Les Celtes Livres de Femmes Livres de Vérités

Livres de Femmes, Livres de Vérités (10) Celtes et Latins – 1/3

« Est-il besoin de vous dire… que je suis sensible… aux services qu’elle pourrait rendre à une prise de conscience de la culture française ? » (Lettre d’André Malraux à Henri Dontenville après la publication de La mythologie française, 1948)

1er chapitre : Introduction – Aux origines: La guerre des sexes
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2ème chapitre : Révolution religieuse en Egypte
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3ème chapitre : Les Aryas – Guerre des sexes chez les Perses et les Hindous
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4ème chapitre : La guerre des sexes dans la Chine antique
5ème chapitre : La guerre des sexes dans la Grèce antique
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6ème chapitre : De l’Israélisme au Judaisme
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7ème chapitre : Origine et histoire du christianisme
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8ème chapitre : Vierge Marie et mystère de l’Immaculée Conception
9ème chapitre : Faits et temps oubliés
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Chapitre 10

Le peuple de ce pays-ci continuera t-il à s’ignorer?

« Personne ne pourrait douter, en contemplant cette œuvre de la Providence, qu’Elle n’ait disposé ainsi ce Pays avec intention et non au hasard ». (Strabon)

CELTES ET LATINS

Il existe deux courants dans l’opinion des intellectuels : l’un qui prétend que la civilisation est venue des Latins ; l’autre qui affirme qu’elle est venue des Celtes.

Les Latins appuient leur opinion sur le droit romain qui a instauré la puissance paternelle, et proclamé la déchéance de la Femme, et sur la littérature latine qui a sanctionné cet état de choses.

Les Celtiques appuient la leur sur le droit naturel, le règne de la raison représenté dans sa plus haute manifestation par la Femme, la Déesse-Mère, qui régnait dans les Républiques Celtiques.

Donc, le conflit représente la lutte de sexes, et la résume.

Contrairement à ce que croient les Latins, la primitive civilisation prit naissance dans le pays qui fut le berceau des Celtes, et qui est compris entre la Manche et le Rhin.

C’est là que s’est constitué le fond de la race celtique ; « Fixés sur leur base séculaire, dit M. Cailleux, ils occupent aujourd’hui les mêmes positions où l’histoire les a trouvés, la science ne peut sonder leur origine ni prévoir leur décadence. »

La race celtique a affirmé la supériorité de sa nature par son empire sur le monde entier où elle a porté la civilisation dont elle possède en elle les éléments, c’est-à-dire la supériorité de l’esprit, la bonté et l’audace. Il existe en elle un principe de vie, une action secrète et puissante qui l’anime en tous ses mouvements et lui donne un empire qui n’appartient qu’à elle.

Ce sont ces caractères qui lui ont donné une si grande puissance de développement. Elle n’a pas reçu la civilisation comme les Grecs et les Romains, elle l’a créée.

La race celtique fut vaincue par les Romains, qui semèrent partout le désordre et l’impuissance. Leur séjour dans la Gaule fut une éclipse dans la vieille civilisation ; il laissa comme trace de son passage les luttes féodales, basées sur l’ambition et le despotisme de l’homme qui ne reconnaît plus aucune loi morale, puis les dissensions autour du principe de la monarchie dynastique, imitation de l’empire romain, qui firent régner pendant quinze siècles la barbarie latine sur le sol où s’étaient développées jadis, dans le calme et la sécurité, les Républiques Celtiques.

Sur quoi prétend-on appuyer la culture latine ?

Sur la philosophie grecque qui avait renversé l’Ecole Pythagoricienne, dernier foyer de haute culture scientifique, auquel on substitua une série de sophismes qui aboutirent aux erreurs modernes.

Les Romains, héritiers et continuateurs des Grecs, allèrent plus loin encore, et de tout ce fatras incohérent firent le dogme surnaturel et superstitieux qui a envahi le monde.

Les principes de l’empire romain furent le despotisme de la puissance impériale, appuyé sur la force et sur le code romain qui donne à l’homme le droit de vie et de mort sur l’esclave, sur la femme et sur l’enfant.

Ce sont ces principes-là que l’impérialisme laïc ou religieux représente aujourd’hui ; c’est lui qui continue Rome, ce n’est pas la France républicaine qui est restée celtique au fond. Il ne lui manque plus que de rendre à la Femme la place que ses aïeux lui donnaient pour être revenue à la civilisation des anciens Celtes.

C’est contre ce que Rome nous a légué de despotisme et d’erreurs que les civilisés actuels doivent se liguer, ce n’est pas pour faire renaître la culture latine qui n’a été qu’une forme de la décadence morale. C’est sur les ruines définitives du droit romain que s’élèvera le monde nouveau, basé sur le droit naturel.

Si nous jetons les yeux autour de nous, nous voyons que, actuellement, les révolutionnaires de la pensée qui veulent plus de vérité et plus de justice sont presque toujours ceux qui n’ont pas fait leurs humanités, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas reçu l’empreinte fatale de la culture latine qui atrophie l’esprit et développe l’orgueil de l’homme ; ceux-là sont les continuateurs des Celtes-Gaulois, ils cherchent en avant un progrès qui n’est qu’un retour vers la civilisation détruite par les Romains.

Pendant que les Latins brûlaient les Livres sibyllins, les Druidesses qui enseignaient dans leurs collèges formaient l’âme gauloise.

Rome, c’est le passé, c’est la barbarie basée sur l’erreur, la superstition, le mensonge.
Il nous faut un régime de vérité, un idéal nouveau que la Femme seule peut faire renaître.

LES CELTES

L’histoire du pays sur lequel nous vivons et qui s’appelle actuellement la France, la Belgique, et la Grande-Bretagne, a eu quatre périodes très distinctes les unes des autres :

1° La première époque fut la période celtique ou pré-celtique ; l’âge divin (féminin).
2° La seconde fut la période gauloise, que les historiens appellent l’âge du fer. C’est le millénaire qui précéda notre ère ; l’âge héroïque (masculin).
3° La période gallo-romaine.
4° La période franque.

Notre pays a accompli, à travers ces périodes diverses, tout le cycle de l’évolution humaine.

Dans le premier âge, l’âge heureux de la jeunesse humaine, une civilisation grandiose régna ; ce fut l’âge d’or, résultant partout de la première organisation sociale basée sur la Gynécocratie, la Théogonie, le Matriarcat. Ce fut l’époque celtique et pré-celtique.

Dans l’âge suivant se produisit la première révolte de l’homme contre le régime féminin.

Chez les Celtes, c’est l’âge du fer qui commence. L’homme dispute à la femme sa suprématie ; c’est la révolte des Gaulois (masculinistes), combattant les Celtes et leur disputant le pouvoir.

Vient ensuite l’âge de la décadence qui livre la Gaule à la puissance romaine.

