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Rois de France, croisades et Templiers : Ils étaient tous juifs…!

Version de l’histoire selon Miles Mathis – Traduit par Hélios

Miles Mathis va s’intéresser à l’histoire de France, qu’il réétudie « à sa sauce »…. Apprêtez-vous à en apprendre de belles sur les rois de France, les Templiers et les croisades. Et aussi à vous immerger dans les  généalogies, qui selon l’auteur sont « un puissant outil » pour dévoiler les mensonges de l’histoire officielle…..

Une version originale de l’histoire de France qui nous laisse penser qu’en réalité, tous les acteurs politiques étaient juifs, même le pape …! 

Philippe III le Hardi et les croisades

« Comme à l’accoutumée, ce n’est que mon opinion, fruit d’une recherche personnelle.

Nous avons vu lors de précédents articles que l’histoire dans son ensemble est une imposture, fabriquée ou révisée par les familles dirigeantes dans leur propre intérêt. Dans la plupart des cas, j’ai pu démontrer qu’en lieu et place d’une totale fiction, nous avons un palimpseste : une réécriture de l’histoire réelle, avec des éléments plus ou moins importants de l’histoire réelle dissimulés derrière la version actuelle. Ce qui permet, avec beaucoup de travail, de recréer la vraie histoire en dégageant les mensonges et ajouts ultérieurs. Un œil aguerri décèlera la vérité à travers les couches de tromperie. Souvenez-vous du conte ‘La princesse et le petit pois’. Tout comme elle pouvait sentir le pois à travers plusieurs matelas, je peux repérer la vérité à travers la pile de mensonges.

Il faut reconnaître que plus on retourne dans le passé, plus cela devient ardu. On n’a que peu d’indices et donc moins de vérité à laquelle s’accrocher. Mais comme la formulation globale de tromperie est restée plus ou moins la même au fil des siècles, nous pouvons utiliser nos connaissances des supercheries récentes pour décoder les anciennes. Les pièces du puzzle sont moindres mais elles s’assemblent de la même manière générale. Les mêmes personnes racontent les mêmes mensonges de base, ce qui permet à l’enquêteur de reconstruire le sujet avec de moins en moins d’indices.

J’ai entamé celui-ci en étudiant les croisades. Je retravaillais dessus pour approfondir mes précédentes recherches historiques concernant la Guerre des Deux Roses. J’avais montré que les Stanley, rois de l’île de Man, avaient mis Henri VII d’Angleterre sur le trône. Ce n’était pas difficile, car relativement bien admis par de nombreux historiens officiels. Mais j’ai également montré dans cet article et plusieurs autres, la preuve d’une invasion juive de l’Angleterre par les îles de Man et d’Anglesey [île au nord-ouest du Pays de Galles], menée par les comtes de Derby. J’ai concédé que ce n’était probablement pas la première invasion juive de l’Angleterre, simplement une vague importante parmi de nombreuses autres.

Ce qui m’a incité à écrire aujourd’hui, ce fut ce tableau :

Je le publie en grand format pour que vous puissiez bien voir le visage. C’est Jean de Gand, premier duc de Lancastre, père du roi Henri IV d’Angleterre et beau-père du roi Jean 1er du Portugal. Jean de Gand serait le fils d’Édouard III, mais nous laisserons cette notion de côté pour le moment.

Ce portrait me semble véridique même si je ne l’ai pas étudié de visu. Il a été fait un siècle environ après la mort de Jean, il n’a donc pas été peint d’après nature. Mais il est l’œuvre d’un artiste du nom de Lucas Cornelisz de Kock, ce qui à mon avis tend à le légitimer. Pourquoi ?

Parce que je suis sur le point d’affirmer que Jean de Gand était juif et que Kock l’était probablement aussi. Pensez maintenant aux Koch. Notez aussi le nom Cornelisz, qu’on a étudié dans l’article sur Elvis Presley. Il y était orthographié Cornelius, mais c’est le même nom. Il nous emmène dans la même direction.

(Voici une question qu’on oubliera sûrement de se poser : pourquoi Kock a-t-il peint Jean de Gand plus d’un siècle après sa mort? Qui l’a embauché pour le faire et pourquoi ? Eh bien, comme nous l’avons vu dans d’autres articles, les Juifs commémorent les leurs, même s’ils ne vous disent pas qu’ils le font. Voyez l’artiste de Wagner dans mon article sur le trône anglais, commémorant Isabella Jagiellon 300 ans après les faits. Ou dans mon article sur Napoléon, la commémoration de Barbara Radziwill par de nombreux artistes juifs, 400 ans après les faits.)

Regardez le nez de Jean de Gand. La longueur de ce nez est très impressionnante, c’est le moins qu’on puisse dire. La distance entre son œil et sa bouche est étonnante et nous rappelle plusieurs personnages étudiés, comme Sacha Baron Cohen.

Jean de Gand a aussi les yeux perçants de ces autres que nous avons vu, avec les lourdes paupières et les hauts sourcils noirs arqués. Sa moustache et sa barbe sont noirs. Il ne ressemble ni à un anglo-saxon, ni à un celte, ni à un gaélique, ni à un scandinave, n’est-ce pas ? Non, il ressemble décidément à quelqu’un du Moyen-Orient et de Kock n’a pas tenté de le cacher ou de l’atténuer.

J’ai ensuite eu l’idée de comparer Jean de Gand à ses frères. Voici une peinture de son frère aîné, Édouard le Prince Noir.

C’est celui qui est agenouillé. Hum, étrange, n’est-ce pas, qu’Édouard, « le Prince Noir » soit beaucoup plus blond que Jean de Gand ? Vous auriez pensé le contraire, d’accord ? Édouard possède à l’évidence des cheveux clairs et une barbe blonde. Ses sourcils sont si clairs qu’on peut à peine les voir. C’est dans un style plus naïf, donc probablement peint du temps d’Édouard. C’est daté de 1390, juste 14 ans après sa mort, l’artiste a donc pu rencontrer Édouard ou parler à des gens qui le connaissaient. D’autres portraits d’Édouard le montrent également blond. Pourquoi l’appelait-on alors le « Noir » ? Il n’était pas brun. À l’époque où il vivait, il s’appelait Édouard de Woodstock.

Ce n’est qu’au 16ème siècle qu’on l’appela Prince Noir, du temps de Shakespeare, et c’est lui qui a popularisé le nom.

Les sites grand public admettent qu’il n’existe aucune bonne raison pour qu’on le nomme Prince Noir, nous en arrivons donc à la conclusion que c’est une calomnie lancée par une faction au 16ème siècle. Cela colle bien à ma théorie, n’est-ce pas ? Ce qui colle bien aussi est le fait qu’Édouard est toujours calomnié aujourd’hui par les mêmes familles.

En 2014, Stephen Fry – que j’ai déjà présenté comme étant un agent secret au service des familles dirigeantes – a diffamé Édouard pendant une émission de la BBC en disant qu’il avait fait massacrer 3000 innocents pendant le siège de Limoges. Malheureusement, la BBC a dû admettre plus tard que c’était faux.

Même si l’histoire perdure depuis des siècles, selon des documents de l’époque, le nombre de morts n’aurait pas dépassé 300 et pouvait se réduire à quelques dizaines. Édouard admet dans des courriers qu’il a fait prisonniers 200 soldats, et s’il dit la vérité, nous devons soustraire ce chiffre des 300 (chose que la BBC a omis d’admettre). Ce qui ramène le nombre de morts à une petite centaine. Nous pouvons supposer que très peu de gens ont lu la rétractation de la BBC après avoir vu l’émission. C’est ainsi que fonctionne la propagande.

Qu’en est-il du troisième frère, le duc de Clarence ? Il n’y a pas de bons portraits de lui, mais dans les quelques images que j’ai trouvées, il ressemblait plus à Édouard qu’à Jean. Il était très grand et il semble qu’il avait aussi des cheveux clairs. Son nez n’était nulle part exceptionnellement long.

Comme les trois frères étaient supposés avoir le même père et la même mère, il n’y a presque aucune chance que deux d’entre eux aient un look anglo-saxon (ou scandinave ou autre), avec des cheveux blonds et que le troisième ressemble à un juif, avec une peau sombre et des cheveux noirs.

Bien, si nous ajoutons le fait admis que Jean de Gand a vu le jour dans les Basses Terres (aujourd’hui la Belgique), l’idée commence à prendre tournure.

Car nous devons nous demander pourquoi la reine d’Angleterre a accouché à Gand.

Oui, Jean avait deux frères plus âgés, mais la ligne de succession royale n’était jamais une certitude dans ces siècles avec les guerres et les maladies. Les deux héritiers mâles auraient pu périr la même semaine. Le troisième fils aurait dû naître en Angleterre, où il aurait pu être pleinement à l’abri. Vous me direz que la reine voulait l’aide de sa famille, mais ce n’est pas ainsi que ce fut fait. Ils auraient dû venir à elle et non elle à eux.

Si nous y ajoutons le fait admis qu’Édouard III n’était pas présent à la naissance et ne semblait pas s’y intéresser et l’autre fait admis à l’époque par beaucoup de gens que Jean ne serait pas du tout le fils d’Édouard, nous commençons à avoir une piste sérieuse. Et si nous regardons ensuite la mère de Jean, nous progressons.

Elle s’appelait Philippa de Hainaut des Basses Terres :

Bon, elle semble juive aussi. Cette peinture est stylisée, elle peut ne pas être convaincante, regardons alors sa mère, Jeanne de Valois :

C’est beaucoup moins stylisé, sans tentative ou presque de la rendre plus attirante. Vous remarquez quelque chose ? Le même nez et les mêmes yeux étonnants que ceux de Jean de Gand. En tant que peintre portraitiste, j’ai immédiatement enregistré la longueur du nez et la manière dont sont dessinés les yeux. Les yeux sont tellement orientaux qu’on pourrait presque les décrire comme indiens. En aucune manière on ne pourrait dire que cette femme est néerlandaise, allemande, belge ou scandinave.

Quelle est donc son histoire ? Eh bien sa grand-mère maternelle était Marie Arpad de Hongrie. J’ai tiré une sonnette d’alarme pour les Arpad dans d’autres articles en faisant des recherches sur les Jagiellon. Nous allons en découvrir plus. Sa grand-mère se nommait Marie Lascarine et sa mère était Anne Angeline Komnène. Ce nom peut paraître familier à ceux qui ont étudié l’histoire, car c’est le nom des empereurs byzantins de l’époque.

