L'Au-Delà Mondes intérieurs

Les Mystères de la Mort – François Brousse – 1ère partie

par François Brousse

Une entité éternelle

« Il y a deux espèces de voyages : les voyages de la vie et les voyages de la mort. » (Auteur non mentionné, L’Indépendant, Perpignan, 2 avr. 1987)

Les uns -catholiques- croient en l’enfer éternel, les autres -matérialistes- imaginent le néant après la mort et avant la naissance. Ils ne connaissent pas la transmigration des âmes, laquelle va de la réincarnation à la métempsycose et ouvre les portes de la compréhension universelle. (Nostradamus ressuscité, t. 3)

Essentiellement, la réincarnation présuppose:

1) Une entité éternelle qui préexistait depuis toujours à notre naissance et subsistera à jamais après notre mort, l’Atman ;
2) Cette entité, avant d’animer notre corps, a vivifié successivement d’innombrables corps, végétaux, animaux et humains, avec, entre ces différentes incarnations, des séjours en d’autres mondes ou plans de conscience ;
3) Cette entité éternelle animera d’autres formes supérieures à l’état humain, que l’on peut appeler, d’après la tradition chrétienne, angélique, archangélique, séraphique ou, d’après la tradition hindoue, dévique.

Les incarnations supérieures se termineront quand la voyageuse éternelle prendra conscience de sa divinité en dehors du temps, de l’espace, de la causalité et de la souffrance.

L’homme réel est éternel ; l’Atman rejette successivement les vieux corps pour en revêtir de neufs, mais tout cela n’est que le jeu illusoire de Maya.

Dans le fond de son être, l’homme est identique à Dieu, Atman = Brahman. Le sage prend conscience de cette réalité essentielle et il peut dire : « Je suis cela. » (La Trinosophie de l’Étoile polaire)

La mort, étape de la vie humaine

Quelles sont les grandes étapes de ce drame universel ? Il se déroule en cinq actes sur le théâtre de l’abîme :
1. La dissolution du corps éthérique dans l’atmosphère de la Terre.
2. Le voyage de l’âme à travers le cône d’ombre de la planète.
3. La destruction du corps astral dans les plaines blanches de la Lune.
4. La montée des corps mental et causal dans la gloire du Soleil.
5. Et, pour la plupart des êtres humains, le retour dans des formes physiques, humaines. […]

1. Après la mort du corps physique, subsiste un complexe vivant, corps éthérique, astral et mental, qu’habite l’âme.

Ce complexe rôde dans l’atmosphère du globe et peut se manifester aux humains par l’intermédiaire des médiums ou à travers le miroir chatoyant des songes. Mais la dissolution du corps éthérique ouvre la porte d’un second voyage sur les routes du cosmos.

2. Le deuxième fantôme -corps astral, mental et âme- tourbillonne dans le cône d’ombre de la Terre [le tunnel], où les méchants rencontrent les visages affreux du mal qu’ils ont commis dans leur existence corporelle.

Les justes, plongés dans un cercle de rêves agréables, traversent en souriant ce dangereux passage. Méchants et justes arrivent, légions invisibles, sur la Lune, dans l’aura magnétique de cet astre mystérieux.

3. La troisième mort survient alors, la dissolution du corps astral, brûlante et douloureuse pour ceux que remplissent les désirs terrestres, fraîche et douce pour les assoiffés d’idéal.

4. Enfin, voici la montée du corps mental et de l’âme dans le soleil, dans la sphère spirituelle dont le flambeau du jour est le masque resplendissant.

Les religions nomment Paradis ce lieu de merveilles où l’on reçoit ravissements, illuminations, joies multiformes. Les Délivrés y restent définitivement, ou plutôt connaissent, après la porte du Soleil, les portes de l’infini.

5. Les autres âmes retombent momentanément dans le cercle infernal des vies planétaires. (La Trinosophie de l’Étoile polaire)

Les paradis planétaires

Certains ne sont pas assez lourds pour retomber dans la sphère terrestre immédiatement à partir de la Lune et ils ne sont pas assez légers pour monter comme une flamme vivante à l’intérieur du Soleil. Que vont-ils faire ? Ils vont entrer dans les paradis planétaires, paradis qui peuvent être aussi des purgatoires.

Prenons l’exemple des voluptueux : le royaume des filles-fleurs dont beaucoup de poètes ont parlé, existe ; le paradis de Mahomet existe ; c’est l’astral de Vénus […].

