Laura Knight-Jadczyk Religion et Tradition

Histoire du monde revisitée – L’Univers répond à la nature des sociétés

Laura Knight-Jadczyk : Les Comètes et les Cornes de Moïse

L’Histoire Secrète du Monde vol. II – Résumé

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Introduction

Les « mythes » s’approchent parfois plus de la réalité que l’histoire officielle. Les mythes sont le témoignage d’événements catastrophiques correspondant à la fin des civilisations. Les populations humaines ont une influence sur ces phénomènes: cette connaissance cruciale a été délibérément supprimée.

C’est la psychopathologie des gouvernants qui provoque ces cataclysmes, parce que l’univers « répond » à la nature des sociétés.

Dans ce volume sont présentées des informations à garder à l’esprit pour les volumes qui suivent (3, 4, et 5).

Chapitre Un – Le Mythe de Moïse dans l’Histoire

Laura Knight-Jadczyk diffuse ces informations car le temps presse, et peut-être que d’autres personnes ont des pièces du puzzle. Elle avait l’intention de dévoiler qui était vraiment Moïse, car son influence sur la civilisation est monumentale. Cette influence a donné naissance au monde moderne. Le monothéisme est derrière le matérialisme scientifique (voir Altemeyer) Peut-on vérifier l’existence de Moïse ?

Painting La destruction de Gomorrhe, par Van LeydenLa destruction de Gomorrhe, par Van Leyden

On remarque un lien entre Moïse, Abraham et Akhenaton.

Akhenaton a donné lieu à la période amarnienne en Égypte. Mais il est difficile d’accéder aux sources/données brutes. Comme la Bible le rapporte, le personnage de Moïse n’était pas spécialement « bon », mais c’est lui qui a été choisi par « Dieu ».

Au début, Laura était plutôt intéressée par le Déluge et Noé que par Moïse. Elle avait laissé de côté l’Exode car on en a aucune preuve archéologique.

Quel est le rythme des extinctions cycliques? Et quelle en est la cause? L’activité solaire?

Velikovsky avait vu juste à propos du système solaire comme un atome géant, dans lequel il peut y avoir des sauts quantiques macroscopiques, des métamorphoses. Les électrons peuvent changer d’orbite, et entre les planètes il y a aussi des décharges électriques. Ces transitions macrocosmique quantiques se manifestent bien à l’avance par des signes.

Comme Velikovsky, Laura cherchait à analyser la Bible et la recouper avec d’autres sources.

Eliade a beaucoup apporté avec ses idées sur la mythisation d’événements ou d’individus, et sur le temps cyclique.

Laura se demande si un fait à été mythisé et s’est retrouvé dans plusieurs histoires très similaires : David et Goliath, Persée et la Gorgone, et Nestor contre Ereuthalion. A ce propos, certaines versions de la Bible remplacent David par Enanan (qui ressemble à Ereuthalion).

Ressemblance également entre Bathsheba, la femme volée par David, et Hélène de Troie volée par Paris. Cela nous fait revenir à L’Illiade, où l’on retrouve le thème des « femmes et la guerre ». Lien avec Abram, qui fait passer Sarah pour sa sœur en Égypte. Il y a une histoire similaire dans la Bible avec Isaac et Rebekah.

Laura compare Abraham, Isaac, Jacob et Moïse. L’Ancien Testament donne beaucoup d’importance à la terre (qui est donnée par un dieu tribal). Les quatre principaux personnages de l’Ancien Testament (Abraham, Jacob, Isaac, Moïse) sont tous liés au thème d’une terre promise.

Les apparitions de Dieu peuvent être comparées.

On retrouve des « piliers de feu », de la fumée, des buissons ardents, ainsi que des ordres de circoncire (ex : le fils de Moïse) et des ordres de sacrifier (ex : le fils d’Abraham). Laura se demande ensuite pourquoi Moïse revenant du Sinaï avait un visage bizarre. Il devait porter un voile pour se cacher, On s’est demandé s’il avait reçu des cornes ? Si ça peau avait été brûlée ? Si son visage avait acquis un rayonnant particulier ?

Laura compare Moïse à Huwawa/Humbaba, le terrible gardien babylonien de la forêt de cèdres d’Enlil.

Moïse et Abraham ont tous deux quitté l’Égypte lors d’épidémies. Abraham est-il Moïse? Nerfertiti est-elle Sarai?

Moïse portant un voile, vitrauxMoïse portant un voile

Moïse a-t-il été cocufié (d’où ses cornes) ? Nous allons voir que c’est plus compliqué et intéressant que ça… C’est un événement répété dans la Bible, il semble que ce fut un énorme scandale de l’Antiquité. La Bible relate-t-elle la période égyptienne amarnienne, que les égyptiens ont voulu effacer de l’histoire ?

Moïse est monté plusieurs fois sur la montagne. D’ailleurs, une fois, son frère Aaron a été tué (enlevé) par Dieu. Si Moïse est revenu voilé, peut-être a-t-il été tué sur la montagne et que quelqu’un d’autre l’a remplacé ? Moise a-t-il été assassiné, et dans ce cas, la vraie religion mosaïque, comprenant la déesse Asheroth (voir Ernst Sellin), a été remplacée par la religion Aaronique / Levite ?

Retour sur l’histoire de l’adoration de Baal Peor, Le prophète Balaam (qui lui aussi est monté sur la montagne) est « le fils de Beor ». Beor est comparable au dieu solaire Shamash (akkadien, assyrien, babylonien), c’est un dieu sauveur.

Moïse a été tué mais cela a été dissimulé, et il a été transformé en héros. Est-ce Akhenaton qui a été tué ? On peut faire un parallèle entre Abraham et Akhenaton. Il y a dans les deux cas une très belle femme avec un homme établissant une nouvelle religion monothéiste, et un scandale. Les cornes de Moïse sont-elles celles d’Abraham cocufié par le pharaon ?

Chapitre Deux – Perception, Réalité et Religion

L’auteur égyptien Ahmed Osman relie Akhenaton à Moïse, mais dans sa théorie que le judaïsme est sorti d’Égypte. Mais avant, il faut se demander si les personnages de Moïse, Salomon, etc, ont réellement existé ? (voir Redford). L’authenticité de la Bible est remise en question: il manque des sources secondaires. Alors que pendant ce temps, même les auteurs « alternatifs » se basent sur la Bible. Seul l’école de Copenhague pose les bonnes questions, en critiquant la Bible par une approche scientifique. Selon cette école, il n’existe pas d’Israël historique.

Un mensonge, une fausse accusation, a des conséquences énormes sur la façon dont on se perçoit, et cela crée une muraille entre soi et les autres. Alors si notre histoire est mensongère, cela mérite bien une étude approfondie. Pourquoi le mensonge de la Bible a-t-il été entretenu aussi longtemps, si c’est un mensonge ? D’où vient cette propension à se fier à des mensonges, dans les attitudes et idéologies politiques ? Est-ce génétique (mais l’eugénisme est un sujet sensible après ce qu’en a fait Hitler).

Selon Peter Berger/Thomas Luckmann, dans The Social Construction of Reality, nous percevons la réalité au travers d’une construction sociale (langue, institution, école). La « culture » détermine les « faits ». Les religions sont la meilleure façon de créer des divisions, cependant, il y a bien une réalité objective (voir Schumaker, sur l’objectivité et la subjectivité). Berger/Luckmann ne tiennent pas compte du fait que certaines dimensions du comportement humain sont verrouillés par des patterns biologiques déterminés. La religion est comme une distorsion de la réalité primaire, elle intervient là où il y a un manque de données. Les croyances religieuses sont des erreurs cognitives adaptatives. Selon Ernest Rossi, hypnothérapeute ericksonien, 80 % des informations dans nos têtes sont fausses.

La culture est une influence énorme, nous sommes « tatoués de croyances », nous vivons dans une « réalité culturelle » qui est normalisée.

Qu’est-ce qui fait qu’une croyance devient normative ? Le groupe propageant cette croyance doit avoir quelle taille? La réalité culturelle est une réalité partagée et acceptée par un groupe. Selon Ernest Becker, la culture est donc un « macro-mensonge ».

Altemeyer, tout comme Gurdjieff qui disait que les gens sont des machines, parle des « autoritariens ». Dans la psychologie moderne, les autoritariens sont les gens qui dans la société ont des tendances génétiques claires à suivre l’autorité sans jamais la remettre en question.

Daniel Kahneman explique le fonctionnement cérébral de ce mécanisme. Le cerveau se protège du stress en créant une « réalité alternative », et une croyance religieuse par exemple est la voie de la facilité, qui ne nécessite pas d’effort et réduit tout de suite le stress. Les autoritariens ont cette tendance permanente, à la soumission à l’autorité, ils sont « de droite », ils sont donc tyranniques, agressifs, n’acceptant pas ce qui sort des conventions. Les autoritariens sont dogmatiques, ont un raisonnement faible, sont ethnocentriques. Ils pensent que : « Où vous dominez les autres, où vous êtes dominé ». C’est une tendance génétique.

Quand le cerveau ne tolère pas la douleur ou l’effort, à un certain point il « bugge ». John Leach explique que 75 % des personnes ne peuvent pas raisonner en cas de catastrophe. En règle général, il y a ce « biais de normalité » qui fait croire que tout va bien et réduit l’anxiété, mais quand la normalité disparaît, nous sommes malheureusement « paralysés ».

Les rituels sont importants pour « programmer » les gens, « internaliser » les concepts voulus.

Danser autour d’un totem permet de changer l’état de conscience pour y imprimer les concepts voulus. Les rituels définissent le monde social et culturel, la perception, et le comportement. Ils réduisent les possibilités d’action, donnent un code de conduite. Comme le dit une tablette hittite, le roi a besoin du prêtre pour asseoir son autorité, et le prêtre à besoin du roi pour gouverner.

Selon Barbara Oakley, dans Evil genes, nos raisonnements sont émotionnels, gouvernés par des attachements. Par exemple, le jugement politique est soumis à un contrôle émotionnel, un mécanisme de défense psychologique (biais de confirmation, dissonance cognitive, voir l’expérience aux USA de gens qui défendent sans raison conservateurs ou républicains). Comme les vainqueurs écrivent l’histoire, on croit ce qu’ils nous disent de croire pour réduire le stress. C’est ce qu’il se passe depuis toujours, et c’est devenu de plus en plus sophistiqué.

Chapitre Trois – Essaims de Comètes et Cosmologie du Plasma

Les fragments de la comète Schoemaker-Levy impactant JupiterLes fragments de la comète Schoemaker-Levy impactant Jupiter

Les épisodes de cataclysmes sont fréquents. Voici des faits. Mike Baillie (voir The Celtic Gods) qui étudie les cernes des arbres (dendrochronologie), nous dit que les cataclysmes coïncident avec la chute des civilisations, comme l’âge sombre en Europe.

A la fin des années 530, tout l’hémisphère nord a été touché par un cataclysme, entraînant une détérioration climatique soudaine. Les comètes sont périodiques. On retrouve les comètes en 1346-1350 causant la peste noire.

Firestone, West et Warwick-Smith, dans Le cycle des catastrophes cosmiques, ont étudié l’extinction de la mégafaune il y a 13 000 ans (donc 11 000 ans av. J.-C.).

C’est un événement important, qui marque la fin de l’âge glaciaire, et où plus d’espèces se sont éteintes qu’en 3,5 millions d’années ! C’est à cette époque que des mammouths ont été congelés vivants.

Fragments de la comète Schwassman-Wachmann en 2006Fragments de la comète Schwassman-Wachmann en 2006

Ceci est dû aux frappes cométaires qui causent un appel d’air glacial de la haute atmosphère.

Les comètes ont causé des tsunamis, des changements magnétiques, une déviation du Gulf Stream (voir Clube et Napier : The Cosmic Winter, 1990). Une comète énorme est à l’origine des fragments cycliques. Cette comète énorme s’est fragmentée, et la Terre traverse ces nuages cométaires tous les 2 000 à 4 000 ans. On entre à nouveau en zone de danger.

Quand des gros fragments impactent, on a l’exemple de Tungunska, c’est 2000 Hiroshima.

Les anciennes civilisations ont très probablement été détruites de la sorte.

Les comètes se désintègrent et impactent par fragments, comme en 1994, Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter s’est fragmentée en 20 morceaux. Bailey, Clube et Napier s’intéressent aux Taurides, qui peuvent contenir de gros objets.

Le « sothis » des égyptiens n’était pas Sirius mais un groupe de comètes.

Toute la mythologie a été influencée par les comètes, c’étaient les « dieux dans le ciel ». Il y a une théorie qui dit que les comètes sont propulsés dans le système solaire interne car des « nuages moléculaires géants » dans la galaxie affectent le nuage d’Oort quand le système solaire les traverse. Clube/Napier ne parlent pas d’un compagnon sombre du soleil, qui peut aussi expliquer pourquoi des comètes sont propulsées vers la Terre : c’est l’hypothèse favorite de Laura (mais qu’elle peut laisser tomber s’il y a une meilleure explication). L’important est que la Terre est soumise aux passages périodiques de débris de comètes fragmentés.

Les astéroïdes sont des comètes « déchargés » électriquement.

>L’ionisation, c’est l’expulsion d’un électron, d’un atome qui devient un ion positivement chargéL’ionisation, c’est l’expulsion d’un électron, d’un atome qui devient un ion positivement chargé

C’est l’électricité qui « active » les comètes.

En effet, l’espace interstellaire est composé de plasma, ce qui n’est pas la théorie dominante actuelle (voir Roger Schlafly, Comment Einstein a détruit la physique).

On peut faire une comparaison intéressante entre Einstein et Aristote. Einstein est le nouveau Aristote, un plagiaire auquel on voue un culte absurde. La célébrité d’Einstein est basée sur les travaux d’autres personnes. Même E=MC2 n’a pas été nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Einstein est à la physique ce que Freud est à la psychologie.

L’idée centrale est que la dynamique des gaz ionisés joue le rôle principal dans la physique de l’univers.

C’est la théorie du prix Nobel Alfred Alfvén. Les adorateurs d’Einstein s’y opposent car cette explication contredit Einstein (pour qui la gravité est la force principale, alors qu’on sait que l’électromagnétisme est beaucoup plus puissant).

Certains disent même que la gravité est un effet secondaire de l’électromagnétisme.

L’espace n’est pas un vide parfait. Il est traversé de courants électriques.

Ce sont des « courants de Birkeland » qui existent au sein du plasma.

Ce sont comme des fils électriques, qui transportent des électrons.

Ils ont une forme de filament à cause de la force magnétique générée par le courant lui-même. Les courants de Birkeland sont responsables de la création des étoiles. Si donc le soleil a un compagnon sombre, alors il y aurait de puissants courants.

Alfven reçoit le prix Nobel© Inconnu – Alfven reçoit le prix Nobel

Dans l’espace, tout objet chargé génère une bulle isolante « Gaine de Langmuir ».

C’est ce qu’il y a autour du soleil, l’héliosphère, qui est comme un condensateur géant, qui libère parfois des décharges. Les décharges causent un ralentissement infime de la rotation des planètes, et font contracter le soleil. Ces dix dernières années, on a observé ces deux phénomènes.

L’héliosphère© Inconnu – L’héliosphère

Alfvén dans Mondes-Antimondes (1966) postule que l’univers a toujours existé (pas de Big Bang).

La théorie du Big Bang est en effet une forme de créationnisme, une théorie irrationnelle, comme de dire que Dieu a créé l’univers d’un coup à partir de rien. Cette réduction de tous les phénomènes mentaux et spirituels à la matière est une vue matérialiste, celle-ci a tout infecté.

Winston H. Bostick a formé en laboratoire des structures spiralées par du plasma.

