoir besoin d’un partenaire.

Cette lointaine existence androgyne est celle de l’Age d’Or, celle d’avant le péché et la Chute. N’ayant pas de sexe, l’être humain n’avait pas non plus de jambe : il était comme un poisson, un serpent lové sur lui-même, ou mieux, comme une sphère, analogue au foetus durant ses premiers mois de vie.

Les dieux décidèrent de la séparation des sexes afin de permettre à l’être humain de poursuivre son évolution. En effet, la différenciation sexuelle permet l’individualisation. Elle créée une différence et cette différence créant la séparation est un prémisse à l’individualisation (on prend conscience de soi en opposition à un autre; ainsi, on vainc l’état de symbiose originel).

Désormais, lorsque l’être humain cherche à se reproduire, il doit trouver un partenaire. Le premier donne sa semence, la seconde la reçoit et porte le fruit de la semence.

Le principe masculin est celui de la différenciation, le principe féminin celui de la conservation. Les deux sont nécessaires, car ils s’équilibrent mutuellement.

On peut imaginer Lilith, imbue de sa capacité d’autoreproduction, comme l’être humain qui refuse la séparation, qui se rebelle contre l’évolution: elle représente un stade antérieur d’évolution de l’être humain, un stade androgyne et indifférencié, tandis qu’Eve est l’archétype de l’humanité plus évoluée, divisée en deux sexes, acceptant le défi de l’évolution qui ne peut se manifester sans un sacrifice consentant. Lilith veut rester entière, elle ne veut pas perdre son pouvoir, elle refuse la division en deux sexes. Ce faisant, elle devient un être retardataire comme le sont les anges déchus tels que Lucifer et Ahriman.

Lilith n’est pas qu’un être de légende. Ce qu’elle symbolise agit à travers chacun. Elle se manifeste dans tout refus d’évolution et de sacrifice. (étymologiquement, sacrifice signifie «rendre sacré»).

Lilith a refusé le sacrifice de l’androgynie – alors qu’Eve l’a accepté.

Un tel sacrifice lui aurait permis d’acquérir la faculté de pensée, grâce à la séparation des sexes, première condition à l’individualisation. Pour en revenir au récit de la Genèse, on peut considérer qu’Eve était un être très évolué. Car, pour être tentée par la connaissance, il fallait déjà qu’elle ait quelque lumière de conscience, donc une certaine forme de pensée. Lilith, dans sa conscience d’être primordial, et suite à son union avec un ange luciférien, avait acquis une forme archaïque de pensée – mais une pensée démoniaque, une pensée acquise illégitimement et contre l’ordre naturel.

Eve a chuté en acceptant le fruit de la connaissance offert par Lilith-Lucifer, mais elle ne s’est pas rebellée. Avec Adam, son compagnon, elle a été chassée du Paradis.

Les aventuriers de l’amour

Par le Collectif Ashtar. Reçu le 8 mai 2010 par Simon Leclerc

Salutations à vous, chers enfants de la terre. Il nous fait plaisir de nous présenter à vous ici et maintenant. Chers amis, que vous en soyez conscient ou non, votre famille universelle vous connaît tous individuellement. Ces Êtres savent que vous provenez d’un plan subtil d’où la vie a émergé, mais que vous faites partie de la dimension terrestre où vous avez choisi de venir y vivre l’expérience de l’incarnation. Ce groupe n’a jamais perdu sa connexion avec vous. S’il est vrai que de votre côté vous l’avez oublié, ces Êtres n’ont jamais perdu le souvenir de qui vous êtes. Et s’il est vrai que pour certains d’entre vous, vous en conservez un vague souvenir, pour eux, cela est une expérience très concrète. Ils savent qui vous êtes. Et voilà qu’en vous observant, nous constatons que plusieurs d’entre vous ont une impression d’emprisonnement sur Terre, une sensation d’éloignement qui s’associe à une sensation que vous devez retourner à vos origines.

L’expérience

À un moment du parcours terrestre, vous redeviendrez conscient de qui vous êtes et tous les humains sentirons un appel vers des retrouvailles universelles. Vous vous souviendrez alors des Êtres qui vous ont vu venir sur Terre revêtir ce manteau d’oubli et vous saurez qu’ils ne vous ont jamais oublié. Seulement, dans votre expérience d’oubli, il était essentiel de perdre ce contact, car autrement, vous n’auriez jamais pu véritablement vivre l’expérience de la séparation. C’est donc un aspect de vous qui a demandé à votre famille de vous aimer suffisamment pour vous laisser vivre cette aventure.

Certains Êtres se diront que cela a généré en eux de grandes blessures d’abandon, l’impression qu’ils ont été laissés à eux-mêmes sur Terre. Plusieurs Travailleurs de la Lumière portent encore ce thème. Et en même temps, nous vous disons que cet abandon est virtuel et provient de votre création, car l’Univers ne vous a jamais abandonné. Et dans votre envie de vivre cette expérience de séparation, vous avez vous-même demandé qu’on vous permette de vivre l’expérience de l’oubli, tout en sachant que vous aviez aussi mandaté des Êtres pour qu’à un moment du parcours, ils puissent revenir vous aider à retrouver le chemin de la conscience élargie.