Les savants extrêmement curieux par exemple […] vont se retrouver dans la sphère de Mercure et, dans celle-ci, ils vont consulter – ce n’est qu’une image mais cela correspond quand même à une certaine réalité – les bibliothèques astrales. […]

Il y a des êtres qui ne sont pas méchants et qui ont pourtant été guerriers, de véritables kchatriyas, c’est-à-dire qu’ils ont mis toutes leurs vertus dans la défense de l’opprimé et du faible. Ces guerriers, ces hommes d’État aussi existent et rentrent dans la sphère de Mars où ils rencontrent les grands capitaines idéalisés […] de l’histoire disparue. (Conf., Strasbourg, 6 juin 1987)

Processus de réincarnation

Selon Allan Kardec [1804-1869]

et là je le suivrai volontiers- il n’y a pas de loi précise : les uns se réincarnent immédiatement, d’autres peuvent se réincarner six cents ans après, d’autres trois cents ans, d’autres cinquante ans, d’autres dix ans après ; tout cela dépend du désir que l’âme possède de sa réincarnation. (Conf., Perpignan, 9 déc. 1982)

Le retour sur la Terre se fait d’une manière un peu particulière : une série de voyages.

Vous êtes dans le Devachan solaire [en sanscrit « La demeure des dieux »], vous avez perdu tout ce qui est humain, vous n’avez plus l’idée du temps, l’idée de l’espace, l’idée de séparativité, l’idée de rapports sexuels, l’idée de combativité, mais, parce que ces germes sont restés en vous et qu’ils n’ont pas été détruits, vous devrez recommencer en sens inverse le chemin que vous avez pris.

Selon les pythagoriciens, vous passez normalement à travers toutes les sphères.

• Vous entrez dans la sphère de Mercure et vous absorbez l’intelligence dialectique alors que vous n’aviez plus que l’intelligence intuitive.

• Puis vous passez dans la sphère de Vénus et vous retrouvez les attachements terrestres, la sexualité, l’affectivité.

• Vous passez dans la sphère de Mars et vous récupérez la violence, la combativité, l’ardeur, l’esprit de domination.

• Vous passez ensuite dans la sphère de Jupiter et vous intégrez l’idée de hiérarchie, d’espace, la soumission à une série de maîtres qui ne sont pas de vrais maîtres, et aussi l’esprit traditionaliste.

• Vous passez dans la sphère des planétoïdes où vous retouvez l’esprit de séparativité ; vous serez séparés des autres êtres humains.

• Vous passez enfin dans la sphère de Saturne et vous avez l’idée de temps. Vous y êtes enfermés. […]

Et vous voilà avec le temps, l’espace, la séparativité, l’amour, la haine, avec le désir de domination et vous vous retrouvez sur la Lune où vous reconstruisez un corps astral ; c’est la vision d’Ézéchiel où il voit une série d’ossements répandus sur des plaines lointaines et froides. L’esprit de Dieu souffle, tous ces ossements se remplissent de chair, et c’est un peuple nouveau qui surgit. […]

Ensuite, c’est le chemin de retour à travers le cône d’ombre de la Terre et vous entrez dans l’atmosphère terrestre.

Il y a une multitude d’atomes qui sont d’ordre éthérique et qui roulent leurs tourbillons dans les plaines immenses de l’air. Vous prenez, parmi ces atomes, un corps éthérique.

Vous avez réintégré une prison mentale avec tous les éléments dont je vous ai parlé, puis une prison astrale, puis la prison éthérique, il ne vous reste plus qu’à réintégrer la prison humaine, physique […].

Vous n’êtes pas absolument libres de votre choix ; il arrive que vous soyez obligés de vous incarner dans des animaux ; il arrive aussi que vous ayez le choix entre plusieurs espèces de familles.

Vous avez habituellement douze familles parmi lesquelles vous avez la possibilité de vous incarner pour avoir approximativement les mêmes expériences ou des expériences similaires. (Conf., Strasbourg, 6 juin 1987)

La métempsycose

La métempsycose a pour elle une fantastique tradition : hindouistes, bouddhistes, lamaïstes, et même néoplatoniciens. Tous ces rêveurs aux yeux de flamme la proclament de leur voix géante.

Sur le trône d’en face sont assis les spirites d’Allan Kardec, les théosophistes de la Société théosophique et les rosicruciens d’Amorc. Ils affirment avec orgueil que la forme humaine est trop noble pour qu’on puisse, après l’avoir occupée, redescendre dans les formes animales. (BMP, La Licorne Ailée, avr. 1986)

À travers Pythagore nous savons nettement que l’homme et l’animal ont une même étincelle, que cette étincelle est divine et qu’elle passe tantôt d’une forme humaine à une forme animale, tantôt d’une forme animale à une forme humaine. […]

Après Pythagore, […] il y a eu Platon, et pour Platon, c’est exactement la même chose : les âmes divines descendent des planètes les plus hautes, des étoiles les plus brillantes, et elles s’incarnent dans les êtres humains. Mais l’être humain est capable, soit d’être divin, soit d’être infernal, car il possède ce qu’on appelle le libre arbitre, et à travers cette liberté, il peut devenir aussi grand que les dieux et remonter dans la sphère divine. (Conf., Toulouse, 30 janv. 1983

Textes de François Brousse édités par www.licorne-ailee.com _

Ce texte est publié dans le Livre du Centenaire de François Brouse. Ed La Licorne ailée, mai 2013.
Extraits de l’exposition Rencontre avec François Brousse, poète et philosophe
Médiathèque de Perpignan
Du 4 mai au 8 juin 2013

livreA lire : Le comte de Saint-Germain et les maîtres de l’Aggartha Auteur : Jean-Pierre WENGER 8 Les éditions Saint-Germain Morya 3e trimestre 2012 chez DG Diffusion dans toute librairie. (Source : http://www.soleil-levant.org)

A Télécharger : Pensées de François BROUSSE sur la mort et la transmigration des âmes pdf

françois brousseQuestions -Réponses à François Brousse

Question à François Brousse : Que devient l’ange gardien après notre mort ?

