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Livres de Femmes, Livres de Vérités (6) De l’Israélisme au Judaisme – 3/4

Je suis noire
et pourtant je suis belle
ô filles de Jérusalem
comme les tentes de Kédar
comme les pavillons de Salomon.
Ne prenez pas garde à mon teint noir :
C’est le soleil qui m’a brûlée.
Cantique des Cantiques

1er chapitre : Introduction – Aux origines: La guerre des sexes
LIRE LA 1ère PARTIE 2ème PARTIE2ème chapitre : Révolution religieuse en Egypte
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3ème chapitre : Les Aryas – Guerre des sexes chez les Perses et les Hindous
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4ème chapitre : La guerre des sexes dans la Chine antique

5ème chapitre : La guerre des sexes dans la Grèce antique
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6ème chapitre : De l’Israélisme au Judaisme
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6ème chapitre suite

ORIGINE DE JÉRUSALEM

D’abord la ville Jébuséenne appelée Gueducéa se composait de la montagne de Sion et d’une ville basse « Ophel » qui descendait vers la source appelée Gihon (aujourd’hui fontaine de la vierge) (1).

Daud (David) rebâtit la ville haute de Sion, qui fut sa montagne, comme le Sinaï avait été la montagne de Myriam. C’est elle qu’on appela « la ville de Daud ».

Des ouvriers vinrent de partout, mais surtout de Tyr, qui envoya ses plus beaux matériaux, surtout le bois de cèdre. Ces artistes tyriens construisirent à Daud un palais près de Milo, dans la haute ville de Sion. Le prestige qui entoura cette demeure royale fut extraordinaire.

Le temple de David fut bâti sur l’aire rocailleuse d’Areuna le Jébuséen.

Autrefois on plaçait le fameux mont Moria près de Jérusalem.

(1) Sion est une des collines sur lesquelles est construite la ville de Jérusalem, mais ce nom est souvent pris pour désigner la ville même de Jérusalem comme capitale spirituelle des Israélites.

ÉPISODE DE GOLIATH

Dans l’histoire de David, il y a des détails psychologiques et même physiologiques, qui sont des preuves certaines de sa féminité.

Il faut que ceux qui ont dénaturé l’histoire aient été bien ignorants ou bien maladroits pour les y avoir laissés.

Le premier acte attribué à David, c’est sa lutte contre Goliath, parabole qui représente le triomphe de l’esprit sur la force brutale, qui montre l’homme qui attaque la femme par la force brutale, et la femme qui se défend par la force morale (la fronde).

DAVID ET JONATHAN

Le chapitre XVIII du livre de Samuel raconte les amours de Daud et de Jonathan, fils de Saül, qui aima aussi Daud :

1. « Or, sitôt que David eut achevé de parler, l’âme de Jonathan fut tellement liée à son âme, que Jonathan l’aima comme son âme.

3. « Et Jonathan fit alliance avec Daud parce qu’il l’aimait comme son âme ».

Puis on nous narre la jalousie de Saül pour Daud, et ses fureurs.

Dans le chapitre XIX, Saül parle à Jonathan de faire mourir Daud, et Jonathan « qui était fort, affectionné à Daud » le lui fait savoir, et ils se concertent pour éviter sa fureur.

Tout ceci est très humain si Daud est, une femme ; c’est absurde si c’est un homme.

LES NÉOMÉNIES DE DAUD (DAVID)

Pour compléter le tableau, nous allons montrer la jalousie de Saül à l’égard de David, fait psychologique qui porte en lui sa preuve, car c’est l’expression d’une loi psychique certaine.

Chap. XX. Daud s’est enfuie. Dans une entrevue avec Jonathan, elle lui dit ses craintes : « Ton père sait certainement que je suis dans tes bonnes grâces ».

Jonathan lui promet d’intervenir, et ils se concertent. Alors Daud dit : « Voici, c’est demain « la nouvelle lune » (néoménie) et j’ai accoutumé de m’asseoir auprès du roi pour manger. Laisse-moi partir et je me cacherai dans les champs jusqu’au soir du troisième jour ».

Or cette façon de s’absenter pendant 3 jours à l’occasion d’une « nouvelle lune » est un fait d’ordre physiologique qui, à lui seul, prouve le sexe de Daud.

On sait ce que signifie ce symbolisme lunaire spécial à la physiologie féminine. Ce chapitre établit donc d’une façon incontestable le sexe de Daud ; les femmes israélites restaient dans leur chambre et prenaient leurs repas à part pendant les 3 jours qui précédaient la nouvelle lune.

SECOND LIVRE DE SAMUEL (SUITE DE L’HISTOIRE DE DAUD)

Le second Livre de Samuel nous donne la suite de l’histoire de Daud.

Ouvrons d’abord une parenthèse : Pourquoi ce Livre est-il intitulé Samuel ? Ce n’est pas Samuel qui l’a écrit, puisqu’on y relate des faits arrivés après sa mort.

Samuel est parmi les premiers prophètes (voyantes ou Nabiim). On désigne ainsi ceux qui pensent, qui parlent ou qui écrivent.

Pour avoir mérité ce titre de prophète, il faut que Samuel ait laissé une œuvre. Or cette œuvre n’est mentionnée nulle part et ne peut être que le récit des événements contemporains ou antérieurs à ce personnage.

Ces événements sont les luttes de la Femme pour conserver son pouvoir. C’est dans un Livre de Samuel qu’on aurait puisé pour écrire le Livre de Josué et celui des Juges, ainsi que les premiers chapitres du livre qui porte son nom.

Quant au deuxième Livre de Samuel, il est différent du précédent et semble puisé à une autre source, quoiqu’on y retrouve le style orgueilleux et ridicule de l’Ecole d’Esdras.

L’idée fixe qui s’y révèle, c’est la glorification de Daud, mais d’un Daud masculin. On entasse des faits contradictoires, pour prouver le sexe qu’on lui attribue. On multiplie ses mariages, on lui donne une multitude d’enfants ; système qui n’a pas seulement pour but d’affirmer sa masculinité, mais aussi de justifier la polygamie d’une époque postérieure en en reportant l’usage dans le passé, et en attribuant les mœurs qu’on veut justifier et faire prévaloir au roi le plus honoré.

Or, à l’époque de David, le mariage n’existait pas. Il n’y avait donc ni épouse, ni concubine, comme on tend à le faire croire. Les hommes étaient soumis à la Loi (la Thorah), qui leur interdisait l’adultère (le mélange des femmes).

L’amour féminin n’était pas réglementé par les hommes. Le mariage, tel qu’il exista plus tard, c’est-à-dire la femme asservie dans une union monogame (ou plutôt monoandre), n’a été introduit dans les mœurs que lorsque le régime gynécocratique a été complètement détruit, et il était encore florissant, quoique attaqué sous David.

Cette époque est même celle des grandes luttes de la Femme pour conserver sa puissance.

Daud était alors âgée de 30 ans et régna pendant 40 ans. Elle régna à Hébron sur Juda 7 ans et 6 mois, puis 33 ans à Jérusalem sur tout Israël et Juda. Et ce long règne d’une femme fut le plus brillant que l’antiquité ait enregistré.

Daud avait eu quelques années de repos et de triomphe.

Partout ses ennemis avaient été vaincus, et le peuple pacifié. Mais cela ne devait pas durer ; l’envie devait encore susciter contre elle des révoltes.

Celle dont nous allons parler maintenant est la plus cruelle de toutes pour une mère : c’est la révolte de son propre fils, Abçalon, qui veut lui disputer le pouvoir. Il a 40 ans et prépare un véritable coup d’État.

Après avoir cherché et réussi à gagner les hommes, il conspire avec eux contre sa Mère. Il envoie des espions dans toutes les tribus d’Israël.
Il soulève même les conseillers de David et forme une puissante conjuration.

Alors elle s’en alla dans le désert, et c’est dans ce moment d’amertume qu’elle accomplit la montée du chemin des Oliviers, que nous retrouverons dans la vie de Jésus.

Pendant ce temps-là, Abçalon vint à Jérusalem et s’empara de la ville royale de sa Mère. Et Daud était insultée par des lâches qui, la voyant vaincue, lui jetaient des pierres (nous retrouverons encore ce fait dans la vie de Jésus).

Alors Abçalon lève une armée et s’en vient combattre sa Mère.

Elle fait le dénombrement de ses troupes et les organise pour se défendre.

Le combat eut lieu dans la forêt d’Ephraïm, et l’armée d’Absalon fut battue par les gens de Daud, et Abçalon tué malgré la recommandation faite par sa Mère de ménager sa vie.

Nous voyons alors le peuple honteux d’avoir suivi Abçalon dans sa révolte. La conscience de ces hommes parle, mais il y a encore des révoltés, des indécis.

Le chapitre 13 du Livre de Samuel parle de la fin de Daud, des dernières paroles qu’on lui attribue, et qui seraient celles-ci :

2. « L’esprit de Hevah a parlé par moi, et sa parole a été sur ma langue.

3. « La Déesse d’Israël a dit : Le rocher d’Israël a parlé de moi, disant : Celle qui domine sur les hommes avec justice

4. « Est comme la lumière du matin lorsque le soleil se lève ; d’un matin qui soit sans nuages, comme la lumière du soleil qui fait germer la terre après la pluie.

5. « Il n’en était pas ainsi de ma maison ; mais Elle m’a établi dans une alliance éternelle, bien ordonnée, et ferme en toutes choses. Elle est toute ma délivrance et tout mon plaisir, et ne fera t-elle pas fleurir ma maison ? »

L’alliance éternelle et bien ordonnée dont parle le verset 5 fait allusion à la fondation d’une immense fraternité secrète qui a été éternelle en effet, puisqu’elle est devenue la Franc-Maçonnerie dont nous allons bientôt parler.

Ici s’arrête l’histoire de David, qui eut cependant encore un chagrin : un autre de ses fils, Adonijas, voulut se faire reconnaître roi sans attendre la mort de sa Mère.

La façon dont il s’empare de la royauté en disant tout simplement : « Je régnerai », nous montre combien toute notion de droit faisait défaut aux hommes de cette époque et comme ils obéissaient promptement aux impulsions de leur esprit dominateur.

Adonijas, fils aîné de Daud, eût été son successeur naturel si les hommes avaient été appelés à régner légitimement et héréditairement.

Mais Salomon, son frère cadet, alla se faire sacrer à Gihon, et, revenant à la tête d’un parti puissant, força son aîné à renoncer au trône et le fit mourir.

Donc, les 3 fils de Daud, Abçalon, Adonijas et Salomon, furent tous les 3 des révoltés voulant s’emparer de la royauté.

Daud, cette grande et malheureuse femme, la dernière Soffet d’Israël, fut ensevelie dans la « ville de Daud », la « cité de la Déesse », plus tard « cité de Dieu », nom qu’on donnait à Jérusalem, la ville qu’elle avait fondée et qui devait rester si fameuse dans l’histoire.

Dans les temps modernes, le sexe de Daud ayant été découvert, tout au moins soupçonné, on s’est occupé de faire un revirement dans l’opinion à son sujet, afin de préparer des arguments contre elle, pour le jour où des chercheurs indiscrets s’aviseraient de lui restituer sa féminité et sa gloire.

Le but de l’histoire consciencieuse est, par conséquent, de rectifier ces absurdités et d’y découvrir la vérité.

Et pour cela, il faut remettre la Femme dans le passé et lui rendre toute sa gloire en montrant tous ses actes, toutes ses luttes, son éternel martyre.

Il faut en même temps démasquer les imposteurs qui l’ont avilie et qui ont attribué à des hommes toutes ses grandeurs.

Gloire donc à Daud, à la grande Femme qui fut la dernière souveraine d’Israël.

LES PSAUMES

Les Tehillim ou louanges, en grec les Psaumes ou les Hymnes (ce dernier mot est de Philon), sont un magnifique chant de louange à la Femme, à Hevah, une doxologie, c’est-à-dire une forme de glorification.

