Laura Knight-Jadczyk Religion et Tradition

Science et Religion : Les paramètres de la corruption

Darwin_et_J_susLaura Knight-Jadczyk
Sott.net/The Dot Connector Magazine

La corruption de la science est l’un des plus grands problèmes auquel notre monde ait jamais fait face ; elle pourrait, en effet, entraîner l’extinction de l’humanité.

Cette perspective m’effraie et devrait vous effrayer. Mais bien plus que d’être effrayée, mon cœur a été brisé par la réalisation que le meilleur espoir de la race humaine – la Vérité, la merveilleuse Vérité – a été violemment attaquée et dénaturée par les gardiens du temple en personne : les scientifiques eux-mêmes sous l’influence d’un réseau ramifié de conspirations pathologiques réciproques totalement séparées du corps de l’humanité normale.

J’étais plutôt jeune lorsque j’ai appris pour la première fois que la science pouvait commettre des erreurs ; j’ai grandi à côté de chez un enfant dont la mère avait pris du thalidomide durant la grossesse. À quatorze ans, notre médecin de famille m’a prescrit des « pilules diététiques » : des méthamphétamines. Elles ont presque détruit ma santé à jamais. Plus tard, j’ai appris grâce à l’émission d’information « 20/20 » que le traitement recommandé que mon grand-père avait reçu pour son hypertension, fourni par le Département des anciens combattants, l’avait en réalité tué. Ce ne sont que quelques temps forts d’une vie d’expériences avec des médecins et autres professionnels de santé qui en fait se trompaient environ soixante-quinze pour cent du temps et les vingt-cinq pour cent restants où ils ne se trompaient pas n’étaient pas primordiaux. Dans toutes les situations critiques, si j’avais suivi les conseils de mon médecin pour moi-même ou mes enfants, il y aurait eu de graves conséquences fâcheuses.

Cette perspective est certainement démoralisante mais c’est ce qu’elle est :

les médecins ne sont pas formés à vous aider à vivre sainement, ils sont formés par des écoles de médecine financées par des laboratoires pharmaceutiques à soutenir l’économie du médicament.

J’ai une fois entendu que dans la Chine ancienne, il était exigé des praticiens de la médecine qu’ils affichent sur leur porte le nombre de leurs patients qui avaient décédés. Évidemment, cela les a fortement motivés à découvrir ce qui fonctionnait réellement parce que personne n’allait les consulter si leurs conseils et potions n’étaient pas bénéfiques. Ce serait bien si notre civilisation instituait un système similaire.

Mais, en un sens, nous disposons de ce genre de système : les réseaux sociaux.

Le seul problème est qu’une très grande majorité de gens dans notre société ne croiront pas cinq cents personnes qui leur disent que quelque chose est réellement efficace parce qu’elles l’ont essayé à l’encontre d’un seul médecin qui dit que « ce n’est pas recommandé par les associations médicales ». Ce type de personnes qui suit les « autorités établies » plutôt que les preuves empiriques est dénommée type de personnalité du « Suiveur autoritariste » par le psycholoque Bob Altemeyer.

C’est grâce à ce type de personnes que même de purs psychopathes au pouvoir peuvent se sortir impunément des crimes les plus monstrueux dans tous les domaines, de la médecine à la justice, en passant par l’industrie et la politique.

Le suiveur autoritariste croit que les personnes en position d’autorité ont le droit de vivre selon leurs propres règles, et mentir, tricher, voler et tuer dans les hautes sphères peut donc être toléré avec un haussement d’épaules. Ils s’adonneront eux-mêmes volontiers à ces mêmes mensonges, tricheries, vols et meurtres si cela leur est présenté comme nécessaire pour protéger leur statu quo.

Corruption de la science.

