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La SYRIE laboratoire de la fabrique du « Consensus pour la PSYCHOPATHIE »

Un consensus est un accord des volontés sans aucune opposition formelle.

Genèse de l’apologie de la psychopathie ou la fabrique du « Consensus »…

APRÈS LA 2ème GUERRE MONDIALE, DES NAZIS ONT ÉTÉ RECRUTÉS PAR LA SYRIE

Dans les années qui suivirent la fin de la Seconde guerre mondiale, des milliers de nazis prirent la fuite pour échapper aux poursuites. La plupart prirent la direction de l’Amérique du Sud, mais quelques dizaines d’entre-eux se rendirent au Proche-Orient pour y bâtir une armée capable de détruire le jeune État d’Israël, à la demande de la Ligue arabe, révèle la journaliste française Géraldine Schwarz sur le site du quotidien allemand Die Welt.

La Syrie recruta une cinquantaine d’anciens militaires nazis : Anciens pilotes de la Luftwaffe, membres des S.S., soldats de la Wehrmacht, mais aussi des criminels de guerre, tels Gustav Wagner et Franz Stangl, anciens directeurs des camps d’extermination de Sobibor et Treblinka, mais aussi Alois Brunner, le bras droit de l’officier SS Adolf Eichmann. Celui-ci a notamment formé les services secrets aux méthodes de la Gestapo, notamment à celle de « la chaise allemande », un instrument de torture pendant les interrogatoires, et qui est aujourd’hui toujours utilisée en Syrie :

« Le détenu est placé sur un appareil ayant l’apparence d’une chaise, qui est composé de parties amovibles avec lesquelles le corps du prisonnier est distendu. Cette méthode conduit souvent à ce que la colonne vertébrale de la victime soit brisée. »

Les anciens nazis étaient recrutés grâce à une filière animée par l’ancien S.S. Walter Rauff depuis Rome, dans des locaux appartenant à l’Église catholique. Le Vatican était au courant, comme l’attestent plusieurs documents, mais a laissé faire.

Des dizaines de fidèles serviteurs du Führer, dont des criminels de guerre recherchés en Europe, émigrent vers la Syrie et l’Egypte, en quête d’une nouvelle vie, d’un nouveau départ. Désireux, aussi, d’aider leurs maîtres à anéantir le jeune Etat d’Israël, né le 15 mai 1948.

C’est cette incroyable histoire que la journaliste franco-allemande Géraldine Schwarz raconte dans un documentaire magistral, Exil nazi, la promesse de l’Orient (Artline Films) doublé d’une longue enquête publiée sur le site Internet du quotidien allemand Die Welt: « Der geheime Auftrag der Nazis im Nahen Osten » (La mission secrète des nazis au Proche-Orient). (http://www.terrepromise.fr/)

Exil Nazi : « La Promesse De L Orient »

Comment le nazi Aloïs Brunner a formé le premier cercle du clan Assad

Sous le titre «Le nazi de Damas», la revue française XXI publie une enquête implacable sur la manière dont Aloïs Brunner, ex-bras droit d’Adolf Eichmann, est mort en Syrie où il a vécu, caché, durant quarante ans. Trois anciens gardes chargés de sa sécurité y racontent comment la famille Assad a usé de lui comme formateur avant de le laisser mourir dans un cachot des services de renseignements.

Comme souvent dans ce métier, c’est le hasard qui a mis les journalistes Hedi Aouidj et Mathieu Palain, sur la piste du nazi Aloïs Brunner, maître d’œuvre de la déportation et l’extermination de plus de 130.000 juifs d’Europe et secrètement réfugié en Syrie en 1954.

Au cours d’une conversation avec des Syriens exilés à Istanbul, le nom de «Georges Fisher», pseudonyme connu de l’ancien bras droit d’Adolf Eichmann, architecte de la «solution finale», est prononcé devant quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a été garde du corps de l’ingénieur.

Le contact est aussitôt établi avec Abou Yaman, un ressortissant syrien réfugié à Irbid en Jordanie. Il accepte de témoigner, à visage découvert et sous sa véritable identité, des années passées au service de la sécurité de celui qu’il ne connaissait que sous le nom de «Abou Hossein».

