EUROPE

Le mystère des crânes extraterrestres de l’Europe médiévale

Le mystère des crânes ressemblant à des extraterrestres de l’Europe médiévale serait révélé après 50 ans…!

Des spécimens avec une forte (à gauche), une moyenne (au milieu) et aucune (à droite) déformation du crâne.

Les scientifiques ont enfin élucidé le mystère des crânes en forme d’œuf vieux de 1500 ans trouvés en Bavière il y a près de cinq décennies.

Les crânes allongés, semblables à ceux d’extraterrestres, ne correspondaient à rien de ce qui avait été vu dans le nord de l’Europe à cette époque.

La technique utilisée pour façonner le cuir chevelu des femmes, scientifiquement connue sous le nom de déformation crânienne artificielle (DAA), ne pouvait être appliquée que pendant l’enfance, alors que les os étaient encore en formation et que le crâne était encore mou et malléable.

Les crânes en forme d’œuf, comme la plupart des modifications corporelles dans l’Antiquité, étaient considérés comme un signe de beauté, de statut ou de noblesse, selon les chercheurs.

Les résultats ont été publiés dans les Actes de l’Académie Nationale des Sciences le lundi.

Pour percer le mystère des crânes en forme d’œuf, les chercheurs ont examiné l’ADN de 36 adultes, dont 14 avaient des crânes altérés, provenant de six cimetières bavarois différents.

Ils ont également prélevé des échantillons d’ADN d’un soldat romain et de deux femmes de Crimée et de Serbie.

Les tests ADN ont montré que les femmes à tête conique avaient une génétique très différente de celle de leurs homologues Baiuvarii.

Toutes les personnes présentant des crânes déformés analysés dans le cadre de la recherche provenaient du sud et du sud-est de l’Europe, avec un ADN codant pour les yeux bruns et les cheveux blonds ou bruns, par opposition à leurs homologues Baiuvarii aux cheveux blonds et aux yeux bleus.

Les archéologues n’ont pas pu localiser d’enfants avec des crânes en forme de cône dans le cimetière, réfutant la théorie selon laquelle les Baiuvarii pratiquaient une extension du crâne.

De plus, les femmes ont été enterrées avec des artefacts locaux, ce qui indique qu’elles se sont adaptées à la culture locale.

La nouvelle étude montre qu’il s’agit d’épouses immigrées à tête longue qui ont voyagé en Bavière à partir d’une région de la Roumanie, de la Bulgarie ou de la Serbie d’aujourd’hui au sixième siècle de notre ère.

Les concubines à tête conique s’étaient probablement lancées dans le voyage afin de cimenter des alliances stratégiques à une époque où l’effondrement de l’Empire romain avait créé un vide de pouvoir à travers l’Europe.

Les peuples germaniques tels que les Goths, les Alemanni, les Gepids et les Longobards ont déferlé pour combler le vide et s’emparer du territoire et du pouvoir pour eux-mêmes.

Les mystérieuses mariées ont été découvertes dans un cimetière appartenant aux Baiuvarii.

L’alien de Tcheliabinsk : un squelette de 2000 ans à la tête conique

Les archéologues sont perplexes face à la découverte des restes d’une femme près de Tcheliabinsk, ville russe située dans le sud de l’Oural. Le squelette est âgé approximativement de 2 000 ans, et présente un crâne de forme particulière.

Le crâne de cette femme présente une forme allongée très singulière.

Sa propriétaire faisait partie du peuple nomade des Sarmates et a été dégagée du site archéologique d’Arkaïm, vieux de 4 000 ans.

Cette découverte a beaucoup impressionné les chasseurs d’OVNI qui l’ont prise pour la preuve de l’existence d’extraterrestres sur notre planète. Les photos et vidéos publiées peuvent en effet rappeler les créatures extraterrestres très agressives et dangereuses du film de science-fiction Alien réalisé par Ridley Scott et sorti en 1979.

Toutefois, les archéologues préviennent que cette comparaison n’a pas lieu d’être, puisqu’ils attribuent la forme originale du crâne à la tradition locale de le déformer.

«Son crâne est allongé parce que ce peuple le faisait sciemment, en serrant la tête de leurs enfants avec une corde, dès la naissance. Ce n’est qu’une tradition de cette tribu», a indiqué dans une interview à l’agence d’information TASS, Maria Makurova, responsable du site d’Arkaïm.

Les scientifiques ne sont néanmoins pas en mesure d’expliquer la raison d’une telle tradition.

Le site archéologique est deux fois plus âgé que le squelette lui-même, c’est pourquoi il n’a aucune connexion historique avec cet endroit, découvert en 1987 et généralement daté de 1700 ans avant J.-C.

Arkaïm, situé dans la steppe au sud de l’Oural, est souvent comparé au Stonehenge britannique parce qu’il a aussi été utilisé pour observer les étoiles. L’observatoire russe, serait encore plus avancé et disposerait de meilleures conditions pour l’observation des astres.

Le site couvrant environ 20 000 mètres carrés, se compose de deux cercles de logements séparés par une rue. Le site était protégé par deux parois circulaires pour défendre entre 1 500 et 2 500 personnes qui vivaient sur place.

Depuis sa découverte, Arkaïm est devenu un site majeur pour les études de l’âge de bronze, qui attire l’attention du public et des médias en Russie, aussi que d’un grand nombre d’organisations ésotériques et pseudoscientifiques.

Sources :

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