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Le seuil du « Grand Changement » va se matérialiser entre le 9 et le 10 Tevet 5775

De la falsification du 9 Tevet au « Jour Nouveau »

Tout d’abord, un peu d’histoire ….

Le « jour triste » du  9 Tevet et Yeshu Hanotsri

Tévet est le dixième des douze mois du calendrier juif

Le dixième jour du mois de tevet (hébreu : Assara BeTevet) est la date de l’un des quatre jeûnes prescrits par les prophètes.

Correspondant selon la tradition rabbinique au « jeûne du dixième mois » évoqué dans le Livre de Zacharie, il commémore le début du siège de Jérusalem par Nabuchodonosor II qui s’achève par la destruction du Temple de Salomon, la conquête du royaume de Juda et l’exil à Babylone. Il a lieu sept ou huit jours après la fin de Hanoucca (mais sans rapport avec cette fête), en décembre ou en janvier selon les années…

Les quatre jours de jeûne qui commémorent la destruction du Temple sont (selon leur ordre d’apparition dans l’année juive)

  1. le 17 Tamouz (le quatrième mois),
  2. le 9 Av (le cinquième mois),
  3. le 3 Tichri (le septième mois)
  4. et le 10 Tévet (le dixième mois).

Concernant ces quatre jours (dans leurs mois respectifs), le prophète dit : « Le jeûne du quatrième [mois], le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième seront [dans le futur] pour la Maison de Juda, destinés à la joie, au bonheur et aux jours de fête. »

Venant, une semaine après le dernier jour de Hanoukka, le jeûne du 10e jour du mois de Tevet (Asarah B’Tevet) pourrait facilement être négligé. Il occupe, cependant, un créneau important dans l’histoire d’Israël et de l’histoire du peuple juif.

Le texte dans II Rois (25: 1-4) nous dit que le 10e jour du 10e mois, dans la neuvième année de son règne, (588 BCE), Nabuchodonosor, roi de Babylone, a commencé le siège de Jérusalem.

Trois ans plus tard, le 17 Tamouz, il a franchi les murs de la ville.

Le siège a pris fin avec la destruction du Temple trois semaines plus tard, le 9 Av, la fin des premiers royaumes et l’exil du peuple juif à Babylone.

Il peut donc être considéré comme faisant partie du cycle de jeûnes liés à ces événements: Tzom Guedalia (3 Tichri); Shivah Asar B’Tammuz (17 Tamouz) et Ticha Be Av (9 Av)

La première mention de ceci est dans Zacharie (08:19) où il est appelé le « jeûne du dixième mois … » (à partir du mois de Nisan, qui était le premier mois dans les temps bibliques).

D’autres références à la rapide et l’affliction peuvent être trouvés dans Ezéchiel 24: 1-2 (le siège); Jérémie 52: 4-6.

Toutefois, le dixième jour ne semble pas être le seul jour « triste » du mois de Tevet …! Le 8 et 9 l’étaient également en même temps observés.

La tradition rabbinique ultérieure commémore aussi d’autres évènements qui n’ont pas eu lieu le 10 tevet mais dans les jours qui le précèdent :

1 – c’est un 8 tevet que la traduction grecque de la Bible hébraïque, la Septante, est achevée.

Ptolémée voulait donner accès à la Torah en réduisant son champ de vision et en l’adaptant aux limitations de l’esprit humain.

Ce jour est donc considéré comme un désastre car bien que cette traduction soit le produit d’un miracle (selon le Talmud, les 70 Sages travaillant isolément optent pour la même traduction de passages potentiellement litigieux), la polysémie des termes hébraïques se perd, ainsi que de nombreux enseignements et le sens profond des versets, quelle que soit la qualité de la traduction.

La Torah n’est pas un livre d’histoire et ne peut être traduite …

2 – le 9 tevet est lui aussi un jour triste, bien que la raison n’en soit, selon le Baal HaTourim et le Choulhan Aroukh, « pas connue».

Parmi les explications les plus populaires,

  • le 9 tevet serait, selon la plupart des commentateurs de cette assertion, la date du décès d’Ezra le Scribe et, peut-être, de Néhémie.
  • le 9 tevet serait, selon certains, la date de naissance de Jésus de Nazareth, ainsi que le confirmerait un calcul astronomique d’Abraham bar Hiyya.
  • le 9 tevet serait, selon une autre tradition, la date de décès de Rabbi Shimon HaKalpus (« Simon le séparateur » (des juifs et des chrétiens)).
  • Celui que l’on connaîtrait plus tard sous le nom de Saint Pierre aurait en fait été, selon le Toledot Yeshou, secrètement envoyé par les Sages auprès des premiers chrétiens afin qu’il instaure des pratiques les distinguant des Juifs tout en continuant à pratiquer « l’authentique judaïsme » en secret. Le silence des rabbins sur la raison du deuil serait par conséquent une forme d’autocensure.

De tous les jours tristes mentionnés dans la Megilla Taanit, la raison du 9 Tevet reste particulièrement obscure…!

Ramo dans Orach Chaim 580 énumère différents jours de jeûne, et dit ce qui suit au sujet de la 9 Teves: (traduction google)

« … le 9 Tteves », on ne sait pas ce problème survient sur le « A cette Taz répond: ». Ce est très surprenant car elle énonce les Selichos que Ezra le Scribe est mort ce jour-là « . Sa tige surprise du fait que le Ramo semble pas Hève été au courant de cette source dans la Selichos. Cependant, il peut très être que le Ramo savait la source mais ne pense pas qu’il parle d’Esdras, mais plutôt qu’il utilise Ezra comme un substitut d’une autre personnalité historique. Ce fut un individu dont il était dangereux pour les Juifs d’écrire explicitement.

Hagahos de R. Baroukh Frankel pour le Choul’han Aroukh écrit: « Je l’ai trouvé Rédigé que Shimon Kalfus, qui sauvé Israël d’une grande calamité est mort ce jour-là dans les hala’hoth Gedolos il dit la chose suivante.:

«En ce qui concerne le 9 Teves, nos rabbins ne pas écrire pour ce qu’elle est et ce jour-là Ezra et Néhémie sont morts. Dans le Livre fo Traditon de Raavad il est dit que le 9 Teves R. Yosef Halevi Hanagid, le fils de R. Shmuel dans Grenade et tous ceux qui sont venus de pays lointains pour voir sa Torah et la grandeur ont été assassinés … et nous ne savons pas ce que ce jour est pour … ce que nous dit déjà depuis l’époque de nos rabbins Ils ont prédit cette Divine Inspiration (et mis en place un jour de jeûne pour les événements encore à venir) .. « 

Et, si on calcule le neuvième jour de Tevet sur ce qui était considéré l’année 1 dans le Moyen-Age, on arrive à 25 Décembre.