Le père d’Anne s’appelait Alexis III Ange, empereur de 1195 à 1203. Les racines de la dynastie des Komnène sont inconnues, mais ils étaient supposés être dans le passé Romains, Aroumains [Macédoine] ou Valaques [Serbie]. Ce n’est plus accepté par l’histoire officielle et maintenant on les dit Grecs. Il n’existe aucune preuve probante pour une quelconque de ces quatre hypothèses et je pense qu’elles sont toutes fausses.

Je propose que les Komnène étaient juifs. Nous en aurons d’autres preuves plus bas quand nous arriverons aux croisades. Mais pour l’instant, il est intéressant de découvrir que le premier Komnène se prénommait Manuel. Son fils aîné s’appelait Isaac. Bien entendu ce ne sont pas des noms romains, aroumains, grecs ou valaques. Ils sont juifs.

Voilà Manuel avec son épouse Marie. Il est officiellement admis que Manuel était probablement le frère d’un autre Komnène célèbre, le gouverneur d’une région d’Arménie. Cela tendrait aussi à défendre mon hypothèse, car plus nous allons vers l’est, moins il est probable qu’ils étaient grecs et plus probablement juifs.

De plus, l’Arménie est bien sûr célèbre pour ses populations juives et l’a toujours été.

Les Komnène étaient par ailleurs en lien avec Jérusalem bien avant la première croisade. Nous verrons qu’ils ont fait de bonne heure alliance avec les rois de Jérusalem, mais les Komnène y étaient déjà très actifs bien avant le passage des Croisés par Byzance et la conquête de Jérusalem. Ce n’est pas un hasard si les Komnène toléraient bien les juifs de Byzance, en leurs donnant toutes facilités durant leurs longs règnes.

Les sites grand public donnent un autre indice que nous pourrons suivre plus tard : il n’y a pas que la lignée des rois de France qu’on peut faire remonter aux Komnène. Philippe de Souabe, roi de Germanie aux environs de 1200, a épousé Irène Angelina, fille de l’empereur byzantin Isaac II Ange, un Komnène.

C’est Isaac II Ange. Avec ce nez, pas moyen de cacher quoi que ce soit !

Alors, bien qu’on nous assure que Philippe était un Hohenstaufen, ses enfants étaient également des Komnène. Comme Philippe fut le premier roi germain à être assassiné, cet indice est en fait énorme. Il est possible qu’il ait été assassiné parce que quelqu’un avait deviné qu’il avait pris une épouse juive et n’en appréciait pas l’idée. Mais on nous dit seulement que « le mobile du meurtre n’a pas été établi ».

Un autre indice, c’est que le corps de Philippe a d’abord été enterré à la cathédrale de Bamberg, puis déplacé ensuite par Frédéric II à la cathédrale de Spire. La cathédrale de Spire a été construite par Conrad II, alors que celle de Bamberg l’a été par Henri II. Ma première idée serait que quelqu’un à Bamberg a eu le même raisonnement que moi et ne voulait plus de Philippe (pas plus que son épouse) dans la cathédrale. Sachant que les motivations ne sont ni données ni connues, cette théorie devrait au moins être mise sur la table. Ce que je fais et nous verrons à quoi elle ressemble en avançant.

Une autre confirmation est que ces Conrad appartenant aux mêmes lignées que nous avons étudiées, la cathédrale de Spire peut avoir dissimulé une histoire juive.

Philippe de Souabe nous emmène aussi vers la dynastie Premyslid de Bohême que nous avons vue dans de précédents articles. Voyez par exemple Wenceslas II, qui épousa Judith de Habsbourg en 1285. Nous verrons plusieurs autres Judith plus loin. Leur petit-fils fut Charles IV, le premier roi de Bohême à devenir empereur du Saint Empire romain. Sa fille Anne devint reine d’Angleterre avec Richard III. Une autre petite-fille de Judith se maria avec le roi Jean II de France [dit Jean le Bon]. Une arrière-petite-fille devint reine de Navarre.

Mais retournons à Jeanne de Valois. Elle était par une autre lignée la petite-fille du roi Philippe III le Hardi de France, qui participa à la 8ème croisade en 1270. Et c’est là que les choses deviennent de plus en plus étranges. Suivez si vous le pouvez cette histoire :

Philippe, alors âgé de 25 ans, accompagna son père le roi Louis IX (Saint Louis, ci-dessus, remarquez le nez) dans une croisade contre Tunis (Afrique du nord).

Cette croisade semble particulièrement imprudente si vous vous souvenez de la 7ème croisade, seize ans plus tôt, pendant laquelle le même roi Louis fit par mer le siège de l’Égypte, pour voir son armée toute entière décimée et lui-même capturé. Il mourut presque de dysenterie, selon l’histoire, et fut sauvé grâce à l’aide des habitants qui le soignèrent.

La rançon demandée pour sa libération fut astronomique [500.000 livres, environ 15 millions d’euros]. Comme la croisade fut dès le départ un gouffre financier, ce fut un énorme échec. Ce n’est donc pas très crédible. Je dirais que la 7ème croisade est tout aussi crédible que celle de Napoléon en Égypte, que j’ai démonté ailleurs.

Mais la 8ème croisade est encore plus absurde. Les croisés débarquèrent en Afrique du nord le 18 juillet et campèrent sur les ruines de Carthage. Assez commode. Ils s’installèrent là et attendirent que Charles d’Anjou les rejoigne. Comme il était le frère de Louis et le roi de Sicile, il n’aurait pas dû tarder, d’accord ? Louis avait pris la mer depuis le sud de la France « avec un mois de retard » et Charles arrivait de Sicile, bien plus près, pourquoi a-t-il donc tant tardé ? Il n’arriva qu’à la fin août, presque six semaines après Louis. Pensez-vous vraiment que c’était le plan ? Avec une partie des forces qui arrive six semaines plus tôt que l’autre et s’installe sur une côte infestée d’insectes en plein été ? Tout pour réussir !

De toutes façons, le temps qu’il fallut à Charles pour arriver, Louis était déjà mort ainsi que l’un de ses fils, Jean Tristan, le suivant dans la lignée après Philippe III. C’est aussi bien commode pour son histoire. Pratique également la mort du beau-frère de Philippe, le mari de sa sœur Isabelle. Ce beau-frère, Thibaud II de Navarre, aurait pu sans aucun doute raconter des histoires, son décès était également nécessaire. Nous ne pouvons qu’imaginer comment ce fut accompli. Les histoires publiées ne prennent même pas la peine de donner la cause de la mort, bien qu’il n’avait que 31 ans. Bien pratique aussi qu’il meure sans enfant.

Deux mois plus tard, Isabelle mourut à l’âge de 30 ans, de cause inconnue. Un mois après, c’est l’épouse de Philippe (une Isabelle aussi) qui décède, soi-disant après une chute de cheval pendant sa grossesse. D’accord. Parce que les femmes enceintes adorent monter à cheval. Cette Isabelle aurait accompagné Philippe en croisade – autre fait très curieux, si c’est bien le cas. Leur fils de deux ans, qui deviendra Philippe IV – resta à la maison.

Peu après, l’oncle de Philippe mourut aussi. Également sans enfant. Philippe ne rejoignit Paris que neuf mois plus tard. Nous devons nous demander pourquoi il lui fallut neuf mois pour revenir en France après le décès de son père et accéder au trône. Il est admis qu’il n’est pas resté à Tunis pour poursuivre la croisade, car son contingent quitta l’Afrique presque immédiatement. Seul Charles resta pour les négociations.

Rien de tout ceci n’a de sens, que s’est-il donc réellement passé ? Eh bien, il est tout à fait suspect que presque tous ceux qui auraient pu identifier ce Philippe le Hardi soient morts en quelques mois et qu’il ait lui-même disparu pendant neuf mois. Avons-nous la certitude que le prince qui a quitté la France et y est revenu soit le même ?

En essayant d’y voir clair dans cette histoire, je me suis souvenu que lors d’événements ultérieurs, nous avons découvert que la vérité se trouvait normalement à 180° de l’histoire qu’on nous raconte. Si on nous dit noir, la vérité est blanc. Je me suis donc dit, « Qu’aurions-nous si les croisades étaient à 180° de la vérité ? Quelle en serait l’implication ? »

Cela voudrait dire que l’Europe occidentale n’envahissait ni ne cherchait à conquérir Jérusalem : non, ce serait Jérusalem en train d’envahir et de conquérir l’Europe de l’ouest. Mais comment pourrait-elle l’accomplir sans l’envahir ouvertement?

Nous n’avons aucune preuve d’un envahissement à visage découvert – comme de grandes armées juives en marche d’est en ouest ; avons-nous donc des preuves d’une invasion déclarée ? Oui. Je vous ai donné des tonnes de preuves pour les siècles antérieurs, nous devons donc chercher des preuves semblables pour les siècles plus récents, ceux des croisades.

Juste comme exemple, disons que la 7ème croisade pour l’Égypte s’est faite comme on nous l’a dit. Disons que Louis est allé en Égypte, a été capturé et a fait l’objet d’une rançon.

Disons que des financiers juifs ont été impliqués dans l’échange d’argent et disons que l’un d’entre eux a eu l’idée d’introduire des espions dans l’entourage du roi à son retour. Disons qu’ils ont même été en partie chanceux dans l’affaire en trouvant un homme ou deux dans Paris. Bon, l’un d’eux a pu avoir cette idée lumineuse :

– Dis-moi, Abraham, la prochaine fois que l’un de ces stupides rois d’occident va se tremper les fesses en Orient, au lieu de le rançonner, pourquoi ne pas le tuer et rançonner son fils ? Ces andouilles voyagent toujours avec leurs fils, d’accord ? Encore mieux, pourquoi ne pas remplacer son fils par un imposteur ?
– Mais Lévy, ça ne va pas marcher. Quelqu’un le reconnaîtra et dévoilera la supercherie.
– Non, nous créerons son entourage aussi avec des gars au type occidental et ensuite il n’y aura qu’à empoisonner tous ceux qui pourraient le reconnaître en dehors de cet entourage.
– Ça pourrait fonctionner pendant le retour, mais ça ne peut pas marcher à Paris. Nous n’allons pas empoisonner la moitié de Paris.
– Pas besoin. Nous avons juste à empoisonner quelques acteurs-clé : son père et tous les participants de la croisade seront déjà morts, nous n’aurons qu’à trucider, disons, sa femme, son oncle, peut-être une sœur ou un beau-frère. Les autres, nous pourrons les acheter.
– Penses-tu que ce serait aussi facile ?
– Je ne sais pas. Il n’y a qu’à essayer. C’est sûrement risqué, mais pense à la récompense. Si nous échouons, nous perdons deux frères. Si nous gagnons, nous mettons la main sur tout le pays.

