Double Humanité Laura Knight-Jadczyk Nephilims

Le syndrome de Noé

Par Laura Knight-Jadczyk

L’Histoire de Noé et de l’Arche est le récit primordial du salut : la quête originale du Sacré Graal (la construction de l’Arche) et le grand Œuvre alchimique. Le déluge a d’autre connotation : assombrissement du Soleil, représentant le Dieu mourant sacrifié pour expier les péchés de l’humanité. Dans ce sens, l’arche et le symbole du Mariage Sacré Cosmique ou la clef du passage vers le royaume du « roi passé et futur » le roi Arthur/Arca des Bergers d’Arcadie.

Actuellement, la religion chrétienne (et ses rejetons New Age) est le principal mouvement proposant de nombreux scénarios de Fin du Monde qui nous sont les plus familiers. Cependant, ceux-ci ne semblent pas tenir compte du fait que le point capital est que Jésus a relié ladite Fin du Monde à l’histoire de Noé, confirmant ainsi le point de vue du « Chiliasme Primitif ». Dans Mathieu, chapitre 24, versets 37 et 38 :

« Ainsi qu’ont été les jours de Noé, ainsi sera l’avènement du Fils de l’Homme. Car, tout comme en ce temps avant le déluge ils mangeaient, buvaient, épousaient et étaient donnés en mariage, jusqu’au jour où Noé est entré dans l’Arche et qu’ils ignoraient ou n’ont pas compris jusqu’à ce que les flots les emporte tous, il en sera ainsi pour l’avènement du Fils de l’Homme ».

Dans l’histoire de Noé, auquel Jésus a directement relié la « Fin des Temps », un homme avait eu un songe prophétique et il a agi selon cette révélation d’une manière positive qui lui a permis de sauver sa famille et lui-même. Le plus important dans l’histoire de Noé est qu’il n’y pas eu de fin du monde dans le sens physique où la Terre aurait cessé d’exister. Et Noé n’a pas non plus transité pour devenir un « être de lumière » à cause de l’inondation, il y construit l’Arche et a survécu au Déluge, pour émerger dans un monde différent. Cela a été la fin d’un temps, en ce sens que le monde avant le Déluge a été différent de celui d’après le Déluge. La Terre a continué d’exister, et Noé et sa famille métaphorique (il y a eu apparemment un certain nombre de Noés sur tout le globe) sont sortis de l’Arche et se sont trouvés dans un monde tellement différent, que l’apparition d’un arc-en-ciel est notée ici pour la première fois à titre de preuve de ce changement extrême, fondamental, de la réalité.

A maintes reprises, depuis mille ans ou davantage, des groupes de gens on décidé que la fin approchaient. Ils ont alors vendu tout ce qu’ils possédaient, se sont établis dans des bois ou au sommet d’une montagne, ou ont cherché abri dans des huttes au milieu de la jungle, pour y attendre Dieu (ou de nos jours les E.T.s) et lorsque le soleil se lève enfin sur un glorieux matin de rédemption, et bien, certains d’entre eux sont si désappointés ou si déterminés à avoir raison, qu’ils sont prêts à sombrer aussi profond que nécessaire pour prouver que leur interprétation était la bonne. Le Culte Solaire, et le Heaven’s Gate group n’en sont que deux illustrations récentes. Ces pronostiqueurs se sont manifestement trompés – terriblement et désastreusement trompés ! Et ce ne sont que les plus récents d’une longue série de groupements du genre. C’est un modèle qui se répète sans fin.

Alors demandons-nous s’il y a là quelque chose et si oui, quoi ? Soigneusement analysée, l’histoire de Noé est pleine d’enseignements. Ce récit ne nous dit pas qu’une force surnaturelle a préparé un endroit pour Noé. Au contraire, Noé a reçu le conseil d’accomplir certaines tâches destinées à assurer sa survie, celle de sa famille, et celle de certains animaux. Supposant que cette histoire est davantage qu’une simple métaphore du Grand Œuvre, si Noé avait choisi de ne pas faire ces immenses efforts, nous n’aurions jamais entendu parler de lui, ni de sa personnalité, ni de la culture qui était la sienne, ni du contexte dans lequel il a existé.

Avons-nous un moyen quelconque de savoir si nous sommes actuellement dans ce que l’on appelle « la Fin des Temps ? ».