Associer ces deux mots dans une conversation ne fera sourciller personne de nos jours avec toutes les informations sur les scientifiques de mèche avec les grandes entreprises qui trafiquent leurs données, le Climategate, l’étouffement des scientifiques de la NASA, sans oublier le long historique de GROSSES erreurs commises par la science qui ont entraîné d’horribles souffrances pour des segments donnés de l’humanité. Tout le monde comprend d’une manière générale que la communauté scientifique, comme n’importe quel groupe, compte des membres qui sont moins qu’éthiques ou même carrément avides. Mais j’aimerais suggérer que la corruption de la science est un problème plus profond et plus vaste que ne le soupçonne la plupart des gens ; qu’elle est une pourriture qui imprègne toute notre civilisation occidentale et en fait la source de tous les maux dont nous avons hérités ces derniers siècles.

Ensuite, j’aimerais suggérer que la corruption de la science est due au fait que les psychopathes en ont pris le contrôle avec le soutien des personnalités de type suiveur autoritariste.

Dans le dernier numéro de The Dot Connector Magazine, dans mon article intitulé Age d’or, psychopathie et sixième extinction, je citais des recherches sur le cerveau qui montrent comment celui des personnalités de type suiveur autoritariste (tels que les décrit Bob Altemeyer) peut fonctionner et comment ce type de personnalités est aussi bien représenté dans les sciences que chez les religieux.

Je théorisais également un peu sur les origines du conflit relevant de deux types différents d’êtres humains : ceux qui possèdent un certain potentiel spirituel (probablement dû à la génétique, bien que la génétique ait été morphologiquement influencée par des facteurs non matériels) et sont donc capables de concevoir une structure idéologique spirituelle et d’y opérer, et ceux à qui cette capacité fait défaut – probablement aussi à cause de la génétique – et sont donc restreints à une structure matérialiste, peu importe la puissance et l’élégance de la capacité de calcul de leur cerveau physique.

Je faisais aussi remarquer, dans ce même article, le fait curieux qu’au moment même où les médias aux États-Unis faisaient tout un battage autour des « abus rituels sataniques » et que les livres sur les enlèvements extraterrestres s’arrachaient des rayonnages des libraires, ces mêmes médias promouvaient l’évolutionnisme tout aussi vigoureusement. Ce n’est pas que la théorie de l’évolution soit totalement fausse, le problème c’est qu’elle a été appliquée à « tout ce qui est » comme s’il s’agissait d’une théorie du tout fondamentale, ce qu’elle n’est pas !

La théorie de l’évolution est comme n’importe quelle autre théorie : son domaine d’application est restreint. Au-delà de ce domaine, qui à l’heure actuelle n’est qu’approximativement connu, cette théorie peut très bien être inutile ou erronée et apporte souvent des réponses ridicules. C’est exactement comme la théorie de la relativité, qui est utile tant qu’on oublie les effets quantiques. Il existe des effets quantiques incompatibles avec la théorie de la relativité et Einstein et Dirac connaissaient parfaitement ces problèmes. Tandis qu’Einstein était mécontent de la théorie quantique, Dirac, lui, n’était pas très content de la théorie de la relativité : il tentait de ressusciter la vieille théorie de l’éther.

La théorie de l’évolution est fondée sur des suppositions. Ceux qui tentent de faire de la théorie de l’évolution la réponse à toutes les questions à propos de la vie, de l’univers et de tout le reste, ont tendance à oublier que ces suppositions peuvent être contestables ou fausses.

Au fondement de la théorie de l’évolution, on trouve les « lois du hasard ». Mais d’où viennent ces lois du hasard ?

Et pourquoi s’appliquent-elles à notre monde ? Ce sont des questions importantes mais les théoriciens de l’évolution ne les prennent pas en considération parce qu’elles sont « métaphysiques ». Pourtant ces questions ne sont pas plus métaphysiques que d’autres questions auxquelles les théoriciens de l’évolution prétendent avoir répondu.

Pourquoi y a-t-il même des lois ? Sont-elles aussi apparues par hasard ? Les évolutionnistes convaincus essaieront de se cacher derrière le principe anthropique où les « lois du hasard » créent d’innombrables univers et il se « trouve simplement » que nous appartenions à l’un d’eux où la « théorie de l’évolution » a été créée pour tout expliquer. Un scientifique honnête ne peut se satisfaire d’une telle pseudo-explication inutile. D’où vient l’ordre dans l’Univers et comment ?