F.B. : Il reste toujours, il te suit.

Question à François Brousse : Suit-il toutes nos vies, toutes nos réincarnations ?

F.B. : Oui, d’une manière générale. Selon le livre du docteur Moody , l’ange gardien nous montre le panorama de notre vie. Il est là, lumineux, ardent.

On a cru, naturellement, qu’il s’agissait de Jésus-Christ, mais je ne vois pas pourquoi on met Jésus-Christ à cette sauce ! C’est en réalité notre ange gardien. Il est là pour nous montrer très exactement tout ce que nous avons fait ; lorsque nous avons fait quelque chose de triste, il est plutôt sombre, mais lorsque nous avons fait quelque chose de bien, il est rayonnant. Il ne nous reproche rien, il nous montre simplement, de manière à ce que nous prenions conscience de toutes les fautes que nous avons commises dans cette vie. Il y en a énormément ! Il ne nous fait aucun reproche, mais il nous fait prendre conscience de nos erreurs, c’est tout !

Une fois que nous en avons pris conscience, nous espérons que dans la vie prochaine, nous ne recommencerons plus les mêmes errements et folies.

Il est avant tout le gardien silencieux de notre âme. Il est toujours avec nous. Et quand nous arrivons à être angélique, lui, devient archangélique. Il est lié à nous.

En quelque sorte, nous avons une étrange responsabilité. Si nous nous élevons, il s’élève avec nous ; si nous arrivons à l’état supérieur, lui, monte sur le plan divin, et si nous descendons il se contente de nous accompagner, en essayant de nous tirer de ce bourbier immonde dans lequel nous avons perdu nos ailes.

(…)

Question à François Brousse : D’où est venue la Grande Tentation ?

F.B. : Dieu est absolu, donc infini et, étant infini, Il contient tout, y compris le contraire de lui-même. Par conséquent, il y a en Dieu le contraire de Dieu, Satan si vous voulez, et Dieu s’est amusé à se tenter Lui-même.

C’est au fond un admirable machiniste et un extraordinaire metteur en scène. Il est en train de se tenter Lui-même. Il sait parfaitement qu’Il sortira victorieux de l’épreuve puisque c’est Lui-même qui l’a créée.

Un poème de Hugo représente une scène, sur cette scène c’est la vie. À la fin, tout le monde proteste : « Absurde, faux, monstrueux, révoltant. Quel est l’auteur ? » Et Satan arrive tout souriant sur la scène et dit en saluant : « L’auteur, c’est Dieu ! »

Parce que Satan lui-même n’est qu’un reflet de Dieu, « Car le dedans du masque est encor la figure . » Voilà pourquoi Satan ne peut pas être perdu. Dieu est en train de se jouer à Lui-même une comédie effroyable, Il s’en sortira très bien !

(…)

Question à François Brousse : Est-ce par le mal que l’humanité change le plus ?

F.B. : L’humanité ferait mieux de changer par le bien, mais justement, elle a choisi le mal.

(…)

Question à François Brousse : Mais est-ce obligatoire que ce soit toujours des guerres ou des catastrophes ?

F.B. : Je voudrais bien qu’il n’y ait ni guerre ni catastrophe, mais habituellement les êtres humains sont incapables d’autre chose. Déjà, pour un simple détail, par exemple au rugby, ils s’entretuent. C’est idiot !

Que voulez-vous que je fasse d’individus qui ne s’intéressent ni à la poésie ni à la métaphysique ni à l’amour ni à la sagesse ni à la beauté, qui ne s’intéressent uniquement qu’au désir de manger de la viande et au sport, au Mondial par exemple ?

Franchement ! Comment voulez-vous qu’il en sorte quelque chose de bien ? Mais cela peut arriver, tout est possible !

Pour en revenir à un détail avatarique, en principe, actuellement, le monde ne basculera pas dans l’horreur, parce que nous sommes cinq milliards d’êtres humains et qu’il y a cinq Avatars, chaque Avatar équilibrant un milliard d’êtres humains. Mais en 2015, combien y aura-t-il d’Avatars, je vous le demande !

(…)

Question à François Brousse : Comment se fait-il que dans le passé, il y avait plus de sages et de connaissance qu’aujourd’hui ?