Naturellement, il est impossible de le dire avec une absolue certitude. Cependant, nous avons ce que j’appelle le « Syndrome de Noé » pour nous guider. Un « syndrome » est une constellation de signes et symptômes qui, considérés dans leur ensemble, caractérisent ou indiquent une condition particulière. « Comme il en était du temps de Noé » peut être interprété à plusieurs niveaux différents. Que pourrait signifier exactement cet indice ? Au chapitre six de la Genèse, nous lisons à propos du premier « symptôme » :

« Lorsque les hommes commencèrent à se multiplier sur la surface de la Terre, les fils de Dieu virent que les filles étaient belles et ils prirent pour épouses toutes celles qu’ils désiraient et choisissaient ».

Voilà sans aucun doute une déclaration lourde de sens ! Il y a eu des spéculations sans fin sur l’identité de ces « fils de Dieu » ou « Nephilim ». Mais avant que nous traitions de ce sujet, examinons la première partie, curieuse, de cette déclaration qui fait allusion à une multiplication des hommes « sur la surface de la Terre », comme s’il s’agissait là d’un facteur singulièrement important. « Comme il en allait du temps de Noé » semble suggérer qu’il y a eu une énorme augmentation de la population. Serait-il possible qu’un certain chiffre de population – comme cela est suggéré dans cette remarque – ait été une sorte de « masse critique » qui aurait déclenché une interaction avec ces « Fils de Dieu » ?

Les Cassiopéens nous ont dit qu’au temps de la haute civilisation qui nous a précédés, la population du monde atteignait à peu près le même nombre que de nos jours : six milliards.

Je regrette de devoir dire que la série de remarques devient encore plus incroyable, car elle continue comme suit :

« Il y avait des géants sur la Terre en ce temps-là et aussi après, quand les fils de Dieu ont vécu avec les filles des hommes et qu’elles ont porté leurs enfants. C’étaient là les hommes puissants des temps anciens, des hommes de renom ».

Bon sang ! Qu’allons-nous donc pouvoir faire d’une déclaration pareille si nous prétendons être des penseurs rationnels et sérieux ? Néanmoins, cela semble être le point crucial de l’affaire. Dans les nombreux mythes et légendes, c’est la descendance de ces unions qui a apporté la destruction sur la Terre.

D’une part, nous pouvons supposer que c’est là un commentaire sur le mélange de deux races : « portails organiques » et humain pourvus d’une âme. Mais il semble que le mélange de races pose un problème spécifique : La manipulation d’individus d’une grande puissance créatrice par l’utilisation de portails organiques.

Comme nous l’avons déjà mentionné, de nos jours il semble y avoir une véritable invasion de visiteurs « extraterrestre » déguisé en « aliens ». Cela a été repris dans les anciennes légendes comme étant une invasion par « les âmes des défunts ». Il y a un curieux « intérêt sexuel » pour l’humanité de la part de ces visiteurs, qui va de pair avec les excès sexuels de l’humanité dans son ensemble. Est-ce que ces deux choses seraient liées ? Et cela nous amène au deuxième symptôme :

« Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était très grande sur la Terre, et que toute imagination et intention issue de la pensée n’était que mal continuel ».

Le passage revient plus loin sur ces affirmations : La Terre était dépravée et putride aux yeux de Dieu, et le territoire rempli de violence (désacralisation, transgression, outrages, agressions, et désir avide de pouvoir). Et Dieu regarda le monde et vit combien dégénéré, avili et vicieux il était devenu ; car l’humanité tout entière avait corrompu ses manières sur la Terre et perdu sa vraie voie ».