Il y a différentes façons de répondre à cette question, pourtant, pour être à même de s’attaquer à ce genre de problème, la science doit aller au-delà du paradigme purement matérialiste.

Certains scientifiques tentent de le faire et sont généralement ramenés dans le rang plutôt vertement par les troupes de suiveurs autoritaristes sous la direction de leurs maîtres psychopathiques.

Même si nous considérons la théorie de l’évolution dans le domaine où elle semble s’appliquer, nous rencontrons toujours des problèmes. Les probabilités sont subjectives. Elles sont basées sur des modèles en partie arbitraires. Nous estimons qu’une probabilité est proche de zéro un jour et le lendemain, nous apprenons que selon certaines circonstances, cette probabilité devient proche de un. Ou l’inverse. Bref, la théorie de l’évolution est utile tant qu’elle est utile. C’est un outil à utiliser de certaines manières, dans certaines circonstances plutôt restreintes et il n’est pas non plus très sophistiqué.

En résumé, les théories du Big Bang et de l’évolution font appel à la foi – à ÉNORMÉMENT de foi – et sont donc plus une religion qu’autre chose.

Ce qui nous amène au problème des religions qui ne prétendent pas être autre chose que ce qu’elles sont. Les débats sur la science et/ou la religion sont généralement formulés en termes d’arguments qui privilégient la fiabilité – ou la « vérité » – de l’une ou de l’autre. C’est le mauvais contexte.

La passion et la polémique qui entrent en jeu lorsqu’on les oppose nous révèlent une chose fondamentale sur les deux positions : la profondeur et la force avec laquelle les individus s’identifient à leur position respective.

En soi, cela dévoile la nature « religieuse » des deux positions car après tout, le mot religion dérive de « ligare » qui signifie « relier » – généralement très fermement – comme nos ligaments relient nos muscles à nos os. Les os sont la structure de base sur laquelle repose la chair mais celle-ci n’aurait aucune forme définie ou ne remplirait une quelconque fonction sans le pouvoir de liaison des ligaments. Une personne peut être mince, grosse, grande, petite ou une multitude de variations qui n’ont rien à voir avec la structure osseuse elle-même, la seule constante étant que la chair est reliée aux os par les ligaments.

De même, la chair de nos corps d’idées est établie sur des fondations squelettiques et une longue observation m’a convaincue que ce n’est pas la fondation qui est soit « scientifique » soit « religieuse » mais quelque chose d’autre de bien plus intéressant et subtil : un état idéologique. Laissez-moi essayer d’expliquer.

Wikipédia nous dit que l’« idéologie » est :

« […] un ensemble d’idées qui constitue les buts, les attentes et les actions d’une personne. On peut concevoir l’idéologie comme une vision globale, une façon de voir les choses […], comme dans le « bon sens » […] et plusieurs tendances philosophiques […], ou un ensemble d’idées proposé par la classe dominante d’une société à tous les membres de cette société (une « conscience reçue » ou produit de socialisation). […] Les idéologies sont des systèmes de pensée abstraite appliqués à des affaires publiques et rendent donc ce concept central en politique. Implicitement, chaque tendance politique comporte une idéologie, qu’elle soit ou non proposée en tant que système explicite de pensée. C’est ainsi que la société voit les choses. »

Il semble y avoir deux « types de squelette » fondamentaux sur lesquels la chair de nos structures d’idées se développent et auxquels elles sont attachées, avec toute la permanence des ligaments qui lient la chair aux os, qu’on ne peut pas évacuer aussi facilement en les étiquetant simplement « religieux » ou « scientifique ». L’un d’eux est très bien compris au sein de notre culture : le « matérialisme ». Mais quel est l’autre ? Eh bien, assez curieusement, il n’y a pas d’alternative bien définie communément comprise dans notre monde d’aujourd’hui. Wikipédia (à nouveau) nous informe que :

« En philosophie, la théorie du matérialisme soutient que la seule chose qui existe est la matière, que toutes les choses sont composées de matière et que tous les phénomènes (y compris la conscience) résultent d’interactions matérielles. […] Les alternatives philosophiques au matérialisme sont le dualisme et l’idéalisme. »

Les seules alternatives sont le dualisme et l’idéalisme ?!