Qui était ce Shimon Kalaphon?

Le commentaire Tikun Tefila imprimé dans la Sidour Otros Hatefillos cite le Machzor Vitry (Seder Pessah Leil l’Rachi): … « Certains disent que la prière Nishmat kol h’aï est de « Simon Pierre » qui l’a écrit quand il était assis sur un rocher »

Qui était Simon Pierre? Il était l’apôtre Pierre, accordé à certaines versions de Toldot Yeshu...

1 – Il aurait été envoyé par les Sages d’israêl afin d’infiltrer la nouvelle secte chrétienne de manière à entraîner sa séparation d’avec le judaïsme.

2 – Selon d’autres versions, Pierre était un Juif croyant qui a été aspiré dans l’hérésie chrétienne. Il se repentit sur son lit de mort et a composé le Nishmas comme un hymne de la confession de l’unité divine.

Il existe des versions de Toldos Yeshu qui identifient Shimon Keifa avec Paul plutôt que Pierre.

Une source Toldos Yeshu peut être trouvée dans Otzar Hamidrashim de Eisentstein.

ne autre version peut être trouvé à http://ccat.sas.upenn.edu/humm/Topics/JewishJesus/toledoth.html .

nichmat KolHaiLe Nishmat kol H’aï

L’auteur exact de la prière est pas connue.

Certains chercheurs ont suggéré qu’il a été écrit par un homme du nom de Its’hak (Isaac) avec une femme nommée Rivka (Rebecca) basé sur la acrostiche arrangement des versets, mais d’autres ont rejeté cette idée.

Certains chercheurs ont suggéré que le nom de l’auteur peut avoir été Shimon (Simon) à partir d’un acrostiche dans la prière, et ont considéré cela pourrait être Shimon ben Shetach ou peut-être même, selon certaines idées messianiques, l’Apôtre Pierre, dont le nom hébreu était Shimon, qui placerait la date de la paternité à environ 100 BCE.

Le mishnat kol H’aï, est une prière où il est question d’une bouche remplie de chansons et de bras très écartés dans la louange. Sur la croix, Yeshua (jésus) dit que sa bouche est tellement desséchée qu’il ne peut pas louer et que ses bras sont très écartés parce qu’ils sont cloués.

NISHMAT KOL H’AI : L’ÂME DE TOUT VIVANT.

Message a tous ceux qui glorifient la mort plutôt que la Vie :

– Si notre bouche était pleine de cantiques comme la mer,

– Et notre langue de chants d’alégresse comme la masse de ses vagues,

– Et nos lèvres de louanges comme les espaces de firmaments des cieux,

– Et nos yeux lumineux comme le soleil et la me ,

– Et nos mains ouvertes comme les aigles des cieux,

– Et nos pieds agiles comme les biches,

– Cela ne suffirait pas pour  te louer Seigneur notre Dieu et Dieu de nos Pères .

Histoire de la version : « Simon Pierre envoyé par les sages d’israël »

St-PierreLe fabuleux destin de St Pierre zatsal

Nous sommes aux premiers siècles de la future ère chrétienne. Une secte fraichement créée par les disciples d’un certain Jésus de Nazareth met le peuple juif dans une situation désastreuse et oblige les Sages d’Israël à lancer la plus grande supercherie de l’histoire de l’humanité : un agent double infiltrera la secte afin d’en éloigner les membres des Juifs et de la Torah, protégeant ainsi Israël d’une destruction physique et spirituelle. Voici la fabuleuse histoire de Simon Kippa, celui qui inventa… le christianisme !

Par Jonat (traduction et annotation), tiré du Otsar Midrachim (éd. Eisenstein, N.Y 1915 – p. 557)

A cette époque-là, le conflit entre les nazaréens et les juifs s’amplifia, jusqu’à se transformer en une véritable haine. Chaque fois qu’un nazaréen voyait un juif, il le tuait. Cette situation tragique perdura pendant 30 ans. Les nazaréens se réunissaient par milliers pour empêcher le peuple de monter à Jérusalem pendant les fêtes, ce fut une période d’affliction qu’Israël n’avait pas connue depuis le veau d’or ; le peuple se trouvait désemparé.

La secte des nazaréens se renforça et se propagea, 12 hommes se dispersèrent sur 12 royaumes, ils prédirent des prophéties et ils pervertirent Israël avec eux. Ils devinrent populaires et propagèrent la foi en Jésus en se désignant comme ses envoyés, ils entraînèrent ainsi avec eux de nombreux Juifs. Les sages virent ce malheur et furent cruellement affectés, chacun se lamentant :

« Malheur à nous, parce que nous avons péché ! Car de nos jours un malheur que nous et nos pères n’avons jamais connu s’est abattu sur Israël ».

La souffrance était à son comble, on s’endeuilla, on pleura, on leva les yeux vers le ciel en priant :

« S’il-Te-plaît mon Dieu, aide-nous car nous ne savons que faire et nos yeux sont tournés vers Toi, car le sang coule du milieu de Ton peuple Israël à cause de cet homme. Jusqu’à quand ce piège nous sera-t-il tendu, jusqu’à quand la main des nazaréens nous atteindra-t-elle pour nous assassiner en nombre et nous laisser en minorité ? Car c’est bien leurs ruses qui sont la cause de la perte de Ton peuple, la maison d’Israël. Et toi, pour Ton Nom, donne-nous le conseil qui nous aidera à nous séparer de la secte des nazaréens ».

Un jour où l’on récitait cette prière, un sage se leva parmi les anciens ; il s’appelait Simon Kippa et savait se servir des « voix célestes ». Il leur dit :

« Ecoutez-moi mes frères ! Si vous l’acceptez, je séparerai ces gens-là de la communauté d’Israël et ils n’auront ni part ni héritage au sein de notre peuple. Je le ferai à condition que vous preniez sur vous la faute que je m’apprête à commettre ».

Ils répondirent tous en disant :

« Nous prenons sur-nous cette faute, mais conforme-toi à ce que tu as dit ! ».

