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Le Coeur, L’Emotivité, Et Le Noùs

Extrait de: « La Gnose originelle égyptienne « 

 » Dans l’oeuvre considérable de Jan van Rijckenborgh, les quatre tomes de la Gnose Originelle Egyptienne tiennent une place particulière. La révélation de la Gnose de l’Egypte antique, dont les écrits attribués à Hermès Trismégiste transmettent la quintessence, pourrait se résumer à : « d’homme, tu dois devenir Dieu ».

Pour la Sagesse Gnostique, l’univers n’a de sens que si l’homme, sa créature, y découvre la loi de sa divinisation. Dans ce véritable traité de Science Sacrée, de haute Philosophie et de Sagesse, l’auteur présente le parcours spirituel, initiatique et pratique de celui qui désire pénétrer à nouveau dans les Domaines de l’Eternité.

Sur la trame du Corpus Hermeticum, il décrit étape par étape le processus par lequel l’homme qui cherche la réalisation peut, nanti de sa seule personnalité, pénétrer dans la conscience gnostique du microcosme humain ; et comment, en s’appuyant sur l’étincelle d’Esprit dans le coeur, sur la Monade qui renferme le Plan Originel, il reconquiert son état de Fils du Père par un gigantesque processus d’unification des trois consciences, de son coeur, de sa tête et de son corps.

S’aidant de toutes les traditions, principalement la tradition christique, Jan van Rijckenborgh résume dans ces quatre tomes toute l’épopée d’une vie axée sur l’accession à la Connaissance absolue et l’accomplissement de l’Homme Parfait. « 

Extraits du tome 4

Le coeur et l’émotivité

Le treizième livre d’Hermès Trismégiste est consacré au mystère du Noûs.

Nous avons, nous aussi, souvent parle de ce mystère, mais nous devons maintenant l’examiner plus précisément. Lorsque nous pensons à l’émotivité, aux émotions humaines, c’est toujours l’état du coeur de l’homme que nous envisageons.

Le coeur de l’homme est un organe merveilleux, de nature septuple, tout comme la tête et le plexus solaire. On peut comparer les sept cavités cérébrales à un chandelier à sept branches, de même le coeur et le plexus solaire.

Le chandelier à sept branches du coeur exerce donc une fonction centrale dans le système vital et fait invariablement appel à la pleine conscience de l’élève tout au long de sa vie. Par le bulbe rachidien d’une part, tous les fluides de conscience se dirigent du sanctuaire de la tête vers le coeur qui les reçoit; d’autre part, le chandelier du plexus solaire, situé sous l’estomac entre le foie et la rate, fait également monter nombre de forces jusqu’au coeur. Ainsi, par le foie et la rate, l’état éthérique et astral de l’homme se transmet au sanctuaire du coeur.

Voyez donc clairement la situation: les trois chandeliers, celui de la tête, celui du coeur et celui du plexus solaire collaborent, et le chandelier du coeur occupe la place centrale. Il est à la fois nourri par les sanctuaires de la tête et du bassin.

C’est en effet le sanctuaire de la tête qui transmet les fluides de conscience du présent, tandis que le sanctuaire du bassin transmet toutes les influences astrales et éthériques du microcosme ayant joué un rôle important dans le passé. De plus, le cœur reçoit aussi, du moins dans de nombreux cas, des rayons émanant directement du coeur central du microcosme, le domaine de la Rose.

Le coeur occupe donc une position centrale dans le système de l’homme. Des influences, impulsions et rayonnements nombreux s’y rencontrent, s’y mêlent et y sont transmutes, constituant I’état émotionnel fondamental, lequel possède a son tour un pouvoir rayonnant.

Ce courant émotif se mêle au sang, au fluide nerveux et au feu du serpent, s’élève ensuite vers le sanctuaire de la tête pour y occuper tous les organes. On peut donc conclure que la qualité, la nature et les particularités de l’état émotionnel proviennent de ce réacteur nucléaire humain qu’est le coeur, et déterminent l’état de vie, le cours de la vie.

L’homme ne peut faire autrement que suivre l’état de son coeur. Et quand, a un moment donné, son état émotionnel, donc le rayonnement du sanctuaire du coeur, est déterminé d’une certaine façon, il en subit obligatoirement les influences et en suit les orientations.