Eh bien, quand vous regardez un peu plus loin vous trouvez qu’il y a d’autres options comme le pluralisme ou le monisme.

Au final, quand vous avez fini de vous griller le cerveau en lisant tous les arguments philosophiques, vous parvenez à la réalisation qu’il y a en fait DEUX positions de base : ceux qui pensent que la matière est d’une façon ou d’une autre la source et le support de l’existence et que la conscience n’est qu’un produit dérivé de sensations d’atomes qui s’entrechoquent (pour ainsi dire), et ceux qui pensent que la conscience (pas la conscience personnelle mais la Conscience cosmique) est l’Unité fondamentale d’où tout le reste jaillit ou émane, y compris la matière.

De manière intéressante, on peut trouver des partisans religieux fanatiques qui érigent leurs croyances religieuses sur une idéologie très matérialiste tandis qu’on peut aussi trouver de brillants scientifiques – de purs expérimentalistes – parmi ceux qui sont convaincus que la conscience, c’est-à-dire l’esprit, est d’une façon ou d’une autre l’élément fondamental de tout ce qui existe. Voilà ce qu’il en est en réalité. On peut les examiner dans tous les sens, au bout du compte cela revient à l’une de ces deux visions de base que l’on peut, je pense, pour notre objectif, définir comme Matériel par opposition à Spirituel – en utilisant le terme « spirituel » par convention pour signifier la Conscience cosmique préexistante.

Comme je l’indiquais dans Age d’or, psychopathie et sixième extinction, je pense en réalité que ces deux états fondamentaux des êtres humains résultent de la génétique – peut-être un mélange de gènes néandertaliens avec les humains modernes produisant de nombreuses pathologies de la personnalité dont la psychopathie et la personnalité autoritariste. Il semble clair et effrayant que ces types se sont emparés de la science. Ces individus ne font pas les meilleurs scientifiques – ni même probablement de bons scientifiques – mais le psychologue Andrew Lobaczewski explique comment cela peut arriver – parce qu’il en a été lui-même témoin dans la Pologne communiste et en a décrit le processus dans son livre phare, La Ponérologie politique.

Lobaczewski utilise le terme pathocratie pour décrire un pays sous la domination d’individus pathologiques.

Une pathocratie ne peut évidemment pas se développer lorsque la science œuvre au bénéfice des masses de travailleurs dans une société ; elle ne peut se développer que lorsque la science est soigneusement gérée économiquement et politiquement pour servir à des fins de contrôle des dites masses.

Ceci nécessite évidemment, comme première étape, la corruption de ces sciences qui pourraient exposer la pathocratie pour ce qu’elle est : la psychologie, la psychopathologie, la psychiatrie et la médecine.

Toute possibilité que la psychopathologie soit décrite avec précision et que des systèmes de diagnostic soient établis doit être habilement contrecarrée et détournée. Pour les individus pathologiques en haut de l’échelle, c’est une question de survie. Ils comprennent bien que si les « autorités établies » que constituent la science et la religion devaient les exposer, il y aurait une demande imparable de leur « couper la tête ».

Aussi, comme l’indique Lobaczewski, un système de contrôle, de terreur et de division, réfléchi et conscient est instauré pour contrôler les publications scientifiques. Des scientifiques de grand talent et doués peuvent faire l’objet de chantage et de contrôle malveillant de la part d’autorités avec peu de talents ou aptitudes, voire aucun. Le système scientifique de « revue par les pairs » est précisément cela. En soi, la revue par les pairs n’est pas une mauvaise chose ; c’est son anonymat qui ouvre la voie à la corruption. On devrait exiger des scientifiques qu’ils se montrent en plein jour, avec leur nom et leur visage, et précisent exactement là où ils ne sont pas d’accord avec les résultats d’un article scientifique ou les éléments critiques de sa méthodologie. Ainsi, on éliminerait la police secrète de la pensée de type Stasi qui interdit la publication d’un article qui va simplement à l’encontre des dogmes de notre régime politique ou visait l’une des vaches sacrées du relecteur.

