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Les quatre magies fondamentales

Qu’est-ce que la magie? Voilà un bon début pour aborder la question. Annonçons-le tout de suite, nous parlerons des quatre magies fondamentales, à savoir :

La magie naturelle
La magie évocatoire
La magie analogique
La magie psychique

Ces quatre magies sont l’essence même de l’Art et en elles seules fusionnent toutes les disciplines pouvant être rassemblées sous le nom de “magie”, quelle qu’en soit la tradition, l’origine, l’époque, ou la motivation. Nulle autre magie ne peut exister en dehors d’elles, excepté peut-être… l’œuvre Divine.

Le Petit Robert nous donne cette définition concernant la magie: “Art de produire, par des procédés occultes, des phénomènes inexplicables ou qui semblent tels”. Il est à noter que le terme “supposé” y a été retranché (Art SUPPOSE de produire…). Verrions-nous une manifeste évolution des consciences et de l’ouverture d’esprit de nos contemporains à ce sujet? Ce n’est pas impossible.

La magie est en effet l’art de produire des effets et la science qui édicte le modus operandi le permettant.

C’est peut-être simpliste mais c’est de là que tout part. Appuyez sur tel bouton, la lumière s’allumera. Un réseau de connecteur, de fils électriques, un filament fait de tel métal et baigné dans tel gaz est pour cela nécessaire. Eh bien en magie c’est tout à fait identique. Procédez à telle opération, cultivez telle pensée, faites tel geste associé à telle parole, et vous déclencherez un orage à 1000 Km de là, ou procéderez à la guérison d’une légion. Mais pour les exemples ci-avant cités, des liens fluidiques, une hygiène physique et mentale, une participation des élémentaux sont pour cela également nécessaires. Les miracles du devant de la scène ne feront jamais apparaître les tireurs de ficelles en coulisses que sont les élémentaux par exemple.

Au niveau des phénomènes naturels (orage, pluies, tremblement de terre, ou à l’inverse calmer une tempête, apaiser la mer ou dégager en un quart d’heure un ciel menaçant) rien ne peut se faire sans leur concours. C’est également eux qui sont mis à profit dans les systèmes actuels de contrôle météorologiques que sont les stations d’influences ionosphériques comme HAARP par exemple, mais piégeant les élémentaux et les plaçant ni plus ni moins qu’en esclavage. Entre science sans conscience et magie noire, il y a une frontière dont vous n’imaginez même pas la finesse (ceci dit, ces élémentaux en ont été délivrés en 2010…).

Mais le domaine magique est plus complexe car il regroupe plusieurs disciplines totalement différentes, sans aucun rapport les unes avec les autres, si ce n’est le magicien qui les pratique, et surtout la maîtrise qu’il a de lui-même, là où la science n’impose que d’avoir à n’appuyer que sur un bouton pour produire l’effet désiré.

La magie est soit haute soit basse (puissante ou vulgaire), généralement blanche ou noire (bonne ou mauvaise). Il y a magie et sorcellerie (pratique occulte contemporaine et adaptée à notre siècle, ou au contraire archaïque et ancestrale; toute magie qui n’évolue par devient fatalement “sorcellerie” un jour), haute sorcellerie et basse sorcellerie (bonne et mauvaise), et enfin la magie dite “artificielle” (la prestidigitation, abusant allègrement du mot “magie”) par opposition à la magie dite “naturelle” dans le sens de sa mise en application sans subterfuges. Les considérations sont multiples et il est vrai qu’on s’y perdrait facilement, dans tous les sens du terme.

Il y a également ART magique et SCIENCE magique, à savoir respectivement la pratique et la production d’effets d’une part, et la connaissance pure, théorique, et susceptible d’être appliquée dans l’exercice d’une discipline magique d’autre part. La pratique permet l’acquisition de l’expérience, donc de la connaissance, la connaissance donne matière à la pratique et donc à l’expérience.

Nous verrons aussi l’importance du chiffre 4 en magie, notamment dans les interdépendances des quaternaires – les quatre saisons, les quatre points cardinaux, etc. De la même façon il existe quatre, et seulement quatre, types distincts de magies à partir desquels toutes les disciplines magiques de toutes les traditions du monde sont issues.