En recoupant son témoignage et ceux anonymes de deux autres gardiens, avec les récits d’autres acteurs du dossier, dont l’infatigable chasseur de nazis, Serge Klarsfeld, ou encore un proche de la famille Assad en exil, l’enquête apporte de nouvelles précisions sur l’itinéraire du personnage.

«La guerre de Syrie qui ravage le Moyen-Orient est pour partie son héritage»

«Le vrai destin d’Aloïs Brunner se résume en quelques mots. Resté nazi jusqu’à ses dernières heures, le fidèle d’Adolf Eichmann est mort en 2001. Son corps lavé selon le rite musulman a été inhumé au cimetière Al-Affif de Damas», rapportent les journalistes de XXI.

Pour les enquêteurs de cette prestigieuse revue de grands reportages, «la guerre de Syrie qui ravage depuis 2011 le Moyen-Orient et déverse ses flots de morts et de réfugiés est, pour partie, son héritage».

Hormis le hasard, il y a donc également au cœur de l’enquête, le récit d’Abou Yaman qui effectuait à l’époque son service militaire obligatoire au sein des Moukhabarats, les services de renseignements. Passé dans le camp de la révolution, l’objectif de «son combat c’est le régime. Il dit qu’Assad est « pire que les nazis ». C’est pour cela qu’il parle», expliquent les journalistes.

Arrivé clandestinement en Syrie en 1954, via l’Egypte, l’ancien nazi, «logé», comme on dit dans le langage des services, échappe en 1961 à l’explosion d’un colis piégé dans laquelle il perdra toutefois un œil et trois doigts. C’est en 1966 qu’il noue un pacte formel avec Hafez al-Assad qui vient d’accèder, à la faveur d’un des multiples coups d’Etats, au ministère de la Défense.

Brunner enseigne comment tenir un pays par l’usage de la terreur sans limite

«Cinq ans plus tard, écrivent les auteurs de l’enquête, Hafez al-Assad s’empare du pouvoir. Avec l’aide d’Aloïs Brunner, le nouveau président syrien met sur pied un appareil répressif d’une rare efficacité. Complexe, divisé en nombreuses branches qui toutes se surveillent et s’épient, fonctionnant sur la base du cloisonnement absolu, cet appareil s’érige sur un principe: tenir le pays par l’usage d’une terreur sans limite.»

A titre d’exemple, rapporté par Abou Yamam, début 89, alors que son étoile commence à décliner, Brunner apprend qu’un pilote syrien a fait défection. Il appelle son gardien en hurlant: «Viens vite! Un pilote a déserté en Israël avec son avion! Un druze d’Idlib! Il faut que Hafez tue toute sa famille! Il faut qu’il tue les gens de son village!»

Photo non datée du criminel de guerre Nazi, Aloïs Brunner, responsable de la déportation et l’extermination de plus de 130.000 juifs d’Europe. Il est mort en 2001, à l’âge de 89 ans, dans un cachot à Damas, selon le magazine XXI, publié le 11 janvier 2017. © Archives/AFP

C’est à ce genre de méthodes qu’il va former les piliers du pouvoir syrien.

«A son arrivée en Syrie, il est allé voir directement Hafez al-Assad en se présentant comme un proche d’Hitler. Et c’est là qu’il a été désigné comme un de ses conseillers», racontent ses gardes de la sécurité d’Etat.

«Il a été envoyé à Wadi Barada qui était une base des services de renseignements. Là-bas, il a entraîné tous les chefs», précisent-ils, citant les noms des élèves de l’éminent «docteur Fisher»: «Ali Haidar, Ali Douba, Moustapha Tlass, Shafiq al-Fayadh…» tous membres du premier cercle du clan Assad.

Le régime a toujours démenti la présence du nazi sur son territoire

Soucieux de préserver l’image d’un Etat légaliste, le régime a toujours démenti la présence du «meilleur homme» d’Eichmann sur son territoire. «Nous étions 22, deux tours de garde à onze, raconte Abou Raad sous un faux nom.Quand le président français Jacques Chirac est venu en 1996 en Syrie pour réclamer Brunner à Hafez, le tour de garde est passé à douze. C’est à ce moment qu’on l’a changé d’endroit.»

