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De l’Ancien Secret de l’Immaculée Conception à la Parthénogenèse

La parthénogenèse, du grec parthénos qui signifie vierge, est un phénomène qui traduit la reproduction à partir d’un ovule non fécondé. Alors que la parthénogenèse naturelle s’observe chez les abeilles qui produisent de faux bourdons, la parthénogenèse artificielle a été provoquée chez les lapins.

« Il faut reconnaître à la féminité la possibilité de parthénogenèse » nous explique le docteur E. Roge.

Ce fait pourrait être mis en parallèle avec les Amazones qui pratiquaient la conception sans mâles; ces dernières pouvaient en effet donner naissance à des garçons, mais n’élevaient que des filles.

LES MYSTERES DE LA REPRODUCTION HUMAINE

Par Dr. Bernard

 » Evidence Scientifique de l’existence d’une méthode de parténogénèse plus pointue sur la fertilisation humaine, par laquelle laquelle une super race peut être créée – une méthode distincte de la méthode animale et qui lui aussi est supérieure, par laquelle dix-neuf mères vierges en Angleterre purent produire des enfants, il y a quelques années, comme le confirma des enquêtes faites par un groupe de médecins Anglais et acréditées par l’Association Médicale Britannique comme des cas authentiques de parthenogenese humaine ou de naissance par des vierges. … ainsi que le dit l’auteur . Il proclame que ce que ces femmes ont pu faire – toute femme peut le faire…. « 

Des souris et pas d’hommes

Futura Sciences. L’expérience date d’avril 2004 au Japon.

 » Un nouveau dogme de la biologie vient d’être mis à mal par une expérience réalisée au Japon. Des scientifiques asiatiques travaillant sur la parthénogenèse -une reproduction sans fécondation, donc sans mâle, chez une espèce sexuée- ont réussi à mettre au monde une souris conçue par deux mères génétiques, mais sans père. Une première chez un mammifère.

Tous préviennent que la méthode utilisée, très différente du clonage, ne peut être appliquée à un être humain, pour des raisons à la fois techniques et éthiques…

Une des génitrices de l’expérience est en effet une souris dont l’ADN a été modifié de manière à la faire agir comme un mâle lors de la conception d’un embryon. Dans un embryon de mammifère, certains gènes, très peu nombreux, s’expriment différemment selon qu’ils sont transmis par le père ou par la mère. « C’est l’empreinte parentale », a expliqué jeudi à l’Associated Press, le Pr Axel Kahn, directeur de l’Institut Cochin à Paris. Parmi ces gènes, certains ne s’activent que s’ils viennent de la mère et restent silencieux quand ils viennent du père, et inversement. Pour mener à bien leur travail, les chercheurs ont donc modifié le patrimoine génétique d’une souris femelle en inversant son « empreinte parentale », permettant à un des ses gènes généralement silencieux de s’exprimer. C’est cette transgénèse qui a permis à la souris femelle de se comporter en souris mâle. Pour le chercheur Kent Vrana, de l’Université de Pennsylvanie, si une souris en bonne santé et fertile peut être conçue sans l’ADN d’un père, on peut espérer qu’il en soit de même pour les cellules souches. « 

Le Sexe Premier

Extraits du livre de Elizabeth Gould Davis – 1971 – Éditions de l’Évidence — 2008 – 7, impasse du bon pasteur, 69 001 Lyon

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Les organes reproducteurs de la femme sont beaucoup plus anciens que ceux de l’homme et largement plus évolués. Même chez les mammifères inférieurs, les ovaires, l’utérus, le vagin, etc., sont similaires à ceux de la femme, montrant que le système reproducteur féminin fut l’une des premières choses perfectionnées par la nature.

Par contre, les organes reproducteurs masculins, les testicules et le pénis, varient selon les espèces et au cours de l’évolution, autant que la forme du pied – du sabot à la patte. Donc, le pénis évolue apparemment pour s’adapter au vagin, et non le vagin pour s’adapter au pénis.

Le pénis s’est développé plus tardivement que la vulve ; cela s’explique par le fait que le mâle lui-même résulte d’une mutation tardive de la créature femelle originelle. Car l’homme n’est qu’une femme imparfaite.

Les généticiens et les physiologistes nous disent que le chromosome Y qui produit les mâles est un chromosome X – le chromosome femelle – cassé et déformé.

Toutes les femmes ont deux chromosomes X, tandis que l’homme possède un chromosome X provenant de sa mère et un chromosome Y de son père. Il semble très logique que ce petit chromosome Y tordu soit une erreur génétique – un accident de la nature –, et qu’à l’origine il n’y avait qu’un seul sexe – le sexe féminin.

La reproduction par les femmes sans acte sexuel, la parthénogenèse, est non seulement possible mais se rencontre ça et là dans le monde moderne, peut-être comme un vestige atavique du seul moyen ancien de reproduction dans un monde entièrement féminin.

Depuis la découverte de la preuve de la parthénogenèse par Jacques Loeb en 1911, “on sait que l’homme n’est pas nécessaire à la reproduction, et qu’un simple agent physicochimique présent dans la femme suffit à la provoquer” – Raymond de Becker.

Richard Payne Knight se pose alors une question bien légitime sur le savoir des civilisations prédiluviennes:

« Oserons-nous supposer que le centre de la grande civilisation perdue, où qu’il se soit trouvé, fut détruit par le cataclysme universel général du dixième millénaire, lorsque le Pôle Nord se retrouva vers le Bassin du Soudan, et que les quelques rares chefs survivants se réfugièrent dans les repaires montagneux de la Thrace égéenne? Car en Thrace l’ancien savoir scientifique fut transmis jusqu’au temps d’Orphée ; en Thrace les Grecs classiques mirent en évidence une technologie antique dépassant largement leurs capacités. »

La Thrace, selon Apulée, était le berceau originel de la sorcellerie (sagesse féminine), et à proximité de la Thrace résidait la nation des Amazones, la race de femmes aux yeux bleus qui vivaient sans aucun homme, tuant ceux qui osaient s’approcher de leurs frontières.

Dans la mythologie celtique, on évoque une terre habitée par des femmes semblable à la nation des Amazones de la légende égéenne. “La tradition de la terre des femmes”, écrit John McCulloch, “existe dans le folklore irlandais”.

Peut-être que seules les sages-femmes ont échappé à la grande catastrophe et que, pour perpétuer la race, elles firent de la reproduction par parthénogenèse une chose banale.

Cela expliquerait le mythe sauvé par Platon selon lequel, dans l’antiquité, tous les ancêtres étaient des femmes et des adeptes de la méthode de reproduction pratiquée par les Amazones. Car selon la légende, et bien que sans hommes, les Amazones élevaient leurs bébés filles et supprimaient les garçons.

Ajoutons que la Thrace fut aussi le lieu de la naissance et de la mort d’Orphée, “l’homme mystère de l’antiquité”. Et surtout, c’est en Thrace qu’apparut le druidisme. Le druidisme pourrait bien être l’ancienne religion originelle, et il serait intéressant de suivre cette religion première depuis sa source jusqu’aux temps modernes, en passant par Sumer et l’Europe celtique.

Dans la mythologie sumérienne, la déesse créatrice Tiamat sortit des vagues de la mer d’Érythrée (le Golfe Persique actuel), sous la forme d’une “femme-poisson” et enseigna aux hommes les choses de la vie: “construire des cités, fonder des temples, élaborer des lois, en bref, leur apprit tout ce qui pouvait adoucir les moeurs et humaniser la vie”, comme le rapporte Bérose de Babylone au 4ème siècle A.C. “À partir de ce moment, [ses] instructions étaient tellement universelles que rien de concret n’y fut ajouté”, dit Polyhistor. On pense que cet événement se passait en 16 000 A.C. approximativement, mais une date moins éloignée serait plus raisonnable.

La relation entre la croix et la sirène ou déesse celte des eaux, telle qu’elle apparaît sur les anciennes pièces préchrétiennes, offre un fascinant champ d’étude. De telles pièces ont été retrouvées à Marseille, dans le Loiret, à Quimper et en d’autres lieux de la Gaule, de même qu’en Espagne et en Bretagne, et elles indiquent que la croix était le symbole ou l’insigne de l’ancienne déesse celte, qui ne faisait peut-être qu’une avec Tiamat elle-même.

Il est significatif que la croix soit aussi un emblème des druides ; et la croix des druides, comme celles figurant sur les pièces celtiques, avait des branches arrondies d’égale longueur – la forme d’un trèfle à quatre feuilles. C’est pour cette raison, et non par analogie avec le christianisme, que le trèfle est révéré en Irlande celtique et que le trèfle à quatre feuilles est considéré comme un porte-bonheur dans le monde celtique moderne.

Dans notre hypothèse d’une étroite relation verticale entre les Celtes matriarcaux et la civilisation perdue, il est pertinent que les sirènes de la mythologie tardive soient presque exclusivement celtiques. “La prédominance des contes de sirènes dans les populations celtes”, écrit Sabine Baring-Gould, “indique que ces nymphes ont été à l’origine les déesses de ces peuples”. Cela montre aussi que les Celtes, qui aux temps historiques n’avaient pas de marine, ont dû avoir à un certain moment une relation proche avec la mer, l’habitat des sirènes. Morgan la fée de l’épopée arthurienne, Morrigan dans le folklore irlandais, et Morgana dans les réminiscences celtiques danoise et italienne, sont la même et unique reine magique, dont le nom signifie “Enfant de la mer”, mor étant le mot celtique pour mer.

Il est curieux de découvrir que cette même croix aux branches égales était un emblème de Poséidon, le dieu grec de la mer, le “dieu de l’eau” qui, selon Platon, avait été une divinité des Atlantes, dont la cité principale porte son nom.

Dans la mythologie gréco-crétoise, Poséidon était l’héritier de la Grande Déesse de Mycènes et de Crète, la déesse Potnia. Avec l’évolution naturelle du mythe, les déesses se sont immanquablement transformées en dieux, en particulier lorsqu’elles étaient de grandes déesses créatrices. W.R. Smith écrit qu’il fut ébahi de découvrir que les déesses des anciens Sémites “changèrent de sexe et devinrent des dieux” aux temps historiques. Et Buck note qu’il y a 500 ans seulement, Atea, le grand dieu de Polynésie, était une déesse. Il se peut que ce fût aussi le cas avec Poséidon. Il était peut-être une déesse à l’origine – la déesse Tiamat-Potnia en fait, la Grande Déesse créatrice de Sumer, de la Crète, de l’Atlantide et des Celtes. Son emblème, la croix, aurait donc été l’emblème originel de la Grande Déesse, comme il paraît l’être resté dans la religion celtique.