Les galaxies sont formées de plasma sous l’influence d’un champ magnétique. Les galaxies prennent des formes qui correspondent à l’évolution naturelle de phénomènes électromagnétiques. Dans ce cas, pas besoin de faire intervenir la matière noire. Une galaxie est la partie visible de courants gigantesques dans l’espace.

Interactions electromagnétiques causant l’attraction et la rotation de deux filaments formant un filament en hélice, c’est-à-dire un vortex de plasma© Inconnu – Interactions electromagnétiques causant l’attraction et la rotation de deux filaments formant un filament en hélice, c’est-à-dire un vortex de plasma

Les comas et les queue des comètes témoignages des échanges électriques avec le soleil.

Le coma est une graine de Langmuir qui entoure la comète, et la queue est un courant de Birkeland ionisé.

Cette hypothèse de l’univers électrique, renouvelée par Velikovsky, est déjà ancienne (19e siècle) mais est une hérésie pour Einstein. Ralph Juergens en 1960 a développé la théorie de l’univers électrique et considérait que le soleil était un corps chargé. Il explique ainsi pourquoi les comètes forment une queue en s’approchant du soleil.

Lignes de champ magnétique (jaune) pinçant le courant de Birkeland en longs filaments (cylindre rose)© Inconnu – Lignes de champ magnétique (jaune) pinçant le courant de Birkeland en longs filaments (cylindre rose)

Le soleil n’est pas un système fermé qui un jour manquera de carburant, il trouve son énergie dans les courants électriques de la galaxie.

Si le compagnon du soleil (naine brune) approche, alors cela explique l’augmentation des comètes (propulsées du nuage d’Oort), et la diminution de l’activité solaire (le soleil se décharge). Comme c’est le champ électrique intense du soleil qui détruit les comètes (par des décharges), l’approche du compagnon sombre désactive ce phénomène protecteur, et les comètes posent alors un danger.

Similarité entre les formes du plasma et les gravures rupestres© Inconnu – Similarité entre les formes du plasma et les gravures rupestres

Les décharges de plasma prennent des formes étonnantes (humains, oiseau, serpent…), des formes qu’on retrouve dans les gravures rupestres.

La radiation du plasma affecte les gènes des êtres vivants et agit sur l’environnement, semant le chaos. Selon la théorie de Robert Schoch, des événements plasma du soleil causent les cataclysmes cycliques, mais l’hypothèse des comètes de Clube et Napier est plus logique.

Evénement lunaire de 1178, par Peter GrecoEvénement lunaire de 1178, par Peter Greco

Clube et Napier pensent au passage d’une comète « géante » (100-300 km) un peu comme Chiron (250km) qui, une fois fragmentée, se transforme en un nuage de corps important.

Leur travail pour retrouver les orbites des flux de comètes permet de comprendre ce qu’ont vu les anciens dans le ciel. Et il y a encore des centaines de milliers de corps capables de générer un événement de type Tungunska.

Tungunska faisait probablement partie des Beta Taurides (juin/juillet), et c’est un de ces corps qui a impacté la Lune en 1178, formant le cratère de Giordano Bruno (22 km de diamètre).

Si cela s’était produit sur Terre nous serions revenus à l’âge de pierre. Un tel événement a pu détruire la mégafaune il y a 13 000 ans, et les fragments sont à l’origine des Carolina Bays.

La première apparition de la « comète géante » se serait produite il y a 20 000 ans, et ses fragments auraient été comme un pasteur et son troupeau.

Répartition des Carolina BaysRépartition des Carolina Bays

Dans l’histoire, ce collier de comètes fortement lumineux a dû être vu dans le zodiaque, comme on voit les planètes.

Certains de ces fragments ont causé des désastres sur Terre. Il devait y avoir des pluies fréquentes de météorites, accompagnées de leurs explosions. La principale comète de ce groupe est probablement à l’origine de la cicatrice géante sur Mars et à la désertification de cette planète.

On peut faire corréler la chute des civilisations aux passages de la comète Encke, par exemple.

Les comètes étaient considérées comme des dieux du ciel, dont les noms ont été plus tard donnés aux planètes.

Ceci explique pourquoi on donnait aux planètes des caractéristiques propres aux comètes (Jupiter « barbu », Mercure comme une « lance », etc). La comète nommée « Saturne/Chronos », brillante et géante, était la plus importante, elle devait illuminer comme un « second soleil ».

La diminution des comètes a ensuite permis au rationalisme grec de se développer. Aristote a détruit ces connaissances anciennes par sa vision réductrice, mélangée à des buts politiques. La cosmologie aristotélicienne est composée de « sphères » planétaires parfaites, et les mythes sont devenus incompréhensibles.

Passages de la comète Encke et intersections avec l’orbite de la TerrePassages de la comète Encke et intersections avec l’orbite de la Terre

Chapitre Quatre – Légendes de la Chute et Mutations Génétiques

Parmi les mythes du Déluge que l’on a, ceux des Eurasiens évoquent aussi des serpents de feu et des séismes, des orages violents, des pluies de pierre, des sons dans le ciel, et des jours sombres (voir Heinrich Koch, The diluvian impact).

Le dragon du ciel cométaire était nommé « mudur ». Il y a aussi la légende des 3 soleils, où ces soleils causaient des feux de forêt. Deux ont été détruits, et le troisième dispersé en fragments.

Puis cela a causé un déluge, une hécatombe, avec des cadavres innombrables. Cela explique-t-il les motifs en spirale du néolithique, les pétroglyphes sibériens ?

Le Déluge par Nicolas Poussin (vers 1664)Le Déluge, Nicolas Poussin (vers 1664)

Dans le Zend-Avesta, la comète est décrite comme un dragon hurlant, au cri horrible, qui a duré 90 jours. D’ailleurs, le principe dualiste aryen (puis gnostique, manichéen, bogomile et cathare) vient des événements cométaires cataclysmiques. On ne croit plus alors en un dieu bon.

Les légendes indiennes relatées par E.P. Grondine, dans Man and impact in the Americas, témoignent de mutations génétiques.

Il est question de géants, de nains et de cannibales, dont on a des équivalents eurasiens ; des créatures « toujours à la recherche d’une nouvelle victime ». Il y est décrit des nouveaux habitants après l’extinction de la race précédente, dans un environnement cataclysmique, où sévit la famine, les malformations et le nanisme. Il est possible que sous l’influence de changements génétiques, les végétariens sont devenus cannibales.

L’espacement augmenté des cernes après 1908L’espacement augmenté des cernes après 1908

Toungouska a provoqué des anomalies génétiques : pas seulement autour de l’impact, mais sous sa trajectoire.

Est-ce que ce sont les effets électrophonique des comètes qui produisent un changement génétique ?

On a découvert une forte croissance accélérée des arbres après Toungouska (presque 10 fois plus rapide que la normale).

Les mutations ont-elles été uniquement sur les arbres, ou sur les humains aussi?

Car on a trouvé une femme en 1912 ayant une mutation très très rare du gène Rh-D. Ses parents vivaient à 100km de l’épicentre.

L’épicentre de Toungouska est curieux, il coïncide presque exactement avec un volcan triasique. Ce qui nous fait nous demander si les volcans attirent des corps céleste ?

Une vidéo récente montre d’ailleurs un météore qui chute dans un volcan.

Les météores peuvent être électrophoniques.

Feu de Saint-Elme artificiel© Inconnu – Feu de Saint-Elme artificiel

On ne devrait pas les entendre, car le son ne voyage pas assez vite pour ce que ce soit possible, mais les météores produisent des sons.

Ces sons proviennent de signaux radio (voir Colin Keay, 1980), des ondes radio VLF « acoustiques ». Ce sont des objets du sol qui agissent comme des transducteur et font du bruit (ça peut être des cheveux). Avant Tungunska, des témoins ont entendu des sons caverneux et sourds. On pense aux « sons étranges » entendus partout dans le monde en ce moment.

Des phénomènes électriques, comme des feux de St Elme, se produisent même loin de la trajectoire.

Ces anomalies électriques sont-elles liées aux mutations?

On sait par des expériences sur des animaux que les ondes ELF affectent notre système nerveux, notre cerveau, et génèrent un stress physiologique. On a l’exemple de la croissance accélérée des plantes sous les lignes haute tension.

Les cellules sont très sensibles à l’électromagnétisme, elles réagissent par du stress. Cela produit des anomalies de protéines de choc thermique (HSP70). Les HSP agissent comme un catalyseur de l’évolution : si l’environnement change, un gros potentiel de mutations est libéré. Les radiation ELF/VLF de Toungouska sont un stresseur produisant mutations, ce qui peut avoir des changements positifs comme négatifs.

Cimetière indien, Ile de Santa Rosa, contenant des coquilles d’ormeaux datées de 7,070 ans. Le sommet des crânes était peint en rouge, plusieurs squelettes mesurées plus de 2m10© Inconnu – Cimetière indien, Ile de Santa Rosa, contenant des coquilles d’ormeaux datées de 7,070 ans. Le sommet des crânes était peint en rouge, plusieurs squelettes mesurées plus de 2m10

On sait qu’il y a eu des guerres entre clans dans la région de Toungouska.

On peut faire un parallèle avec l’aspect tribal dans la destruction de Sodome et Gomorrhe, qui pourrait être une autre destruction d’origine cosmique.

Il y a-t-il un lien entre comètes et trous terrestres [sinkholes, dolines].

Oui, ils sont dus au ralentissement de la lithosphère par rapport au manteau.

Sinkhole à Guatemala city, 2007© Inconnu – Sinkhole à Guatemala city, 2007

Les explosions atmosphériques déclenchent des séismes et tsunamis (voir John Lewis, Rain of Iron and Ice). Tous les anciens événements ne sont pas connus, mais on remarque un cycle de 400/500 ans. Les dates principales sont les suivantes : -12 800 (fin mégafaune/Atlantide), -8 200, -7 000, -5 200, -4 200, -3 000, -2 354, -1 628, -500, -208, et 550, 850, 1 300.

Pourquoi cette peur instinctive des comètes dans l’humanité?

C’est un trauma lié à la destruction de nombreuses civilisations anciennes (voir Ian Tattesall, The world from beginnings to 4000 BCE..) Il y a eu de nombreuses civilisations avancées, comme en témoignent les anomalies d’artefacts historiques (OOPArts). Les chercheurs n’acceptent pas l’idée d’une technologie avancée en des temps reculés, mais les archéologues ne sont pas multidipliscinaires et ont donc de grosses lacunes.

Structure pyramidale à étage, près du Japon, de 180 m de long, 27m de large, datant de 8,000 av. J.-C.© Inconnu – Structure pyramidale à étage, près du Japon, de 180 m de long, 27m de large, datant de 8,000 av. J.-C.

Comme indiqué dans le premier volume de L’Histoire Secrète du Monde, Cro-magnon est soudainement apparu, la théorie de l’évolution ne peut l’expliquer.

Les peintures rupestres qu’il nous a laissé montrent une connaissance avancée (les mouvements des animaux sont décomposés). Une civilisation avancée, victime des explosions cométaires, tsunamis, déluges, séismes… a pu ne laisser que quelques survivants porteurs d’une connaissance incompréhensible. Sans parler de structures gigantesques comme à Yonaguni au Japon (voir Malkowski, Before Pharaohs).

Les cultures religieuses sont devenues « anti-apocalyptique », car les gouvernements n’ont pas le contrôle sur ces phénomènes et préfèrent que ça ne se sache pas.

Chapitre Cinq – La Chasse aux Comètes – Origine de l’Astrologie

La tablette sumérienne « le planisphère » rapporte une observation d’un astéroïde qui a impacté en Autriche en 3123 av. J.-C. (voir Bailey, Clube, Napier, L’origine des comètes.).

Il y a avait des astronomes-prêtres aux ziggourats dans toutes les villes : cette culture était obsédée par le ciel et en avait peur.

Impact autrichien de Kofels, causant un glissement de terrain de 200m© Inconnu – Impact autrichien de Kofels, causant un glissement de terrain de 200m

L’astronomie a évolué en quatre phases.

  • 1/ Astrologie judiciaire,
  • 2/ Astrologie zodiacale,
  • 3/ Astrologie horoscopique,
  • 4/ Astronomie scientifique.

1re phase (Sumer) : lien direct entre les corps célestes et désastres sur terre. Les comètes étaient perçues comme des « dieux » punissant les actions humaines.

2e phase (Babylone) : les « dieux » sont répartis en sections dans le zodiaque. Chaque dieu à son influence. Intérêt pour la position des planètes uniquement pour déterminer celle des comètes.

3e phase (Grèce) : Astrologie géométrique et mathématique, inexistante avant 300 av. J.-C. L’influence donnée aux comètes est reportée aux planètes.

Les Hittites : ils ont assimilé les cultures du Proche-Orient en Anatolie, après une période de destruction cométaire.

Image satellite du cratère découvert par le Dr. Sharad Master© Inconnu – Image satellite du cratère découvert par le Dr. Sharad Master

Un indice : un cratère en Irak d’il y a 4 000 ans, causé par l’équivalent de 100 bombes nucléaires.

On voit un déclin des cultures en 2 300 av. J.-C. On a découvert des cratères similaires en Argentine. Il y a eu un changement climatique en 2200 av. J.-C., c’est-à-dire à la fin de l’âge de bronze ancien. (voir Claude Schaeffer sur les cataclysmes en 2 300 av. J.-C.)

Les hittites venaient des steppes d’Asie centrale, et avaient une des langues indo-européennes les plus anciennes (les trois sont le hittite impérial, le grec mycénien, et l’ancien sanskrit). Ces langues étaient parlées par des sociétés militaires, venus en chars.

La ville hittite de Kanesh était auparavant une ville hattique. Le hattique est une langue non-indo-européenne liée aux langues caucasiennes. Il y a une différence entre la langue proto-anatolienne et les autres langues indo-européennes. Ces particularités sont dues à la séparation ancienne des pré-anatoliens aux proto-indo-européens, à environ 4 000 ans av. J.-C.

Homère a-t-il été influencé par la poésie babylonienne et ougaritique?

Il est étonnant que ce que décrit Homère ressemble aux textes babyloniens alors que pourtant il n’a pas pu les copier. Il devait être inspiré par une autre source, qui relatait les mêmes événements. Cette autre source ne pratiquait pas forcément l’agriculture et donc n’est pas considérée comme une « civilisation ». Les rois guerriers mycéniens (qui écrivaient en Linéaire B) apparaissent en même temps que l’empire hittite, mais ne venaient pas du même endroit.

L’ancien indique du Rig Veda, vient de la Syrie du Nord. Les déités et concepts moraux sont les mêmes. L’empire du Mitanni gouvernait la Syrie du Nord. Ils parlaient hurrien, un langage caucasien non-indo-européen, mais les rois Mitanni prirent des noms en ancien indique. Les textes Mitanni ont donné le Rig Veda. Il est possible que les hurrien ont intégré des nomades de l’Est en chars parlant ancien indique, qui ont finalement usurpé leur trône.

Le Moyen-Orient en 1,400 av. J.-C.© Inconnu – Le Moyen-Orient en 1,400 av. J.-C.

Il y a eu de gros bouleversements à la fin de l’âge de bronze. Vers 1 200 av. J.-C., les cités mycéniennes et le monde hittite a été dépeuplé, à cause des comètes. Il y eut un âge sombre de 1 100 à 800 av. J-C. (voir Claude Schaeffer). Nous avons quatre épisodes de destruction durant l’âge de bronze, les plus importants furent en 2 300, 1 650 et 1 200 av. J.-C.

Les comètes sont aussi la cause de la fin de la dynastie Shang. Les villes étaient abandonnée, la population réduite, souffrant de famine… instabilité sociale importante. On peut dire que les désastres « purifient à la fois le meilleur et le pire de l’humanité », donnant lieu à des groupes solidaires et créatifs et des chefs autoritaires. Parmi le pire, il y a le perfectionnement des armes en fer durant l’âge sombre grec.