Enfermé 24 heures sur 24 dans un cachot au sous-sol d’une résidence habitée aussi par des civils, «il n’a plus quitté cette pièce. Ils l’ont très mal traité, ça c’est sûr. Il criait, injuriait les soldats. Ils lui donnaient très peu de médicaments, seulement de l’aspirine. Il n’est jamais sorti de là-bas», raconte encore un troisième témoin sous le faux nom, lui aussi, de Omar.

«Il était très fatigué, très malade, il souffrait… Je l’ai aperçu une fois le jour où les gardes ont ouvert la porte pour désinsectiser la pièce… Cette pièce était dégueulasse, immonde. Comparé aux gens normaux, ce n’est pas humain comme endroit mais Abou Hossein s’est adapté à cette vie», ajoute-t-il. A sa mort, à près de 90 ans, seules huit personnes ont eu le droit d’assister à ses obsèques.

Selon un membre du premier cercle de la famille Assad, haut gradé dans l’appareil sécuritaire avant de fuir le pays, «Brunner était une carte que le régime gardait dans son jeu. On ne sait pas à l’avance si telle ou telle carte va servir, alors on la met au frigidaire. Seules les dictatures mettent les gens au frigidaire. Et un jour, on la lâche parce qu’on est certain de ne plus en avoir besoin ou parce que cela coûte trop cher.»

Preuve, s’il en était besoin, que les séances de formation du «professeur Brunner» avaient porté leurs fruits. (http://geopolis.francetvinfo.fr)

« Aloïs Brunner un technicien de la solution finale. Il a organisé les déportations de juifs. Il a dirigé le camp de Drancy et déporté 3 000 enfants français entre autres. Il débarque en Syrie après la guerre. Le deal c’était : la protection contre le savoir faire nazi, il a formé les services de renseignements nazis, le premier cercle autour d’Hafez el Assad. Il a été salarié et logé, et il a livré son expertise. Cela se savait mais les enjeux géopolitiques ont été plus importants. Les responsables diplomatiques avaient d’autres priorités que de vérifier sa présence et son action à Damas. Il se promenait dans Damas, et peu à peu il a été de plus en plus enfermé ; il est mort en 2001 dans un cachot, seul, car il a été lâché par Bachar el Assad. Ce régime c’est comme la mafia. On l’a laissé dans ce cachot en se disant que peut-être en aurait besoin plus tard. » Hedi Aouidj 

La famille Al-Assad, un régime de psychopathes

Souvent d’allure normale, ces grands malades déshumanisent leurs adversaires. S’ils peuvent avoir de l’empathie, ils n’éprouvent jamais de remords.

Hafez al-Assad ? «Un psychopathe doté d’une double personnalité», déclarait le Libanais Walid Joumblatt en 2013. Il qualifie aussi son fils Bachar de «tueur psychopathe». Syrianfacts, «site de sensibilisation à la révolution syrienne», présente de même la dictature des Assad comme «un régime de psychopathes», et affirme : «Il est possible de diagnostiquer la psychopathie, au sens clinique du terme, pour les membres du régime assadien, à tous les niveaux.» Le site évoque «le manque total d’empathie» pour les victimes et l’absence de remords.

«Ça rappelle un peu l’Allemagne nazie», dit aussi Joumblatt. Hitler a souvent été présenté comme un psychopathe. C’était d’ailleurs le diagnostic fait par le psychiatre Edmund Forster qui l’avait examiné lors de son hospitalisation après une attaque au gaz en 1918 : «Un psychopathe avec des symptômes d’hystérie.» Pas mal vu, dirait-on avec le recul du temps.

Mais qu’est-ce donc qu’un psychopathe?