Voyez ça comme un jeu d’échecs. Les Juifs ont toujours été très bons aux échecs.

Si les récits des croisades sont véridiques, ces rois d’occident y étaient assez nuls. Imaginez que vous mettez votre roi juste en avant de tous vos pions. Vous cherchez les ennuis. Mais si ce qu’on nous a dit est vrai, ce fut encore pire.

Pendant cette 8ème croisade, Louis aurait emmené ses deux fils avec lui et ces fils ont emmené leurs épouses et ils ont tous campé sur le rivage de la Méditerranée, attendant six semaines que l’autre moitié des forces arrive. Ceci après s’être fait botter les fesses par les Africains quinze ans avant. Il avait donc en fait le QI d’un singe retardé. Allez-vous vraiment me dire que les Juifs ne pouvaient jouer un sale tour à son entourage ? Je ne dis pas que cela s’est passé ainsi. Nous n’en sommes qu’au début. Je pose l’idée sur la table, pour garder cela en tête tout en progressant. Au moins, c’est amusant. Nous pourrons réfléchir à quelque chose de mieux après nos recherches.

Mais comment en suis-je arrivé là ? Comment ai-je pu proposer une idée aussi farfelue ? Je vous ai déjà dit comment j’y suis parvenu. J’ai vu une preuve que Jean de Gand et sa mère étaient juifs, j’ai donc suivi la piste.

Si ces Juifs étaient présents dans les lignées royales de l’Europe du nord-ouest, ils ont dû y arriver d’une manière ou d’une autre. Ils ne sont pas juste tombés du ciel.

J’en suis rapidement arrivé à Philippe III dont l’histoire n’a aucun sens. J’ai vu que le récit ridicule qu’on fait de lui réclamait la solution que j’ai offerte. Ce n’était rien d’autre qu’une série de signaux d’alarme, pointant tous dans la même direction. Utilisons donc ce que nous avons trouvé pour étudier les autres croisades.

Nous remonterons en arrière, la suivante sera donc la 6ème croisade. Pas très intéressante sur le plan des batailles, mais elle nous plonge dans la généalogie, qui – comme d’habitude – est très révélatrice. Cette croisade impliquait Frédéric II, empereur du Saint Empire romain.

En 1225, il épousa Yolande de Jérusalem. Cela apparaît déjà comme un bel indice, car si elle était juive, cela confirme ici toute ma théorie. Mais les historiens nous disent bien sûr qu’elle ne l’était pas. Oui, son père Jean de Brienne était roi de Jérusalem, mais les rois de Jérusalem n’étaient pas juifs, nous dit-on. Ils venaient des familles des croisés précédents. Le père de Jean de Brienne venait de la Champagne et était français. La Champagne se révèlera un gros indice, mettons-le de côté pour l’instant. Sa mère était également européenne : Marie de Montferrat, dont le père était un gentilhomme italien. Ce Conrad de Montferrat était roi de Jérusalem en 1190.

Mais pas si vite. La mère de Conrad s’appelait Judith de Babenberg, la fille supposée d’Agnès d’Allemagne. Mais Judith n’est pas un nom allemand. Il est juif. Ces généalogies apportent énormément d’eau à notre moulin. La grand-mère paternelle de Conrad apporte aussi un indice, car on la donne comme Gisèle, fille du comte de Bourgogne. On ne donne pas de mère, sauf le prénom de Stéphanie. Ce qui ne semble même pas un nom de famille.

Autre chose du même genre, c’est que la mère de ce comte est donnée comme Alice de Normandie. Sa mère s’appelait… attendez… Judith de Bretagne. Étonnant qu’il y ait autant de Judith dans ces lignées françaises et allemandes, n’est-ce pas ? Nous avons déjà vu cette Judith de Bretagne, car c’était la grand-mère de Guillaume le Conquérant.

Notez aussi les comtes de Bourgogne dans le paragraphe ci-dessus. Nous les reverrons plus loin. Ils étaient célèbres pour avoir introduit les Anglais en France, comme pendant la Guerre de Cent ans. Ils étaient les grands ennemis de Jeanne d’Arc, vous vous souvenez ?

Mais revenons à Guillaume le Conquérant, le petit-fils de Judith de Bretagne :

Il y a de quoi rigoler quand on voit qu’ils publient toujours ça comme Guillaume le Conquérant. Ils n’ont pas peur de montrer son air juif, car ils n’ont aucun respect pour votre intelligence. Je suis simplement surpris qu’ils ne publient pas de portraits de lui avec une kippa.

Mais suivons une autre lignée. La mère de Marie de Montferrat se nommait Isabelle Ière de Jérusalem. Elle était la fille de Marie Comnène, elle-même fille de Marie Taronitissa [ou Taronitès], « descendante des anciens rois d’Arménie ». Tenez bon. L’Arménie avait été récupérée par l’empire byzantin, mais l’Arménie n’était pas en soi chrétienne. Ces anciens rois arméniens étaient donc turcs ou arabes (ou juifs) et notre première idée – étant donnée la formulation – est qu’ils étaient du califat Omeyyade.

C’est curieux, car selon l’histoire qu’on nous sert, la raison des croisades était de combattre les Arabes, non de faire alliance avec eux. Malgré tout, étant donnée l’ampleur de l’histoire que nous déroulons, mon idée est que Marie Taronitissa n’était pas du tout arménienne. Elle pouvait être originaire d’Arménie, mais il est plus probable qu’elle était juive, nous donnant une autre lignée d’infiltration. L’Arménie possédait une importante population juive, même du temps du califat, car l’histoire officielle admet que les califes toléraient très bien les Juifs à l’époque.

Notez aussi le nom Comnène. Nous l’avons déjà vu plus haut, orthographié avec un « K ». Komnène. Les récits officiels se soucient-ils de relier ces deux noms ? Non, pour autant que je sache. Souvenez-vous, ils nous disaient que les Komnène de Byzance étaient grecs (ou Romains ou Aroumains ou Valaques). Maintenant ils nous disent que Comnène est arménien. Vous voyez pourquoi je pense qu’on nous mène comme d’habitude en bateau en nous parlant de tout sauf des Juifs.

Pour comprendre ce que je veux dire, il vous suffit d’aller sur la page Wiki ‘Juifs d’Arménie’. Elle nous dit que la présence juive en Arménie remonte à plus de 2000 ans. Il y existait une large population juive au premier siècle avant notre ère. Vartkesavan était presque depuis le début un important centre commercial avec une population juive concentrée. Au 4ème siècle de notre ère, il y eut un afflux massif de Juifs en provenance de la Grèce et « de nombreuses villes arméniennes devinrent à prédominance juive ».

Des Juifs de Samarie et d’Assyrie furent déportés plus tard d’Arménie. Notez cela : on nous dit que l’Arménie était un lieu de rassemblement et une zone d’attente pour les Juifs pendant les siècles précédant les croisades.

Mais attendez, n’avons-nous pas vu le nom Vartkesavan plus haut ? Non, c’était un Komnène qui gouvernait la région Vaspurakan d’Arménie. Mais Vartkesavan se trouvait-elle dans la région du Vaspurakan ? Comme il est dit que Vaspurakan était le berceau de la civilisation arménienne, je le supposerais.

Une autre recherche à ce sujet rapporte quelques pépites, car selon l’histoire officielle, les gouverneurs du Vaspurakan appartenaient pendant ces siècles à la maison d’Artsrouni.

Ce Komnène était donc un Artsrouni, ce qu’on ne nous dit pas sur d’autres pages. Et si nous suivons ce lien-là, nous découvrons que les Artsrouni prétendent descendre des fils du roi assyrien Sennachérib de la bible (Isaïe, XXXVII, 38).

Ce qui nécessite un détour, mais un autre bref détour est nécessaire d’abord, car sur la même page ils admettent que les Bagratides, rois de Géorgie [dans le Caucase], prétendent descendre du roi David. Je ne le savais pas. Bien entendu, les historiens actuels rejettent ces deux affirmations, mais comme ces historiens ont des noms comme James Russell, nous pouvons prendre leur refus avec un brin de scepticisme.

Les Bagratides prétendent certainement appuyer ici ma thèse, mais les Artsrouni prétendent le contraire, n’est-ce pas ? C’est à dire, si ce qu’on nous dit sur Sennachérib est exact, ce ne l’est probablement pas, jamais. L’Assyrie est dépeinte comme l’ennemie tant de Babylone que de Juda, ce qui est étrange sachant que Babylone et la Juda étaient aussi ennemis jurés.

Sennachérib est celui qui a détruit Babylone en 689 avant notre ère, ce qui sans aucun doute a rendu les Juifs extrêmement heureux. Je pense que l’indice ici est que les Artsrouni prétendent descendre des fils de Sennachérib et non de Sennachérib lui-même. En quoi cela aurait-il de l’importance ? Eh bien, cela en a beaucoup, parce que ces fils tuèrent en fait leur père « en d’obscures circonstances ». Ces circonstances sont-elles si obscures ou ont-elles été obscurcies pour la même bonne vieille raison? À vous de décider.

Sennachérib eut deux épouses et quatre fils. Le premier fut tué par les Babyloniens. Le quatrième fils fut le seul de sa seconde épouse, mais c’est ce fils-là qui devait lui succéder. Étrange. Ainsi les deux fils intermédiaires étaient à juste titre en colère. Mais pourquoi avaient-ils été court-circuités ? Ce n’est pas dit, mais si nous supposons que la première femme de Sennachérib était juive, cela répondrait à toutes nos questions à la fois, n’est-ce pas ?

On aurait des Artsrouni juifs, ce que je soupçonnais depuis le début et expliquerait les « obscures circonstances » de Ninive.

Pour conforter cela, remarquez que nous avons les habituelles « obscures circonstances » sur les sites officiels, qui ont beaucoup à dire au sujet de la seconde épouse, Naqi’a Zakitu – avec même un lien vers sa propre page sur Wiki – mais n’ont rien à dire sur la première épouse [elle ne figure même pas sur le Wiki en français]. Son nom est donné comme Tašmētu-šarrat, mais aucune information n’est disponible sur Wiki. Nous devons aller sur Oxford, où nous en apprenons un peu plus. On nous parle là d’inscriptions où elle est appelée la « femme chérie », « dont les traits dépassaient en perfection ceux de toutes les femmes ».