Et cela se termine dans la quatrième période, l’âge de la corruption qui résulte partout du règne de la Force triomphante. (Comme cela est si vrai aujourd’hui)

LES DEUX SOURCES DE L’HISTOIRE

Il y a deux manières de faire revivre le passé : l’une consiste à le remettre sous nos yeux en y réintégrant les deux sexes qui en ont été les auteurs ; l’autre expose sommairement ce que les hommes de l’époque étudiée on dit ou fait, en se gardant de rien ajouter au témoignage de ceux qui se justifiaient de crimes, de délits, de fautes commises ; ceux-là multiplient les références parce qu’ils savent que les gens sincères peuvent leur reprocher leur partialité, puisqu’ils suppriment le rôle joué par la femme à l’époque qu’ils étudient. Ceci prouve qu’il y a toujours eu, dans le monde, deux partis bien tranchés représentant les deux sexes :

1- Des féministes affirmant leurs droits naturels et cherchant la justice dans le présent et dans le passé.
2- Des masculinistes donnant les droits féminins aux hommes et défendant leur usurpation par des ruses, des hypocrisies, des mensonges.

L’histoire écrite par les auteurs masculins s’occupe exclusivement de ce que font les hommes : la guerre d’abord, la conquête, le commandement, puis l’industrie et quelques notions concernant la vie privée, les mœurs, et ce qu’ils entendent par le mot religion.

Tout cela dans le but d’affirmer les droits donnés aux hommes par les codes masculins. Quant à la vie morale et spirituelle des femmes, il n’en est jamais question ; non seulement on néglige ce chapitre, mais on l’amoindrit en le désignant dédaigneusement sous le nom de fables ou de Mythologie.

C’est cependant cette partie de l’histoire qui explique toutes les origines, en même temps que toute la vie intellectuelle des peuples.

Ainsi, ce qui distingue les Celtes féministes des Latins masculinistes et annonce une divergence entre eux, ce sont les conditions de leur civilisation, leurs pratiques religieuses, leur éducation, leur science, leur morale, leurs notions ethnographiques, leur gouvernement, c’est-à-dire tout leur programme de vie.

En un mot, les Celtes sont féministes, tandis que les Latins et les Grecs sont masculinistes, et ces derniers sont si avancés dans la dégénérescence qu’ils ne cherchent de différence entre les peuples que dans les choses matérielles, concrètes ; le reste leur échappe, et ils traitent les plus « intellectuels », c’est-à-dire « spirituels », comme des ennemis.

Donc, quelle valeur donner aux documents latins ?

« Les qualités et les défauts des Celtes n’ont été rapportés que par leurs ennemis », dit Dottin.

Les opinions des anciens sont du reste loin de concorder exactement.

Nous en trouvons de très favorables. Dans César, ils nous apparaissent comme livrés aux recherches de pure spéculation.

Dans Tite-Live, ils franchissent leurs barrières pour répandre au loin leurs émigrations et leurs idées. « Nul peuple, à aucune époque, n’a élevé plus haut ses recherches et propagé plus loin ses découvertes. » La colonisation de l’Inde par les anciens Celtes est connue.

L’histoire glorieuse de la Celtide a été cachée par les historiens grecs et romains parce qu’elle était à la gloire des femmes.

C’était une gynécocratie fondée sur le droit naturel. Les détracteurs de ce régime nous représentent les habitants du pays celtique, avant l’invasion romaine, comme des sauvages occupant une contrée presque déserte, et dont la température était âpre et froide. Guizot ose dire : « Les rivières gelaient presque tous les hivers assez fort pour être traversées par les chariots », ce qui est faux, car il est avéré que la température, plus élevée dans les temps anciens, s’abaisse graduellement. Mais ce mensonge est destiné à faire croire que le régime de l’homme apporte tous les progrès, même ceux du climat.

Chacun, parmi les anciens, leur attribue ses vices. « Aristote, Diodore et Athénée ont accusé les Celtes de pédérastie parce que c’était leur cas, mais les écrivains romains ne leur attribuent pas ce vice » (Dottin).

La haine des Latins pour les Celtes est telle que certains auteurs vont jusqu’à leur attribuer tous les crimes. D’après Pausanias, les Celtes « buvaient le sang des petits enfants et goûtaient de leur chair » (Dottin).

Remarquons aussi les ruses des savants modernes pour empêcher que la Vérité soit dite.

M. Dottin, que je cite souvent, dit dans ses Etudes sur l’Antiquité celtique (p. 54) ceci :

« Parmi les inscriptions découvertes dans les pays qui portent dans l’antiquité le nom de celtiques, il en est quelques-unes qui sont rédigées en une langue qui n’est ni le grec ni le latin », et la crainte d’en découvrir le sens est exprimée par ceci :

« Tant qu’on ne les aura pas expliquées d’un bout à l’autre à l’aide des formes anciennes des langues celtiques, actuelles, il serait téméraire de leur donner le nom d’inscriptions celtiques. Du fait qu’on y trouve des noms propres celtiques on ne saurait rien conclure. Si même on découvre dans une inscription quelques mots qui, expliqués à l’aide des langues celtiques, auraient un sens vraisemblable, il est peu scientifique d’en tirer une conclusion sur la langue de l’ensemble de l’inscription, les coïncidences fortuites entre les mots appartenant à des familles de langues différentes n’étant pas rares ».

C’est ainsi qu’on prépare d’avance des arguments pour répondre à ceux qui apporteraient des découvertes nouvelles en faveur de la cause féministe.

LES PRÉ-CELTIQUES OU HYPERBORÉENS

On ne considère pas les Celtes comme les premières races ayant habité l’hémisphère boréal. Avant eux, on sait qu’une race pré-celtique a existé et peuplé la moitié de la terre, ce sont les Hyperboréens.

« Il est possible, dit Dottin, que le nom d’Hyperboréen, qui a désigné une race mythologique, peuple de l’âge d’or, habitant un pays fertile, ait été aussi une expression géographique. Héraclide du Pont, à la fin du IVème siècle avant notre ère, avait écrit que, d’après une nouvelle qui venait de l’ouest, Rome avait été prise par une armée qui venait de chez les Hyperboréens. A la même époque, Hécatée d’Abdère plaçait en face de la Celtique, le long de l’Océan, une île aussi grande que la Sicile, qui s’étendait vers le nord et était habitée par les Hyperboréens. Dans ces textes, le mot Hyperboréen semble être synonyme de Celte » (Dottin, p. 22).

LES BORÉENS ET LES SUDÉENS

Toutes les races sont autochtones ; je nie les émigrations en masse de peuples entiers.

La race blanche habitait l’hémisphère boréal parce que c’est là qu’elle était sortie de la végétation boréale qui avait été son état embryonnaire. (1)

Une race noire, plus ancienne, était sortie de la végétation tropicale d’Afrique et d’une partie de l’Asie.

La race rouge, moins connue, s’était développée sur les hautes montagnes de l’Amérique du Nord. Cette race avait possédé l’hémisphère occidental, pendant que la race jaune possédait l’oriental.

LEURS LUTTES

Dès que ces hommes de races diverses furent mis en contact, des rivalités se manifestèrent.

La race noire, qui avait mûri plus vite que les autres dans les régions de l’Equateur, était entrée dans la vie à une époque où la race blanche possédait encore la pureté de l’enfance. Cela causa aux blancs hyperboréens de l’horreur pour cette race, en même temps que la couleur noire de la peau des nègres les dégoûtait.