La croix aux branches égales a été retrouvée sur les urnes funéraires des Étrusques gynécocratiques et, cela est plus intéressant, sur une ancienne pièce phénicienne portant côté face une image du boeuf sacré, symbole de la gynécocratie. Sur le site de l’ancienne Byblos, on a retrouvé une pièce représentant la déesse Astarté (Ishtar- Tiamat) portant une croix identique, le pied posé sur la proue d’un navire !

Cette croix celtique, différente des très nombreuses autres croix qui existent, voyagea loin et beaucoup aux temps préhistoriques, car on l’a retrouvée dans la lointaine Océanie représentée sur les pierres sacrées de la Nouvelle Guinée et de l’Ile de Pâques. En Australie, on a découvert un pendentif amulette en pierre verte, en forme de croix celtique, copie conforme d’une amulette trouvée en Égypte à Tel el Amarna, le site de l’ancienne cité où Néfertiti et le Pharaon Akhenaton régnèrent il y a 3500 ans.

Le Taureau Sacré

Le culte le plus répandu dans le monde antique était peut-être celui du taureau, l’animal consacré à la Grande Déesse.

Même si l’on remonte aux plus anciens temps et mythes, quand la déesse régnait en maîtresse absolue, on trouve le taureau sacré derrière elle.

Poséidon, l’ancien dieu crétois, fils de Potnia (la Puissante), était un dieu-taureau en même temps qu’un dieu-poisson. Platon nous dit que Poséidon était le dieu de l’Atlantide, et que sur l’Atlantide on adorait le taureau.

Le premier gouvernant de l’Atlantide, mentionné par Diodore de Sicile au 1er siècle A.C., mais pas par Platon, était la reine Basilée, qui précéda Poséidon. C’est elle, écrit Diodore dans sa monumentale Bibliothèque Historique, qui apporta l’ordre, la loi et la justice au monde, après une guerre sanglante contre les forces du mal et le chaos. C’était une reine guerrière, à la mode celtique, prototype de Cartismandua, Velléda, Boadicée et Tomyris.

La reine Basilée devint la Grande Déesse “aux cent noms et une seule personnalité”, qui fut ensuite révérée dans tout le monde antique. – Lewis Spence.

L’ancienneté de cette grande reine est inimaginable; mais un fait en témoigne : on la disait fille de Gaia, la déesse primordiale qui, dans la mythologie hellène plus tardive, créa le monde du Chaos, et avait donc précédé Chronos, le “père du temps” lui-même, qui était le fils de Gaia.

Là où le culte de la déesse se répandait, le taureau sacré l’accompagnait.

En Inde, où l’on adore toujours le taureau, le culte du taureau faisait partie du culte de la déesse qui domina jusqu’à l’époque de Rama. Apis, le dieu-taureau de l’Égypte, consacré à Isis, resta longtemps célèbre, de même que le dieu-taureau, le “veau d’or”, des antiques Palestine et Syrie. Ce dernier était Moloch, consacré à Éa (Tiamat), la déesse syrienne, qu’on connaissait et adorait sous le nom de Anat ou Nèith chez les juifs.

Les fouilles de Ninive, Babylone et Ur, de même que celles des villes plus petites de la vallée du Tigre et de l’Euphrate, montrent que le taureau accompagnait le culte de la grande déesse-poisson Tiamat, souvent représentée par une sirène, comme sur un sceau découvert à Ninive [André Parrot].

Poséidon fut identifié comme une version plus tardive de la même déesse-poisson [Lewis Spence].

Au cours de la dernière décade, les fouilles archéologiques effectuées sur le site de la “plus ancienne ville de l’histoire” [U. Bahadir Alkim], Çatal Hüyük en Anatolie, ont établi un lien entre la mythologie et l’histoire. Car là-bas, où la suprématie de la Grande Déesse était indéniable, la seule créature qui partageait ses sanctuaires et ses temples était le taureau sacré. “Elle était la Divinité, et cohabitait avec le taureau sacré du continent perdu de Platon” [Lewis Spence].

Les Âges de l’Homme

Selon les Grecs helléniques, il y eut cinq âges de l’homme, qui furent tous matriarcaux sauf le dernier, l’âge de fer helléno dorique.

Le premier âge, l’Âge d’Or, était celui du paradis terrestre, lorsqu’il n’y avait pas de dieux” ou de rois, et que “les êtres humains vivaient sans travailler, sans vieillir, en riant beaucoup, et que leur mort n’était pas plus terrible que le sommeil” [Hésiode27].

Le deuxième âge, l’Âge d’Argent, était le temps des puissantes gynécocraties caractéristiques d’une civilisation revitalisée après le trépas de la civilisation perdue. Cet âge dura des milliers d’années pour se terminer aux temps historiques. Ce fut letemps de l’épanouissement des grandes civilisations de Sumer, de l’Égypte, de la Crète et le stade de la civilisation que les poètes désignent comme l’Âge d’Or. À l’Âge d’Argent, “les hommes étaient totalement soumis à leurs mères, et n’osaient pas leur désobéir même si elles vivaient jusqu’à cent ans”. Ils ne faisaient jamais de sacrifices, jamais la guerre, et n’apprenaient jamais à chasser et à tuer [Hésiode].

Le troisième âge, succédant à l’Âge d’Argent, fut le premier Âge de Bronze – époque où la Crète régnait encore souverainement sur la région égéenne et le reste du monde. C’était aussi le temps où les premiers Grecs quittèrent l’Anatolie, traversèrent la mer pour atteindre le Péloponnèse, vers 3000 A.C. [Stuart Piggott], et adoptèrent le culte crétois de la Grande Déesse Potnia, qu’ils assimilaient bien sûr à leur ancienne divinité anatolienne propre. Ce furent les Achéens qui, 1500 ans environ après leur arrivée en Grèce, absorbèrent la culture crétoise et établirent la grande civilisation minoé-mycénienne sur le continent. C’est à cette époque que les hommes apprirent pour la première fois à manger la chair des animaux [Robert Graves].

Le deuxième Âge de Bronze, quatrième âge de l’homme, fut l’âge héroïque des Grecs. Le peuple était constitué des Achéens d’Homère, les héros mycéniens de Troie. Leur dernier grand roi fut Agamemnon, et sa grande cité était Mycènes.

La cinquième et dernière race fut celle des Doriens de l’Âge de Fer, qui déferlèrent d’Europe à travers la Thrace vers 1000 A.C., 200 ans après la guerre de Troie, détruisirent la civilisation minoé-mycénienne et introduisirent l’Âge des Ténèbres en Grèce. Les Doriens, comme les Achéens et les Mycéniens, étaient des Indo-européens, mais, contrairement aux premiers Grecs, ils amenèrent avec eux leur nouveau dieu propre – Zeus, un dieu mâle. Ils abolirent le culte de la déesse et installèrent des lieux saints dédiés à Zeus et sa famille à travers toute la Grèce. Ce fut en Thrace, terre de mystère, que Zeus et les Doriens livrèrent leurs premières batailles contre la déesse, événements relatés dans la mythologie.

Nôtre-Dame

Dans la mythologie originelle, nous l’avons dit, y compris la mythologie juive (et donc, celle du fils aîné du judaïsme, le christianisme), il existe une Grande Déesse originelle qui crée l’univers, la terre et les cieux, et crée finalement les dieux et le genre humain. Elle porte éventuellement, par parthénogenèse, un fils qui devient ensuite son amant, puis son héritier, et son remplaçant, et finalement, dans le patriarcat, usurpe son pouvoir [E.O. James].

La similitude entre Isis la déesse vierge, et Marie, la déesse vierge des chrétiens, est mise en évidence par Carpenter: “La Vierge Marie avec son divin enfant dans les bras peut être suivie en descendance directe jusqu’à Isis l’Égyptienne et son petit enfant Horus, et donc jusqu’à la constellation de la Vierge brillant dans le ciel.

Sur la représentation du zodiaque dans le temple de Dendéra en Égypte, le dessin de la Vierge est accompagné d’un dessin plus petit montrant Isis avec Horus dans les bras ; en outre, l’église romaine a fixé la célébration de l’Assomption de Marie vers la gloire à la date même où la constellation de la Vierge disparaît de la vue en été de sa naissance à la date où la même constellation réapparaît en septembre”.

“Le matriarcat originel est évident”, écrit Graves, “en dépit de l’interprétation patriarcale de l’Ancien et du Nouveau Testaments”. Et l’Encyclopédie de la Religion et de l’Éthique de James Hastings affirme : “il est certain que l’évolution la plus fréquente, et de loin, dans le monde fut le passage du droit maternel [matriarcat] au droit paternel [patriarcat]”.

À l’âge d’or de la mythologie judéo-chrétienne, le paradis était une terre “ruisselante de lait et de miel”. Le lait symbolise la gynécocratie pour des raisons évidentes, et le miel parce que l’abeille “représente le principe féminin de la nature. La vie de l’abeille figure le matriarcat dans sa forme la plus nette et la plus pure”, et Aristote considérait la société des abeilles comme plus avancée que celle des humains [Bachofen].

La double hache, “signe du pouvoir impérial”, était le symbole du pouvoir gynécocratique en Crète comme chez les Lyciens, les Lydiens, les Amazones, les Étrusques, et même les Romains [Bachofen].

On l’a découverte dans les tombes des femmes du paléolithique en Europe, creusées il y a 50 000 ans [Frédéric-Marie Bergounioux].

Et elle est sculptée dans les pierres sacrées du Stonehenge préceltique en Angleterre ; cela témoigne de la relation étroite entre l’Europe du premier Âge de Pierre, les mystérieuses constructions de Stonehenge, et les adorateurs de la double hache du monde préhistorique égéen et anatolien [J.F.S. Stone]

Parmi les découvertes faites à Çatal Hüyük, le régime végétarien est une preuve intéressante ; elle nous forcera à revoir la vieille image des hommes des cavernes chassant et ramenant les animaux abattus à la maison, à leur femme et leurs enfants. Car, comme nous le verrons, le caractère carnivore ne fut acquis que plus tard dans l’histoire humaine, et le chasseur ne vint qu’après l’agriculteur [Kenneth MacGowan].