F.B. : Nous sommes au Kali Yuga. Il y a l’Âge d’or, l’Âge d’argent, l’Âge de bronze et l’Âge de fer.

Depuis trois mille ans avant J.-C., l’humanité est en parfaite décadence. Il y a parfois des essais de renaissance, avec notamment ce qu’on appelle la Renaissance, la Révolution française, le romantisme. Mais ces essais pourront-ils se développer jusqu’au point de sauver l’humanité ?

Il y a quelque chose d’extrêmement dangereux : la consommation de la viande devient de plus en plus grande. Bien qu’une évolution contraire apparaisse dans certains pays, c’est l’augmentation effrayante qui prévaut. On a également parlé des États-Unis où, paraît-il, tous les étudiants seraient végétariens. Mais je m’aperçois que lorsque je vois un film américain, il n’y a pas beaucoup de végétariens. C’est fantastique !

Une des qualités actuelles, la preuve que l’on est riche, c’est de manger le plus de viande possible. Chaque fois que vous êtes invité à un repas, la viande abonde, cela est ahurissant ! C’est du moins ce que j’ai constaté dans ma sphère. Si un essai de redressement a lieu, je ne crois pas qu’il puisse triompher, mais tant mieux si tel est le cas.

Les grands sages sont concernés aussi. Par exemple, Michaël Aïvanhov. Dans ses écrits, il est parfaitement végétarien en ce sens qu’il refuse la viande, mais la page d’après il vous dit : « Quant au poisson, c’est leur faire un grand honneur de les manger, parce que vous transformez leur chair en la vôtre, et il est certain qu’un homme est supérieur au poisson. » Un extraterrestre pourrait dire la même chose en mangeant les êtres humains, il leur ferait un grand honneur en les transformant en lui-même.

S’il y a une diminution de consommation de viande à travers le monde, tant mieux ! Cela diminuera d’autant le karma de l’humanité. Cependant, malgré les affirmations enthousiastes de certains docteurs, JE NE LE CROIS PAS ! Si je me trompe, tant mieux !

Revue B.M.P. N°245-246 – juin-juillet 2005, Clamart
28 juin 1990 , « Entretien avec François Brousse » (Source : http://www.unsagedebonnecompagnie.fr)

brousse livreMystères et secrets de la réincarnation
(extrait du livre La Trinosophie de l’Etoile Polaire)

La pensée de l’Inde n’est pas orientale, elle est universelle, ses vérités pénètrent aussi bien la mentalité occidentale que celle des enfants de l’Orient, on peut même dire qu’elle est plus proche de Pythagore que de Mao.

Le problème de la réincarnation depuis Platon et les Druides était pour nous, occidentaux, d’une clarté parfaite, certains demi-orientaux, comme René Guénon et Georges Gurdjieff ont contribué à verser l’obscurité dans ce ciel limpide.

René Guénon prétend que le moi profond ne se réincarne jamais sur la même planète mais que des résidus psychiques survivent et vont parasiter d’autres individualités terrestres.

Ces affirmations confondent étrangement l’âme mortelle et l’âme immortelle qui sont en nous. Notre moi mortel, synthèse du corps vital, du corps astral et de certains éléments du corps mental, se dissout à notre mort. Ses débris peuvent, en effet , se mêler comme les atomes physiques à d’autres individualités psychiques. La circulation des molécules matérielles et des molécules animiques va de corps en corps et de fluide en fluide.

Mais, derrière ces voiles, physiques ou hyperphysiques, le Moi immortel demeure et peut se réincarner sur la même planète car la réincarnation n’est par un recommencement mais un renouvellement.

Il existe au-delà de toute incarnation, l’état du présent éternel valable pour le parfaitement réalisé, dans ce cas, le temps n’existant plus, la réincarnation n’est plus possible. Elle s’efface en même temps que le karma.

Essentiellement la réincarnation présuppose :

  1. Une entité éternelle qui préexistait depuis toujours à notre naissance et subsistera à jamais après notre mort : l’Atman.
  2. Cette entité, avant d’animer notre corps, a animé successivement d’innombrables corps végétaux, animaux et humains, avec, entre ces différentes incarnations, des séjours en d’autres mondes ou plans de conscience.
  3. Cette entité éternelle animera d’autres formes supérieures à l’état humain, que l’on peut appeler, d’après la tradition chrétienne : angélique, archangélique, séraphique ou, d’après la tradition hindoue, dévique – les incarnations supérieures se termineront quand la voyageuse éternelle prendra conscience de sa divinité en dehors du Temps, de l’Espace et de la Causalité et de la Souffrance.

L’homme réel est éternel, l’atman rejette successivement les vieux corps pour en revêtir de neufs, mais tout cela n’est que le jeu illusoire de Maya. Dans le fond de son être, l’homme est identique à Dieu, Atman = Brahman. Le Sage prend conscience de cette réalité essentielle et il peut dire : JE SUIS CELA. Dans l’état humain nous pouvons atteindre l’état divin, l’Amour et la Lucidité en sont les conditions.