Toutes vos possibilités, toutes vos certitudes intellectuelles ou autres sont donc, sans exception, tributaires de votre émotivité, de sa qualité et de sa sphère d’influence, et lui sont subordonnées.

Supposons que, comme c’est généralement le cas, vous ayez reçu une excellente éducation, que vous ayez fréquents les meilleures écoles; vous auriez lieu d’en être reconnaissant car ceci pourrait vous être utile, dans la vie sociale par exemple. Mais si votre émotivité est restée très en retrait de votre éducation, c’est-à-dire, si votre coeur n’a pas reçu, dès la jeunesse, une formation véritablement libératrice psychiquement, cette excellente éducation deviendra bien vite un danger mortel pour vos contemporains, ce qui est aisément démontrable. On ne peut parler d’un changement vital véritablement libérateur que si ce changement commence par le coeur, dans le coeur et avec le coeur.

C’est pourquoi le sanctuaire du coeur doit être soumis le premier à la transfiguration.

L’importance de l’état du coeur est mentionnée d’innombrables fois dans les textes sacrés de tous les temps. L’émotivité de l’homme peut faire de lui un assassin, un possédé ou un simulateur, susciter en lui une souffrance incommensurable ou le précipiter dans l’abîme. Mais les paroles du Sermon sur la Montagne retentissent: «Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu.» Et dans le prologue du treizième livre, Hermès parle ainsi de ceux qui ont le coeur pur:

«Le Noûs, o Tat, procède de l’Etre même de Dieu, pour autant que l’on puisse parler de l’Etre de Dieu; quoi qu’il en soit, le Noûs seul se connaît lui-même intégralement. C’est pourquoi le Noûs n’est pas distinct de l’Etre de Dieu; ii émane de cette Source, comme la lumière émane du soleil.

Chez l’homme ce Noûs est bon: c’est pourquoi certains hommes sont des dieux; leur état humain est très proche de l’état divin. Le Bon Démon a donc nommé les dieux, hommes immortels, et les hommes, dieux mortels.

Chez les êtres dépourvus de raison, le Noûs est la nature. Mais là où il y a une âme, il y a aussi le Noûs, de même que partout où il y a vie, il y a une âme. Néannoins Paine des titres dépourvus de raison n’est que vie sans Noûs. Or le Noûs est le bienfaiteur des âmes humaines, II les travaille et les forme en vue du Bien.»

Vue superficiellement, cette conclusion hermétique est quelque peu déconcertante, mais si nous l’éprouvons à la lumière des faits, nous la verrons invariablement confirmée.

Lorsque nous considérons les trois chandeliers qui sont en nous: le chandelier a sept branches du sanctuaire de la tête, celui du plexus solaire et celui du coeur, et que nous nous rendons compte que les trois fois sept lumières se confondent précisément dans le sanctuaire du coeur en un même état émotif, il ne faut certes pas croire que l’état qui en résulte doive automatiquement s’imposer a nous, comme s’il s’agissait d’un processus totalement inéluctable. Il n’en est rien.

Non seulement l’inconscient, la voix du passé lointain, joue un rôle dans le coeur, mais aussi la conscience de veille du présent, cette septuple lumière du sanctuaire de la tête, le fluide de conscience qui emplit les sept cavités cérébrales.

Vous pouvez comparer ces sept cavités à des miroirs par lesquels toutes les forces qui collaborent à la conscience de veille se reflètent directement dans le coeur.

Donc, lorsque nous parlons de l’état émotionnel qui se forme dans le sanctuaire du coeur, il faut dire également que la conscience du moment présent y joue un rôle extrêmement important. Autrement dit, vous êtes vous-même concerné. Vous recevez donc dans votre coeur toutes les influences, tous les rayonnements, toutes les impulsions opérant en vous dans l’un ou l’autre aspect de votre être. Ce sont autant de voix qui vous parlent. En outre s’y manifeste également, du moins si vous êtes un élève sérieux de la Jeune Gnose, l’attouchement fondamental, la voix du coeur central, la voix de la Rose.

Ainsi, de seconde en seconde, confluent dans votre conscience de veille ordinaire les influences qui de tous cotes convergent vers le coeur. La voix de la Rose vous y parle également, elle peut être déterminante et révélatrice de certaines valeurs. II est possible aussi d’examiner tout ce qui vient à vous en prenant intérieurement la Rose pour critère. C’est ce qu’on appelle la voix de la conscience.

