Les NOMBRES Miléna@OR TORAH

Les 50 jours pour « aller vers » … en passant par Sirius

sirius orbite50 jours après Pâques: la Pentecôte

À l’origine, la Pentecôte est une fête juive, tout comme Pâques. Elle avait été instituée pour célébrer annuellement les prémices de la moisson : « Tu observeras la fête de la Moisson, des prémices de tes travaux de semailles dans les champs. »

Elle porte le nom de Shavou’ot ou Fête des Semaines car elle a lieu sept semaines après la Pâque, soit cinquante jours. On l’appelle aussi la Fête des prémices, la Pâque étant la Fête des semences. Le nom « Pentecôte » vient du grec pentèkostè qui signifie « cinquantième ».

C’est le jour de la Pentecôte juive que se situe le récit de saint Luc dans les Actes des Apôtres. Il y fait état d’un « grand bruit » venu du ciel, d’un « violent coup de vent » et de « langues de feu » qui se posent sur chacun des disciples. Le bruit, le vent et le feu symbolisent la présence de Dieu ; ils sont une manifestation de la puissance divine. C’est le renouvellement de la théophanie du Sinaï : le Don de la Torah.

Si le feu symbolise la présence divine, les langues de feu qui se divisent au-dessus des têtes des disciples signifient la descente sur eux de l’Esprit de Dieu. Elles symbolisent le don fait à chacun d’eux pour le rendre apte à annoncer, avec une langue de feu, l’Évangile à tous les hommes. Mais la nouveauté de l’Alliance de Dieu dont parlent les Évangiles est aussi, et surtout, qu’elle s’étend désormais à toute l’humanité, non plus à un seul peuple choisi.

Cette nouvelle Alliance dans l’Esprit avait d’ailleurs été annoncée par les prophètes du Premier Testament, notamment Jérémie et Ézéchiel :

« Voici venir des jours – oracle de Yahvé – où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une Alliance nouvelle… Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur coeur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple » et « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau ».

Cette dimension universelle de l’Alliance est bien figurée, nous dit le récit de Saint Luc, par la présence de représentants « venus de toutes les nations qui sont sous le ciel » et qui peuvent désormais « comprendre dans leur propre langue » et donc incarner dans leur culture la Bonne Nouvelle que les disciples ont comme mission d’annoncer. À la Pentecôte, les peuples divisés se retrouvent unis lorsque l’Esprit saint se manifeste. L’humanité est appelée à vivre cette unité, non pas sans Dieu mais en Lui.

De Pessah à Chavouot : « Le décompte du Omer »: 50 jours

Omer : Une mesure

« Et Moïse dit : Voici ce que l’Eternel a ordonné : Qu’un Omer rempli de manne soit conservé pour vos descendants, afin qu’ils voient le pain que je vous ai fait manger dans le désert, après vous avoir fait sortir du pays d’Egypte. » Exode 16 : 32

A l’époque du Temple, dès l’issue de la première fête de Pessah, on sortait dans les champs et les campagnes autour de Jérusalem afin de procéder au cérémonial du « Omer » qui comprenait le décompte des journées qui nous séparait de la fête de « Chavouot ».

Aujourd’hui alors que le temple n’a pas été reconstruit nous continuons à opérer à ce décompte tous les jours, la nuit tombée… Quel est le sens de cet usage ?

Pessah est la fête de la liberté : libération de l’esclavage, libération d’un mode de vie, d’un mode de pensée, sachant que la libération à elle seule n’a de sens que dans la mesure où elle  permet de reconquérir la Vérité (Emet).

Ce mot EMET c’est MET (la mort) avec un Aleph devant. La conscience de Emet, c’est la conscience de l’immortalité.

« Pessah » est le point de départ et « Chavouot » celui de l’arrivée, de l’objectif final qui permet à l’émancipation de vivre sa délivrance.