D’un côté, vous demandez qu’on vous aime suffisamment pour vous laisser vivre votre expérience, et de l’autre, une fois dans l’expérience, vous vous sentez trahis et abandonnés par les Êtres qui vous aiment suffisamment pour vous laisser vivre l’aventure. Quel paradoxe nous direz-vous ! Nous savons que pour certains qui lisent cela, cette description ne fait aucun sens. Ils ont l’impression qu’il y a une grande incohérence cosmique ici.

L’abandon

Dans votre monde, plusieurs Êtres portent encore en eux ce thème de façon si intense – sensation d’abandon, d’oubli – qu’ils choisissent de se réfugier dans le rationnel pour évacuer d’eux toute forme d’impression qu’ils puissent être de nature universelle. Parce que pour eux, la sensation d’être universel les ramène directement à la sensation d’avoir été abandonné. Et voilà donc qu’alors, les grands Dieux créateurs qu’ils sont vont préférer camoufler leurs origines universelles pour un temps, afin d’assurer qu’ils soient plus cohérents dans leur incarnation. Ceci évite justement que l’Être ne soit dans une telle détresse qu’il ne puisse plus fonctionner sur Terre.

Vous comprendrez que plus un Être vit la sensation d’indignité face à lui-même, plus cette sensation ombrageuse sera amplifiée lorsqu’il touchera à sa propre lumière.

Donc pour certains Êtres, il est préférable de réduire l’intensité lumineuse afin de réduire l’amplification des ombres.

Et alors, l’Être se sentira abandonné dans une impression que la lumière ne vient plus le soutenir. Et cela est juste et à propos, puisque l’Être aura lui-même mandaté cette lumière pour prendre un peu de recul et lui permettre de vivre la séparation. Et cette expérience se prolongera jusqu’au moment où il s’offrira suffisamment d’amour pour se permettre une guérison. Et alors, l’Être débutera un processus de remémoration, où il se souviendra progressivement que sa nature véritable est universelle.

L’Atlantide

Mais celui qui n’a pas ce regard éclairé se sentirait diminué fasse aux Êtres universels qui se présenteraient dans toute leur beauté et leur splendeur. Quel paradoxe nous direz-vous, puisque ces Êtres sont précisément ce que vous êtes.

L’époque de l’Atlantide a d’ailleurs imprégné ce thème dans la psyché humaine, car à ce moment, plusieurs Êtres venus des étoiles marchaient sur votre Terre dans leur corps cosmique. Et les différences étaient si impressionnantes que plusieurs n’arrivaient pas à percevoir l’empreinte du Dieu unique à l’intérieur de chaque Être. Ils n’y voyaient que les différences et les stimulations à la comparaison.

Voilà que l’Être humain qui observe cette magie cosmique se compare et se dit « mais qu’avons-nous entrepris sur Terre, comparé à ces Êtres d’amour qui nous semblent si vastes et si lumineux ?» Et les Êtres que vous considérez si vastes et si lumineux vous observent et admirent votre courage et votre grandeur. Ils vous reconnaissent comme des Êtres si vastes et si lumineux qui, par amour pour le Dieu unique, principe Père-Mère de l’Univers, ont renoncé au souvenir de qui ils sont pour démontrer que lorsqu’une âme est plongée dans un état d’oubli d’elle-même, son parcours l’amènera naturellement à vouloir redevenir Lumière. Voilà le sens de la grande aventure humaine.

Oublier n’est pas l’aventure, c’est le passage obligé. C’est la porte qui vous permet d’entrer dans l’expérience. La réelle aventure, c’est la reconquête de vous-même. Après avoir oublié vos origines à partir d’un état d’amnésie provoquée, se souvenir de qui vous êtes est la plus grande des aventures jamais imaginées dans l’Univers.

L’énergie amour

Chères âmes, lorsque vous étiez unis consciemment à l’Univers, tout était acquis et les défis que représentait la création vers l’avant, toujours plus haut, toujours plus loin selon votre expression, vous amenaient à continuellement vouloir créer davantage, jusqu’au moment où la conscience de cet Univers à questionné cette forme d’expansion. Est apparue alors une envie d’asseoir la sagesse et l’expérience sur plus de compréhension de l’énergie amour, substance de vie universelle. Et de là est né le plus grand des projets jamais conçus jusqu’à maintenant. Un projet qui n’avait jamais été imaginé auparavant.

Aucun Être universel n’avait initié une telle création, parce que pour être mise de l’avant, celle-ci devait être imaginée par des aventuriers qui avaient envie d’amener l’amour plus loin, de repousser ses limites. Pour eux, c’était là l’ultime service offert à la Source de toute vie. Et vous aurez compris que vous êtes ces aventuriers de l’amour.

À une époque, le réservoir d’amour infini ne se connaissait pas lui-même, elle-même.

Voilà donc que des aspects de ce réservoir, représentés par certaines Âmes aventurières qui souhaitaient servir l’amour, ont choisi d’aller explorer le non-amour. Et les aventuriers de cette exploration ont été si enthousiastes à créer ce projet – les grands plans, les dessins, tout ce qui était requis pour que cette aventure prenne forme concrètement – qu’ils ont sous-évalué un élément fondamental, soit la dualité ombre-lumière.