Chapitre Six – Les Comètes dans la Mythologie

La Grèce débute au 8e siècle av. J.-C.

Graphique extrait du livre de Baillie, « Exodus to Arthur ». 1628 et 1159.© M. Baillie- Graphique extrait du livre de Baillie, « Exodus to Arthur ». 1628 et 1159. –

Elle est l’œuvre d’une reconstruction après une destruction cométaires.

Les grecs et troyens d’Homère ne ressemblaient en rien aux grecs qui ont suivi. Homère décrivait ce qui ressemble à une société nomade d’Asie centrale ou nordique, où les bardes ont un rôle important, et où les femmes ont un haut statut au sein d’une société patriarcale. Cette société favorisait la réciprocité des échanges de biens et n’avait pas de système économique.

Homère décrit des événements datant de1 190 av. J.-C., une période de frappe cométaire – la guerre de Troie étant liée à des événements cosmiques.

Et d’ailleurs était-ce une guerre humaine ou bien la description d’une guerre céleste?

Baillie rapporte grâce aux cernes des arbres qu’il y a eu un important trauma en 1 139 av. J.-C., à la même époque. Parmi les traumas rapportés par Baillie, nous avons les dates suivantes, où ont frappé comètes, séismes, tsunami, volcans, bulles de gaz océanique, brouillards toxiques.

-2 354 ; -2 345 (Déluge biblique)
-1 628 ; -1 623 (Exode)
-1 159 ; -1 141 (roi David, famines)
208-204 (famines, dynastie Ch’in)
536-545 (roi Arthur, âges sombres)

Sacrifice d’Iphigenia à Aulis (peinture romaine). Noter les éléments célestes.© Inconnu – Sacrifice d’Iphigenia à Aulis (peinture romaine). Noter les éléments célestes.

Les premières versions de l’épopée de Gilgamesh sont sumériennes, elles datent de 2 150/2 000 av. J.-C. et ont été rassemblées bien plus tard en une seule version (17-18e siècle av. J.-C.).

Puis après la désintégration de l’empire Hittite il y a eu une version babylonienne au 13-10e siècle av. J.-C. La meilleure version est celle retrouvée dans la bibliothèque d’un roi assyrien du 7e siècle av. J.-C. Il y a donc 1000 ans d’écart entre les premières et dernières versions.

Les comètes étaient perçues comme un danger pour les rois.

Kometes veut dire étoile chevelue, et le hiéroglyphe était celui d’une femme chevelue – identique à Nut mais avec des cheveux.

Dragon rouge déjà utilisé en 1485 par Henri VII© Inconnu – Dragon rouge déjà utilisé en 1485 par Henri VII

La description de Cúchulainn correspond exactement à une comète et ses effets électriques (il avait un char du tonnerre, tiré par des chevaux avec une crinière, et lançait du métal). Il repasse sept fois au-dessus de l’Irlande. La légende arthurienne (mort du roi Arthur vers 539) correspond à l’apparence d’une comète puis la famine et la peste (mythe de la « Terre Désolée »).

Titurel reçoit le Graal et l’épée, peinture de Franz Stassen© Inconnu – Titurel reçoit le Graal et l’épée, peinture de Franz Stassen

Les Britons, qui ont été remplacés ou assimilés par les Anglo-saxons ont été victimes d’explosions cométaires.

Le symbole du dragon rouge du Pays de Galles est à rapprocher d’une comète.

Le drapeau s’appelait « Draig Goch », qui se réfère à dragon mais aussi à un éclair qui ne touche pas le sol, ou à une météorite. On a donc des liens entre Lugh, qui est une autre version de Cúchulainn, et Arthur qui fait écho à Lugh.

Le Saint Graal fait l’objet de débats d’ésotéristes depuis longtemps. Mais R. S. Loomis dit que Eschenbach parle du Graal comme une « Pierre ». On peut aussi comparer la « lance » à la queue d’une comète, la langue de Lug, la lance du Roi Pêcheur, qui est destructrice. Donc le Graal est une comète, et sa queue apporte la destruction.

Pour Baillie, Taliesin, un poète gallois supposé de l’âge sombre, post-romain, qui aurait été le compagnon de Bran et d’Arthur, était une comète. Taliesin signifie « front brillant ». Il parle d’obscurité, de séisme, feux, tsunami… D’ailleurs, Taliesin dans son poème évoque d’ailleurs le Déluge, la destruction de Sodome et Gomorrhe, l’Exode, David et Golath (une histoire de comète), et jugement dernier : Armageddon.

Reculons maintenant dans le temps, pour revenir à Gilgamesh, qui aurait été un vrai roi d’Uruk vers 2 700-2 500 av. J.-C.

Le roi Shulgi se réfère à lui en 2 000 av. J.-C. pour se donner une légitimité. Ces histoires ont été produites à des fins de propagande politique et reposent sur un être très puissant – une comète. L’épopée a été commandée par l’ambitieux roi Shulgi. L’épopée est composée de différentes histoires :

  • Gilgamesh et Agga – Gilgamesh détruit l’armée d’Agga mais l’épargne. Il dégage une « aura terrifiante » : c’est une comète.
  • Gilgamesh et Huwawa – Gilgamesh charge Enkidu d’aller avec lui à la forêt des cèdres pour trouver immortalité en combattant Huwawa. L’histoire ressemble à Persée et Méduse et David et Goliath. Humbaba/Huwawa ressemble à Cúchulainn (visage de lion, haleine de feu…).
  • Gilgamesh et la taureau céleste – Histoire babylonienne plus tardive. Histoire de comètes, semblable à l’histoire irlandaise « la rafle des vaches de Cooley ».
  • Gilgamesh dans le monde souterrain – La fragmentation d’une comète.
  • Le déluge d’Utanapishtin – Gilgamesh demande le secret de l’immortalité. Texte original akkadien : le Mythe d’Atrahasis (1 600 av. J.-C.). Seul Atrahasis survit au déluge.

Les histoires de Gilgamesh ont été assemblées sur 1000 ans !

L’épopée originale semble se baser sur la littérature mythique existante évoquant les comètes. L’épopée était réservée à une élite de scribes, et pas destinée au peuple. La Bible ne reprend pas l’épopée et elle se perd. Mais dans l’Odyssée il y a un conte qui y ressemble beaucoup.

Télipinu, dieu hittite de la prospérité© Inconnu – Télipinu, dieu hittite de la prospérité

Le grec Berossus : 280-261 av. J.-C., a extrait ses informations des textes cunéiforme. Certains pensent aussi que le Proche-Orient a influencé les auteurs grecs (Homère/Hésiode), comme dans le cas du mythe de Télipinu. Dans ce mythe anatolien (pas sumérien) repris par les Hittites, Télipinu, fils du Dieu de l’Orage, s’en va et provoque une famine. Son père part à sa recherche et envoie un aigle puis une abeille qui le retrouve. Réveillé, il se met à tout détruite. Seule la déesse de la magie l’apaise (Kamrusepa). Il semble que ce mythe était destiné à être mis en scène (=rituel).

Les destructions de Télipinu se réfèrent à celles de comètes, et le peuple cherchait à apaiser ce « dieu » (sacrifices…). Ce mythe est en comparable à d’autres mythes d’une divinité de la fertilité qui disparaît (Dumuzi, Perséphone,…)Autre mythe, celui d’Illuyanka. Il s’agit d’un combat entre un serpent et le dieu de l’Orage. On retrouve le thème du héros humain qui aide le dieu à tuer un monstre cosmique, thème courant chez les grecs. Ces mythes se confondent avec l’histoire, comme dans le cas du mythe Hittite de la Reine de Kanesh, qui évoque des hostilités historiques, tout comme Virgile qui dissimule dans la légende de Didon et Enée le conflit entre Rome et Carthage.

Il y a d’autres mythes hittites intéressants, comme celui des fils d’Appu, et aussi des mythes d’origine non-hittite, comme celui de Kumarbi, le père des dieux. Ce mythe ressemble beaucoup à la Théogonie d’Hésiode. Alalu, Anu et Kumarbi trouvent écho dans Ouranos, Kronos, et Zeus, sauf que la version grecque inclut la première génération (Gaia, mère et femme d’Ouranos) alors que la version hittite commence par un dieu masculin. Cela signifierait que la version grecque contient une connaissance plus ancienne, qui se réfère à la comète géante qui s’est ensuite fragmentée. Selon Hérodote, Hésiode et Homère semblent avoir puisé leurs connaissances dans la tradition des hyperboréens.

Le dieu du ciel tue Illuyanka© Inconnu – Le dieu du ciel tue Illuyanka

Une caractéristiques des mythes hitittes est que le mal est vaincu, mais il revient toujours. Les dieux sont bien de nature cométaire, décrits comme des « têtes terrifiantes » (exemple : Typhon). Pourquoi ces mythes qui ne fournissent pas d’enseignement moral ont été préservés ? Parce qu’ils relatent des faits réels : une comète géante s’est fragmentée et ses passages ont provoqué des cataclysmes.

Les dieux du Proche-Orient étaient « humains » avec leurs émotions, et l’immortalité et des pouvoirs.

Les prières royales hittites montrent que plus de la moitié d’entre elles étaient pour une déité solaire.

Les comètes sont les « fils du soleil ». Par exemple, la déesse Hatti, reine du ciel, «flambeau des pays Hatti » fait référence à une comète. Il y a d’ailleurs souvent une relation entre une déesse solaire et un dieu de l’Orage, représenté avec une hache et la foudre. Sa colère détruisait les empires… c’était Taru, Tarhung, Teshub, Adad/Hadad, Ba’lu, et Yahweh (= Zeus).

Teshub, avec la foudre et la hacheTeshub, avec la foudre et la hache

Les religions hittites et du Proche-Orient essayaient de comprendre leur environnement détruit par une menace céleste.

L’importance de la transmission orale explique les similitude entre Gilgamesh et Homère. Aussi, Zeus ressemble à Cúchulainn. Les mythes où des enfants se battent, comme dans la Théogonie d’Hésiode, font allusion aux fragments cométaires en conflit dans le ciel.

Les égyptiens accordaient une grande importance à la colonne Djed. Et aussi, Osiris fragmenté fait allusion à une comète fragmentée.

Il y a de nombreuses similitudes entre les mythes, comme le fait qu’Yggdrasil est similaire au mont Olympe, et similaire à la colonne Djed. Il y a un lien très fort entre le symbole de l’arbre et la comète.

Colonnes Djed à Abydos© Inconnu – Colonnes Djed à Abydos

Une comète peut dans le ciel être comme un pont avec le terre à l’horizon et ressembler à un arbre.

Les comètes peuvent avoir plusieurs queues : de poussières et d’ions.

Le serpent ou dragon en bas de l’arbre combattait l’aigle perché en haut sont des aspects des comètes.Les grecs prenaient leur mythologie pour un « divertissement », mais les égyptiens le prenaient au contraire très au sérieux, ce qui signifie qu’ils ont subi un gros traumatisme.

La période du Ragnarök est décrite comme une période de guerres entre les hommes, de chute d’étoiles, de séismes, de serpent sortant de la mer, de tsunami...

Le dieu Surt consume le monde, faisait périr la race des hommes. « Le soleil s’obscurcira, la terre sombrera dans la mer, les étoiles resplendissantes, disparaîtront du ciel, la fumée tourbillonnera, le feu rugira, les hautes flammes, danseront jusqu’au ciel ». Après cela, le monde sera purifié et renaîtra avec des survivants.

Les indiens d’Amérique perçoivent aussi les comètes comme des serpents.

Les oiseaux-tonnerre nous protègent de ces serpents célestes, faisant jaillir des éclairs et retentir le tonnerre. Les indiens voient le ciel comme un lac froid, tout comme les chinois qui plaçaient les dragons dans des étangs. Beowulf aussi était dans la mer. Ces mythes datent de la même époque : entre 500 et 530.

En Amérique centrale, le mythe de Quetzalcoatl contre Tezcatlipoca reprend le thème des comètes qui se battent. On parlait aussi des époques comme des « soleils », ces soleils faisant référence à des comètes.

Dans le judaïsme, la « voix » de dieu est l’interaction électrique produisant des effets sonores, comme le rugissement d’un taureau.

De même le symbole de l’étoile de David, Mâgên Dâwîd, est à la base un symbole sumérien faisait référence à une comète (voir l’assyriologue Hildegard Lewry).

Les origines du judaïsme et de l’islam se trouvent dans des cataclysmes cométaires.

Le Sceau de Salomon des synagogues et le Croissant des mosquées sont deux symboles du mithraïsme et d’autres cultes, d’origine assyrienne.

Une tablette montre un dieu près d’un Mâgên Dâwîd portant une Menorah (chandelier à 7 branches). Les deux objets représentent une comète, et ses sept queues.

Sur une autre tablette, on voit un Mâgên Dâwîd près d’un croissant lunaire et un disque solaire. L’étoile est donc une comète (pas une planète), car elle est supposée être aussi brillante que le soleil ou la lune.

Ishtar était une comète, puis son symbole de l’étoile à huit branches a été assignée à la planète Vénus. Une comète pouvait aussi se nommer Jupiter, Mars ou Saturne, selon sa forme changeante.

Les légendes des personnages de Salomon et David ont été recomposées en Palestine mais ne viennent pas de là. Salomon faisait des sacrifices en haut de ziggourats (montagnes). Les « montagnes » étaient les lieux d’observation du ciel, des observatoires. Salomon dormant en haut du mont Gibéon a été « averti » par Dieu. Ce genre d’avertissement menant à la construction de murs épais de protection en pierre, comme pour les murs cyclopéens mycéniens (1,550-1,060 av. J.-C.)

Les événements de type Toungounska semblent être à l’origine des « lieux sacrés », propres à un dieu, à une tribu…

Yahweh était un des noms de Saturne. Le nom de Jérusalem dérive de « Ur-sa-li-im-mu », « la ville dédiée au dieu Salim ». Bit Sulmani est la « ville du dieu Sulmânu ». Ce dieu a été transformé en Yahweh dans l’Ancien Testament. Salim se retrouve dans le nom du fils de David, Ab-salom et dans Solomon.

Le temple de Jérusalem était dédié à Salim/Saturne. Le culte de Yahweh, qui s’est formé à Babylone, n’était pas la religion des anciens hébreux de Palestine. Des textes anciens ont été utilisé pour créer une fausse histoire d’Israël.

Cylindre akkadien, 2,250 av. J.-C., Ninurta, Ishtar, Shamas, et Ea. Noter Ninurta avec sa flèche.© Inconnu – Cylindre akkadien, 2,250 av. J.-C., Ninurta, Ishtar, Shamas, et Ea. Noter Ninurta avec sa flèche.

Saturne était aussi Ninurta.

La légende de Ningirsu fait référence à un déluge et une frappe cométaire. Ninurta/Ningursu aurait mit fin au déluge en « construisant un mur de pierre ». C »est Enlil qui serait responsable du déluge. Ninurta a lutté contre le déluge d’Enlil. Ninurta aurait tué son père Enlil, révéré à Nippur.

L’historien phénicien Sanchoniathon est-il l’une des sources des auteurs de l’Ancien Testament?

Il aurait écrit « l’histoire la plus véridique des juifs », d’après les écrits obtenus d’un prête de Yahweh (période pré-homérique).

Les phéniciens (cananéens) étaient les cananéens, ancêtres des libanais actuels : juifs et arabes originels (3 200-1 200 av. J. -C.). L’histoire des dieux racontée par Sanchoniathon ressemble aux théogonies grecques et hittites. Sanchoniathon parle de « Kronos-Elos »… la comète, « l’étoile de Kronos » devenue Saturne.

Ninurta chassant un monstre. Noter la foudre dans sa main et la faucille qui pend sous son bras gauche.© Inconnu – Ninurta chassant un monstre. Noter la foudre dans sa main et la faucille qui pend sous son bras gauche.