Le texte admet que de telles inscriptions étaient peu courantes ou même « uniques », supposant que ce genre de mariage n’était habituellement pas un mariage d’amour. Ce que nous pouvons prendre aussi comme confirmation de nos hypothèses. D’autres indices proviennent du début du règne de Sennachérib, où nous découvrons qu’il n’était pas le premier fils. Quand son père Sargon II mourut, la transition vers Sennachérib ne se fit pas « en douceur ». Elle déclencha des révoltes au Moyen-Orient et il fallut trois ans ou plus pour que Sennachérib consolide sa prétention au trône. Mais pourquoi une transition du père à son fils causerait-elle des révoltes ?

De nouveau, quelqu’un pourrait mettre sur la table la possibilité que sa mère était également juive. Je le fais. Son nom était Ra’ima. Un nom court comparé aux deux autres reines, indiquant quelque chose de caché. Pourquoi ont-elles deux noms et n’en a-t-elle qu’un ? Si nous faisons des recherches, nous trouvons que Raima est un nom féminin arabe qui signifie « agréable ». Il est donc bien plus dénué de sens et peut indiquer qu’il a été inventé. Ils ont juste ajouté une apostrophe pour le faire paraître assyrien.

De nouveaux indices arrivent quand nous étudions la campagne de Sennachérib contre Juda. On nous dit qu’Ézéchias avait renoncé à l’allégeance syrienne. Bien, cela veut dire que jusqu’en 701, Juda avait prêté allégeance à l’Assyrie. Ce qui signifie qu’ils étaient alliés. (S’ils étaient alliés, alors ces rois assyriens ont très bien pu prendre des femmes juives comme premières épouses dans les premières années – pour leur beauté – et ensuite prendre des épouses assyriennes comme secondes épouses pour engendrer des héritiers. Nous avons des signes à ce sujet avec Sargon et Sennachérib).

Cette campagne est tout aussi curieuse dans ses détails, car Sennachérib fut très clément envers Juda et Jérusalem en particulier. Il prit Sidon et Ascalon et le reste de Juda céda. Puis il « assiégea » Jérusalem, mais « ne la mit jamais à sac ». Ézéchias garda même son trône ensuite, bien qu’il ait dû prêter de nouveau allégeance. Ce qui semble une réponse très molle en réponse à une rébellion, selon les standards actuels, et ce qui confirme aussi mes doutes. Par comparaison, regardez ce que fit Sennachérib à Babylone quand elle se rebella : il fit égorger tout le monde, fit raser entièrement la ville et même détruire la colline sur laquelle elle était bâtie en détournant l’eau des canaux qui l’entouraient, l’inondant complètement. Pas un cancrelat n’y échappa.

Autre chose intéressante à évoquer, Lord Byron écrivit un poème sur Sennachérib : « La destruction de Sennachérib », qu’on trouve dans ses Mélodies hébraïques. Il raconte cette attaque contre Jérusalem et Ézéchias. Nous devons de nouveau nous demander pourquoi Byron, un « Gentil », s’intéressait autant à de tels sujets et je vous ai donné la réponse dans mon article sur Napoléon :

Byron n’était pas un Gentil, c’était un autre crypto-juif, commémorant sa propre histoire. Cependant, Byron fait plus que la commémorer, il la falsifie, rapportant que les soldats de l’armée assyrienne moururent miraculeusement dans leur sommeil. Les annales assyriennes n’en parlent pas ainsi, étrangement. Wikipédia a d’autres intéressantes informations pour nous, quand elle admet que le poème de Byron était très important pour Mark Twain. Il est mentionné dans Tom Sawyer et plusieurs autres de ses écrits. Pourquoi ? Encore une fois, je vous ai donné la raison dans mon exposé sur Twain : il appartenait aux mêmes familles.

Moussorgski écrivit plus tard une chorale basée sur le poème de Byron, nous indiquant son ascendance. En fait, Wiki admet que les Moussorgski (les « éboueurs ») descendaient des Rurik, fondateurs de la dynastie Rurik, via les princes de Smolensk. Nous avons vu Smolensk dans d’autres articles et la dynastie Rurik fait une deuxième apparition dans celui-ci. Regardez St Olga ci-dessous [beaucoup plus loin dans l’article], également de la dynastie Rurik. Cela relie Moussorgski aux principales lignées généalogiques de cet article et le met en lien direct avec Hugues, comte de Champagne, l’un des premiers Templiers.

Nous pourrons en apprendre davantage une autre fois, mais pour l’instant nous devons reprendre la ligne directrice.

Retournons donc aux rois de Jérusalem après les croisades.

Il est intéressant aussi de mentionner Morfia de Malatya, épouse de Baudouin II, roi de Jérusalem en 1118.

Sa mère n’est pas mentionnée, mais son père est Gabriel, noble arménien qui fut le gouverneur de la Malatya (un peu plus à l’est de l’Arménie). On nous dit qu’il était grec orthodoxe, mais étant donné son rôle de gouverneur de Malatya, il y a peu de chance que ce soit vrai.

D’autres pages de Wikipédia le confirment, car elles admettent l’histoire officielle : après la bataille de Manzikert en 1071, où les Turcs triomphèrent des Byzantins, la région entière tomba aux mains des Seldjouk. En fait, Malatya tomba bien avant, conquise en 1058. Gabriel gouverna ensuite, il n’y a donc aucune chance que le gouverneur d’une ville soit un grec orthodoxe. Étant donné son nom, il était probablement juif.

Les Seldjouk n’auraient pas nommé un chrétien pour gouverner la ville, mais ils ont pu nommer un riche Juif pour gérer les finances locales. Ou bien, Gabriel a pu acheter son indépendance avec d’énormes tributs aux Seldjouk. Rappelez-vous ce que nous avons découvert plus haut : l’Arménie a été fondée par des immigrants juifs venant des siècles plus tôt de Grèce. Gabriel pouvait donc être grec en ce sens. Ses ancêtres ont pu arriver de Grèce, mais ils étaient juifs.

Je vous encourage à constater toutes les autres contradictions flagrantes qu’on peut lire au sujet de Gabriel. On nous dit qu’il a été relevé de son grade de l’armée byzantine. D’accord, alors pourquoi dirigerait-il la ville après que l’armée byzantine ait été mise en déroute ? On nous dit qu’il préserva l’indépendance de Mélitène [l’ancien nom de la ville de Malatya] avec l’aide des Danishmendites [dynastie turque convertie à l’Islam] – rivaux des Seldjouk – mais ils ne firent la capture de Mélitène qu’en 1100.

Et par ailleurs, ils étaient aussi les grands ennemis des croisés. Et pourtant sur la même page il est dit qu’après 1100, Gabriel « s’investit fortement auprès des commandeurs de la première croisade ». Les deux sont-ils compatibles ? Comme sa fille épousa le roi de Jérusalem, il y a quelque chose qu’on a omis de nous dire ici. Le seul moyen d’y trouver un sens est de reconnaître que Gabriel était très riche, probablement grâce au commerce de tissus ou à quelque chose du même genre, et il a acheté les Turcs, qui n’ont pas réalisé qu’il finançait aussi les croisés.

Gabriel utilisait manifestement les croisés pour garder les Turcs occupés à guerroyer dans le sud, en détournant leur esprit de Mélitène – qu’ils pensaient posséder déjà. Cela fonctionna jusqu’en 1100, quand les Turcs se rendirent compte du double jeu de Gabriel et Mélitène devint le lieu d’une immense bataille. Gabriel appela ses potes croisés à la rescousse mais ils ne purent l’aider. Les Turcs gagnèrent et exécutèrent Gabriel. On ne peut pas dire qu’il ne l’ait pas vu venir.

Mais Gabriel avait déjà joué sa meilleure carte en mariant sa fille à Baudouin. Quand les croisés rentrèrent enfin en Europe de l’ouest, ils emportaient avec eux les gènes de toutes ces épouses d’orient. Ils emmenaient aussi avec eux d’autres membres de la famille dans l’entourage, qui pareillement se marièrent à la cour une fois de retour. De cette manière, l’effet à long terme des croisés ne fut pas la conquête de Jérusalem, de la Palestine ou du Moyen-Orient, ce fut l’inverse : une infiltration des lignées royales occidentales par les familles d’Orient.

Nous avons vu cela quand plus tard les Médicis, Jagiellon et Vasa s’introduisirent par mariage dans les maisons royales d’Europe, mais cela s’était déjà fait à l’époque de la première croisade et avant.

Vous direz que cela fonctionna dans les deux sens et que c’était juste un autre exemple de métissage mondial et jusqu’à un certain point, c’est exact. La différence étant aujourd’hui que les Juifs avaient apparemment un plan alors que les Gentils n’en avaient pas.

Les croisés n’avaient aucune intention d’infiltrer les maisons royales juives ou turques ou arabes, car ils ne l’envisageaient même pas semble-t-il comme un but désirable. S’ils ont pris des femmes orientales, c’était uniquement parce qu’elles étaient belles ou séduisantes. Mais de l’autre bord, il y avait définitivement un plan, sinon les Juifs auraient marié leurs filles aux Européens sans discrimination. Nous voyons au contraire qu’ils ne les marient qu’à des rois ou autre noblesse reconnue. Dans la plupart des autres cas, les Juifs étaient bien plus stricts pour marier les leurs.

Une étude attentive nous fait dire qui réécrit ce récit. Presque sans exception, les protagonistes juifs restent dans l’ombre. On n’entend généralement pas parler d’eux et les rares fois où ils sont mentionnés dans ces récits, c’est en tant que victimes impuissantes, massacrées sans raison apparente.

Dans ces histoires de croisades, on nous dit que les croisés ont été envoyés par le pape pour libérer les terres saintes des méchants Arabes, mais si c’était le cas, pourquoi irions-nous massacrer les Juifs ? Cela n’a aucun sens. Étant donné ce que nous savons par l’histoire plus tardive, un scénario plus probable est que ce sont les Juifs qui voulaient nettoyer les terres saintes de ces Arabes et ce furent eux qui invitèrent et payèrent les croisés pour qu’ils viennent.