Quand les tombeaux de Toscane (Italie) furent mis à jour au 19ème siècle, les conséquences furent retentissantes. Car, dans chaque tombeau, la place d’honneur était réservée à la mater familias, la femme chef de famille. Cette règle était incontournable, si bien que Raniero Mengarelli, l’archéologue du 19ème siècle, “édicta une nouvelle loi : dans les tombes étrusques, le corps de l’homme, à gauche, était disposé sur une plateforme ; celui de la femme, toujours à droite, dans un sarcophage… Il semble”, écrit Jacques Heurgeon, “que le sens de cette différence était de s’assurer qu’une certaine catégorie de défunts – les femmes – aurait un caractère plus sacré…

La Première Famille et l’Origine des Tabous

En fait, la première famille humaine consistait en une femme et ses enfants.

“La famille patriarcale était totalement inconnue”, écrit Lewis Henry Morgan. “Ce ne fut qu’avec l’arrivée de la civilisation attestée qu’elle s’établit”. La paternité et l’idée d’un couple permanent apparurent très tard dans l’histoire humaine. Si tardive, en fait, fut l’idée de paternité que le mot père n’existait pas encore dans la langue indoeuropéenne originelle, comme le fait remarquer le philologue Roland Kent.

Même aujourd’hui il y a des peuples qui pensent que le sexe et la grossesse n’ont rien à voir.

Bronislaw Malinovski décrit des tribus qui croient qu’un homme doit ouvrir le vagin d’une vierge pour faciliter l’entrée dans l’utérus de l’esprit du futur enfant ; mais l’idée que l’homme ait quelque chose à voir avec la conception du bébé dépasse l’entendement des indigènes.

Le Culte du Phallus

Les sanctuaires de la déesse récemment mis à jour au Proche Orient révèlent des phallus de toute forme et de toute taille. Le fait que ceux-ci, et des symboles phalliques tels que les cornes de taureaux, soient le seul signe masculin découvert dans les anciens lieux saints, indique que les adorateurs originels du phallus étaient les femmes elles-mêmes.

“Ces symboles masculins étaient en rapport avec la Déesse, et c’était pour lui plaire qu’ils abondaient dans ses sanctuaires” [Jacquetta Hawkes].

Notons que dans la mythologie égyptienne, ce fut Isis elle-même, la divinité première, qui établit le culte du phallus.

La Castration et la Prêtrise

L’adoration du phallus par les femmes a conduit aux temps archaïques au sacrifice du pénis – la castration du mâle – en tant que rite religieux. À l’époque matriarcale, après que les hommes aient finalement été admis à la prêtrise, c’était évidemment ces castrats que l’on choisissait pour partager le gardiennage des temples avec les prêtresses de la déesse en longue robe.

L’ancien caractère sacré du taureau dans les sociétés gynécocratiques se perpétue aujourd’hui dans l’expression “bulle du pape” [bull = taureau, en anglais] – décret papal. Cette expression s’explique par l’habitude qu’avait la reine de dicter ses lois au centre d’un croissant formé par ses prêtresses assemblées, le croissant étant en forme de cornes de taureau et, aussi, en forme de nouvelle lune.

Le croissant de lune était sacré pour la déesse, et Mommsen dit que, dans l’antiquité, il était habituel de rendre la justice pendant la nouvelle lune. La double hache courbe de Crète, symbole inévitable de la justice royale (de la reine) était une survivance à la fois des cornes de taureau et de la nouvelle lune, les deux étant sacrées pour la déesse.

Le temps se mesurait par les phases de la lune, et “dans toutes les langues, la lune doit son nom au fait que les hommes mesurent le temps (mensis) [= mois, en latin] grâce à elle” [Theodor Mommsen].

Les mots “menstrues” et “menstruation” viennent de là, de même que “mensuration”, mesure. L’année lunaire du calendrier matriarcal comprenait treize mois – donc le chiffre treize porte malheur, toutes les survivances des anciennes gynécocraties européennes étant signes de malheur et de mauvais augure selon l’église chrétienne.

“L’Arche est un symbole féminin”, écrit Goldberg. Comme la Torah des juifs, il représente le principe féminin – la divinité originelle des juifs et le créateur de Dieu et de l’homme [Theodor Reik].

L’arche fut rapportée aux juifs par Moïse depuis les temples égyptiens de la déesse Isis, pour laquelle l’arche était sacrée depuis des millénaires avant Moïse. Pour les juifs, elle représentait la matrice, le berceau de toute vie. L’arche des juifs devint le Tabernacle des chrétiens, et il est révélateur que, dans l’église romaine, la Vierge Marie soit appelée le “Tabernacle de Dieu”. L’Arche de Noé symbolisait la matrice de la déesse qui sauve et protège toutes ses créatures.

Le mythe de Noé n’est pas un mythe hébreu mais sumérien, reposant sur des idées ouvertement gynécocratiques, comme le montre l’épopée de Gilgamesh dont il est issu.

Le sphinx égyptien – animal à tête de femme – représente la domination de la femme sur l’homme, et symbolise “la primauté d’Isis sur Osiris” [J.J. Bachofen].

Encore que son grand âge suggère qu’il est infiniment plus ancien qu’Osiris, et date de l’époque où “il n’y avait pas de dieux”.

La Filiation Matrilinéaire dans la Bible

“Sara était supérieure à son mari, Abraham”, disent les légendes juives. Abraham devait ses troupeaux et sa position de chef de tribu à sa femme Sara [Louis Ginzberg].

Il ressort des légendes, mais beaucoup moins du récit de la Genèse, que Sara était une princesse chaldéenne qui conféra son statut à Abraham en l’épousant. Elle était le personnage le plus important ; l’Ancien Testament le laisse entendre et les légendes le prouvent largement.

Le fait est qu’Abraham était le “simple prince consort”. Sa tribu était à l’origine la tribu de Sara, et c’était à elle que la prétendue promesse de Dieu avait été faite – la promesse qu’elle fonderait une grande nation. Selon les légendes, quand Sara apprit qu’Abraham se préparait dans les collines à sacrifier Isaac, ou Israël comme on l’appela ensuite, “elle se changea en pierre” et mourut sur le champ [Louis Ginzberg].

Elle ne sut donc jamais que Dieu avait arrêté la main d’Abraham et que son fils était vivant. Les juifs ne tiennent donc pas leur nom d’“Israélites” du père, Abraham, mais du fils de Sara, Isaac ou Israël.

Les spécialistes du Talmud, les rabbins juifs, savent tous depuis longtemps que les matriarches, Sara, Rebecca, Rachel et Léa, étaient des personnages plus importants que leurs époux, Abraham, Isaac et Jacob [Robert Briffault].

Sigmund Freud fut “abasourdi” (c’est son mot) d’apprendre que, au 5ème siècle A.C. encore, une colonie juive de Haute Égypte, près d’Éléphantine, adorait toujours la divinité originelle et primitive juive, la déesse Anat.

Dans le Nouveau Testament, comme dans l’Ancien, la filiation matrilinéaire relève à nouveau son auguste tête, en dépit des efforts des rédacteurs pour l’éliminer. Car il est évident que la filiation de Jésus proposée dans l’Évangile de Matthieu était, à l’origine et en fait, la filiation de Marie et non de Joseph. Jésus tenait son autorité et son sang royal de sa mère, Marie, “descendante de la tribu de Juda et de la maison royale de David” [Joseph Gaer].

Selon la tradition du Nouveau Testament, les légendes de Jésus et Marie furent transmises oralement par leurs propres voisins : “Matthan engendra Anna, qui porta Marie, de laquelle est né Jésus, qu’on appelle Christ”.

Caïn et Abel

L’histoire biblique d’Abel et Caïn reflète le passage de l’âge antérieur non-violent et pacifique à la barbarie de l’âge patriarcal. Sous la déesse, dit Bachofen, “Une culpabilité particulière était liée à la blessure physique de toute créature vivante” – homme ou bête. Aussi, en acceptant l’offrande de viande faite par Abel, “des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse“, et en repoussant l’offrande faite par Caïn, “des fruits de la terre”, le nouveau Dieu mâle annonçait sa loi : l’harmonie entre hommes et bêtes était terminée, et le massacre et la violence faisaient leur entrée.

L’histoire pourrait être une version modifiée d’un récit sumérien plus ancien dans lequel la déesse acceptait le présent de Caïn et condamnait Abel à mort pour sa soif de sang. La marque de Caïn aurait pu être à l’origine un signe favorable de la part de la déesse, exprimant son approbation de l’ancienne race des agriculteurs frugivores au détriment des nouvelles bandes de carnivores représentées par Abel.

Après le meurtre d’Abel, dit Ginzberg, “la terre changea et se dégrada, et les arbres et les plantes refusèrent de donner des fruits”. Cela pourrait fournir une indication sur la cause de la “mutation” de l’homme, de son passage d’agriculteur pacifiste à prédateur [Robert Eisler].

Si une sècheresse mondiale avait eu lieu, comme le suggère la légende et l’affirme Velikovsky dans La Terre dans le Cataclysme, l’homme aurait été dans l’obligation de tuer pour survivre. “À l’issue de l’épisode pluvieux”, écrit Eisler, “l’homme rendu agressif par la faim apprit à chasser en groupe, dévorant vivant le maigre butin”. Cette théorie est en accord avec l’antique légende babylonosémitique disant qu’il fallut attendre l’époque de Noé, lorsque la terre avait vu sa surface réduite par les inondations, pour que Dieu autorisât l’homme à manger ses semblables animaux [Louis Ginzberg].

La mythologie grecque relate qu’il fallut attendre l’Âge de Bronze, presque encore dans la mémoire de l’homme, pour que l’homme défie le matriarcat et apprenne à manger de la viande.

« Lucrèce, comme Platon, raconte que l’homme primitif vivait de racines, baies, glands, graines et fruits ; et Porphyre dit que nos ancêtres ne sacrifiaient que des fruits et des légumes”. [Montesquieu].

Caïn et Abel personnifient la guerre entre le Taureau et le Bélier, et leur conflit est le premier rapporté dans la Bible après la Création. La violence a caractérisé la révolution patriarcale.

