Le cerveau subliminal Le Couple Cosmique Séphiroth

Le Noùs, Témoin silencieux ou Conscience Pure

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Platon compare l’âme à un attelage ailé, avec comme cocher la raison, l’esprit, l’intelligence, (« noûs »), comme cheval obéissant, la volonté, le cœur, (« thumos ») et comme cheval rétif, les désirs, le « ventre », (« épithumia »).

« L’Essence (qui possède l’existence réelle), celle qui est sans couleur, sans forme et impalpable ; celle qui ne peut être contemplée que par le seul guide de l’âme, (le noûs) l’intelligence ; celle qui est la source du savoir véritable, réside en cet endroit. Pareille à la pensée de Dieu qui se nourrit d’intelligence et de science absolue, la pensée de toute âme, cherchant à recevoir l’aliment qui lui convient, se réjouit de revoir après un certain temps l’Être en soi, se nourrit et se rend bienheureuse en contemplant la vérité… » Platon

Pour les Pythagoriciens la structure humaine est une structure ternaire dans laquelle s’inscrivent le Noûs (l’Esprit en l’homme), la Psyché (l’Ame) et le Soma (le Corps).

Le Noûs est l’étincelle divine ou la parcelle d’Esprit dont tout homme est dépositaire. Elle est en chacun, identique et inchangeable.

Le Noûs représente la potentialité totale de l’être.

Elle est assimilée à un ensemble d’archétypes que chacun à tout instant de sa vie peut utiliser. Ces archétypes correspondent à des structures énergétiques porteuses de dynamismes acquis dans le cadre de l’évolution naturelle et que la conscience individuelle tente de s’approprier, afin de devenir plus performante dans sa tentative de dévoilement progressif de l’immense univers. Ils n’ont pas été déterminés une fois pour toutes lorsqu’ils sont devenus manifestés, mais s’affirment en même temps que se développent les facultés méditatives, rationnelles et cognitives, ainsi que le niveau d’amour de l’humanité.

Anaxagore appelle le Noûs, c’est-à-dire l’Esprit, principe spontané de mouvement, de pensée, de connaissance, de vie. Subtil, mais non immatériel, il est transcendant au mélangé, infini, autarcique, et ne se mêle à rien, bien qu’il soit présent.

Le Noûs est capable d’atteindre et de contempler une réalité qu’il n’a pas rencontrée dans son expérience sensible, une réalité qui n’appartient pas au Cosmos physique dans lequel nous vivons.

Ce que l’intelligence humaine découvre est un Être Spirituel. Aristote le nommera : Contemplation de la contemplation. Sa Vie est Contemplation de Lui-même. Il est joie éternelle dira Aristote.

Simon le magicien aurait aussi écrit un livre appelé « Apophasis mégalè » ( Grande révélation / Grande déclaration) dont il ne reste que ce passage :

« Ces six racines, Noûs (Intelligence), Phoné (Voix), Logitmos (Raison), Epinoïa (Réflexion), Onoma (Nom), et Enthymésis (Pensée), sont aussi appelés les six grandes puissances. Mélée avec eux était la grande puissance, la puissance sans limites. Hestos (Celui qui se tient debout) fut la septième puissance, correspondant au septième jour après les six jours de la création. Cette septième puissance existait avant le monde, c’est l’Esprit de Dieu qui planait sur la face des eaux ».

Il y a en fait trois Noùs, représentés par les trois séphitoth du grand visage: Arikh Anpin

  • 1) Keter = la Couronne, Noûs-Dieu,
  • 2) Hokhmah = la Sagesse, Noûs-Démiurge, ou Cosmos
  • 3) Binah = l’Intelligence, Noûs-Homme

Ces trois séphiroth supérieures, sont appelées le Shekel (intellect), la « Conscience Pure ».

Une Représentation égyptienne du Noùs

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Voici une intéressante représentation de la double force créatrice que les rosicruciens nomment le Noùs.

Elle est extraite d’une stèle égyptienne visible en ce moment à Figeac (Lot) au Musée Champollion.

Les deux cobras expriment des deux forces, que sont l’Amour et la Vie, que l’on nomme généralement « l’esprit » et la « force vitale ».

Leur coopération permet à un monde d’exprimer sa « Lumière ».