Nous en avons déjà eu un aperçu plus haut, car il est admis que les empereurs de Byzance demandèrent de l’aide au pape. C’est ce qui a fait démarrer les croisades. Eh bien je viens de vous montrer que les empereurs byzantins de l’époque étaient des Komnène et qu’ils étaient très probablement de descendance juive.

Il est donc peu plausible qu’on ait massacré ces Juifs sans discernement. Si certains furent tués, c’était sans doute par des croisés qui ne faisaient pas la différence entre un Juif et un Arabe. Mais je suppose que le nombre de morts juifs a été largement gonflé, afin de détourner l’attention sur eux dans le récit global. Et aussi pour les faire apparaître comme les victimes d’un combat plus vaste où ils n’avaient presque pas pris part. Juste le contraire de la vérité, comme à l’accoutumée.

Mais revenons à la sixième croisade. Si vous trouvez une logique dans cette croisade, vous méritez une médaille. L’ensemble du récit fait penser qu’on dissimule le combat entre le pape et le Saint Empire Romain (ce qui est bien admis sur la page Wiki). Frédéric II prit la route de St jean d’Acre en 1227, mais dut revenir en Italie quand son armée fut décimée par une épidémie (de quoi, on ne le dit pas).

Le pape Grégoire IX l’excommunia immédiatement, bien qu’on ne nous dise pas comment fuir une épidémie constitue une offense passive d’excommunication. Comme Frédéric repartit bientôt en croisade, la raison de son excommunication n’est pas claire. Pourquoi n’a-t-elle pas été levée après son deuxième départ ? Frédéric fit ensuite une halte à Chypre, où une autre chamaillerie avec Jean d’Ibelin fut fabriquée pour expliquer pourquoi il n’eut que peu de soutien. Mais si c’était le cas, le pape aurait dû excommunier Jean pour avoir interféré avec la croisade. Quand Frédéric atteignit Acre, le Patriarche et le clergé refusèrent de l’appuyer à cause de l’excommunication. Mais dans ce cas, ce fut le pape en personne qui se mettait en travers de la croisade. Il aurait dû s’excommunier lui-même.

Comme je l’ai dit, il n’y a aucune once de bon sens ici. Bien que Frédéric n’ait pu témoigner de sa force, pour une raison quelconque le sultan d’Égypte céda Jérusalem, Bethléem, Nazareth, Jaffa et Sidon aux croisés sans même un combat. Étrange liste de noms, dois-je dire. Le sultan céda-t-il aussi le Mont Ararat, la Mer Morte et Disneyland ? On nous apprend que l’un des résultats du traité fut que les Juifs eurent l’interdiction de vivre à Jérusalem. Bien. Je suppose que le sultan était d’accord pour que les Égyptiens aient l’interdiction de vivre au Caire.

Franchement, cette sixième croisade semble totalement fabriquée, ce qui expliquerait l’excommunication de Frédéric : il n’y est jamais allé. Il aurait pu obtenir le même traité sans s’être jamais montré, n’est-ce pas ? Ce qui expliquerait aussi le manque de bataille. Le sultan céda-t-il réellement quelque chose ? C’est douteux. Il me semble qu’il était occupé ailleurs et que les Européens revendiquèrent simplement Jérusalem pendant son absence.

En 1244 (juste 15 ans plus tard) il revint d’Orient et mit un terme à toutes leurs revendications inconsistantes. Je serais intéressé de voir la copie égyptienne de ce traité, qui a donné Jérusalem sans un seul combat. Je pense que soit il n’existe pas, soit il a été rédigé sur un cahier d’écolier.

Ce qui nous conduit à la cinquième croisade. Si vous y comprenez quelque chose en lisant les divers récits sur internet, vous méritez deux médailles d’or. Ces récits semblent être passés par un standard téléphonique de l’Uttar Pradesh. Non seulement ils sont simplistes et bourrés de fautes de grammaire, mais ils se contredisent à plusieurs endroits. On nous dit sur Wikipédia que les croisés, conscients qu’ils ne pourraient prendre Jérusalem alors qu’elle était contrôlée par un puissant sultan d’Égypte, décidèrent d’attaquer en premier l’Égypte. Mais ensuite ils nous disent que les musulmans de Jérusalem, craignant un nouveau bain de sang comme lors de la première croisade, s’enfuirent de la ville et abattirent les murs, pour que les chrétiens n’aient aucune protection après avoir pris la ville. Bon, si ce fut le cas, alors qu’est-ce qui empêchait les croisés de prendre Jérusalem ? Je suppose qu’ils passèrent juste par là en avançant vers le sud, refusant de prendre une cité non protégée jusqu’à ce qu’ils aient vaincu d’abord une Égypte bien protégée.

L’université du Michigan nous dit qu’en 1218, André II de Hongrie tenta de prendre Acre. Mais les autres sites nous disent qu’Acre était dès le départ une base opérationnelle pour la cinquième croisade. C’était le siège supposé de Jean de Brienne, roi de Jérusalem. Ce qui nous conduit au problème de nombreuses croisades, comment ces rois de Jérusalem ont-ils pu garder leur trône en Terre Sainte pendant ces longues périodes où la région était contrôlée par les Seljouk, les Égyptiens ou par d’autres régions de l’Orient.

Il est difficile de croire qu’ils se détournèrent de Acre, car on la disait incroyablement riche. On nous dit qu’elle était en 1170 le principal port de la Méditerranée et qu’elle procurait plus de richesses à son dirigeant que la totalité des revenus du roi d’Angleterre. Elle aurait été gardée par les croisés pendant tout un siècle, de 1191 à 1291, mais c’est difficile à croire sachant qu’après la troisième croisade, toutes les armées croisées repartirent pour l’Europe. Philippe II de France et Léopold V d’Autriche firent rapatrier leurs armées en 1191 et l’année suivante Richard Ier d’Angleterre partit aussi. Sans ces armées, tout ce qui restait à Acre était un traité, fondamentalement sans valeur. Les différents rois de Jérusalem auraient eu besoin d’immenses armées sur pied pour tenir à distance toutes les armées d’Orient et ils ne les avaient tout simplement pas. Donc rien de tout ceci n’est crédible dès le premier mot.

Pour étayer cela, on nous dit que les dirigeants de la cinquième croisade avaient réclamé une alliance aux Seldjouk pour attaquer l’Égypte. Quoi ? Pourquoi les Seldjouk se seraient-ils alliés aux croisés ? Qu’avaient-ils exactement à y gagner ? Ou devrais-je dire, qu’avaient les croisés à offrir ? Les croisés voulaient Jérusalem (qui, rappelez-vous, était supposée à l’époque débarrassée des Musulmans et non protégée), mais qu’avaient les croisés qui serait utile aux Seldjouk ? Acre et rien d’autre. Et ils pouvaient la prendre quand ils le voulaient. Tout ce qu’ils avaient à faire était d’attendre le retour des armées croisées en Europe.

Tout ceci nous rappelle que les croisés avaient de nombreux ennemis en Orient, pas juste un seul. Ils avaient d’abord les Seldjouk et les Ayyoubides à combattre et s’il y avait une quelconque alliance à faire, c’était avec ces armées. Ils étaient tous des orientaux et la dernière chose qu’ils voulaient était un pouvoir occidental venant démarrer des guerres de religion. Les Seldjouk et les Ayyoubides auraient pu être ennemis, mais c’étaient tous des états musulmans. Encore plus, c’étaient tous des musulmans Sunni. Leurs guerres n’étaient donc pas des guerres de religion. Ils n’auraient pas fait une alliance avec les chrétiens d’occident juste pour le plaisir.

Voici quelque chose d’intéressant à étudier :

C’est l’empire Seldjouk dans sa plus grande extension en 1092. [Miles a extrait cette image du Wiki anglophone. Si on cherche la même image sur le Wiki français, on a une autre carte où le « trou » dont il parle plus bas est inexistant. Bizarre, non ? Voir ICI] Sa capitale à l’ouest était Hamadan, aujourd’hui à l’ouest de l’Iran (au nord et à l’ouest de l’étoile sur la carte). Ce n’était donc pas un empire à deux balles d’éleveurs de chèvres. Ces gars étaient de sérieux guerriers. Ce n’est cependant pas pour dire ça que j’ai posté cette carte. Il y a un trou plutôt bien visible sur la carte [zone en jaune pâle], n’est-ce pas, au-dessus de la Palestine et à l’est de Byzance. C’est quoi ? C’est l’Arménie. Pourquoi ces Seldjouk auraient-ils été capables de conquérir Byzance mais pas l’Arménie?

Mont Ararat

Vous pouvez vous y perdre, car ce n’est pas l’Arménie d’aujourd’hui, qui se trouve à des centaines de kilomètres vers l’est. Mais à l’époque des croisades, l’Arménie était centrée dans le coin oriental de la Méditerranée, au-dessus d’Antioche. Donc, encore une fois, pourquoi les Seldjouk auraient-ils abandonné l’Arménie ? C’est un indice central pour ce grand mystère, car l’Arménie revient toujours sur le devant de la scène. Vous ne voyez pas encore l’indice ? Ajoutez-y cet autre indice : en plein centre de ce trou sur la carte de l’empire Seldjouk et en plein centre de l’Arménie de l’époque il y a le Mont Ararat (ci-dessus).

À moins d’être un chrétien ou un Juif très cultivé, vous auriez pu supposer que le Mont Ararat était en Israël ou en Syrie ou en Jordanie, mais il se trouve en fait dans la Turquie actuelle, loin au nord. C’est là que l’Arche de Noé se situerait. Ce qui nécessite une autre digression. Si vous allez sur la page Wikipédia pour ‘Arche de Noé’, vous trouvez la déclaration suivante, « Il n’y a aucune preuve scientifique d’un déluge ». Wiki a même une page intitulée « le mythe du déluge ». Il est amusant de lire sur cette page qu’ils admettent :

Les inondations qui ont fait suite à la dernière période glaciaire ont pu inspirer des mythes qui survivent de nos jours.
C’est en quelque sorte un mensonge de mettre ce titre sur la page, n’est-ce pas ? S’il y a eu des déluges étendus suite à la dernière période glaciaire, alors comment ces déluges seraient-ils un mythe ?