La Contre-révolution

Il est historiquement reconnu que, en Égypte au 18ème siècle A.C., se déroula une contre-révolution qui chassa les rois bergers patriarcaux, les Hyksos, et restaura l’ancien mode de vie matriarcal. Hérodote, écrivant au 5ème siècle A.C., 1200 ans après l’expulsion des Hyksos partisans du Bélier, rapporte qu’en Égypte, à cette époque, les femmes participaient aux affaires, faisaient du commerce et prenaient en charge la famille, “tandis que les hommes étaient occupés à tisser à la maison”. Et il ajoute que, “en Égypte, les fils n’avaient pas à assister leurs parents, mais les filles le devaient”. Jusqu’au 1er siècle, les filles égyptiennes devaient, en tant qu’héritières de la propriété familiale, doter leurs frères afin qu’ils puissent trouver une épouse. Cela semble prouver que la contre-révolution égyptienne fut une totale réussite.

Mais dans la lointaine Inde indo-européenne, la révolution du Bélier, menée par Râma lui-même, amena le triomphe des patriarches. Râma attaqua de l’intérieur, pour ainsi dire, en obtenant d’abord la main de la princesse héritière Sîtâ, puis dominant cette dernière, la maltraita et usurpa finalement sa place de souveraine. Râma est mort en Inde il y a 5000 ans, et son règne a été suivi de siècles de guerre entre le peuple matriarcal du Taureau, les Kourava, et le peuple patriarcal du Bélier, les Pandava. Il fallut attendre la venue de Krishna (Vishnou) pour que le peuple du Bélier l’emporte enfin et que l’Inde s’installe dans un patriarcat intégral et ininterrompu.

Cependant, la religion indienne n’a pas éliminé totalement la femme de sa hiérarchie comme l’ont fait les religions juive et chrétienne avec leur trinité toute masculine. Car, dans la trinité hindoue, il y a le père, la mère, et le fils ; et la mère vierge de Krishna, Devaki, est la seconde personne de la trinité. Elle est l’objet d’un culte en tant que “Déesse de la Raison, Mère des Dieux, Auteur de la Création”. La prière à Devaki dit : “Tu es l’Intelligence, la mère du savoir, la mère du courage ; le firmament et les étoiles sont tes enfants ; tout ce qui existe vient de toi ; tu es descendue sur terre pour le salut du monde” [Edouard Schuré].

Tous les mythes de la création sont en accord : la déesse engendre un fils qui devient ensuite son époux, comme dans les mythes de Marduk, Zeus, Tammuz, Osiris, Attis, Adonis, Poséidon, et beaucoup d’autres. Même dans le mythe chrétien central, ce thème est fidèlement repris : Marie donne naissance à Jésus qui est à la fois Dieu le père et le Saint Esprit – en d’autres termes Marie épouse Dieu avant de le créer.

Le Jardin d’Éden dans l’histoire de la Genèse représente l’âge d’or perdu de la Grande Déesse, Ève. “Jéhovah ne figure pas dans le mythe originel. C’est la Mère de Toute Vie [Ève], qui [crée Adam, puis le] chasse des terres fertiles car il a usurpé quelques unes de ses prérogatives” [Robert Graves].

“Ève constitue les trois quarts de l’essence de Dieu”, écrit Schuré, “car le nom de Dieu est composé du préfixe Jod (j) et du mot Ève. Une fois par an, le grand prêtre prononce le nom divin, en l’épelant : Jod, he vau, he”. Le “E-Vo-E” des Bacchantes et le cri des ménades pourraient être les échos de l’ancien culte d’Ève qui précéda Yahvé d’innombrables millénaires.

Les Femmes de l’Époque Pré-chrétienne dans le Monde Celto-Ionien

La religion de Déméter, ses mystères, sa gynécocratie culturelle et civile, tout cela portait en germe les réalisations les plus nobles, mais qui furent réprimées ou minimisées de mille manières par les évolutions ultérieures. (J.J. Bachofen)

Hérodote écrit, à propos de la Lydie, que la chose la plus remarquable du pays à cette époque – 5ème siècle A.C. – était “une énorme structure, d’une taille à peine inférieure à celle des gigantesques monuments égyptiens, dont la base était formée d’immenses blocs de pierre, l’ensemble mesurant six furlongs et deux plethron de circonférence” [environ 1600 m]. Voilà encore une autre survivance du travail de construction des peuples de la mer, dont l’art de travailler la pierre ne peut pas être
reproduit même par les bâtisseurs actuels.

Une autre chose rappelle la civilisation perdue : la tradition, chez les Lydiens du temps d’Hérodote, selon laquelle les monuments grandioses avaient été bâtis “par les femmes d’autrefois”, souvenir manifeste de l’ancien pouvoir des femmes de bâtir des murailles et de déplacer des pierres par de mystérieux moyens. La Lycie possède encore aujourd’hui un mégalithe semblable – une colonne de pierre pesant huit tonnes – dont les origines se perdent dans les brumes du temps [John M. Cook].

Notons que les grands ouvrages en pierre et les constructions merveilleuses de la Babylone historique, comptant parmi les sept merveilles du monde antique, sont attribués au génie de deux femmes, les reines Nitocris et Sémiramis.

Lug et la Grande Déesse

Hérodote dit que la grande divinité des Celtes de cette époque était la déesse Tabiti. Pouvait-il s’agir de la Grande Déesse, Tiamat, Tibirra ou Tibir, la grande civilisatrice adorée des premiers Sumériens et connue sous le nom de “Tubal”, la découvreuse des activités civilisées, chez les Hébreux ? Tabiti ou Tabirra était peutêtre une ancienne reine de la civilisation perdue qui devint une déesse pour les survivants de cette civilisation, Sumer et les nations celtiques.

Un autre lien possible entre les rejetons sumériens et celtiques de cette grande civilisation réside dans le mot Lug – en langue sumérienne le mot pour “fils”, et dans la mythologie celtique le nom du plus grand des héros celtes, le fils de la reine Ethne. [Robert Graves].

Le fait que les jeux tailtiens irlandais aient été instaurés par Lug [Terence G.E. Powell] renforce le lien entre les Celtes, l’antique Sumer, et la civilisation perdue. Car les érudits ont remarqué une grande similitude entre les jeux tailtiens irlandais et les rites funéraires étrusques [Robert Graves].

Et les Étrusques, on le sait, avaient ramené les rites de Lydie en Anatolie, l’antique demeure des Celtes et la source de la civilisation sumérienne.

Le jour de la mort de Lug, le premier dimanche d’août, fut nommé Lug-Mass et était une période de deuil chez les Celtes. L’église, à sa manière expéditive, incapable de se débarrasser de cette fête païenne, l’intégra dans le calendrier et l’appela Lammas, une célébration longtemps combinée à la Toussaint mais encore appelée Lammas dans certaines parties de l’Angleterre, du Pays de Galles et de l’Irlande [Robert Graves].

Un aspect intéressant de l’histoire des religions réside dans le fait que la mère de Lug, Ethne, a été assimilée à la déesse celte Oestre, et que la fête du printemps dédiée à cette dernière devint pour l’église le jour du Christ ressuscité et fut appelée Easter (Pâques) d’après le nom de la déesse, qu’on nommait ainsi chez les Celtes depuis le commencement des temps.

On croit que Cuchulainn, le grand héros irlandais de l’époque historique naissante, aurait été la réincarnation de Lug, son âme étant entrée sous la forme d’un éphémère dans la bouche de sa mère, Dichtire. Dichtire rappellerait-elle Dictynna ?

Dictynna était la déesse protectrice d’Égine, et ce fut d’Égine qu’un jour les Tuatha Dé Danann émergèrent des brumes du temps. L’île d’Égine dans le golfe Saronique, entre l’Attique et le Péloponnèse, fut colonisée au 4ème millénaire A.C. par les Grecs ioniens d’Anatolie ; et ce fut à Égine qu’Hérodote vit la coupe en or consacrée à la déesse. Cette coupe en or était l’une des reliques celtiques “tombées du ciel” dans un passé lointain ; et Plutarque, dans De Defectu Oraculorum [La Disparition des Oracles], dit qu’on l’utilisait encore dans le rituel druidique du 2ème siècle.

Son prototype, un calice en chêne sculpté en forme de coupe de trophée, a été récemment déterré à Çatal Hüyük en Anatolie. La forme en verre à vin de cette coupe est inhabituelle, mais pas unique, dans l’archéologie primitive. Des coupes à pied mais sans base ont été découvertes, de même que des coupes avec une base sans pied. Les anciennes coupes, comme nos tasses à café modernes, reposent sur leur base aplatie. Mais la forme unique du calice du 19ème siècle A.C. découvert à Çatal Hüyük est parvenue, on ne sait comment, en Europe moderne et est devenue le modèle des calices d’autel de l’église chrétienne.

Et, lui-même, le calice sacré des anciens Celtes, se métamorphosa en Sacré Graal dans la légende chrétienne. La similitude entre les représentations imaginaires du Sacré Graal dans l’art médiéval et la coupe en chêne du Çatal Hüyük “préhistorique” est saisissante [James Mellaart].

Dans la légende populaire, le Sacré Graal fut apporté à Glastonbury, dans le sud de l’Angleterre, par Joseph d’Arimathée en l’an 37. Il n’existe aucune preuve historique, pas même la plus petite, que quelqu’un n’ait jamais vu cette coupe à Glastonbury. Au 6ème siècle, cependant, la légende fut ressuscitée et la quête du Graal, partie de Camelot au sud de l’Angleterre, parcourut toute la chrétienté, comme la “chevalerie” des chevaliers celtes du Roi Arthur, et devint le plus noble aspect – peut-être le seul noble aspect – de la vie médiévale européenne.

On a donc vu la hache sacrée, le labyris, passer de Çatal Hüyük – 9ème millénaire – à Stonehenge en Angleterre, les cornes sacrées de Çatal Hüyük devenir les torques d’or des tombes celtiques dans l’Angleterre du 2ème siècle, et le calice sacré de l’antique Anatolie finir en Sacré Graal de la légende chrétienne. Tous ces objets étaient des reliques consacrées à la Grande Déesse. Toutes remontent au moins au Çatal Hüyük anatolien du 9ème ou 10ème millénaire. Et toutes étaient empreintes d’une profonde et mystique importance dans la grande civilisation celtique d’Europe.

