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Qui habitait Jérusalem au temps des ottomans?

Population de JÉRUSALEM de 1844 à 1948

Qui sont donc les habitants de Jérusalem depuis la mise en œuvre des premiers recensements modernes du 19ème siècle?

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Jérusalem Ottoman (archives Empire ottoman)

En 1844, Jérusalem compte 15.510 personnes dont 7.120 juifs, 5.000 musulmans et 3.390 chrétiens.

En 1860, Jérusalem compte 18.000 personnes dont 8.000 juifs, 6.000 musulmans et 4.000 chrétiens.

En 1876, Jérusalem compte 25.030 personnes dont 12.000 juifs, 7.560 musulmans et 5.470 chrétiens.

En 1896, Jérusalem compte 45.420 personnes dont 28.112 juifs, 8.560 musulmans et 8.748 chrétiens.

En 1910, Jérusalem compte 73.700 personnes dont 47.400 juifs, 9.800 musulmans et 16.500 chrétiens.

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Old City Jerusalem, Temple Mount (undated, post 1910)

Jérusalem Mandataire (Archives britanniques)

En 1922, Jérusalem compte 52.081 personnes dont 33.971 juifs, 13.411 musulmans et 4.699 chrétiens (baisse de la population chrétienne dû à la 1ére guerre mondiale).

En 1931, Jérusalem compte 90.451 personnes dont 51.222 juifs, 19.894 musulmans et 19.335 chrétiens

En 1948, Jérusalem compte 165.000 personnes dont 100.000 juifs, 40.000 musulmans et 25.000 chrétiens.

Au vu de ces chiffres officiels, il est fort de voir les musulmans réclamer la souveraineté de la ville alors, que même sous la direction de l’empire ottoman musulman, ils ont toujours été minoritaires dans la ville !!

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La Période ottomane (1516 – 1917) et après….!

Le 29 décembre 1516, Sélim Ier fait son entrée à Jérusalem et la ville passe sous domination ottomane.

Son fils Soliman Ier, dit le Magnifique, pourvoit la ville d’aqueducs, de portes et de murs construits entre 1537 et 1540, qui existent encore aujourd’hui, et donne à la vieille cité l’aspect qu’elle a gardé pendant quatre siècles.

Après sa mort, le déclin de la ville commence ; les pèlerinages latins se raréfient et la communauté grecque orthodoxe, dont les sujets sont ottomans, acquiert une position plus forte dans les Lieux saints.

Le recensement ottoman de 1553-1554 fait état de 2724 chefs de famille soit, selon Vincent Lemire, près de 14 000 habitants. Le détail indique 15 % de chrétiens et 12 % de juifs. En 1572, la proportion de juifs avait baissé à 4,5 % et la communauté juive de Safed en Galilée était plus importante et plus influente.

Sous les Mamelouks comme sous les Ottomans, Jérusalem restait à l’échelon inférieur de l’administration provinciale. À l’époque ottomane, c’est le gouverneur de l’eyalet de Damas qui nommait pour un an renouvelable le chef du sanjak (district) de Jérusalem. Toutefois, Jérusalem, en tant que ville sainte, bénéficie d’exemptions fiscales et de service militaire.

En 1555, Charles Quint obtient de reconstruire la chapelle du Saint-Sépulcre, qui devient ainsi propriété latine.

En 1806, François-René de Chateaubriand séjourne une semaine à Jérusalem, dont il compare, dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem « les maisons à des prisons ou des sépulcres » et dont il trouve les rues désertes. Sa vision est proprement « morbide » : « Pour tout bruit dans la cité déicide, on entend par intervalles le galop de la cavale du désert, c’est le janissaire qui apporte la tête du Bédouin ou qui va piller le fellah ». Il note aussi que les Juifs y vivent de la charité et que l’accès à l’Esplanade des Mosquées est défendu à tout chrétien sous peine de mort.

De 1831 à 1840, Jérusalem est occupée par les armées du vice-roi d’Égypte, Méhémet Ali et la Grande-Bretagne en profite pour y installer en 1839 le premier consulat européen, suivie par la Prusse, la Sardaigne, la France, l’Autriche et la Russie entre 1842 et 1857112. Ces consulats témoignent d’une influence accrue des puissances européennes.

C’est en 1853 que pour la première fois, une carte allemande à destination des pèlerins divise la Vieille ville de Jérusalem entre quatre quartiers musulman, juif, chrétien et arménien. En fait, ces quartiers sont mixtes.

En novembre 1855, sous l’impulsion de Moïse Montefiore sont construites les premières maisons hors de l’enceinte de la vieille ville, formant ce qui s’appellera le quartier de Yemin Moshe, toujours dominé par le célèbre moulin Montefiore érigé en 1857. Elles sont destinées aux Juifs qui habitaient dans la Vieille Ville, dans un quartier surpeuplé aux conditions d’hygiène déplorables.

La seconde partie du xixe siècle voit une lutte d’influence des grandes puissances européennes : les Russes construisent notamment de nombreux bâtiments dans le cadre de la Mission russe de Jérusalem ainsi que l’église Sainte Marie-Madeleine, les Allemands la Dormition. Simultanément, l’immigration juive s’accélère et en 1880, les 17 000 Juifs de la ville y sont majoritaires.

La seconde moitié du xixe siècle voit la modernisation de l’infrastructure de la ville et de son administration et son essor démographique. Une municipalité « mixte et intercommunautaire » est instituée à partir des années 1860116. En 1872, la ville devient la capitale d’une province ottomane séparée, le moutassarifat de Jérusalem directement rattaché à Constantinople.

En 1892, elle voit arriver le chemin de fer de Jaffa à Jérusalem (en). La population passe de 10 000 habitants vers 1800, à 15 000 en 1850 puis 70 000 en 1914 (dont 56 % de Juifs) et en 1897, près de la moitié de la population est établie à l’extérieur des murailles.

La vieille ville de Jérusalem en 1900

Durant la Première Guerre mondiale, la population de Jérusalem décroit fortement en passant de 70 000 à 45 000 habitants car les Juifs doivent s’enrôler dans l’armée ottomane ou s’exiler et les Arméniens sont menacés par les persécutions

A partir de 1918, des quartiers juifs voient le jour à l’ouest et au sud de la vieille ville, et le nombre des réfugiés juifs d’Europe centrale augmente sensiblement. Cette implantation juive accrue provoque des réactions arabes, qui éclatent à Jérusalem en 1920 et 1928.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni désire limiter l’entrée en Palestine des nombreux rescapés juifs des camps hitlériens, d’autant que les revendications arabes deviennent de plus en plus vives.

Dans l’après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël.

Le 15 mai 1948, les Britanniques quittent la région, laissant Juifs et Arabes se déchirer pour la possession de la ville.

Le 27 mai, la Légion arabe contraint les juifs (les Israéliens) à évacuer la Vieille Ville.

La ville se retrouve dès lors partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (qui inclut toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man’s land.

La circulation entre les deux parties est impossible. Seuls le personnel de l’ONU et les touristes étrangers peuvent passer le check-point de la porte de Mandelbaum.

La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidé de ses habitants), se trouvent alors sous contrôle jordanien.

Toutes les synagogues et de nombreuses églises de la vieille ville sont saccagées, ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines)

En 1967, à la suite de la guerre des Six Jours, Israël contrôle l’ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, sans que pour autant Chrétiens ni Musulmans ne voient l’accès à leurs lieux saints contesté….

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_J%C3%A9rusalem

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