Le dieu des phéniciens, El, était un dieu-comète, Saturne alias Kronos. Sanchoniathon, qui dit que ce qu’il relate se retrouve dans l’épopée sumérienne de Ninurta. Il ajoute que c’est El/Kronos qu’est attribué la pratique de la circoncision. Le Grand Temple de Baalbek (cité phénicienne) est-il le Temple de Salomon ?

Sanchoniathon donne aussi une description étonnante des dragons ou serpents qu’il considère comme divins, lesquels aurait un souffle enflammé, prendraient diverses formes, et avancent en formant des spirales.

Puis ils meurent en se consumant eux-mêmes. Il dit que cet animal a été adopté dans les temples et rituels mystiques.

El guerroie dans le ciel avec Ouranos, son père. Après sa victoire, El construit un mur protecteur et fonde Byblos en Phénicie. Il s’y déroule des sacrifices à Saturne, « en cas de guerre, peste ou calamité publique », car la légende veut que Saturne lui-même a sacrifié son fils sur l’autel. Le fils du gouvernant était donc sacrifié (voir Lewy). Saturne est devenu au Moyen-Âge une planète dévoreuse d’enfants, ce qui fait référence à ces sacrifices.

Selon Ad-Dimisqui, le Temple de Saturne était construit en forme d’hexagone, et était entièrement noir.

La Kaaba était auparavant également noire, et la pierre noire était vénérée avant Mohammed. On l’appelait Hubal (« celui qui retire violemment l’enfant à la mère »).

Moïse au puits, par Boticelli© Inconnu – Moïse au puits, par Boticelli

Le grand père de Mohammed aurait voulu sacrifier un de ses fils à Hubal. Donc, le dieu de la Kaaba réclamait des sacrifices d’enfants.

C’est une caractéristique du culte de Saturne. Le nom Kaaba veut aussi dire cube, et le saint des saints du Temple de Salomon était cubique, et avait des rideaux noirs, propre au culte de Saturne.

Une autre caractéristique de ce culte est la présence de puits et cours d’eau.

Une légende du Talmud dit que David creusait pour chercher de l’eau, et qu’il a fini par tomber sur une pierre qu’il a soulevé, libérant de l’eau qui allait provoquer un déluge. Alors il écrivit le nom du Seigneur sur la pierre et boucha le trou. Assurnasirapli aussi, construisant le Temple de Ninurta, a creusé profondément pour trouver de l’eau.

A la Kaaba aussi il y a un puits, où était placé une statue de Hubal. Il y a donc un lien entre ces déités et les eaux souterraines. La déité empêcherait l’eau d’inonder les terres, tout comme le sceau de Salomon garde les mauvais esprits enfermés. On faisait toujours des sacrifices à Jérusalem en 333, c’était donc un élément central du culte israélite, mais il a été retiré de l’Ancien Testament.

Dans les cultes de Saturne, on retrouve également une déesse associée au « puits » dont les eaux sont guérisseuses. Même chose à la Mecque et à Jérusalem.

Il y avait donc un culte des corps célestes, un culte des pierres considérées comme divines. Une météorite était vénérée à Tyre, nommée Bêt-êl, la « maison d’El » (là où dans la Bible Jacob a rêvé de l’échelle) [NdT : Voir ce document, pour plus d’infos]. La pierre était considérée comme sacrée car elle faisait partie du corps du dieu, comme pour la pierre noire de la Kaaba.

Après les déluges on pensait que le corps du dieu (les météorites) aurait pu arrêter les eaux (obstruer le puits).

Quand la pierre noire de la Kaaba a été retrouvée, elle vint remplacer la statue de Hubal qui n’était plus nécessaire.

Elle est placée au-dessus d’un puits. De même dans l’épopée de Ninurta, le dieu jette un morceau de son propre corps pour arrêter les eaux. Les légendes de la fondation du Temple de Jérusalem sont identiques à la tradition du culte de Saturne. Il n’y a donc pas de rupture entre la tradition ancienne et le judaïsme ou l’islam.

Quand les juifs et leur dieu tribal Yahweh ont conquis Jérusalem, ils ont donc fait passer Yahweh pour une partie – la plus importante – du corps de Saturne, le dieu suprême. Pour preuve, ils ont repris l’étoile de David qui fait directement référence à la Comète noire, Saturne. Salim passa en arrière-plan.

Au Moyen-Âge, les juifs était connus comme étant le « peuple de Saturne ».

David aurait effectué un recensement (pour établir des impôts) sur les israélites, et Dieu l’a puni. Le prophète Gad a donc demandé à David comment il souhaitait être frappé. Il a choisi trois jours de peste. Au Moyen-Âge, l’étymologie de « pestilence » était donnée comme étant « le temps de la tempête causée par la lumière des étoiles ». Cette étymologie permet de comprendre la pestilence biblique envoyée sur Israël. 70 000 moururent, des villes furent rasées. Cela s’est passé lors d’une « moisson » selon la Bible, ce qui est en lien avec Persée, Mithra et Ninurta représentés avec des faux (lien également avec la tauroctonie, car du blé pousse du taureau).

David achète alors une terre pour faire un sacrifice et construire le temple. Il l’achète à Araunat, un hittite (roi jébusite/hittite de Jérusalem). On retrouve ici l’idée de terres délimités de bornes indiquant que la terre est propre au dieu. Lewy conclut que David et Solomon aurait voulu imposer le culte de Saturne aux premiers hébreux (1645-1600 av. J.-C.)

Dans le Coran, Allah est décrit comme étant le « seigneur de cette demeure » (dieu de la Kaaba). Allah est décrit comme une « étoile » dans le Coran.

Les chrétiens se demandent comment Mohammed a pu rapprocher Allah à Yahweh. Mohammed cherchait à retrouver le « rituel correct » pour honorer le dieu-comète dont une partie de son corps était la pierre noire. Il rencontrait là le même problème que relate un roi babylonien et un roi de Judée dans la bible – c’est-à-dire comment retrouver le rituel correct. Mohammed semble n’avoir pas pu retrouver les rites et à donc demandé conseil aux prêtres juifs.

Les musulmans ont commencé à prier en direction de la Kaaba car c’est la représentation visible du dieu céleste. La fonction du Dôme du Rocher à Jérusalem et de la Kaaba sont très similaires.

Dans le Dôme du Rocher il y avait une dalle de pierre, l’Eben Setija, qui était encore en place quand les musulmans ont conquis Jérusalem. La pierre de la Kaaba serait destinée à rejoindre cette pierre. Mohammed ordonnait avant de prier en direction de la pierre sacrée de Jérusalem, cette partie du dieu-comète visible sur Terre.

L’islam a donc repris un culte juif, et sont à la base le même culte, celui de Saturne (Salim/El/Allah).

On a dit ensuite que Hubal n’était pas arabe, parce que si la Kaaba avait était construite par Abraham et son fils Ishmael, il était incohérent qu’on y vénérait une idole iconique (contrairement au dieu aniconique d’Abraham). Mais Hubal et d’autres déités sont bien arabes, on le sait grâce à des inscriptions cunéiformes.

Chapitre Sept – Les Philosophes Grecs – Que savaient-ils?

Carte de l’Anatolie antique© Inconnu – Carte de l’Anatolie antique

Vers le 8e siècle av. J.-C., les grecs gouvernés par une aristocratie colonisent la Méditerranée. La culture hittite cède sa place à la culture grecque. L’étude des philosophes grecs montre que la civilisation à ce moment-là a besoin d’être re-créée, re-pensée, réorganisée, après une énorme destruction. Il est très intéressant et amusant d’étudier Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce que quiconque peut lire aisément.

Homère et Hésiode

Ils avaient leurs sources dans les civilisations mycénienne et minoenne, redécouvertes récemment. Mais on n’a retrouvé que des monuments, pas de textes. Il y a eu à l’origine une invasion de la Grèce depuis le nord par des peuples subissant des catastrophes. Ils y amenèrent un nouveau panthéon de dieux. C’étaient des dieux de violence et de conquête. Homère et Hésiode (750-650 av. J.-C.) sont les sources les plus anciennes.

Titanomachie. Noter les lances.© Inconnu – Titanomachie. Noter les lances.

Hésiode apporte l’idée des âges (or, argent, bronze, fer) qui sont des cycles liés aux passages des fragments cométaires. L’âge d’or est associé à Cronos, puis les suivants à Zeus. La boite de Pandore symbolise les mutations génétiques liées aux comètes : cannibalisme, sacrifices humains, et déviants pathologiques.

On peut faire un parallèle entre la Théogonie d’Hésiode et la tablette Kumarbi hittite. Cependant la version grecque contient des éléments non-mésopotamiens. Hésiode traite de généalogie entre les « dieux » (comète principale et ses fragments nés de la désintégration) et de comment « Zeus » est devenu l’autorité suprême en tuant les Titans (impact ?).

Homère explique que l’attitude juste est l’hospitalité envers les étrangers. Dans l’Odyssée, Ulysse rapporte différentes formes d’hospitalité. Ces récits ont ensuite été qualifiés d’imaginaires mais il se peut que de tels personnages existaient. Les premiers grecs qui se réorganisaient après la destructions et et la fin de l’empire hittite s’exprimaient par les mythes.

L’éther était perçu comme entourant la terre et de nature ignée, le ciel était perçu comme un océan (Okeanos). Le soleil naviguait dans une barque (comme en Égypte). Ils cherchaient à décrire ce qu’il y avait sous l’horizon (Tartare), c’est-à-dire, d’où sortaient les comètes.

Alcman

Poète sparte qui a écrit une cosmogonie théogonique, vers 600 av. J.-C. Il décrit des « voies dans la mer primordiale » (poros) et des « signes directionnels » (tekmor), c’est-à-dire les trajectoires des comètes dans le ciel. On ne sait pas d’où viennent ces termes, qui ne sont pas anatoliens, ioniens et qui ne viennent pas d’Hésiode.

Phérécyde

Vers 540 av. J.-C., il a enseigné à Pythagore une connaissance trouvée dans livres phéniciens (selon la Souda). Sanchoniathon aussi avait trouvé sa connaissance dans des livres phéniciens. Il y a une confusion entre Phérécyde et Pythagore par manque de sources. Il fait le lien entre les mythes et les pré-socratiques.

Phérécyde faisait des observations astronomiques. Il est question d’un marqueur de solstice connu d’Homère : ce marqueur est-il un mégalithe d’Europe du Nord, comme Stonehenge ? Phérécyde aurait écrit la Pentemychos, (« cinq replis »). Si Phérécyde parlait bien de régions du ciel, cela forme un pentagramme, celui des pythagoriciens (symbole de purification). (Le pentagramme pythagoricien n’a rien à voir avec la magie, c’était une tentative de cartographier le ciel pour traquer les comètes).

Sa cosmogonie se basait sur 3 principes, autrement dit, les trois fragments de comète qui luttaient dans le ciel : Chronos/la tête, Ophioneus/la queue (serpent), et leur nombreuse progéniture fragmentée (la castration de Chronos).

Hale-Bopp avec deux queues, une de poussière et une ionique bleue© Inconnu – Hale-Bopp avec deux queues, une de poussière et une ionique bleue

Les « replis » sont les constellations, c’est-à-dire des zones du ciel d’où sortaient les comètes. Phérécyde cherchait à comprendre de façon pragmatique les passages des comètes.

Phérécyde divisait le ciel en 10 segments avec 5 qui sont toujours l’horizon. Plus tard, c’est passé à 6 (avec le zodiaque à 12 signes). Le zodiaque en 12 signes est d’origine babylonienne (600-475 av. J.-C.). La liste finale de 48 constellations a été établie à l’époque de Ptolémée (90 – vers 168). Plus tard le livre de Stanislaus Lubienitzki (1668) présentera différentes traditions zodiacales avec des observations des comètes.

« Zeus » a « nettoyé » le ciel en arrivant, éjectant dans le Tartare, comme par un lancé de bowling, Ophion (divinité primordiale anguipède orphique) et ses serpents. Ces comètes disparues ont donc prises une autre orbite, il serait d’ailleurs intéressant de savoir si elles existent toujours.

Phérécyde est le premier à parler de la réincarnation selon la tradition. Mais on peut penser qu’il s’agit plutôt des dieux-comètes qui reviennent de façon répétitive. Phérécyde a trouvé ses informations dans une tradition venant du nord, il a tenté de façon presque scientifique de décrire de vrais événements. Par exemple, il parle d’un « chêne ailé » (arbre=comète), portant une robe de mariage. Phérécyde aurait eu ses informations d’un général « barbare » qui avait pris Athènes, et qui venait de la région la plus ancienne de Grèce, la Béotie (là où Hésiode est né – indice intéressant).

Le programme de l’école milésienne

William Mullen a évoqué les milésiens dans une conférence sur les catastrophes naturelles durant la civilisation de l’âge de bronze. Parmi les philosophes de l’école milésienne, on trouve Thalès , Anaximandre, Anaximène, et Xénophane. Ils « démystifient » les phénomènes du cosmos, de sorte que les catastrophes ne viendraient plus des dieux de l’Olympe. Ils cherchent ainsi à réduire la crainte des populations envers le ciel. Leur pensée est proto-scientifique et s’oppose au catastrophisme. Cela signifie qu’à cette époque, il devait encore y avoir des comètes mais qu’elles causaient moins de dégâts.

La « civilisation grecque » telle qu’on la conçoit aujourd’hui correspond plutôt à ces « grecs ioniens » qui ont plus tard colonisé la Grèce. Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de liens entre Mycènes (les descendants des Thraces) et les ioniens/milésiens, qui étaient des réfugiés athéniens (suite aux cataclysmes). Cependant le courant d’Homère, Hésiode, Alcman et Phérécyde est différent de l’école milésienne d’Anatolie.

Thalès de Milet (624 av. J.-C.- 548 av. J.-C.)

Il fonde une école en 600 av. J.-C. Son but est d’expliquer les phénomènes sans la mythologie. C’est un but politique, dans le cadre de la défense militaire contre les Perses. Il a été intégré parmi les « Sept sages de Grèce » mais aucun n’était philosophe, c’étaient des législateurs/politiciens.

A cette époque, qu’on appelle « période axiale », on remarque un changement de pensée partout dans le monde (autour de 600 av. J.-C.). Quelque chose a radicalement changé depuis les cataclysmes de la fin de l’âge de bronze.

Anaximandre (610 av. J.-C.- 545 av. J.-C.)

Il était intéressé par le pouvoir et le contrôle politique. Sa théorie des quatre éléments sortis de « l’œuf cosmique » ressemble à la théorie du Big Bang. Il parle également de cycles, peut-être sous l’influence de la cosmologie iranienne et l’étude des comètes ? Il parlait des étoiles comme s’il décrivait des comètes. Il est possible qu’Anaximandre, gouverneur d’une colonie milésienne, devait décider de mettre fin aux croyances des « dieux-comètes » dans un but de contrôle politique. Est-ce que « l’ancienne coutume » était donc de sacrifier les chefs si la population percevait que les dieux étaient en colère et affamés ?

Pythagore de Samos, l’école italienne (570 av. J.-C.- 498 av. J.-C.)

Il aurait beaucoup voyagé et aurait été Initié partout. Diogène dit que Pythagore aurait une origine nordique. Il fonde une « vraie aristocratie » (gouvernement des mieux qualifiés) en 530 av. J.-C. à Crotone (colonie grecque en Calabre). L’organisation politique de Pythagore était destinée au bien commun, dans une réelle aristocratie, a été détruite. Les pythagoriciens ont subit un revers, à cause de la propagande dont ils ont été l’objet.