Marie et la Grande Déesse

Ce qui gêne le christianisme c’est que le vieux thème religieux de la déesse mère et le nouveau thème d’un Dieu tout puissant soient fondamentalement inconciliables. Robert Graves

L’église semblait vouée à l’échec, prête à descendre vers une mort violente au milieu des corps ensanglantés de ses victimes, lorsque le peuple a découvert Marie. Et c’est seulement quand Marie fut tirée, malgré les sombres décrets de l’église, de l’oubli auquel l’avait condamné Constantin et qu’elle fut identifiée à la Grande Déesse, que le christianisme fut finalement toléré par le peuple. Saint Patrick, le Dale Carnegie de l’église primitive, fut le premier à comprendre comment gagner des convertis volontaires.

“Puisqu’on avait affirmé que le Logos s’était fait chair à travers sa mère humaine”, écrit James, “quand la secte juive de Rome devint l’église catholique… l’antique culte à la déesse et au nouveau dieu fut rétabli dans une nouvelle combinaison” [E.O. James].

En bref, le christianisme l’emporta finalement car il représentait un retour au culte à la déesse originelle, que les dieux de l’Olympe avaient temporairement remplacé, mais qui n’avait pas été totalement remplacé dans l’esprit et le coeur des gens.

Et à cause de Marie et de son identification dans l’esprit médiéval à la Grande Déesse primordiale des Celtes, le christianisme put en définitive triompher des dieux mâles “artificiels et sans racines” qui avaient été délibérément inventés à l’époque patriarcale pour masquer l’Éternel.

“L’Éternel peut-il être une femme ?” se demande Gide sans attendre de réponse.

Pourtant, on l’a déjà dit, il est intéressant de noter que c’est toujours la Vierge Marie qui se manifeste dans les apparitions – jamais Dieu, jamais le Saint Esprit, et très rarement Jésus. Les grands mystiques chrétiens, hommes ou femmes, déclarent tous avoir vu Marie en personne à un moment ou un autre. Et il se passe rarement une semaine sans qu’un paysan ou un curé n’ait une apparition de “Notre-Dame”.

Ceux qui s’intéressent à la recherche psychique peuvent se demander si les gens voient vraiment quelque chose – le corps astral ou éthéré d’une femme réelle. Mais de quelle femme ?

King Numa l’a vu dans une grotte de Nemi et l’appela Egeria. Bernadette l’a vu dans la grotte de Lourdes et l’a appelé Marie. Qui peut dire qu’il ne s’agit pas de la matérialisation d’une “Notre-Dame” réelle, la Grande Déesse elle même, “la Déesse Blanche aux noms multiples, vestige de la civilisation matriarcale, ou qui sait, présage de son retour” [Robert Graves].

L’église a tout fait, dans son fanatisme patriarcal, pour détruire le culte à la déesse ; mais elle se trouva obligée, sous la pression populaire et afin d’assurer sa propre survie, de reconnaître Marie. Elle ne put se résoudre à l’inclure dans la Trinité, à laquelle elle appartenait selon l’antique tradition populaire, mais elle lui accorda finalement et à regret, 1900 ans plus tard, une place au paradis avec son fils et la dota, comme lui, d’une pureté surhumaine exempte de péchés.

“L’église a refusé pendant des siècles de se prononcer sur l’immaculée conception de Marie, une pureté qui l’aurait placée, elle Marie, à égalité avec Jésus, en tant que personne née sans péché. Les grands théologiens y étaient opposés et les moines instruits luttèrent contre jusqu’au bout. Pourtant les grandes masses populaires y étaient tellement favorables que l’église dut en définitive l’accepter” [G.G. Coulton].

Quand l’homme décida pour la première fois d’exalter les particularités de son propre sexe, la musculature et l’immaturité d’esprit, il adopta la politique suivante : la réalité signifiait la tangibilité et ce que l’on ne pouvait pas voir ni toucher n’existait pas. “Tout ce qui était imperceptible… pour ses sens était déclaré pseudo-valeur douteuse et fictive”, dit Pitirim Sorokin.

En discréditant le pouvoir divin de la femme, l’homme se priva lui-même des meilleures choses, les “vérités éternelles” dont la conscience en avait fait un être différent des animaux inférieurs.

En éliminant toute manifestation de vérité super ou extrasensorielle, et en n’adorant que la matière perceptible par les sens, l’homme fit de lui-même un simple organisme biologique et refusa la lumière divine qu’un jour la femme lui avait révélée.

La femme en tant que magicienne, celle qui lui avait permis de se voir avec un halo minimal et une faible aura d’immortalité, devait maintenant être déclarée sans valeur.

Cependant, le corps animal de la femme resta un accessoire indispensable au nouvel homme concret, et il décida de transformer sa matière fondamentale en un simple organisme biologique sur son modèle – une compagne adéquate, une épouse “convenable” pour lui – son complément biologique. À travers les siècles, il a réussi à lui laver le cerveau au point de lui faire croire qu’elle était vraiment issue de sa côte, qu’elle était conçue pour le satisfaire, pour recevoir sa semence, et pour incuber ses héritiers, les continuateurs de son nom.

La flamme sacrée de l’autorité primordiale et divine de la femme fut ainsi enfermée, étouffée et finalement affaiblie jusqu’à sa presque extinction. À travers les ères matérialistes et troublées du Bélier et du Poisson, la nature plus primaire de l’homme tint bon tandis que la lumière éthérée de la femme resta cachée sous le boisseau de la domination masculine.

Nous sommes au début de la nouvelle Ère du Verseau, que les Grecs nommaient Hydrocoos, le chargé d’eau, le porteur de renouveau et de vie, l’éteignoir du feu dévorant et l’étancheur de la soif.

Ce fut à l’aube d’une autre ère du verseau, il y a 52 000 ans, que la grande reine Basilée ramena l’ordre et la justice dans un monde de chaos, vivant dans l’illégalité et les conflits, un monde semblable au nôtre, celui du 21ème siècle. Alors comme maintenant, les femmes étaient à l’avant-garde de la civilisation naissante ; et c’est des femmes que viendra le salut dans les eaux apaisantes et reconstituantes du Verseau.

L’histoire écrite la plus ancienne que nous connaissions parle de la déesse sumérienne Tiamat qui, il y a des milliers d’années, ramena la civilisation à une race humaine moribonde. En Égypte, la grande déesse-reine Isis apporta une nouvelle civilisation revivifiée après que Typhon et Osiris aient détruit par leurs guerres la civilisation primitive. Platon écrit que la déesse Athéna créa une nouvelle race de Grecs après que les Titans aient entraîné le vieux système vers une fin violente. Et dans la mythologie polynésienne, la déesse Atea a recréé le monde après que le ciel soit tombé, embrasé par la terrible guerre entre les anciens dieux.

Dans Critias, Platon dit que la déesse Athéna “veille sur nous, les humains, comme un berger veille sur ses moutons – sans brutalités ni force physique, mais à l’aide de la persuasion. C’est ainsi qu’elle guide ses créatures mortelles”. Aux âges d’or et d’argent du gouvernement de la déesse, écrit Hésiode, “les êtres humains vivaient sans soucis, sans vieillir ni se fatiguer, dansant et riant beaucoup ; la mort ne leur semblait pas plus terrible que le sommeil”. Au contraire, après le renversement de la déesse, “la vision optimiste de l’autre monde, où [le genre humain] se voyait ressusciter dans le sein de la Grande Déesse, fit place à un pessimisme lugubre…

Avec la disparition du monde maternel primitif et l’apparition des nouveaux dieux mâles, le monde devint horrible” [Sybille von Cles-Redin].

Les physiciens de nombreuses nations sont arrivés aujourd’hui à comprendre différemment le monde invisible à mesure qu’ils découvrent presque quotidiennement de nouveaux phénomènes naturels inexplicables par les lois admises de la physique.

Il existe apparemment une physique du surnaturel dont les lois sont totalement inconnues de l’homme et auxquelles il commence juste à s’accoutumer.

C’était cette connaissance de l’autre monde, que possédaient les femmes du passé et qui fut largement discrédité par l’homme matérialiste ultérieur, qui donnait à la femme primitive son pouvoir sur l’homme.

Les Mystères de l’oeil gauche d’Horus

L’Energie du Hé

L’« Énergie du Hé » de l’Œil Gauche d’Horus permet de se guérir soi-même et d’atteindre le niveau de l’Illumination Angélique C’est l’énergie de l’Amour Inconditionnel de Dieu qui permet à une personne d’atteindre l’Illumination. … C’est la même énergie du Hé de l’Œil Gauche d’Horus qui transforma le Chaldéen « Abram » de l’Ancien Testament en l’Israélien essénien appelé AbraHam (Genèse 17:5) et transforma l’épouse d’Abram, Saraï, en l’Israélienne essénienne SaraH (Genèse 17:15).

-Lorsque Thoth Hermès Trismégiste acheva ses 14 années d’étude et de résurrection de la sagesse spirituelle de ses incarnations passées, il créa une École du Mystère pour enseigner sa Vraie Connaissance durement acquise aux autres. Il nomma son École du Mystère l’Œil Gauche et Droit d’Horus. (Note : Ces noms furent ressuscités 500 plus tard par le Pharaon Thoth Moses III lorsqu’il recommença l’École du Mystère de Thoth avec l’aide de la “Reine de Saba”.)

– L’École de Mystère Essénienne Égyptienne de Méditants de Thoth Hermès Trismégiste était appelée les sept ans de l’Œil Gauche d’Horus, parce que cela prenait 7 ans pour entièrement apprendre tout de la Vraie Connaissance de Thoth de comment atteindre l’Illumination en dansant vers la gauche en utilisant les énergies d’Amour Inconditionnel de Dieu.

(Note: Les Esséniens Égyptiens et les Cananéens Israéliens, quittèrent l’Égypte sous Moïse et ils formèrent ensemble un pays qu’ils appelèrent Israël. Ensemble, plus tard dans le temps, ils inclurent allégoriquement l’École du Mystère de l’Œil Gauche d’Horus de Thoth Hermès Trismégiste dans leur “Ancien Testament de la Bible” en tant que l’histoire du petit-fils d’Abraham, l’adepte spirituel Jacob, passant sept ans à travailler afin d’épouser “Leah”, la fille de “Laban”).