Fabre d’Olivet croit que la race noire fut appelée Suthéenne et que les blancs firent de leur pays le domicile de l’esprit infernal, appelé pour cette raison Suth ou Soth par les Égyptiens, Sath par les Phéniciens, et Sathan ou Satan par les Arabes et les Hébreux.

Ce nom a servi de racine à celui de Saturne chez les Étrusques, et de Sathur, Suthur ou Surthun chez les Scandinaves, divinité terrible ou bienfaisante suivant la manière de l’envisager. C’est du celte saxon Suth que dérivent l’anglais South, le belge Sugd, l’allemand et le français Sud. Ce mot désigne proprement tout ce qui est opposé à l’élévation, tout ce qui est bas, tout ce qui sert de base ou de siège. Le mot sédiment en dérive par le latin sedere qui, lui-même, vient du celte saxon sitten, en allemand stizen, s’asseoir (Fabre d’Olivet, L’Etat : social de l’homme, p. 91).

Donc, d’après cette doctrine de d’Olivet, la première lutte des hommes avait été celle des Sudéens contre les Boréens, des noirs contre les blancs.

Les noirs sont plus forts que les blancs parce qu’ils sont plus avancés dans l’évolution sexuelle.

Mais les Boréens ont une supériorité morale, ils sont purs, alors que les noirs sont les impurs.

Et c’est ce qui explique que le mot Boréen est devenu un titre d’honneur, dont on a fait Baron en Europe. Le titre de Barons et de hauts Barons que s’attribuaient les Hyperboréens signifiait vainqueurs. Et c’est pour cela que ce peuple entrait dans la vie sociale avec la réputation d’un peuple vainqueur. Mais les Sudéens, pour se défendre, donnaient au mot qui les désignait une signification aussi glorieuse : « ils mettaient leur gloire dans le mot Syd qu’on écrit mal à propos Cid » (Fabre d’Olivet, t. I.p. 129).

Les Celtes appellent leurs ennemis Pélasks, c’est-à-dire peaux tannées (Pélaskon, Pélasges). La région qui entoure toute la mer Méditerranée portait autrefois le nom de Pélasques, parce que des peuples noirs la possédaient.

Le Péloponèse, nom qui vient de Pélops, signifie archipel. Ce mot est remarquable parce qu’il signifie : ce qui domine sur la mer noire. Mais il peut se faire que le mot noire ait été pris symboliquement pour représenter la méchanceté ; alors, ce ne serait pas d’une lutte de races qu’il s’agirait, mais d’une lutte morale dans une même race.

Il est resté dans les anciennes traditions que les noirs sont les peuples ignorants, livrés aux instincts de la bête humaine, ce qui devait horripiler les femmes boréennes. Aussi la première lutte entre les deux races est au fond une lutte de sexes, c’est-à-dire une lutte entre les deux instincts spirituel et sexuel ; et ceci va mieux nous faire comprendre pourquoi cette première lutte est d’ordre moral.

Fabre d’Olivet dit : « Hébé, dans l’idiome phénicien, est le nom de l’amour féminin spirituel, Chaos est le principe masculin matériel. La secte qui adopta cette cosmogonie fut très répandue et très nombreuse : c’est celle des anciens Celtes. Le mot Chaos, opposé à celui d’Hébé, développe l’idée de tout ce qui sert de base aux choses, de résidu, comme le marc, l’excrément, le caput mortuum, c’est en général tout ce qui demeure d’un être après que l’esprit en est sorti ».

La couleur blanche représente la Vérité, la science chez les Celtes ; le mot blanc est synonyme de sage, de spirituel. On dit en allemand Weiss, blanc, et Wissen, savoir ; ichweiss, je sais. En anglais, white, blanc, et wit, esprit, witty, spirituel, wisdom, sagesse.

On donne le nom de noir aux pays occupés par des nègres.

Pélasgès, terre noire, était le nom de la Grèce quand elle était occupée par les peuples noirs. Les Héraclides qui vainquirent les Pélopides sont des Boréens appelés Hérules.

Les peuples dont on trouve les noms dans les anciens auteurs, compris ordinairement sous le nom générique de Celtes ou de Scythes, n’étaient, au fond, que les divisions d’un seul et même peuple, issu d’une seule et même race : les Boréens. Le nom de Celtes qu’ils se donnaient, en général, à eux-mêmes, signifiait les supérieurs, les illustres, les purs. Le nom de Scythes que leur donnaient leurs ennemis signifiait, au contraire, les impurs, les réprouvés ; il venait du mot cuth, ou scuth, appliqué à toute chose qu’on éloigne, qu’on repousse ou qui repousse. Il désignait au propre un crachat. C’était par ce mot injurieux que la race noire caractérisait la blanche, à cause de la couleur du crachat. De là l’habitude de cracher en signe de mépris.

LA LÉGENDE DES ATLANTES

On s’étonne de l’amour des anciens pour les îles, et l’on remarque que tout ce qu’il y a de sacré, de grand et d’antique s’y serait passé.

Evhémère raconte des merveilles à propos de ce que l’on trouve écrit en caractères d’or sur une colonne, dans l’île de Panchaïe.

Des îles sacrées étaient situées au delà de l’Angleterre, où Plutarque place le séjour des Daïmons et des Demi-Dieux. Diodore de Sicile parle de Basilée, située à l’opposite de la Scythie et au delà des Gaules (T. II, p. 225).

Pline donne à cette même île le nom d’Oséricta ou Océriclea, mot qui signifie dans les langues du Nord « île des Dieux-rois, île royale des Dieux ». La Bretagne, pour les Mystères de ses monuments druidiques, fut appelée « Ile des Dieux ».

C’est dans l’île Basilée, dit-on, qu’on recueille l’ambre. Or l’ambre est un symbole dont nous avons expliqué la signification profonde dans l’introduction de ce blog. Une île appelée Eixoia était surnommée l’île du bonheur.

Les Orientaux nous parlent encore d’une mer obscure, d’une région ténébreuse, où sont les îles fortunées, où se trouve la fontaine de vie (Fontaine de vie, Fontaine de Jouvence est une autre manière d’exprimer ce que l’ambre représentait.) (Herbelot, p. 393). Ce sont les Champs-Elysées de l’âge d’or, c’est le pays des Fées.

Or, si les îles ont un si grand rôle dans l’histoire, c’est que c’est dans des îles que se réfugièrent les Féministes quand l’homme s’empara des continents pour y exercer sa domination.

Si les îles prennent le caractère de « Séjour Divin » (1), c’est parce que ce fut là que les Déesses continuèrent l’enseignement des hautes vérités de la Nature et des lois de la morale. Pendant que les oracles des Latins étaient donnés par une Sibylle, ceux des Celtes l’étaient par une Mermine (de Maer et mine, fille de la mer). C’est dans l’île de Philae que se réfugièrent les dernières prêtresses égyptiennes ; dans l’île de Sein que s’abritèrent les dernières Druidesses.

Dans la langue indienne et malabare, le mot Div signifie île. Les Portugais possèdaient aux Indes, dans le royaume de Guzarate, une ville nommée Diu parce qu’elle est bâtie dans une île. Cette signification est évidemment dans les noms des îles Mal-dives et Laque-dives.