Les contingences et autres contrariétés du quotidien, les moments heureux qui peuvent nous profiter n’ont de sens que s’ils nous servent de tremplin pour approcher puis atteindre nos objectifs spirituels.

Entre la libération physique de Pessah’ et celle spirituelle de Shavouoth, des épreuves peuvent surgir, nous devrons les surmonter pour parvenir à la délivrance véritable.

Rappelons nous qu’une année se déroule entre le moment où la première plaie affecte les égyptiens et celui où les enfants d’Israël quittent l’Egypte. Or quitter une société prospère et matérialiste, pour un désert sans vie, dans l’espoir de recevoir une Loi aux contours encore flous… demande beaucoup de courage et de persévérance.

C’est ce qui nous est demandé encore plus particulièrement cette année. La Bible nous informe du sort de ceux qui ont choisi de demeurer esclaves en Egypte, ils représentaient la grande majorité des hébreux, car seul 1/5 du peuple est finalement délivré.

Le décompte du Omer représente  l’Espoir. Lorsqu’on aspire à quelque chose très fortement on décompte le temps qui nous en sépare… C’est cela le Omer.

Les kabbalistes expliquent que chaque jour des sept semaines permet de réparer le dommage causé aux sept vertus cultivées en ce monde par les sept « bergers fidèles » (Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et David).

Ces vertus correspondent aux sept sefirot inférieures: Hessed – Abraham (la grâce), gvoura – Itsraq (la vaillance), Tiferet – yaacov (la beauté), Netza’h – Moïse (la fermeté), Hod – Aaron (la gloire), Yessod – Yossef (la fondation) et Malkhout – David (la royauté).

Chacune de ces vertus contenant les autres et étant contenues par elles, il faut une semaine pour réparer les dommages causés aux sept aspects d’une vertu, à raison d’un jour par aspect (la grâce, la vaillance qu’il y a dans la grâce, la beauté qu’il y a dans la grâce etc.)

La rencontre de l’individu avec sa finalité est une équation simple, elle ne peut déboucher que sur une forme de plénitude… Or nous somme tous en quête de cette plénitude.

« J’ai cherché ma bien aimée sans jamais la trouver » dit le Roi Salomon dans le Cantique des Cantiques, pour nous rappeler cette Nécessité d’un But inatteignable.

On pense parfois qu’il suffit d’une émotion complémentaire pour se sentir rasséréné… Ce n’est pas si simple. Être en accord avec soi même, lever les contradictions qui nous tourmentent parfois même sans qu’on le sache, exige un effort de tous les instants.

Omer : Une gerbe

Chacun à son niveau peut s’inscrire dans une dynamique de délivrance. Ceci est valable pour l’individu et pour la collectivité, car nous ne sommes pas séparés.

« Quand tu moissonneras ton champ, et que tu auras oublié une gerbe (Omer) dans le champ, tu ne retourneras point la prendre : elle sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve, afin que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans tout le travail de tes mains. » Deutéronome 24 : 19

Ce que nous faisons individuellement nous le faisons pour tous. Nos actes suivent nos pensées et laissent une trace qui se répercute en une immense gerbe dans les champs morphogéniques où nous sommes tous interconnectés.

Omer : une Dîme

« L’omer est la dixième partie de l’épha. » Exode 16 : 36 – ( épha = à peu près 2 litres)

C’est aussi par la vertu de l’Omer que la paix reviendra à la fin des Temps.

Le Verbe épris de Gratitude

De la racine sémitique /amr/ qui signifie « dire, commander » provient le verbe hébreu amar« dire, parler, commander » et le nom Omer« celui qui parle ».

Se présentant comme l’envoyé de Dieu, le « Messie », celui qui doit amener « la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël » (Luc 2, 32-34), Jésus prétend n’être pas « venu abolir la Loi (la Torah) mais l’accomplir » (Matthieu 5, 17), il la réinterprète en mettant en avant l’unique commandement de l’amour et du pardon. Il prêche l’humilité, la charité et le partage.