La dualité

Voilà qu’à un certain point, tout était prêt pour vivre la grande aventure humaine. Cependant, quand la dualité a été conçue comme un moyen d’accompagner l’expérience de l’oubli, cet Univers n’a pas compris à la base comment composer avec l’inconscient en chaque Être qui allait naturellement vouloir se débarrasser de l’ombre inconfortable dualiste, pour retrouver la lumière. Certains peuvent être surpris d’entendre que l’Univers puisse commettre une telle omission, mais c’est pourtant la réalité.

Votre Univers est un corps céleste qui évolue et se transforme, tout comme vous.

Même si les Êtres comprennent mieux maintenant ce qu’est la dualité, par exemple la grandeur qui accompagne la petitesse, la beauté qui accompagne la laideur, la guerre qui accompagne la paix, etc., plusieurs n’ont pas compris qu’ils portent inconsciemment des thèmes que la conscience ne souhaite pas contempler.

Voilà l’aspect le plus fondamental du duo ombre/lumière. De par sa fonction, l’inconscience ombre héberge ce que la conscience lumière ne souhaite pas observer, soit par honte ou par déni.

L’inconscient

À la base, les Grands Architectes de ce monde ont sous-estimé le pouvoir créateur de l’inconscient. Ils n’ont pas compris comment une énergie aussi méconnue allait créer sur Terre.

Et parce que l’inconscient (ombre) est mû par l’envie de devenir conscient (lumière), cette énergie s’est vue octroyer plus de pouvoir créateur dans la matière.

Elle s’est donc mise à créer des correspondances tridimensionnelles, pour que les Êtres puissent ainsi observer extérieurement ce qu’ils avaient jugé d’eux intérieurement.

Et c’est à partir de là qu’une grande bascule s’est installée dans l’incarnation, parce que l’inconscient s’est mis à créer un monde parallèle que la conscience n’a pas compris, et cette dernière a voulu s’y opposer, croyant qu’il s’agissait d’envahisseurs extérieurs.

Ces énergies inconscientes ont véritablement attiré des envahisseurs extérieurs, qui se sont manifestés sous la forme des différents oppresseurs sociaux (politiques, économiques, religieux, etc.). Mais ces derniers ne sont pas les créateurs des drames humains que vous rencontrez actuellement sur Terre. Vous l’êtes.

Ces envahisseurs ont simplement répondu à l’appel de l’inconscience collective humaine.

Les Êtres qui observent ces envahisseurs se sont mis à vouloir les chasser, oubliant que leur propre inconscient les avait attirés. Ils n’ont pas compris qu’ils avaient magnétisé les énergies qu’ils voulaient éliminer.

Et de cette inconscience surpuissante est né tout un monde parallèle que les énergies amoureuses de l’Univers n’ont pas compris au départ. « Mais quelle est cette énergie qui se présente sous la forme d’un cancer destructeur qui gruge la vie de l’intérieur ? Qui sont ces oppresseurs et d’où viennent-ils ? » Voilà les questions qui ont été soulevées par les Architectes des Univers.

L’apprentissage

Et aujourd’hui, alors que la dualité a offert tous ses enseignements aux consciences christiques que vous êtes, l’apprentissage doit circuler jusqu’à l’aspect incarné, c’est-à-dire la psyché humaine.

Les Êtres incarnés sont maintenant invités à démasquer l’illusion de la dualité et à cesser les guerres intestines. Réunir les différences et honorer chaque expression divine sur Terre, peu importe ce qu’elle est, voilà le grand défi de votre humanité.

Ce qui est intéressant d’observer c’est que d’un côté, les Êtres réclament leur pouvoir, et de l’autre, ils se souviennent que lorsqu’ils avaient ce pouvoir, ils l’ont utilisé à des fins plus nébuleuses. L’expérience de la dualité vous a conduit à vivre toutes les facettes de votre pouvoir individuel, et au niveau de l’Âme, l’apprentissage est complété.

Mais ce qui n’a pas été intégré c’est votre rapport avec ces souvenirs inconscients en vous qui font émerger la mémoire que plus vous êtes sur la voie du service, plus vous risquez de bifurquer vers l’abus de votre pouvoir.

Et voilà donc que plusieurs Êtres se présentent au portail du Nouveau Monde à vouloir assumer qui ils sont et à proclamer leur souveraineté en puissance. Et en même temps, ces Êtres se retrouvent prisonniers d’une peur incontrôlée, et surtout inconsciente, de retourner vers un rôle d’abuseur ; rôle qui pour beaucoup n’a pas été pacifié. Et c’est cette peur qui amplifie le magnétisme exercé envers les abuseurs extérieurs.

Vous savez maintenant que le rôle d’abuseur n’est pas intéressant puisque l’abus s’exerce ultimement envers soi-même. C’est comme si un Être se faisait hara-kiri.

Mais nous aimerions vous amener à comprendre que ce qui reste à nettoyer c’est une mémoire inconsciente qui a amené plusieurs Êtres à se camper dans une identification d’eux-mêmes sans pouvoir, ou a tout le moins avec un pouvoir limité, car ils ont trouvé cette situation plus réconfortante.

Vous nous direz « mais quelle incohérence, ce n’est pas confortable d’avoir des défis financiers, des défis sociaux, des défis de santé, des défis d’ouverture de conscience, etc. ». Et pourtant, ces éléments sont associés au pouvoir individuel. Et alors, vous pourriez nous dire « mais cela fait longtemps que je réclame ce pouvoir, je le souhaite par tous les aspects de mon Être ». Certes, cela est juste.