La Magie Naturelle

Magie naturelleDite “Naturgie”, elle rassemblant tout ce que les quatre règnes de la nature peuvent offrir de prodiges lorsque l’on sait comment procéder, faisant donc intervenir les mondes minéral, végétal, animal, et parfois même humain -mais généralement réservé à l’usage de la magie noire. C’est la Naturgie qui, évoluant, a donné naissance à la pharmacologie par exemple. Mais les hommes préférant créer eux-mêmes très imparfaitement plutôt qu’apprendre à utiliser ce que la nature crée elle-même parfaitement, cette évolution n’a jamais encore été suffisamment aboutie pour que nous ayons aujourd’hui découvert et exploité tout ce que la nature peut produire d’apparemment “miraculeux”, en tout cas de foncièrement prodigieux!

La naturgie permet, par exemple, la création de filtres d’amour bien sûr, mais aussi de bien d’autres prodiges, inimaginables aujourd’hui, si ce n’est par l’illusion ou la prestidigitation de génie, et pourtant! Malheureusement, les opérations nécessaires demanderaient énormément plus de moyens qu’au Moyen-Age où l’on pouvait se procurer des plus facilement ce qui est devenu bien rare aujourd’hui.

A titre d’exemple, voici tiré du grimoire de Saint Albert le Grand, une recette pour faire en sorte qu’un chien paraisse être vert (mais juste pour l’exemple car on ne voit vraiment pas l’intérêt de ce genre de pratique, si ce n’est pour faire une farce, ou constater que ça fonctionne bel et bien).

Prenez deux livres de câpres et pulvérisez-les, puis mettez-les distiller dans un alambic. Remarquez que la première eau ne vaut rien, il faut la faire distiller derechef. De telle eau mouillez-en un cheval ou un chien, ils paraîtront verts à ceux qui les regarderont.

Un autre exemple plus trivial, tiré du même document, et ayant pour titre “Pour faire danser une fille nue en chemise”. Tout un programme…

Prenez de la marjolaine sauvage, de la franche marjolaine, du thym sauvage, de la verveine, des feuilles de myrte, avec trois feuilles de noyer et trois petites souches de fenouil. Tout cela cueilli la veille de la Saint-Jean au mois de Juin avant le soleil levé. Il faut les faire sécher à l’ombre, les mettre en poudre et les passer au fin tamis de soie. Quand on veut exécuter ce joli badinage, il faut souffler de cette poudre en l’air dans l’endroit où est la fille, en sorte qu’elle puisse la respirer, ou lui en faire prendre en guise de tabac (à priser) et l’effet suivra de près. Un fameux auteur ajoute que l’effet sera encore plus infaillible si cette expérience gaillarde se fait dans un lieu où il y ait des lampes allumées avec de la graisse de lièvre et de jeune bouc.

Avis aux amateurs. Il existe un nombre impressionnant de recettes de ce genre pour toutes les occasions, produisant les effets les plus divers. Je suppose que nos ampoules électriques sont aujourd’hui le summum de ce qu’aurait pu être la Naturgie du Moyen-Age. La seule discipline ésotérique qui se réfère encore à la Naturgie de nos jours est l’alchimie, et pour cause.

La magie évocatoire

La magie évocatoireElle consiste, par des procédés faisant très généralement appel à d’autres techniques complémentaires, à la convocation d’entités spirituelles ou psychiques que l’on se soumet afin d’en obtenir ce que l’on souhaite.

Ces entités peuvent être plus ou moins lumineuses (il faut savoir qu’en “magie” pure on ne va JAMAIS taper vraiment haut dans la Lumière malgré toutes les apparences contraires…!!!), soit plus ou moins obscures, voire carrément démoniaques, elles peuvent être des démons en bonne et due forme, mais aussi simplement des trépassés (le spiritisme n’est qu’une forme réduite de magie évocatoire appelée “nécromancie”, mais dénuée de toute protection occulte pour le médium et l’éventuelle assistance présente lors des séances, tous livrés aux possibles débordements plus ou moins agressifs de l’entité évoquée, d’autant plus si elle ment sur son identité, ce qui, en spiritisme, contrairement à la magie, est absolument invérifiable).