Au tout début, l’opération doit être réalisée de manière à ne pas attirer l’attention du public. Cependant, après que la pathologie ait pris le pouvoir, cela devient moins un problème puisque, comme on l’a mentionné, les suiveurs autoritaristes approuvent que les dirigeants mentent, trichent, volent et tuent simplement parce que ce SONT des autorités.

Parfois, de bons scientifiques sont réduits au silence et éliminés sans un bruit et d’autres sont obligés d’abandonner leur carrière ou d’émigrer dans un autre pays. L’Allemagne a connu une « fuite des cerveaux » importante lors de l’accession au pouvoir des Nazis et pendant des années, d’excellents scientifiques ont fui les pays communistes totalitaires avec une régularité ahurissante. Ces dernières années, de nombreux pays européens ont perdu leurs meilleurs penseurs à cause du manque de soutien financier équitable et, encore et toujours, lorsque les meilleurs penseurs sont partis, le pays commence à faire erreur sur erreur et sa destruction devient inévitable.

Afin de mettre en place ses scientifiques de contrôle, un système pathocratique a besoin de trouver des gens qui soient au moins capable d’achever leurs études – bien que très souvent ils obtiennent leurs diplômes par tricherie ou grâce à l’application de diverses pressions sur les autorités qui les délivrent. Une fois leurs diplômes obtenus, ces individus pathologiques se voient gratifiés de postes élevés où ils ont le contrôle sur ce qui est considéré ou non comme de la « science acceptable ».

Ces faux scientifiques ont le pouvoir de contrôler qui obtient son diplôme, qui est publié, qui est titularisé et ainsi de suite. Très prosaïquement, étant eux-mêmes des scientifiques médiocres, nombre d’entre eux sont gouvernés par l’intérêt personnel et la jalousie envers des chercheurs plus talentueux.

Comme indiqué, les contrôles dans le domaine de la psychologie sont particulièrement malveillants et perfides. Cela ouvre la porte aux individus qui sont eux-mêmes pathologiques et entrent dans ce domaine uniquement parce qu’ils recherchent le pouvoir et le contrôle sur autrui (une des principales caractéristiques de la psychopathologie). Par nature, ces gens sont enclins à « servir le côté obscur ».

Autrefois, quand les systèmes basés sur le mérite étaient encore en place, la psychopathologie aurait été évincée mais dans notre monde actuel où le système a été corrompu pour mieux correspondre aux besoins des individus pathologiques, le nombre de ceux qui occupent des postes élevés et ont des diplômes supérieurs s’est considérablement accru.

Les problèmes pour les scientifiques qui vont dans divers domaines pour les bonnes raisons sont tragiques et les résultats pour l’humanité dans son ensemble sont désastreux. Puisqu’ils sont sous-éduqués, mal éduqués ou dys-éduqués, ces jeunes scientifiques se retrouvent désarmés face aux problèmes de l’humanité. Certains d’entre eux le réalisent et se rendent compte qu’il faudrait bien davantage de connaissances exactes et s’y attellent tout seuls. Mais agir ainsi face à la police de la pensée scientifique peut entraîner un lourd prix à payer et tous n’en ont pas la constitution ; de nombreux scientifiques décents se conforment simplement aux règles et espèrent vivre jusqu’à la retraite pour pouvoir poursuivre ce qui est réellement important et réussir à garder un toit au-dessus de leur tête et de quoi manger.

Quand la science est corrompue, les professions qui dépendent de la science commencent aussi à se corrompre.

Quand les pathocrates dirigent, on ne peut que régresser et c’est ce qu’on observe aux États-Unis aujourd’hui ainsi que dans tous les pays qui sont liés économiquement et politiquement aux États-Unis.