Mais en même temps, si vous continuez de maintenir inconsciemment la peur de l’utiliser de façon ténébreuse ou d’être réprimandé pour l’avoir utilisé, vous repoussez la résolution de cette situation.

Vous avez tout expérimenté. Parfois abuseur, parfois abusé, ces deux facettes ont été vécues afin de vous donner un apprentissage complet de la réalité reliée au pouvoir.

Pour nous, ces deux éléments sont l’expression d’une même réalité qui se manifeste différemment. Seule la couleur varie. L’abuseur et l’abusé s’unissent dans un tandem, un tango à deux temps, jusqu’à ce que les Êtres comprennent la futilité de ce combat et choisissent de changer leur regard. Dans tous les cas, l’expérience réclame la lumière du Christ en chaque Être afin d’y éclairer l’inconscient.

L’invitation

Vous êtes invité à dégager le maître inconscient en vous, à lui redonner votre attention. C’est cet aspect de vous qui crée dans l’invisible ce que l’Être conscient subit. L’invitation est de redevenir maître de toutes vos créations, et non seulement d’une portion d’entre elles.

Nous ne sommes pas à dire que vous subissez les foudres de l’inconscient, comme s’il s’agissait d’un aspect vengeur. Nous vous disons que vous subissez les créations qui vous échappent, celles pour lesquelles vous n’avez pas le souvenir.

Au moment même où vous lisez ces mots, nous observons des formes pensées quitter vos champs auriques. Plus vous maintenez ces pensées fermement en vous, plus elles auront du pouvoir, même si vous n’en êtes pas conscient. Ces pensées ne créeront pas nécessairement des évènements inintéressants. Nous ne sommes pas à dire que tout ce qui est inconscient est inintéressant.

Parfois, l’inconscient va créer de grandes joies parce que l’Être se refuse de reconnaître, par exemple, qu’il mérite la joie. Donc inconsciemment, il va relayer son bonheur à un espace hermétique, convaincu qu’il ne le mérite pas. Et voilà qu’il va offrir à son inconscient la responsabilité de gérer le bonheur, en attendant de le réclamer consciemment. Il vivra des épisodes de joie, interrompus périodiquement pas ses croyances qui lui suggèrent qu’il ne le mérite pas.

Nous ne sommes donc pas à dire que l’inconscient est nécessairement noir, lourd, et que le conscient est toujours joyeux. Plusieurs Êtres entretiennent consciemment des pensées très sombres. Alors, il n’y a pas de corrélation directe ici. Seulement, ces deux réalités cherchent à s’unir, et c’est cela le sens de notre propos.

Elles cherchent à s’unir à une conscience plus vaste qui existe au-delà de la dualité ombre-lumière, inconscience-conscience. C’est la réalité de l’Être unifié, le Christ en vous. C’est le siège de l’amour véritable, la destination ultime de l’aventurier. Voilà le but de votre voyage dans l’oubli.

L’oubli

Le processus de l’oubli dans l’incarnation est un passage obligé, parce que sans lui, le retour n’est pas possible. En d’autres termes, si vous ne quittez pas le lieu, comment pouvez-vous célébrer votre retour ? En fait, l’oubli n’est pas l’action de quitter le lieu. C’est plutôt l’action de porter le manteau de l’illusion de l’avoir quitté.

L’oubli, c’est l’illusion du revêtement, c’est l’expérience de porter un manteau parfaitement adapté à l’expérience que vous choisissez de vivre.

Vous imaginez ce symbole de la pilule bleue proposée qui, si avalée, vous amène à oublier qui vous êtes. Vous êtes libre de la prendre et plusieurs ont choisi de ne pas l’avaler. « Pourquoi prendre un tel chemin ? Et si je ne revenais jamais ? » Mais les aventuriers de l’amour savaient que s’ils ne la prenaient pas, ils ne pourraient explorer l’amour comme ils l’avaient imaginé. Ils continueraient le parcours actuel avec leurs pleins souvenirs, une expérience déjà connue, tout en sachant qu’ils renonçaient à une aventure extraordinaire en potentiel.

Beaucoup d’Êtres ont préféré préserver les acquis et ont évité l’expérience. Mais un groupe d’aventuriers, vous, avez choisi d’aller beaucoup plus loin. Non seulement vous avez avalé cette pilule bleue de l’oubli, mais vous avez demandé de vivre cette expérience dans un Univers de libre arbitre. Votre envie d’exploration vous a amené à choisir le libre arbitre, car dans l’équation, il était essentiel pour vous qu’il y ait cette notion de choix et de liberté.

Alors l’oubli, associé à la liberté, forment en potentiel un cocktail de sagesse absolument magique.

Car c’est lorsque l’Être choisit consciemment et intentionnellement de revenir à ce qu’il est en réalité, qu’il peut vraiment proclamer son couronnement en tant que Christ manifesté.

Par cette explication, nous voulons inscrire en vous la conviction que le libre-arbitre qui caractérise votre monde est votre carte de visite. Car de redevenir le Dieu créateur que vous êtes dans un monde où il est possible de rester endormi est l’ultime des manifestations. Et vous comprendrez à un certain moment à quel point cette aventure vous a fait évoluer.