Pour ceux qui ne verraient qu’une représentation artistique sans réelle intention, il y a une discrète invitation à constater que le serpent de droite (le masculin) soutient le monde alors que le serpent de gauche (le féminin) le chapaute…

L’idée est de montrer que l’esprit est à la base de la « matière » qui accueille la « vie », que l’autre serpent fournit, et les deux ensemble permettent à la Lumière de s’exprimer.

« La nature du Noùs est double en ce sens que c’est la seule manière de comprendre » exprime le manuscrit de Nodin que Spencer Lewis a ramené des « Archives de l’Ordre ».

Ce double aspect est présent partout.

Un frater constatait par exemple que dans les « monographies » originelles au service de la Lumière, « si la première partie est consacrée à un meilleur fonctionnement du corps physique, la deuxième partie se consacre à un meilleur développement de l’être intérieur ».

THOTH

Le Corpus Hermeticum d’Hermès Trismégiste

Un jour que je réfléchissais aux choses essentielles et que mon coeur s’élevait dans les hauteurs, toutes mes sensations corporelles s’engourdirent complètement comme celui qui, après une nourriture exagérée ou à cause d’une grande fatigue physique, est surpris par un profond sommeil.

Il me sembla alors voir un être immense, d’une ampleur indéterminée, qui m’appela par mon nom et me dit :

 » Que veux-tu voir et entendre et que désires-tu apprendre et connaître en ton coeur ? »

« Qui es-tu » lui dis-je.

« Je suis Pymandre, » répondit-il,  » le Noùs, l’être qui se suffit à lui-même. Je sais ce que tu désires et je suis partout avec toi. »

Je lui dis :  » Je désire être instruit des choses essentielles, saisir leur nature et connaître Dieu. Oh ! Comme je désire comprendre ! »

Il répondit :  » Garde bien dans ta conscience ce que tu veux apprendre et je t’instruirai. »

À ces mots, il changea d’aspect et, à l’instant, tout me fut découvert ; j’eus une vision infinie ; tout devint une seule lumière, sereine et joyeuse, dont la contemplation me donna une félicité extrême.

Peu de temps après, dans une partie de cette lumière, des ténèbres effrayantes et lugubres descendirent et tournoyèrent en spirales sinueuses semblables à un serpent, me sembla-t-il. Puis ces ténèbres se transformèrent en une nature humide et indiciblement trouble, d’où s’éleva une fumée comme un feu, tandis qu’elle faisait entendre un bruit pareil à un gémissement indescriptible.

Enfin un cri fit écho, sortant de la nature humide, un appel inarticulé, que je comparai à la voix du feu, alors que de la lumière une parole sainte se répandait sur la nature humide et qu’en jaillissait un feu pur, subtil, véhément et puissant.

L’air, par sa légèreté, suivait le souffle du feu ; de la terre et de l’eau, il s’élevait jusqu’au feu de sorte qu’il y paraissait suspendu.

La terre et l’eau restaient où elles étaient, si étroitement mêlées qu’on ne pouvait les percevoir séparément, et continuellement mues par le souffle de la parole qui planait au-dessus d’elles.

Alors il me dit :  » Cette lumière, c’est moi, Noùs, ton Dieu, celui qui existait avant la nature humide issue des ténèbres.

La Parole lumineuse qui émane du Noùs, c’est le Fils de Dieu. »

 » Que signifie cela ? » demandai-je.

« Comprends-le. Ce qui en toi voit et entend, c’est la parole du Seigneur, et ton Noùs est Dieu le Père ; ils ne sont pas séparés l’un de l’autre, car leur unité est vie. »

 » Élève ton coeur vers la lumière, et connais-la. »

Puis, quand il releva la tête, je vis dans mon Noùs la lumière, composée de forces innombrables, devenue un monde réellement illimité, tandis que le feu, investi et subjugué par une force toute puissante, était ainsi parvenu à l’équilibre.

« Tu as vu dans le Noùs la belle forme originelle de l’homme, l’archétype, le principe originel antérieur au commencement sans fin. » Ainsi me parla Pymandre.

« D’où sont donc venus les éléments de la nature ? » demandai-je.

Il me répondit :  » De la volonté de Dieu qui, ayant reçu en elle la parole et contemplé l’archétype du monde dans sa beauté, façonna sur ce modèle un monde ordonné à partir des éléments propres à ce monde et des âmes nées de Dieu.