Pythagore donnait aux athlètes un régime de viande, et pas de figue/fromage/céréales. C’est plus tard seulement qu’on a dit que Pythagore était végétarien, ce qui est faux. Par contre, Empédocle (qui a constitué la doctrine des quatre éléments) était végétarien. Certains auteurs font parfois la confusion entre les deux philosophes. Aristote dit que Pythagore ne mangeait pas de pois, ni de coqs blancs (sacrés), ni ne mangeait ce qui tombait par terre (pour inciter à la modération).

Les trois livres écrits par Pythagore auraient été achetés très chers par Platon. Il pratiquait une divination par les sons, la voix et les augures, sans jamais utiliser d’encens ou de sacrifices d’agneau.

Les pythagoriciens eurent un rôle actif en politique à Crotone et cela a conduit à leur chute. Leurs lieux de réunion ont été brûlés, Alors que Pythagore recevait à son époque des critiques satiriques, et qu’il était tourné en ridicule, même insulté, on lui a donné beaucoup d’importance jusqu’à la Renaissance.

Platon a corrompu une bonne partie des enseignements de Pythagore en lui inventant des doctrines. Pythagore aurait encouragé à la pure contemplation et la musique pour la purification de l’âme, et enseigné que le philosophe qui contemple la science et les mathématiques serait libéré de la réincarnation. Mais c’était Archytas qui était à l’origine des découvertes mathématiques attribuées à Pythagore. Platon a peut-être volé les idées à Archytas et les a attribuées à Pythagore pour se donner plus d’importance.

Walter Burkert dit que les idées du Timée sur Pythagore sont dues à Platon et que Pythagore était plutôt un personnage « chamanique », un peu comme Moïse, ayant une influence dans la société. Cela a été déformé dans l’Académie de Platon. Aristote continuait à faire la distinction entre le personnage de Pythagore et la perception qu’en avaient les platoniciens. Platon aurait aussi volé le mythe de l’Atlantide dans les livres de Pythagore. Platon a donc fait un usage personnel des idées des communautés pythagoriciennes, qu’il avait trouvé dans les « trois livres » !

Les pythagoriciens étaient traités de « végétariens pieds nus » à Athènes pour les ridiculiser et ainsi attaquer Pythagore.

Leur mode de vie est passé chez les cyniques. En dehors de Platon, nous avons trois sources importantes : Diogène Laerce, Porphyre et Jamblique. Selon Platon les pythagoriciens se sont divisés en 2 groupes : scientifiques et mystiques. Les idées scientifiques ont été portées par Philolaus, influencé par Anaximandre de l’école milésienne. Mais on peut penser que l’importance donnée par Platon aux mathématiques pour la libération de l’âme servait à faire tourner les gens en rond indéfiniment, une fois qu’ils se mettaient à chercher la « bonne formule ».

La transmigration des âmes chez Pythagore était une idée d’origine indienne, celtique ou germanique (trois influences venues des steppes d’Asie centrale). Ses idées étaient proches de l’orphisme, et proches du chamanisme d’Asie centrale. A-t-il été inspiré par les Thraces ? Ou Pythagore a-t-il trouvé ces idées chez les Goths du nord et ceux près des côtes de la Mer Noire (les Goths y vivaient avant d’envahir l’empire romain).

Quant à Salmoxis, l’esclave affranchi de Pythagore qui aurait enseigné par une tromperie la doctrine de l’immortalité dans son pays gète, on peut rapprocher son nom de Sabazius, Dionysus, et Zeus. Lactance parle des Gètes (Daces) comme étant un peuple guerrier redoutable instruit par Zalmoxis. Zalmoxis est à l’origine de la pratique « hesuch » (danse et chant), un terme qu’on retrouve dans le terme « hésychastes » (mystiques pratiquant la prière du cœur, au 14ème siècle). Salmoxis était un dieu du ciel, donc en lien avec les comètes.

Reconstitution du temple d’Apollon à Didymes© Inconnu – Reconstitution du temple d’Apollon à Didymes

A Didymes en Anatolie, près de Delphes se trouvaient les Branchides, une lignée de prêtres descendants de Branchos, un berger qui aurait rencontré Apollon. Ils occupaient un sanctuaire ionien qui date d’avant la colonisation ionienne. Il s’y trouvait un chemin sacré de 17 km avec des statues, prototype des « stations de croix » catholique. Didyme veut dire jumeaux (= Apollon et Artémis), et on peut faire le lien avec Thomas Didyme et la « femme de Jésus ». A Didymes, se trouvait aussi une prêtresse près d’une source sacrée, comme dans le judaïsme et l’islam. Le culte d’Apollon Didymiae (apollon de Didymes) a ensuite été déplacé en Sogdiane.

Hacatée de Milet (550 av. J.-C.- 476 av. J.-C.)

Historien à Milet. Il mentionne les celtes. Il est contre la pensée mythologique. Héraclite le condamne sans doute car ainsi, il jette le bébé avec l’eau du bain.

Anaximène (585 av. J.-C.- 528 av. J.-C.)

Défenseur d’un « monisme matérialiste » comme les autres de l’école milésienne. Il considère l’air comme étant la matière primordiale (et pas l’eau comme dans d’autres systèmes). Il pensait que les météorites étaient dues à l’évaporation de la terre et qu’elles retombaient ensuite.

Xénophane de Colophon (570 av. J.-C.- 475 av. J.-C.)

Il fonde l’école éléatique, à Élée en Italie. Il critique les idées religieuses, les conventions militaires. Il meurt en Sicile. Il a écrit de la poésie, en critiquant les mythes (Homère/Hésiode). Il est perçu comme le premier monothéiste. Il explique l’origine des comètes comme Anaximène, disant que les nuages qui s’élèvent prennent feu à une certaine hauteur. Il défend donc une théorie atmosphérique des étoiles et comètes.

Héraclite (535 av. J.-C.- 475 av. J.-C.)

Il disait – c’est un indice – qu’Hésiode, Pythagore, Xénophane et Hecatée étaient instruits mais qu’ils ne comprenaient pas l’essentiel. Héraclite était très avancé, il disait par exemple que nos pensées sont reflétées par l’univers, et que les hommes et nations ne créent pas ce qu’ils souhaitent pas ce qu’ils sont.

Héraclite critique Pythagore car il aurait perçu l’idée des 5 (ou 7) replis sous l’angle de l’orphisme (= purification de l’âme), alors qu’il s’agissait d’une connaissance liée aux destructions cosmiques. Il critique Hésiode pour l’idée de dieux sur l’Olympe, et il critique Xénophane parce que lui aussi ne comprenait pas les mythes. Héraclite semblait condamner à la fois l’approche mythologique et l’approche rationnelle utilisées pour expliquer le « surnaturel ».

Il aurait laissé à son frère son statut de prince car pour lui la politique est ponêra (le mal). Mort d’hydropisie, il a écrit un livre durant sa vie. Il est connu pour avoir été très mélancolique, peut-être voyait-il que la direction prise par les pensées de la population menait inévitablement à des âges sombres ? On dit qu’il avait un intellect sublime et qu’il était un peu fou, mais c’est logique dès lors que l’on voit. Qu’avait-il vu exactement ? Difficile à dire, toutes ses œuvres sont perdues.

Héraclite pensait qu’un feu dans l’univers produit toute chose par l’unité des contraires. C’est une idée reprise par Zénon, fondateur du stoïcisme. Ce feu pourrait faire allusion au plasma, ou à l’électricité, ou même au vide quantique (et le chi, l’origine). Ce « feu » est le logos, la source d’activité. Pour Héraclite, l’univers est changement. On n’entre pas deux fois dans la même rivière… cela se rapproche de la théorie quantique, où les objets sont générés et recréés à chaque instant.

Pour Héraclite, les humains sont tels des enfants inexpérimentés qui ne suivent pas la loi divine. Pas étonnant qu’il ait été mélancolique et incompris, car encore aujourd’hui, les gens ont besoin d’un dieu créateur, ou d’un big bang. On doit à Héraclite la première tentative d’élaborer une théorie de l’information.

Anaxagore de Clazomènes (500 av. J.-C.- 428 av. J.-C.)

Venu de Clamozènes en Ionie, il s’est installé à Athènes. Il disait le contraire d’Héraclite, c’est-à-dire que l’esprit ordonne tout, alors que pour Héraclite, c’est l’esprit cosmique qui précède tout. Pour lui également, le soleil était un métal bouillant et la Lune comportait des monts et vallées. C’est le premier à avoir dit, avec justesse, qu’Homède donnait des exemples de vertu dans ses épopées. Il a prédit la chute d’une météorite en 469 av. J.-C. Il a subi de grosses attaques contre ses théories, et déshonoré, s’est suicidé.

L’important est qu’il s’est fait attaquer après avoir déclaré que le ciel n’est pas aussi sûr qu’on l’affirme. Il semble y avoir eu une décision consciente à cette époque par les gouvernants pour que personne ne parle de pierres tombant du ciel.

Socrate (469 av. J.-C.- 399 av. J.-C.)

Né durant l’âge d’or d’Athènes, avec la victoire contre les Perses. Platon, Xénophon et Aristophane ont filtré ses enseignements. On ne sait pas de quoi il vivait car il ne gagnait rien en enseignant. Diogène a dit qu’il était élève d’Anaxagore puis quand ce dernier a été condamné à mort pour impiété, il fut élève d’Archelaus (physicien).

Les « 30 tyrans », et la guerre du Péloponnèse (431 av. J.-C.-404 av. J.-C.)

Guerre d’Athènes contre Spartes. Socrate avait 38 ans quand la guerre a commencé (et elle a duré 30 ans). Athènes était une puissance navale, tandis que Spartes était une puissance terrestre. Deux ans après la guerre, la peste arriva. Le tiers de la population fut décimé.

L’historien Thucydides décrit la maladie comme commençant par des douleurs à la tête, l’inflammation des yeux, de la gorge, une mauvaise odeur, puis un rhume, un enrouement, une toux violente, puis des rejets de bile, des efforts pour vomir inefficaces, des spasmes, des pustules, des ulcères, une impression de forte chaleur dans le corps, obligeant à être nu, à sauter dans l’eau glacée… puis une diarrhée fatale. La mort survenait au 7ème ou 8ème jour. En cas de guérison, il subsistait des séquelles aux extrémités, aux yeux…

La peste engendra le chaos social. Chaos des mœurs, et chaos religieux, impression d’abandon des dieux. La peste reviendra encore deux fois. La peste était-elle due à la comète ? Comme pour la peste justinienne qui sera traitée dans le quatrième volume ?

Périclès meurt en 429 av. J.-C. Plus tard Athènes attaque massivement la Sicile, pendant 11 ans, causant une destruction militaire, puis l’offre de paix des Spartes, qui est absurdement refusée et c’est à nouveau la guerre. Elle se termine en 405, avec la destruction de la flotte athénienne, au même endroit où Anaxagore avait prédit la chute d’une météorite.

La chute d’Athènes conduit à la prise de pouvoir de Spartes qui remplace démocratie par 30 tyrans. On ne parlait pas de tyrans à l’époque, ce sont les historiens qui l’ont ajouté plus tard. Ils parlaient de tyrans à cause de la restriction du nombre de votants, qui est pourtant logique car c’est ce peuple manipulé qui a conduit à 30 années de guerre. L’un des membres principaux des 30 étaient Critias, le grand-oncle de Platon et un proche associé de Socrate. C’est lui qui avait confisqué la fortune des élites athéniennes. La nouvelle oligarchie avait ciblé spécialement les riches, comme Lysias.

Mais des exilés menés par le riche général Thrasybulus organisèrent un coup contre les 30, et tuèrent Critias. Les riches élites revinrent au pouvoir. Anytus, un de ces riches, est le procureur de Socrate. Ce retour de la « démocratie » aggrave beaucoup les choses. Retournons maintenant à nos philosophes après avoir parcouru très très rapidement la guerre du Péloponnèse.

Archélaos de Milet (ve siècle av. J.-C.)

Maître supposé de Socrate, ce qui est controversé mais Diogène Laërce l’affirme. Il est aussi élève d’Anaxagore. On l’a surnommé « le Physicien » parce qu’il s’occupait de la philosophie naturelle. Platon réalisa-t-il le danger de cette philosophie naturelle après l’exécution d’Anaxagore et de Socrate ? On sait peu de chose sur son œuvre.

Platon rapporte avec justesse les idées de Socrate mais les utilise pour promouvoir les siennes, comme il l’a fait avec Pythagore. Laura Knight-Jadczyk cite Diogène Laërce sur Socrate, qui dit que Socrate prenait soin de son corps et qu’il a été le seul à échapper à la peste à Athènes. Socrate a apprit tardivement à jouer de la lyre, car il ne considérait aucun apprentissage même tardif comme inutile, et il dansait souvent (cela rappelle à Laura Zorba le Grec, voir 1, 2, 3). Socrate était très indépendant, refusant des offres tentantes et n’achetant rien d’inutile. Il disait que le seul bien était la connaissance et le seul mal l’ignorance et que la richesse n’apportait pas la dignité.

Socrate devait être le plus extraordinaire rhétoricien qui ait jamais vécu, et l’élite ne pouvait pas tolérer qu’il dise la vérité. Aristophane attaquait Socrate dans ses pièces. Anytus attaque ensuite Socrate après la période des « 30 ». Il accuse Socrate de ne pas reconnaître les dieux officiels et de corrompre la jeunesse. Athènes était alors une démocratie comme celle d’aujourd’hui : des masses gouvernées par une riche élite usant de propagande. Sa mort a deux raisons possibles. D’une part il critiquait sans cesse Anytus et d’autre part il enseignait au fils d’Anytus des choses que son père ne voulait peut-être pas,

Un indice très curieux est rapporté par Diogène Laërce. Socrate disait que pour comprendre Héraclite, il fallait un « plongeur délien » (Socrate :« Ce que j’ai compris est excellent, et ce que je n’ai point compris l’est sans doute aussi, mais il y faudrait presque un plongeur délien »). Pourquoi un « plongeur délien » ?

Et quelles nouvelles déités aurait-il amené (accusation d’Anytus) ? Socrate parle d’Apollon et d’Artémis à sa mort, mais ce ne sont pas des déités nouvelles. Apollon était déjà connu des Étrusques (Apulu). Les hymnes homériques disent qu’Apollon est un arrivant du nord. Il terrasse Python. Artémis aussi a des flèches. Tout comme le Rudra védique qui est aussi un archer. Ils lancent des maladies avec des flèches, il y a là un lien direct avec les comètes.

[Ndt : A propos des flèches représentant les comètes, nous avons aussi le dieu Tripurantaka qui est un aspect de Shiva. Il est lui aussi représenté avec un arc, une flèche, et une hache. Il aurait détruit les trois villes mythes des asuras. Le démon Tarakâ aurait eu trois enfants qui ayant eu la faveur de Brahma, auraient gagné « trois villes ou forts » (Tripura) qui « continuait à tourner dans le ciel pendant des centaines d’années ». Les trois villes ne se rejoignaient que rarement. Ces trois démons/asuras semaient le chaos dans l’univers, et seule une flèche qui pouvait réunir ces trois cités célestes les détruirait. Shiva décida donc de créer un arc et une flèche et un char où il plaça les divers dieux et déesses de l’univers. Quand les trois villes convergèrent, Shiva tira une flèche de feu (le serpent Vasuki) qui les détruisit. Cette légende ressemble beaucoup à une légende Toda (peuple d’Inde du Sud) qui raconte comment un serpent a également bondi dans le ciel, même si dans cette légende c’est pour manger une lapine qui s’était cachée dans la lune.]

Homère dit qu’Apollon était du côté des troyens contre les achéens. Durant l’âge de bronze final, le dieu Aplu (hittite/hurrien) est invoqué lors de peste. Le culte d’Apollon est établi en 650 av. J.-C. à Delphes et à Délos. Donc ce ne sont pas des déités nouvelles, Pourquoi Socrate est-il accusé d’en amener de nouvelles ? Amène-t-il plutôt de nouvelles interprétations de ce que sont réellement les dieux ?