Ainsi considérez donc votre coeur comme un chantier où vous pouvez exercer consciemment une influence et accomplir un travail extrêmement important. Effectuez donc ce travail avant que les influences, forces et lumières actives ne constituent en vous un état émotionnel irrépressible; car celui-ci une fois forme, vous seriez oblige de vous y conformer.

Avez-vous déjà entendu parler du combat du coeur, de ses luttes? De la tristesse et de la joie du coeur? De sa dureté? Saviez-vous que le combat le plus important, celui qui donne accès au véritable apprentissage, doit être mené dans le coeur? Et que la substance alchimique réellement salvatrice, nécessaire à la réalisation des Noces alchimique de Christian Rose-Croix, doit être préparée dans le coeur?

II n’y eut jamais, dans l’histoire du monde, aucune Ecole spirituelle gnostique qui se laissât prendre à la civilité bourgeoise.

La véritable noblesse est la noblesse du coeur. C’est pourquoi il est dit que Dieu, l’Esprit, sonde le coeur. Cela ne sert donc à rien de bien parler ou de composer son attitude pour faire croire qu’on est le Seigneur lui-même, car l’Esprit sonde le coeur. Ce qui est décisif, c’est l’état émotionnel qui émane de ce coeur et enveloppe L’être entier.

Nous insistons, parce que la plupart des élèves (voyez bien la chose en face) ne connaissent pas encore, en fait, le combat du coeur. Vous connaissez le coeur à peu près uniquement comme l’organe du sentiment.

Vous dites: «Je ressens ceci ou cela.» Mais il est trop tard, c’est déjà l’état émotionnel que vous éprouvez.

Le coeur est encore pour vous un organe entièrement automatique, et vous subissez les émotions qui en jaillissent. Vous ne pouvez faire autrement. Et lorsque vous éprouvez les conséquences de cet état émotionnel et vous y opposez, comme vous le faites sou-vent, vous luttez contre un courant émotif qui a déjà suscité en vous beaucoup de maux, de chagrins et de résistances.

Or cette lutte est une lutte désespérée. Vous ne serez jamais vainqueur. Et vous vous demandez (dans le sanctuaire de la tête, non dans le coeur): «Que dois-je donc faire ou ne pas faire? Comment faut-il m’y prendre pour vaincre ?»

Vous combattez dans votre tête jusqu’à épuisement. II est cependant déjà trop tard. Il faut placer la lutte vers le chantier du coeur, là où l’état émotionnel s’élabore de seconde en seconde. Si vous le faites et triomphez, vous devancez les faits et les événements. Et vous déterminez vous-même le cours de votre destin.

Car tout ce qui arrive dans votre vie est dirigé et soutenu par votre état émotionnel; donc si vous réussissez à le modifier, vous prenez en main votre destinée et déterminez vous-même le cours de votre vie. Vous pouvez vraiment inverser le cours de votre destin.

C’est cela la naissance de l’âme. La véritable régénération de l’âme, sa naissance, ne sont pas de vagues considérations sentimentales: «Je ressens cette chose comme ceci ou comme cela»; ces sentiments vagues que nous connaissons tous par moments ne sont rien d’autre qu’un état émotif que nous avons nous-mêmes forme.

C’est pourquoi, nous le répétons: acceptez le combat dans le sanctuaire du coeur, expulsez toutes les forces et tensions qui, éventuellement, obstruent le chemin, et laissez affluer en vous les forces secourables et constructives. Vous formez ainsi vous-même votre état émotionnel et réalisez la naissance de l’âme.

Cet état qui, de seconde en seconde, vous anime, est celui de votre âme. Mais ce n’est pas une valeur statique qu’il faut accepter sans plus. Non, vous pouvez le modifier fondamentalement. Lorsque nous entendons dire: «Oui, je suis ainsi, c’est mon type, mon caractère», nous savons déjà ce qu’il en est. Car si vous êtes réellement élève de la Gnose, et si tout se passe bien, vous changez de jour en jour. Vous changez de type et de caractère.

Dès votre naissance, l’âme suit en vous un certain processus, elle est dotée d’une certaine nature, elle est d’une certaine qualité. Vous le découvrez au fil des années, mais ne vous y résignez pas. Vous pouvez la changer profondément par la reddition de vous-même.

Cela signifie que vous avez à descendre vous-même, avec votre conscience, avec les forces du chandelier du sanctuaire de la tête, dans le sanctuaire du coeur.