Nouveaux Univers

S’il est vrai que la planète Terre vit ses derniers souffles avant l’accouchement, nous pouvons vous dire que tous les regards universels sont rivés vers vous en ce moment. Non pas pour vous observer comme si vous étiez les sujets d’une expérience en laboratoire, mais pour que vous compreniez à quel point votre aventure est porteuse de vie, un levain universel qui sert de matière première à la création de nouveaux Univers. Cette réalité vous échappe complètement et pourtant, vous êtes à la base de la création de Nouveaux Mondes qui émergeront dans les prochains cycles de vie. Et ce levain universel a pris vie grâce à l’expérience de l’oubli, qui s’est associée à la liberté véritable. Et vous vous demandez pourquoi nous avons tant d’attention à vous accorder.

Votre côté aventurier vous aura conduit jusqu’aux confins des Univers pour vivre votre expérience d’oubli et votre retour sera encore plus grandiose. Lorsque vous vous laisserez porter par le vent de changement qui va souffler concrètement sur votre Terre, vous comprendrez alors mieux le lien privilégié qui vous unit avec votre Famille Universelle. Si un aspect de vous a oublié ce lien, un autre est demeuré très actif à l’alimenter durant tout ce temps.

Collectivement, le vaisseau Terre a choisi d’installer le Nouveau Monde. Ceci n’est pas une transgression à la loi du libre arbitre individuel, mais plutôt une reconnaissance que de l’intérieur, suffisamment d’Êtres conscients comme vous ont choisi ce passage.

Les Êtres conscients de votre monde sont comme une locomotive qui avance sur un chemin de fer. Ils permettent aux wagons de suivre la voie proposée. Ces derniers ne sont pas forcés de le faire, mais puisqu’un aspect d’eux l’a aussi réclamé, ils sont stimulés intérieurement à emprunter ce chemin.

Chers amis, souvenez-vous que malgré les apparences, vos ombres sont porteuses de lumière, car elles souhaitent que vous puissiez leur ouvrir l’espace pour quitter leur état lourd et revenir nourrir votre champ aurique.

Plus vous les éclairerez, plus ce processus vous conduira vers l’état de conscience élargie, la Super Conscience et le souvenir de vos origines universelles au-delà de cette Terre et parmi votre monde. Car d’autres Êtres comme vous ont aussi choisi d’emprunter ce chemin. Vous les côtoyez et les côtoierez de plus en plus. Ils sont eux aussi des aventuriers de l’amour. Ils ont parcouru comme vous tous ces mondes parallèles et comme vous, ils cherchent à retrouver leur souveraineté en tant qu’Être humain incarné, relié à son principe Père-Mère, le Christ que vous êtes. Voilà le grand rendez-vous de votre époque chers amis.

La cathédrale

Certains Êtres nous diront « mais que faites-vous de la lumière, pourquoi toujours adresser le sujet de l’ombre ? »

La lumière est déjà lumière. Ce n’est donc pas elle qui crée les ombrages et les obstacles. Nous ne sommes pas à vous dire ici de ne pas stimuler votre lumière, vous êtes invités à l’éclairer toujours davantage.

Tout ce qui est lumière en vous, les talents que vous reconnaissez, vos qualités, votre beauté, votre douceur, votre capacité d’aimer, cela fait parti de votre Être. Cela construit votre cathédrale intérieure.

Le but de nos propos n’est donc pas d’insister pour que vous rajoutiez des pierres à la moitié « lumière » de votre cathédrale, puisque vous le faites déjà naturellement. Et cela est magnifique.

Nous vous invitons ici à polir en parallèle les pierres qui servent à construire la moitié « ombre » de votre édifice.

Une fois l’ensemble de l’œuvre purifiée, nous pourrons alors contempler toutes les pierres et voir ensemble comment créer une colonne énergétique qui permettra à la cathédrale d’héberger totalement l’Être christique que vous êtes, le Christ devenu homme, et l’homme devenu Christ.

Initier le mouvement

Nous aimerions compléter ce message en vous partageant une réalité mal comprise chez les humains, et qui pourtant est essentielle à la vie d’un Être éclairé.

En tant qu’Être humain créateur, c’est vous qui êtes responsables d’initier le mouvement de manifestation dans la matière. Cela fait partie de vos responsabilités sur Terre, puisque c’est vous qui y vivez. Mais en même temps, il faut comprendre que vous n’êtes pas responsables de la mise en place concrète de vos créations.

Ce que nous entendons par cela est que l’Être humain doit se réapproprier son pouvoir de créer, mais en même temps, il être invité à un réel lâcher-prise sur la forme, le quand et le comment.

Voilà le véritable sens du lâcher-prise. Le lâcher-prise n’est pas le radeau qui s’en va à la dérive sans direction. Cela n’est pas le lâcher-prise, c’est de l’inconscience humaine qui s’associe à l’acceptation soumise de son état d’impuissance. C’est très différent.

Le lâcher-prise, ce n’est pas le radeau qui vogue sur la mer sans aucune direction, sans savoir où il va, sans même tenter d’orienter la voile.

Le lâcher-prise, c’est l’Être qui transmet à l’Univers la direction, et qui accepte de suivre les chemins qui lui sont présentés.

Il sait que l’Univers connaît le grand plan dans sa forme ultime. Et à ce niveau, les apparences sont presque toujours trompeuses, alors l’invitation est de lui faire totalement confiance une fois l’intention primordiale émise.

