Le DOUBLE Le TEMPS Soufisme - Islam

Matière/Antimatière, le dualisme MI et MA

Du maïm au dualisme Mi-Ma

Par le Très Saint Nom de la Divinité Miséricordieuse par Essence et par Excellence

« Elohim dit voûte au milieu des eaux pour séparer les eaux des eaux. Elohim fait la voûte et sépare les eaux sous la voûte des eaux sur la voûte. C’est fait. Elohim appelle la voûte Ciel. Soir et Matin, deuxième jour » (Gen I,6-8)

Il est frappant de voir que le premier verset dit

« Premiers, créa Elohim: ciel et terre » et que cela se passe au premier jour alors qu’au verset 8, le deuxième jour « Elohim fait la voûte [et] appelle la voûte ciel », puis qu’au verset 10 le troisième jour « Elohim appelle ce qui est sec terre ».

C’est donc que le ciel et la terre « premiers » ne sont pas le ciel et la terre de notre monde mais du monde suprasensible: la Terre première contenant le ciel, la terre et les mers.

Le Ciel premier, shamaïm , contenant le NOM : Shem) et les fonds (Maïm), est ce « ciel qui n’était que fumée », qu’Il établira en 7 voies, les 7 cieux, et comme forme du mystère contenant les enfers et l’entre-deux (al-A’râf) que sont les limbes du schéol.

Ces deux réalités se superposent comme le mi et le ma, les eaux d’en-haut et les eaux d’en-bas, c’est à dire le non-manifesté divin (dhât, Elohim) et le manifesté, l’image du divin (sîfat, Adam); l’un demeurant dans l’Unicité primale, l’autre dans la multiplicité archétypale.

« Toute gloire à Allah, Seigneur des mondes » (A’râf, verset 54)

Cette maïm, il en est dit « Elohim appelle la voûte ciel ». Derrière ce ciel se dessinent les 7 cieux encore potentiels qui seront distingués en ce deuxième « jour », cieux porteurs de subtilités éthérées ( latîf), de l’abstraction, cieux où seront réalisés les séphiroth, sphères de conscience.

Cette abstraction sépare le monde supérieur et intelligible du monde inférieur et matériel. C’est du deuxième jour que sera la nuée du Fils de l’Homme, l’Adam accompli, retrouvé, re-né à l’Eden.

« Le Ciel qu’Il a pourtant construit? Il a élevé bien haut sa voûte, puis l’a parfaitement ordonné » (Nazi’ât, 27-28)

La voûte au milieu des eaux apparue au second jour, ce firmament est la subtile distance qui sépare la matière de l’énergie, le corps de l’âme.

« Et nous avons fait du ciel un toit protégé. Et cependant ils se détournent de ces signes (ayat) ».

C’est l’entre-deux, le noùs de l’Evangile de Marie Madeleine, la réalité imaginale.

C’est le Mundus Imaginalis, âlam al-mithâl, monde des symbôles archétypaux, des lettres projetées par les nombres dans la réalité transitoire du Malakût. Le Malakût est ce royaume qui est planté dans le monde tout en étant plus que le monde car immergé dans le sacré, dans la vie, dans l’esprit.

C’est en ce sens qu’on explique l’existence de l’Hermès Gabriel, comme intermédiaire entre Allah et les prophètes. Par le Noùs, il est créature imaginale par laquelle l’esprit circule depuis son origine divine, le Lotus de la Limite (siddratu al-Muntaha) jusqu’au coeur du mu’mîn.

Et dans cette sphère de réalité « transitoire », le Prophète qui traverse les cieux chevauche Al-Burâq-Monture céleste dont la bride est tenue par Mikaël-, ce kéroubim mystérieux dont le nom viendrait de « blanc » ( barïq) et éclair (barq), barûq en hébreux signifiant « béni ».