L’Atman périgrine d’incarnations en incarnations – jusqu’au moment où il atteint la plénitude de la supraconscience et qu’il comprend son identité avec l’éternel bien, l’éternelle beauté, l’éternelle vérité. Comme il est libre, il forge lui-même ses destinées futures, ses actes, ses paroles, ses pensées, ses désirs, crée les conditions de ses existences futures.

Les souffrances sur la Terre ne sont pas le jeu d’un Dieu incompréhensible ou les aléas d’un monde absurde dans lequel tout n’est qu’accidents et hasards, c’est le résultat automatique du karma que nous avons accumulé dans nos vies antérieures. Cette vision grandiose est beaucoup plus logique que la vision chrétienne ou matérialiste du monde, elle est en rapport avec le sentiment et l’idée de justice qui se trouve gravé dans notre esprit.

Nos douleurs personnelles ne sont pas la conséquence de la faute de nos arrière-parents mais le résultat de notre libre-arbitre.

Nous sommes absolument nos juges, nos bourreaux, nos victimes et nos rédempteurs – nous récoltons ce que nous avons semé, certains se posent la question de la première faute. Pourquoi le mal existe dans le monde ? La réponse selon Victor Hugo est :  » parce que le monde et le mal sont intimement liés dans leur condition finie et relative. « .

Citons les vers de  » la Bouche d’Ombre  » :

Dieu n’a créé que l’être impondérable,
Il le fit radieux, pur, candide, adorable
Mais imparfait ; sans quoi sur la même hauteur,
La créature étant égale au Créateur,
Cette perfection dans l’infini perdue,
Ce serait avec Dieu mêlée et confondue,
Et la Création à force de clarté,
En lui serait rentrée et n’aurait pas été.
La Création sainte où rêve le prophète
Pour être ô profondeur ! devait être imparfaite
Donc Dieu fit l’Univers, l’Univers fit le mal

Cela veut dire que l’existence de deux absolus étant impossible, il faut nécessairement que l’absolu donne naissance au relatif. Mais le relatif et le limité gardent en soi, comme reflet de l’Eternel, le pouvoir du libre-arbitre.

L’être libre est responsable, il peut, suivant sa volonté s’approcher du divin ou tomber dans les puits de la matière. Toutefois, comme l’âme est fille de l’éternel Dieu, sa substance divine ne peut être détruite, elle rentrera inévitablement dans la lumière du paradis. Son libre-arbitre peut retarder ou accélérer cette Transfiguration providentielle.

L’Enfer éternel n’est pas plus possible que l’anéantissement définitif. Dans le Christianisme beaucoup sont appelés et peu sont élus. Dans l’Hindouisme tous sont appelés et tous sont élus. De l’atome à l’archange tous les êtres rentreront dans la conscience cosmique. Celui qui fait le mal et qui en subit les conséquences n’est évidemment pas le corps, pas plus le corps physique que le corps astral, que le corps mental, ce ne peut être que l’âme séparée de Dieu.

Pourquoi s’est-elle laissée prendre à la cupidité, à l’orgueil, à la violence, à la luxure, à la haine, parce qu’elle est imparfaite et dans son imperfection, elle subit toutes les tentations. De plus elle est libre et dans la puissance souveraine de sa liberté, elle peut se libérer comme s’emprisonner – ce n’est pas un autre qui, dans le karma, au fil des réincarnations subit les conséquences de sa faute, c’est l’âme elle-même en tant qu’entité immortelle, consciente et libre.

D’ailleurs toutes ces souffrances n’existent que parce qu’elle est consciente. Ce qui se réincarne, c’est l’âme séparée de Dieu – En réalité même, elle ne se réincarne pas, elle s’identifie à de nouveaux corps physique, astral, mental, résultat de ses activités antérieures et qui tous flottent dans le monde impermanent de la Maya.

Evidemment, certains se révoltent à l’idée d’un karma lourd et aveugle, on parle des millions d’enfants d’Israël détruits dans les chambres à gaz, on pourrait parler tout aussi bien des millions de victimes écrasées, brûlées, asphyxiées par des catastrophes naturelles, dans un cas comme dans l’autre, c’est la manifestation d’un karma.

La Bible, elle-même, déclare :  » Qui frappe par l’épée périra par l’épée  » ; comme cette maxime ne se réalise pratiquement jamais dans une seule vie, il faut pour l’expliquer faire intervenir la succession des réincarnations.

De toute manière, le Catholicisme ne donne aucune explication de ce problème crucial. L’Hindouisme prétend que tous ceux qui souffrent ont fait souffrir. La lourde dette, accumulée dans les existences antérieures, ne s’est pas passée dans un autre corps vivant, ni dans un autre mental, mais dans la même âme. Cette dette n’est pas le secret d’un autre, elle est le secret de l’âme, voyageuse de l’Infini. C’est l’âme qui l’a contractée et c’est elle qui s’en acquittera. Elle ne s’en souvient pas, dites-vous ? Si elle se souvenait elle aurait la certitude et non la liberté.