Les traducteurs supprimèrent le nom féminin de la Déesse et mirent à sa place le mot « Eternel » ; mais nous savons que, dans le texte hébreu, il y a partout « Iehaveh », et Iehaveh, c’est Hevah.

C’est donc à la femme que s’adresse la magnifique louange des Psaumes, qui sont, en même temps, le grand cri de douleur de la Femme outragée, et un pressant rappel à l’observance de la Loi morale. C’est aussi un anathème jeté sur l’homme pervers, méchant, corrompu et inintelligent.

Certains auteurs nient que les Psaumes soient de Daud, parce que, ne comprenant rien à l’Histoire des Hébreux, ils croient qu’il s’agit des lamentations d’un peuple, alors qu’il s’agit des lamentations d’un sexe, et, cherchant dans l’histoire des Juifs quelque chose qui justifie l’état d’âme du « chantre divin », ils le reportent aux persécutions postérieures à Daud.

C’est pour justifier cet anachronisme qu’on dénie à cette grande femme la gloire de son œuvre, comme on l’a frustrée de la gloire de son sexe.

La date des Psaumes est bien de l’époque de Daud, de 1.010 à 800, d’après le général Forlong, dans The rivers of Life.

Ces chants exhalent la douleur de la Femme opprimée par l’Homme, douleur qui, du reste, s’est reproduite d’âge en âge, et a été de tous les temps.

Ce qui domine dans les Psaumes, c’est le cri de vengeance. Ce cri monte des profondeurs de l’abîme où la femme a été précipitée. C’est le chant d’agonie de la puissance féminine, chant de tristesse dont les échos vont envelopper le monde.

L’oppression de l’homme sur la femme commençait à devenir insupportable. La force brutale l’écrasait ; elle souffrait et se débattait. Daud jeta le grand cri de protestation contre tant d’iniquité.

Elle chanta la réaction de l’esprit contre la force ; elle eut un sublime élan vers la Justice.

C’est que c’était l’âme même de la femme qui était atteinte dans ces luttes de sexes ; c’est sa spiritualité qui n’était plus comprise, qui n’était plus honorée, qui était outragée !… C’était son autorité morale qu’on voulait lui enlever ; sa loi n’était plus observée ; son nom saint était blasphémé, et c’étaient des frères, des amants, des pères, des fils qui étaient les insulteurs, les oppresseurs, les complices des Peuples voisins envahisseurs, ennemis !

C’est la persécution qui a délié la langue de l’opprimée ; car la femme heureuse ne parle pas aux nations, ne s’adresse pas aux générations montantes ; c’est dans la souffrance seulement qu’elle se manifeste ; mais alors elle le fait avec des accents d’une sublime grandeur.

Elle n’a pas besoin d’aller à l’école des hommes pour apprendre à parler, à écrire… La pensée qui déborde en elle jaillit, comme une source féconde.

La persécution des « puissants de la terre » a été d’abord dirigée contre la femme avant de l’être contre des hommes. C’est par une lâcheté qu’elle commence, et c’est par la lâcheté qu’elle se maintient.

Quoique dans sa forme elle ait paru varier, au fond elle n’a jamais changé d’objet : c’est toujours la lutte de la Force contre l’Esprit, du mensonge contre la vérité.

Tous les chants contenus dans ces hymnes ne sont pas de David. Il y en a quelques-uns qui sont « des enfants de Coré » ou d’Asaph. On les reconnaît facilement : c’est un autre esprit, quoique le style reste le même.

Il y en a aussi qui ont dû être interposés à une époque postérieure et qui contiennent des idées masculines (comme le 38e et le 51e).

Toute femme qui a souffert, qui a été opprimée, outragée, comprendra ces Psaumes.

Elle comprendra aussi ce cri d’espérance : « Fais-moi revivre ! », qui servira à édifier le dogme de la résurrection.

LES MYSTÈRES DE JÉRUSALEM

Les luttes soutenues par Daud (David) avaient fait comprendre à cette grande femme que la puissance féminine, qui s’affaiblissait, ne reprendrait ses forces que dans une organisation nouvelle, mais secrète, qui permettrait aux défenseurs de l’ancien régime gynécocratique de se réunir, de s’instruire, de se concerter pour l’action contre l’envahissement du pouvoir masculin qui s’imposait par la force.

Elle comprit que les femmes ne pouvaient plus lutter ouvertement et qu’il leur fallait désormais trouver un moyen de se réunir pour s’entendre et continuer à enseigner l’antique vérité, sans être inquiétées par leurs ennemis.

On retrouve partout cette préoccupation des femmes antiques qui leur fait chercher « la sécurité », ce qui prouve bien que les hommes les persécutaient, qu’ils empêchaient leurs réunions, par ruse ou par violence, en même temps qu’ils les livraient à la raillerie et à la calomnie des « impies », c’est-à-dire des envieux, des hommes pervers.

C’est alors que nous voyons naître l’institution d’une grande Société secrète, et jeter les fondements d’un Temple, sanctuaire respecté où les femmes et leurs alliés s’entourent de grandes précautions, pour empêcher l’introduction parmi elles de ceux qui pouvaient les trahir.

Ce sont ces femmes qui, avec Daud, posèrent la première pierre de ce Temple mystique. Je dis mystique parce qu’on va y déposer l’arche qui contient le Sépher de Myriam, et que le mot mystique, comme mystère, désigne tout ce qui nous vient de cette grande Femme.

Cependant, c’est à Salomon que la Bible masculine attribuera la construction du Temple, et le récit en sera même fait avec un si grand luxe de détails que nous considérons cette exagération comme une preuve de sa fausseté. C’est en mentant qu’on explique le plus et qu’on prend le ton le plus affirmatif.

LE TEMPLE

Daud entreprit donc de faire construire à Jérusalem un Temple, qu’elle appela la Maison de Hevah.

Elle y employa des richesses immenses et en fit un édifice somptueux, qui eut une renommée mondiale et qu’on venait voir de partout. Le nom sacré de Hevah était sur le fronton.

Lorsque le Temple eut été bâti, le Livre ainsi que l’arche furent déposés dans le sanctuaire.

Cette construction était faite de façon à rappeler, dans les détails, la science de Myriam qu’on allait y enseigner. Sept marches s’élevaient devant l’entrée pour rappeler les sept Elohim. La construction était située de façon que l’estrade était à l’Orient. Dans la salle était un endroit appelé l’Oracle, où se plaçait l’Orateur, car c’est surtout pour enseigner que le Temple fut édifié.

La Bible vulgaire raconte la construction du temple d’après les renseignements des prêtres de la religion juive, qui ne furent jamais initiés aux Mystères de Jérusalem, et n’en connurent jamais que ce qu’on en révélait aux profanes ; aussi leur histoire est pleine de confusion et d’inexactitude.

LES TROIS FONDATRICES DES MYSTÈRES DE JÉRUSALEM

La reine Daud ne fut pas seule à fonder l’Institution secrète qui devait se propager jusqu’à nous à travers la Franc-Maçonnerie.

Elle eut deux collaboratrices : deux Reines-Mages (ou Magiciennes) qui, avec, elle, formèrent le Triptyque sacré que les trois points de l’Ordre ont représenté depuis.

L’une est Balkis, Reine d’Ethiopie (appelée la Reine de Saba), l’autre est une Reine de Tyr, que l’on a cachée derrière le nom d’Hiram (1)

(1) En réalité « Hiram » doit se lire de droite à gauche : Hiram alors devient Maria ou plutôt Myriam. Le heth final en hébreu se prononce A.)

LA REINE DE TYR ÉLISSAR, SURNOMMÉE DIDON

Nous n’avons à tenir aucun compte des récits de la Bible, puisque c’est un livre profane, destiné à cacher le rôle de la Femme. Rappelons seulement qu’elle fait d’Hiram un roi de Tyr.

D’après les traditions, notamment celle des Abyssins, il s’agirait de la fille du roi de Tyr. Mais cela prouve que ceux qui propagent ces légendes n’ont pas une connaissance réelle de l’Histoire, car, quelques années après l’époque de Daud, c’est-à-dire vers 898, nous voyons Didon quitter la Phénicie, parce que le pouvoir gynécocratique y est attaqué.

Comment, au 10ème siècle, y aurait-il eu des rois à Tyr, alors que les grandes luttes de cette époque ont justement, pour but d’empêcher l’institution de cette royauté?

Cette reine de Tyr eut une puissance considérable dont l’histoire classique ne nous rend pas compte, mais dont les traditions occultes nous font entrevoir l’importance. C’est à elle, cachée sous le nom d’Hiram, qu’on donne le plus grand rôle dans la construction du Temple, c’est elle qui en aurait fourni les matériaux qui furent envoyés de Tyr.

Quant à sa puissance morale, elle est résumée, dans les rituels maçonniques. Il suffit de les rappeler pour qu’on en juge. Nous y lisons ceci :

« Quel était cet homme ? D’où venait-il ? Son passé était un mystère. » Or c’est toujours ainsi qu’on parle des personnages qui ont subi la substitution de sexe.

« Hiram est aussi étrange que sublime. Son génie audacieux le place au-dessus de tous les hommes. Son esprit échappe à l’humanité (masculine) et chacun s’incline devant sa volonté et sa mystérieuse influence. »

Nous pouvons juger l’influence immense que cette Femme a dû avoir dans le monde par la manière dont la tradition en parle.

Elle dit : « Son pouvoir était immense ; Il avait sous ses ordres plus de trois cent milleouvriers de tous pays, parlant toutes les langues, depuis le sanscrit de l’Himalaya, jusqu’au langage guttural des sauvages Lybiens. »

Ceci veut dire que le parti gynécocratique qui suivait la Loi de Myriam était formidable, et, d’après toute la légende maçonnique, que je ne peux reproduire ici à cause de sa longueur, nous voyons que toute cette armée était disciplinée, dévouée à la Vérité, prête à tous les sacrifices pour la défense de la Justice, et marchait résolument en avant au signe sacré du Tau, T, qu’il suffisait de tracer dans l’air pour se faire reconnaître et pour se faire aider.

C’est du nom de cette reine Elissar que semble venir le nom donné au lieu où régnaient la Vérité, le bonheur et la paix : les Champs-Elysées, séjour des âmes heureuses, qui n’aurait été qu’une représentation de la vie des initiés. C’est pour imiter cette montée au ciel spirituel que des faux prophètes se font appeler Elie et Elisée.

Tout cela se passe sur le mont, Carmel, dans la chaîne du Liban, qui est une montagne sacrée comme le Sinaï et comme Sion.

D’après M. Cailleux, la reine surnommée Didon, qui quitte les colonies phéniciennes vers l’année 900 avant notre ère et va fonder Carthage, pourrait, être la reine de Jérusalem elle-même. Le gouvernement de Carthage, était la copie de celui des Sofetim, c’est-à-dire le régime gynécocratique. Et ce serait aussi cette reine qui aurait fondé les Mystères de Gadès (Cadix), copiés sur ceux de Jérusalem.
C’est cela que Cailleux appelle « la Judée en Europe ». Mais il se trompe en attribuant à la reine de Jérusalem ce qui a été fait par la reine de Tyr.

Quoi qu’il en soit de la légende d’Hiram, elle contient un fait de la plus haute importance : c’est l’existence d’une force inconnue qui s’ignore elle-même : c’est la force morale de la Femme.

C’est là le grand secret du Monde ; c’est en le découvrant qu’on arrive à comprendre les motifs de l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal, de la guerre implacable de la haine, de l’hypocrisie et de l’ignorance contre le génie, contre le travail, contre la Sagesse et l’Amour (2).

(1) Nous disons Reines-Mages, alors qu’il faudrait dire « magiciennes », parce que c’est le nom qui leur est resté depuis que ces trois Reines ont été copiées par les trois Rois-Mages, mis dans la légende de la naissance de Jésus.