Simon Kippa s’en alla au temple, pénétra le Saint, inscrivit le Grand Nom [1] sur du parchemin, entailla sa chair et l’y inséra.

C’est à l’extérieur [2] du temple qu’il ôta le parchemin pour s’initier [3] à la lecture du Nom divin. Il voyagea pour se rendre auprès des nazaréens. Quand il arriva dans leur capitale, il déclara haut et fort :

« Que tout celui qui croit en Jésus vienne à moi, car je suis son envoyé ! ».

Ils lui demandèrent un signe ou un prodige, il leur dit :

« Quel signe voulez-vous ? »

Ils réclamèrent les mêmes prodiges qu’avait réalisés Jésus dans sa vie. Il demanda qu’on lui amène un lépreux. Les nazaréens approchèrent un lépreux, il plaça ses mains sur lui et le lépreux guérit. Il demanda ensuite qu’on lui amène un mort, ils s’exécutèrent et tandis qu’il avait sa main sur lui, le mort ressuscita et se mit debout. Sur ces prodiges, ils se mirent à le craindre et se prosternèrent devant lui en disant :

« Tu es vraiment l’envoyé de Jésus, car voilà tout ce qu’il a réalisé dans sa vie ».

Simon Kippa leur dit :

« Je suis l’envoyé de Jésus et il m’a ordonné d’aller vers vous. Jurez-moi que vous ferez tout ce que je vous ordonnerai ! »

Ils firent le serment :

« Tout ce que tu nous ordonneras, nous le ferons ».

Simon Kippa débuta son sermon :

« Sachez que Jésus détestait Israël et sa Torah, comme l’a prophétisé Isaïe : « vos néoménies et vos solennités, mon âme les abhorre [4] ». Sachez encore qu’il ne désire plus Israël, comme Osée l’a prophétisé : « car vous n’êtes plus mon peuple [5] ». Même s’il a la possibilité de les anéantir en un instant, il ne désire pas les faire disparaître. Il veut qu’ils soient le témoignage de sa crucifixion de génération en génération. Toute la souffrance qu’il a endurée, c’est pour racheter vos fautes et vous sauver de l’enfer. Aujourd’hui, il vous met en garde et vous ordonne de ne plus faire de mal à aucun juif. Si un juif vous demande de marcher avec lui une mesure, marchez avec lui deux mesures. Si un juif vous frappe la joue gauche, tendez-lui la droite. Car ainsi ils mangeront leur part dans ce monde-ci et seront jugés pour l’enfer dans l’autre monde. Si vous vous comportez ainsi, vous mériterez de siéger avec lui dans son royaume. Voici qu’il vous ordonne de ne plus fêter pessah, mais vous célébrerez plutôt le jour de sa mort [6]. À la place de la fête de chavouot, 40 jours après sa lapidation, vous fêterez son ascension [7]. Vous célébrerez sa naissance [8] à la place de la fête de souccot, puis vous compterez huit jours et fêterez sa circoncision [9] ».

Ils lui répondirent tous :

« Tout ce que tu as dit nous le ferons, mais tu devras rester parmi nous ! ».

Il leur dit :

« Je m’établirai au sein de vous si vous respectez ce qu’il m’a ordonné : l’abstinence de toute nourriture hormis du pain sec et un peu d’eau. Vous me bâtirez une tour dans la ville et j’y résiderai jusqu’au jour de ma mort ».

Ils réalisèrent ses paroles et lui construisirent une tour.

La tour fut sa demeure, ils respectèrent ses exigences tous les jours de sa vie en ne lui donnant qu’un peu de pain et d’eau. Il demeura dans la tour et servit fidèlement [10] le Dieu de ses pères Avraham, Itshak et Yaacov. Il rédigea de nombreux poèmes [11] qu’il envoya à ses maîtres. Il vécut là six ans avant de rendre l’âme à son créateur, et son dernier souhait fut d’être enterré sur place, dans la tour ; ce qu’ils accomplirent. Plus tard [12], ils bâtirent sur lui un splendide palais[ 13], situé à Rome encore aujourd’hui.

Simon Kippa fut rebaptisé « Pierre [14] » par les nazaréens, car il fit de la pierre sa demeure jusqu’au jour de sa mor t[15].

“Agaddeta de Chimon Kippa” – Ver. 1 (Beth Hamidrach chap. 5, 60), Lire la version originale : en hébreu. Traduction pour ©Le blog de Jonat.

[1] Il s’agit du Saint Nom, le Chem hameforach, de 72 morphèmes composés de 3 lettres chacun provenant de 3 versets de la Torah (Chemot 14:19-21).

[2] En effet, le Saint Nom inscrit sur les murs du Saint (l’antichambre du Saint des Saints) était oublié aussitôt les portes du Temple franchies.

[3] La vocalisation et la cantillation du Nom divin sont connues uniquement par un très petit nombre d’initiés.

[4] Le prophète parle ici des « sacrifices » des fêtes (voir exégèse). Quand Israël faute, Dieu ne supporte plus ses offrandes en sacrifice.

[5] Lorsqu’Israël s’adonne au culte des idoles, Dieu répudie Israël « temporairement », comme il est dit dans le verset suivant (Osée 2:1) : « les enfants d’Israël seront dénommés Les Fils du Dieu vivant ». Ces versets sont à prendre comme des réprimandes – jamais comme une rupture – comme le dit clairement le prophète Amos « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes » (Amos 3:2).

[6] La Pâques, commémore le jour de sa crucifixion (la veille de Pessah selon le Talmud, traité Sanhedrin 43a).

[7] L’Ascension est célébrée quarante jours après le dimanche de Pâques. C’est pourquoi elle tombe un jeudi, le Jeudi de l’Ascension.

[8] La fête de la Nativité, appelée plus couramment « Noël », est célébrée le 25 décembre.

[9] Le jour de l’an chrétien, Anno Domini, commémore la circoncision de Jésus célébrée 8 jours après Noël, le 1er janvier.

[10] Voir Rachi (ver. non censurée – Ein Yaacov 1ère éd.) dans le traité de Avoda Zara 10a (sur ketav velachon) : « Les autres ont rédigé leurs livres fallacieux : Jean, Paul et Pierre ; tous des juifs qui parlaient le latin, la langue des évêques. Ils apprirent et approfondirent leur langue pour se rendre importants à leurs yeux. Leur seul but était de les éloigner du peuple car ils n’ont jamais renié leur foi, mais c’est pour le bien d’Israël qu’ils ont œuvré. C’est en voyant le sort des Juifs, souffrants et affligés par les duperies de Jésus, qu’ils se sont consacrés à lui – à leurs yeux – afin de les régenter… ». Voir aussi rabbénou Tam et rabbi Chimon haLevy sur le Mahzor Vitry.