L’île de Ceylan porte chez les Arabes le nom de Seran-dib, mot à mot « île de Seran », parce que les Arabes, n’ayant pas le V dans leur langue, y ont substitué le B.

Dive ou duve signifie aussi colombe et Duveland veut dire île des colombes.

Hésiode dit que l’île des Hespérides, ou des Gorgones, est au delà de l’Océan, au bout du monde et dans le pays où habite la nuit (Théog., V, 274) ; en Scandinavie ou en Angleterre.

« La nuit, dit également Hésiode (Théog., V,211), a enfanté les Hespérides qui gardent les pommes d’or au delà de l’Océan. Atlas, dans la région des Hespérides et aux extrémités du monde, plie sous la nécessité et sous le poids du ciel porté sur ses épaules ».

Apollodore dit : « Les pommes d’or enlevées par Hercule ne sont point comme quelques-uns le pensent dans la Lybie, elles sont dans l’Atlantide des Hyperboréens » (Mytholog., liv. II).

C’est avec ces données qu’on a fait la légende de l’Atlantide.

Olaüs Rudbeck place en Scandinavie l’Atlantide de Platon ; Bailly met le berceau de toute la science, de tous les arts, de toutes les mythologies du monde au Spitzberg.

Il en est parlé dans le sixième chapitre du Sépher (la Genèse), sous le nom de Ghiboréens, dont les noms ont, été si célèbres dans la profondeur des temps.

Les Ghèbres sont un reste de peuples appelés dans le Sépher Ghiborim (Ghiboréens) et que les Grecs ont connus sous le nom d’Hyperboréens, les seuls qui en ont conservé le nom.

« On trouve cent fois le nom des Hyperboréens dans les écrits des anciens et jamais aucune lumière sur leur compte. » Un certain Aristèe de Proconèse, qui avait fait, dit-on, un poème sur ces peuples et qui prétendait les avoir visités, assurait qu’ils occupaient la contrée du nord-est de la haute Asie que nous nommons aujourd’hui Sibérie.

Hécatée d’Abdère, dans un ouvrage publié du temps d’Alexandre, les rejetait encore plus loin et les logeait parmi les ours blancs de la Nouvelle Zemble, dans une île appelée Elixoia.

Eschyle, dans son Prométhée, les plaçait sur les monts Riphées.

Diodore de Sicile dit que leur pays est le plus voisin de la Lune.

« Les Atlantes, ajoute Diodore de Sicile, habitent une contrée maritime et très fertile. Ils diffèrent de tous leurs voisins par leur piété envers les Dieux (qui à ce moment sont des Déesses) et par leur hospitalité. Nymphe est le nom que portaient toutes les Femmes dans le pays des Atlantes » (Diodore, T. I, p. 454, traduction de Téraffou).

(1) Dans les pays où ont pénétré les colonies des Celtes on doit s’attendre à trouver la religion associée au arts et le souvenir de l’Ile-Mère (l’Ile des Dieux, la Bretagne), (Th. Cailleux).

ORIGINE DE LA LÉGENDE

Mais ce qui motiva la légende, c’est un chapitre de la loi des sexes dont on fit un mystère et que l’on cacha dans l’histoire d’un continent disparu.

Atala, la femme boréenne, a dépassé les hommes dans son évolution. C’est un fait connu que la jeune fille de 12 à 18 ans progresse en intelligence et en beauté plus que le jeune homme ; elle dépasse le garçon retardé dans son évolution par la crise de l’adolescence.

Nous avons expliqué rapidement dans l’introduction de ce blog cette doctrine qui est la base même de la religion, c’est-à-dire du culte que l’homme rend à la femme à l’époque où il la voit si supérieure à lui.

Les Hyperboréens sont donc une race supérieure, dans laquelle les femmes primitives ont devancé les hommes et ont organisé la vie sociale d’après leurs conceptions féminines. Cette primitive histoire a été conservée, quoique voilée, dans la légende des Atlantes.

La première forme de la légende nous montre Atalante, la Femme dépassant l’homme adolescent dans son évolution. Celui-ci se voyant dépasser veut la retarder et pour cela emploie le piège de la séduction ; l’amour arrête la Femme et la livre à l’homme qui, alors, se met en avant.

Voici les termes de la légende :

« Atalante, recherchée par de nombreux amants, promit sa main à celui qui la vaincrait à la course ; une foule de prétendants avaient déjà succombé ; Hippomène enfin, implorant le secours de Vénus, reçut de la Déesse trois pommes d’or et entra en lice ; chaque fois qu’il se voyait sur le point d’être dépassé, il jetait une pomme ; Atalante, s’amusant à la ramasser, retarda ainsi sa course et fut prise ».

Les pommes d’or symbolisent l’amour masculin.

Le nom d’Atalante a servi à faire le verbe adelantar (dépasser, surpasser) dans le vieux celte ; il s’est conservé en espagnol. Adelante, qui veut dire « en avant », est resté un nom de femme : Adèle ou Atala (d’où Atlas, la force morale qui soutient).

Atlas qui porte le globe sur ses épaules, c’est Atala, la Déesse (1).

Les Atlantes n’étaient pas confinés d’abord dans des îles, ils étaient partout, puisque c’était la race primitive, qui se soumettait aux lois de la Gynécocratie et de la Théogonie. Mais comme cette race fut partout persécutée, elle se réfugia dans les îles du grand Océan qui existait à l’Occident de l’Europe. Cet Océan prit le nom d’Atlantique parce que les Atlantes étaient venus s’établir dans ses îles.

Ce qui ne veut pas prouver, du reste, qu’il n’y eut pas un effondrement de terre dans la mer à une époque antérieure, ou une augmentation des eaux qui submergea quelques îles…

On connaît la guerre des Athéniens contre les Atlantes, c’est-à-dire contre ceux qui défendaient le régime féministe. Elle est mentionnée par Platon dans son Timée, où il fait parler un prêtre égyptien qui dit aux Grecs :

« Vous ne savez pas quelle était dans votre pays la plus belle et la meilleure génération d’hommes qui ait jamais existé ; il ne s’en est échappé qu’une faible semence dont vous êtes les descendants. Nos écrits rapportent comment votre république a résisté aux efforts d’une grande puissance qui, sortie de la mer Atlantique, avait injustement envahi toute l’Europe et l’Asie. » (Cette grande puissance, c’est la Celtide.)

Bailly, qui rapporte ces paroles, ajoute : « Lorsque Platon parle de la plus belle et de la meilleure génération qui ait jamais existé, il veut peindre par la plus belle une génération éclairée et instruite ; quand il la désigne pour la meilleure, il entend qu’elle avait des mœurs et des lois respectées. Si nous ne considérons que le physique de ces expressions, le beau serait la nature régulière et fleurie, le meilleur la nature forte et puissante ; mais nous écoutons un poète philosophe : le beau, c’est l’instruction ; le meilleur, c’est la vertu. Platon parlait donc d’un peuple antérieur, savant, policé, mais détruit et oublié, aux Athéniens, à ce peuple spirituel, léger, aimable, semblable en tout à nos Français.