(2) Quand le Bien l’emporte sur le mal, l’Esprit de la Femme sur la brutalité de l’homme, c’est l’âge d’or, tel qu’il fut au commencement du Monde. Puis suit une période intermédiaire pendant laquelle l’Humanité se débat entre le Bien et le Mal. Enfin, quand l’équilibre est rompu, quand le Mal l’emporte sur le Bien, c’est l’effondrement, général, et le Monde est à recommencer.

LA REINE DE SABA

Il est curieux de constater que Balkis, appelée « Reine de Saba », porte un nom qui semble avoir été donné à la montagne des Balkans en même temps qu’à la Bactriane.

C’est d’autant plus curieux que c’est de ce mot Saba qu’on fait le titre de la religion Mazdéenne, le Sabéisme, et que Balkis était surnommée Maqeda, corruption de Magda dont les Iraniens font Mazda (mot qui signifie Grande).

Ensuite, nous apprenons que chez les Mages, en Perse, résidait à Balk une cheffesse appelée Maqeda, et ce serait elle qui serait connue dans l’histoire sous le nom de Balkis ou Reine de Saba.

Pour M. Cailleux, Balkis a fait Balkan.

Si maintenant nous cherchons pourquoi on en a fait une reine d’Ethiopie, nous trouvons que, sous le régime gynécocratique, qui régnait à son époque, on appelait Ethos les peuples qui vivaient suivant les lois de la Morale.

Les Druides sont appelés Ethi-opiens (éthos, mœurs, ops, terre) parce qu’ils prêchent la morale.

Pline énumère 45 peuples qui, dans des pays très éloignés les uns des autres, portaient ce nom, ce qui prouve qu’une seule morale régnait sur la Terre, celle qui était donnée dans les grands Livres sacrés des temps primitifs.

En Abyssinie, en Colchide, en Mauritanie, dans les îles de la Méditerranée, on trouve des peuples appelés Ethiopiens et vivant sous la loi morale, Ethos, d’où Ethique, terre des hommes purs.

Dans l’Iliade, il est parlé des vertueux Ethiopiens, et, dans l’Odyssée, on mentionne les fêtes religieuses éthiopiennes.

Les Grecs, au lieu de Ethos (morale), supposèrent pour racine Aithos qui signifie noirceur, et sur cette étymologie fictive ils transformèrent tous les Ethiopiens en nègres.

La Mer Noire fut appelée ainsi parce que le peuple qui vivait sur ses bords était féministe.

Consultons maintenant, les sources classiques.

Dans une ancienne ville d’Arabie fondée par les Ethiopiens, Saba, appelée plus tard Sabben, dans le Hedjaz, et aujourd’hui Sheba-Mareb, dans l’Yémen, régnait une femme remarquable, Balkis, ou Selkis, connue dans l’Histoire par son titre de « Reine de Saba ». La Bible dira « Reine du Midi ».

Cette reine voyageait beaucoup. Elle entra la première en relation avec le grand, pays qu’on appellera plus tard l’empire chinois. Elle y fit un voyage pour aller offrir à un certain Mou-Wang de riches présents et signer un traité avec lui. Aucun document ne nous renseigne sur les clauses de ce traité ; mais on sait qu’afin d’éblouir ce prédécesseur des « Fils du Ciel », elle s’était entourée d’une suite nombreuse et brillante.

Ce voyage qu’elle fit en Chine est peu connu ; celui qu’elle fit en Palestine eut un retentissement universel, grâce à la Bible, qui en perpétua le souvenir. Il faut croire que cette reine fastueuse se plaisait à visiter toutes les grandes villes.

Ses voyages avaient-ils un autre but ? Nous l’ignorons, quoique le rôle qu’elle semble prendre dans la fondation des Sociétés secrètes le laisse supposer.

Dans le chapitre X des Rois, on dit : « La reine de Saba, ayant appris la réputation de Salomon, le vint éprouver par des questions obscures ; et elle entra dans Jérusalem avec un fort grand train, et avec des chameaux qui portaient des aromates, une grande quantité d’or et des pierres précieuses. Et, étant venue vers Salomon, elle lui parla de tout ce qu’elle avait dans le cœur. »

Or il me semble que « ce qu’elle avait dans le cœur », ce devait être plutôt des reproches que des louanges… quoique la Bible, qui veut glorifier Salomon quand même, bâtisse une légende dans laquelle la Reine est remplie d’admiration pour la richesse de Salomon, à qui elle donne cependant 120 talents d’or.

Puis, comme les historiens masculins mettent toujours des romans d’amour dans l’Histoire, on nous dit que cette Reine, éblouie par la splendeur de Salomon, lui accorda ses faveurs. Elle revint dans son pays donner le jour à un prince qui serait l’ancêtre lointain de Ménélik.
Cette seconde partie de la légende est évidemment fausse.

LES BATAILLONS DE HEVAH

La Reine de Saba donna son nom aux bataillons qu’on appelle, dans la Bible, les Bataillons de Hevah. On les appelait aussi Sabathée ou Hevah-Sabathée.

C’est ce que les modernes ont traduit par « Dieu des armées ». Mais d’abord on disait « les armées célestes ».

On appelait les femmes qui composaient ces bataillons des Sabathéennes ou Sabéennes. C’est encore ainsi qu’on les désigne aux Indes. C’est du nom de cette Reine de Saba qu’on fera le mot Sabéisme qui désigne la religion de l’Esprit, et que les prêtres traduiront par la « religion du Feu » pour cacher l’esprit féminin.

LES MYSTERES DE JERUSALEM (suite)

Les 3 fondatrices des Mystères de Jérusalem ont été cachées :

  • La première, Daud, derrière un roi David légendaire. Cependant, on craignait les revendications des Féministes et, pour les rendre impossibles, on fit, disparaître son cadavre après sa mort ; il fut volé par un des rois de Juda qui succédèrent à Salomon, et sa sépulture fut trouvée vide.
  • La seconde Reine, Elissar, devint, dans l’histoire des prêtres, l’Architecte Hiram, ou la fille d’un roi de Tyr.
  • La Reine de Saba seule a gardé son sexe, mais elle a été couverte de boue et présentée comme une femme satanique.

Dans les ateliers maçonniques modernes la Loge est fondée sur 3 piliers, mais ce ne sont plus des femmes. On les appelle Sagesse, Force et Beauté. Ces piliers sont représentés par 3 grandes lumières (le chandelier à 3 branches).

Déjà la Sagesse est symbolisée par la colonne féminine, la Force par la colonne masculine. Mais les modernes ne voient pas la Sagesse dans la Femme, ils y voient plutôt la Beauté.

LES DATES

Nous n’avons pas la date de la fondation des Mystères de Jérusalem.

C’est, évidemment, après le schisme de Juda, qui renversa le pouvoir féministe en 975.

Daud alors était vieille, puisqu’elle avait régné pendant 40 ans. Mais les 2 autres reines étaient jeunes et leur histoire se déroulera après cette époque.

C’est ainsi que nous retrouvons la reine Elissar fondant Carthage quand elle sera elle-même avancée dans la vie, vers 900 (la date est incertaine).

Il existe sur les parois d’un Temple maçonnique, situé boulevard Saint-Marcel, à Paris, un tableau représentant les 3 reines fondatrices des Mystères : une vieille et deux jeunes, Leurs mains enlacées forment le triangle symbolique.

LES INITIATIONS

Le rituel institué par Daud comprenait 3 degrés, imités par ceux d’apprenti, de compagnon et de maître.

On donnait dans ces 3 étapes un enseignement graduel des Vérités que l’hostilité des hommes ne permettait pas de propager ouvertement. On les appelait alors « secrets hiératiques », c’est-à dire concernant les choses sacrées. C’est ainsi qu’on désignait la science divine, c’est-à-dire féminine. Pour la perpétuer à travers les âges, on la représentait par des symboles.

La réception d’un homme dans l’Ordre secret était entourée de minutieuses précautions ; on exigeait de lui la plus grande sincérité, une docilité absolue, une constance à toute épreuve.

PREMIER DEGRÉ

Pendant le premier degré, on étudiait le caractère du postulant et, si on ne lui reconnaissait pas la faculté de comprendre la Vérité, on l’y laissait toute sa vie, on ne lui conférait pas les deux grades supérieurs.

Le grade d’apprenti était donné aux hommes seulement, les femmes pouvant toujours comprendre la science féminine et particulièrement la loi de leur sexe.

Pour montrer que c’est un grade masculin seulement, l’apprenti portait un petit tablier de peau dont la bavette était relevée, de manière à figurer le triangle masculin la pointe en haut.

C’est à la réception de ce grade que l’on disait au récipiendaire que tout ce qu’il avait appris dans le monde profane était une science vaine et que c’est dans le Mystère qu’on allait lui donner la Lumière. Pour graver dans son esprit l’idée qu’il ne savait rien, on lui disait qu’il avait trois ans, c’est-à-dire qu’un apprenti était comme un enfant de trois ans qui avait tout à apprendre.

Le premier symbole dont on lui expliquait la signification était, le signe de ralliement.

LE SIGNE DE RALLIEMENT

Les Sociétés secrètes ont eu et ont, encore, comme signe de ralliement, la lettre T ou la lettre D. Il est utile d’en chercher l’origine.

Dans les « Mystères » égyptiens, le signe de ralliement, était composé de deux lignes, une horizontale et l’autre verticale, de manière à figurer le T des architectes. Ce signe est une lettre, le Tau. Il représente en même temps le triangle féminin. C’est, du reste, la première lettre du nom de la révélatrice égyptienne : « Toth ».

Dans les Mystères de Jérusalem, le signe de ralliement sera la lettre D, le Daleth, ainsi figuré : « ד », une ligne droite horizontale, et une ligne verticale sinueuse.

Si la lettre « ד » était employée comme article en hébreu, le nom de David devrait se lire D (article) Div ou diva (La Diva), les voyelles changeant de place suivant la façon de lire de gauche à droite ou de droite à gauche.

Dans le samaritain, cette lettre, le D, est représentée par un signe qui ressemble déjà au T des autres langues : la ligne verticale est au milieu de la lettre, alors qu’en hébreu elle est reculée à droite.

Nous ne savons pas si c’est le samaritain qui était parlé par les Hébreux et qui avait le plus d’autorité. Cela est probable, puisque c’est Samarie (1) qui reste la capitale de la gynécocratie Israélite, et c’est la version samaritaine du Sépher qui est la plus authentique.

Donc, le Daleth des Hébreux est le Tau des Egyptiens, et le T des Grecs.

La prononciation aurait passé du D au T. Elle est encore confondue chez certains peuples modernes, et particulièrement chez ceux qui sont originaires de Palestine.

C’est parce que le Daleth est la première lettre du nom de David qu’il servit de signe de ralliement au parti qui se forma pour soutenir sa cause.

Cette lettre est devenue l’équerre des Francs-Maçons.

C’est parce que le T était déjà la première lettre du nom de la Divinité féminine (Thée, d’où Théa, Théos, veut dire parfait, et se place avant ou après les noms de femmes : Thémis, Astar-Thée), qu’il avait servi de signe de ralliement aux partisans de la Théogonie.

(1) Le nom même de cette ville : Sa-Marie, semble venir de Isa-Marie, d’autant plus que Sa (qui se dit Shah en Perse) indique toujours la suprématie.

ENSEIGNEMENT DE LA DOCTRINE

On expliquait au nouvel adepte la cosmogonie de Myriam.

Cette science (qui ne ressemble pas à celle des modernes) basait les lois de l’Univers sur les différents états de la substance.

On symbolisait l’état solide par la terre, l’état liquide par l’eau, l’état gazeux par l’air, l’état radiant par le feu.

On expliquait l’évolution des astres et, dans certains « Mystères », une danse grave figurait les révolutions astrales.

Le point dans un cercle ʘ, un des plus anciens symboles, indique l’action des radiations, l’élément force émané des astres et générateur de la lumière, de la chaleur, de la vie.

