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Meggiddo et les clés du futur

La position stratégique de l’ancienne ville fortifiée a influencé le destin de la Terre sainte. Depuis l’aube du monde, les hommes se sont affrontés dans la vallée de Jezréel- Esdrelon, dont Meggiddo commandait l’accès.

Cette plaine mesure environ 40 kilomètres de long sur 30 de large. Elle forme un triangle renversé dont le sommet s’appuie, au sud, à la montagne de Gilboa et dont les côtés vont s’adosser aux montagnes qui bordent le lac de Tibériade et, au nord-ouest, au golfe de Saint-Jeand’Acre dominé par le mont Carmel.

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 L’histoire guerrière de la cité commence au IVe millénaire. Meggiddo fut successivement amorrhéenne, hyksos, égyptienne, puis cananéenne.

C’est là que Barak défit, au temps des juges d’Israël, l’armée madianite ; c’est ici que le roi Josias fut tué en voulant arrêter au passage le pharaon Néco; c’est aussi sous ses murs que Philippe Auguste, roi de France, livra bataille aux Turcs lors de la troisième croisade, et c’est dans ses lieux que Bonaparte dispersa l’armée turque avant d’abandonner sa funeste expédition en Egypte.

Le combat le plus mémorable livré à Meggiddo a vu s’opposer, le 21 avril 1477 av. J.C., les troupes du pharaon Thouthmosis III aux défenseurs de la forteresse.

Le souvenir de cette bataille figure sur les bas reliefs du temple de Médinet-Habou aux portes du désert libyque. Les grandes expéditions du passé, celles qui virent les maîtres de l’Egypte terrasser leurs ennemis, sont inscrites dans la pierre des monuments implantés sur la rive occidentale du Nil. Ces édifices sont liés au passé.

Seul un combat est illustré à la fois sur l’une et l’autre rive, il s’agit de celui de Meggiddo. Qui a eu lieu et qui sera… nous le découvrons en effet également sur les murs du temple de Karnak, face au soleil levant.

En 1948, les Israéliens battirent en ces lieux une importante armée arabe. Si un conflit éclatait demain au Moyen-Orient, il y a fort à parier que Meggiddo connaîtrait une fois encore une intense activité militaire.

Dans son Apocalypse, saint Jean ne dévoile-t-il pas l’endroit où aura lieu l’ultime combat ? (16-15 et 16) : « Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte ! Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaggeddon. »

Le disciple préféré du Christ, tout comme lui, était juif. Le visionnaire de Patmos nous a laissé un livre scellé de sept sceaux, dont l’inspiration est toute kabbalistique. Elle puise ses sources dans les plus anciennes traditions.

Beaucoup estiment que le peuple d’Israël sortira vainqueur de l’ultime combat qui l’opposera à ses ennemis arabes. Sa victoire ne sera pas celle des armes, mais l’oeuvre du miracle.

Nous l’avons déjà dit, les recherches archéologiques, conduites par les spécialistes du jeune Etat juif, ont toutes un arriére-plan mystique qu’on ne dévoile pas.

Les fouilles de Meggiddo ont été dirigées par le Pr Y. Yadin dans les années 60, 66, 67 et 71, pour le compte de l’Institut d’archéologie de l’université hébraïque de Jérusalem. Sans crainte de beaucoup se tromper, on peut dire que les juifs seraient heureux de retrouver l’Arche d’Alliance, dont la trace se perd lors du sac de Jérusalem en 70 de notre ère. Ce coffre magique à la terrifiante puissance devrait réapparaître lorsque la terre promise sera menacée d’écrasement total. Saint Jean nous affirme que c’est à Meggiddo- Harmaggeddon qu’aura lieu le dernier affrontement de notre cycle. Logiquement, c’est là que l’Arche devrait être cachée.

L’arche d’Alliance à Meggiddo ?

C’est l’Eternel qui prescrit à Salomon l’ordre de bâtir un sanctuaire en un lieu déterminé. Le temple était la demeure de la divinité. Le roi, les prêtres et les peuple devaient lui rendre hommage.

Ces clichés littéraires sont connus. Nous savons que la Bible a presque toujours prouvé la véracité des faits qu’elle relatait, utilisons donc ses affirmations pour voir comment se présentait l’ancien Temple de Jérusalem.

En gros, et pour autant qu’on puisse en juger d’après la reconstitution de la Ville sainte, présentée en maquette, sur le terrain de l’hôtel Holyland, le Temple salomonique était un bâtiment rectangulaire dont l’ordonnance se développait en profondeur.