D’autres entités ont également été évoquées, surtout au XIXè siècle et en Angleterre, il s’agit des vampires. Une autre forme de Magie Evocatoire consiste à n’évoquer que les élémentaux (entités appelées parfois, et d’ailleurs abusivement, “démons mortels”). Les élémentaux sont toutes les entités de la nature n’ayant condensé en eux, qu’un, deux, ou trois éléments sur les quatre éléments de base, éventuellement quatre mais ils entrent alors dans une autre catégorie (Terre, Eau, Feu, Air, auxquels s’ajoute le cinquième, la “quintessence”, à savoir: l’Ether).

Les élémentaux sont très représentés par lesdits “Elémentaires”, élémentaux tout particulièrement liés aux quatre éléments dont ils sont la conscience en quelque sorte. Mais nous reviendrons sur ce sujet plus loin, dans quant à l’importance des quatre éléments.

Cette forme d’évocation permet des contacts avec ces êtres qui sont alors généralement enclins à faire obtenir des gratifications propres à leurs éléments respectifs (mais parfois pas, il faut rivaliser de diplomatie avec eux car il est plus facile de se les mettre à dos que de se les concilier). La plus légendairement connue de ces gratifications est la néanmoins authentique découverte de trésors enfouis grâce au concours des gnomes.

La magie évocatoire, présidant à la convocation d’entités, est omniprésente dans l’intégralité de l’histoire humaine. Notre Occident en a une version très structurée, et évidemment très judéo-chrétienne, du moins pour son aspect positif.

La convocation d’entités (plus ou moins) lumineuses, voire considérées (tout à fait à tort d’ailleurs) comme divines, en l’occurrence les anges; discipline qui fut très très à la mode entre le XVIIIè et le XIXè siècle, ainsi qu’en toute fin du XXè, est appelée théurgie.

Celle d’entités déclarées malfaisantes, voire démoniaques, du moins en lien direct avec les puissances des ténèbres, toutes hiérarchies de l’ombre confondues, est appelée goëtie.

Je souhaiterais ouvrir une parenthèse afin d’attirer votre attention sur un sujet sensible. La magie noire, faisant appel aux forces destructrices de la nature, souvent telluriques, tout comme la goétie d’ailleurs, ne sont l’expression du “mal” que dans la mesure où elles sont utilisées à des fins mauvaises (le plus souvent d’ailleurs, il ne faut pas se leurrer), c’est-à dire causant la souffrance d’autrui ou son enchaînement (privation de sa liberté psychique ou spirituelle, sans parfois même que la victime s’en rende compte). Si on admet qu’on puisse utiliser cette puissance de destruction afin de réduire à néant une cause de souffrance sans pour autant en causer une autre pour y parvenir, on pourra alors certifier que cette action de magie noire aura été positive!

Comme quoi, rien n’est JAMAIS ni tout blanc, ni tout noir! L’inverse (utilisation de la magie blanche pour causer le mal) est évidemment tout aussi vrai, et certainement pas rare dans les milieux occultes autorisés, bien au contraire (tant pis si je me fais des ennemis; je pense notamment, en occident, à l’Opus Dei, et en orient, à certains lamas tibétains). C’est pourquoi il est plus que nécessaire de cesser de s’illusionner en prenant conscience que magies blanches et noires, Bien et Mal, ne sont que les deux faces d’une même médaille, les deux facettes d’une même réalité, appelée “dualité”.

L’évocation préside à la convocation d’entités servantes ou que l’on s’enchaîne afin d’obtenir de leur part aide, révélations ou exécution de quelques tâches, ou d’en faire plus ou moins des esclaves. Certaines de ces entités peuvent être tout simplement des trépassés. Lorsque je dis “trépassé” j’entend entité humaine dont le corps de chair a péri, ou n’en ayant pas encore réinvesti un nouveau.