Mais cette radiation a des sources diverses ; elle vient des multiples étoiles. Les atomes radiants qui la composent représentent sept éléments chimiques distincts, qui génèrent sept lumières colorées, sans compter la lumière blanche qui nous vient du soleil.

C’est là l’origine des sept lumières, des sept couleurs, représentées symboliquement par sept chefs dans les Loges des Sociétés secrètes.

C’est ce qui est rappelé par le chandelier à 7 branches, que les Lévites mettront plus tard dans leurs synagogues, sans savoir ce que, primitivement, ce symbole représentait.

Ces sept lumières sont les Elohim, les sept forces cosmiques.

(C’est pourquoi le mot est au pluriel. Nous y reviendrons plus tard lors d’un long développement sur la formation de l’Univers, la création et l’évolution des astres, etc., à l’article du blog intitulé « COSMOGONIE ». )

DEUXIÈME DEGRÉ

Ce second degré était, en réalité, celui dans lequel commençait l’enseignement de la doctrine secrète ; il avait une très grande importance. Il fallait d’abord expliquer au néophyte que les Mystères étaient fondés à la gloire du Grand Architecte de l’Univers. Ces mots résument le dogme universel qui existait dans l’antiquité et était la base de la Théocratie.

Il fallait ensuite lui expliquer sur quelle loi de la Nature se fondait le principe de la Divinité féminine, et cela donnait l’occasion de faire l’exposé de toute la physiologie humaine.

LE GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS

Dans toutes les Ecritures primitives, il était parlé des Architectes (archi-tekton, en grec, de tekton, charpente, ce qui soutient une œuvre) synthétisés par le « Théos collectif », le Panthéon, c’est-à-dire toutes les Déesses qui par une série de fondations, font naître tout ce qui concourt à organiser la vie spirituelle et la vie matérielle qu’on exprimait symboliquement par le Ciel et la Terre.

C’est ainsi que Cérès est appelée « législatrice » ; que Junon est représentée avec des créneaux sur la tête, parce qu’elle fonda des villes. Elle est le Ciel sur la Terre ; on l’appelle Juno-Lucina, et on l’adore dans des fêtes appelées « les Calendes ».

Hera est appelée « Souveraine ». Vénus-Uranie, ou Vénus-Lucifer, porte le flambeau de l’esprit qui dirige et organise.

Les Déesses ne créent pas matériellement, mais spirituellement. Le travail matériel est fait par les « remueurs », les « moteurs », en hébreu « malakim » (messagers), qui sont au service des Déesses.

Le nom d’archives, qui a la même racine qu’architecte, était donné aux écritures relatives aux origines.

Les archi-tektons sont synthétisés par le Démiurge, qui tire le Kosmos (l’organisation sociale) du néant, du chaos. (Kosmos désigne le ciel terrestre, c’est-à-dire la vie heureuse de l’époque matriarcale.)

Chaque nation a son genius loci (génie local), partout représenté par une femme qui explique la Nature, en connaît les lois, et concourt à former le Démiurge, l’intelligence universelle.

Elle est en même temps la Mère, créatrice de l’enfant (d’où l’idée de création attribuée à la Divinité) et organisatrice de la vie sociale.

LA PHYSIOLOGIE HUMAINE

L’enseignement des lois de la physiologie donné dans ce second degré avait pour but de donner à l’homme les connaissances qui vont lui permettre de réaliser, avec la Femme, l’harmonie spirituelle.

Pour cela, il fallait lui faire comprendre que les deux natures masculine et féminine sont différentes, c’est-à-dire inversement polarisées, ce qui a toujours occupé les femmes ; et ceci prouve que les hommes ont toujours eu de la peine à sortir de leur propre physiologie pour envisager dans un autre être des conditions différentes des leurs.

Pour donner à l’homme la compréhension de ces deux natures, on multiplie le symbolisme, afin que le néophyte arrive à se rendre compte du résultat psychique de la polarité inverse des deux sexes.

Dans un tableau qui représente symboliquement les choses qui sont les plus sacrées, on voit les degrés d’une estrade représentant l’évolution humaine.

Deux colonnes, les deux sexes, portant chacune sur le fût une lettre symbolique.

Cette façon de représenter les deux sexes par des colonnes qui soutiennent le monde, est l’origine du symbolisme dans lequel nous trouvons « les colonnes d’Atlas », colonnes féminines qui soutiennent le Ciel (pris pour le monde gynécocratique).

A cela les hommes répondent en appelant ces colonnes « les colonnes d’Hercule ».

L’ÉTOILE FLAMBOYANTE

Pour faire comprendre la réaction spirituelle que la sexualité produit chez la femme, on représente l’esprit par une étoile : l’Etoile flamboyante, au milieu de laquelle se trouve la lettre G (ghimel en hébreu).

Cette lettre est, la première du mot qui indique le sexe féminin dans une multitude de langues. Cette lettre, suivant les idiomes différents, est C, G, K, Q, X.

Parmi les noms du sexe féminin qu’une de ces lettres commence, citons Gunè, femme en grec, Graal, vase sacré (sexe) en celtique, Qvina, femme en suédois, Queen, reine en breton ; en sanscrit, ga signifie être creux, envelopper, contenir. En annamite et dans l’Afrique centrale, ghé exprime l’idée de cavité, de vase, de récipient.

Cette signification s’est conservée dans cette expression : vase d’élection.

LE MOT DE PASSE

Le mot de passe de ce grade était le nom de la grande Déesse Cybèle, qui représente la maternité unie à la spiritualité. Elle, est fille du Ciel (esprit) et Mère des dieux (maternité).

On la représente tenant en main des épis, symbole qui représente la graine humaine, l’ovule.

C’est en souvenir de la Déesse Cybèle que des femmes initiées aux Mystères seront appelées des Sibylles ; et ce sont les rituels des anciens Mystères, dont elles avaient la garde, qu’on appellera les Livres sibyllins.

Le Mexique a conservé plus longtemps que l’Europe le souvenir du mythe de Cybèle. On y trouve un canton appelé Cibola et qui tire son nom d’un lac où réside, dit-on, une fée. Mais ce nom suit l’évolution de tous les mots sacrés ; il est avili ou ridiculisé. La vache, au Mexique, se nomme Cybola.

TROISIÈME DEGRÉ

C’est dans ce troisième grade, la Maîtrise, qu’on expliquait l’origine de l’homme, issu de l’arbre de vie (Nous rétablirons et prouverons notre origine végétale ultérieurement sur ce forum), symbolisé par l’Acacia, qui fut d’abord appelé « l’arbre de Judée ».

Les savants modernes l’appellent Cercis siliquastrum. Mais, dans la tradition, il reste l’Arbre de Judée, l’arbre célébré dans le Temple de Jérusalem.

Ce symbole remonte à une haute antiquité : les hommes connurent leur origine dès les premiers jours de leur vie consciente.

Le terme sanscrit qui désigne l’Acacia est saptaparna, qui veut dire « plante à sept feuilles ». Ces sept feuilles sont les sept folioles de la feuille composée de l’Acacia.

Nulle question ne fut plus ridiculisée. Les hommes, qui ne la comprenaient plus, la représentaient ironiquement par la Mandragore, une plante dont la racine ressemble vaguement à un homme.

Le symbolisme maçonnique a gardé l’Acacia et on retrouve encore dans les rituels quelques phrases qui s’y rapportent, quoique la Maçonnerie moderne semble ignorer la doctrine de l’origine végétale.

LA LÉGENDE D’HIRAM

C’est dans la cérémonie d’initiation au 3e degré des Mystères de Jérusalem qu’on faisait l’histoire de Myriam.

Nous avons déjà vu que le nom d’ « Hiram » doit se lire de droite à gauche : Hiram alors devient Maria. Le heth final se prononce A.
C’est l’antique nom de Myriam qui, en passant de l’égyptien à l’hébreu des temps postérieurs, est devenu Maria.

L’acacia, qui symbolisait la Femme et son œuvre scientifique, devint l’arbre funéraire quand elle tomba de son piédestal primitif.

Cet événement est relaté dans toutes les vieilles Écritures sacrées. C’est la descente d’Istar aux Enfers ; celle de Proserpine dans la sombre demeure de Pluton ; c’est aussi le thème du Livre des Morts des Égyptiens.

En Egypte, la Maîtrise, premier grade de l’Initié, se nommait « Porte de la mort », parce qu’on touchait aux confins de la vie et de la mort, suivant l’expression d’Apulée, on descendait dans la tombe noire de l’Humanité, c’est-à-dire dans la vie de mensonge et d’erreur que faisait naître le règne de l’homme, pour renaître ensuite à la lumière et à la vie renouvelée, avec le retour de la Femme dans son ancien pouvoir.

Cette allégorie, toujours la même, se retrouve dans toutes les religions, dans une multitude de légendes, sous des noms différents. Partout c’est la même idée : un martyr succombe sous les coups du génie du mal et subit le trépas pour recommencer bientôt après une vie glorieuse et immortelle. C’est le dogme de la lutte éternelle des sexes, des deux Principes opposés qui pèsent sur le monde : le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres.

Si nous lisons l’histoire des siècles passés, si nous jetons les yeux autour de nous, nous voyons que, partout où la Femme est vaincue, le talent est méconnu, la vraie science méprisée, la vertu persécutée, l’ignorance, le fanatisme et l’ambition gouvernent le monde.

SALOMON (SHELOMOH)

Avec Daud (David) disparaît, chez les Hébreux, le pouvoir sacerdotal de la Femme, qui avait été exercé en Israël depuis Myriam.

Cependant, Les Soffetim, qu’on appelle Juges et non Jugesses, sont les femmes qui continuaient les traditions des premiers temps, et toutes leurs luttes, qui ont pour objet de maintenir le régime primitif et le culte de Hevah.

Aussi, leur pouvoir était sans cesse attaqué par les hommes qui méconnaissaient leur autorité et voulaient régner à leur place.

L’homme voulait régner pour imposer sa volonté, pour asservir ceux qui étaient plus faibles que lui, pour leur prendre leurs biens par la force, c’est-à-dire par la guerre, pour agrandir sa puissance en s’emparant du territoire des autres.

La Femme qui régnait ne cherchait qu’à faire prospérer ceux qui l’entouraient, à faire régner la justice, la paix, à donner à chacun ce qui lui était nécessaire, à faire marcher les hommes dans la bonne voie.

Elle ne s’occupait pas de conquêtes, elle n’attaquait jamais, elle se défendait quand elle était menacée, ou cédait la place à l’envahisseur et s’en allait fonder ailleurs une nouvelle maison, une nouvelle tribu.

C’est sous le régime gynécocratique que le peuple d’Israël avait existé jusqu’à Salomon.

Il avait été souvent attaqué et souvent déplacé, ce petit peuple qui était venu vivre au milieu des Chananéens.

Cependant, Daud, qui acquiert plus de puissance que ses devancières, arrive à former une nation stable qui a une brillante capitale, Jérusalem.

C’est sur ces fondements que nous allons voir son fils Salomon étayer sa puissance.

Il va régner en homme, c’est-à-dire en conquérant cherchant à agrandir son royaume et en ambitieux cherchant à augmenter sa fortune.
Nous allons le voir « dominer sur tous les royaumes, depuis le fleuve d’Euphrate jusqu’au pays des Philistins et jusqu’à la frontière d’Egypte ».

Plus préoccupé des biens matériels que des choses morales, il s’entoure d’un luxe inouï.

Et, malgré tout cela, on le représente comme un sage « dont la sagesse surpassait celle de tous les Orientaux et toute la sagesse égyptienne ».

Tout cela a évidemment été écrit à une époque où il fallait justifier le régime masculin en donnant aux Rois toutes les qualités des Soffetim ou des Reines, en donnant à Salomon tous les mérites de sa Mère.

Si dans sa jeunesse il suivit les sages conseils de Daud, il fut, par la suite, corrompu par la richesse et par le pouvoir, et devint un despote qui se fit craindre plutôt qu’aimer.