[11] Dont le fameux Nichmat kol haï de chabbat et de la Haggada de Pessah, ainsi que le Ata Konanta de Yom Kippour.

[12] Sous l’empereur Constantin Ier (306 – 337 EC)

[13] La Basilique Saint-Pierre de Rome, Sancti Petri, le plus important édifice religieux du christianisme, est considérée comme l’église du Pape et de l’État pontifical. La tombe de Pierre est située sous l’autel (voir aussi wikipédia).

[14] En réalité, Kippa est un surnom, il est la traduction araméenne de Pierre. Simon est connu par l’évangile sous le nom Simon fils de Jonas ou Simon-Pierre. Il est considéré par tous les chrétiens comme le chef de l’Église et premier évêque de Rome, il fonde ainsi la primauté épiscopale dont les papes seront ses successeurs.

[15] Dans les Annotations de rabbi Barukh Frankel (O.H 580) on peut lire : « Il est rapporté dans un manuscrit que le 9 tevet est mort Simon hakalfon (« l’éplucheur », celui qui sépare), qui sauva Israël de la perdition au temps de ces renégats. Ce jour fut fixé jeûne perpétuel à Jérusalem ». Pareillement, L’auteur du Méorei Or (p. 496) rapporte au nom du Sefer hazikhronot : « Les raisons de ce jeûne sont inconnues… il y est mentionné la mort de Simon… qui soulagea les Juifs, mais elles ont été dissimulées à cause d’eux ». Voir aussi le Sefer Toldot Yechou hanotsri (p. 126). C’est pourquoi le jeûne du 9 tevet – appelé Jeûne des Tsadikim – est mentionné dans la plupart des ouvrages de halakha (O.H 580) comme étant d’origine inconnue. (http://www.avakesh.com/2006/12/the_fast_of_the.html)

Histoire de la version : « Saint Paul, un Antéchrist »

Saint_Paul_Apôtre«Qui pourrait dire le vrai nom de l’antéchrist ?»

Nietzsche, dans une postface intitulée : Essai d’une critique de soi-même, dit être l’ennemi du christianisme, mais lequel ? – Celui de Saul, qui deviendra le ministre de l’église, canonisé en saint Paul ! C’est l’être le plus laid, l’être innommable.

Si l’on se réfère à la Bible, on lit, au sujet de faux-prophètes ou d’antéchrists, l’avertissement de Jésus à ses disciples: «Prenez garde de vous laisser abuser : plusieurs viendront en mon nom et ils diront : C’est moi, le temps est proche; Ne les suivez pas.» (Luc XXI, 8) « Ils en séduiront beaucoup.» (Matt 24 v.5)

L’Apocalypse fait état d’un Faux Apôtre, mais dans les épîtres de Jean, ils sont dénommés Antéchrist :

«Les Antéchrist sont dès à présent dans le monde. Ils sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres», (Premier épître de Jean ch. 2, v.19). Dans la seconde épître de Pierre, de même : « Il sont là, égarant les disciples, créant leur secte pernicieuse.(…) Par cupidité, ils vous exploitent avec des paroles pleines de ruse. Plusieurs les suivront et seront cause que la voie de la vérité soit calomniée. » ( Chap. 2, v. 1-4).

Le livre des Actes nous renseigne sur les fondateurs de l’Église Chrétienne : Paul et Barnabé. A l’époque où les apôtres avaient déjà évangélisé la Judée et la Galilée avec un certain succès, Paul – aussi nommé Saül – se mit à prêcher son évangile aux Juifs, mais, avec Barnabé, là où ils allèrent, ils furent rejetés à plusieurs reprises. Finalement, ils décidèrent de se tourner vers les Païens et allèrent chapeauter la petite communauté naissante à Antioche pour fonder l’église d’Antioche, capitale païenne voisine.

Rien ne permet d’affirmer raisonnablement que l’apôtre Simon Pierre fut le premier chef de l’Église.

Selon cette tradition, l’apôtre Jacques occupait, lui, ce rôle éminent au sein de la communauté – ou église – de Jérusalem, laquelle rassemblait essentiellement des Juifs.

La fameuse phrase prêtée à Jésus : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église.» (Matthieu XVI 18) est «incertaine», c’est une interpolation.

L’absence d’allusions plus solides et plus nombreuses dans les Évangiles est telle que l’on débat toujours pour savoir si Jésus a vraiment souhaité fonder une Église. Il est pourtant clair que ce Messie Juif était venu pour rétablir la vraie religion, pour montrer le chemin aux Juifs, lesquels étaient alors divisés en de nombreuses sectes et dominés par les plus corrompus, des hypocrites et des collaborateurs. Les premiers disciples étaient Juifs et fréquentaient le temple (Actes II 46). Il est question aussi de Galiléens, la Galilée étant la province du Nord de la Judée, refuge de rebelles.

Saül de Tarse, ce pharisien fanatique qui persécutait les disciples de Jésus (ce qu’il ne craint pas d’avouer dans ses épîtres), s’introduisit, grâce à Barnabé, dans la communauté juive de Jérusalem, l’église des disciples.

Peu avant, Saül approuvait la lapidation à mort d’Étienne. Il raconte son incroyable conversion à Damas après une étrange vision aveuglante où Jésus l’aurait interpellé. Ce témoignage, non confirmé par les apôtres, est rapporté par Luc qui est le fidèle compagnon de Paul dans ses voyages et qui lui sert de scribe (secrétaire).

Il est difficile d’admettre que Jésus, après sa mort sur la croix, soit apparu à Saül, non seulement pour le faire changer d’avis mais aussi pour en faire son principal apôtre en nation païenne alors qu’à ses douze apôtres Jésus avait interdit d’aller chez les païens, ni même en Samarie (Matthieu X 6).

Jésus lui-même était venu seulement « pour les brebis perdues de la maison d’Israël » (selon Matthieu), il avait mis près de trois ans à instruire ses disciples, tous Juifs de Judée.

