BLACK PROGRAM

Les « BLACK PROGRAM »: les projets SIGN et GRUDGE

Le « Projet Sign », le premier programme d’étude officiel de l’US Air-Force sur les Ovnis.

La mise en place du « Projet Sign » (« signe ») fût confié à la TID, la « Technical Intelligence Division » (la division du renseignement technique), un service de l’AMC, « Air Material Command » (le commandement du matériel de l’air) par une directive du 30 décembre 1947, du chef d’état-major adjoint de l’AMC (La lettre mentionnait comme objet du courrier: « Disques volants »). Une seconde lettre du 22 janvier 1948, donna une codification interne pour désigner le projet, on lui attribua la référence « XS-304 ».

Le projet Sign sera activé le 26 janvier 1948.(1)

Ce projet se trouva aidé dans son travail d’étude des observations signalées, par d’autres services de l’AMC. Ces derniers reçurent un autre courrier du 11 février 1948 qui leur donnait des instructions, « Instructions techniques TI-2165, additif n°3 » (La lettre indiquait comme objet: « Projet SIGN – Evaluation d’objets volants non-identifiés »). Et par l’Université de l’état de l’Ohio, qui était déjà sous contrat avec le AMC, afin de tenter d’identifier ces phénomènes aériens (2). Et le FBI participa aussi à un certain nombre d’enquêtes sur le terrain, pour le compte du projet Sign (surtout pour vérifier le sérieux et la crédibilité de certains témoins).

La dénomination « Sign », correspond en fait au nom du projet attribué par les militaires, pour étudier le phénomène par rapport aux aspects propres à la Défense.

Le projet Sign ayant aussi son équivalent avec un programme qui était lui, purement à destination des médias et du public.

Il prit l’appellation de « Projet Saucer » (« soucoupe »). Ce dernier ne prit forme que pour rassurer la population au sujet des ovnis. Ce n’était là qu’un travail de « relation publique ».

Il faut préciser qu’il y avait déjà eu un programme initial « informel », décidé dans l’urgence par obligation par l’AMC, pour l’étude des phénomènes aériens non identifiés, mais ce projet qui exista du 30 juin 1947 au 26 janvier 1948 (suite à l’observation de Kennth Arnold le 24 juin et à l’affût de témoignages arrivant dans les bases aériennes), ne recevra pas de nom. Il ne sera connu que par sa codification interne, sous le nom de « Projet HT-304 ». Le projet Sign deviendra donc officiellement le premier programme d’étude sur les ovnis.

Le « Projet Rand », un sous-programme « scientifique » du « Projet Sign ».

Une directive de l’état-major de l’Air-Force du 21 juillet 1948 (référencée n°80-10) demandait la mise en oeuvre d’un second programme, pour permettre d’évaluer si les objets volants observés étaient des véhicules spatiaux, et si ils stationnaient en orbite. Ce programme fût appelé le « Projet Rand ».

Il eu plusieurs scientifiques comme conseillers, qui venaient du « Comité consultatif scientifique », auprès de l’Air-Force. Parmi ceci on peut citer: le Professeur Hynek, astrophysicien de l’université de l’Ohio, le Professeur Irving Langmuir, directeur de la recherche de la société Général Electric et le Professeur G.E. Valley du MIT (Massachussetts Institute of Technology).

Le projet Sign collectait les témoignages, établissait les rapports, et procédait aux enquêtes. Mais le travail d’analyse « scientifique » proprement-dit, c’était en fait le projet Rand qui en avait été chargé.

Le travail des scientifiques du Projet Rand.

L’étude fût entreprise d’après les rapports fournis par « Sign » et les résultats de ses investigations. C’est 243 cas d’observations à l’intérieur du territoire des Etats-Unis et 30 cas signalés dans d’autres pays, donc 273 cas en tout qui ont étaient étudiés.