« La conquête qui a tout bouleversé a mis la barrière d’un immense désert entre les peuples dont Platon nous parle et les peuples connus qui ont place dans l’histoire. On a daté de l’époque des nouveaux établissements, tout le reste est effacé ».

Mais ce qui a précédé cette époque est très intéressant.

Nous apercevons des peuples perdus comme celui que je vous ai fait connaître. Si les sciences nous ont prouvé la nécessité d’un peuple détruit, l’histoire nous en offre des exemples.

Le peuple Atlantique, le peuple qui lui a résisté, sont perdus pour le temps, on ne sait dans quel siècle on doit les placer ; ils sont perdus pour le lieu, car l’Atlantide même a disparu. On dit que les abîmes de la mer l’ont englouti comme pour nous dérober le berceau de ces peuples.

Mais, en même temps que Platon nous apprend leur existence, il nous montre une grande invasion qui motive la perte des arts, des sciences et des lumières. Cet événement mérite toute notre attention. (C’est ce qu’on a appelé le déluge de Ram.)

« Oh ! Solon, Solon, disait le sage égyptien, vous autres Grecs, vous êtes toujours enfants ; si âgés que vous soyez, aucun de vous n’a l’instruction et l’expérience de son âge. Vous êtes tous des novices dans la connaissance de l’antiquité, vous ignorez ce qui s’est passé jadis, soit ici, soit chez vous-mêmes. L’histoire de 8.000 ans est écrite dans nos livres sacrés, mais je puis remonter plus haut et vous dire ce qu’ont fait nos pères pendant 9.000 ans, c’est-à-dire leurs institutions, leurs lois et leurs actions les plus éclatantes ».

Reprenons le récit que Platon nous fait de l’Atlantide :

« Cette mer, dit le prêtre égyptien qui parle dans le Timée, était alors guéable ; sur les bords était une île vis-à-vis de l’embouchure que dans votre langue vous nommez Colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar), et cette île était plus étendue que la Lybie et l’Asie ensemble. Dans cette île Atlantide, il y avait des rois dont la puissance était très grande, elle s’étendait sur toute cette île, sur plusieurs autres et sur des parties du continent. Ils régnaient en outre, d’une part, sur tous les pays depuis la Lybie jusqu’en Egypte, et, de l’autre, savoir du côté de l’Europe, jusqu’à Tyrrhénia. C’est alors que votre république s’est montrée supérieure à tous les mortels par la force et la vertu. Elle commandait à ceux de vos peuples qui ne l’avaient pas abandonnée ; elle triompha de ses ennemis et elle érigea des trophées de sa victoire. Mais lorsque dans les derniers temps il arriva des tremblements du globe et des inondations, tous vos guerriers ont été engloutis par la terre dans l’espace d’un jour et d’une nuit, l’île Atlantide a disparu dans la mer. C’est pourquoi la mer qui se trouve là n’est ni navigable ni reconnue par personne, puisqu’il s’y est formé peu à peu un limon provenant de cette île submergée. »

Puis ce prêtre qui se vante de connaître l’histoire de 9.000 ans va raconter ce qu’étaient le gouvernement et la religion du peuple primitif qui avait vécu sur cette île disparue, et nous pensons déjà que nous allons avoir là des données intéressantes sur le régime antérieur.

Quelle n’est pas notre surprise en voyant que tout cela a été imaginé et arrangé pour faire croire aux naïfs de ce temps que le régime de la monarchie masculine, alors mal affermi et discuté, que les hommes voulaient faire prévaloir et la religion des prêtres grecs ont une haute antiquité, qu’ils ont toujours existé, puisque c’est ce régime et cette religion qui régnaient chez les Atlantes, ce peuple primitif disparu.

Quand on aperçoit cette grossière imposture, on n’attache plus aucune valeur aux écrits de Platon et on doute même de l’existence de l’Atlantide.

Dans le dialogue intitulé Critias, il remonte jusqu’à l’origine de l’homme apparu sur cette île mystérieuse, et nous dit que le premier couple sorti de la terre s’appelait Evenor (c’est l’homme qui porte ce nom dérivé de Eva) et Leucippe, est le nom donné à la femme ; ce couple a une jeune fille, Clito (nom symbolique), qui engendre cinq couples d’enfants mâles jumeaux (les races), pas de filles, ce qui n’empêche que c’est de ces dix enfants mâles que sort toute la population de l’île.

Ce sont déjà les idées que nous verrons deux siècles plus tard mettre dans la traduction de la Bible la Version des Septante, qui elle aussi fera commencer la génération par trois enfants mâles.

Ceci nous révèle l’état d’esprit de ces hommes. Mais continuons l’exposé du gouvernement de l’Atlantide. Parmi ces dix fils, il y en a un qui s’appelle Atlas. C’est lui qui, dans le partage des terres, a le centre de l’île, et lui donne son nom, Atlantique. Le royaume était transmis à l’aîné de la famille, voilà le principe de l’hérédité monarchique. Jamais Prince n’a eu ni n’aura de richesses semblables à celles de ces rois. Puis suivent des descriptions de la somptuosité des palais des rois, et du temple de Neptune, recouvert d’or, dont les voûtes étaient d’ivoire ciselé et le pavé d’argent et d’orichalque. Là étaient des statues d’or ; celle du Dieu monté sur un char tiré par six chevaux ailés, entouré de cent Néréides assises sur des dauphins. A l’entour étaient placées les statues de tous les Rois qui avaient succédé à Atlas et à ses frères.

Les prêtres d’Egypte, soigneux de conserver les usages antiques, montrèrent également à Hérodote (autre mensonge) les statues de 341 Rois qui avaient régné sur eux.

Puis Platon nous dit que chacun des dix chefs régnait dans son district et dans ses villes, sur ses sujets et selon ses lois. Cette société d’empire, semblable au gouvernement des Amphictyons de la Grèce, était établie en conséquence d’un ordre précis de Neptune, exprimé dans une loi respectée et gravée sur une colonne qui était dans son temple (voilà déjà l’homme qui règne par droit divin).

C’est dans ce temple que des dix chefs s’assemblaient alternativement tous les cinq ou six ans, ayant les mêmes égards pour le nombre pair et impair.

Or, dans ces temps de symbolisme, les nombres pairs et impairs représentaient l’homme et la femme.

L’homme est double (pair), la femme est simple (impaire), c’est le Dieu un, et toute l’antiquité s’était agenouillée devant l’un, l’unique, l’indivis, jusqu’au jour où l’homme revendiqua pour lui la moitié des hommages.

Ce fut alors, pendant un temps, l’égalité des sexes, et c’est ce régime que Platon met chez les primitifs habitants de l’Atlantide !

Platon nous montre ensuite ces insulaires pratiquer dans un temple la religion des prêtres, immoler un taureau, remplir un vase de son sang, en verser une goutte sur chacun d’eux, et enfin réaliser toutes les folies de la Grèce en décadence.

L’antiquité parle de la merveilleuse république des Atlantes comme remontant à la même antiquité que l’Egypte. On a donné des chiffres : Bunsen dit 21.000 ans, Mme Blavatsky dit 31.105 ans. D’autre part, au rapport des prêtres égyptiens, il y a 12.000 ans que les habitants de l’Atlantide arrivèrent sur nos plages, envahissant l’Espagne, l’Italie, la Sicile.