Eh oui, sans le principe réincarnationnel, rien n’a de sens, rien ne tient debout ni n’est explicable de quelque façon que ce soit, c’est un aspect strictement incontournable de la haute connaissance ésotérique, d’ailleurs enseigné par l’Eglise jusqu’au VIè siècle.

L’évocation des trépassés est donc, nous l’avons vu, ce que l’on appelle “spiritisme”, ayant fait suite au terme de “nécromancie” (lecture de l’avenir par consultation des morts), ce dernier terme étant plus particulièrement resté d’actualité en magie évocatoire justement, bien que très peu utilisé de nos jours en tant que moyen de divination.

Enfin, la convocation des entités élémentaires, quel que soit l’élément qui y est associé, est parfois appelé “élémenturgie”.

La magie analogique

la magie analogiqueLa magie analogique est forcément la grande vedette des petits “magicaillons” qui pratiquent avec plus ou moins du succès, comme par exemple ceux qui vendent leurs “talents”, que je nomme “mercantiles” et auxquels je leur oppose les “initiatiques” qui travaillent, eux, dans le désintéressement.

Cet engouement s’explique tout simplement parce que la magie analogique est pour l’ultra grande majorité des praticiens de l’occulte, le seul style de discipline qui leur soit accessible, ou du moins la seule qu’ils puissent utiliser sans faire l’effort nécessaires à l’apprentissage de la magie psychique. Et fort heureusement d’ailleurs, vue la puissance de la psychurgie.

Mais la magie analogique n’en est pas moins efficace. C’est elle qui préside, aux côtés de la magie évocatoire et naturelle, à la grande majorité des pratiques du Vaudou de grande puissance.

C’est elle aussi qui constitue directement l’application magique des ressources de la radionique, cette science qui recèle la connaissance théorique et pratique de la génération d’énergie programmable à partir de formes géométriques, symboliques, ou de rayonnements (comme les ultraviolets par exemple).

Toute forme dégage en effet en rayonnement microvibratoire, nocif ou bénéfique; certaines en dégageant davantage que d’autres.

La radiesthésie (avec pendule et baguette de sourcier) en est l’une des disciplines associées les plus connues. Les Egyptiens de l’antiquité étaient passés maîtres en la pratique radionique; ils détenaient une connaissance qui dépassent l’imagination et, comparativement, nous ramènerait à l’âge des cavernes, l’électronique en moins…

La voyance est également issue du principe analogique, tout comme l’action à distance, que ce soit sur photographie ou par tout autre moyen.

En fait, la magie analogique est l’art d’agir sur une chose (le témoin) qui en représente une deuxième (la cible), action qui doit affecter cette dernière par la seule action exercée sur la première, sans aucun contact direct avec la cible elle-même.

Toute la difficulté réside dans l’efficacité de l’action tendant à tisser le lien énergétique entre la cible et le témoin sur lequel sera appliquée l’action fluidique du magicien pour influencer sa cible. Si le tissage de ce lien échoue, la pratique magique est elle-même bien évidemment vouée à l’échec.

Il est à noter qu’une chose étrange survient toujours systématiquement: ces liens se tissent avec une déconcertante facilité de façon presque naturelle et de la part de chacun, mais de manière inconsciente. Alors que, à partir du moment où l’on exprime le désir d’y parvenir, l’inconscient cette fois bloque presque à coup sûr la force de volonté et fait échouer la tentative. Le magicien en revanche, est celui qui est parvenu à maîtriser à la fois une technique, une procédure (je serais tenté de dire un “rituel”), et son propre mental, instrument de programmation de son inconscient afin que ce dernier aille le plus possible dans le sens de sa volonté et non le contraire.

Pour cela il faut, dans des conditions optimales, acquérir d’une part la connaissance, d’autre part la technique à proprement parler, présidant aux exercices constituant l’entraînement magique, et enfin, si possible, l’initiation.

La magie psychique

la magie psychiqueLa “psychurgie” est est à mon sens la seule et véritable magie digne de ce nom car la paternité des résultats obtenus ne revient exclusivement qu’au magicien, sans le concours de propriétés de telle substance naturelle, ou de telle entité (exceptés les élémentaux) qui doit faire le travail à sa place, ni même de quelque témoin ou charge magique.