L’Univers ne va pas honorer l’Être dans son impatience et son envie d’obtenir des confirmations immédiates. « Voilà, j’ai envie que ce soit ce chemin qui me conduise à ce lieu, à cet endroit précis, à cette date précise ». Tout cela appartient au règne de l’humain et de ses attentes. C’est le personnage qui agit ainsi, stimulé par l’égo humain.

Suivre les courants

Cependant, il faut faire une distinction importante ici entre l’Être qui veut contrôler sa vie, et à l’autre extrême, l’Être qui n’y donne aucune direction.

Un aspect ou l’autre de cette réalité est tout autant déséquilibré. Le véritable équilibre, c’est l’Être qui donne la direction ultime au navire, et qui accepte de suivre les courants marins, pour reconnaître que peu importe sa direction, sa foi en l’Univers lui permettra de se rendre à destination.

Il se peut qu’un courant marin soit en apparence rempli de détours inutiles, mais ceux-ci lui permettront de rejoindre un courant beaucoup plus directionnel par la suite, et beaucoup plus rapide. Alors que si l’Être s’acharne en se disant qu’il lui faut emprunter le chemin le plus droit possible pour atteindre son but le plus rapidement possible, voilà qu’il pourra se retrouver au cœur d’une tempête.

Rien n’est irréversible et il sera alors invité à explorer les moyens qu’il a de s’en dégager, mais s’il avait suivi le courant naturel, le grand plan lui aurait fait naturellement contourner la tempête, sachant que la voie de contournement sera beaucoup plus juste pour lui.

Tout cela pour vous amener à une décision qui, en ce jour, serait fort lumineuse à prendre pour vous. C’est la décision de choisir d’orienter votre navire humain dans la direction de vos idéaux.

Plusieurs Êtres hésitent à faire ceci, car ils se disent qu’ils ne connaissent pas la direction ultime. Mais cela n’a aucune importance dans l’équation. Si vous attendez de tout connaître avant de déployer votre pouvoir créateur, vous risquez d’être continuellement dans un état d’attente, à observer les navires des autres en évolution.

Nous le répétons, c’est vous qui êtes responsable d’initier le mouvement primordial. L’Univers utilise votre substance créatrice en mouvement pour lui donner une forme concrète par la suite. Mais c’est à vous qu’incombe le mandat d’orienter l’énergie divine dans la matière.

Chaque jour, vous êtes invités à prendre un temps, quelques minutes, pour orienter l’énergie créatrice dans la direction de vos idéaux.

Et si vous ne les connaissez pas dans leurs formes finies, symbolisez-les par une image, une représentation qui vous stimule, et placez-y pour un temps toute votre attention créatrice.

Émettez un rayon triple à partir du hara, du cœur et du troisième œil en sa direction, invitant alors la trinité en vous à collaborer.

Ne cherchez pas à appliquer la technique parfaite, allez-y selon votre ressenti. Ce qui compte, c’est votre niveau de présence.

Il existe un magnifique message d’Abraham qui vous est proposé pour comprendre le fonctionnement de votre énergie créatrice [note : il est disponible en version traduite sur ce lien : http://www.psychologiedelame.com/message-05-06-08-abraham.html]. Nous vous invitons à vous en imprégner.

Changement de paradigme

Malgré la portée en apparence réduite de ce message vu son lectorat limité, sa présence nous permet tous ensemble de stimuler les énergies du Nouveau Monde. Avec votre participation, nous contribuons à alimenter un changement de paradigme essentiel sur votre planète.

Celui-ci se manifestera bientôt très concrètement par des évènements qui dévoileront à la vastitude des humains qu’ils sont véritablement de nature universelle. Et alors, vous comprendrez l’ampleur du chemin que les aventuriers de l’amour ont parcouru.

Chers amis, nous sommes heureux en ce jour d’avoir pu vous présenter des informations déjà abordées par le passé, mais sous un angle nouveau. Nous souhaitons qu’à travers ce message, vous puissiez ressentir l’amour de la Famille dirigé continuellement vers vous.

Si l’espace de ces messages permet une intensification de notre lien de cœur avec vous, il n’en demeure pas moins qu’après la fin de la présente lecture, le lien se poursuivra. Il n’en tient qu’à vous à choisir de l’alimenter par votre ouverture amoureuse.

Voilà chers amis. Nous sommes ravis d’avoir pu vous accompagner en ce jour béni. Nous vous remercions de votre ouverture et nous allons maintenant quitter.

Salutations à vous chers Êtres.

Le Collectif Ashtar et la Grande Fraternité Universelle. Reçu le 8 mai 2010, par Simon Leclerc (www.psychologiedelame.com). Vous pouvez partager librement ce message à la condition d’en conserver l’intégralité, sans rien modifier ni enlever, y compris sa provenance et ces quelques lignes. Merci

Pour en revenir à LILITH !… : La lune noire

Interprète du noeud originel – Renée Lebeuf – Editeur: Dervy

Voici un ouvrage exceptionnel ! Les quarante premières pages résument brillamment le mythe originel de Lilith, autant que nos comportements inspirés par la Lune Noire : soif d’absolu, déni, excès…

Les personnes avec quelques notions d’astrologie se délecteront ensuite de l’approfondissement de la Lune Noire dans ses nombreuses manifestations (sa fonction, ses placements en signe et en maison, ses aspects aux planètes…).