Une sorte de pylône, le ûlam, masquait la façade et donnait accès à une première salle oblongue, le hékal, de 40 coudées de profondeur sur 20 de large et 30 de hauteur ; la partie la plus retirée de l’édifice, le débire, ou Saint des Saints, était un réduit aveugle de 20 coudées selon ses trois dimensions. Là fut déposée l’Arche où habitait corporellement la majesté du Dieu inaccessible. Le hêka, ouvert aux prêtres, renfermait la table aux pains de proposition, que l’on renouvelait chaque jour, un cha ndelier à sept branches et l’autel des parfums.

De manière formelle, les parties essentielles du sanctuaire ne devraient jamais être modifiées. En cas de réparations, on se gardait soigneusement de tout ce qui aurait pu ressembler à de la nouveauté.

La demeure qu’Ezechiel voit en songe reproduit la disposition du Temple de Salomon qu’on détruit les Babyloniens.

La construction péniblement relevée par Zorobabel s’inspire de la même règle, et l’historien Josèphe, qui avait eu sous les yeux le Temple rebâti à grands frais par Hérode, nous en donne une description qui n’est point si différentes de celle du Livre
des Rois.

Ezéchiel à servi de lien à travers le temps et l’espace pour faire parvenir à la postérité les plans de la maison sacrée.

Au cours des âges, seul les parvis extérieurs du Temple ont changé. On a multiplié leur nombre et agrandi leur surface. La demeure du Dieu d’Israël se trouvant ainsi au centre d’un haram sémitique dont les enceintes successives permettent de filtrer les diverses catégories de visiteurs venant adorer leur dieu.

Un détail important doit retenir notre attention dans l’architecture du Temple. Il s’agit du débir ou Saint des Saints. Cette pièce où toute la puissance d’Israël était conservée dans l’Arche d’Alliance. En effet, nous savons qu’elle était cubique et que ses dimensions étaient environ de 10 mètres d’arête.

Le coffre sacré reposait dans le noir absolu. Nous pensons que l’obscurité la plus coomplète neutralisait son rayonnement. De plus, le volume cubique qui lui donnait asile ressemblait beaucoup à une caisse de résonance fonctionnant sur une fréquence sonore étalonnée.

Seuls les prêtres connaissaient les techniques qui mettaient l’Arche en action. Les rituels du Temple de Jérusalem nous sont connus grâce aux lévitiques et aux textes prophétiques qui constituent ce que l’on a appelé la Torah d’Ezéchiel.

Si, comme nous le supposons, l’Arche d’Alliance contenait un cristal vibrant qui servait de transducteur entre les officiants et l’Intelligence cosmique qui les agissait, on saisit mieux les obligations techniques qui s’imposaient pour préserver ce précieux
instrument.

Très souvent, la foule des fidèles assistait à de véritables miracles qui se déroulaient dans le périmètre du Temple. A l’époque, Jérusalem avait attiré un personnel considérable qui entretenait les Lieux Saints. Tout un quartier de la cité était réservé aux différents lévites.

Si notre hypothèse est juste, l’Arche d’Alliance est encore cachée à Meggiddo ; elle repose obligatoirement dans une pièce cubique parfaitement architecturée de 1 000 mètres cubes environ. Pour qui connaît « Tell el-Moutesellim », cette hypothèse n’est pas à rejeter, car la réalisation d’une telle chambre entrait dans la qualification des architectes de la ville forteresse. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir le tunnel d’eau qui conduit au puits de la cité.

L’eau était autrefois le bien le plus précieux des garnisons assiégées. La présence de sources adéquate détermina le choix des sites d’implantation au Proche-Orient. A Meggiddo, les défenseurs de la ville pouvaient accéder en tout tranquillité au point d’eau qui desservait la forteresse. Une galerie taillée dans le roc, longue de plusieurs centaines de mètres, permettait dans les situations les plus précaires de se ravitailler en précieux liquide, bien à l’abri des flèche ennemis.

Le passé historique de Meggiddo rempli de batailles a peut-être inspiré Saint Jean, pour fait d’Harmageddon le lieu où les Fils de la Lumière rencontreront les Fils des Ténèbres pour un ultime combat. Les puissances du Ciel se manifesteront alors, et El Elyon, le Dieu Très Haut d’Abraham et de Melchisédech, viendra rétablir la paix entre Issac et Esaü, les frères écartelés de Jacob.

Copyright Robert Laffont : « Les énigmes

 

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