Mais c’est la plus difficile car elle implique, entre autre, une connaissance parfaite de soi et des lois de l’univers des quatre (cinq) éléments (encore une fois)! Cela implique de très longues années de travail sur soi, d’expérimentations infructueuses d’abord puis lentement, très lentement, de plus en plus efficaces.

C’est le magicien psychique type qui est toujours représenté dans les contes et légendes, du moins quant à la nature de ses pouvoirs, non par son habillement (chapeau pointu et long manteau recouvrant une tunique cintrée, à l’image de Maître Gandalf par exemple). Pour le magicien psychique, nul besoin de rituel, d’évocation, de ramassage de plantes, de sacrifices d’animaux, ou pire, humains. Une concentration intense là où il se trouve, au moment où il en a besoin, et les prodiges se succèdent à eux-mêmes!

Il est à noter qu’à la magie psychique est facilement associée, avec raison, la magie fluidique, sans que cette dernière soit pourtant une discipline en tant que telle. Il s’agit en fait, grâce au concours de la volonté, donc de la concentration, et des techniques adéquates, de focaliser une somme d’énergie psychique sur un objet, ou animal, plante ou pierre; cette énergie étant programmée, c’est-à dire que son “rayonnement” aura tel ou tel effet, en fonction de la nature et de la force de la volonté que le magicien aura concentrée sur le support qu’il se sera choisi.

Dans cet ordre d’idée on peut imaginer charger une pierre montée en bague, de puissantes forces de santé et de vitalité, et d’envoyer ce cadeau à quelqu’un de malade qui s’en trouvera très considérablement renforcé. La magie fluidique, dans cet exemple, concourt directement à l’application d’une autre magie, celle dite “des charges” (charge qu’est la bague de notre exemple).

Moine du Temple Shaolin, le 17 octobre 2004

Il faut comprendre que pour la magie psychique, la maîtrise des éléments est fondamentale. Il faut avoir appris, grâce à la technique requises mais également une ardeur et une détermination sans faille par l’exécution systématique et régulière d’exercices journaliers, à capter dans l’inépuisable réservoir d’énergies subtiles indifférenciées que représente l’Akasha, l’Ether, chaque élément indifféremment et isolément par rapport aux autres. Suite à cela, il faut faire transiter en soi l’élément capté, puis le projeter en une localisation précise de l’espace (et du temps…), en le condensant de la manière voulue. Tout cela fait intervenir d’infaillibles qualités de concentration, mais aussi de visualisation parfaite.

Il serait trop long de faire état du mécanisme rendant tout cela possible, voyons juste un exemple de résultats possibles grâce à la maîtrise psychique des éléments:

L’invisibilité.

La téléportation du corps (déplacement d’un point à un autre sans parcours physique de la distance séparant les deux points et en un temps nul, hormis celui nécessaire à la concentration).

La désintégration puis la réapparition de matière (faire disparaître une chose, aussi massive soit-elle, comme… par magie, puis la faire réapparaître à son emplacement d’origine ou ailleurs, au choix du magicien; ce que font Shri Satya Saï Baba et David Coperfield…, authentiques magiciens psychiques tous les deux, et non messie pour le premier ou vulgaire prestidigitateur pour le second mais ça, je ne suis plus le seul à le dire…)!

L’augmentation ou la diminution conséquente de la taille du corps.

La croissance d’une plante, de la graine juste placée en terre jusqu’aux fruits comestibles après que la graine ait poussé au point de donner un arbre, le tout en deux à cinq heures de temps (ce que font certains yogis tibétains).

La naissance d’un orage avec déchaînement violent des éléments en cinq minutes malgré des prévisions météorologiques radicalement inverses.

La lévitation.

L’augmentation ou la diminution de la température ambiante de plus de vingt degrés, et de celle du corps, au même instant, de presque dix degrés sans risque de mort bien sûr (l’entité du magicien opérant ainsi, et grâce à l’énergie déployée, à la conservation incorruptible des protéines essentielles à la vie humaines et qui dans des conditions naturelles, “cuisent” de façon irréversible à plus de 42°C, causant la mort).