– Notre nouvelle École du Mystère d’Activateur était appelée les sept ans d’École du Mystère de l’Œil Droit d’Horus par les anciens Esséniens Égyptiens, et ainsi, cette école fut consignée allégoriquement dans le chapitre 29 de la “Genèse” dans l’Ancien Testament Essénien/Israélien en tant que Jacob travaillant sept années de plus afin d’épouser “Rachel”, la fille de “Laban”.

– Thoth Hermès Trismégiste est lui-même inclus dans l’Ancien Testament en tant qu’Énoch, le seul homme dans la Bible dont il est dit qu’il a “marché avec Dieu”. C’était il y a 4 000 ans, lorsque Thoth Hermès Trismégiste commença à rencontrer personnellement Dieu durant la dernière partie de ses 14 années en isolement, alors qu’il ressuscitait la sagesse et les techniques de ses incarnations précédentes.

– Il y a six mille ans, l’homme appelé Rama en Inde, traversa les mêmes 14 années d’isolement, qui sont appelées ses 14 années en exil. Il y a deux mille ans, Jésus était en isolement pendant les 14 “Années Perdues” qui sont introuvables dans le Nouveau Testament de la Bible. ( Source : Orwin Avalon )

Une immaculée conception

Extraits de « l’ancien secret de la fleur de vie » par Drunvalo melkisedeck, p. 84

« Osiris, Seth, Isis et Néphtys étaient frères et soeurs. Osiris se maria avec Isis, et Seth avec Néphtys. Un jour, Seth tue Osiris et place son corps dans un cercueil en bois qu’il jette ensuite dans le Nil (mais l’histoire se déroule en fait en Atlantide, et non en Egypte ; elle a donc été adaptée pour le public égyptien).

Isis et Néphtys se mettent alors à parcourir le monde à sa recherche et finissent par retrouver son corps, qu’elles ramènent avec elles en Egypte. Quand Seth apprend cela, il s’arrange pour reprendre le corps d’Osiris qu’il coupe alors en quatorze morceaux, les dispersant dans le monde pour bien s’assurer que celui-ci ne reviendra plus jamais. Folles de douleur et d’angoisse, Isis et Néphtys partent à nouveau à sa recherche, mais cette fois-ci ce sont les morceaux de son corps qu’elles cherchent. Finalement, elles ne peuvent en récupérer que treize. Le quatorzième, le phallus d’Osiris, reste manquant.

Les bas-reliefs sculptés sur les murs montrent bel et bien tout cela.

Grâce à la magie, Thot retrouve et ravive le phallus qu’il rattache alors au corps d’Osiris. L’énergie créatrice recommence à traverser ce dernier. C’est alors qu’Isis prend l’apparence d’un faucon, s’envole vers Osiris et se pose sur lui, entourant de ses ailes le pénis de son mari. L’acte accompli, Isis s’envole à nouveau et devient enceinte. Elle met au monde un petit bébé à tête de faucon qu’elle appelle Horus …

D’après Thot, ce qui est dépeint sur ces murs et dans l’histoire d’Isis et d’Osiris, c’est une conception immaculée, une naissance vierge.

Mais puisque la femme n’a pas besoin d’être vierge pour concevoir de cette manière, on l’appelle plutôt une conception immaculée.

Thot décrit cette naissance (par l’immaculée conception) comme étant de nature interdimensionnelle. Isis s’était en quelque sorte envolée interdimensionnellement vers Osiris, et aucune union physique n’eut vraiment lieu. »

La conception dans une dimension d’existence différente de la nôtre

Après avoir longtemps réfléchi à cette idée de naissance vierge, je me posai la question suivante : Quand les scientifiques provoquent une parthénogenèse, est-il possible qu’ils créent ainsi un enfant qui est lui même fondé sur un principe différent ?

Est-il possible en fait que cet enfant de sexe féminin ne soit pas stérile, qu’il ne fonctionne simplement plus en mode binaire, mais plutôt selon la progression de Fibonacci ? Par ailleurs, est-il possible qu’il ne puisse concevoir qu’interdimensionnellement ? Nos scientifiques ne se sont pas arrêtés à cela parce qu’ils ne se sont concentrés que sur la capacité de concevoir physiquement.

« Interdimensionnellement » signifie que les deux partenaires, un homme et une femme, n’ont pas besoin de vivre dans le même hémisphère sur cette planète – ni même sur la même planète ! Ils se rencontrent sur un autre plan d’existence. Cette manière de concevoir implique encore l’énergie sexuelle et l’orgasme, mais elle n’exige plus que les deux partenaires de sexe opposé se connaissent physiquement et restent ensemble dans l’intimité.

Autre chose : puisqu’on peut concevoir synthétiquement grâce au phénomène de la parthénogenèse, en introduisant un objet pointu qui brise nettement la surface de l’ovule, ce qui crée toujours un enfant de sexe féminin, je crois que lorsqu’on conçoit interdimensionnellement, un mâle naîtra chaque fois.

Évidemment, ce n’est pas parce que Marie et Joseph eurent Jésus, un enfant mâle, ni parce que Krishna était aussi un mâle, que l’on peut conclure que c’est là une preuve suffisante et que le résultat sera toujours le même. Néanmoins, il semble qu’il en soit bien ainsi et qu’aucune exception n’existe, du moins à ma connaissance. …

La progression de Fibonacci se rapproche de très près de celle du nombre d’or.

Cela signifie donc que chacune des deux spirales a un point d’origine légèrement différent, mais qu’elles deviennent toutes deux identiques très rapidement. La spirale du nombre d’or et son point d’origine exact ont été découverts en 1985. Par contre, la source de la spirale de Fibonacci fut trouvée dix ans plus tôt et on lui a même donné un nom : la croix solaire.

Que je sache, on n’a jamais donné de nom à la spirale du nombre d’or. …

La Genèse et l’arbre généalogique de Thot

L’intérêt que je porte à l’immaculée conception ne date pas d’hier. Un jour, alors que je m’efforçais de résoudre un problème de géométrie, Thot, qui m’observait, me demanda soudain si j’étais intéressé à l’écouter m’entretenir de sa mère. « Oui, bien sûr », lui répondis-je distraitement tout en essayant de trouver une solution viable au problème qu’il m’avait posé au cours d’une rencontre précédente. À ce moment-là, l’immaculée conception était vraiment la dernière chose à laquelle je voulais m’atteler, plus spécialement la parthénogenèse, et franchement, je n’étais pas non plus très intéressé à l’écouter me raconter une petite histoire sur sa maman. Je dois malgré tout avouer que ce qu’il me révéla était inhabituel et que je ne savais pas trop quoi en penser. Il me fit simplement le récit de son histoire et quitta les lieux.

Après qu’il fut parti, je me demandai : « Qu’est-ce que tout cela veut dire ? » Il m’avait dit que le nom de sa mère était Sékutet. J’ai d’ailleurs eu l’opportunité de la rencontrer, mais une fois seulement. C’est une femme exceptionnellement belle qui a vécu environ 200 000 ans dans le même corps.

Selon Thot, après la venue d’Adam et Eve, alors que les humains apprenaient à concevoir physiquement en mode binaire, sa mère choisit d’avoir un enfant différemment. Elle trouva un homme dont elle tomba amoureuse. Ils apprirent à concevoir interdimensionnellement et elle mit au monde un enfant mâle – pas une fille, mais bien un petit garçon. Et grâce à ce processus particulier menant à la naissance d’un petit garçon, tout comme cela s’était d’ailleurs passé avec Aiy et Tayé (voir les chapitres 3, 4 et 5 du tome 1), ils comprirent ce qu’était l’immortalité et devinrent eux-mêmes immortels.

Cela s’est passé il y a très, très longtemps, au début de l’existence de notre race.

La mère de Thot et son mari faisaient partie d’une race nouvellement créée, ceci dans le but de faire travailler ses membres comme esclaves dans les mines d’or d’Afrique du Sud. Je ne sais pas encore s’ils étaient issus de la lignée d’Adam et Eve ou d’une autre, supposément stérile. Toujours est-il qu’ils découvrirent l’art et la manière de concevoir interdimensionnellement, et ce, au début de leur évolution et de la nôtre. Il se peut qu’ils aient en fait été les premiers à recourir à cette méthode pour donner naissance.

Une lignée terrestre voyage dans l’espace

Une fois son fils devenu adulte, le père de Thot, premier mari de Sékutet, quitta la planète Terre, se rendit dans la quatrième dimension de Vénus, s’immergea dans cette voie évolutive et devint un Hathor.

Tout cela fait partie de certains mythes égyptiens, où il est affirmé que des êtres peuvent mourir et faire l’ascension jusqu’au niveau de conscience vénusien.

Après que le père de Thot eut quitté la Terre, Sékutet s’accoupla interdimensionnellement avec son fils et devint à nouveau enceinte. Elle mit au monde un deuxième bébé mâle et quand celui-ci atteignit l’âge adulte, son premier fils (le deuxième fils du père) rejoignit son père sur Vénus, ce qui permit à ce dernier de se rendre sur Sirius et au premier fils de devenir à son tour un Hathor.

Sékutet s’accoupla aussi interdimensionnellement avec son deuxième enfant mâle devenu adulte et mit au monde un troisième enfant mâle. Quand ce dernier parvint à l’âge adulte, le deuxième fils rejoignit son frère sur Vénus et devint aussi un Hathor. Ce dernier se rendit alors sur Sirius, et le premier père se rendit dans les Pléiades. Mais ce n’était là que le commencement.

Le processus expliqué plus haut créa une lignée vivante qui, d’une génération à l’autre, s’éloignait de plus en plus de la planète Terre et pénétrait profondément dans l’espace intersidéral, chaque fils suivant son propre père et s’éloignant davantage de son point d’origine, notre bonne planète Terre.

C’est assurément une histoire intéressante, et Thot affirme que ce processus se poursuivit peu après la période d’Adam et Eve, jusqu’à l’Atlantide.

Thomé, le père de Thot, était une des trois grandes âmes qui acceptèrent d’agir en qualité de corpus callosum (corps calleux) pour relier les deux côtés de l’île d’Udal, située au nord du continent atlante (voir au bas de la page 112 et les pages suivantes).