Voilà des paroles sévères. Est-ce qu’elles s’appliquent à nous de nos jours ? Fulcanelli écrit :

Déjà à cause de la multiplicité des acquisitions scientifiques, l’homme ne parvient à vivre qu’à force d’énergie et d’endurance, dans une ambiance d’activité trépidante, enfiévrée et malsaine. Il a créé la machine qui a centuplé ses moyens et sa puissance d’action, mais il est devenu l’esclave et la victime (…) En revanche que sait-il de lui-même, c’est-à-dire de son origine, de son essence et de sa destinée ? (…) Emporté par ses passions, ses convoitises et ses phobies, l’horizon de ses espoirs recule indéfiniment. C’est la course éperdue vers l’abîme. (…) Enfin, nous n’apprendrons rien en disant que la plupart des découvertes. Orientées d’abord vers l’accroissement du bien être humain, sont rapidement détournées de leur but et spécialement appliquées à la destruction. Les instruments de paix se changent en engins de guerre, et l’on connaît assez le rôle prépondérant que la science joue dans les conflagrations modernes. Tel est, hélas ! l’objectif final, l’aboutissement de l’investigation scientifique ; et telle est aussi la raison pour laquelle l’homme, qui la poursuit dans cette intention criminelle, appelle sur lui la justice divine et se voit nécessairement condamné par elle »(1)

Mais « Noé a trouvé grâce aux yeux de Dieu ». Il était indubitablement quelqu’un que tout son entourage a considéré comme « malade ». Il n’était pas adapté, il était anormal – un homme de discernement et circonspection en un temps et un lieu où tout ce qui avait toujours été considéré comme bon par l’humanité avait été corrompu, perverti, bouleversé et déformé jusqu’à être rendu méconnaissable. Mais Noé a « trouvé grâce aux yeux du Seigneur ».

Dans l’épître de Paul aux Hébreux, nous lisons : « Poussé par la foi, Noé, averti par Dieu à propos d’événements dont il n’y avait encore aucun signe avant-coureur, en tint compte, et diligemment et avec respect entreprit de construire et préparer une arche pour la délivrance de sa propre famille. Ce faisant, il jugea et condamna l’incroyance du monde, et devint héritier et possesseur de l’intégrité » (2)

Voilà un indice intéressant : être … averti par Dieu à propos d’événement dont il n’y avait encore aucun signe avant-coureur.« il y avait des géants sur la Terre en ce temps-là et aussi après, quand les fils de Dieu ont vécu avec les filles des hommes, et les leur ont donné des enfants. C’étaient là les hommes puissants des temps anciens, des hommes de renom ».

Mais cela ne revient-il pas à ce que disent les nombreuses sectes qui prédisent « la fin des Temps » et qui découvrent à chaque fois que leurs prophéties ne valaient rien ? Si nous considérons la question, nous découvrons l’endroit « où le bât blesse ». Il est certain que le récit nous a déjà donné des indices, qui doivent avoir été déjà découverts par Noé. Mais l’histoire dit aussi que Noé a été averti par Dieu. Est-ce que cela a été vraiment le cas ? Ou bien Noé a-t-il basé son évaluation de la situation sur autre chose ?

Revenons à notre remarque précédente :

D’autre part nous pourrions penser que ces « géants » étaient littéralement des hommes très grands. Mais si l’on tient compte des mots qui suivent : « des hommes puissants, des hommes de renom », cela pourrait signifier que ces hommes étaient aussi des « géants » par leurs actes. Puisque ce passage décrit en résumé les grands et oppressants maux d’une époque, nous soupçonnons que ce symptôme de syndrome est qu’il y a dû y avoir en haut-lieu des guerres et des actes condamnables, des actes inqualifiables commis par des politiques « géants » qui ont été directement responsables de la situation qui a régné en cette période.

Le fait que cette petite parenthèse fasse partie de l’histoire de Noé suggère que ce sont ses observations à lui, des conditions de la planète dans des conditions de la planète dans des termes spécifiques, qui lui ont donné l’idée que quelque chose était en train de se préparer et qu’il était temps pour lui de « construire une arche ».

Si l’on considère notre idée d’un syndrome dans une autre perspective, agir en réponse à la conscience d’un désastre imminent pourrait être perçu comme une forme d’aberration mentale, un syndrome non pas affectant toute l’humanité, mais définissant en termes très spécifique le « Noé des Elus », et les « Elus », ceux qui ont été destinés à voir la Fin des Temps comme le Commencement d’un ordre nouveau. Et comme du temps de Noé, ceux qui ne sont pas arrivés à cette convergence de conscience y réagiront en le tournant en ridicule. Nous découvrons donc que le Syndrome de Noé décrit à la fois la condition dans laquelle se trouve la planète – mortellement malade – et la condition de certains individus atteints par la maladie. Et tout comme un animal localise, grâce à son odorat, la plante qui lui permettra de se soigner, les personnes atteintes éprouvent une agitation, un esprit de quête, un instinct qui les pousse à chercher et découvrir la chose qui leur permettra de soulager la douleur lancinante qu’ils ont à l’âme.