Il y a un lien entre Socrate et Pythagore, par rapport à Apollon, l’hyperborée, et le fait que tous les deux pratiquaient une forme de divination.

On dit que Socrate n’a voyagé que deux fois, uniquement quand c’était nécessaire. Une fois, il a visité la ville de Pythagore, et l’autre fois, il est allé à Delphes. Pythagore aussi a été instruit par une prêtresse de Delphes.

L’histoire du « plongeur délien » est liée à un livre de Crotone, « le Plongeur », qui nous fait demander qui était Crotone. Mais Crotone était surtout la ville où Pythagore a essayé de mettre en place un système social et politique sain. Le plongeur délien semble faire référence à la connaissance initiatique des Mystères. Délos s’appelait auparavant Ortygie, et Pythagore disait avoir été dans une vie antérieure un pêcheur nommé Pyrrhos, à Délie ! Hasard?

Laura cite Diodore de Sicile qui cite Hecatée à propos de l’île des hyperboréens. Il est question d’échange de cadeaux entre hyperboréens et Déliens, sujet déjà évoqué dans le premier volume de L’Histoire secrète du monde. Selon Hérodote, Léto, la mère d’Apollon, serait née sur l’ile des hyperboréens. Laura dit que ces hyperboréens, durant la période de catastrophes, seraient devenus les Mycéniens et/ou les H ittites, et qu’avant ils étaient les Troyens. (Troie n’étant pas en méditerranée mais en Angleterre). La légende de femmes hyperboréennes envoyées à Délos suggère une migration. En tout cas, Hérodote dit que les hyperboréen ne sont pas guerriers ou en quête de pouvoir.

Il y a donc eu un conflit entre le culte d’Orphée, en Thrace et le culte de Dionysos, qui les envahit depuis le sud. Orphée ne prêchait pas les sacrifices, mais enseignait les mystères liés à Apollon. L’agression de Dionysus contre les cultes d’Orphée est rapportée dans le fait que « Zeus tua Orphée par la foudre » (ce qui sous-entend une comète).

Diodore dit que les Hyperboréens avaient un temple sphérique, et cette forme était celle de Stonehenge auparavant, quand le monument était couvert.

De plus, les hyperboréens jouaient de la lyre comme Socrate. Diodore donne des détails sur la Lune, comme Anaxagore, et il parle d’un calendrier lunaire de 19 ans, avec un dieu dansant la nuit de l’équinoxe vernale jusqu’au levé des pléiades.

L’exécution d’Anaxagore et de Socrate est-elle liée à la tentative de diffuser la connaissance des cycles des comètes ? Une connaissance qui aurait été partagée par Héraclite et Pythagore ? Une connaissance terrifiante pour une élite qui était démunie devant ces phénomènes et accusée par le peuple ? Cette connaissance des cycles de catastrophes transmise à Socrate, Héraclite, et Pythagore, devait être expliquée en terme d’une société attirant ou repoussant la destruction selon son attitude. Pour camoufler la vérité, Platon a effacé les traces.

Alcibiade (450 av. J.-C.- 404 av. J.-C.)

Membre d’une famille puissante d’Athènes, il nous conduit à étudier la psychopathie. En effet les psychopathes sont devenus très « raffinés » dans nos sociétés, et leur masque est presque parfait. Ils agissent toujours pour la domination dans le sens animal du terme. Alcibiade en est un exemple.

Diogène Laërce dit que Socrate affectionnait Alcibiade mais c’est une déformation car Alcibiade a tous les traits de la psychopathe (voir Cleckley, The Mask of Sanity) Laura cite ici un long extrait Cleckley, qui était fasciné par le personnage d’Alcibiade. Il avait beaucoup de charisme et était adopté et admiré facilement. Il aurait été d’une grande beauté. Plutarque en parle longuement.

C’est Alcibiade qui soutient l’expédition contre la Sicile/Syracuse, qui mena à la chute d’Athènes. A ce moment-là Alcibiade aurait profané impulsivement les statues d’Hermès des Mystères d’Eleusis, ce qui avait profondément choqué la population. Après être parti avec l’expédition, il dut revenir à Athènes qui était vaincue. Il a donc changé de camp et s’est allié aux Spartes, contre sa propre cité. Il s’est fondu dans le mode de vie sparte en adoptant toutes leurs coutumes, comme un caméléon (selon Plutarque).

Il conseille les Spartes contre Athènes. Mais même le roi Agis des Spartes se doute de quelque chose. Avec raison, car Alcibiade fera un enfant avec sa femme. Puis il s’enfuit chez le roi des Perses, Tisaphernes. Et ça recommence, il adopte les coutumes locales et est admiré de tous. Enfin, il revient à Athènes, et les gens l’accueillent à bras ouvert ! Il mène alors des batailles, etc

Socrate avait sauvé la vie d’Alcibiade et plus tard Alcibiade fit de même. Mais Alcibiade ne put jamais appliquer la sagesse de Socrate et il se peut que Socrate ait pâti du comportement d’Alcibiade. Il semble que durant les périodes de comètes, les personnalités psychopathiques comme Alcibiade sont très actives.

Platon (427 av. J.-C. – 347 av. J.-C.)

Il s’appelait Aristoclès, mais a été surnommé Platon car il était bâti comme un sumo, avec une voix aiguë (était-il un eunuque ?). Platon devient élève de Socrate à 20 ans et Socrate est mort quand il en avait 28 ans (c’était donc une courte période). Platon a voyagé trois fois en Sicile et la première fois a eu un problème avec le roi Dionysius. Platon l’a accusé d’être un tyran mais c’est peut-être parce que Platon avait rejeté ses avances (il préférait les jeunes garçons).

Dans une légende sans doute inventée, un amiral sparte aurait vendu Platon comme esclave, et en aurait payé le prix en se retrouvant vaincu et se noyant à Hélice. Il se trouve qu’en 372-373 av. J.-C. il y eut un terrible séisme et un tsunami qui ravagea Helike. C’est le signe d’un passage d’une comète , la « grande comète » (voir Aristote). Diodore aussi en rapporte l’observation (la comète était très brillante). Certains rapprochent cet événement de la fin de l’Atlantide mais ce n’est pas au même moment. Cette comète a pu exploser comme à Tungunska et provoquer un séisme.

Les philosophes du groupe des « plongeurs déliens » étant exécutés s’ils parlaient des cycles, Platon a dû le comprendre et il s’est tu. Plus tard, Platon fera tout de même passer leur message dans la légende de la destruction de l’Atlantide. Ce sera 39 ans après la mort de Socrate et 12 après la « grande comète » de 373/2 av. J.-C.

L’Hermocrate (jamais retrouvé), le Timée et le Critias (incomplet) devaient faire partie d’une trilogie. Hermocrate était un général de Syracuse qui a mené Athènes à la chute lors de l’expédition de Sicile. Peut-être en lien avec cet événement, Platon évoque par la suite l’Atlantide dans le Timée. Timée aurait d’ailleurs écrit Sur l’âme de l’univers, ce qui fait penser aux idées d’Héraclite… Le dialogue du Timée est suivi du Critias, qui avait été tué à la fin de l’oligarchie des 30. Critias disait que la religion était une imposture délibérée servant à des fins politiques.

Dans la légende de l’Atlantide, racontée par Critias, Platon cherchait donc à transmettre un message, celui de Pythagore et Héraclite. Il y parle d’un conflit entre Athéniens et Atlantes il y 9 000 ans avant leur époque. Les Atlantes cherchaient le pouvoir et étaient corrompus. Zeus voulut les châtier. Mais – comme par hasard – on a perdu la suite du texte. La morale de la légende est qu’une civilisation brillante peut s’attirer la destruction cosmique.

Platon évoque le mythe de Phaéton qui ressemble à une catastrophe cyclique due aux corps célestes. Les survivants vivent dans les montagnes. Il parle bien d’un intervalle entre chaque flux céleste, apportant la peste, et faisant repartir la civilisation de zéro. Seuls certains survivent. L’histoire de l’Atlantide a été mise au point pour faire passer un message, celui de Socrate. Cependant, ce n’est pas une histoire totalement inventée dans ce but. Le fait qu’elle ne soit pas totalement inventée est confirmé par Hérodote qui donne les mêmes dates (10 900 av. J.-C.)

Comme Hérodote, Platon accorde à un prêtre égyptien l’histoire de l’Atlantide, par mesure de sécurité, afin de ne pas être attaqué. Il est question d’un soleil se levant de l’ouest et se couchant à l’est. Il s’agit d’une comète, aussi brillante que le soleil, envoyant des éclairs, de pierres enflammées, la poussière, et produisant un son infernal.

Platon dit que c’est arrivé quatre fois. Le déluge serait la première fois, qu’il n’inclut pas parmi les quatre événements. Nous avons vu qu’il y a une répétition d’événements destructeurs d’origine cosmique : 12 800, 8 200, 7 000, 5 200, 4 200, 3 000, 2 354, 1 628, 1 150, 500, 208 av. J.-C. et 550, 850, 1 300 ap. J.-C. Les quatre événements évoqués par Platon coïncident. Platon dit que l’humanité peut s’attirer ces destructions. On remarque qu’entre les dates mentionnées l’intervalle se raccourcit : est-ce parce que l’humanité est de plus en plus corrompue ?

Platon a un fort penchant pour la pédérastie, quasiment des viols sur des jeunes garçons, qu’il assimile à de la philosophie. Il ne mentionne jamais les femmes quand il s’agit d’amour. Il a eu une forte influence sur la société, notamment avec la formation du christianisme, qui exclut totalement les femmes. Ce dégoût a été propre à Saint Augustin (la chair perçue comme vile), et a conduit aux chasses aux sorcières.

Les écrits de Platon ressemblent beaucoup à la Genèse biblique (a-t-il eu une considérable influence sur la Bible ?) Quoiqu’il en soit, Platon a réussi à transmettre le message des destructions cycliques sans se faire tuer. Quand d’autres avaient essayé, ils avaient été attaqués : Phérécyde, Pythagore, Héraclite, Anaxagore, Socrate…

En résumé, Socrate avait une vision « initiée » de la philosophie naturelle, contrairement aux autres philosophes ayant leur intérêts politiques dans les colonies. Platon a voilé tout cela pour sa propre sécurité. Le mythe de l’Atlantide et ses descriptions sont en grande partie de sa propre invention, basée sur les légendes des hyperboréens. On a ainsi perdu des clefs de compréhension.

Ces clefs sont-elles passées chez les stoïciens ? Ils ont fait perdurer la lignée de la philosophie naturelle pendant plusieurs siècles. Ils ont créé une nouvelle religion des Mystères, qui aurait beaucoup aidé le monde si le christianisme n’avait pas remporté la partie suite à un impact cométaire.

Chapitre Huit – Cyniques et Stoïciens

Antisthène (vers 445 av. J.-C.- 365 av. J.-C.)

Élève du rhétoricien Gorgias puis de Socrate, c’est le premier cynique. Il défendait une vie ascétique et vertueuse. Il n’était pas d’accord avec Platon, sans doute parce qu’il s’était rendu compte qu’il louait les plaisirs de la chair sous son blabla philosophique sur les idées et la beauté…

Antisthène avait une mère thrace, ce qui le relie à la tradition du nord. Il enseignait comme Socrate, par des dialogues. Platon lui a volé des idées, selon Théopompus. Il s’est attaqué à Alcibiade, peut-être qu’il savait que Socrate n’aimait pas tant Alcibiade que Platon le prétendait.

Pour Antisthène, la vertu plutôt que le plaisir est l’objet de la vie. De ce fait, les états sont condamnés quand ils ne peuvent pas distinguer les hommes bons des mauvais. Malheureusement, ses œuvres en philosophie naturelle ont été perdues. Il a aussi conçu une théorie sur la nature des dieux. Pour lui, Dieu ne peut pas être représenté et ne ressemble à rien sur Terre. Cela rejoint ce que disait Héraclite.

Diogène dit qu’il a inspiré les stoïciens dont la doctrine a permis de « sauver des cités ». Voulait-il dire que le comportement des hommes est lié à la punition des « dieux-comètes » ?

Antisthène avait instruit Diogène de Sinope, le célèbre cynique, qui a ensuite transmis son savoir à Cratès qui l’a lui-même transmis au stoïcien Zénon. On s’est parfois demandé si le lien n’avait pas été inventé, mais Laura pense que les similitudes sont frappantes et que c’est réel.

Diogène de Sinope (412 av. J.-C. – 323 av. J.-C.)

Son père était banquier et lui, rebelle, a été exilé. Il s’en va à Athènes, où il défie publiquement les coutumes et valeurs. Il vit dans un tonneau et on dit qu’il allait avec une lanterne allumée en plein jour « la recherche d’un homme » (sous-entendu parce qu’il ne trouvait personne qui soit réellement humain).

Diogène dans son tonneau© Inconnu – Diogène dans son tonneau

Platon et Diogène ont parfois été confondus car Diogène aurait aussi été vendu comme esclave en Crète (Égine). Est-ce que Platon et Diogène voyageaient ensemble et est-ce que c’est Diogène (24 ans alors) qui refusa les avances de Dionysus et Platon (39 ans) a accepta ?

Il aurait ensuite terminé sa vie à Corinthe, prodiguant un enseignement sur le contrôle de soi et la vertu. L’histoire de la rencontre entre Diogène et Alexandre le Grand (« ôte-toi de mon soleil ») est suspecte. Alexandre, élève d’Aristote, faisait partie de « l’autre école » et ne devait pas admirer Diogène.

Diogène appréciait particulièrement les chiens, pour leur franchise et leur audace. Kynikos signifie « comme les chien (kyôn) ». Les chiens étaient un exemple pour les cyniques qui entretenaient l’indifférence envers le mode de vie. Les chiens, de plus, sont de bons gardes, ils savent distinguer l’ami de l’ennemi. Pour Foucault, Diogène avait développé une conception alternative du militantisme et de la révolution, en pratiquant une contestation non-violente à la Gandhi, luttant pour la liberté d’expression.

A ce propos, Diogène ressemble beaucoup à Jésus (voir Burton Mack). Le mythe de Jésus a pu se former autour de philosophes cyniques comme Diogène.

Rien n’indique qu’il ait parlé de destructions cométaires, mais on trouve des indices chez Cratès qui fait le lien entre Diogène et Zénon.

Eudoxe (410 av. J.-C. -347 av. J.-C.)

Élève d’Archytas. Souvenez vous que c’est suite à la rencontre avec Archytas que Platon s’est mis à chercher les livres de Pythagore et a changé d’avis sur lui. C’est Archytas qui a formulé les avis scientifiques et mathématiques attribués à Pythagore. C’était une personnalité importante de Tarente, il avait été élu général. Archytas était peut-être le modèle du roi-philosophe chez Platon.

Eudoxe a étudié ensuite la médecine et est parti à Heliopolis, puis en Cyzique, puis enfin à la cour du roi de Carie, Mausole. Vingt ans plus tard, il retourne à l’Académie dont il prend la direction (vers 367 av. J.-C.). Il retourne finalement retourne à Cnide et intègre le conseil de la ville. Il y construit un observatoire.

Eudoxe est connu pour avoir introduit le globe astronomique (on le verra dans un prochain volume). Il a étudié le mouvement des planètes, et a fait une description complète des constellations. Où a-t-il trouvé ses constellations ? Il devait avoir accès à une source très ancienne, et pas égyptienne.

Cratès de Thèbes (365 av. J.-C.- 285 av. J.-C.)

Descendant d’une riche famille thébaine, a renoncé à sa vie aisée pour être élève de Diogène. Il semble y avoir eu une confrérie d’activistes sociaux attirés par la contestation des cyniques. On dit que Cratès entrait chez les gens et réconciliait les membres d’une famille. Il s’est marié à Hipparchia, qui le rejoint dans sa lutte. Ils eurent deux enfants.