LES ROIS-DIEUX

L’ambition de l’homme est sans limite ; après s’être élevé au plus grand pouvoir social en prenant le titre de Roi, il va disputer à la Déesse son rang suprême, son titre et sa puissance, et l’on vit les Melek se déclarer Dieux ; tel Baal-Melek.

Les rabbins ont fait de ce mot Molek, et la Vulgate, Moloch, nom qui évoque le souvenir d’un homme terrible qui sacrifie les enfants : c’est l’ogre, le buveur de sang, Quel que soit la façon dont on écrit ce nom, il représente une puissance usurpée et mal employée.

C’est particulièrement ce Melek que la Femme combat. On le représente avec une tête de bœuf et un corps d’homme. Le taureau et le sanglier étaient aussi ses représentations symboliques.

Donc le Roi en Judée va s’appeler Melek, on l’appellera Molok chez les Ammonites, Melkarth chez les Tyriens, où il sera roi de la cité, Malica à Amathonte, ville sémitique, Amilcar à Carthage.

Il régnera en même temps que les dieux-mâles Belial, dieu des trésors cachés, Baal-Phégor, divinité phallique, Baal-Peor, Baal-Zébuth, Baal-Berith. Quant à la Déesse, elle sera représentée par Asara ou Astaroth et symbolisera la Volupté.

Partout l’homme s’élève au rang de la Divinité, et partout il met son image, multipliant les figures qui le représentent.

C’est ce qui horripile les Femmes, aussi partout elles ont un mot pour flétrir les usurpateurs, « bosheth » (la honte).

C’est ainsi que nous avons vu ce mot ajouté au nom de Gédéon Yeroubaal, que l’on change en Yeroubosheth, Gédéon la honte (Juges, VI, 32).

Le mot Melek uni à Baal, « Baal-Melek », veut dire « Baal est roi », l’homme règne.

C’est la répétition de ce qui se passait en Egypte où on annonçait le règne d’Osiris en disant: « Malak-Osir », « Osiris règne ».

Le droit de régner était divin, parce qu’il était féminin.

C’est en bravant ce droit que le Maléak de la Déesse, jadis exécuteur de ses ordres et serviteur de ses volontés, prend sa place, s’empare de son pouvoir, refuse de reconnaître son autorité.

Et plus elle s’indigne, plus elle jette l’anathème sur le révolté, plus il se fait gloire de sa révolte. Il a perdu le sens de la valeur de ses actes, il brave la loi morale, il brave le droit divin de la Déesse et par la force se rend maître des nations.

Les femmes appelaient cette action une « bravade », les hommes qui la commettaient, des braves (ceux qui bravent).

De ce terme qui était une flétrissure, les hommes firent un éloge et le mot bravade en devenant bravoure, cette violation d’un droit, devînt une qualité.

Mais le Droit Divin émanait d’une puissance supérieure, d’une loi de la Nature même, le prestige qui s’attachait à la Déesse ne pouvait rejaillir sur des hommes que si elle-même leur concédait l’autorité dont ils s’emparaient.

Jadis ils étaient ses « messagers » parce qu’elle avait confiance en eux ; ils étaient, près d’Elle, ses serviteurs en même temps que ses adorateurs ; ils recevaient d’Elle la suprême consécration ; et c’est cet acte qui restera symbolisé dans l’onction des rois.

Mais le droit d’onction que la Femme concédait à l’homme est singulièrement détourné de sa signification primitive depuis que l’homme est devenu la copie grossière de la Déesse.

Longtemps, dans l’antiquité, les Reines eurent mission de sacrer les rois. C’est ainsi qu’ils font sanctionner leurs actes de révolte par l’approbation de la femme, alors que c’est contre elle qu’ils vont régner.

Quand, dans la seconde forme religieuse, le Prêtre aura mis au sommet un Dieu, maître des Dieux et des hommes, c’est lui qui sacrera les rois.

Mais ce Dieu n’était lui-même que le fidèle exécuteur des ordres du Destin (fatum), mot vague que l’on mettait à la place du nom de la Déesse.

LA LUTTE POUR L’ENFANT

Les hommes voulaient enlever l’enfant à sa Mère, par un sentiment de jalousie, qui est bien humain, puisqu’il a toujours existé.

Cependant, chez les Juifs, nous voyons la jalousie céder à l’intérêt. L’homme laisse l’enfant à la Femme, mais le lui fait payer.

Dans l’Exode (ch. VIII), Dieu dit à Moïse :

2. « Sacrifie-moi ton premier-né, tout ce qui naît le premier parmi les enfants d’Israël, tant hommes que bêtes, car il est à moi. »

12. « Alors tu présenteras à l’Éternel tout ce qui naîtra le premier, même tous les premiers-nés des bêtes, ce que tu auras de mâle sera à l’Éternel. »

Donc on obligeait la mère à sacrifier son premier-né ; mais, à côté de cette loi barbare, il y avait la dispense hypocrite, la vraie cause de la loi, le rachat facultatif de l’enfant. « La religion accorde que l’enfant peut être racheté par le sacrifice d’un mouton, et non seulement l’enfant, mais l’âne, la bête utile chez les Hébreux comme chez nous le cheval. »

Cette loi prétendue religieuse n’est qu’une contribution indirecte prélevée sur les sentiments maternels. Comment la femme eut-elle la faiblesse de se soumettre à de pareilles énormités ?

Les Juifs pratiquaient les sacrifices d’enfants. Cela entrait dans leur système de réaction méchante contre la femme, c’est elle qu’ils voulaient atteindre en torturant ses petits, c’est une des formes de la vengeance masculine contre la femme qu’il jalousait, c’est pour faire souffrir la mère qu’il tuait l’enfant, horrible sentiment qui est resté comme un héritage atavique dans la psychologie masculine, et que nous retrouvons encore chez certains criminels modernes.

La religion masculine était une parodie dans laquelle tout ce qui avait fait le fond de la religion antique était tourné en dérision et en cruauté.

C’est ainsi que le sacrifice change de signification quand l’homme, devenu sanguinaire, met le meurtre où le culte féminin avait mis la vie.

C’est pour narguer la femme que l’homme qui tue prétend « offrir un sacrifice à Iehaveh, pour le calmer », alors que c’est ce qui irrite la femme contre lui. Du reste c’est au Dieu mâle, Moloch ou Molek, que l’on offre du sang.

Et les Hébreux pervertis pratiquaient ce culte barbare sans hésitations et sans scrupules. Les rois même brûlaient leurs enfants dans la fournaise de Baal-Molok en les jetant dans la gueule embrasée d’un bœuf d’airain chauffé à rouge qui figurait la divinité masculine.

Les historiens grecs et latins parlent des sacrifices d’enfants qui se faisaient à Carthage pour plaire à Cronos ou Saturne.

Les Spartiates précipitaient dans le gouffre de l’Apothétès les enfants qui naissaient avec un vice de conformation.

Les massacres d’enfants avaient différents prétextes. Ainsi, chez les Arabes, on faisait mourir les filles qui naissaient, afin, disait-on, d’éviter d’être déshonoré par elles, si une d’elles tombait entre les mains des ennemis. On les vouait à la mort. Chez les Rajpouts de l’Inde, le meurtre des filles fut longtemps pratiqué.

Ce qu’on a appelé « le massacre des innocents » se pratiqua sur une grande échelle ; les filles surtout étaient sacrifiées, par haine du sexe évidemment, et pour affaiblir le parti féministe en en diminuant le nombre, c’est à ce point qu’en certains endroits les femmes finirent par manquer.

LA PIERRE ANGULAIRE

On appelait Pierre angulaire celle qui soutient un édifice.

L’habitude des paraboles avait fait adopter les termes qui se rapportent aux constructions pour exprimer tout ce qui se rapportait à l’édification de la société. C’est ainsi que l’on désigna par les mots « pierre angulaire » la Femme, soutien de l’édifice social.

Nous trouvons dans les Psaumes (CXVIII, 22) : « La pierre rejetée par les architectes est devenue la pierre angulaire. »

Il s’agit de Daud (David), cette Grande Femme qui était Reine d’Israël et de Juda et qui a été rejetée par des hommes qui ont pris sa place.

Quand les Prêtres reprirent ces idées, sans en comprendre le sens, ils crurent que réellement une femme, un être vivant, devrait être enfoui dans le sol pour servir de pierre angulaire aux édifices que l’on élevait. Et, comme c’était là un meurtre devenu légal, et même sanctifié, ils exploitèrent cette erreur devenue une superstition au profit de leur cruauté. Ce fut l’enfant qu’ils consacrèrent surtout à ce genre de sacrifice, parce que l’enfant ne se défend pas !

VI, 26. « Maudit sera devant l’Éternel l’homme qui se mettra à rebâtir cette ville de Jéricho. Il la fondera sur son premier-né et il mettra ses portes sur le plus jeune de ses fils. »

Au Moyen Age, les exploiteurs de la crédulité publique montraient la pierre angulaire, mentionnée dans la Bible.

LA SAGESSE DE SALOMON

Salomon, bien loin d’être un roi sage, est un homme perverti qui se livre à l’adoration des Dieux mâles.

Il bâtit un temple à Milkom, le Dieu des Ammonites, il en construisit un à Kamosh le Dieu de Moab, le terrible ennemi des femmes Israélites, et le plaça sur la montagne qui fait face à Jérusalem, la ville sainte des Féministes, la Ville glorifiée par la grande Reine Daud. Enfin, il en édifia un aussi à l’horrible Moloch, le Dieu des fils d’Ammon qui a sacrifié les enfants.

C’est cette façon d’édifier des temples consacrés aux dieux mâles, en face des temples des Déesses, qui fit donner à ceux qui les faisaient construire le nom de Profanes (de pro, devant, et fanum, temple) (1).

Le professeur Sellin, de la Faculté de Théologie évangélique de Vienne, a fait des fouilles dans la région biblique de Megiddon, où il y a 4 collines, et y a découvert les ruines d’un château de l’époque de Salomon, derrière lequel se trouvait un cimetière pour les enfants. Les corps de ceux-ci étaient dans des urnes en terre cuite. Au milieu du cimetière était un autel qui indique que là se trouvait le sanctuaire de Baal. C’est ainsi que, peu à peu, les mœurs de cette époque nous sont rendues.

D’autre part, c’est au sud de Jérusalem, près de la porte des Potiers, dans la vallée de Hinnom, que les Juifs bâtirent un temple à Moloch à qui ils sacrifiaient des enfants.

Cette vallée était, sous le régime des Israélites féministes, un lieu de promenade ; il y avait là de belles fontaines qui répandaient leurs eaux dans tous les jardins. La verdure et les fleurs rendaient ce lieu des plus agréables. Mais depuis que les masculinistes y avait fait construire un temple à Moloch, cet endroit était devenu un lieu d’abomination en exécration à toutes les femmes.

(1) C’est du nom de la Déesse Fana ou Fatuna qu’est venu le mot Fanum, qui signifiait « endroit consacré » à quelque divinité que l’on venait consulter. Plus tard, le culte des Fanes (les Fées chez les Celtes) fut imité par des hommes que l’on appela Faunus (Faunes). Ils voulurent se mettre en face de la femme et on les appela Entheos-Fanae. C’est ainsi qu’on désignait les prêtres grecs et aussi les Galles, prêtres de Mars. Entre eux, ils ne prenaient pas en mauvaise part ces termes qui les désignaient, quoique, quand ils prenaient le nom de la Déesse Fatua, on les appelait Fat avec ironie et on les accusait d’infatuation (Faunus Fatuellus). Ils se vengeaient par l’insulte, de Fatua faisaient Fatalité et de Fana faisaient Fanatique.

LE JUGEMENT DE SALOMON

Le chapitre III du premier Livre des Rois contient le récit fameux appelé le Jugement de Salomon. Il s’agit de deux femmes se disputant un enfant.

Je vois dans ce récit une parabole de la lutte pour la possession de l’enfant.