Extrait : La Lune Noire représente le noeud originel autour duquel se développe toute notre personnalité. Elle remonte au commencement, comme Lilith. Elle est le fondement, la source du vécu heureux et malheureux. L’attraction due à la vision de l’Absolu qu’elle exerce dès le début nous englue dans l’expérience de la réalité, nous obligeant ainsi à la connaître dans le meilleur et le pire. Elle est le fil qui tisse la toile de la chrysalide de laquelle nous émergeons un jour transformé, exhalant la beauté de la vie comme un papillon: ceci d’autant plus que la douleur et la noirceur sont connues, intégrées et transcendées.
http://renee-lebeuf.com/la-lune-noire/

La Lune Noire est aussi appelée Lilith, déesse de l’ombre, et cela lui convient très bien.

Dans la mythologie, elle est la reine des Enfers, mais à notre époque plus moderne, il faut entendre l’ombre ou le noir comme l’entendait Jung, c’est-à-dire le monde de notre inconscient, le potentiel non actif que l’on porte en nous, aussi ce que nous avons refoulé de notre mémoire. Lilith représente parfaitement l’archétype de la ” femme sauvage ” que les analystes jungiens ont particulièrement développé depuis quelque temps. Le mythe de Lilith est développé dans un autre texte.

Astronomie : Lune Noire

La Lune Noire n’est pas un astre, ni même un élément céleste tangible, elle est un point astronomique. Son orbite autour du zodiaque dure presque 9 ans.

La Lune décrit une ellipse autour de la Terre, sa course, comme celles de toutes les planètes, n’étant pas parfaitement circulaire. Ce qui illustre bien que l’univers est sous l’effet d’un souffle propulsif.

A l’intérieur d’une ellipse, il y a deux foyers; dans ce cas-ci, l’un des foyers est constitué par la Terre, l’autre foyer n’a aucune matière réelle, mais c’est ce point que l’on nomme Lune Noire.

La Lune Noire : Force de Refus/Quête d’Absolu

La particularité de l’approche ici est non seulement d’expliquer ce qu’est la Lune Noire mais aussi comment lire dans un thème astrologiquele pattern de comportement qui en découle. Un exemple d’interprétation suit.

Voyons en résumé ce que représente la Lune Noire :

Un mot-clef rattaché à la Lune Noire est un Non !, un Non profond, violent, qui se veut catégorique et absolu. Un cri !

Le même cri que celui lâché par le nouveau-né lorsque l’air pénètre dans ses poumons et qu’il reçoit le choc de la vie. Tout est dans ce moment, tout y est condensé, le refus de la violence du choc, la volonté de vivre et la fin du confort inconscient.

Avec ce cri se cristallise un refus qui se manifeste chaque fois que nous sommes confrontés aux chocs de la vie et qui reste inscrit en nous-mêmes. Il faut beaucoup de chemin pour parvenir à la pleine acceptation de toutes les facettes de la vie. Lorsqu’on ressent dans ses entrailles la poussée de ce cri, dans ces moments terribles, on a une idée de l’ampleur de la force contenue dans ce refus.

Pour chacun, ce refus se cristallisera par la suite dans un premier événement, vécu comme insupportable, soulevant une panique et créant un choc tel qu’autour de cet événement se développera aussitôt des réflexes pour ne plus le revivre. Il est contenu dans cet événement aussi une telle perte de sécurité, une telle impuissance que la peur s’inscrit profondément. Et par la suite, tout ce qui pourra constituer un rapprochement avec cet état sera assimilé à ce que l’on doit fuir.

En même temps que le choc brutal ressenti, paradoxalement, on garde la mémoire, plus ou moins clairement d’un état ” avant ” vécu comme une perte épouvantable, un état qui devient magnifié, idéalisé, ce qui crée la nostalgie de cet état. Un désir compulsif de le retrouver en émerge.

L’événement qui est si terrible pour l’un serait anodin pour un autre. Pas besoin de chercher ici des faits tragiques, bien que la vie en offre beaucoup, mais ce qui déclenche le processus pour chacun ne nécessite pas toujours des événements si dramatiques. Un jour ou l’autre, la vie nous paraît cruelle et insupportable et on perd l’innocence première.

On a ici, en résumé, le complexe de la Lune Noire : une énorme tension entre le désir de retrouver un état premier perçu comme idyllique et une peur viscérale de revivre un cauchemar.

Lilith, au niveau symbolique représente l’apprentissage du détachement pour devenir soi-même, la coupure nécessaire à l’autonomie et l’individuation.

La lune noire représente aussi la coupure liée à la naissance, coupure qui provoque un manque, mot clé de la lune noire.

Lilith symbolise ce qu’on appelle les leçons de l’existence, celles qui nous font grandir. L’apprentissage de tous les détachements nécessaires pour aller vers son essence, son soi véritable. Elle exige de nous d’enlever nos pelures, les unes après les autres, pour se familiariser avec ce qu’on est vraiment, au-delà des conditionnements imposés d’abord par sa famille, ensuite par sa société, sa culture, et plus subtilement par son ombre. Elle se rattache au difficile processus d’individuation.

La légende de Lilith remonte au Zohar où il est dit qu’elle préside et est nécessaire à la naissance de l’esprit. La coupure et le retournement sont représentées dans l’alliance de la ciconcision : Brith mila ou brith veut dire naissance et mila coupure.