Or, dans ses épîtres, Paul semble être opposé aux disciples, il les traite de « faux-frères ». Craint-il donc tant les apôtres pour les traiter de « faux frères » ( II Cor. XI 27 ) ? De quels Juifs est-il l’adversaire lorsqu’il écrit :

«Gare à ces chiens, à ces mutilés (circoncis)», ou encore : « Les Juifs sont les ennemis de tous les hommes.» ? D’ailleurs, les vrais apôtres ne figurent même pas parmi «les seuls Juifs qui travaillent avec lui pour le royaume de Dieu» (Colossiens IV 10-11). Paul ne mentionne même pas Pierre ou Jean. Il se nomme le ministre de l’Église et en fait même le «mystère chrétien», se prétendant élu par Dieu pour cette mission «avant le commencement du monde» (Ephésiens I, 4).
« Cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive.» (Marc XIII 24-32).

Les temps de détresse prédits par Jésus dans le livre de l’apocalypse seront vécus par ses disciples. L’église de Judée, rassemblée à Jérusalem autour de Jacques le Juste, subit des persécutions et disparut complètement lors du soulèvement des Juifs contre les Romains. La guerre des Juifs se solda en l’an 70 par un terrible massacre, la destruction de Jérusalem, de son temple: la prophétie aurait été écrite par Jean pour avertir les disciples et leur enjoindre de quitter la place.

La famille et les disciples de Jésus échappèrent ainsi à l’apocalypse et allèrent se réfugier à Pella en Arabie (de l’autre côté du Jourdain). Ensuite, sur l’emplacement de la Cité Sainte, les Romains construisirent une nouvelle ville qui fut nommée Aelia, et, dès la fondation d’Aelia, c’est l’église de Saül (Paul en grec) qui remplaça la première église, celle des apôtres. Elle est appelée par les historiens «l’église des nations» (païennes) ou Grande Église. La petite église, celle de Judée, a disparu…

Ainsi, après l’intervention de Titus en l’an 70, tout avait changé de face en Judée et en Galilée. Paul prêchait la soumission aux autorités et son église ne fut pas persécutée.

Sa doctrine du salut par la foi seule («nos mérites n’y sont pour rien et la Loi est disqualifiée», disait-il) ne demandait pas trop d’efforts et les promesses du ciel s’octroyaient contre une obole à la collecte qui était organisée à chaque assemblée.

(Dans l’esprit de vérité qui me caractérise, je suis à même de révéler le fait, plus ou moins caché, presque inconnu, et pourtant primordial, concernant l’origine de la religion chrétienne. L’église fondée par les douze apôtres à Jérusalem disparût en l’an 69 ou 70 et elle fut remplacée par l’église des nations païennes fondée par Paul et Barnabé à Antioche quelques années auparavant.)

Le récit de Luc appelé «Actes des Apôtres» nous donne une version qui semble effacer la polémique qui opposait Paul aux Apôtres. Ce n’est pas étonnant puisqu’il suivit Paul; il prit le parti de Paul, de même que Marc (Jean-Marc) lequel suivit Barnabé, compagnon de Paul dès le début.

De graves querelles déchiraient les communautés chrétiennes, comme l’attestent les épîtres : celle de Jacques (ch.4), la seconde épître de Pierre (ch.2) et les deux épîtres de Jean où il est question des Antéchrist, des faux docteurs, des faux prophètes.

«Les Antéchrist sont là présents et il y en a beaucoup», écrit Jean «ils sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres» ( I Jean ch.II v.18-19 ) précise-t-il. Apparemment, Paul s’en plaint aussi dans ses épîtres. Mais il s’arroge la mission d’évangéliser les païens et s’élève au rang d’apôtre, ce qu’il revendique haut et fort.

Pourtant, en réalité, c’est lui l’adversaire des apôtres, l’antéchrist qui prêche un autre évangile, celui du salut par la foi et non par la Loi.

La Loi renfermait avant tout le Décalogue, les Commandements de Dieu. Or, Jésus n’était pas venu abolir la Loi, mais la parfaire, et l’accomplir !

Paul, lui, prêche contre la Loi : c’est ce qui l’oppose aux Juifs. C’est pourquoi il est accusé d’apostasie.

Dans la seconde épître aux Thessaloniciens (Ch. II, 3-12), il tente de se défendre en renvoyant l’accusation d’Adversaire et d’apostat sur un autre, mais son propos reste obscur et on ne voit pas de qui il veut parler. De là vient l’erreur d’avoir vu en Néron le fameux Antéchrist alors qu’il s’agit en réalité de Paul, le doctrinaire fâché contre les Juifs, ces « rebelles », comme il les appelle, parce qu’ils sont en révolte contre l’occupant romain.

Accusé de mentir, Paul répond: «Et si mon mensonge ne servait qu’à mieux faire éclater la véracité de Dieu pour sa gloire, pourquoi serais-je encore condamné comme pêcheur? Pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu’il en sorte du bien ? » (Romains III 8 ). Pieux mensonge ? Que non !

On voit bien que l’épître de Jacques a été écrite pour faire objection à cette doctrine et pour dénoncer «la langue qui siège dans nos membres, qui infecte le corps tout entier et enflamme le cours de notre vie, enflammée elle-même par l’enfer.» (Jacques III 6 )

L’épître de Jacques est aussi un vibrant témoignage des querelles et des polémiques qui divisèrent les membres des premières communautés.

C’est par la langue que vient le mal : quelqu’un prêche le salut par la foi et la Loi est discréditée. Cette doctrine néglige les œuvres, l’observance des commandements de Dieu dictés à Moïse est rejetée. Cette langue perfide, c’est bien évidemment Paul !

Il suffit d’avoir lu ses épîtres pour constater que l’opposition entre Paul et les Apôtres est telle que, malgré les modifications qui seront faites pour atténuer ce désaccord, avec cette crise terrible qui divisa le christianisme dès le premier siècle, nous avons là le début de la déviation que prit ce mouvement. Paul parle d’évangiles différents du sien; c’est bien la preuve que c’est lui qui annonça un autre évangile, lui qui, somme toute, n’a vraisemblablement jamais connu le Christ. Jean, l’apôtre préféré de Jésus, était certainement plus qualifié que lui pour perpétuer son enseignement. Pierre, Jacques et Jean étaient les « colonnes », mais Paul les dénigre et se fait le ministre de l’Église: telle est la vérité qui ressort de la lecture des épîtres aux Philippiens, aux Colossiens, aux Corinthiens, aux Galates, aux Thessaloniciens et aux Ephésiens.