Et si vous faites une recherche générale sur ‘des déluges mondiaux ont-ils existé ?’, vous voyez comment les officiels se contredisent. En fait, la seconde entrée de cette recherche nous emmène vers un article de 2012 sur ABCNews, qui nous parle d’une preuve d’un grand déluge à l’époque dans les Terres Saintes. Par ailleurs, la science officielle a connaissance des âges glaciaires grâce aux données provenant d’échantillons de glace prélevés en Antarctique et grâce à beaucoup d’autres preuves.

Le dernier âge glaciaire s’est terminé en – 9500, il n’y a pas si longtemps. Quand des ères glaciaires s’achèvent, vous allez manifestement avoir des déluges étendus à très grande échelle. Alors, si oui ou non il y a eu un grand déluge aussi récemment que l’époque de Noé (en – 5000 ?), la probabilité qu’il y ait eu antérieurement de grands déluges est très élevée. En fait, concernant la preuve de ces déluges, pour ceux qui ne souhaitent pas creuser d’anciens traités scientifiques, différentes personnes ont compilé et noté des preuves, comme Vélikovsky et Donnelly. Tous deux sont aujourd’hui vilipendés mais le Ragnarok de Donnelly compile bon nombre de preuves intéressantes dans ses premiers chapitres en se servant des recherches respectées de Sir Archibald Geikie, Louis Agassiz et d’autres. Vélikovsky fait de même. Je ne fais pas la promotion des conclusions données par chacun de ces hommes, mais leurs livres sont une source facile de données d’un grand intérêt, difficiles à trouver autrement.

Mais revenons à la cinquième croisade. Il y a autre chose qui n’a ni queue ni tête.

Quand les croisés assiégèrent Damiette, au nord-est de l’Égypte, on nous dit qu’ils ont pris la célèbre tour à l’extérieur de la cité, mais qu’ils n’ont pu prendre la ville elle-même. Malgré cela, le sultan Al-Kamil offrit d’échanger Jérusalem contre Damiette. Vachement généreux de sa part, sachant que les croisés n’avaient même pas pris Damiette. Néanmoins, ces croisés refusèrent. Comment pouvaient-ils refuser quand le point central de la croisade était de prendre Jérusalem ? On la leur offrait sur un plateau en échange de quelque chose qu’ils n’avaient même pas (et qu’ils n’auraient peut-être pu garder), alors sur quelles bases pouvaient-ils refuser ? Leur chef Pélage aurait dû être excommunié et ensuite écartelé par ses propres troupes.

On nous dit à la place que ces troupes ont suivi Pélage dans une attaque contre Le Caire. À nouveau en plein été ! Personne apparemment dans l’armée croisée n’a réalisé que le Nil était en crue l’été et ils furent piégés et annihilés. De nouveau, non crédible. Toute personne de l’ancien monde âgée de plus de 10 ans savait que le Nil allait de nouveau déborder en été. Même les idiots du village d’Islande et de Mongolie le savaient.

OK, alors intéressons-nous aux Chevaliers du Temple. Le premier indice que nous avons sur Wiki est le suivant :
Des membres non-combattants de l’ordre organisèrent une large infrastructure économique à travers la chrétienté, développant des techniques financières innovantes qui constituèrent une première ébauche de banque…
Hum… Banque, dites-vous ? Qui d’autre connaissons-nous qui étaient banquiers ?

Ils admettent aussi que les Templiers étaient en lien étroit avec les croisades. Je viens de vous montrer que les croisades étaient un ancien projet juif, démarré par les empereurs byzantins de la maison de Komnène. Nous devrions donc nous demander si les Templiers faisaient partie de ce projet. Vous me direz que les Templiers furent dissous sur l’instigation de Philippe IV [Le Bel] de France et du pape Clément V travaillant de concert, mais nous devrions mettre un autre point d’interrogation pour cette histoire et y revenir. Comme les hommes de Philippe avaient kidnappé le précédent pape Boniface quelques années plus tôt, il n’y a aucune raison sensée pour que le nouveau pape Clément accorde quelque faveur à Philippe.

Avant de commencer, souvenez-vous que les Templiers étaient en fait nommés « Pauvres soldat-chevaliers du Christ et du Temple de Salomon ». Le mot Templier vient du nom du temple de Salomon. Ne trouvez-vous pas curieux de les voir faire ouvertement référence au temple de Salomon ? Les chrétiens seraient-ils davantage enclins, ou … disons… que les Juifs à le faire ?

Le temple était l’endroit abritant l’Arche d’Alliance et l’Arche contenait les tables originales des Dix Commandements et le bâton d’Aaron. La plupart des chrétiens se fichaient complètement du bâton d’Aaron. Il est curieux aussi que le roi de Jérusalem ait fait installer son Templum Domini [le « temple du Seigneur »] sur le Dôme du Rocher où existait un temple juif. Notez que le roi ne le nommait pas temple du Christ ou temple de Jésus. Juste Templum Domini, et ‘Domini’ pouvait désigner n’importe quel seigneur – chrétien, juif ou autre.

Si j’ai bien compris, les premiers chrétiens s’intéressaient plus à la vie et aux enseignements du Christ qu’aux temples juifs. Pourquoi les croisés étaient-ils donc si intéressés par Jérusalem et ses sites juifs sacrés ? On nous dit que c’était pour les pèlerins chrétiens, mais ce concept n’a jamais été clair pour moi. Je ne me souviens pas que le Christ ait enseigné à ses fidèles de faire des pèlerinages sur des sites sacrés juifs, afin de s’incliner en hommage aux personnages de l’Ancien Testament. Ne serait-il pas plus probable que c’étaient d’importants Juifs qui s’intéressaient autant à Jérusalem et au Mont du Temple ?

Il est amusant aussi que le fondateur des Templiers soit un gars nommé Hugues de Payns. On le donne parfois comme Hugo de Paganis, ce qui peut vous aider à y voir plus clair. C’est à dire, Hugo de Pagan, ou autrement Hugo le Pagan. Ils vous disent que cela signifie Hugo du village de Payns, mais ce n’est presque certainement pas le cas. Regardez : pagan est un mot courant en français, signifiant païen. Donc ce fondateur supposé d’un ordre chrétien célèbre s’appelait Hugo le Païen ou Hugo des Païens. On doit en rire. On ne sait pas grand-chose autrement sur cette personne. C’est un fantôme.

Pour rendre les choses plus confuses, Hugues de Pays est associé dans la littérature à Hugues, comte de Champagne. S’ils vous ajoutent suffisamment de Hugues et Hugo, vous arrêterez peut-être de vous poser des questions. Mais ce comte de Champagne est aussi un signal d’alarme. Sa mère était Adélaïde de Valois et son grand-père s’appelait Raoul IV de Valois. Il se remaria avec la veuve de Henri Ier de France dont le nom était Anna Yaroslavna. Elle fut la mère du roi Philippe Ier. Donc le beau-fils de Raoul était roi, faisant du roi l’oncle de Hugues de Champagne. Gardez cela en mémoire : le premier Templier était le neveu d’un roi. Donc ces gars appartenaient à une maison royale.

Et Yaroslavna ? Vraiment ? Ça ne semble pas très français, n’est-ce pas? Elle était la fille du grand prince de Kiev, Yaroslav Ier. Kiev est en Ukraine, bien sûr, mais nous avons vu plus haut que les rois de Géorgie prétendaient descendre de David. Existe-t-il un lien ici ? Nous verrons, mais pour l’instant vous devez savoir qu’Anna était la petite-fille de Vladimir le Grand de la dynastie Rurik, qui était le fils de Sviatoslav Ier, qui était à son tour le fils de Ste Olga – qui se serait convertie au christianisme en 957. Olga était supposée Viking, mais nous avons entendu cette vieille histoire auparavant. Nous avons aussi dévoilé plusieurs faux saints, nous ne serons donc pas trop impressionnés. Voici certaines choses que fit cette sainte : elle a fait enterrer vivants vingt prétendants ; elle en a fait brûler vif une vingtaine d’autres ; elle a fait tuer 5000 invités par ses soldats lors de funérailles ; non contente de cela, elle fit incendier une ville entière et ordonna à ses soldats de tuer quiconque échapperait aux flammes. Cette dame ne voulait vraiment pas être remariée ! Je suppose que nous comprenons maintenant pourquoi les femmes ne sont pas en charge des armées. Une personne adorable pour faire la première sainte chrétienne de Russie, eh ? Pensez-vous que ce soit juste un accident ? Impossible que ce soit une des premières calomnies du christianisme, n’est-ce pas ?

Puis Sviatoslav, le fils de Ste Olga, devint roi. On admet qu’il fut le premier dirigeant de la Kiev russe à porter un nom slave et non norrois [vieille langue germanique du nord]. Ce qui vient contredire ce qu’on nous a dit sur Olga, d’accord ? Elle était supposée Viking. D’où venait donc l’influence slave ? Du facteur ? La fameuse ethnographe Tatishchev donnait Predslava pour la mère d’Olga, qui est un nom slave et non Viking. Les faux érudits de Wiki tentent de l’expliquer mais ne font pas du très bon travail, comme d’habitude.

De la même manière, on nous dit que le jeune Sviatoslav avait pour tuteur un Viking nommé Asmud, mais ce n’est pas non plus un nom Viking. C’est probablement juif, devenant Asimov, comme pour Isaac Asimov, un juif. Curieusement, l’origine des épouses de Sviatoslav n’est pas donnée, encore un signal d’alarme. La mère de Vladimir est donnée comme Maloucha que les sagas nordiques décrivent comme sorcière et gouvernante de Sviatoslav. Étrange endroit pour trouver une reine. (Autrement Vladimir avait 800 concubines – notez le nombre.) Et devinez quoi, Maloucha est un nom juif. Allez lire cette page [en anglais] à Rootsweb qui nous dit que Maloucha dérive du mot hébreu Malka, qui signifie princesse. Le gars qui a écrit cette page, Andrew Kalinkin, tente de minimiser les éléments de recherche mais uniquement en mettant en lien un commentaire désobligeant. Il ne fournit aucune réfutation pas plus qu’on contre-argument, donnant simplement crédit à toutes ses affirmations. Par exemple il n’a rien à dire par rapport à Maloucha qui provient de Malka, la plus importante donnée de la page. Il ne s’en occupe même pas.

Avec 800 concubines et plusieurs épouses, pourquoi Sviatoslav irait faire du fils de sa gouvernante son héritier ? Non, laissez-moi deviner : l’ensorcela-t-elle en faisant bouger le bout de son nez ?