On retrouve ce paradoxe chez beaucoup de tueurs en série, souvent présentés comme les prototypes du psychopathe. Derrick Todd Lee, qui a violé et tué une brochette de femmes en Louisiane, organisait des barbecues, animait un groupe d’étude de la Bible, était jugé sympathique, voire charmant. La seconde épouse de Guillaume II s’enticha du «sympathique monsieur Hitler». Lequel savait en effet se montrer délicieux et l’était sans doute parfois sans se forcer, notamment quand il était reçu dans la famille de ses amis. «Il était tout à fait touchant avec les petits», se souvient Winifred Wagner. Bachar al-Assad a pu être décrit comme «charmant, très à l’aise». Et aussi (par sa belle-sœur) «très intelligent». Comme certains tueurs en série, au QI de 140. (source)

La Grande Stratégie de Bachar El Assad

En Syrie, Bachar El Assad, depuis le début ne joue que des bons coups. Il déploie une stratégie extrêmement intelligente qui ne tombe dans aucun piège et saisit toutes les perches qui lui sont tendues. A la base de cette stratégie, quelques idées simples, mises en action, permettent à Bachar d’abord de rester la tête hors de l’eau puis… d’avancer vers la victoire.

1 – Une bonne information, une bonne analyse.
Dès les premières manifestations de 2011, le régime syrien a su la vérité, à savoir qu’il ne s’agissait pas de manifestations gentillettes comme on a pu en voir en Europe, mais d’une tentative orchestrée de renverser le pouvoir en manipulant l’opinion où, par exemple, comme en Ukraine, des snipers ouvraient le feu pour obliger le gouvernement à répondre et le faire passer pour des assassins.

2 – Une détermination sans faille.
Dès les premiers jours, la détermination du pouvoir syrien a été totale. Les troubles ont commencé en février 2011, fin mars 2011, Bachar El Assad dénonçait « une conspiration » contre son régime. La couleur était annoncée Depuis le début de la crise, la volonté du régime syrien n’a jamais faillie. Se faisant, le pouvoir syrien se crédibilisait auprès de toutes les minorités qui allaient être, par la suite, la cible des islamistes.

3 – Une capacité à rassembler et mobiliser ses forces.
Si Bachar n’a, à juste titre, fait aucune concession aux terroristes, celà ne l’a pas empêché dans le même temps de trouver des terrains d’entente avec tous ceux qui, en Syrie et ailleurs, pouvaient être ses alliés potentiels.
Un exemple : en avril 2011, soit moins de trois mois après le début des événements, pendant que les journaleux occidentaux nous ânonaient leurs stupidités habituelles sur le « vilain dictateur » en guerre contre les gentils démocrates, Bachar El Assad rendaient à 300.000 Kurdes leur nationalité syrienne.

4 – Une politique opportuniste au sens noble du terme, qui met en valeur ses atouts.
La Syrie de Bachar ayant les Etats-Unis plus leurs laquais, plus plusieurs pays arabes plus une grande puissance régionale qu’est la Turquie comme adversaires, il était vitale pour elle d’avoir sinon l’alliance ou au moins la neutralité des autres puissances qui comptent.
Damas a réussi. Pour celà la Syrie a cultivé son alliance avec l’Iran comme avec la Russie à laquelle elle rendit la pareille en la soutenant lors de l’affaire de la Crimée.
Pour ce qui est des autres pays comme la Chine, la Syrie a juste eu à avancer un argument audible jusqu’à Pékin : la légitimité !

5 – Un travail en profondeur et à l’économie.
La Syrie a peu de moyens, peu de troupes alors elle les économise en évitant les combats frontaux, en préférant l’encerlement et la contre-guerilla.
Nous voyons que les forces de Bachar ont encerlé leurs adversaires de l’Armée Syrienne Libre, en attendant que les poches où elles sont bloquées tombent comme des fruits mûrs, avec un minimum de pertes pour la vraie armée syrienne. Il ne restera alors que quelques encablures adossées aux pays qui les soutiennent : la Turquie et Israël. Comme ces deux pays n’interviendront pas directement ces deux encablures tomberont naturellement à leur tour.