Si tous les êtres se souvenaient de leurs fautes et voyaient nettement les conséquences fatales de ces fautes, ils seraient inévitablement emportés vers le bien, il n’y aurait plus de liberté possible. Peut-être aussi la vie deviendrait-elle un enfer : si l’on se souvenait que c’est untel qui nous a tué, que c’est untel qui nous a torturé, qui nous a dépouillé…, l’oubli est la condition du pardon.

Sans doute on nous demande de nous souvenir de nos vies antérieures, mais ceux qui sont capables de s’en souvenir sont aussi capables d’en supporter les conséquences redoutables.

D’ailleurs, l’histoire des faits parapsychologiques nous montre de nombreuses réminiscences puisées dans nos vies antérieures. Comment réagiraient les enfants d’Israël, s’ils se souvenaient des massacres commis par les Juifs à l’époque de Moïse, de Josué, de Saül et de David ?

Voici les ordres de Moïse, après la victoire sur les Madianites : Maintenant, tuez les mâles parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui ; mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n’ont point connu la couche d’un homme. [Nombre XXXI, 17-18.]

Les troupes de Josué sont aussi barbares que celles de Moïse. La prise de Jéricho fut souillée d’affreux massacres : Ils s’emparèrent de la ville et ils dévouèrent par interdit, au fil de l’épée, tout ce qui était dans la ville, hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux boeufs, aux brebis et aux ânes. [Josué VI, 21.

Saül, férocement, s’attaque même à ses propres sacrificateurs. Horreur des guerres civiles : Saül, frappa encore du tranchant de l’épée Nob, ville sacerdotale hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs, ânes et brebis, tombèrent sous le tranchant de l’épée. [I Samuel XXII, 19.]

A la prise de Rabba, David est plus odieux encore : Il fit sortir les habitants et il les plaça sous des scies, des herses de fer et des haches de fer, et les fit passer par des fours à briques ; il traita de même toutes les villes des fils d’Ammon.[II Samuel XII, 31.]

Je n’excuse nullement les nazis – ils ont été les instruments du karma qui s’est servi de leur volonté pernicieuse pour purifier par la souffrance les fautes antérieures. J’ajoute que parmi les Juifs jetés dans les fours crématoires, il existe de nombreux inquisiteurs qui subissent à leur tour le bûcher après l’avoir fait subir à leurs victimes.

Qu’on ne me dise pas que les bourreaux actuels sont irresponsables puisqu’ils sont les instruments du karma. Etant libres, ils auraient pu choisir de ne pas être bourreaux. Mais s’ils ne l’avaient pas fait, le karma se serait-il quand même réalisé ?

Oui, il aurait pris d’autres formes : épidémies, cataclysmes, erreurs chirurgicales, accidents… mais le karma se serait arrêté, alors qu’il se continue, les bourreaux actuels devenant inévitablement les victimes futures.

Et ce cycle infernal ne se terminera que lorsque l’un des deux adversaires pardonnera – la loi sublime du pardon est la destruction du Karma.

Les ennemis de la Réincarnation s’appuient sur la démographie pour essayer d’en détruire les bases ; nous sommes actuellement 4 milliards d’êtres humains ; il y a 10 siècles à peine, le monde n’en comprenait que 500 millions, d’où viennent ces 3 milliards et demi d’âmes en surnombre ?

L’objection fait preuve d’une extraordinaire ignorance de l’ampleur du Cosmos. Elle suppose qu’il n’y a qu’un nombre limité d’âmes toujours attachées à la même planète, mais le nombre des âmes est illimité, à la fois dans le temps et dans l’espace, ces voyageuses de l’infini vont de planète en planète, selon les nécessités du karma et de la purification.

Les 3 millions d’âmes en surnombre proviennent : d’autres planètes, soit du règne animal, car il ne faut pas oublier que la Loi de l’Evolution universelle fait passer les âmes de la pierre à la plante, de la plante à l’animal, et de l’animal à l’humain.

En vérité, le nombre des réponses possibles et réelles est très grand, on peut même faire intervenir des incarnations d’âmes évoluant dans le plan astral ou dans le plan mental et que l’attraction des vies planétaires est venue arracher à la splendeur de leur paradis.

Ces trois réponses sont vraies toutes les trois, elles se placent logiquement dans la perspective des théories hindouistes et théosophiques.

La théorie de la Réincarnation laisse supposer un progrès final de toutes les âmes, sans doute, mais il ne faut pas oublier la puissance du libre-arbitre humain : inévitablement tous sont appelés et tous seront élus, mais il appartient au libre-arbitre humain d’accélérer ou de retarder leur libération définitive, leur transfiguration finale.

En outre, les âmes se réincarnent par groupes, suivant leurs affinités, par exemple : toute une armée d’âmes a débarqué du ciel sur la Terre au Moyen-Age, elles resurgissent de nos jours avec leur fanatisme et leur aveuglement.