Grâce aux renseignements contenus dans les rapports d’enquêtes, un premier travail d’évaluation a commencé, en se basant sur de nombreux facteurs, comme par exemple la migration des oiseaux, le vol des avions civiles et militaires, les lancements de ballons-météo,…etc.

Les objets aperçus ont étaient classés dans quatre catégories:

1- Disques volants;

2- Fuselage en forme de torpilles ou de cigares;

3- Objets sphériques ou en forme de ballon;

4- Globes ou boules lumineuses.

Pour aller plus loin dans l’étude des renseignements, plusieurs choses vérifiables furent prisent en compte et une feuille d’indications détaillée par rapport aux lieux d’observation, avait était demandée d’être jointe au rapport d’enquête.

Ces indications comprenaient:

1- Le type d’objet observé;

2- L’environnement dans lequel l’objet avait été observé;

3- La direction du vol;

4- L’emplacement des centres d’essai, de lancement de missile;

5- L’emplacement des aérodromes, des aéroports, des lignes aériennes militaires et civiles;

6- L’emplacement des radiophares;

7- Les poste de radars qui pourraient apporter des informations;

8- Les stations météorologiques à qui pourraient être demandé des informations sur les lâcher de ballons et autres renseignements météo;

9- Les observatoires astronomiques;

10- La route des oiseaux migrateurs.

Il y eu même une analyse « psychologique » des renseignements recueillis, qui fût faite par le Centre de recherche de médecine aéronautique de la Direction de l’armement de l’air-Force.

Pour établir si certaines des observations pouvaient être expliquées par des hallucinations des perturbations des « sens » des témoins. Pour les pilotes, les psychologues estimèrent que pour plusieurs d’entre eux, leurs observations étaient sûrement dues à la fatigue ou bien à l’altitude qui, aurait provoqué une mauvaise circulation du sang, et donc avait pût donner des « vertiges ». Et d’après eux, les accélérations des maneuvres de l’avion, pouvaient y être aussi pour quelque chose.

Un quart des observations étaient selon les scientifiques explicables par des objets aériens classiques (avions). Et avec une analyse plus poussée, ils parvinrent à apporter une solution pour encore un quart des observations (des ballons-sondes atmosphériques ou ballons-météo). (Le service météorologique de l’Air-Force apporta son concours et identifia 24 observations comme étant des ballons-météo).

A la suite de quoi, en poursuivant leur étude et trouvant des explications au cas par cas, il ne resta en définitive que quelques dizaines de cas non élucidés. A la grande satisfaction des responsables du Projet Sign. (3)

Les conclusions des scientifiques.

Les conclusions des scientifiques du programme Rand fût de dire, que en l’état actuel, rien ne permettait d’affirmer ou de démentir que les objets observés étaient bien des engin spatiaux et si ils avaient bien une origine extraterrestre. Ils indiquaient que beaucoup d’observations, malgré la bonne foi des témoins, manquaient nettement d’indications précises, sur la distance par rapport à l’objet, sa vitesse, sa taille,…etc. Pour cette raison ils ne pouvaient pas donner de conclusions définitives, et que la majorité des observations signalées, malgré le manques de renseignements précis, devaient sans doute être parfaitement explicable. Ils ajoutaient aussi, que le seul moyen de se prononcer sur la nature et l’origine exacte de ces objets, serait que l’un d’eux s’écrase, afin de pouvoir en examiner les débris.(4)

Ils recommandaient un recueil plus précis des témoignages, il fallait avoir plus d’informations, avec si possible plus d’indications « techniquement » exploitables, comme par exemple des photos ou des films.

La conclusion secrète des militaires.