Cratès fut le maître et principal inspirateur de Zénon. Que lui a-t-il enseigné. Il avait écrit un livre, mais il a été perdu. Cratès encourageait un ascétisme plus modéré que Diogène, il marque le lien entre le cynisme et le stoïcisme.

Les cyniques voulaient éclaircir le « brouillant mental » (« tuphos ») dans lequel les gens passent toute leur vie. L’attitude des cyniques était à cette fin de la folie contrôlée, et ce qu’ils faisaient n’était pas irréfléchi, ils devaient avoir un but en tête dans toutes leurs activités publiques. Peut-être ne parlaient-ils pas d’un aspect de leur doctrine parce qu’ils avaient vus le sort d’Anaxagore et Socrate.

Zénon de Cition (vers 334 av. J.-C.-262 av. J.-C.)

Né à Chypre, il était un marchand phénicien venu à Athènes après un naufrage. Il fut l’élève de Cratès de Thèbes. Il a transformé la philosophie cynique en stoïcisme. Il a repris à son compte l’organisation de l’Académie : logique / physique / éthique.

Il affirmait qu’il faut vivre selon la nature pour être heureux. Pour lui, l’univers était dieu, c’est-à-dire une entité divine douée de raison. De ce fait, toutes les parties sont dans un tout. Il reprend l’idée du feu-artisan d’Héraclite, important pour les stoïciens dont Marc-Aurèle.

Les stoïciens disaient que l’univers est pneuma, puis qu’il y a eu une séparation entre la force et la matière, qui a produit le feu divin (l’éther), puis les éléments. L’univers est ainsi soumis à des cycles de création et de destruction (palingénésie). On peut faire le rapprochement avec les cycles cosmiques et leur feu purificateur corrigeant la civilisation qui dégénère.

Zénon serait devenu obsédé par la compréhension des cycles cosmiques. Un de ses élèves, le poète Aratos de Soles, a écrit en s’inspirant d’Eudoxe les Phénomènes qui traitent des constellations et des phénomènes célestes.

Aratos (vers 315 av. J.-C. – 240 av. J.-C.)

Il a transmis l’astronomie d’Eudoxe. Il a rencontré Zénon à Athenes. Il fut invité à la cour du roi de Macédoine en 277 av. J.-C. Il s’est ensuite rendu en Syrie et retourne en Macédoine où il termine sa vie. Les Phénomènes sont une traduction en vers d’un livre d’Eudoxe en prose. Ce livre a été beaucoup commenté. Les Phénomènes décrivent les sphères, les constellations, les passages du soleil dans le zodiaque, et l’immobilité de la terre.

Eudoxe travaillait avec des informations astronomiques extrêmement anciennes. Ses constellations ont probablement une origine babylonienne. Il explique aussi en quoi les phénomènes astronomiques influencent le climat et la météo.

Cléanthe (vers 330 av. J.-C.- vers 230 av. J.-C.)

Successeur de Zénon, ancien boxeur, esprit lent et patient. Surnommé « l’âne », parce qu’il a préservé et développé l’enseignement de Zénon. Cléanthe aurait démontré la matérialisation de l’âme et il enseignait une forme de réincarnation. Il se rapproche beaucoup des idées de Gurdjieff.

Il enseignait de vivre constamment avec la nature, d’acquiescer à l’ordre naturel, de suivre le destin. Il s’approche des idées du livre des Romains de Paul de Tarse.

Pour Cléanthe, le soleil est divin, il nourrit tous les êtres. Ce feu divin animateur est inspiré d’Héraclite. L’Hymne à Zeus de Cléanthe est très intéressant. Zeus utilisait le feu pour rectifier le monde, et il tenait la foudre dans sa main comme Ninurta. Ou bien les hommes se rectifient d’eux-mêmes, ou bien le cosmos le fait à leur place. Ces phénomènes ne sont pas juste des principes abstraits du monde nouménal comme l’affirmait Platon. Philon d’Alexandrie a aussi été influencé par cette idée stoïcienne du logos.

Chrysippe de Soles (vcrs 279 av. J.-C.- vers 206 av. J.-C.)

Élève de Cléanthe. Né à Soles près de Tarse, comme Aratos. Il a étudié la logique, l’éthique et la physique, et a construit un système dans lequel le comportement des individus influe sur leur destin individuel et social. Toutes les actions humaines (notre destinée) sont ainsi décidées par notre relation aux choses (co-destin). Cela fait penser à Hugh Everett et sa théorie des univers multiples (peut-être un nombre infinis d’univers parallèles) où toutes les possibilités se produisent. Cela faisait partie de la pensée d’Héraclite mais Chrysippe a jeté le bébé avec l’eau du bain.

Chrysippe est pré-déterministe, un peu comme les chrétiens ensuite (« on doit obéir aux ordres de Dieu »). Chrysippe a associé l’idée de pré-destination à la prophétie et divination. Il a écrit plus de 700 livres (tous perdus). Il a donné toute son ampleur au mouvement stoïcien, pendant des siècles.

Zénon de Tarse (? – vers 200 av. J.-C.)

Élève de Chrysippus, il doute de la doctrine stoïcienne de la conflagration de l’univers (cataclysme de feu).

Diogène de Babylone (vers 230 av. J.-C.- vers 150/140 av. J.-C.)

Né en Babylone, il succède à Zénon de Tarse. Il suivait les idées de Chrysippe. Cicéron le considérait comme un grand stoïcien. Ses livres ont été perdus.

Antipater de Tarse (?-130/129 av. J.-C.)

Disciple et successeur de Diogène de Babylone à l’école stoïcienne d’Athènes. Plutarque dit que c’était l’un des principaux stoïciens avec Zénon, Cléanthe, et Chrysippe. Il dit que Dieu est bienveillants envers les hommes, contrairement à la doctrine de Chrysippe qui faisait porter sur les dieux la « génération et corruption ».

Il ne croyait pas en la doctrine de la causalité de Chrysippe. Selon lui, s’il y a des événements négatifs, ce sont les hommes qui sont responsables. Antipater s’intéressait aux divinations de Socrate. Cherchait-il à corriger la direction prise par Chrysippe ?

Hipparque (vers 190 av. J.-C. – vers 120 av. J.-C.)

Né à Nicée, mort à Rhodes. Ce n’était pas un stoïcien, à cette époque l’école stoïcienne perdait en puissance. Des choses se passaient alors dans le monde intellectuel, qui vont mener à la solution d’un grand mystère dans le prochain volume.

Hipparque était le plus grand astronome de l’Antiquité (et ce jusqu’à Brahe), il était aussi géographe et mathématicien. Il a découvert la précession des équinoxes. Il utilisait les techniques des Chaldéens, et fut le premier à développer un système de prédiction des éclipses. On lui doit un catalogue des étoiles, ainsi que l’astrolabe et la sphère armillaire. Il a écrit quatorze livres, tous perdus, et on le connaît surtout par Ptolémée.

Il est le premier à calculer un système héliocentrique, et le premier grec à diviser un cercle en 360 degrés de 60 minutes d’arc. Il est le premier à avoir utilisé la connaissance babylonienne de manière systématique.

Hipparque a étudié le mouvement de la Lune et confirme de par les chaldéens. Il démontre également que deux éclipses solaires peuvent survenir à un mois d’intervalle, mais pas au même endroit sur Terre (alors qu’il n’avait aucun moyen de le vérifier).

Hipparque détermine par la longueur inégale des saisons que la Terre n’est pas au centre du système solaire. Il découvre ensuite la précession par l’observation des étoiles. Sa découverte de la précession est liée à son commentaire des Phénomènes d’Aratos, car il y découvre que ses descriptions du ciel sont vieilles de 3 000 ans. Par ailleurs, la carte des constellation d’Hipparque montre les constellations à l’envers.

Panétius (vers 185 av. J.-C. – vers 110/09 av. J.-C.)

Né à Rhodes. Élève de Diogène de Babylone et d’Antipater de Tarse. Avec Polybe, il accompagne le général romain Scipio Africanus. A Rome il apprend les doctrines stoïciennes. Il se retrouva ensuite à Athènes pour diriger l’école stoïcienne. Il était éclectique, passant pour un platonicien. Il abandonne la doctrine stoïcienne de la conflagration de l’univers. Il doute de la civilisation. Il transformait le stoïcisme en « stoïcisme pour les nuls ». Il rejette l’astrologie des premiers stoïciens. Posidonius, son successeur, réintégrera l’astrologie.

Tous ces philosophes ne parlent pas des planètes. Comme si ce n’était pas important. Il n’y a pas de mention du nom des planètes jusqu’au 4e siècle av. J.-C. Par contre, on a 7 théories distinctes de comètes chez les premiers philosophes grecs.

La lumière zodiacale.© Inconnu – La lumière zodiacale.

Clube et Napier disent qu’Aristote pensait que la voie lactée était dans la zone sublunaire, entre la Lune et la Terre, et que c’était le résidu des comètes désintégrées.

Il semble que pour Aristote, il y avait à l’époque une autre « voie lactée » dans le ciel. Cette « autre voie lactée » était donc la ceinture ou lumière zodiacale beaucoup plus lumineuse autrefois. On peut encore l’observer de nos jours, après le coucher du soleil et avant le lever du soleil au printemps et en automne, bien qu’avec la pollution lumineuse ce soit plus dur.

Durant le premier millénaire av. J.-C., on devait penser que les âmes des défunts voyageaient sur les comètes traversant la « voie lactée » de cette lumière zodiacale. Ces défunts étant les morts dus aux comètes.

Les noms donnés aux planètes étaient auparavant ceux des comètes, comme nous l’avons vu. La civilisation grecque émergea lors de ces temps troublés. La présence lumineuse du nuage de poussière cométaire réfléchissant a pu être à l’origine des « roues de feu » d’Anaximandre, et explique beaucoup de choses (Meteorologica d’Aristote porte donc pas sur le climat mais sur les comètes).

La population étant toujours effrayée, elle cherche à s’aligner sur les « bons » dieux, mais peu à peu le rationalisme grec remplace cette vision. Les religions astrales ont néanmoins conservé l’idée que les forces célestes peuvent causer une vaste destruction en un clin d’œil.

Pour Héraclite le comportement humain faisait partie de « l’esprit cosmique », et a donc une grande importance. C’est ce qui ressort de la légende de l’Atlantide de Platon…

Puis on assiste à la mécanisation de la réalité, qui devient la création parfaite d’un dieu « en-dehors » du système. Il y a une séparation de la science et de la religion. Ce sont les « cornes de Moïse », dont le sens profond est la division entre deux approches complètement différentes de la réalité. Cette division entre la « croyance » et la « rationalité » se basent néanmoins toutes les deux sur une conception mécaniste du cosmos (né d’un « Big Bang » ou « fiat » divin).

Chapitre Neuf – Le Bien contre le Mal – La Connexion Cosmique

La destruction massive de la société permet la montée du christianisme, qui mélange le platonisme et le judaïsme. Comme les sociétés évoluent toujours de la même manière, on peut comprendre ce qu’il se passe maintenant en étudiant l’histoire.

La comète Mc Naught (C/2006 P1)© Inconnu – La comète Mc Naught (C/2006 P1)

Il y a-t-il donc un lien entre le comportement des populations et les catastrophes ? C’est l’idée principale que cherche à démontrer Laura, en se référant à la pensée de Gurdjieff.

Les idées de Gurdjieff sont confirmées par la psychologie cognitive moderne et scientifique. Nombre de ses idées sont de toute évidence dérivée des stoïciens. Il disait lui-même qu’il appartenait au « christianisme ésotérique ». Le système stoïcien est donc plus que jamais d’actualité.

Les stoïciens affirment qu’il y a deux principes, ce sont des polarité actives/passives, oui/non, on/off.

Le principe actif ou positif est considéré comme rationnel, divin, informant. On peut faire le lien avec Claude Shannon, père de la théorie de l’information, qui suppose que l’univers est composé de blocs d’informations. Un événement inattendu et peu fréquent contient plus d’information qu’un événement régulier et répétitif.

La théorie de l’information est le pont entre la théorie d’une création ex nihilo et la théorie de l’évolution.

L’information existe dans un état non-physique.

Cela se retrouve chez les stoïciens avec le concept d’économie cosmique. Dans le système stoïcien, on peut aussi comprendre le monde en étudiant une partie (principe fractal), sans la retirer du contexte. Les stoïciens affirment que Dieu est la force directrice, le premier « constituant », et aussi l’information dont est composé l’univers. Comme disent les soufis, « où que vous portez votre regard, vous verrez Dieu ».

Nuages noctulescents© Inconnu – Nuages noctulescents

La rationalité permet de s’approcher au plus près de l’information qui informe (forme) la matière.
Nous voilà donc à Posidonius, le plus important des stoïciens. On l’étudiera aussi dans le prochain volume sur Rome. Posidonius avance qu’il y a une triade dieu, nature, et destin. Dieu est l’information non « matérialisée », la nature est un champ d’action, dieu « matérialisé », et le destin est composé de loi opérationnelles.Posidonius cherchait à relier les événements de la planète (la sphère socio-économique) au cosmos, dans une interaction dynamique. Il cherchait à comprendre la loi de cause à effet sur un plan, pour l’appliquer à d’autres plans sur d’autres échelles (fractale).Pour lui, l’être humain est un mini-univers, et l’esprit rationnel est la contrepartie de l’esprit cosmique. De ce fait, un être humain qui se comporte en se mettant en danger n’agit pas « rationnellement ». Un humain rationnel cherche toujours la vie optimale pour son corps.Le corps social fonctionne de manière analogue.

Chaque individu fait partie d’un organe. Si la société se fait du mal à elle-même, elle n’agit pas rationnellement, comme si on voulait se couper un pied. C’est pourtant le cas, le corps social étant parasité par certains groupes d’humains qui peuvent lui faire « perdre la tête » et même causer sa mort. L’humanité se mutile sans cesse elle-même.

Le cerveau (l’élite) est infecté et croit qu’il peut exister indépendamment du corps. Ce n’est pas le cas, comme chez l’homme, le cerveau doit répondre aux besoins de toutes les parties du corps.

Si l’on prend l’hypothèse Gaïa de Lovelock et qu’on la pousse plus loin, on peut envisager que l’humanité est un condensateur en termes électriques.

Lovelock dit que la terre est un système complexe qui se régule lui-même, et qui cherche à former les conditions idéales de la vie. En 2001, un millier de scientifique ont théorisé à Amsterdam que le système terrestre se comporte comme un système unique avec des parties physiques, chimiques, biologique et humaines.

Mais c’était déjà trop tard.

Nombre de boules de feu observées aux USA durant la période 2005-2012, et 2012 n’inclut pas toute l’année.© Sott.net – Nombre de boules de feu observées aux USA durant la période 2005-2012, et 2012 n’inclut pas toute l’année.

Il y a eu le 9/11 et l’instabilité sur la planète qui s’ensuivit.

S’il existe une « boucle rétroactive » avec le cosmos, on peut penser que le bombardement cométaire est la réponse de l’univers.

Peut-être qu’il existe un lien en terme d’informations.

Dans le passé, la corrélation entre société et cosmos semble évidente. Les chutes d’empires coïncident avec les frappes cométaires. Tout comme la conscience est impliquée de façon quantique avec la réalité, il semble que les événements planétaires à grande échelle sont liées à la conscience collective d’un grand nombre d’humains sur la Terre.

Bailey, Clube et Napier notent que toutes les 5-10 générations, il y a une frappe cométaire avec 10 % de risque d’un bombardement multiple de plusieurs mégatonnes, une détérioration du climat à cause des poussières, un âge glaciaire, et la peste. Dans ce cas, la civilisation subit des transitions violentes (révolution, migration, effondrement), et ces transitions embarrassent les élites nationales. On évite ou censure ce sujet.