La résurrection d’un décédé, dans un intervalle de temps allant jusqu’à vingt-quatre heures après l’arrêt des fonction vitales, à condition que le magicien ait été présent au moment du décès, et prêt à opérer. Si l’on admet l’idée que, dans ces conditions, une dizaine de magiciens de telle puissance se relaient ainsi autour du corps, celui-ci peut être maintenu dans un état d’absolue incorruptibilité fluidique et métabolique, pour ainsi dire indéfiniment, et revenir à la vie au moment choisi par les opérateurs, avec pourtant des électrocardiogramme et électroencéphalogramme plats durant tout ce temps d’attente. De telles pratiques ne sont jamais opérées, ni de telles expériences réalisées de façon effective. Il ne s’agit que de l’exemple de quelque chose de fondamentalement possible dans l’absolu.

La psychokinèse (anciennement “télékinésie”, ou déplacement des objets à distance sans contact physique).

L’ignition instantanée d’une matière inflammable.

Une explosion d’une puissance possible de plusieurs kilotonnes sans le concours d’aucune substance évidemment, qu’elle puisse être explosive ou non.

Et pour finir, peut-être le fin du fin, la création pure d’entités spirituelles quadra-élémentaires susceptibles, si le travail de concentration est suffisamment affiné, de devenir aussi matérielles et physiquement tangibles que vous et moi, mais toutefois avec la faculté de se décondenser et de disparaître à volonté de la vue de quiconque. Son apparence serait bien sûr celle que lui aura choisie le magicien, idem pour ses traits de caractère. Une telle opération demanderait quelques cinq à six mois de travail acharné et régulier. Il faut néanmoins se rendre compte qu’une telle entité demeure à jamais et quoi qu’il arrive, fondamentalement liée par nature, à l’identité énergétique de son créateur, sans réelle individualisation possible pour cette entité, pourtant auto-consciente.

En conclusion

Comme on peut facilement le constater, beaucoup de disciplines magiques différentes interviennent les unes les autres, ensemble, dans leur exécution respective. On peut cependant isoler parmi elles les pratiques primordiales desquelles les autres sont issues, exactement comme on le fait avec les couleurs en peinture et en dessein; le jaune, le cyan et le magenta étant celles à partir desquelles on peut créer toutes les autres.

Concernant le concept de la dualité…

Il faut cependant comprendre très bien un détail de grande importance qui a généralement échappé à beaucoup, pour ne pas dire à tout le monde. La magie ne doit être en essence, ni noire, ni blanche non plus, car ça la fait entrer dans le principe de la dualité, un éternel cercle vicieux dont on ne sort jamais. Le mal ne se distingue que par rapport au bien, mais le bien, également que par rapport au mal.

En magie plus qu’en n’importe quelle autre discipline, il faut savoir ne pas entrer dans le double jeu du bien ou du mal, l’un et l’autre procèdent de leur opposé et vice versa; ce ne sont que deux faces d’une seule, unique, et même médaille, même si le bien reste néanmoins préférable au mal évidemment. Alors quoi faire?

Il faut transcender le mal, comme le bien, en adoptant une attitude de juste milieu mais au-delà du bien et du mal, au delà de la dualité, pour rejoindre l’essence du Principe Divin unique: l’UN sans second, l’Unité absolue! Voilà ce qui différencie la notion de paradis (attachée à celle d’enfer), et celle de Royaume de Dieu, attachée qu’à elle seule et à rien d’autre. Toute autre pratique magique, noire ou même blanche à longue échéance, mène à la perdition spirituelle (bien sûr, il y a aussi ceux qui recherche cette perdition… chacun trouvant son plaisir où il peut…)!

Ce n’est pas irrévocable ni irréversible, c’est n’est… qu’une erreur, mais de taille! Voilà pourquoi cette fameuse “Magie Initiatique” est appelée magie “Vert-Jaune”; les Musulmans et les soufis comprendrons l’allusion à cette couleur en rapport avec le “sans visage” de la Conscience Divine.

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