Le christianisme d’origine juive, essénienne, n’avait pas le même langage que celui qui lui a succédé dans le monde païen, c’est-à-dire dans l’empire romain parcouru par Paul et ses collaborateurs.

C’est Paul qui a complètement renversé les choses, en faisant l’apologie du Messie et c’est lui ce doctrinaire qui fit même de ce Fils de Dieu « l’égal de Dieu », écrivant, par ailleurs, « Dieu, notre Sauveur », semant ainsi la confusion et la polémique.

Jésus n’avait pas cette prétention, puisqu’il disait: « Dieu le Père est plus grand que moi » et : « je fais la volonté de mon Père Céleste ».

En fait, Paul et ses condisciples, (Barnabé, Luc, Marc, Timothée, Sylvain… etc.), sont les fondateurs d’une nouvelle église dite chrétienne laquelle deviendra la grande Église des Nations païennes. Et celle-ci remplaça l’église de Judée, primitivement celle des Juifs évangélisés par les Apôtres, et qui disparut en l’an 7O, lors de la chute de Jérusalem.

La doctrine de l’Église catholique accusait les Juifs – cela vient de changer – de peuple déicide pour n’avoir pas reconnu le messie en Jésus et de l’avoir fait crucifier. Or, c’est seulement Caïphe et les autorités juives de l’époque qui en furent responsables : «Caïphe prophétisa cette année-là que Jésus allait mourir pour la nation»( Jean XI 51 ). Jésus avait fait un grand nombre d’émules et s’était fait l’adversaire de ces autorités religieuses, les traitant de menteurs, de « fils du diable », (Jean VIII 44 ). C’est peu probable que la foule ait crié d’une seule voix : «Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants.» (bien que pour manipuler une foule, on sait le faire !)

Alors, est-il vrai qu’il soit mort pour sauver le monde entier ?

Ce n’est pas ce que laisse entendre le quatrième évangile.

Les pontifes Juifs du Grand Conseil se sentaient visés par ces imprécations et leur pouvoir était menacé. Ils s’étaient réunis pour délibérer. C’est Caïphe qui avait donné ce conseil : « Il est opportun qu’un seul homme meure à la place du peuple » : Jésus périra pour sauver la nation (Jean XIII 14 ).

Mais « l’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde », n’est-ce pas l’holocauste perpétué par les Hébreux depuis que Moïse ou les prêtres l’avaient institué ? ( Nombres VI 16 ).

Le prêtre Nazaréen offrait un agneau en sacrifice pour le péché de la tribu. Et voilà que Jésus, le Nazaréen, fut sacrifié comme un agneau pour sauver la nation. Notons qu’il n’est pas écrit Nazarethien, car Nazareth n’existait pas encore. Qu’on voit encore aujourd’hui le prêtre, crâne rasé, exécuter les mêmes rites du pain azyme et du vin consacré qu’au temps anciens: c’est toujours le même office des nazaréens de l’ancien peuple nomade qui croyait chasser le mal et avoir les faveurs de son Dieu en sacrifiant un animal, en général un agneau d’un an (ou deux agneaux) sur l’autel (Exode XXIX 38), rien ne surprend plus.

En pharisien bien endoctriné, Saül reprendra cette idée du sacrifice de Jésus pour sauver la nation et ressusciter la religion juive pervertie, cette « synagogue de Satan » (Apocalypse II 9). Lui et Barnabé, le lévite, sont les premiers doctrinaires de la religion chrétienne affranchie de la Loi mosaïque et de la circoncision, et les fondateurs de l’Église chrétienne !

Or, Jésus n’était pas venu abolir la Loi mais pour l’accomplir ! Donc, non pour fonder une religion mais pour rétablir l’ancienne, la vraie, apportée aux Hébreux par Moïse.

Selon Matthieu, inspiré de l’évangile aux Hébreux, « Jésus était venu pour les brebis perdues de la maison d’Israël » et envoya ses disciples évangéliser les Juifs de Judée. Ce qu’ils firent avec un certain succès, puisque les Actes des Apôtres parlent de plus de trois mille adeptes, peu après le discours de Pierre (Actes II v.41).

Mais en Judée, le vent de la révolte va tout emporter. Les persécutions contre les adeptes reprennent. L’apôtre Jacques est exécuté et Simon-Pierre est emprisonné. Jean écrit l’apocalypse pour prévenir tous les adeptes du grand péril qui s’annonce : l’insurrection se prépare et il faut fuir avant le désastre, quitter Jérusalem, Babylone la Grande Cité, (qui sera incendiée en 70, comme la prophétie de l’apocalypse l’annonçait).

La famille de Jésus se serait enfuie et réfugiée à Pella en Arabie, selon la tradition. Cette «guerre des Juifs» aurait fait 1.100.000 morts et 50.000 prisonniers parmi les Juifs, selon Flavius Josèphe. Ce fut une catastrophe, «la fin du monde» pour les Juifs. Tout semblait perdu !

C’est curieux que Luc n’en parle même pas dans les Actes ! Auto-censure ? Il paraît que ce livre est inachevé, mais on ne sait pas pourquoi !

Luc avait quitté la Judée pour suivre Paul en d’autres contrées… Avec Paul, le message d’amour fraternel de Jésus est remplacé par un autre discours qui fait l’apologie du Christ, un discours de théologien, de docteur pharisien, de rabbin.

Serait-il le séducteur, un des « faux-prophètes » ou « faux-docteurs » annoncés par Jésus et dénoncés par Jean dans ses épîtres ?

« Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres.» (I Jean Ch. I v 19). « Cet Antéchrist est dès à présent dans le monde.» (Ch. IV v.3).

Pour Paul, le royaume de Dieu est son affaire, son église, qu’il construit et étend grâce à la collecte de fonds et à ses dons d’organisateur et de doctrinaire. Au contraire, Jésus n’a élaboré aucune doctrine, et il disait à ses disciples: « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.»