Les autorités militaires de leur côté, étaient bien consciente de la situation et du caractère non terrestre des phénomènes observés. En 1950, l’ATIC, « l’Air Technical Inteligence Center » (Centre du Renseignement Technique de l’Air) fit rédiger un rapport portant le cachet « Top Secret », qui était titré « Estimation de la situation ». Ce dernier, très épais, contenait des références à de nombreux cas d’observations inexpliquées, et indiquait d’ailleurs que l’incident de Kenneth Arnorld, « n’avait pas était le premier ». Il concluait que « les ovnis étaient bien des véhicules interplanétaires » et prescrivait le maintien de secret, afin d’éviter la panique.(5)

Ce document, présenté devant les supérieurs du Pentagone, devint tellement embarrassant pour l’US Air Force, qu’il décidèrent de détruire le document original. Les quelques exemplaires qui subsistèrent et qui continuèrent de circuler par la suite, ne sont que des copies.

(1) La même codification sera reprise pour le « Projet Grudge » qui succédera au « Projet Sign », j’ai vérifié.

(2) Sous contrat avec l’Air-Force, ils ont aussi travaillé pour le « Projet Twinkle ». Voir pour plus d’informations « Les Black Program: Le Projet Twinkle ».

(3) Technique classique de l’US Air-Force concernant les ovnis. Demander aux scientifiques d’expliquer le maximum d’observations, en apportant des solutions plausibles afin de réduire les cas « inexpliqués » à un pourcentage négligeable. Pour pouvoir déclarer ensuite au public, « vous voyez il n’y a pas grand chose de bizarre. Le phénomène est sans importance. »

(4) C’est franchement assez drôle, quand on sait que le crash de Roswell a eu lieu en 1947, et qu’un autre crash s’est produit en 1948. On voit bien que ces programmes d’étude sur les ovnis, n’étaient là en fait que, « pour la forme », est pour rassurer le public.
Pour voir le récapitulatif des observations étudiées et d’autres documents déclassifiés, cliquez sur le lien link et pour voir le rapport final du projet Sign, cliquez sur le lien link

(5) C’est le major Fournet de l’USAF, qui rédigea le rapport par écrit, avant qu’il ne soit remit au service concerné pour être dactylographié.

Sources:
« OVNI: le projet « Blue Book » par Brad Steiger, Editions Belfond;
« ULTRA TOP SECRET – Ces Ovnis qui font peur », par Jean Sider, Editions Axis Mundi.

Le Projet Grudge (1949-51)

Le projet Sign a été remplacé par le Projet Grudge qui a semblé être mis en place suite à la mystérieuse mort du capitaine Mantell. Le personnel entourant le Projet Sign a été renouvelé.

C’est le 11 février 1949 que le Projet Sign devient le ProjetGrudge.

Cette nouvelle ligne de conduite façonnera la politique du gouvernement américain pour les décennies à venir, c’est à dire jusqu’à la fin des commissions d’enquête officielles en 1969. Depuis 1949, il ne s’agit plus, pour ces commissions officielles, d’enquêter sur les Ovnis, mais d’expliquer coûte que coûte les observations en se servant de plateforme de relation publique.

Selon le capitaine Ruppelt, qui fut en charge du projet Grudge : « toute évaluation reposait sur la prémisse que les Ovnis n’existent pas….

Des observations d’Ovnis valables continuaient à arriver au rythme d’une dizaine par mois, mais n’étaient ni contrôlées ni étudiées. La plupart étaient mis au rebut. »

Le Projet Grudge, de tendance septique, doit tout expliquer par des phénomènes simples et naturels.

Ce projet rendit son premier rapport en 1949.

Ce qui en ressortit était qu’il s’agissait souvent d’objets conventionnels, d’hystérie collective, de nervosité, de canulars et de personnes atteintes psychologiquement (se conférer au menu sur le modèle sociopsychologique).

On remarquait qu’il y avait un certain mépris du sujet et une possible campagne de mystification afin d’apprendre aux gens à ne plus voir d’Ovnis.

Le Projet Grudge fut mis en sommeil en mi 1951 puis réactivé en mars 1952 sous l’appellation du Projet Blue Book.

SOURCES :

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