Dieu, l’Esprit, en lui-même masculin et féminin, source de la lumière et de la vie, engendra d’une parole un second être spirituel, le Démiurge qui, en tant que Dieu du feu et du souffle, créa sept recteurs pour entourer de leurs cercles le monde sensible et le diriger par ce qu’on nomme le Destin.

L’Esprit, Père de tous les êtres, qui est vie et lumière, engendra un homme semblable à lui, dont il s’éprit comme de son propre enfant car, à l’image de son Père, il était d’une grande beauté. Dieu s’éprit donc en réalité de sa propre forme et lui livra toutes ses ouvres.

Voilà pourquoi, seul de toutes les créatures de la nature, l’homme est double, à savoir mortel selon le corps, et immortel, selon l’homme fondamental.

En effet, bien qu’immortel et souverain de toutes choses, l’homme subit néanmoins la condition des mortels, car il est soumis au destin.

Donc, tout en provenant d’un domaine supérieur à la force de cohésion des sphères, cette force le tient en esclavage ; et tout en étant masculin-féminin parce qu’issu d’un Père masculin-féminin, et exempt de sommeil parce qu’issu d’un être exempt de sommeil, il est néanmoins vaincu par la convoitise des sens et le sommeil.

Et l’homme issu de la vie et de la lumière, devint âme et esprit ; la vie devint âme, la lumière devint Noùs.

Et tous les êtres du monde sensible demeurèrent ainsi jusqu’à la fin des cycles et jusqu’au commencement des espèces.

Écoute maintenant ce que tu désirais entendre.

Ce cycle ayant pris fin, le lien qui unissait toutes choses fut rompu par la volonté de Dieu. Car tous les animaux qui étaient jusqu’alors à la fois masculins et féminins furent, comme l’homme, divisés selon deux genres, certains devenant mâles et d’autres femelles.

Aussitôt Dieu exprima la Parole sainte :  » Croissez en accroissant et multipliez en multitude, vous tous qui avez été créés et faits. Et que celui qui possède le Noùs sache qu’il est immortel et que la cause de la mort est l’amour du corps et de ce qui est terrestre.

« Parce que  » répondis-je,  » le Père de toutes choses, de qui procède l’Homme, est lumière et vie. »

« Oui, lumière et vie, tel est Dieu le Père, de qui procède l’homme. Si donc tu sais que tu viens de la vie et de la lumière et que tu es constitué de ces éléments, tu retourneras à la vie. » Telles furent les paroles de Pymandre.

« Mais dis-moi encore ô mon Noùs, comment irai-je à la vie ?

Car Dieu a dit : «  Que l’homme qui possède le Noùs se reconnaisse lui-même. »

Les hommes n’ont-ils donc pas tous le Noùs ? »

« Veille à ce que tu dis ! Moi, Pymandre, Noùs, je ne vais que vers ceux qui sont saints, bons, purs et miséricordieux, vers ceux qui sont pieux ; ma présence leur est une aide afin qu’ils connaissent toutes choses à l’instant. Ils se rendent agréables au Père par leur amour, et le remercient par affection filiale et par les chants de louange qui lui sont dus. Avant qu’ils n’abandonnent leur corps à la mort, qui leur est inhérente, ils méprisent leurs sens parce qu’ils en connaissent trop bien les activités.

Oui, moi, Noùs, je ne permettrai pas que les activités du corps, qui les harcèlent, exercent sur eux leurs influences ; comme gardien des portes, en effet, j’introduirai l’entrée aux actions mauvaises et honteuses et j’extirperai les impies.

Dieu est l’âme de l’éternité ; l’éternité est l’âme du monde, et le ciel est l’âme de la terre.

Dieu est dans le Noùs ; le Noùs est dans l’âme ; l’âme est dans la matière et toutes ces choses existent par l’éternité.

Car rien n’est invisible, même parmi les incorporels ; le Noùs, l’Ame-Esprit, se révèle dans la contemplation vivante et Dieu se manifeste dans son activité créatrice.

Tout ceci, ô Trimégiste, je devais te le dévoiler. Considère le reste de la même manière et tu ne t’égareras pas.

Ouvre ton âme à l’énergie cosmique et laisse la couler pour qu’elle devienne UNE avec TON ÂME.

Sache que la LUMIÈRE est éternelle et que les ténèbres sont passagères. Recherche sans cesse la LUMIÈRE parce qu’à mesure qu’elle remplit ton être elle fait disparaître l’obscurité.

Ouvre ton âme aux FRÈRES DE LA CLARTÉ. Laisse les entrer pour qu’ils te remplissent de la LUMIÈRE.