Diodore de Sicile ajoute que ces peuples avaient inventé la sphère (ce qui veut dire qu’ils connaissaient toute la Terre représentée par l’Atlas), qu’ils avaient dominé le monde entier (force de l’Atlas), et qu’ils fondèrent des villes.

(1) Aigle, en langue teutonne, se rend par Adelaer, et Adèle veut dire Noblesse. Atlas est formé de Atel as ou Adel as, chef de Noblesse. Donc les Aigles représentent la Nation Atlante. Aëtos ou Aietos, en grec, signifie Aigle. C’est le nom donné au roi de Colchide, possesseur de la Toison d’or, frère de Circé, Déesse emblématique de la Communion religieuse des Atlantes (DE GRAVE, La République des Champs Elysées, t3).

RELATIONS DES EUROPÉENS ET DES AMÉRICAINS PRIMITIFS

On s’est demandé comment il se fait que les habitants du vieux monde ont pu communiquer avec ceux du monde nouveau dans la haute antiquité, ainsi, que l’attestent les anciens souvenirs qui sont les mêmes partout, puisque partout les mêmes idées, les mêmes traditions ont été retrouvées.

Nous pensons que cette communication a pu s’accomplir par terre, attendu que, à cette époque reculée, la mer Atlantique ne devait pas avoir une aussi grande étendue que dans les temps modernes, puisque l’eau augmente sur la terre. Il devait y avoir une terre qui reliait les deux mondes par le Nord.

Ce n’est que depuis l’envahissement de l’eau que les deux mondes sont séparés par une large mer. Il n’y a pas eu effondrement d’un continent, mais submersion de plusieurs îles.

L’Amérique s’appelait Antila (d’où est resté le mot Antilles). Une carte d’André Bianco se trouve à la Bibliothèque de Saint-Marc, à Venise, elle fut faite en 1436 et parle de l’Amérique sous le nom d’Antila.

Les deux frères Zeni, vénitiens, pénétrèrent en Amérique par le Nord-Ouest de l’Europe vers 1380, ils nommèrent le pays où est le banc de Terre-Neuve, Friesland.

Dans l’atlas d’André Bianco, Terre-Neuve est appelé Stoka-fixa (d’où l’on a fait Stockfisch).

Chez les peuples Ibériques, on savait par d’antiques traditions qu’il existait au delà de l’Océan un pays que certains nommaient Ile de la main, de ce que la divinité s’appelait Maïr, Moera ou Mana (Mère). On fit une légende sur le mot main. On raconta qu’une main en sortait la nuit pour saisir ceux qui s’approchaient.

M. Cailleux nous fait remarquer (Origine celtique, p. 463) que Mair-Monan, le Dieu des mexicains, n’est autre chose que la Déesse Mère (Maïr, Moera), et il nous montre que par toute la Gaule on trouve des inscriptions rappelant la même Déesse, Deabus Moerabus. Le vrai nom est donc Mair, exactement écrit comme dans Mair-Monan, ce qui établit une communication d’idées entre l’ancien Mexique et l’ancienne Gaule. (Cette Déesse porte dans une main cinq pommes de pin et dans l’autre une couleuvre ondulante.)

Dans le Massachusetts (USA, Nouvelle-Angleterre), on voit des inscriptions phéniciennes gravées sur des roches (Malte-Brun, L. CXI).

En Amérique, le mot Hour (qui vient de Houri) signifie pro-stituée (premier-état), c’est-à-dire femme de l’ancien régime.

Le comte Maurice de Bregny, archéologue français, a découvert au Guatemala, dans le district de Peten, les vestiges d’une immense cité de l’époque des Mayas, c’est-à-dire de Maïr (Mères).

ORIGINE DU MOT CELTE (CELTAE)

On a souvent cherché à pénétrer le sens de ce mot ethnique.

Gluck le rapproche du latin celsus (keltos élevé). D’Arbois de Jubainville l’explique par celui qui prend du butin, « j’enlève », to-cheli (victoire) (Les premiers habitants de l’Europe, t. II, p. 396).

De tout cela on peut inférer qu’après un combat ce peuple a remporté une victoire. Mais ce n’est pas une victoire guerrière, car à cette époque reculée il n’y a pas encore de guerre, c’est une victoire morale, et ce genre de victoire est toujours le résultat d’une lutte entre les hommes et les femmes. Or le triomphe dans une lutte morale, c’est une élévation, cela indique donc une élévation collective de la race. C’est bien là ce qui a toujours distingué les Celtes des autres peuples.

Ils furent, dans cette antiquité reculée, les maîtres de l’univers, les héros, les sachant, c’est-à-dire les féministes connaissant et utilisant la science primitive sans la discuter.

LES RACES

Nous venons de voir, dans les pages précédentes, que, avant que le nom de Celtes fût connu des anciens, les peuples celtiques avaient été compris sous la dénomination générale de Boréens ou Hyperboréens.

Puis des noms divers de peuplades celtiques nous sont transmis par les auteurs anciens, en grand nombre, on en compte plus de 150, ce qui prouve que dans cette unité primitive on fit des divisions.

Ce qu’il y a de certain, c’est qu’ils forment des tribus éparses sur de vastes territoires sous une dénomination qui indiquait, non des peuples différents, mais des initiés à la même vérité, vivant de la même vie. L’unité de civilisation n’implique pas la parenté de race, ni l’identité de langue. Toutes les races de la terre ont été gynécocrates pendant la jeunesse de l’humanité, et des changements profonds peuvent s’accomplir dans la vie matérielle, dans l’industrie, sans cependant que des changements se produisent dans les croyances, et les institutions qui en sont la conséquence.

L’histoire classique divise les Celtes en deux rameaux. Les Gaëls, et les Gallois, appelés aussi Kymris ou Belges.

LES CELTES GAËLS

Les Gaëls sont les peuples celtiques d’Irlande et d’Ecosse. Les Celtes d’Irlande sont les anciens Gâidel (ou Gôidel).

Les Celtes d’Ecosse sont les Calédoni (Kaledoni) ou Caledones (Kaldéens/Chaldéens).

LES CELTES GALLOIS

Le second rameau celtique, ce sont les Gallois (Galls, Galli, Galates, Galatae).

Il comprend deux grandes divisions :
Les Kymris ou Belges, et les Gallois d’Armorique. Ce rameau diffère essentiellement du rameau gaélique d’Ecosse et d’Irlande.

LES KYMRIS OU BELGES

Les Kymris sont antérieurs aux Gallois d’Angleterre et à ceux d’Armorique. Des Belges, ayant occupé les côtes de la Grande-Bretagne, donnèrent leur nom au pays de Galles, et ce sont les Gallois de ce pays qui, plus tard, vinrent coloniser l’Armorique.

Le nom de Galls se dit Wal ou Wallon chez les Belges.