Une telle quête ne peut être entreprise que dans une foi ouverte et aventureuse, en suivant la trace à l’odeur, pour ainsi dire, en absorbant la vérité quand celle-ci est enfin découverte. Quand nous examinons la constellation de nos symptômes, nous voyons que nous pourrions peut-être nous trouver dans une période « semblable à celle du temps de Noé ». C’est pourquoi, nombreux sont ceux – y compris votre humble servante – qui se sont mis en quête de la vérité, de la connaissance et de la compréhension de la réalité dans laquelle nous vivons, et qui cherchent à savoir pourquoi la terreur de l’histoire nous affecte toujours.

Au cours de cette quête, l’esprit ouvert rencontre naturellement de nombreuses anomalies inexplicables en termes de science ou d’histoire standard, linéaire. La question se pose tôt ou tard de savoir si ces choses sont l’évidence d’une ancienne civilisation avancée qui aurait péri. Et une fois cette question posée, la question suivante est : comment a-t-elle péri et ce phénomène pourrait-il se reproduire ?

L’Atlantide :

Est-ce que cette île mystérieuse dont Platon a laissé la description énigmatique, a jamais existé ? Une question difficile à résoudre étant donné la faiblesse des moyens dont dispose la science pour pénétrer le secret des abysses. Néanmoins, certaines observations semblent venir à l’appui des partisans de l’existence de l’Atlantide. (…) La foi en la véracité des ouvrages de Platon débouche sur la croyance en la réalité de bouleversements périodiques dont le Déluge Mosaïque (3) demeure, nous l’avons dit, le symbole écrit et le prototype sacré.

A ceux qui ne croient pas en ce que les prêtres ont confié à Solon, nous voudrions seulement demander de nous expliquer ce que le maître d’Aristote a voulu révéler par une fiction aussi sinistre. Car nous croyons sans le moindre doute que Platon a propagé des vérités très anciennes et que, par conséquent, ses ouvrages contiennent un ensemble, un corpus de connaissance cachées. Car si son Nombre Géométrique, et sa Caverne ont leur signification propre ; pourquoi n’en irait-il pas de même pour le mythe de l’Atlantide ?

L’Atlantide doit avoir subi le même sort que les autres, et la catastrophe qui l’a engloutie tombe manifestement dans la même catégorie que celle qui, quarante-huit siècles plus tard, a enseveli sous une profonde étendue d’eau l’Egypte, le Sahara, et le pays des Atlantes, l’Egypte a bénéficié d’un soulèvement du fond marin et est revenue à la lumière du jour après une certaine période d’immersion. Quant à l’Algérie et à la Tunisie avec leur « chotts » desséchée et recouverts d’une épaisse couche de sel, quant au Sahara et à l’Egypte dont le sol est constitué en grande partie de sable marin, ces régions montrent que les eaux ont envahi et recouvert de vastes étendues du continent africain.

Les colonnes de certains temples pharaoniques portent des traces indéniables d’immersion ; dans les chambres hypostyles, les dalles qui subsistent montrent que les plafonds ont été soulevés et déplacés à cause du mouvement oscillant des vagues ; la disparition du revêtement extérieur des pyramides et en général celui des jointures de pierre (des Colosses de Memnon qui chantaient), les traces évidentes sur le Sphinx de Gizeh, ainsi que sur de nombreux ouvrages appartenant à la statuaire égyptienne n’ont pas d’autre origine) » (4)

Notes :

1. (Fulcanelli, Demeures Philosophales, op.cit. pp.503-504)

2. Chapitre 11, verset 7.

3. En fait, il est étrange que Fulcanelli désigne la destruction de l’Atlantide par le « Déluge mosaïque ». Ou bien il fait référence au Livre de la Genèse tel qu’écrit par Moïse, ou bien il donne un indice.

4. Fulcanelli, Demeures philosophales, op.cit.

Le magazine « Les Enigmes de l’Histoire » n°3, juillet 2009

Source: http://thefinalcountdown.bleublog.lematin.ch

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