La CITE des PYRAMIDES

Seuls y pénètrent ceux qui ont versé jusquà la dernière goutte de leur sang dans la Coupe de BABALON.

LIBER CHETH VEL VALLVM ABIEGNI SVB FIGURÂ CLVI

  • 1. Voici le secret du Saint Graal, à savoir le vase sacré de notre Dame la Prostituée, Babalon la Mère des Abominations, la fiancée de Chaos chevauchant notre Seigneur la Bête.
  • 2. Tu transvaseras ton sang qui est ta vie dans la coupe en or de sa fornication.
  • 3. Tu mêleras ta vie à la vie universelle. Tu n’en conserveras pas une seule goutte.
  • 4. Alors ton cerveau sera muet, et ton cœur aura-t-il cessé de battre, et toute ta vie s’en ira de toi ; et tu seras rejeté sur le fumier, et les oiseaux de la brise festoieront sur ta chair, et tes os blanchiront au soleil.
  • 5. Alors les vents se rassembleront et t’emmèneront, tu seras pour ainsi dire tas de poussière dedans un drap qui quatre coins possède, lequel ils remettront aux gardiens de l’abîme.
  • 6. Et, toute vie en étant absente, les gardiens de l’abîme ordonneront aux anges des vents de passer. Et les anges déposeront ta poussière dans la Cité des Pyramides, et son nom disparaîtra.
  • 7. Dès lors, afin que tu puisses achever ce rituel du Saint Graal, te dépossèdes-tu de tous tes biens.
  • 8. Tu as la richesse ; donne-la à ceux qui en ont besoin, et qui cependant n’en ont aucun désir.
  • 9. Tu as la santé ; assassine-toi dans la ferveur de ton abandon à Notre-Dame. Que ta chair pende sur tes os, et que tes yeux brillent de ton inextinguible désir de l’Infini, de ta passion pour l’Inconnu, pour Elle qui est au-delà de Connaissance la maudite.
  • 10. Tu as l’amour ; arrache ta mère de ton cœur et crache à la face de ton père. Foule aux pieds le ventre de ton épouse, et que l’enfant à son sein devienne la proie des chiens et des vautours.
  • 11. Car si tu ne fais pas ceci de ta propre volonté, alors le ferons-Nous contre ton gré. Afin que tu parviennes au Sacrement du Graal dans la Chapelle des Abominations.
  • 12. Et vois ! si par ruse tu gardes par-devers toi une seule pensée tienne, alors seras-tu pour toujours rejeté dans l’abîme ; et tu deviendras le solitaire, le mangeur d’excréments, l’affligé au Jour du Jugement Dernier.
  • 13. Oui ! en vérité cela est la Vérité, cela est la Vérité, cela est la Vérité. À toi seront octroyées joie et santé et opulence et sagesse lorsque tu ne seras plus toi.
  • 14. Alors chaque gain sera un nouveau sacrement et ne te souillera point ; tu te divertiras en compagnie de l’impudique sur la place du marché, et les vierges te lanceront des roses, et les marchands fléchiront le genou devant toi et t’apporteront or et épices. Et aussi de jeunes hommes te viendront verser des vins prodigieux, et chanteurs et danseurs chanteront et danseront pour toi.
  • 15. Néanmoins, tu ne seras point là car oublié, poussière égarée parmi les poussières.
  • 16. L’Eon lui-même ne saurait aucunement t’assister en cela ; car à partir de la poussière une blanche cendre sera préparée par Hermès l’Invisible.
  • 17. Et c’est le courroux de Dieu, que ces choses doivent être ainsi.
  • 18. Et c’est la grâce de Dieu, que ces choses doivent être ainsi.
  • 19. Pour cela t’ordonné-je de venir à moi dès le Commencement ; car si tu fais ne serait-ce qu’un seul pas sur ce Sentier, tu dois inéluctablement parvenir à son terme.
  • 20. Ce Sentier est au-delà de la Vie et de la Mort ; il est aussi au-delà de l’Amour, mais cela tu n’en as point connaissance, ne connaissant pas l’Amour.
  • 21. Et la fin de cela n’est même pas connue de Notre-Dame, pas plus que de la Bête qu’Elle chevauche, ou de la Vierge sa fille, ou de Chaos son légitime Seigneur ; mais de l’Enfant Couronné est-elle connue ? On ne sait si elle l’est.
  • 22. Et donc gloire à Hadit et à Nuit à la Fin comme au Commencement ; oui, à la Fin comme au Commencement.
  • Source : http://www.castletower.org

ISIS, OSIRIS & HORUS : Triade égyptienne, en correspondance avec la triade du « Liber Legis » : Nuit, Hadit, Ra-Hoor-Khuit. On identifie Kundalini à Hadit, et le cerveau ou centre cervical à Nuit.

RA, RA-HOOR, TUM, AHATHOOR, KHEPHRA : Termes égyptiens. Ra est le Dieu Solaire, ses enfants sont ses représentants au long de la journée, traditionnellement les fils correspondent au matin et les filles au soir, mais le « Liber Resh vel Helios » donne l’ordre suivant: Ra au lever, Ahathoor à midi, Tum au soir et Khephra à minuit.

Les mythes Féminins : Eve – Lilith – Marie – Marie-Madeleine – Barbelo – Babalon – la Grande Prostituée – etc ..

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source et le site: http://www.elishean.fr/

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