Lève tes yeux vers la lumière du Cosmos et garde ton regard tourné vers le but. C’est seulement par la lumière de la sagesse que tu deviens UN avec le but infini.

Recherche sans cesse l’éternel UN et dirige toi sans cesse vers la lumière du But.

La lumière est infinie et l’obscurité n’est qu’un voile fini. Cherche sans cesse à déchirer ce voile d’obscurité.

Écoute moi, O homme, écoute ma voix qui chante LA MÉLODIE DE LA LUMIÈRE ET DE LA VIE.

Sois assuré que partout dans l’immensité de la création la LUMIÈRE est toujours dominante et qu’elle englobe tout de ses bannières de flamme.

De même que l’infini existe caché et dissimulé dans le fini, ainsi en creusant sans cesse à travers le voile des Ténèbres tu trouveras la LUMIÈRE.

De la même façon, perdu et flottant à travers le Tout, tu découvriras l’existence du CERVEAU INFINI qui vit à travers le TOUT CE QUI EST. Vois ici la lumière que tu cherches, celle de l’intelligence universelle et lumineuse.

Dans tout l’espace il n’y a qu’UNE SAGESSE. Même si elle semble parfois fragmentée elle est UNE AVEC L’UN. Tout ce qui existe provient de la LUMIÈRE qui elle-même provient du TOUT.

Et voici ce que me dit le TOUT CE QUI EST. « O LUMIÈRE qui pénètre tout, UNE avec TOUT et TOUT avec UN, Descend en moi à travers le canal.

Inonde moi de tes rayons Afin que je devienne libre.

Rend moi UNE avec l’ÂME-TOUT Qui brille dans l’obscurité de la nuit. Rend moi libre de l’espace-temps Libre du voile de la nuit.

Moi, Enfant de la lumière Voici que je commande : Je suis libre à jamais de l’obscurité. »

Je suis l’ÂME LUMIÈRE sans forme. Sans forme et pourtant je brille comme la lumière. Je sais que les liens de l’obscurité doivent se dénouer et s’évanouir devant la lumière. Voici ma sagesse.

Libre tu seras, O homme, puisque tu vivras dans la lumière et la clarté. Garde ton regard vers la lumière. Ton âme habite dans le royaume de la lumière. Tu es un enfant de la lumière. Tourne tes pensées vers l’intérieur et non pas vers l’extérieur. C’est au centre que tu trouveras l’âme de lumière.

Sache que tu es le MAÎTRE.

Le monde des apparences et toutes les illusions qui se présentent devant toi proviennent du dedans. Tu en es le créateur. Alors continue à grandir dans le royaume de la clarté et garde tes pensées dans la lumière. Tu es un avec le Cosmos, une flamme et un enfant de la lumière.

En toi se trouve ta connexion avec le TOUT RAYONNANT DE LUMIÈRE. C’est pourquoi je te mets en garde : ne laisse pas tes pensées s’égarer vers la croyance que la lumière provient de l’extérieur de toi.

Sache que la lumière rayonne à partir de toi pour toujours.

Sois comme un soleil au centre de son univers. Tu brilles et tu éclaires le monde que tu as toi même créé. Reste au centre Ô Soleil de lumière. Éclaire ta création pour toujours.

Ne te laisse pas séduire par les frères des ténèbres qui te montrent la CLARTÉ OBSCURE.

La lumière réfléchie n’est pas la lumière solaire. Ne te laisses pas séduire par la lumière artificielle qu’on veut projeter vers toi pour te donner l’illusion que tu existes.

Tu es le centre, tu es celui qui éclaire. Tu es SOLEIL DE LUMIÈRE de ton univers.

Garde toujours tes yeux dans cette direction et ton âme en accord avec la LUMIÈRE CENTRALE.

Lève tes yeux vers le Soleil dans le ciel et qu’il devienne pour toi un symbole de vie.

Sache que tu es la Grande Lumière, qui sera parfaite dans sa sphère lorsque tu seras enfin libre.

Ne regarde plus dans les ténèbres. Élève tes yeux vers le firmament. Laisse monter librement ta flamme de lumière et tu deviendras un Enfant de la Lumière.

Sources

– http://rosae-crucis.pagesperso-orange.fr/

http://www.lebistrotdelarosecroix.com/article-une-representation-egyptienne-du-nous-82805646.html

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