Accusé d’agir par cupidité et d’exploiter les gens trop crédules par des paroles pleines de ruse ( II Pierre II 3 ), Paul écrit qu’il « travaille jour et nuit pour n’être à charge de personne », ce que dément le reste de ses écrits puisque on lui a ouvert « un compte de droit et avoir », qu’il remercie ses bienfaiteurs pour leurs largesses et qu’il ne réclame que la nourriture et le vêtement, ou le salaire de prêtre. Plus grave, Paul avoue avoir « dépouillé d’autres églises » à son propre bénéfice ( II Cor. XI 8 ); il infflige des châtiments aux chrétiens infidèles « comme Dieu châtie à mort les Juifs infidèles » ( Cor. IV 2 ); alors que Jésus a dit: « Ne condamnez pas afin de ne pas être condamné », lui, Paul, condamne à mort quelqu’un qui vit avec la femme de son père… « pour sauver son âme »( I Cor. V 5 )!
Quoi ! Le premier inquisiteur et père de l’inquisition serait-il notre cher saint Paul ? C’est un peu cela. C’est pourquoi nous sommes en droit de douter de l’authenticité de sa prétendue « conversion sur le chemin de Damas », de ses prétendues «visions» ou «apparitions» si opportunes pour justifier sa conduite ou sa prétendue mission auprès des païens, alors que Luc écrit que c’est seulement au vu de ses échecs répétés auprès des Juifs qu’il se dit: « Puisque c’est ainsi, tournons-nous vers les Païens » (Actes XIII v.46 et XVIII v.6).

Seuls les Juifs avaient été évangélisés alors par Jésus et ses apôtres, et avec succès.

En fait deux courants s’affrontent parmi les disciples et l’Église de Judée, celle des apôtres, va quasiment disparaître au profit de celle fondée par Saul et Barnabé: l’Église des Païens ou Église des Gentils (mot dérivant de Gentes: Nations), laquelle deviendra la Grande Église qui prendra son essor dans tout l’Empire romain.

Nous pouvons donc affirmer, après avoir relu tout le Nouveau Testament que tout s’éclaire sous ce nouveau jour et que les fameux manuscrits de la Mer Morte devraient être publiés en totalité pour révéler la vérité historique du catholicisme romain issu de la secte de Saul dit «saint Paul»: une religion incapable de produire un règne de justice, de paix et de fraternité sur Terre, mais plutôt des croisades, des guerres de religion et des bûchers.

« Ecrasez l’infâme !», écrivait Voltaire après s’être penché longuement sur la question… (Dictionnaire Philosophique, coll. Folio classique, Gallimard).

« Si l’on veut bien y faire attention, la religion catholique apostolique et romaine est, dans toutes ses cérémonies et tous ses dogmes, l’opposé de la religion de Jésus.» (Voltaire)

« J’acquis la conviction que la doctrine de l’Église, quoiqu’elle ait prit le nom de «chrétienne», ressemble singulièrement à ces ténèbres contre lesquelles luttait Jésus et contre lesquelles il recommande à ses disciples de lutter.» (Léon Tolstoï)

Et Friedrich Nietzsche de renchérir: « L’Église appartient au triomphe de l’Antéchrist.»

« Au fond, il n’y a jamais eu qu’un chrétien et il est mort sur la croix. L’évangile est mort sur la croix… Seule est chrétienne la pratique chrétienne, une vie telle que celle vécue par celui qui mourut sur la croix », selon Nietzsche qui a plagié Léon Tolstoï dans ses notes ou écrits posthumes » (Volonté de Puissance).

Voilà la vérité sous-jacente, le véritable nœud gordien qui n’a pas été retenu et qui résout bien des énigmes sur l’histoire et la destinée du christianisme… ( http://www.webnietzsche.fr)

Si le 9 Tevet représente la falsification par excellence, le 10 Tevet annonce la venue du « Jour Nouveau ».

Panoramic Mountain ViewLe 10 Tévet, les Sages d’israël, instituèrent un jeûne.

Ce jeûne est le moment de remettre en question notre attitude de spectateur passif d’une histoire qui nous conduit vers l’inconnu et de reconsidérer le chemin vers lequel nous nous dirigeons.

Tévet est le mois du retour et de la redéfinition.

Redécouvrir qui nous sommes vraiment…C’est là que réside la clef de la rédemption personnelle et de la délivrance Finale.

Tous les jours de jeûne, lorsqu’ils sont correctement observés, font descendre la grâce Divine depuis la source ultime de miséricorde, le Nom de D.ieu Havayah YHVH.

La quintessence de ce processus correspond au dixième jour de Tévet qui est en relation avec le secret de « la fin »…

(le dernier jour de jeûne de l’année est enchâssée dans le début des événements qui ont conduit à la destruction] ».)

Le mois de Tevet comme l’explique le Rav Itz’hak GINSBURGH

Selon le Séfer Yétsirah, à chaque mois du calendrier juif correspond une lettre de l’alphabet hébraïque, un signe du zodiaque, l’une des douze tribus d’Israël, un sens et une partie ou une fonction déterminante du corps.

La Lettre : Ayin (?)

La lettre ayin signifie « œil ».

Le mois de Tévet est celui de la rectification et de l’annulation du « mauvais œil ».

Le mot Tévet lui-même est issu du mot tov, « bon », faisant référence au ayin tov, « le bon œil /l’œil favorable » (la source du pouvoir de bénédiction, ainsi qu’il est dit : « l’œil favorable bénira »). Cette rectification débute dès le regard que l’on pose sur les lumières de ‘Hanouka (en particulier lorsqu’elles sont complètes, le huitième jour).

Tout le processus destructif débute avec le « mauvais œil » de la haine, la haine du profane envers le saint (le secret de dix, le nombre saint, comme nous l’avons mentionné ci-dessus).

De la haine découle la colère, le feu de la destruction. La lettre centrale du mot ka’as, « colère », est la lettre ayin. Le ka’as négatif doit être rectifié de sorte à devenir son correspondant positif, ainsi que nous allons l’expliquer.

Le Mazal (signe du zodiaque) : Capricorne (Guedi, le chevreau)

Nos Sages nous enseignent qu’à l’âge de dix ans (une allusion au dixième mois, le niveau de dix en général) un enfant « saute comme un chevreau » (Midrach Kohélet).

La nature enjouée de celui qui saute « comme un chevreau » reflète une étape importante du processus de croissance.

Le mois de Tévet, le mois de la tribu de Dan, se rattache au processus de croissance, du stade de l’immaturité à celui de la maturité.

L’immaturité se caractérise par le « mauvais œil », tandis que la maturité par le  » bon œil ». Guedi = 17 = tov « bon » (le « bon œil »). Nous devons jouer (et sauter comme un chevreau) afin de rectifier et d’atténuer la colère latente dans notre âme animale.

La Tribu : Dan

La tribu de Dan représente le stade initial d’immaturité dans l’âme qui « grandit » durant le mois de Tévet.

Dan signifie « juger ».