C’est, en réalité, de la lutte du père contre la Mère dont l’histoire est remplie, lutte d’où sortira le droit paternel. Jusque-là, le droit maternel seul a existé, l’enfant n’a appartenu qu’à sa Mère ; le père vient le lui disputer, elle en appelle au Soffet qui dit, très sagement : Celui qui est digne d’avoir l’enfant, c’est celui qui veut son bien.

Le partage en deux de l’enfant, que l’homme demande, c’est le partage moral de son âme, c’est-à-dire de la direction à lui donner, vers le bien ou vers le mal. Le récit tel qu’il est fait est contre la nature féminine.

De plus, le style employé prouve l’intention misogyne de l’auteur ; il dit : « Alors deux femmes débauchées vinrent », etc. Or il n’y avait pas de femmes débauchées sous le régime gynécocratique ; on n’a inventé la débauche de la Femme, pour l’outrager, que sous le régime masculin.

Avant cela, toutes les femmes étaient débauchées, puisque l’amour était libre et glorifié.

C’est à ce moment, du reste, que nous voyons les hommes commencer à se servir de la paternité pour se donner des droits qu’ils n’ont pas eus jusque-là ; et c’est pour affirmer ces droits nouveaux qu’un auteur anonyme écrira l’histoire nationale d’Israël en supprimant la filiation maternelle et en la remplaçant par la filiation paternelle.

Le livre des Chroniques, qui renferme cette histoire, est un modèle du genre ; il ne semble pas avoir eu d’autre but, tant on y met d’affectation à dire : un tel, fils d’un tel ; les femmes n’y sont pas nommées, et on fait ainsi remonter les généalogies à Adam, en les masculinisant, ce qui dénote une intention évidente d’outrager la femme.

REACTION MASCULINE CONTRE LES « MYSTERES »

Les trois femmes qui fondèrent les « Mystères de Jérusalem » furent prises en haine par les masculinistes de leur temps, et particulièrement par Salomon, leur grand ennemi.

Et la haine grise comme le vin, elle trouble l’esprit, elle empoisonne le cœur, elle obscurcit la conscience ; c’est pour cela que nous trouvons leur histoire relatée de trois manières.

– Dans les Sociétés secrètes, elles sont des personnages d’élite et remplissent un rôle glorieux.

– Dans la Bible, elles sont ou supprimées ou infériorisées, et c’est Salomon leur ennemi qui est le grand roi sage et magnanime.

– Dans d’autres documents épars et moins connus, on a les traces de la haine que nourrissaient pour elles ceux qu’on appelait des « profanes ».

Un écrivain anglais, la Princesse Karadja, a publié un livre sur le Roi Salomon, dans lequel elle donne à ces femmes le rôle infernal créé par la haine masculine.

Elle raconte entre autre que « Dans le Codex de Paris, « Le Testament de Salomon », traduit par Conybeare, déclare que la Reine de Sheba est une sorcière.

Elle ajoute que « Dans le Monatschrift für die Geschichte und Wissenschaft des Judenthum (1870, p. 187), Lilith, la Reine des démons, est identifiée avec la Reine de Saba.

« Elle a été convaincue d’avoir assassiné son prédécesseur sur le trône, dans leur nuit de noces », et cela plusieurs siècles avant l’institution du mariage, et c’est avant qu’il y eût des hommes sur le trône qu’elle assassine son prédécesseur, alors que ce sont les hommes qui ont renversé le trône des femmes. »

Tel est ce curieux document écrit par une femme qui prend pour des réalités les incohérences de la folie haineuse des hommes pervertis par la débauche.

Il est bien évident que dans des documents masculins on trouve souvent l’expression de cette haine empoisonnée. Mais il faut être bien mauvais psychologue pour ne pas en comprendre la signification renversée, c’est-à-dire attribuant à la femme le satanisme des hommes qui la combattent.

Mme Karadja, s’appuyant sur ce qui est dit dans le livre d’Ezékiel contre Hiram (Marie), en fait un archange tombé : le chérubin oint qui ombrage, s’étant glorifié lui-même, il fut précipité dans l’abîme.

Mais elle ne sait pas que ce livre fut révisé par les prêtres, après la dispersion d’Israël.

Elle dit que c’est la femme-Satan qui a empêché Salomon d’édifier le Temple du Saint-Esprit, alors qu’il édifie des Temples aux dieux mâles, pour combattre le Saint-Esprit féminin.

Faut-il s’étonner, après toutes ces calomnies, que le nom de Marie (Hiram) ait signifié « mer d’amertume » ?

En espagnol, Maria fait mar et amargura.

J’ai déjà dit qu’il me semble que c’est le nom d’Hiram qui est devenu Herem (interdit).

N’est-ce pas aussi par ironie contre l’Esprit féminin et contre la loi de chasteté qu’il est devenu Harem ?

LE RÈGNE DE L’HOMME

Nous sommes arrivés à la fin du règne de Salomon, ce roi que ses flatteurs dotent de tant de sagesse et qui fut un grand fou.

C’est sous son règne et à cause de son règne que recommencent les luttes de sexes et qu’elles deviennent ardentes.

Salomon se servit du pouvoir qu’il prit pour agir en homme qui secoue toute loi morale ; il fut débauché (l’histoire lui donne 700 femmes et 300 concubines), ambitieux, puisqu’il subjugua tous ses voisins, avide de richesses et misogyne, car il pratiqua et favorisa le culte d’Astaroth (la femme ridiculisée).

Quant à la femme que Salomon aima, c’est celle qu’on va appeler la Sulamite, nom formé des mêmes consonnes que Salomon, dont il est le féminin. C’est cette femme-là qui chante son amour pour l’homme dans le Cantique des Cantiques.

Tout cela devait soulever contre ce roi l’indignation des populations encore féministes.

Et, en effet, le royaume fut divisé : 10 tribus restèrent féministes et gardèrent le nom d’Israël ; 2 seulement, qui prirent le nom de Juda, restèrent au pouvoir des hommes.

L’une de ces tribus même ne fut laissée à la descendance de Salomon que par amour pour Daud, « afin que Daud mon serviteur (dit Hevah) ait toujours une lampe devant moi à Jérusalem, qui est la ville que j’ai choisie pour y mettre mon nom » (Rois, XI, 36).

Roboam, fils de Salomon, régna après son père, qui avait occupé le trône pendant 40 ans ; il ne fut pas meilleur que lui.

L’histoire a voulu couvrir de gloire l’homme qui fut le premier roi, le vainqueur de la Gynécocratie. C’est pour cela qu’on lui attribue toute la gloire de Daud, qu’on le représente comme l’auteur de nombreux ouvrages qui sont des œuvres de sa Mère et particulièrement de ses livres de Science naturelle.

Cependant, les lois de la psychologie démentent ce fait ; c’est qu’il n’est pas possible qu’un homme débauché soit un sage, un penseur, un savant. Celui qui a 700 femmes et 300 concubines n’écrit pas des ouvrages de science.

Les historiens qui ont attribué à Salomon l’œuvre de Daud, ses Psaumes, ses ouvrages de science et de sagesse, lui ont aussi attribué la construction de ce Temple, dans lequel la doctrine de cette Reine et celle de Myriam devaient être enseignées.

Tout ce que la Bible nous dit de la construction du Temple, de son organisation intérieure, de ses fondations, a pour but de dénaturer les vérités cachées dans les « Mystères » et d’effacer l’action féminine en la remplaçant par l’action masculine. C’est une œuvre de haine et d’ignorance.

Et, quoique les prêtres qui écrivirent ces Livres (Rois, Nombres, etc.) prétendent savoir ce qui se passait dans le Temple, ils n’en comprirent jamais la portée spirituelle.

Ce n’est donc pas Salomon qui construisit le Temple, qui portait à son sommet l’image d’une Femme et qui fut dédié à Hevah, dont il portait sur son frontispice le nom sacré.

Les constructions édifiées par Salomon étaient des palais avec des harems ; et, quand il fit construire des temples, il les consacra aux dieux mâles, que les Israélites avaient en abomination.

Quant au Livre de « la Sagesse », attribué aussi à Salomon, il fut écrit par un Juif d’Alexandrie, peu de temps avant l’ère chrétienne.

C’est la Reine de Saba qui a écrit le livre qu’on a intitulé « les Proverbes de Salomon ».

Pendant plus de 1.000 ans, une foule de livres contenant des règles de sagesse pratique et même d’art manuel ont été mis sous le nom de Salomon.

Le mot Salomon ou Soliman est un nom générique et symbolique, il indique une ère nouvelle : le règne de l’homme seul !

On veut lui faire signifier la Paix, alors qu’il inaugure le règne de la guerre

NOUVEAUX MYSTÈRES (Contre Salomon et ses successeurs)

La mort de Daud (David) n’avait pas interrompu la célébration des Mystères ; on continuait à donner dans le Temple l’enseignement qu’elle avait fondé. Mais le désordre qui s’était produit pendant le règne de Salomon avait créé des circonstances nouvelles contre lesquelles il fallait réagir.

Il est bien certain que, malgré toutes les précautions prises pour empêcher les trahisons, les défections, on eut des inquiétudes, des méfiances sur la valeur et la sincérité de quelques adeptes, car nous voyons que les Directrices de la Religion secrète se concertent et décident de créer de nouveaux grades dans lesquels on n’admettra que les hommes d’élite dont on sera absolument sûr.

C’est pour cela que nous voyons ajouter, aux anciens grades, des grades nouveaux plus secrets que les premiers et répondant aux événements du temps, aux besoins de la lutte dans ses phases nouvelles.

Depuis la mort de Daud jusqu’à l’époque des prophètes, on institue cinq nouveaux grades, qui sont intitulés :

– Le Maître secret
– Le Maître parfait
– Le Secrétaire intime
– Le Prévôt et Juge
– L’Intendant des bâtiments

LE MAÎTRE SECRET

Les événements qui viennent de s’accomplir ont plongé les femmes dans la douleur. C’est pour le rappeler que le temple est orné de tentures noires parsemées de lames d’argent.

Ce grade a pour objet de réagir contre les deux grandes violations du « droit naturel », introduites dans le monde par Salomon :

– La première en donnant le titre Divin à des personnifications masculines en même temps que l’autorité suprême, alors que ces personnalités mâles ne représentent pas le bien, mais le mal.

– La seconde question est celle qui consiste à disputer l’enfant à sa Mère, ce qui est une violation du Droit maternel. Les initiés déclarent qu’ils ne veulent parmi eux aucun outil de fer, parce que l’homme a tué par le fer. Salomon ayant introduit des Dieux nouveaux chez les Israélites et leur ayant construit des temples en face du Temple de la Déesse d’Israël IVAH, on institua ce nouveau Mystère pour protester contre cette profanation.

Nous voyons ici introduire, dans les luttes de sexes, une lettre de l’alphabet hébreu, le iod (I), qui symboliquement représente le sexe mâle.

Les hommes vont créer l’hermaphrodisme divin en mettant cette lettre devant le nom de HEVAH, qui va devenir IAHVEH. C’est cela que, dans ce grade nouveau, on explique et combat.

Le nom sacré HVH, qui résume la Divinité féminine, était donc déjà méconnu dans sa signification sexuelle Divine, bientôt il sera parodié, puis supprimé, et les Maçons modernes nous enseignent que c’est dans ce grade qu’on explique que, chez les Juifs, le Grand-Prêtre seul avait la permission de prononcer ce nom, et cela une seule fois dans l’année, le jour de l’expiation. Les lévites, par le bruit qu’ils faisaient dans ce moment, empêchaient qu’il fût entendu de la multitude.

Les masculinistes avaient aussi tenté d’introduire un nouveau dieu mâle, Adonaï, qu’on allait essayer de substituer à la Déesse, mais dont on ne s’occupera que beaucoup plus tard. C’est le polythéisme qui commence et que les rituels masculins résument dans le mot Dii, pluriel latin qui signifie les dieux.