Mais revenons à Raoul de Valois. En épousant une reine, il se mariait avec une cousine, car on nous dit « L’union brisa les règles de la consanguinité ». Que nous apprend-on ainsi ? Que Raoul était aussi étroitement lié à ces « slaves » de Russie. J’aurais dit que Raoul était relié à Yaroslavna par sa mère suédoise, mais n’ai trouvé aucun suédois dans les ancêtres immédiats de Raoul. Wikipédia détourne l’attention en nous disant que Raoul « était relié à la maison Capétienne par un degré de parenté interdit », mais il n’avait pas épousé un roi, il avait épousé une reine qui n’était pas de sang capétien.

De toutes façons, ce Raoul fut finalement excommunié pour ses problèmes de mariage, nous dit-on. Mais je vous ai montré la manière dont cette histoire a été fabriquée. Il n’aurait pu partager de parenté avec la reine que s’il avait été un Yaroslav. Il a donc pu être excommunié parce que c’était un crypto-juif. Nous avons de toutes façons les sonnettes d’alarme habituelles ici, sonnant dans la même direction que toutes les autres.

Ce qui fait que le petit-fils de Raoul, Hugues de Champagne, était probablement juif aussi, ce qui explique sa connexion avec les Chevaliers du Temple de Salomon. Encore plus important, peut-être, cela faisait du roi Philippe un Juif par sa mère Anne de Kiev. Ils admettent qu’elle fut la seule à donner le nom de Philippe et on nous dit que c’était un nom grec. Elle gouverna en tant que régente jusqu’aux 14 ans de Philippe, première reine de France à le faire. C’est une autre histoire courante avec ces reines crypto-juives : voyez Catherine de Médicis, par exemple, qui régna également en tant que régente pour son fils.

Nous avons vu que Hugues de Champagne était le neveu du roi. Bien, il était aussi son gendre, car il épousa Constance, la fille de Philippe. Ils nommèrent leur enfant Manassès. Quel nom pour un enfant français du 12ème siècle ! C’est un nom hébreu ! Ce comte de Champagne naquit dans la ville de Troyes, ce qui nous donne un bel indice. Troyes était une place commerciale importante, célèbre pour ses foires aux tissus et aux draps. C’était aussi un marché réputé pour le cuir, les fourrures et les épices. À quoi cela vous fait-il penser ? Peut-être à la Compagnie des Indes Orientales ? Et notez ce que dit Wiki sur la page des foires de Champagne :

Dès le 12ème siècle, les foires, idéalement situées sur les anciennes routes terrestres et auto-régulées par l’application de la Lex Mercatoria, « la loi des marchands », commandaient les échanges commerciaux et bancaires opérant dans les régions frontières entre le nord et la Méditerranée.

Je pense que vous avez repéré « échanges bancaires »?

Ceci également :

La prédominance des foires de Champagne sur celle d’autres régions a été attribuée au rôle personnel joué par les Comtes à garantir la sécurité et les droits de propriété des marchands et des organisations commerciales participant aux foires et à s’assurer que les contrats signés lors des foires seraient honorés dans tout l’occident chrétien. Les Comtes fournissaient un service de police, les « gardiens de la foire », qui entendaient les plaintes et faisaient appliquer les contrats, excluant ceux qui manquaient à leurs engagements d’une nouvelle participation ; les poids et mesures étaient strictement réglementés. L’historien Jean Favier a écrit que « le succès des foires de Champagne peut être entièrement attribué à cette intelligente police qui appliquait un ordre public aux affaires ».

Le souci des Comtes pour la protection de ce commerce profitable s’étendit au-delà de leurs frontières : Thibaud II négocia un traité par lequel les rois de France s’engageaient à prendre sous protection royale tous les marchands traversant le territoire royal pour aller aux foires de Champagne et en repartir. Le roi s’impliqua finalement ; en 1209, Philippe-Auguste accorda en France un sauf-conduit aux marchands en voyage pour les foires de Champagne, accroissant ainsi leur importance internationale.
Il semble donc que les comtes de Champagne s’étaient extraordinairement impliqués dans la protection des marchands. Je me demande pourquoi ?

Troyes devint, en fait, presque la capitale de la France dans les années 1400 et l’aurait été peut-être si elle n’avait pas été reprise par Jeanne d’Arc en 1429. C’étaient les Anglais qui voulaient Troyes comme capitale et ils reçurent le soutien des comtes de Troyes et des ducs de Bourgogne, que nous avons vu plus haut. Une chose intéressante à voir une autre fois, c’est St Bernard (ci-dessous, notez le nez), qui fut installé avec ses moines cisterciens par Hugues à l’abbaye de Clairvaux en 1115. Ce qui déclenche un autre signal d’alarme.

Hugues de Champagne était l’un des douze premiers Chevaliers du Temple. Un autre s’appelait André de Montbard, qui se trouvait être l’oncle de St Bernard. Mais il n’y avait pas d’histoire de népotisme là-dedans, je vous l’assure. Bien entendu, on a l’indication que Montbard et Bernard avaient un lien avec Hugues de Champagne, bien qu’aucun « vrai » historien ne l’ait jamais remarqué.

Jetons maintenant un rapide coup d’œil à Baudouin II, croisé et troisième roi de Jérusalem, en lien très étroit avec les Templiers. Son père était Hugues Ier, comte de Rethel, qui était lui-même le fils de Manassès III et de Judith de Roucy. Hello ! Il y a quelqu’un d’éveillé ici ? Ce sont à l’évidence des noms juifs. Les frères et sœurs de Baudouin se nommaient Manassès, Béatrice et Hodierne. Sa grand-mère maternelle s’appelait aussi Hodierne. Ils étaient de Gometz.

Ça ne ressemble pas non plus à un nom français, n’est-ce pas ? Parce qu’il ne l’est pas. Il est également hébreu. Il est devenu plus tard Gomez. Wiki tente de relier ce Gometz à un arrêt de train entre Paris et Chartres [dans l’Essonne], mais les Gometz étaient comtes de Troyes et du Vexin dès les années 800. Mon site de généalogie les fait remonter à Charles Martel et Childebrand, duc de Bourgogne.

Mais revenons à Baudouin. Nous avons déjà vu qu’il épousa Morfia de Mélitène et il est maintenant plus facile de comprendre pourquoi il a pris cette femme juive arménienne comme épouse. Ce n’était pas anodin. Elle était issue aussi de royauté juive et pouvait être une lointaine cousine. Ils ne le vous disent pas, mais Baudouin avait aussi des liens étroits avec Troyes. Son oncle s’appelait Milon le Grand et le fils de Milon était Milon II, vicomte de Troyes. Milon mourut en 1118, l’année où Baudouin prit le trône de Jérusalem. Comme ce Milon était contemporain de Hugues de Champagne, l’un comte avec son siège à Troyes et l’autre vicomte de Troyes, ils devaient être en relation étroite. Ils avaient tous deux des Manassès dans leur famille, ce qui double notre supposition. Ils devaient être proches cousins. Étrange que tous les Templiers et rois de Jérusalem soient si étroitement liés et cela on ne s’embête pas à vous le dire. Ils semblent tous sortir de la même famille.

Prenez un moment pour inventorier aussi le nom Milon. L’Irlande a été prise par les Milésiens, dirigés par un Milon. Il est dit venir d’Espagne, mais ces familles que nous avons étudiées étaient en lien avec la Navarre, qui est bien sûr au nord de l’Espagne, à la frontière avec la France. Donc si Milon, vicomte de Troyes était juif, les Milésiens ont pu l’être aussi. De quoi faire une nouvelle recherche.

Maintenant, j’ai laissé en suspens le fait que l’ordre des Templiers avait été dissous de force par le roi de France et le pape. Vous pourriez dire que peut-être le roi et le pape avaient finalement découvert que les Templiers étaient juifs et les ont annihilés pour cette raison (et pour voler leurs biens). Mais comme je vous ai montré que le roi de France venait aussi d’une importante lignée juive de l’époque, cette solution ne colle pas vraiment. Comme vous le verrez, la réponse est quelque chose de totalement différent.

Le roi de France de l’époque était Philippe IV, surnommé le Bel. Appellation peu pertinente, comme nous allons le voir. Son épouse la reine s’appelait Jeanne de Navarre, Philippe était donc aussi roi de Navarre. Ils régnaient aussi sur la Champagne, ce qui est un très gros indice, étant donné ce que nous venons de découvrir sur Hugues de Champagne. Ils régnaient sur la Champagne parce qu’ils étaient en lien étroit avec Hugues, comte de Champagne, l’un des premiers Templiers. Le grand-père de Jeanne de Navarre était Thibaud III, comte de Champagne et son arrière grand-père était Thibaud II, comte de Champagne. C’est Hugues qui le précéda jusqu’en 1125.

Étant de la même famille, il n’y a aucune chance que le roi de France ait été l’ennemi des Templiers. Laissez-moi vous faciliter les choses : les Templiers gouvernaient la Champagne et le roi de France la gouvernait aussi. C’étaient les mêmes gens. Il est donc logiquement impossible ici qu’un parti ait détruit l’autre. Car si ce qu’on nous a dit est vrai, les gouverneurs de Champagne auraient dû se détruire mutuellement.

La fin des Templiers n’a été qu’un autre canular. Ce n’était pas une fin pour eux, ils ont juste changé de nom. Les biens sont restés dans la même famille, ils ont juste changé de place les documents officiels.

Mais j’ai une sorte de double preuve pour vous. Philippe IV n’était pas juste relié à tous ces mêmes gens par la reine, il leur était lié par le sang. Consanguinité. Sa mère était Isabelle d’Aragon dont le grand-père était André II de Hongrie, un Arpad. L’arrière grand-mère maternelle de Philippe était Alice de Jérusalem, que nous avons vue plus haut. Le père d’Alice était Baudouin II, roi de Jérusalem, également relié aux comtes de Champagne. Ainsi, le roi Philippe IV de France et son épouse la reine Jeanne de Navarre étaient Templiers. Quand on vous dit que Philippe IV a détruit les Templiers, on compte sur votre méconnaissance de ces généalogies.

Et il y a encore autre chose, car Philippe IV et la reine Jeanne étaient en fait cousins. Le grand-père de Philippe était Louis IX et son arrière-grand-mère était Blanche de Navarre, l’ancêtre de Jeanne de Navarre. Et encore plus : si nous restons dans la lignée maternelle de Jeanne, nous découvrons que son arrière-arrière-grand-mère s’appelait Irène Angelina de Byzance, que nous avons vu auparavant. Vous souvenez-vous d’elle ? Elle était une Komnène ! Son père était Isaac II Ange, empereur de Byzance.