6 – Cerise sur le gâteau, Bachar contrôle et manipule, lui aussi, l’information.
Comme me l’avait dit un ami Libanais, il n’y a pas dans les guerres civiles, les bons d’un côté, les méchants de l’autre et l’Occident n’a pas le monopole de la désinformation. Bachar a royalement désinformé la planète en faisant passer l’idée que « la guerre ne pouvait être gagnée par personne » !
La dissimulation, savoir se faire passer pour plus faible qu’on est, fait aussi partie de l’Art de la Guerre. Pour toutes ses raisons, Bachar El Assad, donne aujourd’hui, une leçon de stratégie au monde entier et dans des décennies on analysera encore sa victoire dans les écoles de guerres du monde entier. (source)

Bachar, moi ou le chaos

Pourquoi Vladimir Poutine aime-t-il Bachar El Assad?

La Russie soutient encore le gouvernement syrien qui tire sur son opposition. Quelles sont ses motivations?

L’opposition existe dans la Russie de Vladimir Poutine. La société civile créée par la Pérestroïka de Mikhaïl Gorbatchev existe toujours, mais le pouvoir vertical initié par Poutine au début des années 2000 a réduit son espace de vie. Ce régime qui s’appuie sur des élections régulières, même si elles sont entachées de fraudes plus ou moins importantes. Le débat politique peut être organisé sur internet, mais qui s’en soucie dans les hautes sphères du pouvoir ?

C’est dans ce contexte qu’il faut situer la position russe face au massacre généré par une véritable guerre civile dans la Syrie de Bachar El Assad.

Pourquoi l’Etat russe soutient-il ce régime en s’opposant à toute tentative de l’ONU d’intervenir pour protéger les syriens opposés à Bachar El Assad et éliminés physiquement à l’arme lourde? Pourquoi en la matière le conservatisme russe s’exprime-t-il ?

La Russie dans la continuation de l’URSS

La Russie se montre là comme la puissance qui a succédé à l’URSS totalitaire.

Depuis des années, les diplomates russes arabisants sont confinés dans l’ambassade de Damas et ses 15 étages pléthoriques. Ils soutiennent le baassisme, mélange de socialisme et de nationalisme arabes. L’administration russe se fait moquer par la population avec ses jeans mal coupés.

L’armée syrienne est formée dans les académies militaires russes. Les universités russes ont reçu des centaines d’étudiants syriens, dont l’oncle du dirigeant qui est ressorti du pays avec un doctorat sur … la lutte des classes.

Les russes ont depuis longtemps équipé la Syrie en armes lourdes, en pensant notamment à Tartus et son « ouverture sur les mers chaudes », pour les sous marins russes en eaux profondes.

Bachar El Assad a largement favorisé cette ingérence. Les contrats syro-russes s’élèvent à 4 milliards de dollars.

Poutine et les occidentaux

Pour le Président Poutine, tout doit être fait pour s’opposer le plus possible aux occidentaux et à leurs alliés les pays du golfe. Après le déclenchement de la guerre anglo-américaine en Irak, il faudra attendre février 2003 pour qu’il se rallie tardivement à la coalition. En Libye, l’intervention franco-anglaise est jugée comme une ingérence intolérable malgré les feux verts internationaux. Cette politique permet également de positionner clairement la Russie au sein des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et South Africa).

Il ne faut jamais oublier que le révolution orange dans l’Ukraine si proche a été vue comme l’œuvre des États Unis.

La peur de « printemps » en Russie

Depuis le déclenchement des » printemps » au Maghreb et au Moyen Orient, le pouvoir russe est inquiet de possibles contestations à Moscou, contre un régime autoritaire. Vladimir Poutine est au pouvoir depuis 14 ans (avec un régime quasi-dynastique, Poutine Medvedev, Medvedev Poutine), réélu pour 6 ans depuis peu.

L’alibi religieux?

Le pouvoir russe a toujours considéré qu’il y avait danger sunnite dans les pays arabes et a toujours pris parti pour le chiisme.

En Libye comme en Syrie, la peur du fondamentalisme et du terrorisme impose que les pays restent stables. L’allié religieux du pouvoir russe, le patriarche orthodoxe Cyrille, s’est rendu récemment à Damas. Ainsi, les raisons du soutien des russes au gouvernement syrien sont multiples.

La puissante URSS avait fait un million de morts en Afghanistan.