On a donné une origine des Wallons que voici (Dottin, p. 29) :
« Les Volcae sont partagés en deux branches : les Arecomici établis entre le Rhône et la Garonne ; les Tectosages dans la région de la Haute-Garonne. »

Le nom de Volcae est devenu chez les Allemands Walach, puis Walch, d’où est dérivé Welsch qui désigne les peuples de langue romane, italien et français; chez les Anglo-Saxons, Wealh, d’où le dérivé Welsh qui désigne les Gaulois.

Si cela était ainsi, les habitants de la Celtide galloise se seraient appelés Welsch, c’est-à-dire Belges, avant de s’appeler Gaulois.

C. Jullian pense que l’ancienne dénomination est Kelte et que Galate désignait primitivement les Belges (Hist. de la Gaule, t. I, p. 317). Pour César, les Belges, les Aquitains, les Celtes, diffèrent les uns des autres par la langue, les institutions, les lois.

Le type gallois ou wallon, c’est une âme spéciale dans la vivace petite nation belge.

La Belgique a fixé sa race dans un travail séculaire, dans une direction donnée qui fait le caractère d’un peuple. L’individu en est le type, il a créé et entretenu en lui l’Esprit libéral.

Les races qui habitent la Gaule au moment où l’histoire masculine commence, sont : les Ibères qui sont en Espagne, les Celtes ou Galls, les Belges ou Kymris. On fait venir les Celtes d’Asie pour rester fidèle à la tradition biblique qui les appelle les fils de Japhet. Mais c’est une erreur, ils sont autochtones.

D’autres les rattachent aux Aryas, qui seraient les habitants d’une terre appelée Arie. L’origine de ces peuples aryens fondateurs de la grande civilisation celtique est mal connue, elle a été dénaturée avec intention par les Grecs et les Latins.

Non seulement les Celtes ne viennent pas d’Asie, 1600 avant notre ère, comme on l’a dit, mais ce sont eux, au contraire, qui allèrent y porter la civilisation. D’après les mêmes historiens, les Kymris seraient venus en Europe dix siècles après les Celtes (600 avant notre ère).

Or ce nom de Kymris rappelle le nom des premières femmes régnant dans cette région, les Val-Kyries, qui donnèrent leur nom au pays.

LES LANGUES

Nous ignorons si une langue primitive a régné chez les peuples hyperboréens.

Au moment où on envisage l’histoire des Celtes, ils forment les deux grands rameaux dont nous venons de parler : les Gaëls (d’Ecosse et d’Irlande) et les Gallois (de Belgique et d’Armorique).

Les langues de ces peuples sont :

Le gallois ou kymraeg, appelé welsh par les Anglais, c’est la langue conservée dans le Wallon belge.
L’armoricain, bas-breton ou breyzard, conservé en Bretagne.
Le gaélique ou erse, parlé encore par les montagnards écossais.

Ils se donnent à eux-mêmes le nom de Gaëls, qu’ils écrivent, Gaedheal, et ils donnent à leur langue le nom de Gaelig.

L’irish ou irlandais ressemble tellement à la langue erse des Ecossais que ces deux peuples s’entendent quand ils se sont un peu familiarisés avec les différences de prononciation.

La langue erse est très propre à la poésie, ainsi que le prouvent les poèmes ou chants recueillis et imités par Macpherson sous le nom d’Ossian.

Le gallois ou kymraeg est de tous les idiomes celtiques celui qui a été le plus anciennement cultivé, son alphabet se compose de 16 caractères radicaux et de 27 caractères dérivés, faisant en tout 43 lettres. Chaque son de la langue est fixé d’une manière invariable. Le gallois est encore parlé dans le pays de Galles, où il fut porté par les Kymris, mais la race de ces bardes, jadis fameux, est complètement, éteinte (le nom des Kmers semble une altération de kymreag).

L’armoricain ou breyzard est encore parlé dans la partie la plus occidentale de la Bretagne ; une population de plus de 700 000 âmes parle cette langue (dans le Finistère, le Morbihan, les Côtes-du-Nord « d’Armor »). Elle est elle-même divisée en quatre dialectes :

1°- Le trécorien, ou breton-bretonnant, qui est le plus pur et le plus concis et qui est usité dans le diocèse de Tréguier.
2°- Le leonard, qui se fait remarquer par sa douceur et qui se parle dans l’ancien diocèse de Saint-Pol-de-Léon.
3° Le cornouaillier, qui est dur et aspiré et qui se parle aux environs de Quimper-Corentin.
4° Le vannetais, qu’on regarde comme le plus corrompu, et qui est en usage dans l’arrondissement, de Vannes, ancien pays des Vénètes (disciples de Vénus).

Le bas-breton est moins pur que le gallois sans doute parce que l’armoricain s’est corrompu plus tôt en devenant une langue populaire (1), tandis que le gallois est resté la langue des intellectuels, il a été conservé longtemps comme langue sacrée et, avec le temps, employé seulement par les initiés (2).

D’après Edwards, les langues celtiques ont laissé des traces profondes dans le français.

Pictet a écrit, en 1837, « de l’affinité des langues celtiques avec le sanscrit ». Ces affinités doivent, être nombreuses, et plus encore avec le zend, la langue de l’Avesta. La suite de cette histoire en donnera la raison.

Les Basques ont aussi, un dialecte d’origine celtique.

Non seulement, les langues d’Asie avaient été formées aux dépens d’idiomes celtiques, mais aussi le grec. « Tacite rapporte l’opinion d’après laquelle il y avait sur les confins de la Rhétie et de la Germanie des monuments et des tumuli portant des inscriptions en caractères grecs. » « Les plus anciennes monnaies gauloises portent des caractères grecs. » (Dottin, » Antiq. celt., p.. 96.).

(1) Le breton armorique Volcke fait Vulgus d’où vulgaire.

(2) C’est comme, langue d’initiés que nous retrouvons des mots de l’idiome kymrique dans les termes restés dans toutes les liturgies, comme Kyrie eleison, Kyrielle (litanie), longue suite de peuples qui ne finissent pas.

COLONISATION

Si nous suivons l’évolution sociale des Celtes, ou Keltes, nous voyons que, partis des bords de la Meuse, ils se répandent dans toute l’Europe et dans l’Asie.

Wallen ou gallen (wallon) veut dire voyageur. « Les Atlantes, dit de Grave, passant pour être les inventeurs de la géographie, mous devons nous attendre à la voir rédigée en idiome du Bas-Rhin, la langue de la Belgique. »

Les Celtes vainqueurs des peuples noirs, en même temps que de la noirceur des méchants, se répandirent sur toute la terre pour y porter la Vérité qui était leur grande force morale, et, pendant plusieurs siècles, ils portèrent leur civilisation partout, instruisant tous les peuples de l’Europe.

Les Celtes qui occupaient le nord de la France, de la Belgique et de la Hollande, franchirent d’abord la Manche et allèrent peupler l’Angleterre ; ils allèrent ensuite chez les Ibères et occupèrent l’Espagne où, mêlés aux indigènes, ils formèrent les Celtibères.

Les Serbes (Serves) sont aussi les descendants des anciens peuples de la Meuse. Leurs légendes racontent que, partis de régions lointaines, ils eurent pour guide une souris (Maus, pour Mosa, Meuse), qui coupait les montagnes, pontait les rivières et les établit finalement dans le pays devenu la Serbie.