Un tournant cosmique a été constaté en effet après le 9/11, qui pose un danger à la survie de l’humanité : famine, effondrement économique, et peut-être bientôt une peste mondiale à cause des poussière de comètes. Les nuages noctulescents sont de plus en plus fréquents.

Nuage noctulescent© M. Kieffer/Sott.net – Nuage noctulescent, 2007

Les craintes millénaristes avant l’an 2000 et l’impact de Shoemaker-Levy ont pu faire craindre aux élites une perte de contrôle sur l’humanité. Après le 9/11, un grand nombre d’impacts et d’observation de météorites sur terre, ainsi que des troubles climatiques, sismiques, volcaniques, etc, ont été observées, laissant craindre une spirale de détérioration. C’est comme si l’action de l’élite mondiale avait amené ces troubles.

Les gouvernements cherchent donc plutôt à cultiver la pensée rationaliste platonicienne, anti-apocalyptique, pour exercer un pouvoir. Les cyniques diraient qu’on a besoin d’une guerre froide pour camoufler les intentions célestes et non l’inverse.

Il y a peut-être des systèmes de couplages entre l’humanité et la planète (hypothèse Gaïa), et peut-être aussi avec le soleil, les comètes…

Les anciens insistaient de ce fait sur le comportement des hommes car ils avaient perçu ce lien avec les cataclysmes. La gravité des destructions dépend-elle de l’étendue de la corruption ?

Les anciens mythes évoquent ce lien. L’Atlantide était un peuple belliqueux.

Comète et voie lactéeComète et voie lactée

La Guerre de Troie est due à la violation des règles de l’hospitalité (enlèvement d’Hélène).

Les destructions dans la Bible font suite aux rapports entre les fils de Dieu et les filles des hommes (qui ont donné naissance aux géants). Il y a donc une dégénérescence morale avant chaque cataclysme.

Les stoïciens ont déterminé que l’esprit humain doit s’accorder à la volonté cosmique, par une attitude morale juste. Mais comment les stoïciens expliquaient que certains hommes sont vicieux?

Posidonius se rapproche de la science cognitive moderne. Il évoque les différences de tempéraments, reprenant la métaphore de l’aurige de Platon. Cette métaphore se retrouve également chez Gurdjieff (« Le cocher doit entendre et comprendre la voix du Maître, il doit savoir comment on conduit ; le cheval doit être dressé à obéir aux rênes ; le cheval doit être correctement attelé… »»). Posidonius dit que le bien ne peut venir que lorsque les émotions et impulsions sont gouvernées par la rationalité.

Galien reprend Posidonius pour expliquer la nature des hommes vicieux. Posidonius dit que certains enfants sont mauvais même avec une bonne éducation, ce qui laisse à penser que leur morale est différente dès l’enfance. Tout ne dépend pas uniquement des influences extérieures.

Posidonius explique que quand la rationalité fait défaut, on devient alors sensible aux fausses opinions qui déclenchent des réactions émotionnelles. Le tempérament physique de chacun produit des « mouvements émotionnels » propres à chacun. Quand la rationalité est trop faible et les mouvements émotionnels trop forts on ne peut pas soigner une personne. On comprend que le débat porte ici sur la « nature vs éducation », pour analyser et comprendre des personnalités comme celles d’Alcibiade.

Psychopathie et considérations historiques

Les historiens comprennent mal les événements car ils n’incluent pas l’environnement et la psychopathologie. Aussi, les historiens ne prennent en compte leurs propres illusions. Les groupes, sociétés et nations ne sont pas perçus comme des « systèmes vivants », qui naissent, vivent, tombent malade et meurent. Les historiens placent trop d’importance sur des individus et écartent le contexte.

Les démocraties et systèmes totalitaires se servent pour maintenir leur pouvoir d’une réduction idéologique et psychologique de la réalité.

Les humains ne naissent pas égaux, à cause des recombinaisons de l’ADN.

Des parents ayant tous deux une conscience développée peuvent donner naissance à un individu sans conscience, à cause des recombinaisons possibles. Il n’y a pas de « gène de la psychopathie », c’est plutôt le résultat de recombinaisons.

Certains cherchent leur propre survie au dépend de celle des autres, ou ont besoin de la souffrance d’autres pour leur satisfaction personnelle. Cette absence de conscience est expliquée par la psychopathie. De tels individus grimpent les échelons du pouvoir. Ils sont dominés par leurs impulsions animales et n’ont que les émotions les plus primitives.

Le sujet de la psychopathie étant déjà traité ailleurs (voir Cleckley, Hare, Stout, Salter, Brown, Lobaczewski, Babiak), il ne sera ici que résumé.

On ne peut pas diagnostiquer la psychopathie sur la base du comportement visible, sinon beaucoup de monde seraient psychopathes (toutes les personnes blessées par la vie et la société…). Contrairement aux idées reçues, les psychopathes grandissent souvent dans des milieux stables et aisés. Leur comportement destructeur n’est jamais visible publiquement.

Ils ne vont jamais contre la loi, mais détruisent les personnes de leur entourage, émotionnellement et psychologiquement. Le psychopathe le plus dangereux est éduqué, riche et doué en société.

Il y a toujours deux écoles, celle qui dit que l’environnement influe sur la psychologie, l’autre qui dit que de nombreuses dispositions sont héritées.

Scan du cerveau d’une personne normale et d’un tueur (à droite), qui montre l’absence d’activation du cortex préfrontal.© Inconnu – Scan du cerveau d’une personne normale et d’un tueur (à droite), qui montre l’absence d’activation du cortex préfrontal.

Cependant, bien des preuves montrent que les psychopathes ne grandissent pas dans des milieux destructeurs. C’est donc leur nature qui est différente, cette différence étant le facteur majoritaire qui prime sur l’influence de l’environnement.

Ceux qui n’acceptent pas cette idée répondent que dans ce cas, il n’y a pas de remède. Mais il n’y a pas de remède pour bien des troubles, pourquoi la psychopathie serait l’exception?

Lobaczewski parle de « substrat instinctif ». Chez l’homme, ce substrat est légèrement différent de la structure biologique des animaux. C’est-à-dire que l’homme a un système plus malléable (dû au cortex frontal, rationnel) que les animaux, qui ont des besoins instinctifs pour survivre. Cette plasticité rend les enfants totalement à la merci de leurs parents (tandis qu’un poussin sait se débrouiller très tôt par lui-même).

Un trouble (trauma ou facteur génétique) peut empêcher le bon développement de ce substrat instinctif humain et en réduire sa plasticité. Le résultat en est un humain identique à un animal sur le plan neuro-anatomique et celui de l’évolution. Il faut s’imaginer la nature émotionnelle d’un crocodile dans un être humain…. L’expression « cerveau reptilien » prend ici tout son sens.

Si le substrat instinctif est endommagé, il est fort possible que cela produise des troubles incurables, un comportement antisocial, violent, ou criminel. Un substrat instinctif d’un animal n’est pas normal chez un être humain. Le comportement des psychopathes a une dynamique similaire à celui de certains animaux dans certains états, guidés uniquement par l’instinct.

Les psychopathes adultes ont développé des circuits neurologiques complexes pour satisfaire leurs besoins. Ils peuvent avoir une intelligence brillante, mais elle est au service de la domination. C’est comme si le centre de leur être était une bouche béante entourée de réseaux neurologiques. Ainsi, sous la pression constante de sa « faim », un psychopathe est incapable d’évaluer les besoins d’autrui, ou de comprendre les subtilités et ambiguïtés des situations. Il conforme la réalité extérieure à sa structure intérieure rigide et primitive.

Lorsqu’un psychopathe est insatisfait, il perçoit le monde extérieur comme étant contre lui, donc entièrement mauvais.

S’il est confronté à un problème qu’il a causé, il ne peut pas le supporter ni le comprendre et son cerveau le nie et le projette. Un psychopathe ne peut pas admettre d’être dans l’erreur, il est donc toujours dans la projection, d’où cet impératif de grandiosité et de perfection éternelle. Ce n’est pas un choix mais une obligation.

Un cerveau complexe, associé à une faim insatiable, fait un psychopathe. Ce sont les maîtres de l’identification projective. Tout ce qui ne correspond pas à leurs désirs est « mauvais » et projeté sur autrui. Ils doivent préserver à tout prix ce sentiment de contrôle.

Pour comprendre la psychopathie, il faut comprendre que depuis des temps immémoriaux les psychopathes ont investi le sommet de la société. On leur doit les structures sociales et les systèmes de croyance. On peut parler d’identification projective à l’échelle sociale.

La connaissance de la psychopathie est ce qui ouvre la porte de la cage où nous sommes emprisonnés. Mais la plupart des psychologues et psychiatres ont trop peur d’en venir jusque là. Ils tentent sans arrêt de faire rentrer la psychopathie dans le dogme humaniste qui insiste sur la nature uniforme du soi profond de tout être humain. C’est un vœu pieu. Lobaczewski parle de cette vision comme étant « l’égotisme de la vision du monde naturel » due au fait que les personnes sensibles donnent une trop haute considération (égotisme) à leur vision morale, religieuse, ou philosophique de la réalité, et s’en servent pour juger les autres. Comme le dit le vieil adage, la meilleure arme du diable est que personne ne croit en lui.

Nous sommes confrontés en effet à un prédateur intra-espèce, qui nous ressemble… à moins de découvrir ce qu’il y a derrière le masque. Un psychopathe semble posséder d’ailleurs tous les traits que désirent les personnes normales (confiance en soi, etc). Seuls les psychopathes criminels sont des psychopathes « qui ont échoué ». Les psychopathes en général des machines très efficaces, qui atteignent des positions élevées, mais en bafouant les droits des autres. Dans ces conditions, de nombreuses personnes normales qui subissent leur influence s’adaptent en éteignant leur conscience pour survivre.

Les sociétés sont donc corrompues par le fait qu’elles contiennent un certain pourcentage d’individus extrêmement déviants, et ce petit groupe très actif influence parfois des millions d’être humains. Tout comme le font des pathogènes dans notre corps. Les personnalité déviantes sachant qu’elles sont anormales vont vouloir contrôler leur environnement pour réduire leur stress. Ces pathogènes dans le corps social veulent juste survivre et se propager, sans tenir compte des dégâts qu’ils causent – comme des virus. Cela est possible quand les sociétés sont affaiblies.

Il y a des cycles de ponérisation puis de réveil des masses qui nettoient le corps social. Pourquoi cela se reproduit depuis toujours ? Parce que les humains pensent que quiconque ayant l’air d’un humain est comme eux. Mais ce n’est pas le cas, il y a de grandes différentes intérieures.

Nous devrions voir la société comme un corps nécessitant une bonne hygiène pour rester en bonne santé. Contrairement aux psychopathes qui n’ont pas le choix de se comporter différemment, nous avons le choix de ne pas accepter leurs domination. De cela dépend notre futur. Nous sommes les seuls à pouvoir nous sauver, ce ne sera pas une aide extérieure qui le fera.

Pour en revenir à Posidonius, Laura affirme que son approche est similaire à la sienne. Le but des stoïciens était de placer l’être humain sous un contrôle rationnel pour que ses actions morales concordent avec le dessein cosmique. Une faute morale est dans ce cas une erreur à l’importance donnée à un objet désiré.

Que faire, alors ? Deux choses. Étudier la théorie du monde naturel et suivre des règles morales. « Un homme sage est comme un corps qui ne tombe jamais malade. » La connaissance et la conscience permettent de dépasser les mauvaises habitudes, les mauvaises réactions et les émotions excessives.

L’aspect rationnel d’une personne peut accroître sa connaissance et s’accorder à l’esprit cosmique seulement s’il est sain. Mais quand l’homme ordinaire n’est pas sain en raison de l’émotionnalité excessive, des pratiques doivent être utilisées maintenir sous contrôle les « chevaux » de la calèche. Il n’est pas question bien sûr d’éliminer les émotions, elles font partie de notre nature. Mais un cheval doit être dressé pour ne pas entraîner la calèche dans un ravin. Posidonius avait élaboré tout un système d’éthique qui incluait différentes méthodes. Hélas, tout a été perdu.

Pour Posidonius, l’histoire est une façon de connaître et de comprendre le cosmos. L’histoire présente des modèles répétitifs qui peuvent être analysés pour en comprendre les causes. Posidonius avait écrit 52 livres sur l’histoire. Il étudiait en quoi la nature des individus et des peuples contribue à leur destin.

Laura dit que sa démarche est identique à celle de Posidonius : comprendre le monde matériel dans son contexte global, pour déterminer, en tenant compte des faits, l’attitude juste à adopter.

En faisant des recherches recoupant divers domaines, Laura pris conscience que sans arrêt dans l’histoire, les cultures ou civilisations ont été détruites par des frappes cométaires de type Tungunska. Par exemple, la transition du monde païen au christianisme est due à un dés-astre : une étoile maléfique.

Les populations transforment les cataclysmes en mythes. Pourquoi ? Parce que les masses se tournent vers les autorités (roi, etc) qui sont les intercesseurs supposés avec le divin. Si les « dieux » ne se calmaient pas, alors le roi devait mourir. L’élimination de l’élite est la solution adoptée par le peuple. Mais le peuple ne sait pas comment empêcher le retour d’une élite corrompue au pouvoir et donc, les catastrophes.

L’élite cherche à donner l’illusion qu’elle contrôle la situation, par des rituels pour apaiser les dieux, par une altération de l’histoire, par la propagande…Cette illusion tombe durant les périodes de cataclysmes. L’élite se voit incapable de protéger le peuple, et donc, perd sa raison d’être. Nous comprenons pourquoi l’activité cométaire doit à tout prix être cachée.

Carotte de glace de Vostok, variations de la température, du CO2 et des poussière ces 425,000 dernières années. Le lien entre les poussières et la température est évident.© Inconnu – Carotte de glace de Vostok, variations de la température, du CO2 et des poussière ces 425 000 dernières années. Le lien entre les poussières et la température est évident.

<pstyle= »text-align: left; »> Les « contrails » dus aux poussières cométaires dans l’atmosphère sont pris pour des « chemtrails » (comme le prétend la théorie conspirationniste), les explosions cométaires sont prises pour des tests de missiles, et les changement climatiques sont pris pour un « réchauffement climatique humain ».

Mais si le peuple se rend compte que l’élite ne contrôle rien et ne peut pas les protéger, elle perd son « mandat céleste ».

Les cornes de Moïse sont le symbole de la mécanisation rampante, de la tendance occidentale à tout mécaniser.

En Grèce, l’école aristotélicienne marque cette tendance en s’opposant à Philolaus, Héraclide du Pont et Aristarque de Samos. Aristote est totalement ignorant en astronomie et en cosmologie. Il dit que la Terre produit des exhalaisons et évaporations qui produisent les phénomènes célestes. Bref, tous les corps célestes viennent de la Terre ! Le déclin de la cosmologie est dû à Aristote.

Les prochains volumes seront dédiés à la chasse aux comètes, avec la création d’une chronologie mettant en rapport l’astronomie et l’histoire, pour déterminer si oui ou non il y a une relation entre la société et les cieux.

Le prochain volume portera sur Rome et sa chute, associé à la réduction drastique de la population et une mise en pause de la civilisation. C’est un processus extraordinaire de rétrogression, dominé par le personnage singulier de Moïse. Pourquoi en effet, un dieu tribal d’orient, primitif et obscur, a pris autant de place dans la fondation de la civilisation occidentale ? C

‘est en soi, aussi stupéfiant que la montée d’Hitler et du nazisme. Et il n’y aurait pas eu d’Hilter sans la vision du monde tordue de Moïse qui a causé l’impérialisme, avec les platoniciens grecs astralisants et l’égo romain.

Dans le prochain volume figurera la solution de mystères vieux de 2000 ans, découverts pas ce travail de détective.

Laura Knight-Jadczyk

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