J’espère que vous voyez ce que cela implique ?

Cela veut dire que les Templiers, les rois de France et les empereurs de Byzance appartenaient tous à la même famille.

C’était donc un coup monté de l’intérieur de proportions majeures. Une branche de la famille a réclamé les croisades et une autre branche a rappliqué pour les diriger.

Ce qui implique que les papes faisaient partie du projet, étant probablement de la même famille.

Pour une fin supposée des Templiers, il fallait que le pape Clément V soit dans le coup. Nous devrions chercher la preuve qu’il faisait partie de ces familles. On ne nous simplifie pas la tâche, car – à la différence des nobles – les généalogies de ces papes ne figurent pas sur les sites grand public.

Mais nous avons un bel indice, parce qu’il est dit que Clément était de Villandraut en Aquitaine [en Gironde]. Bon, vous vous rappelez peut-être d’Aliénor d’Aquitaine par le film Le Lion en Hiver, avec Katherine Hepburn qui joue son rôle. Aliénor était la mère d’Aliénor d’Angleterre, qui fut la grand-mère de Louis IX, nous renvoyant encore à tous ces mêmes gens.

Mais nous avons plus. La page sur Clément nous donne un indice quand il est admis que son frère a été archevêque de Lyon de 1289 à 1294. Sur la page de son frère (Bérard de Got), nous trouvons que leur père était le seigneur de Villandraut. Et si nous allons sur la page de l’archevêque de Lyon, nous avons un problème substantiel. On nous y raconte que entre 1290 et 1295 l’archevêque de Lyon était Louis de Naples (St Louis de Toulouse), nommé par Clément mais sans lien avec lui.

Ce sont St François et St Louis de Toulouse, une fresque peinte en 1318 par Simone Martini. Nous voyons de nouveau les visages très allongés et les longs nez, traits qui s’avèrent terriblement évidents avec St Louis. Même si ces personnages sont stylisés, Martini allongeant peut-être les visages qu’il peignait (comme le faisait El Greco par exemple), vous pouvez voir que celui de St Louis est plus prononcé que celui de St François. On devrait au moins se demander pourquoi Martini l’a peint de cette manière.

De toutes façons, quelque chose ne colle pas dans l’histoire qu’on nous raconte ici. Bérard et Louis n’ont pu être tous deux archevêque de Lyon durant la même période. Il n’y en avait qu’un à la fois. Mais le mystère est rapidement résolu car nous trouvons que ce Louis de Naples n’était pas du tout de Naples. Il était de la Provence et ses parents étaient… attendez… Charles d’Anjou et Marie Arpad de Hongrie. Nous l’avons vue plus haut, n’est-ce pas ?

Nous avons bouclé la boucle car son arrière-petit-fils était le Jean de Gand dont nous avons vu le grand portrait en début d’article. Le père de Marie était roi de Hongrie et sa grand-mère était Marie Lascarine. La mère de Marie Lascarine était Anne Angeline Komnène, et Anna était la fille d’Alexis III Ange, empereur de Byzance pendant la quatrième croisade. Il semble donc que les récits ont été trafiqués pour cacher le fait que le pape Clément V était en fait le frère de St Louis de Toulouse et donc un Komnène.

Je viens donc de vous prouver – en n’utilisant que les sources officielles – que les rois de France, le pape Clément V et les Templiers étaient tous en lien direct et étroit avec les empereurs de Byzance.

Nous savons donc que la fin des Templiers était un canular. Il n’y a aucune chance que Philippe IV ait ordonné l’arrestation d’un quelconque Templier. Les charges d’homosexualité ont été fabriquées, personne n’a craché sur la croix, personne n’a été torturé, les bulles papales étaient des faux et personne n’a été brûlé sur le bûcher. L’ordre a pu être dissous, mais cela signifie simplement que ses biens ont été absorbés par ces autres parents. Philippe n’avait aucun besoin de saisir des biens, car ils étaient déjà dans la famille. Et il n’était pas en dette avec les Templiers car, encore une fois, ils étaient de la famille. Il était Templier, en effet, et ne pouvait être en dette avec lui-même.

Ce qui en fait ruine tout le récit des événements. Mais quelle en est la signification ? Suis-je en train de vous dire que les croisades étaient complètement simulées ? Non. Je ne le pense pas. Il semble qu’elles dissimulaient quelque chose d’autre. J’ai suggéré plus haut que c’était une couverture pour une infiltration juive des maisons royales d’occident, mais nous avons vu que ces maisons royales étaient déjà juives dès le départ.

Alors même si les croisades ont pu être la continuation de cet ancien projet, il devait y avoir plus. Je pense qu’il y avait la volonté de conserver les voies commerciales terrestres vers l’Extrême-Orient pour que ces familles puissent continuer à importer librement ou à bon compte des tissus, des épices, des fourrures et je suppose, de l’opium. J’ai dû faire une recherche pour voir si le commerce de l’opium remontait aussi loin et c’est sûrement le cas. On nous dit que les Arabes exportaient de l’opium vers la Chine dès 400 ans après J-C et s’il partait vers l’est, il partait forcément aussi vers l’ouest.

Cela veut dire que les croisades étaient le précurseur de ce qui deviendrait plus tard l’East India Company [Compagnie des Indes Orientales], avec les Templiers, les Arméniens, les empereurs de Byzance et les rois de France, avec l’Allemagne, la Bohême et la Hongrie jouant le rôle d’agents de la branche occidentale depuis Acre jusqu’à l’Europe de l’ouest. Le sujet n’était pas les pèlerinages chrétiens, mais l’argent. C’est pourquoi les foires aux tissus de Champagne ont été un indice aussi précieux, sachant qu’on y commerçait bien plus que des tissus.

Et qu’en est-il de Philippe III le Hardi ? Fut-il remplacé par un imposteur ? Eh bien, il n’est pas facile de le dire avec certitude, même après tout ce que nous avons appris. Je dirais que le récit qu’on a fait de cette croisade a sans aucun doute contribué à couvrir quelque chose et que l’histoire qu’on nous a servie est mensongère.

Je vous ai montré que St Louis, son père, était probablement juif, la famille n’avait donc pas besoin d’être infiltrée.

Mais il est évident selon moi que quelque chose n’allait pas comme prévu et nécessitait une assez formidable rectification. Depuis que nous étudions les lignées juives, ce sont en fait les lignées féminines les plus importantes, l’épouse de Philippe, Isabelle d’Aragon, est donc un point-clé ici. Son grand-père était André de Jérusalem, descendant de Baudouin II, roi de Jérusalem. Et les grand-parents de Baudouin étaient Manassès et Judith, rappelez-vous. (comme Isabelle était la grand-mère de Jeanne de Valois, cela signifie que Manassès et Judith étaient les aïeuls 8 générations en arrière de Jean de Gand)

En d’autres mots, la reine Isabelle est le lien central de l’action. Sa lignée est encore plus importante que la lignée royale capétienne de France, qui n’intéressait nullement les autorités juives sauf quand elle fut sur le point d’être interrompue par Anna Yaroslavna (que nous avons vue plus haut). Philippe III le Hardi ne fut donc qu’un roi de façade. Il était relativement insignifiant pour la question du sang, n’étant utile que parce qu’il était l’héritier du trône. Mais si St Louis avait décidé pour une raison ou pour une autre de changer la ligne de succession après le mariage de Philippe III avec Isabelle (et après la naissance de Philippe IV), un très gros problème aurait surgi pour les pouvoirs en place derrière Isabelle.

En fait, nous voyons un problème très similaire quelques siècles plus tard quand les forces au pouvoir derrière Catherine de Médicis ont dû se débarrasser de Henri II. Henri a pu parler d’un changement d’héritier et ce ne fut pas permis. Dans le cas qui nous occupe, je suggère que Louis parlait de nommer le jeune frère de Philippe, Jean Tristan, comme héritier et ce ne fut pas autorisé. Il fallait arranger les choses pour que le fils d’Isabelle reste l’héritier. Ce qui a pu nécessiter des mesures très drastiques, qui expliquent toutes les morts. Ou tous les déménagements pour Tunis. Comme aujourd’hui, toutes ces morts ont pu être simulées. Comme nous l’avons vu dans des dizaines d’articles, les relocalisations accomplissent la même chose que les décès sans le mauvais karma associé à un meurtre réel. Tunis a pu être l’Amérique du sud de l’époque, agissant comme une destination pour ceux qui avaient besoin de disparaître d’Europe.

Bien que cette théorie ne soit pas aussi amusante ou cinématographique que celle de l’imposteur, je pense que – étant donné ce que nous avons découvert grâce aux généalogies – c’est plus que probable. Je m’en contenterai pour l’instant.

Certains lecteurs auront buté sur mon assertion des « pouvoirs en place derrière Isabelle ». Suis-je en train de dire que le roi et la reine n’étaient pas au sommet de la hiérarchie ? Oui, c’est ce que je veux dire. Comme aujourd’hui. Ceux qui semblent gouverner ne gouvernent pas vraiment. Les dirigeants restent dans l’ombre, où il est plus facile de faire s’accomplir les choses. Nous pouvons supposer que les pouvoirs derrière Isabelle étaient les marchands et banquiers juifs – tout comme actuellement – probablement de la maison arménienne des Komnène.

Et qu’est-il donc arrivé à ces Komnène ? Ont-ils disparu de la circulation ? C’est douteux. Comme rien n’a vraiment changé depuis mille ans, la supposition logique est que les mêmes familles qui géraient alors les choses les gèrent toujours. Les Komnène ont pu changer leur nom pour celui de Rothschild, par exemple. D’ailleurs ceci pourrait vous intéresser : en arménien, Komnen signifie « enfer ». Alors qu’est un Komnène ? Un habitant de l’enfer ? Et de quelle couleur serait le blason qu’il porterait en enfer ? Peut-être un blason rouge [« red shield » en anglais] ? Red shield = Roth Schild. Juste une suggestion.

Vous avez pu voir ici quel outil puissant offrent les généalogies et la prochaine fois que vous entendrez des gens se plaindre que je me suis égaré dans les ancêtres, envoyez-leur cet article. S’il ne sont pas fascinés par les liens découverts ici, pas la peine de discuter avec eux.

AUTEUR : Miles Mathis

SOURCE : http://bistrobarblog.blogspot.co.il/

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