Al-Burâq est donc issu de cette lumière du second jour, il est celui dont il est écrit:

« Peu s’en faut que l’éclat de la foudre n’enlève la vue aux hommes » (24, 43)

Ainsi que:

« Peu s’en faut que la foudre ne les prive de la vue. Lorsque l’éclair brille, ils marchent à sa clareté et lorsqu’Il verse l’obscurité sur eux, ils s’arrètent » (2, 10)

L’horizon de la vision mystique est limité par la grâce, mais cet horizon s’élargit par la recherche du savoir:

« Le ciel, Nous l’avons construit par Notre Puissance et nous l’étendons [constamment] dans l’immensité » (zariyât, 47)

La limite de cette étendue embrassable par l’esprit est salutaire, l’amenant à se concentrer ( tsim-tsoum) et ainsi faire jaillir l’oeuvre de création dans le microcosm.

« Ô Moïse, nous ne te croirons qu’après avoir vu Dieu clairement!… Alors la foudre vous saisi tandis que vous regardiez. Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort afin que vous soyez reconnaissants » (Al-Baqra )

L’éclair illuminatif ( barîq ilâhi) est d’une puissance qui dépasse les gens du commun et les anéanti tant il est « sauvage » entre les mains d’hommes de peu de foi, c’est pourquoi l’Archange Gabriel -sur lui la Paix- rempli le coeur du Messager de Dieu (sws) de sagesse et de foi avant de lui présenter Al-Burâq qui se cabra devant lui.

Seuls les saints et les prophètes peuvent canalyser cette baraqa et chevaucher cette énergie sans être foudroyés et détruits. On peut donc la rapprocher de la kundalini des yogi.

La Baraqa peut transcender notre contingence éphémère et nous ouvrir les portes de l’Eternel. On découvre alors les 10 Dévarim, dans lesquels on reconnait les Dévas des cultes antiques indo-persans, ces « divins », ces entités au moyen desquelles le monde est:

  • – Sagesse et Intelligence
  • – Connaissance et Force
  • – Puissance et Menace
  • – Droiture et Justice
  • – Grâce et Miséricorde

Ces 10 Dévarim sont expliqués dans les livres judaïques:

  • « C’est par la Sagesse que l’Eternel a fondé la Terre, c’est par l’Intelligence qu’il a affermi les Cieux » (Ps 3, 19);
  • « C’est par la Connaissance que les abîmes se sont ouverts »;
  • « Il a affermi les montagnes par Sa Force, Il est ceint de Puissance » (Ps 65, 7);
  • « Les colonnes du ciel tremblent et s’étonnent à sa menace » (Jb 89, 15)
  • « Souviens-Toi de Ta Miséricorde et de Ta Grâce, car elles existent à tout jamais »

A ces 10 Dévarim correspondent 10 Sephiroth, les « chiffres-Mystères »:

« Leur aspect est comme l’apparence de l’éclair, quant à leur limite, ils n’ont pas de fin. »Sefer Yezirah)

Commencement-Fin, Bien-Mal, Haut-Bas, Est-Ouest, Nord-Sud, Intérieur-Extérieur;

« Un Seigneur Unique, Dieu Roi-Fidèle, les gouverne tous depuis sa demeure et jusqu’à perpétuité. » (Sefer Yesirah)

Dans ces dichotomies se retrouvent la répartition verticale du Mi et du Ma, pôle positif et négatif du magnétisme des corps.

Ce magnétisme est un maïm, un firmament, une voûte, un dégagement énergétique de la bipolarité universelle, nécessaire à l’établissement de l’Espace-Temps.

Selon la kabbale  » c’est en effet selon l’extention et la contraction que l’unité est considérée comme dualité ».

C’est la respiration universelle du Souffle de Vie qui cré le 2 du 1 et le 1 re-né du 2 par entropie -extention- et négentropie -contraction-. Ceci explique la vision prophétique de Seyyidina Muhammad (sws) selon laquelle le monde a été créé « d’une poignée de lumière » par contraction des énergies en un point.

La matière a surgit et s’est répandue en dualité ?

Qui dit matière dit anti-matière. Ainsi se sont séparé les eaux du Mi et les eaux du Ma, c’est à dire les eaux d’en-haut du Créateur et les eaux d’en-bas de la créature.

Que la Paix soit sur vous tous, ainsi que la Grâce et la Miséricorde de Dieu.

Salam

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