À un moment donné, Thomé quitta l’Atlantide – il disparut simplement de la surface de la Terre et se rendit sur Vénus (ou plus exactement dans la quatrième dimension de Vénus) en laissant derrière lui Sékutet et Thot.

C’est alors que Thot choisit de briser la lignée. Il se maria avec une femme du nom de Shizat et, selon la légende égyptienne, ils eurent un enfant qu’ils nommèrent Tat (voir le tome 1, page 145).

À ce sujet, Thot me dit d’ailleurs que c’était faux et plus compliqué que cela. Qu’avant de rencontrer Shizat, il s’accoupla interdimensionnellement avec sa mère et que c’est celle-ci qui conçut Tat. Cependant, Shizat et lui eurent bien un enfant, que nos livres d’histoire n’ont pas enregistré. C’était une petite fille, et elle naquit au Pérou. Elle fut conçue par accouplement physique en mode binaire. Il affirme donc avoir été l’auteur d’une progression de Fibonacci avec l’enfant qu’il a eu de sa propre mère, et d’une progression en mode binaire avec Shizat et leur petite fille. Toujours selon lui, une telle chose n’avait jamais eu lieu auparavant.

Après m’avoir ainsi renseigné sur sa mère, Thot me dit simplement : « Voilà, c’est tout », puis il quitta les lieux. Je me demandais alors ce qu’il avait voulu dire par là. C’était très étrange. Pourquoi avait-il été aussi brusque ?

Plus tard, il me rendit à nouveau visite : « Tu as vraiment besoin d’en savoir plus sur l’immaculée conception », affirma-t-il, et il me demanda de commencer à étudier cette question. Je me mis donc à lire tout ce qui me tombait sous la main, et plus j’avançais dans ma démarche, plus cela devenait extraordinaire.

D’ailleurs, si vous voulez approfondir le sujet vous-mêmes, allez-y ! Vous pourrez peut-être obtenir la certitude qu’avoir un enfant interdimensionnellement est en fait un moyen sûr d’obtenir l’immortalité.

Si vous aimez vraiment une personne et que celle-ci vous aime – si l’amour entre vous est véritable -, il se peut que vous puissiez faire un autre choix que celui de jeunes mariés ordinaires et que vous optiez pour la conception interdimensionnelle de votre enfant, ce qui rendra votre mariage encore plus sacré et vous assurera à tous les trois l’immortalité. Grâce à ce genre d’union, vous incarnerez alors la sainte trinité ici-bas sur la Terre.

L’expérience d’Aiy et de Tayé en Lémurie, grâce à leur mariage sacré, devient désormais plus facile à comprendre. La vie est peut-être beaucoup plus que ce que nous en pensons habituellement. Dans les pages précédentes, nous avons exploré une partie de la voie féminine, l’école de mystères de l’oeil gauche d’Horus. Sachez que vos émotions et vos sentiments ont besoin d’être équilibrés et que vous devez simplement maîtriser vos peurs avant de pouvoir travailler avec le champ énergétique du corps de lumière, le Mer-Ka-Ba. ….

Télécharger l’Ancien_Secret_de_la_Fleur_de_Vie_tome2.pdf

SOTHIS, Vénus, Sirius et Orion

(Isis) Sothis / Sepedet / Sopdet / Sirius / Sepde

Sepedet est le nom egyptien de l’étoile Sirius.

Sepedet ou Spodet signifie « aiguisé », « pointu », peut-être aussi dans le sens d' »exact », de « précis », car la déesse était toujours ponctuellement au rendez-vous cosmique.

Le lever héliaque de Sirius annonçant l’inondation. Cette interprétation pourrait suggérer une raison pour laquelle ce nom avait été donné à la déesse.

Sothis est souvent figurée sur les plafonds astronomiques des tombes. Sur le plus célèbre, celui du tombeau de Sethi Ier, Sah (Orion) s’éloigne sur sa barque et se retourne vers Sothis, qui marque l’arrivée de la nouvelle année. Sah, lui, symbolise la fin de l’année écoulée.

Sothis est généralement représentée comme une femme vêtue à l’egyptienne : elle est serrée dans la robe fourreau archaïque et porte les bijoux habituels. Sa tête peut être surmontée de deux longues plumes rigides, emblèmes solaires, fichées dans un mortier et parfois enserrées par une paire de hautes-cornes pointues. Le disque solaire figure souvent à la base de cet ensemble qui repose sur la dépouille de vautour des déesses et des reines-mères, mais la tête de vautour est flanquée de deux uraei pour la déesse. Elle peut également porter une étoile sur la tête et une plume d’autruche en diagonale, qu’elle touche ou approche de sa main droite. Elle peut aussi porter la couronne blanche de Haute-Egypte encadrée de cornes et surmontée par une étoile à cinq branches.

Dès l’époque archaïque, elle fut adorée sous la forme d’une vache couchée, portant une plante ou une étoile entre ses cornes. La déesse est frequemment frequemment figurée dans une barque. Identifiée avec Isis, elle peut avoir la forme d’un milan posé sur le sexe d’Osiris.

A la période gréco-romaine, on la voit accompagnée d’un chien qui est le symbole grec de Sirius et qui a une étoile sur la tête. Ce chien porte parfois Sothis sur son dos ou court à ses pieds. Sothis elle-même peut-être figurée comme une chienne à cette époque.

Bien que Sothis soit avant tout une déité féminine, on lui connait aussi des aspects masculins : dès le Moyen-Empire, assimilé avec Horus, elle devient Sothis-Horus, représenté comme faucon.

A l’époque grecque, identifiée avec Anubis (sans doute à cause du chien qui l’accompagne), elle devient une autre entité androgyne, Sothis-Anubis.

Elle porte les signe ankh et le spectre was, rares pour une divinité féminine. Sothis était-elle une androgyne à polarité féminine? Ou tout simplement une divinité représentant la nature réelle du Féminin Sacré? …

Les AMAZONES, Artémis

Artémis est parthenos, la vierge qui s’occupe du feu

Les Amazones étaient filles d’Arès par la Naïade Harmonie; mais certains auteurs disent qu’Aphrodite était leur mère, ou encore Otréré, fille d’Arès.

Elles vivaient, au début, au bord du fleuve Amazone, qui porte aujourd’hui le nom de Tanaïs, fils de l’Amazone Lysippé, qui offensa Aphrodite par son mépris du mariage et son amour de la guerre. Pour se venger, Aphrodite fit que Tanaïs tomba amoureux de sa mère; mais, plutôt que de se laisser aller à une passion incestueuse, il se jeta dans le fleuve et se noya. Lysippé, pour échapper aux reproches de son ombre, conduisit ses filles non loin des côtes de la mer Noire, jusqu’à une plaine proche du fleuve Thermodon, qui prend sa source dans les hautes montagnes de l’Amazonie, et là, elles formèrent trois tribus qui fondèrent chacune une cité.

Ce peuple des rives de la mer Noire était composé exclusivement de femmes guerrières, habitant les rives du Thermodon, en Cappadoce dans l’actuelle Anatolie. Elles affrontèrent les héros grec. Selon la légende, elles se brûlaient le sein droit (ou se le coupaient) pour mieux tirer à l’arc et tuaient les enfants mâles ou les rendaient aveugles ou boiteux, pour ensuite les utiliser comme serviteurs. Pour assurer la perpétuation de leur civilisation, elles s’unissaient une fois par an avec les hommes des peuplades voisines dont elles choisissent les plus beaux.

Il est néanmoins difficile à croire…Il est plus probable, qu’après le sevrage, les garçons étaient confiés aux hommes avec lesquels elles les avaient enfantés. Cela présuppose davantage un type de société matriarcale, ce dont les Grecs avaient horreur, raison pour laquelle ils blâmèrent tant cette population !

Leurs attributs

Les attributs des Amazones sont le péltê, un bouclier léger en forme de demi-lune, la lance, l’arc et les flèches propres aux cavaliers des steppes, le cheval et la hache ságaris d’abord, puis double hache à partir de l’époque hellénistique. Le signal avant la bataille est donné par le sistre (sorte de grelot) généralement de bronze.

Les amazones et les héros grec…

De nombreux héros grecs — Bellérophon, Achille, Héraclès, Thésée ou encore Priam — ont eu affaire à elles. Curieusement, chacun eut sa reine à aimer et, finalement, à tuer. Achille affonte Penthésilée venue secourir les Troyens, s’en éprend et la tue dans le même temps. Priam, le vieux roi troyen, a lui-même repoussé une invasion amazone. Héraclès doit s’emparer de la ceinture d’Hippolyte et finit par massacrer cette dernière, ainsi que ses compagnes.

Selon une tradition, Thésée se joint à l’expédition d’Héraclès. Il reçoit Antiope (reine des amazones, fille d’Arès) comme part du butin et l’épouse. Selon une tradition que Plutarque rapporte entre autres à Hellanicos, Thésée part seul et capture lui-même Antiope. Les Amazones répliquent en envahissant l’Attique — après avoir passé le Bosphore pris dans les glaces, selon Hellanicos. Le combat devant Athènes se déroule au mois de Boédromion, d’où la fête des Boédromies. Thésée a un fils d’Antiope (également appelée Hippolyte par certains auteurs), Hippolyte (histoire d’Hippolyte : Sa belle mère, Phèdre, qui l’aimait et qu’il avait repoussée, l’accusa d’avoir voulue la séduire. Il périt, emporté sur les rochers par ses chevaux qu’avait effrayés un montre marin…)

Bellérophon, enfin, après avoir tué la Chimère, affronte et vainc les Amazones.

Les explorateurs de l’Amérique du Sud crurent découvrir des peuplades similaires sur les bord du Maragnon qu’ils appelèrent alors le « fleuve des Amazones » puis « Amazone », car ils y rencontrèrent des femmes qui y combattaient autant que les hommes.

Les Amazones ont-elles existé ?

Hérodote fournit une version historicisée de la légende des Amazones. À la suite de violents combats avec les Égyptiens 2000 ans av. J.-C., des tribus scythes occupèrent la Cappadoce. Des guerriers scythes furent exterminés dans une embuscade et les femmes restées seules prirent les armes. Selon Hérodote, le nom amazones signifiait « privée de mamelle » et les grecs pensaient que c’était dans le but de tirer plus facilement à l’arc. En langue caucasienne, ce nom signifierait par contre « ceux qui ne mangent pas de pain » (ce qui reporte aux sociétés nomades et donc non agricoles) ou « ceux qui vivent ensemble » ou pourrait faire allusion à une éventuelle « ceinture magique » portée par les amazones (cf à la légende d’Heraclès et Hippolyte (qui est ici une reine des amazones, et non pas le fils de Thésée…).