Quand la science a été corrompue, aucun secteur de la vie sociale ne peut se développer, fonctionner normalement ou « évoluer ». (L’ironie est voulue.) La mauvaise science affecte l’économie, la culture, la technologie, l’administration, la politique ; littéralement tout. Les gens commencent à râler, se plaindre et menacer de se révolter. Cela menace les pathocrates et les oblige à utiliser encore plus de méthodes infâmes de terreur et d’anéantissement des menaces.

Bien entendu, tant qu’ils restent l’autorité établie, les personnalités de type suiveur autoritariste appartenant à tous les milieux continuent à les soutenir de sorte que le peuple devient profondément divisé.

Ils deviennent des activistes qui participent à l’endoctrinement actif sans réaliser qu’ils perpétuent une maladie qui les détruira aussi. Et ça continue encore et encore ; la pathologie s’introduit progressivement partout et la pourriture se répand. Des crises surgissent partout, de mauvaises décisions sont prises, fondées sur des considérations de cupidité et de pouvoir, et les pathocrates ne semblent jamais apprendre de leurs erreurs.

Les microbes n’ont pas conscience qu’ils seront brûlés vifs ou enterrés profondément dans le sol avec le corps dont ils sont en train de causer la mort.

Lobaczewski écrit :

« La pathocratie est une maladie des grands mouvements sociaux affectant des sociétés entières, des nations, et même des empires. Au fil de l’Histoire humaine, elle a affecté des mouvements sociaux, politiques et religieux, ainsi que des idéologies correspondant à l’époque et aux conditions ethnologiques, et en a fait des caricatures. C’est le résultat de facteurs étiologiques similaires au sein de ce phénomène, sous forme d’intervention d’agents pathogènes dans un processus pathodynamiquement semblable. Voilà qui explique pourquoi toutes les pathocraties du monde se sont toujours ressemblé dans leurs propriétés essentielles. Celles qui sont contemporaines trouvent sans difficulté un langage commun, même quand les idéologies qui les alimentent et empêchent leur contenu pathologique d’être identifié varient énormément.

C’est la tâche des historiens d’identifier ces phénomènes tout au long de l’Histoire et de les qualifier de manière appropriée d’après leur vraie nature et contenu, et non d’après l’idéologie tombée dans la caricature. Cependant, cette idéologie doit toujours avoir été dynamique et doit toujours avoir contenu des éléments créatifs, sans quoi elle n’aurait pas pu subsister si longtemps ni résister à la critique d’un phénomène essentiellement pathologique ; elle n’aurait pas non plus pu lui fournir les outils permettant d’atteindre ses objectifs expansionnistes.

Le moment où un mouvement est transformé en quelque chose que nous pouvons nommer pathocratie en conséquence d’un processus ponérogénique est affaire de convention. Le processus est temporairement cumulatif et atteint un point de non-retour à un moment particulier. Par la suite cependant, il se produit une confrontation interne avec les adhérents de l’idéologie originelle, et c’est ainsi qu’est mis le sceau sur le caractère pathocratique du phénomène. L’hitlérisme est très certainement passé par ce point de non-retour, mais il a échappé à la confrontation des adhérents à l’idéologie originelle parce que les armées des Alliés l’ont écrasé avant. » (La ponérologie politique, p 205-206)

Comme je l’écrivais précédemment, mon cœur a été brisé par la réalisation que le meilleur espoir de la race humaine – la Vérité, la merveilleuse Vérité – a été violemment attaquée et dénaturée par les gardiens du temple en personne : les scientifiques eux-mêmes sous l’influence d’un réseau ramifié de conspirations pathologiques réciproques totalement séparées du corps de l’humanité normale. Pourquoi ? Parce qu’en tant que style cognitif, la science – la véritable science – est notre meilleur espoir.

Karl Popper fait ces observations importantes :

« […] toute science explicative est incomplète, car pour être complète elle devrait s’expliquer elle-même. Une conséquence encore plus forte est implicite dans le célèbre théorème de Gödel de l’incomplétabilité de l’arithmétique formalisée (bien qu’utiliser le théorème de Gödel et d’autres théorèmes d’incomplétude mathématique dans ce contexte équivaut à user d’armement lourd contre une position comparativement faible). Puisque toute science physique utilise l’arithmétique (et puisque pour un réductionniste seule la science formulée en symboles physiques a une quelconque réalité), le théorème d’incomplétude de Gödel rend toute science physique incomplète. Pour le non-réductionniste qui ne croit pas en la réductibilité de toute science à une science formulée physiquement, la science est de toute façon incomplète.