Maus signifie souris en celtique, en latin et en grec (voir les poésies de Mme Elise Vogart).

Ce sont les Celtes d’Ecosse qui allèrent en Asie et donnèrent leur nom au peuple primitif qui habita la Kaldée (Chaldée), les Ak-Kad : (Ak signifie chef et Kad montagne). C’étaient les anciens montagnards écossais (Caledoni), qui étaient allés porter leur science et leur civilisation en Orient. Les Ak-Kad sont les pré-Kaldéens.

La ville d’Ask-Kaldan, appelée aujourd’hui Ascalon, célèbre par la naissance de Sémiramis, peut signifier peuple celte (kelte) aussi bien que peuple kaldéen. Les Hindous considèrent encore aujourd’hui la ville d’Ascalon comme sacrée.

Les Accadiens et les Sumirs, déduits de la traduction des tablettes, n’existent pas, disent les savants modernes, et ils ajoutent : « l’antiquité ne les a jamais mentionnés ».

C’est une erreur. Les Ak-Kad, devenus les Kétas, ont été souvent mentionnés, mais toujours avec l’intention de les rendre odieux parce que c’étaient des féministes ; on a fait disparaître leur nom aussi souvent qu’on a pu.

Révilloud dit : « Les documents sont très rares concernant les Kétas ou Kétéens, qui avaient l’hégémonie asiatique que possédèrent plus tard successivement les Assyriens, les Babyloniens et les Perses. Ce que je tiens surtout à mettre en lumière, c’est ce fait que, plus on remonte dans les origines de la civilisation chaldéenne, plus on voit la situation de la femme être considérable. Il en est de même dans l’Egypte archaïque. »

Donc, c’est le mot Kad qui devint Kéta. Le peuple ainsi nommé est celui qui fut persécuté en Egypte et que les hommes avilissaient en les appelant « vils Kétas ». Ils s’exilèrent et vinrent en Phénicie.

Les Phéniciens s’appelaient alors Kennanis, nom qui semble être une altération ou un dérivé du mot Kymris, et ce sont certainement les Belges-Kymris qui ont donné leur nom à cette peuplade d’Asie, cinq siècles avant le schisme d’Irshou, époque à laquelle on fait remonter les Kennanis.

Le chef des Kétas est appelé Kétasar ou Kétasou. Ils sont décrits par les masculinistes comme des tribus sémitiques de l’est de l’Egypte, qui se livraient au brigandage. On les trouve habitant des îles ; leur ville est surnommée Isah (Jérémie, L. I, 41) et le peuple est appelé Ionah (ce sont les Ioniens).

Quand Tyr est prise par les Chaldéens, sa flotte fait voile vers les Kétim (Isaïe, xxm, 12) ; Hébron devient la capitale des Kétas, qui sont quelquefois appelés Rhétas. «

Dans le traité d’alliance et de commerce qui fut conclu entre les deux nations des Kétas et d’Egypte, on remarque le rôle très important joué par la Reine des Kétas qui, de son propre chef, était Reine de Kidjautan. » (C. Renooz, Le monde ancien, p.37).

Donc, les Ak-Kad et les Choumirs, c’est-à-dire les Kmers, seraient de la race celtique.

Les Chaldéens, en relation avec les émigrés de l’Inde (les Israélites), leur communiquèrent la science des Celtes, en même temps que leur langue. Ils en font un dialecte qui est le fond de l’hébreu.

Quand ils s’en vont en Egypte, ils y portent cette langue qui se mêle à l’ancien égyptien.

Eburonis a fait hebrus ; hebrus a fait hébreu ; ce serait donc l’hébreu qui ressemblerait le plus au celte.

La Tour d’Auvergne a donné une liste de mots hébreux pris dans la langue celtique. Ce même auteur dit: « Les Celtes, peuple valeureux qui étendit la gloire de son nom jusqu’aux parties les plus reculées de l’Europe et de l’Asie et qui étonna l’univers » (Origines gauloises).

Les Assyriens et les Chaldéens, au moment où l’histoire nous les montre comme de grands peuples, avaient déjà une histoire ancienne, ils avaient hérité d’une civilisation acquise avant eux et qui leur avait été léguée par les Accadiens qui les avaient précédés.

C’était une race gynécocrate qui avait fondé de sages institutions en même temps qu’elle avait fait des découvertes importantes.

Les Accadiens parlaient une langue antérieure à l’Assyrien et avaient créé l’écriture cunéiforme.

Un certain nombre d’ouvrages découverts dans la bibliothèque d’Assourbanipal étaient écrits dans cette langue et avaient été traduits en assyrien ; tantôt l’original et la traduction ont été trouvés ensemble, tantôt l’original est resté seul.

Ceci est de la plus haute importance, car il est bien certain que c’est dans le passage de ce monde primitif au régime postérieur que se firent les altérations des légendes et des mythes accadiens.

Le fond de la religion des Babyloniens et des Assyriens est tout entier pris aux Accads : leurs Déesses, leur culte, leurs connaissances astronomiques, leur mathématique et leur chronologie (leur système chronologique repose sur le nombre 60 pris pour unité), leur architecture, leurs travaux hydrauliques, le creusage des canaux, etc. Enfin, ce qui prouve que c’était surtout une race intellectuelle, c’est qu’ils ont laissé une riche littérature. Aussi ils sont restés longtemps considérés comme le phare qui éclaire et guide le monde, et leur langue est restée la langue de la religion et du savoir.

Les Déesses Wallonnes, appelées Val-Kyries, laissent la trace de leur passage en Asie ; de leur nom Kyrie, on fait le Çri sanscrit qui est un titre de suprématie ; et de Wall on fait Wali qui signifie roi en sanscrit (validus en latin). Leur nom Valia (Gaule de l’est) indiquait la force, la puissance, la valeur.

D’autre part, on trouve des mots sanscrits dans l’ancienne Celtide ; ainsi, de même que la Meuse signifie Muse, la Dive (de Dêvâ) est une rivière qui se jette dans la Manche près de la petite ville de Dives (Calvados).

Les grandes traditions indo-européennes datent de cette époque.

Des faits importants, dont le souvenir a été conservé, nous montrent le grand rôle des femmes celtes : une princesse nommée Nanca, qui partit du 62e degré de latitude, arriva en Chine et y fonda la ville de Nankin (Cailleux, Origine celtique).

D’après une tradition recueillie par un compilateur grec anonyme, c’était une femme nommée Onomaris qui avait guidé les Galates lorsqu’ils franchirent l’Istros, et qui était devenue leur reine dans le pays qu’ils conquirent (voir Revue des Etudes anciennes, t. VIII, p. 123, cité par Dottin, Ant. Celt., p. 182).

Cependant, les auteurs modernes admettent difficilement cette origine de la civilisation.

Les quelques informations d’ordre général qui vont suivre, vont nous préparer à aborder un long résumé chronologique de la période romaine, à l’issue de laquelle nous rétablirons une connexion avec la Celtide et plus particulièrement avec la Gaule, l’ancien nom de notre Belle et Éternelle France.

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