En plaçant Jésus comme descendant direct d’Adam et d’Abraham, Itsraq, Yaacov et David, ainsi que l’indiquent les généalogies des Évangiles de Luc et de Matthieu, le christianisme s’inscrit dans la lignée du judaïsme de l’époque. Mais il bouleverse le rapport entre Dieu et les hommes en conférant au monothéisme une dimension inédite à travers le mystère de l’Incarnation (Dieu fait homme en Jésus-Christ) et de la
Trinité (un Dieu unique en trois personnes : Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint-Esprit).
lag-baomer-300x241Lag baOmer le 33ème jour du Omer
C’est la fête de la Victoire de l’Amour sur la méchanceté. Elle se situe cette année le 28 avril 2013.
Cette fête est le symbole du mariage du ciel et de la terre, modèle de l’union que chacun devraient avoir avec le Créateur
Le 33e jour de l’Omer est aussi le jour où l’on célèbre en grande joie le décès de Rabbi Chimeône bar Yo’haï, le Rachbi, auteur du Zohar.

L’époque se situe dans les 12e et 13e générations des tannaïm qui s’étend de l’an 110 du compte commun  (3870 du calendrier juif) sous Trajan à l’an 170 (3930), en passant par la chute de Bar Korba à Bétar en 135 (3895) sous Hadrien. On appelle tannaïm ceux qui ont enseigné la michna, jusqu’à la rédaction de la michna vers l’an 200. Le verbe tanna signifie enseigner.

Les maîtres de Rabbi Chimeône bar Yo’haï :

On trouve à cette époque les grands disciples de Rabbi Éliêzér Haggadol :
Rabbi Âqiva ben Yossef à Bné Braq (voir Baba Qama 5 a-6), qui sera le maître de Rabbi Chimeône bar Yo’haï ;il est parfois nommé Qor’ha.
Il est le disciple de Rabbi Yehoshua ben ‘Hanania, de Na’houm iche Gamzou et de Rabbi Éliêzér.
Il a formé les plus grands de sa génération dont Rabbi Yichmâel et Rabbi Méïr.
Ses collègues d’étude étaient particulièrement Rabbi Yehoshua ben ‘Hanania, Rabbi Yichmâel ben Élicha, Rabbi Chimeône ben Azzaï, Rabbi Tarfone.

Après la capture et l’emprisonnement de Rabbi Akiva, Rabbi Shimon Bar Yohaï s’enfuit avec son fils Eliézer, à Péki, au Nord du pays où il vécurent dans une grotte pendant treize ans.

Rabbi Shimon Bar Yohaï est sorti de cette grotte avec le ‘Livre du Zohar », (Le Livre de la Splendeur) dans lequel est exposé un système d’enseignement de la Kabbale. Rabbi Shiméon avait franchi les 125 degrés spirituels que l’homme peut franchir durant sa vie dans ce monde.

Le Zohar est rédigé de manière très particulière, sous la forme d’allégories et en araméen. L’araméen étant la face cachée de l’hébreu. Rabbi Shiméon Bar Yohaï dictait, et son élève, Eliezer ou Rabbi Aba, qui avait le don d’exprimer les textes de manière voilée pour que seules certaines âmes les comprennent, se chargeait de la rédaction.

Qui est le révolté Shiméon bar Korba ?

Né, il semble, sous le nom de Shim’on (Siméon) ben Koziva ou bar Keziva, il fut reconnu comme Messie par le plus grand Sage de son temps, Rabbi Akiva. Celui-ci, se référant au verset Num. 24:17 « Une étoile est descendue de Jacob », lui donna le nom de Bar Korba (« Fils de l’Étoile » en araméen).