Non seulement le réductionnisme philosophique est une erreur mais il semble que c’est également une erreur que de croire que la méthode de réduction puisse amener à des réductions ultimes. Ainsi nous vivons dans un monde d’évolution émergente : des problèmes dont les solutions, quand elles sont trouvées, engendrent de nouveaux problèmes encore plus profonds. Nous vivons dans un univers de nouveautés surgissantes ; nouveautés qui, d’habitude, ne sont complètement réductibles à aucun des états précédents. »

Puis, il ajoute :

« Néanmoins, du point de vue de la méthode, les tentatives de réduction sont des plus fructueuses, non seulement parce que nous apprenons beaucoup de ses succès partiels, de ses réductions partielles, mais aussi parce que nous apprenons de nos échecs partiels, des nouveaux problèmes que nos échecs révèlent. Les problèmes non résolus sont presque toujours aussi intéressants que leur solution ; en effet elles seraient tout aussi intéressantes si ce n’était le fait que presque chaque solution livre à son tour tout un nouveau monde de problèmes en suspens. »

Les philosophies scientifiques font référence à la « mécanicité accidentelle » de l’univers et nous enseignent que le seul sens à la vie est qu’il n’y a pas de sens du tout. « Mangez, buvez et soyez heureux car demain vous pourriez mourir », et ensuite – l’oubli.

Scientifiquement parlant, la matière et le mouvement sont depuis longtemps acceptés comme les bases de la réalité et continuent à l’être dans une large mesure. Pourtant, en réalité, la matière et le mouvement sont des quantités inconnues x et y et sont toujours définis l’un par rapport à l’autre. Il est absurde de définir une inconnue au moyen d’une autre ! Cela signifie que la science définit la matière comme ce qui se meut et le mouvement comme ce qui modifie la matière.

La théorie du « Big Bang » ou du pétard cosmique est expliquée en ces termes. Un atome primordial (matière) d’une incroyable densité a « explosé » en mouvement. (D’où venait cet atome primordial, comment l’espace dans lequel il a explosé est apparu et d’où provenait l’impulsion pour cet événement sont des questions généralement ignorées.) Et à partir de cet événement, notre univers et la vie qu’il contient est en quelque sorte apparu « accidentellement ». L’homme est la « fin amorale d’une évolution biologique mortelle ». L’esprit et l’âme sont des sous-produits inexplicables de la lutte pour la survie.

Pour une personne ordinaire, une table, une chaise, une orange sont des objets réels. Ils ont des dimensions – trois pour être exact – ils sont réels. Mais le sont-ils ? Le physicien (et le profane instruit) sait que cet objet est composé d’atomes. Et voilà le hic ! L’atome disséqué (particules quantiques) présente souvent des propriétés très perturbantes. Qui a réellement vu la matière ou la force ? Nous pensons voir la matière en mouvement mais la physique nous a montré que ce que nous voyons est une illusion. Lorsque nous tentons de nous focaliser sur elle, une particule/onde quantique est une entité dimensionnelle infinie impossible à percevoir, en cet instant, comme un corps tridimensionnel se mouvant dans l’espace. Lorsque nous regardons ailleurs, la particule/onde quantique agit comme une onde de pure énergie – une force invisible.

Alors qu’est-ce que la matière au juste ?

Quel est ce domaine dans lequel nous trouvons notre existence ? Le physique disparaît-il lorsqu’il devient invisible ? Évidemment non, comme nous ne pouvons voir l’électricité et d’autres forces dans l’univers uniquement mesurables à leurs effets sur la « matière ». Ces forces disparaissent-elles lorsqu’elles deviennent indétectables par nos sens ou nos instruments ?

Les choses que nous détectons grâce aux mécanismes subtils de notre esprit et de nos émotions n’existent-elles simplement pas parce qu’on ne peut les voir ou les mesurer ?