Par contre, au XVIIIème siècle et au XIXème siècle, les âmes semblent provenir d’époques plus éclairées et plus heureuses. N’oublions pas que nous sommes à la fin des temps, au Kali-Yuga, à une époque où beaucoup d’âmes ont brisé les liens planétaires et ne se sont plus réincarnées.

En compensation, de nombreuses âmes montées du règne animal se mettent à prendre un visage humain, ce qui explique la folie et la violence qui déferlent actuellement sur la Terre. Il n’est pas exclu davantage que des âmes proviennent de planètes plus barbares et s’incarnent sur la Terre, apportant leurs propres ténèbres.

Bref, pour dénouer le noeud gordien de ces questions, il ne faut pas oublier :

  • que des âmes en quantité innombrable sortent de l’inconscient universel.
  • que les âmes voyagent de planète en planète à une vitesse instantanée.
  • que de nombreuses âmes animales accèdent à la dignité du règne hominal (ce qui d’ailleurs explique fort bien l’évolution du protozoaire à l’homme).

Quand au souvenir des vies antérieures, il prouve simplement qu’il existe une mémoire psychique aussi bien qu’une mémoire cellulaire, toutes les objections proviennent de cet axiome très contestable que le cerveau est le producteur de la mémoire, comme il serait le producteur de l’intelligence, de la pensée en général – le cerveau n’est pas, malgré l’affirmation de certains biologistes contemporains, l’origine de tout notre esprit, il n’en est que l’instrument.

Détraquez votre poste, les images et les sons disparaissent mais ils sont toujours là. Ils proviennent d’une onde puissante qui s’empare du poste quand celui-ci est apte à la recevoir, l’onde, c’est l’âme, le poste, c’est le cerveau.

La biologie a démontré que toutes les cellules et pas simplement les cérébrales sont susceptibles d’avoir de la mémoire, la psychométrie a démontré que même les objets inanimés : rochers, maisons, meubles contiennent le souvenir des scènes antérieures, cela explique le phénomène des maisons hantées et la clairvoyance des médiums capables à partir d’un objet de ressusciter des images englouties par les millénaires.

Donc, si les pierres, les cellules et les cerveaux gardent les traces du passé, pourquoi pas l’âme, source de vie, de sentiments et de sensations.

Car les sensations, un spiritualiste ne saurait l’oublier, ne peuvent naître que de la conscience que nous en avons ; les miracles mêmes de l’Eglise catholique nous décrivent la bilocation des Saints, qui en esprit, sont capables de quitter leur corps vivant pour aller voir de leurs yeux immatériels des scènes matérielles.

Rappelons par exemple le cas de saint Alphonse de Ligori qui étant corporellement en Espagne a pu assister à la mort du Pape dans l’enceinte même du Vatican. Ne dites pas que c’est un miracle incompréhensible, il s’explique fort bien par le dédoublement, phénomène qui prouve que nous pouvons voir sans les yeux, entendre sans les oreilles, penser et nous souvenir sans le cerveau.

Dans la réminiscence des vies antérieures ce n’est évidemment pas le cerveau qui se souvient, puisqu’il n’existait pas encore, mais l’âme qui existait et qui existera éternellement.

Quant aux identifications entre les vivants du présent et les vivants du passé, elles sont extrêmement difficiles à déceler.

En effet, nous portons inévitablement en nous le souvenir de nos existences antérieures mais dans l’âme transcendante, dans l’Atman, notre cerveau, lui, se contente du souvenir, la plupart du temps inconscient, de notre existence actuelle, de notre vie présente ; il sélectionne d’ailleurs ses souvenirs dans un but d’action corporelle et sociale – sans quoi nous serions submergés et paralysés par un flux tumultueux d’images.

Pour atteindre au souvenir des vies antérieures, il faut, comme l’affirment des penseurs hindous, dépasser le plan des dualités terrestres pour rentrer dans la sphère de l’intuition cosmique. Cela ne peut se faire que par une dure ascèse où disparaissent les nourritures impures et les doutes destructeurs.

Quand notre esprit aura la pureté et la limpidité d’un miroir, les images de nos vies antérieures apparaîtront avec netteté. Voilà pourquoi tous les grands maîtres déclarent que la Réincarnation n’est pas une théorie mais un fait que l’on constate directement, comme on constata l’existence du soleil, de la lune et des étoiles.

La Réincarnation est d’ailleurs le seul moyen de concilier l’injustice apparente du monde avec la justice authentique de Dieu. Pourquoi tant d’êtres naissent-ils avec des tares physiques ou, ce qui est plus terrible encore, mentales ?

A cela, trois explications : la catholique, la matérialiste, l’hindouiste.