Outré par la décision de l’empereur Hadrien de faire construire un temple dédié à Jupiter sur l’emplacement du Temple de Jérusalem (détruit en 70 par Titus), il mène un ultime soulèvement contre les Romains, en 132, et parvient à rétablir l’indépendance de la province de Judée. Il la dirige comme Nassi (prince ou président), jusqu’à sa chute en 135, après deux ans de guerre acharnée.

Avec la chute de Bar Korba s’éteignait le rêve messianique, en ce temps-là, ainsi que pour des milliers d’années à venir. Bar Korba ne fut pas un faux messie mais un messie qui a échoué. Au cours des combats gigantesques pour défendre la cité fortifiée de Bétar, Bar Korba et son armée furent écrasés. Cette guerre avait été une catastrophe.

En pleine défaite, alors que s’éteignaient tous les rêves dans cette Judée colonisée par Rome, le grand sage Rabbi Shiméon Bar Yo’haï révéla les secrets du Zohar. Ce livre mystique de niveau spirituel incomparable, qui détient, dans sa formulation et les sujets traités, les secrets qui permettront d’engendrer la venue du Messie à la fin des Temps. Il inaugure une tradition qui conservera vivante l’espérance en ce jour.

Le Nombre 50 est sacré

« Cela est manifeste d’après les jours festifs de la Pentecôte qui signifient la délivrance des peines et la possession des joies. C’est pourquoi ni le jeûne, ni le fléchissement des genoux ne sont permis en ces temps-là. Ce temps figure en effet le rassemblement festif réservé pour les temps futurs, préfiguré en Israël par l’année appelée chez les Hébreux «  »Jobel » (Jubilé), la 50ème année, qui apporte avec elle la liberté des esclaves, la remise des dettes et toutes les autres délivrances. Plus encore, le nombre 50 contient 7 Shabbath, un Shabbath des Shabbath et, au-dessus d’eux, un nouveau commencement dans le 8ème Shabbath. » (Origène, Commentaire du Psaume 3).

Le Nombre 50 correspond à la lettre hébraïque Noun

Rappelons nous que Yehoshoua (Josué) est Fils de Noun (la Nécessité), il est celui qui conduit les hébreux en terre promise. Il est appelé Daath (la connaissance – 11ème séfira) par les Hathor. Ce fils de la Nécessité, n’est pas fils de Dieu, mais fils de « la Nécessité qui nous pousse à aller vers » ce But qui est Dieu, L’Éternel, l’Absolu qui n’Est pas.

Le Nombre 50 Symbolise l’homme total, l’Adam Kadmon.

Considéré comme « le plus saint et le plus naturel des nombres, parce qu’il équivaut à la somme – 9+16+25 – des carrés construits sur le triangle ‘sacré’ de Pythagore – 3, 4 et 5 – et aussi au produit de 5 x 10 de la pentade et de la décade, des nombres de la Vie génératrice et du Monde-Harmonie, du Microcosme et du Macrocosme ».

50 est la Largeur de l’arche de Noé en coudées. (Gn 6,15)

La Kabbale parle des 50 portes de Binah : Les 50 Portes de l’Intelligence

Les Kabbalistes disent que l’on doit entrer et passer par ces Portes afin d’atteindre aux 32 Sentiers de la Sagesse; et que même Moïse n’a pu passer qu’au travers de 49 Portes et n’a jamais pu pénétrer la Cinquantième.

L’orbite de Sirius est de 49,9 ans, cela est confirmé par le Coran qui est le premier livre à donner une valeur mathématique précise de 49,9 au lieu de 50 …! (LES MIRACLES DU CORAN, L’ETOILE SIRIUS, une Energie Intérieure …)

Le nombre 50 est employé 77 fois dans la Bible.

La lune est cinquante fois plus petite que la Terre.

Hercule eut 50 fils, nés des 50 soeurs, filles de Thespios.

Priam eut 50 fils qui furent tous tués. C’est le dernier, nommé Pâris, qui causa la guerre de Troie.

etc…etc…

Avec tout mon amour,

miléna

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