La science cède ces questions à la religion et grosso modo, on nous dit « croyez ce que vous voulez » dans ce domaine parce que ce n’est pas l’affaire de la science de décrire des choses qu’elle ne peut pas peser ou mesurer matériellement, peu importe que les scientifiques aussi « croient ce qu’ils veulent ». Cette vision implique, pas si subtilement, que ce qu’une personne croit n’a pas réellement d’importance de toute façon parce que comme l’a déclaré le physicien danois Niels Bohr, « il n’y a pas de réalité profonde ! » Mais nous voir imposer les croyances de la science matérialiste dans tous les aspects de notre société a eu des résultats très gravement préjudiciables !

Pour ceux qui pensent qu’il y a quelque chose de « plus profond », un « certain sens » à la vie, si vous souhaitez le dire ainsi, il n’y a en réalité qu’un seul endroit où aller pour des réponses : la religion – il en existe trois principales dans le monde aujourd’hui, toutes « monothéistes » et fondées essentiellement sur une seule, le judaïsme.

La Bible dit : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre ». Ni la Bible ni la science n’ont grand-chose à dire sur ce qui est arrivé avant le début. Il fut un jour demandé à St Augustin : « Que faisait Dieu avant de créer le monde ?» La réplique de l’évêque, « Il créait l’enfer pour ceux qui posent cette question ! », coupe court à de telles demandes. Depuis, peu se sont posés la question et les scientifiques matérialistes cherchent à s’assurer qu’ils ne le font pas.

Sommes-nous en fait un accident de l’évolution dans un univers accidentel en route vers nulle part à part l’oubli ? Ou pire encore, nos esprits mêmes – notre croyance et notre soif de connaissance en des choses plus élevées – sont-ils notre plus grande illusion ? Sommes-nous damnés par notre religion pour oser poser ces questions ou ridiculisés par la science pour oser penser qu’elles devraient même être posées ? Le choix semble se trouver entre une mauvaise plaisanterie et une erreur.

Pourtant la question doit être posée : pourquoi vivons-nous dans un monde dans lequel l’extinction matérielle est une réelle possibilité ? Sommes-nous vraiment au bord d’un abîme, perdant l’équilibre, prêts à tomber dans un trou tellement sombre et profond qu’on n’en sortira plus jamais ?

La véritable science – pas le matérialisme entropique qui passe de nos jours pour de la science, créé et imposé à l’humanité par des individus pathologiques sans âme ni conscience – existe bel et bien potentiellement et nous avons désespérément besoin de commencer à l’apprendre et à la pratiquer. Une telle science serait ouverte à notre monde et à même de l’explorer sans préjudice, y compris tous les phénomènes relatifs à la conscience – ou l’esprit – dont nous sommes les héritiers.

Camille Flammarion fit remarquer :

« Je n’hésite pas à dire que celui qui déclare les phénomènes spirites contraires à la science, ne sait pas de quoi il parle. En effet, dans la nature, il n’y a rien de surnaturel ; il y a de l’inconnu, mais l’inconnu d’hier devient la réalité de demain. »

Victor Hugo, un autre défenseur du spiritualisme scientifique a déclaré : « Éviter le phénomène spirite, lui faire banqueroute de l’attention à laquelle il a droit, c’est faire banqueroute à la vérité ».

Nous devons revenir à la science ou il n’y a aucun espoir. Seule la science peut pénétrer le mystère des choses et donner à l’homme des ailes pour qu’il atteigne les vérités supérieures. Nous pouvons connaître la vérité qui nous libérera !

Laura Knight-Jadczyk

Floridienne de septième génération, historienne/mystique, auteur de 14 livres et de nombres d’articles publiés sur papier et sur Internet, Laura Knight-Jadczyk est la fondatrice de Sott.net et l’inspiratrice de l’Expérience cassiopéenne. Elle vit en France avec son mari, le physicien mathématicien polonais Arkadiusz Jadczyk, quatre de ses cinq enfants, sa famille élargie, huit chiens, cinq oiseaux et un chat.

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