Le cheval était inséparable des populations des steppes, ce fut ultérieurement le cas des Scythes qui étaient renommés dans l’Antiquité comme éleveurs et dresseurs de chevaux. Néanmoins, la légende nous a laissé le mythe de femmes excellentes cavalières, guerrières, élevées comme telles.

La légende rapporte également que les Amazones ne gardaient auprès d’elles que des hommes mutilés, estropiés, prétendant que cela augmentait leur capacité sexuelle, supputant que l’infirmité empêchait les hommes d’être violents et d’abuser du pouvoir. Il paraîtrait à ce propos que la reine Antianeira ait répondu à une délégation d’hommes scythes qui s’étaient proposés comme amants exempts de défauts physiques que « l’estropié est le meilleur amant ».

Des fouilles archéologiques récentes, conduites par Jeannine Davis-Kimball à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, ont permis de mettre à jour des tombes de femmes guerrières, enterrées avec leurs armes entre 600 et 200 av. J.-C. L’une des tombes était richement garnie de nombreux objets et bijoux féminins et également de 100 pointes de flèches.

Une enquête approfondie menée dans la même région a démontré l’existence d’une tradition vivace de la femme archer et cavalière émérite, leur arc étant de forme très caractéristique exactement identique à celui qui est représenté sur les céramiques antiques.

Des relations génétiques ont également été prouvées entre les restes humains trouvés dans les tombes et certaines familles Mongoles dont des filles naissent parfois blondes, caractéristique particulière des Amazones, ce qui est un fait absolument unique dans ces ethnies à la chevelure uniformément noire et qui tend à prouver un mélange entre des tribus mongoles et les restes de l’ethnie des Amazones dont l’origine exacte reste encore un mystère.

Alors ? Je trouve cela fabuleux que le mythe puisse soudain prendre consistance et devenir réalité, si les fouilles offrent tous ce qu’elle promettent…

« Amazonomachie »:

Le thème de l’Amazone apparaît couramment dans l’art grec. Elles sont représentées portant des tuniques courtes, à l’instar d’Artémis, ou encore avec des pantalons bouffants asiatiques. Souvent, un sein est dénudé. En revanche, on ne trouve aucune occurrence de sein coupé. Les jeunes femmes athlètes sont souvent représentées en Amazones.

L’amazonomachie, ou combat des Grecs contre les Amazones, est également un thème populaire, représenté souvent symétriquement avec le combat des Lapithes contre les centaures, comme c’est le cas sur les métopes du Parthénon

Un inceste fondateur

Lysippe était une belle jeune femme qui avait fui le domicile conjugal avec ses enfants – 7 filles et 1 garçon nommé Tanaïs – pour assouvir son goût pour la guerre et consommer sa passion pour le bouillonnant Arès. Mais la jalouse Aphrodite, réprouvant l’infidélité de son amant ainsi que l’attitude guerrière de la jeune femme, fait concevoir une passion incestueuse au jeune Tanaïs pour sa mère. Désespéré et écœuré par cette attirance qu’il ne peut réfréner, Tanaïs n’a d’autre choix que de se suicider en se jetant dans le fleuve qui porte désormais son nom.

Pour échapper aux reproches incessants du spectre de son fils, Lysippe part s’installer sur les rives du Pont-Euxin, à l’embouchure du fleuve Thermodon, où elle fonde avec ses filles la cité légendaire de Thémoscyre, uniquement destinée aux femmes. Mais alors que l’on pourrait imaginer qu’un univers exclusivement féminin soit empreint de douceur et de grâce, celles qui se feront appeler Amazones vont se consacrer sans pitié au carnage et aux conquêtes militaires.

Une société gynécocratique

Une fois par an, les Amazones, conscientes de la nécessité de perpétuer leur race fière et conquérante, vont s’unir avec leurs voisins Gargaréens. Les malheureux enfants mâles qui naissent de ces accouplements bestiaux auront les membres brisés et les yeux crevés à leur naissance afin de les rendre inaptes au combat et de pouvoir les reléguer aux tâches domestiques subalternes, à moins qu’on ne les tue impitoyablement, sans autre forme de procès.

Dans la société amazonienne, la guerre est la seule activité par laquelle la femme peut être pleinement reconnue. Les Amazones se consacreront ainsi au pillage et à la furie destructrice, allant jusqu’à se mutiler volontairement d’un sein afin de faciliter le maniement de leurs arcs, cette arme typiquement asiatique qu’affectionne leur déesse protectrice : Artémis. On les dépeint comme des cavalières émérites, arborant un bonnet phrygien, couvertes de peaux de bêtes, brandissant le bouclier en forme de croissant de lune des peuples barbares. Certaines versions vont jusqu’à affirmer qu’elle se nourrissaient exclusivement de la chair crue de leurs ennemis !

Les plus grand héros s’y frottent !

Et des ennemis, les Amazones n’en manquent pas ! Inquiétantes, menaçantes pour la stabilité des sociétés grecques, elles inspiraient la méfiance et ont vu bon nombre d’expéditions punitives s’établirent contre elles :

  • Sur ordre du roi de Lycie (Iobatès), Bellérophon les combat et les vainc.
  • Pour son neuvième Travail, Héraclès doit, sur caprice de la fille d’Eurysthée, rapporter la ceinture magique d’Hyppolite, la reine des Amazones.
  • Antiope, sœur d’Hippolyte, est séduite par Thésée et se laisse ravir par le héros sans trop de résistance. Elle lui donnera même un fils, baptisé Hippolyte lui aussi. Cela en est trop pour l’honneur bafoué des Amazones qui vont faire le siège d’Athènes. Après d’âpres batailles, les femmes guerrières sont finalement vaincues.
  • Lors de la guerre de Troie, elles font alliance avec les Troyens, en gage de gratitude envers le bienveillant Priam. La reine Penthésilée parvient à infliger une débâcle retentissante aux troupes grecques sous les remparts troyens, jusqu’à ce qu’Achille lui décoche une flèche fatale. Apercevant le doux visage de son ennemie avant qu’elle ne succombe, le héros s’éprendra pour elle d’un amour désespéré.

L’expansion

Malgré toutes ces défaites, les Amazones parviennent à conquérir depuis leur capitale Thémoscyre un vaste territoire s’étendant d’abord jusqu’au fleuve Tanaïs, à la mémoire de leur fondatrice, puis se prolongeant jusqu’en Thrace, en Phrygie et à la Syrie grâce aux reines successives Marpessa, Lampado et Hippolyte. Elles fondent un peu partout des cités aussi célèbres qu’Ephèse, Smyrne, Cyrène, Opsikion en Lydie ou encore Mytilène, sur l’île de Lesbos – dont la reine Myrina mènera une expédition contre les Atlantes. Vaincues, les guerrières fonderont une nouvelle tribu de femmes en Libye, les Gorgones, tribu décimée par Héraclès.

Au-delà du mythe

L’existence de peuples de femmes guerrières est attestée dans l’Antiquité : on retrouvait des femmes au premier plan des troupes syriennes, scythes et cimmériennes que les Grecs combattirent aux confins de la Mer Noire. On retrouve de tels témoignages chez les Romains pour certaines tribus gauloises (les Namnètes de l’île de Sein et les Samnites de l’embouchure de la Loire, entre autres).

D’un point de vue artistique, les Amazones ont toujours suscité l’intérêt, favorisées sans doute à la fois par le fantasme masculin de domination de femmes réputées leurs égales et par celui, féminin, d’une société exclusivement composée de femmes. On en retrouve la trace dès le XIVème siècle avec la Théséide de Boccace ou encore les fameux Contes de Canterbury. On peut encore citer les tableaux de Rubens. Mais c’est surtout le Penthésilée de Heinrich von Kleist qui a popularisé le mythe en 1808. La littérature a souvent été inspirée par le mythe pour dépeindre des personnages féminins épris d’indépendance et de vertus viriles.

Pour conclure

Chez certaines espèces de serpents, les femelles peuvent se reproduire avec ou sans mâle. Cette faculté n’est pas limitée à de rares cas observés en captivité: elle se manifeste aussi à l’état sauvage selon des chercheurs américains. Cette reproduction asexuée a été recensée chez plusieurs dizaines de reptiles, d’amphibiens et de poissons. Les chercheurs se sont aperçus que de nombreuses espèces de vertébrés comptant des mâles et des femelles parfaitement capables de s’accoupler pouvaient aussi occasionnellement se reproduire de manière asexuée. Reste à savoir pourquoi un tel phénomène survient alors que les partenaires mâles abondent chez ces espèces Selon les chercheurs, cette forme de reproduction asexuée semble beaucoup plus répandue que prévu chez les reptiles à écailles (serpents, lézards, iguanes, caméléons, etc.) et « ne peut désormais plus être considérée comme une bizarrerie rare et marginale dans l’évolution des vertébrés ».

Peut-on relier cette faculté reptilienne à la nature réellement reptilienne des anciens dieux qui « voyant que les terriennes étaient belles, les prirent pour femmes », comme en témoigne le livre de la Genèse?

Dans ce cas, on pourrait considérer que dans un monde reptilien où les femelles n’ont pas besoin de mâles pour enfanter, ces derniers se soient rabattus sur les créatures nées de la Terre pour se perpétuer.

C’est juste une supposition, mais quelle que fut la vérité, certaines femmes d’aujourd’hui possèdent toujours en elles cette faculté de procréer sans mâles, héritage de lointains ancêtres reptiliens. Ce fut peut-être le cas de Marie qui tenait cette faculté de sa mère Anna?

Autant de question auxquelles il est difficile de répondre, bien que …, sachant que l’ADN mitochondrial ne se transmet que par la mère, nous pouvons facilement comprendre pourquoi le judaïsme fonde son appartenance sur la génétique de la mère et non celle du père. Le « Sang Réal » ou Saint Graal serait alors la matrice de Marie Madeleine ….

A méditer…

Miléna

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