À l’éclatement de cette même URSS, l’affaiblissement international du pays fut total, mais la Russie n’a eu de cesse depuis de retrouver un rang sur la scène mondiale.(source)

La galaxie pro-Assad en Europe

Diverses personnalités et mouvances politiques européennes continuent à soutenir -ou pour le moins à tolérer- le régime syrien. Qui sont-ils, et comment expliquer leur position?

Au sein de l’Union européenne, certaines personnalités et formations politiques sont en contradiction avec la ligne choisie par leurs gouvernements et se montrent favorables au maintien du régime syrien. On trouve des partisans de cette position de chaque côté du spectre politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les partis conservateurs.

« Il faut distinguer ceux qui, comme certains parlementaires qui lui ont rendu visite récemment en Syrie, soutiennent plus ou moins réellement Bachar al-Assad, et ceux qui sont conduits à définir une position plus pragmatique par une forme de réalisme politique », estime David Rigoulet-Roze, enseignant-chercheur spécialisé sur le Moyen-Orient. Pour lui, « le dénominateur commun à tous ceux qui ne sont pas dans une posture anti-Assad, c’est la conviction que l’alternative au régime empirerait la situation et laisserait la Syrie aux mains des islamistes radicaux ».

Pour Nicolas Hénin, journaliste spécialiste du Moyen-Orient, la « ligne morale » choisie par le gouvernement français est « ’une des plus cohérentes sur le plan de la diplomatie mondiale. A partir du moment où la France a dénoncé les actions d’Assad, elle n’est plus revenue sur cette décision, même si; au fil du conflit, la position a légèrement évolué pour devenir : ni Daech, ni Assad ».

Mais à la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon détone. L’ancien président du Parti de gauche est un soutien indéfectible de Vladimir Poutine, principal allié de Bachar al-Assad. Il a répété à plusieurs reprises qu’il fallait continuer de négocier avec le régime syrien. Pour David Rigoulet-Roze, « c’est probablement son anti-américanisme » qui pousse Jean-Luc Mélenchon à s’aligner sur la position de Moscou.

On compte davantage de soutiens d’Assad dans les rangs de la droite française.

François Fillon soutient (ou a minima tolère) le président syrien. En septembre 2015, il déclarait par exemple sur Europe 1 : « l faut aider le régime de Bachar al-Assad, qui, avec tous les défauts qui sont les siens, est sur le point de tomber ». Une position pro-régime « sans doute par défaut d’une meilleure option ».

Le Front National soutient le régime de Bachar al-Assad de manière encore plus claire. Sa présidente, Marine Le Pen, n’a cessé de dire que la France devait s’allier au président syrien pour combattre Daech. Assad est « un dirigeant autoritaire » mais « pas un barbare », affirmait-elle en novembre 2015.

Le Front national est loin d’être le seul parti d’extrême droite européen à soutenir le régime d’Assad. « Dans le cas des partis d’extrême droite, le point déterminant pour expliquer cette position pro-régime réside dans la suspicion par rapport à l’islamisme et à la question migratoire, qui se trouveraient plus ou moins explicitement articulés ».

Asselineau sur Bachar El Assad

Quand on relève la fautes des uns pour consentir à la faute des autres…

En Allemagne : Outre-Rhin, très peu de personnalités politiques affichent publiquement leur soutien envers le président syrien, à l’exception de certains membres importants de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), parti de droite nationaliste.

La situation en Syrie est par ailleurs très présente dans le débat allemand, et soulève beaucoup de passions : “Au vu des dizaines de milliers de Syriens qui sont arrivés en Allemagne, et de la phrase prononcée par Angela Merkel, “nous allons y arriver”, la population est vraiment concernée”.

En Autriche : Le ministre des affaires étrangères Sebastian Kurz considère qu’aucune solution ne peut être apportée au conflit syrien sans collaboration avec Bachar al-Assad. Il faut que « tous les joueurs soient réunis autour de la table ».