Au départ, il juge la réalité et les autres de manière critique, avec un jugement sévère (le « mauvais œil »). Telle est la nature de celui qui est spirituellement immature. Dan est comparé à un serpent, qui mord avec le venin de la colère. Le « mauvais œil » est celui du serpent.

La rectification de Dan consiste en son engagement dans la bataille de la colère sainte contre la colère néfaste. Nos Sages nous enseignent que seul celui qui est issu de l’âme originelle de Dan peut spontanément sauter sur le mauvais serpent et le tuer — « celui qui est comme lui, l’a tué. »

Na’hach (« serpent ») = 358 = Machia’h. Le pouvoir sacré de Dan reflète une étincelle du Machia’h. Le Zohar nous enseigne que le commandant en chef de l’armée du Machia’h sera issu de la tribu de Dan.

Le Sens : la Colère

La sensation de la colère sainte, ou l’indignation vertueuse (la rectification du mois de Tévet), correspond à la capacité de l’âme d’éveiller notre bon penchant pour nous mettre en colère contre notre mauvais penchant.

C’est cette idée qui nous est enseignée par nos Sages dans leur commentaire du verset des Psaumes : « Sois en colère et ne faute pas. »

La colère positive exprime le souci et le soin les plus extrêmes de l’âme appliqués au désir de voir la réalité se diriger vers le bien. Toutefois, même en ce qui concerne cette colère, il existe un certain élément d’immaturité (car la maturité absolue, celle du Créateur de réalité, perçoit [avec le ayin de Tévet] tout, comme étant bon), néanmoins, à ce sujet, il est dit : « car Israël est [se conduit comme] un jeune garçon, et [c’est pourquoi] Je [D.ieu] l’aime. »

La ‘Hassidout nous enseigne qu’il faut diriger son œil gauche (« mauvais ») vers soi (avec la colère sainte de sa nature innée du bien contre sa nature innée du mal), pour abaisser et soumettre son ego, tout en dirigeant simultanément son œil droit (« bon ») vers la réalité extérieure (qui grâce au pouvoir de cet œil pourra elle-même atteindre la perfection).

Un Membre : Le foie

Les Sages nous enseignent que « le foie est en colère ».

Le rôle du foie [kaved, en hébreu] est de purifier le sang de ce dont il est saturé.

Dans la Kabbale, le foie correspond au serpent originel, dont la rectification est personnifiée par Dan. (Les trois « dirigeants » du corps et de l’âme sont le cerveau, le cœur et le foie, qui correspondent, dans l’ordre, à Adam, Eve et le serpent).

Le serpent, dans la Kabbale, représente l’état initial d’immaturité de l’âme, tel que le caractérise l’attribut non rectifié de la colère. Le venin du serpent est chaud (voir le mois de ‘Hechvan), comme le feu de la colère. Lorsqu’il est dirigé vers le bien, le feu (et le sang du foie) sert à réchauffer le mois froid de Tévet.

Kaved = 26 = Havayah (YHVH)

Cette relation reflète le secret, mentionné ci-dessus, que la somme des quatre mois de « jeûne » sur la destruction du Temple (par le venin du serpent originel), dont le point culminant se trouve en Tévet, est égale à 26.

En jeûnant sur la destruction, une personne rectifie son foie – adoucit sa colère – et ainsi, « atténue » la colère de D.ieu (Israël, étant la cause de la destruction) et éveille la miséricorde de Havayah afin de reconstruire le Temple.

Par le biais de la grâce Divine, le troisième Temple éternel est bâti, tout d’abord dans le cœur d’Israël, pour devenir ensuite concrétisé matériellement sur terre. (http://www.galenai.fr/)

L’année 5775 commencée depuis le rosh hashana 2014, est nommée : Tash’a hé- Tav Shin Ayin hé

année 5775

Rav Israël Mëir Lau, le Loulek des Camps de Concentration, qui deviendra Grand Rabbin d’Israël, et qui est une des personnalités juives les plus marquantes de notre époque, nous propose un décryptage de son cru pour la nouvelle année 5775 qui signifie : « que commence une année de solidarité ».

L’année 5775 est une année de chemita. (l’année sabbatique)

« Telle est la loi de la Chemita : que tout créancier relâche sa main de ce qu’il aura prêté à son prochain. Il ne fera pas pression sur son prochain ou sur son frère, car le temps de la rémission en l’honneur de D.ieu est arrivé » Deutéronome 15,2.

Ceci enseigne qu’un des aspects de l’observance de la Chemita est l’abandon de toutes les créances.

Toute dette qui n’a pas encore été remboursée à la fin du dernier jour de l’année de Chemita est annulée.

Dans le même temps, la Torah interdit de s’abstenir de prêter de l’argent de peur que la Chemita annule le prêt, et ordonne de prêter volontiers en dépit du risque de ne pas être remboursé.

« Garde-toi de nourrir une pensée perverse en ton cœur, en te disant : « La septième année, l’année de rémission, approche » et tu verrais ton frère nécessiteux d’un mauvais œil et tu ne lui donnerais pas… Tu lui donneras assurément, et ton cœur ne sera pas malheureux en lui donnant, car pour cela l’Éternel ton D.ieu te bénira dans tout ce que tu feras et dans tout ce que tu entreprendras »

Ce qui est sous-entendu c’est que les « créances idéologiques » devront aussi être effacées…

Cette année, le 9 tevet sera le 31 Décembre 2014 et le 10 tevet le 1er janvier 2015 ….

Pourquoi commencer l’année solaire par un jeûne ?

Ce jour: le 10 tevet 5775, marque le début d’un processus de destruction. Le Code de la Bible a démontré que l’année 5775 sera une année de guerre… Guerre de mots ou guerre véritable ? Selon notre taux vibratoire nous pouvons élever les évènements afin qu’ils ne se réalisent pas dans le monde de la matière Assiah, mais uniquement dans le monde des émotions Yetsirah ou du mental Briah… Mais ces évènements peuvent aussi se réaliser dans le monde spirituel de Atzilouth et trouver une issue pacifique.

Le jeûne, qui est un signe de contrition et de Repentir,  marque une prise de conscience. L’expérience humaine montre combien il est important que celle-ci ait lieu au début du processus et non à la fin. D’où la pertinence de marquer le 10 Tevet cette année.

Entre le 31 décembre et le 1er janvier, oubliez toutes les créances ….

Voir l’article et la vidéo :  le jeûne biblique

Miléna

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources par miléna
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