  • Par la catholique, nous ne comprenons strictement rien, car c’est en vertu des décrets impénétrables de la pensée divine que tel enfant naît avec du génie et tel autre avec du crétinisme.
  • A travers l’explication matérialiste, l’absurdité est encore plus grandiose, car il n’y a exactement aucune raison, sinon l’absurde et l’accidentel pour que les enfants naissent avec des tares, des limitations et des souffrances congénitales.
  • La troisième explication, celle des réincarnations à l’avantage unique de réunir en une brillante synthèse la logique et la justice.

Si je nais aveugle, ou mentalement diminué, si je nais génial ou avec des yeux d’une acuité exceptionnelle, le responsable n’est pas un Dieu incompréhensible, ni un hasard absurde, c’est moi et moi seul, je suis pleinement responsable de toutes les qualités et tous les défauts de ma vie actuelle.

Tous les biens et tous les maux qui s’abattent sur moi, c’est moi qui les aient créés dans des vies antérieures. C’est une leçon de lucidité, mais aussi de grandeur, une leçon de raison, comme d’équité ; le monde cesse alors d’être incohérent et la justice du karma rayonne comme mille soleils.

Je pense avoir répondu à toutes les objections valables contre la théorie de la Réincarnation et je suis prêt à répondre à toutes celles que l’on me donnera encore, s’il en existe – car pour moi, la Réincarnation et le karma sont les deux clefs qui ouvrent les portes magnifiques du Cosmos. Toute autre doctrine me parait relever de l’ignorance et de l’illusion.

Les livres bibliques étant essentiellement des oeuvres d’ésotérisme et de mystère ne contiennent pas de manière claire la doctrine de la réincarnation – mais elle apparaît par transparence, derrière le voile énigmatique des versets.

Voici ce que dit Matthieu à propos du Prophète Elie et de Jean-Baptiste : Et lui, si vous voulez m’en croire, il est cet Elie qui doit revenir. [Matthieu XI, 14-15]. Que celui qui a des oreilles, entende ! C’est lui, si vous voulez bien comprendre, l’Elie qui doit revenir (traduction oecuménique) Celui qui a des oreilles, qu’il entende !
[…] et les disciples l’interrogèrent :  » Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir d’abord ?  » Il répondit :  » Certes, Elie va venir et il rétablira tout ; mais, je vous le déclare, Elie est déjà venu et, au lieu de le reconnaître, ils ont fait de lui tout ce qu’ils ont voulu. Le Fils de l’homme, lui aussi, va souffrir par eux.  » Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.
[Matthieu XVII, 10-17]

Matthieu nous avertit qu’il s’agit d’une doctrine secrète transmise de bouche à oreille :  » Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! « .

Cela rapproché des affirmations de l’historien Flavius Josèphe sur la croyance réincarnationiste des Pharisiens ne permet guère de douter. Malgré les cris et les grincements de dents, les sectes juives croyaient à la transmigration des âmes.

D’accord avec l’instinct de justice qui bouillonne au fond de notre coeur, parallèle à la lumière logique qui brille en notre cerveau, conforme au consentement général de la majorité des religions évoquées nettement par la grande voix des Prophètes bibliques, la Réincarnation nous offre la clef d’or qui ouvre les portes de la Divine Vérité.

Les Réincarnations

Quel souffle, pétrissant l’humanité barbare,
L’entraîne malgré tout vers des buts solennels ?
Quelle main remplaça sur les puissants autels
L’âcre sang du taureau par le doux miel des jarres ?
L’âme, éternel flambeau, revêt des corps mortels
Que la tombe dévore et que le nid prépare ;
Quand leurs pas rebellés dans les ombres s’égarent,
Une lance de feu dompte les criminels.
Nos fautes, franchissant le sépulcre difforme
Dans les nouvelles vies nous suivent âprement,
La douleur nous instruit, la pensée nous transforme,
L’Idéal nous remplit de son vin écumant.
Nous allons, à travers de triomphants désastres,
Gravissant pas à pas le dur sentier des astres.

Oiseau et âme

Sous la forme d’un oiseau
Mon âme rouge appareille
Elle brise le réseau
Emprisonnant les merveilles.Mon coeur ploie comme un roseau,
L’ombre chante à mon oreille,
Ma main ravit à la treille
Les délires de l’abeille.Et le baiser du museau.
De quelle riche corbeille
Monte ce parfum nouveau ?Le mort quitte son caveau
Tandis qu’au lointain, là-haut,
L’Etre inconnu se réveille…

Fingal

Je suis cet immense voilier
Dont le haut des haubans se dore
J’écoute le franc escolier
Qui va jouant de la mandore.Mon coeur à l’abîme est lié
Par un ruban versicolore
Il fuit de palier en palier
Comme alouette vers l’aurore.Je contemple le fier Fingal
Dont le flamboiement sans égal
Abolit le temps et l’espace.Nicétas me montre Chagall
Mais toute leur splendeur s’efface
Devant l’inconcevable face.

Note
François Brousse a également donné une conférence sur le thème de la réincartion.
(Source : http://www.licorne-ailee.com/)

Présentation de François Brousse

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources

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