Le 4e degré nous montre que, dans l’œuvre de la génération, l’être humain n’est que le metteur en acte d’un principe de vie élevé qui est en lui et non en dehors de lui. Il n’y a donc pas un Dieu créateur extraterrestre, la Nature est éternelle, et il n’y a pas de création dans le sens que les religions masculines donnent à ce mot ; ce n’est pas un Dieu qui crée, c’est la Mère qui accomplit l’œuvre de la génération. C’est elle qui est la créatrice, et c’est pour cela que l’enfant qui est sa chair et son sang lui appartient et que l’homme n’a pas le droit de l’en séparer. On fait appel à sa conscience pour lui faire comprendre son devoir vis-à-vis de la Mère et de l’Enfant.

Cette prétention de l’homme de prendre le titre divin a comme conséquence de donner au père les droits de la Mère sur l’enfant ; c’est ce qu’on a caché dans le Jugement de Salomon, la lutte pour la possession de l’Enfant.

L’idée fondamentale que renferme la philosophie des Hébreux était que la Divinité (Hevah) contenait toutes choses en elle-même (les Dieux se suffisent) et que l’homme était son image (image physique dans l’enfant), sa reproduction (image spirituelle dans l’homme qui l’imite).

La femme semblait pour eux une Androgyne.

Si la cause primordiale était inconnaissable pour l’homme, elle devenait une manifestation compréhensible dans la vie sexuelle. Alors un symbole explique tout, le cercle, organe femelle, avec son diamètre, organe mâle.

De ce phallicisme, les Kabbalistes masculinistes firent naître l’idée de géométrie et d’astronomie.

On sait que l’œuf est un symbole sacré dans les Mystères de l’antiquité parce qu’il représente l’action maternelle, le commencement de la vie. Il est la virtualité, l’existence potentielle, comme la semence d’un arbre. C’est pourquoi le cercle (zéro) qui le représente est le commencement de toute l’échelle numérique dans l’ancien système duodécimal des Kaldéens.

Le zéro est un cercle sans centre ; en hébreu, on l’appelle Kether, mot qui signifie « la couronne », parce que l’ovule est considéré comme résultat d’une fonction sacrée, laquelle donne comme réaction la sagesse, Hokmah, et l’intelligence, Binah.

C’est cette loi du sexe féminin qu’on explique dans ce Mystère pour l’opposer à la loi du sexe masculin et en montrer les conséquences sociales.

Kether, « la couronne », symbolise la lumière de l’Esprit qui monte en vertu de la polarité féminine ; c’est pour cela qu’on la représente d’abord comme un cercle d’où sortent des rayons en forme de pointes.

La couronne devint le symbole du pouvoir de rayonnement des astres, parce qu’elle atteint la tête dirigée vers le ciel et dans le ciel brillent le soleil et les étoiles ; c’était l’hiéroglyphe du soleil rayonnant.

Plus tard, la couronne lumineuse qui représente l’Esprit qui monte sera un cercle de lumière placé au-dessus de la tête des saintes. On mettait ce symbolisme en opposition avec la double nature du sexe masculin qui fait descendre son esprit (son principe de vie) vers les régions basses de son être, d’où la dualité qui le divise nécessairement pour donner la vie à l’Eidolon (idole en grec), (l’enfant) qui le reproduira.

C’est cette loi des sexes, expliquée dans le plus grand secret, qui sera cachée dans les livres de la Kabbalah et dans le mystère des nombres.

LE MAÎTRE PARFAIT

Dans ce second grade ajouté, une des questions dont on s’occupe, c’est de rechercher quels furent les traîtres meurtriers de Myriam, c’est-à-dire le commencement de la révolte dont les effets sont devenus si désastreux. C’est l’histoire rétrospective qu’on semble vouloir fixer.

Après cela, on enseigne un chapitre de la science secrète, celui qui se rapporte à la Genèse primitive, l’origine végétale.

On montre le Soleil générant l’Arbre de vie qui évolue vers le genre humain, lequel se reproduira, plus tard, par génération sexuelle.

La génération s’explique par un symbole : la quadrature du cercle. Les deux sexes sont représentés par deux triangles, qui unis forment un cube ; c’est en réunissant les deux sexes (les deux triangles) qu’on réalise la quadrature du cercle, figure qui représente la génération sexuée.

Cette science des origines expliquée est une occasion de rappeler à l’homme qu’il est un être fini, qui ne peut pas trouver par lui-même les lois de la Nature, et que son intelligence a besoin d’être éclairée par l’Ange de lumière qui lui a révélé les vérités cachées ; c’est elle qui éclaire le monde malgré la lutte soutenue contre elle ; aussi un des mots de passe de ce grade est cette phrase : « Je suis celle-là qui suis », rappelant que Hevah représente l’être intégral.

J’ai déjà expliqué comment cette phrase a été altérée, devenant d’abord : « Je suis cela qui suis », puis, plus tard, « je suis celui qui suis ».

C’est parce que dans ce grade on a rappelé l’Arbre de vie qu’un des mots de passe est « Acacia ».

Nous allons mieux comprendre maintenant l’histoire relatée dans la Bible, puisque nous pourrons la suivre parallèlement dans les Sociétés secrètes qui en seront la contrepartie.

L’Ancien Testament, dans sa forme altérée, c’est le livre de la justification des prêtres dans les luttes de sexes.

LE SCHISME DE JUDA (975 ans avant notre ère)

Pendant 516 ans, c’est-à-dire depuis la mort de Myriam jusqu’à la mort de Salomon (975 ans avant notre ère), le peuple d’Israël ne forma qu’une nation.

Son gouvernement matriarcal avait répandu sur le monde un vif éclat malgré les luttes incessantes qu’il ne cessa jamais de soutenir contre les attaques des hommes.

Au milieu des menaces qui surgissaient à tous moments et des attaques sous lesquelles la puissance féminine devait finir par sombrer, le peuple oubliait le Sépher et la loi morale dont les Sociétés secrètes seules gardaient la tradition ; la nation s’agitait dans des convulsions intestines qui amenèrent la révolte des tribus de Juda et de Benjamin qui se séparèrent du peuple d’Israël. C’est ce qu’on appelle « le schisme de Juda ».

LES DEUX ROYAUMES

Ainsi donc, après la mort de Salomon, la nation se divisa en deux Royaumes.

Celui du Nord, le plus étendu et le plus nombreux, resta fidèle aux anciennes institutions. Il comprenait dix tribus et garda le beau nom symbolique de la puissance féminine : Israël. Samarie devint sa capitale.

La tribu d’Ephraïm, la plus grande et la plus belle, servait quelquefois à désigner le royaume du Nord.

L’autre royaume, celui des partisans du pouvoir masculin, prit l’appellation de la première tribu révoltée, Juda, qui laissa dans l’histoire un nom synonyme de trahison.

Le siège de ce nouveau royaume fut à Jérusalem. Une haine irréconciliable s’éleva entre les deux partis, Israël et Juda.

Le pouvoir ainsi divisé entre la gynécocratie et l’androcratie amena la division de toutes les institutions qui régissent la vie morale.

Le schisme de Juda substitua des dieux mâles à la Divinité féminine.

Salomon fit élever des temples à Chemosch, et, sur la pierre moabite, nous voyons que Hevah, représentée comme la Divinité d’Israël, est défaite par Chemosch. Cette pierre érigée en 900 (75 ans après la mort de Salomon) montre combien l’irréligion de Salomon avait été imitée et avait progressé après lui.

Les hommes au pouvoir voulurent déifier l’homme et l’on vit s’élever autel contre autel, comme on avait vu s’élever trône contre trône.

La femme humiliée voyait en face d’Elle se dresser la puissance masculine qui parodiait ses institutions, sa religion, renversant, dans cette triste révolte, toute sa loi morale. Le peuple, avec les Rois, tomba dans la dégradation. M. Layard a découvert un monolithe appelé l’obélisque de Nimrod.

Nimrod représentait, dans la première religion Israélite, l’homme rebelle ; l’obélisque fut le symbole du sexe mâle. Cet obélisque est couvert de bas-reliefs et d’inscriptions ; en 200 lignes, Salmanazar II raconte ses exploits.

Ces bas-reliefs nous apprennent que Salmanazar II a battu les Israélites. Un envoyé du Roi d’Israël est prosterné devant lui. Ailleurs on voit les Israélites lui apporter des tributs. L’inscription porte : Tribut de Yahoua, fils d’Houmri (Jéhu, fils d’Omri). Ce sont des barres d’or et d’argent, des vases d’or, des cuillers, des coupes d’or, etc., etc. « Voilà ce que j’ai reçu », dit-il en terminant.

Donc voilà encore un homme qui se vante d’avoir vaincu et dépouillé des tribus féminines.

LE ROYAUME DE JUDA

Le royaume du Sud, tombé au pouvoir masculin, qui n’était pas encore un régime social, mais une agitation incohérente, ne cessa pas d’être en état de trouble et d’anarchie ; tous les ambitieux voulant régner, les rois tombaient les uns sur les autres, les familles royales formaient des partis rivaux.

Cependant, ils avaient moins à lutter au dehors que les Israélites ; étant gouvernés par des hommes, ils savaient se faire craindre. Plusieurs fois ils furent menacés, mais ils se défendirent et purent ainsi prolonger leur existence plus longtemps que les tribus féministes de Samarie, qui furent vaincues plus d’un siècle avant le royaume de Juda.

La défaite des Israélites fut un triomphe pour leurs adversaires, d’autant plus que les Assyriens, en luttant contre les Israélites, ne visaient, dans leurs attaques, que leur gouvernement gynécocratique. C’est pour cela qu’ils laissèrent ceux de Juda prendre tout l’ascendant qu’ils voulurent sur Samarie.

C’est à partir de ce moment que la tribu de Juda prend de l’importance et que le nom qu’elle se donne, Iehoudim, figure dans l’histoire.

Dans les Rois, on trouve ce nom pour la première fois (XVI,7) pour désigner les révoltés de Juda.

C’est de ce nom qu’on fera Judaei ; de Judaeus on fera Juif.

LE LÉVITE

C’est après le schisme que nous voyons, dans le royaume de Juda, se constituer une religion nouvelle, c’est-à-dire que nous voyons des hommes prendre des fonctions sacerdotales.

Dans la religion des Israélites, le Lévite était une sorte de sacristain ne s’occupant que des choses matérielles du culte ; il était un serviteur du Temple ou de la « Maison de Hevah ».

C’était la prophétesse, la Mysta, la Sibylle qui enseignaient.

Mais peu à peu des hommes voulurent prendre, à côté des femmes, une place trop grande et une lutte s’ensuivit. C’est alors que la prophétesse (Nabi) s’élève contre le prêtre (Kohen).

Les deux royaumes, Juda et Israël, furent sans cesse troublés par la lutte des Lévites et des Prophétesses, ou la lutte des Prêtres entre eux.

Ce furent, ces disputes pour le sacerdoce qui affaiblirent le pays, qui provoquèrent le schisme et furent cause de la chute du royaume d’Israël (en 721) et de la destruction de celui de Juda (en 587).

Cependant, les Prêtres s’efforcent d’imiter les Prophétesses, mais leur nature masculine les trahit ; ce sont les choses matérielles du culte qui les occupent surtout.

Les Lévites ne deviendront la caste sacerdotale que lorsqu’ils auront triomphé dans leur lutte contre les Prophétesses.

Cette trahison du « Prêtre » donne lieu à la fondation d’un nouveau grade dans les « Mystères » ; il est intitulé le Secrétaire intime et montre le rôle du traître qui écoute aux portes.

Ce traître, c’est le Lévite ; il a surpris les secrets du Temple par ses trahisons, ses ruses, ses fourberies.

Ce grade démasquait l’espionnage et le flétrissait ; aussi la tenture du Temple, pour cette initiation, était noire et parsemée de larmes d’argent. Dans les sociétés modernes, on en a caché la signification sous une légende ridicule.