Votre état émotionnel, donc l’état de votre âme, est sujet toutes sortes de variations. Vous pouvez le rendre toujours pire et plus funeste. Vous pouvez l’accepter comme automatique.

Mais vous pouvez aussi le préparer consciemment et le rendre apte à recevoir l’Esprit Lui-même.

La plupart des hommes acceptent, sans plus, l’état de leur âme. Et bientôt se forment, au cours des ans, la nature, le caractère, le type: et tous les processus métaboliques y concourent. On atteint ainsi une cristallisation qui rend absolument réfractaire à tout changement.

Oui, on veut bien accepter la Gnose, en plus, comme une sorte de consolation. Quelques-uns parmi vous adoptent ce point de vue. La Gnose vous aide à vivre. Mais ce n’est pas le but de la Gnose! Elle veut vous délivrer de votre misérable état.

Et pour cela il faut descendre dans le sanctuaire de votre cœur et accepter la lutte contre votre émotivité.

Il y a aussi des hommes qui n’acceptent pas les conditions de vie de la masse. Ces êtres recherchent puissance, honneur, célébrité, gloire. Or, dans la nature de la mort, on ne peut atteindre ces choses que par une affirmation de soi poussée à l’extrême, éventuellement en marchant sur le cadavre des autres, ou par toutes sortes de ruses et subterfuges. Ii en résulte toujours un état émotionnel bien au-dessous de la moyenne.

On entend dire, par exemple: «Oui, autrefois je tenais compte de considérations éthiques, mais j’en devenais la première victime! C’est pourquoi je me suis endurci le coeur.» Vous connaissez sans doute de telles personnes.

Voyez donc maintenant clairement que ceux qui ne sont pas simplement le jouet de leur émotivité, qui ne veulent ni fermer, ni endurcir leur coeur, mais acceptent la lutte intérieure, peuvent modifier leur état émotionnel, donc changer le cours de leur vie. Le Noûs les renouvelle.

Ils acquièrent une tout autre émotivité, une tout autre âme, off, la Rose peut se déployer pleinement, de sorte que 1’Esprit, Dieu lui-même, a la possibilité de demeurer dans le sanctuaire de leur coeur.

Et l’on peut dire avec Hermès: «Le Noûs, o Tat, procède de I’Etre même de Dieu.»

Traverser l’océan de l’égarement et aborder l’autre rivage

Et tant que vous êtes dans le simple état de la naissance selon la nature. Si non vous serez toujours victimes. Et vous périrez dans la «mer académique», comme dit Jean Valentin Andreae. Vous n’atteindrez jamais l’île de Caphar Salama, le pays de la Paix.

C’est pourquoi il y a, dans le processus de l’apprentissage gnostique, une préparation à l’unité avec le Seul Bien, qui consiste à se vouer en toute autonomie, à la Rose du coeur.

Quand vous vous vouez à la Rose du coeur, avec toutes les conséquences et les exigences que cela implique, vous vous vouez effectivement au Vous-même autonome, au Vous-même par excellence. Cela signifie d’abord que vous subordonnez le siège du moi, le sanctuaire de la tête de l’être né de la nature, au sanctuaire du coeur, afin d’éveiller l’âme à la vie, votre âme, votre âme immortelle.

Soumettre la tête au cœur, c’est ce que nous appelons dans l’École Spirituelle actuelle «la reddition de soi»

Et une fois l’Âme venue à la vie, c’est le cœur qui se voue à la tête. Car lorsque cœur s’ouvre à la Lumière de la Gnose et est entièrement comblé par cette Force de Lumière, il faut ensuite pouvoir célébrer dans le sanctuaire de la tête de cette Force, passant par le cœur, afin de le débarrasser de tout l’indésirable.

Quand le Soi autonome contrôle l’intelligence et la perception sensorielle, la plénitude rayonnante de l’Esprit se manifeste dans le sanctuaire de la tête.

– (que l’on ne peut réaliser qu’en étant sans attachement)

– d’ouvrir le sanctuaire de la tête à Pymandre, à la plénitude rayonnante du Seul Bien.

– C’est ainsi que, par le chemin de Bethléem à Golgotha, l’Esprit prend place sur le trône du Soi autonome.

Vous avez alors atteint votre but, vous avez traversé l’océan de l’égarement et abordé l’autre rivage.

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