Le véritable chef de la religion, dans le sens de Souverain Pontife, c’est la Soffet ; c’est Elle qui juge et sanctionne. Les prêtres n’étaient, d’abord, que des officiants dépendant d’Elle.

Ainsi, nous voyons Daud, en robe sacerdotale, amener l’Arche à Jérusalem, offrir des actions de grâce et bénir le peuple au nom de Hevah. Salomon voulut imiter sa Mère, il prit la direction d’un temple, nomma les prêtres, les destitua ; il joua le rôle de Pontife suprême, brûlant en personne l’encens devant Hevah.

Après lui, les Rois continuèrent, à son exemple, à remplir les fonctions de Grands-Prêtres, et c’est ce qui exaspéra les Femmes.

Ce n’est qu’après la construction du second Temple, c’est-à-dire en pleine réaction masculine, que le Grand-Prêtre s’éleva au pouvoir suprême.

La littérature, masculine, qui surgit alors pour défendre l’usurpation de l’homme, l’exalta et fit remonter le sacerdoce à Aaron pour lui donner plus de prestige.

Les Lévites ont écrit l’histoire pour se défendre comme les Prêtres de toutes les religions.

Les Juifs représentent le temps des « Juges » comme une époque d’anarchie et de trouble. En échange ils se glorifiaient eux-mêmes, disant : « Maintenant je sais que, Dieu me fera du bien, puisque j’ai chez moi un prêtre de la race de Lévi » (Juges, XVIII).

A cela les femmes, les Prophétesses, répondent par des explosions de colère, des malédictions, des anathèmes, des haines féroces contre le Goï (qu’on traduit par étranger). Les membres de l’ordre Lévitique furent appelés Gerson (étranger en tous lieux).

Les modernes, qui ne comprennent pas la nature de ces sentiments féminins, en font une sorte de patriotisme, la haine de l’étranger, alors que c’était l’indignation de celle qui est dépouillée de ses droits et de ses fonctions contre son usurpateur.

Le rôle du Prêtre fut double : il fut le destructeur de la première Religion, la vraie, et le créateur des faux dieux. Car les Divinités qu’il va instaurer, ce sont les types masculins qui avaient été considérés comme personnifiant le principe du mal, ceux que les Femmes combattaient et appelaient « les dieux étrangers ».

SYMBOLISME RELIGIEUX

Il régnait en Judée une haine profonde pour l’Egypte qui avait commencé la grande lutte avec le petit peuple d’Israël.

Cependant, tout en la maudissant, on l’imitait, on adoptait ses idées, ses rites, ses fêtes, ses dogmes nouveaux, ses travestissements divins.
Et c’est ainsi que tant de peuples ont propagé ses légendes.

Malgré soi on imitait, non le tout, mais tel ou tel détail qu’on appropriait aux Divinités locales, souvent très maladroitement.

Les femmes Israélites, qui avaient vu en Egypte le culte du bœuf Apis et celui du taureau Mnévis, étaient sous l’impression d’horreur que ces abominables profanations leur avaient causée. C’est pour imiter cela et ajouter à leurs tourments que leurs ennemis représentèrent Hevah sous la forme du veau d’or à Samarie ; Isis avait bien été ridiculisée !

Quelquefois on donne à la Déesse les attributs du serpent qui tient une si grande place dans le nouveau culte égyptien (voir le Néhustan ou serpent d’airain).

Ces deux serpents nous semblent symboliser les deux formes de l’homme dangereux, le Prêtre (la ruse et le mensonge) et le Roi (la force et la brutalité) ; on les représentait par le caducée, qui était pour la femme deux couronnes d’épines.

LE LÉVITE JUGE

C’est un triste usage que celui que fait le Lévite ou le Kohen de la prêtrise.

D’abord il veut imiter la femme Soffet, qui a prononcé des jugements ; mais il sait bien que la justice n’est pas en lui, on ne le croirait pas.
Pour se faire écouter, il parle au nom de Iahveh, il met la Déesse dans ses intérêts, en fait une complice de ses inepties, et c’est ainsi qu’il crée « le jugement de Iahveh », cette Justice due au hasard, qu’on appellera plus tard « le Jugement de Dieu ».

C’est ainsi que les servants exploitent le nom de la Déesse, en attendant qu’ils le remplacent par le mot Elohim.

Ils font jouer des idoles et leur font rendre des oracles. Et le public naïf vient « interroger Iahveh », qui répond oui ou non, par le moyen d’un mécanisme appliqué à ce jeu.

C’était une parodie des actions de la vie humaine, le premier acte de la comédie sociale, une image mise pour une femme, un homme répond pour elle ! C’est ainsi que le Lévite, le Prêtre, arrive à gagner la confiance et à remplacer la femme vivante, qui répondrait bien mieux que le simulacre mécanique qu’on lui substitue.

C’est ainsi que l’officiant tue l’inspiration libre en Israël, que le Lévite tue la Prophétesse. Du reste, il a d’autres armes, il la calomnie et la ridiculise ; c’est toujours ainsi qu’évoluent les luttes de sexes.

Mais les femmes réagissent. Elles formaient des groupes dont un des plus importants est celui qui existait autour de Rama et de Gibea. Là elles avaient des écoles, des espèces de séminaires, où elles donnaient leur enseignement.

UN SEPTIÈME DEGRÉ DANS LES MYSTÈRES

En face de ce danger nouveau : l’homme prétendant rendre la justice suivant les lois du hasard, les femmes indignées se réunissent secrètement pour prendre des mesures contre les hommes audacieux et grossiers qu’on va appeler des Harodim.

Ce sont ces sortes de policiers (on dira des Prévôts) institués par la domination masculine, et investis du droit de traîner devant le Juge ceux qu’ils voulaient.

Harodim est un pluriel. Au singulier, nous retrouvons ce mot dans les langues occidentales, c’est Haro, que les Dictionnaires définissent comme un terme de pratique dont on se servait pour faire arrêt sur quelqu’un ou sur quelque chose et pour procéder sur le champ devant le juge.

Crier haro sur quelqu’un, se récrier contre ce qu’il dit ou ce qu’il fait, c’est ce qu’on faisait contre les femmes qui voulaient défendre leurs droits.

C’est pour se défendre contre ce danger que les initiés fondent un grade nouveau dans les Mystères, que l’on appellera Prévôt et Juge et dans lequel on s’occupera particulièrement de la Justice.

« Les travaux de ce grade, disaient les anciens rituels, ont pour but de mettre en lumière que le droit de dicter des lois et de les appliquer appartient à la Femme seule et que c’est à Elle de les discuter et de les mettre en pratique. »

Et, pour justifier cette prétention, on remontait toujours à la science de Myriam, enfermée dans le Sépher ; mais cette science, disait-on, il faut l’acquérir par l’étude. C’est là, la clef qui permettra aux Israélites de se défendre contre leurs nombreux ennemis. Et une clef symbolique intervenait dans ce nouveau grade.

LES PROPHÈTES

Le fait important qui se produisit à cette époque fut l’apparition de grandes femmes menant une active campagne pour faire cesser le désordre que l’usurpation masculine avait fait naître.

L’histoire n’a pas pu effacer leurs traces, puisqu’elles remplissaient le monde de leur parole éloquente, seulement, dans les récits écrits par leurs adversaires, on a masculinisé leur nom.

Depuis le remaniement des Ecritures, on les appelle « des Prophètes ». En réalité, c’étaient des Prophétesses.

Le mot prophète sert à traduire une expression qui veut dire « les inspirées ».

Dire la Vérité au peuple qui s’égarait, aux Prêtres qui avaient pris la place des Prêtresses, aux Rois qui occupaient le trône des Reines, telle fut la mission de ces grandes femmes, douées de facultés supérieures, d’une haute raison, de grandes vertus et d’un grand courage. Elles se servaient de l’histoire primitive comme d’une autorité indiscutable, montrant les changements survenus depuis l’heure fatale de la première révolte contre le droit.

Les auteurs disent des prophètes, quand ils les considèrent comme des hommes, qu’ils possédaient « l’Esprit de Dieu ». Or, l’Esprit de Dieu, c’est l’esprit de la Femme, puisque, à ce moment là, Dieu, c’est encore la Déesse ; c’était bien l’esprit de la Femme, en effet, qui animait les Prophétesses.

La faculté qu’on appelle « la voyance » n’est pas autre chose que cette clairvoyance de la femme, qui lui fait apercevoir les conséquences des actions de l’homme, même les conséquences lointaines.

C’est cette intuition surprenante qui lui révèle les faits les plus cachés, les causes les plus inaperçues. Du reste, la prophétie ne consiste pas à deviner l’avenir, mais à le déduire des lois de l’évolution : « Vos iniquités causeront votre ruine ».

La voyance n’est que la constatation de l’état réel des choses.

« Vous êtes un peuple léger qui ne suivez pas la loi (s’écrie la Prophétesse Isaïe) qui avez dit aux voyantes : Ne voyez pas ce qui est droit et juste, mais faites-nous entendre des choses agréables, voyez des choses qui nous flattent, lors même qu’elles ne seraient pas vraies. »

Combien cela est humain ! Quelle connaissance profonde de la nature de l’homme et comme elle a peu varié ! Flattez nos vices, gardez vos récriminations, vos lamentations qui nous ennuient…

Il ne faudrait pas d’autres preuves pour révéler le sexe des prophètes.

Cette façon de bien voir n’est-elle pas éminemment féminine ? C’est la Femme qui sent le mal, c’est elle qui souffre, elle qui juge les hommes, et ce sont eux qui, blessés de ses réprimandes, s’irritent contre elle.

A travers les siècles, la femme est restée voyante et juge. Elle est restée aussi conseil et prévision.

Les Livres sacrés prouvent que le nombre des femmes Prophètes, dont les écrits se sont perdus, ou dont les discours n’ont jamais été écrits, était des plus considérables. Chaque ville avait les siennes, on pourrait presque dire chaque famille, car où n’y a-t-il pas une femme pour parler, prêcher, enseigner, exhorter, juger et conseiller (1).

Dans le sein des villes, elles haranguaient le peuple pour le soustraire à l’influence des sacerdotes qui usurpaient les fonctions féminines et donnaient un enseignement contraire à la loi morale.

C’est dans les assemblées publiques, au jour du Sabbat, aux premiers jours du mois lunaire et dans les convocations solennelles, qu’elles parlaient aux foules et reprenaient les hommes, à l’occasion des désordres et des abus qui se glissaient dans les mœurs.

Dans leurs harangues, elles reprochent aux hommes d’outrager les femmes, de les mépriser au lieu de les honorer, de porter sur elles des jugements faux et iniques, de tomber dans la vanité, l’hypocrisie, le mensonge.

Les livres des Prophètes qui nous sont restés sont les discours que ces femmes courageuses prononçaient devant le peuple. Mais c’étaient souvent de brillantes improvisations qui n’étaient pas écrites. Tous les discours écrits n’ont, du reste, pas été conservés.

Les idées que ces discours contenaient sont celles que la femme de toutes les époques a exprimées quand elle a osé parler. Ce sont des avertissements aux hommes sur leur égoïsme, sur leur lâcheté, sur leur injustice, sur leur débauche.

La femme devait sauvegarder l’homme, elle est la sentinelle qui doit garder la voie du Bien.

Les étrangères établies en Israël pouvaient parler si elles étaient affiliées ou seulement si elles étaient filles d’une Israélite.

C’étaient les femmes seules qui transmettaient la filiation.

(1) L’écriture donne le nom de « prophète » à Samuel, Cad, Ahija, « parce qu’ils prédisaient l’avenir », dit-on à tort. Prophétiser, c’est parler en public, ce n’est pas annoncer l’avenir. On appelait prophétie tout discours personnel fait devant l’assemblée. Tant que ce furent des femmes qui parlèrent, le mot fut plutôt pris en mauvaise part, c’est pour cela qu’il reste vague jusqu’au 6ème siècle, alors on commence à en altérer la signification.

A suivre…

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