Au Royaume Uni : Le UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni), un parti de la droite nationaliste et xénophobe, a toujours défendu une ligne pro/Assad : « Nous devrions simplement nous assurer que l’armée syrienne nettoie Alep, nettoie Raqqa et que le régime d’Assad reste en place, même s’il faudra des contrôles. […] Le fait est qu’Assad n’est pas une menace pour la paix mondiale, à l’inverse du terrorisme islamique. »

En Espagne : La ligne officielle du gouvernement est de considérer que la négociation avec le régime syrien est nécessaire : « Si on veut la paix, il va falloir s’entendre avec Bachar, au moins de manière temporaire ». Il a également comparé Assad à Staline, rappelant que les Etats-Unis avaient choisi de s’allier à lui pendant la Seconde Guerre mondiale pour battre les nazis. (source)

Donald Trump s’accommode officiellement de Bachar al-Assad

Jusque là, sur la ligne d’Obama qui avait déclaré «il est temps que Bachar al-Assad s’en aille», Washington vient de changer de cap.

Deux personnalités américaines l’ont exprimé officiellement en annonçant qu’un tel départ n’était plus une priorité et qu’il appartenait au peuple syrien de décider du sort de son président. Un choix qui rapproche un peu plus Donald Trump de Vladimir Poutine.

Donald Trump, qui affirmait au New York Times en juillet 2016 que le président syrien était «un sale type» qui faisait «des choses horribles», a apparemment fait le choix de Ponce Pilate en se lavant les mains du sang de près d’un demi-million de Syriens..

Son changement de stratégie le rapproche un peu plus de celle de Vladimir Poutine. Echaudé par la chute de Kadhafi qui lui a déjà fait perdre la case libyenne en méditerranée, le président russe a fait, dès le début, le choix de s’accommoder de Bachar-al-Assad pour ne pas perdre également la case syrienne.

Mais le stratège du Kremlin avance dans la région en s’appuyant sur la Turquie et l’Iran. Deux pays qui divergent sur l’avenir d’Assad et qui entretiennent des relations conflictuelles avec les Etats-Unis.

Téhéran, qui vient de conforter ses relations avec Moscou, notamment pour la construction de nouveaux blocs de la centrale nucléaire de Bouchehr, soutient toujours inconditionnellement Assad et les milices chiites alliées qui lui viennent en aide.

Mais ses relations avec Washington sont exécrables, de nature à compliquer toute négociation entre Trump et Poutine sur la Syrie.

Pourquoi tant d’honneur et d’intérêt pour cet Iran psychopathe?

L’opposition iranienne

Des manifestations ont été durement réprimées par le pouvoir, qui craint la contagion égyptienne. Lorsque les insoumis de Téhéran ont osé reprendre le chemin de la contestation, ils étaient plusieurs milliers à s’être déplacés, à pied ou en voiture, de la place Imam Hossein à la place Azadi (Liberté), dans l’ouest de la capitale. Les plus enhardis se sont même risqués à crier quelques slogans. «Mort au dictateur !» ou encore «Libérez les prisonniers politiques !»

Contactés sur place, plusieurs manifestants ont fait part de leurs craintes d’être convoqués par les services de renseignements dans les jours à venir. «Mais ça valait quand même le coup d’aller manifester», précise l’un d’entre eux, qui y voit «un nouveau départ». Pourtant, il sait que les obstacles au changement sont encore très nombreux.

La seule véritable opposition au régime iranien se trouve en exil…

L’IRAN, EXEMPLE DE CONTINUITÉ DANS LE TOTALITARISME

Il y a 3 avenirs potentiels pour les pays du Moyen Orient, le statu quo nationaliste arabe, une démocratie modérée et pragmatique ou l’Islam radical.

Monarchie avec une forte imprégnation islamiste, l’Arabie Saoudite est très différente de la Syrie qui a un régime radical et nationaliste mené par une minorité « alaouite ».

Le Liban et l’Irak se rapprochent d’une démocratie, le Maroc a un régime monarchique traditionnel etc…On peut trouver aussi au Moyen Orient des régimes hybrides tels qu’un état démocratique avec des partis islamiques, néanmoins le choix se ramène à quelque chose de plus simple. Cela fait plus de 30 ans qu’on parle de la menace islamiste sur les pouvoirs en place, et plus de 5 ans qu’on débat de démocraties possibles, pourtant tout état arabe demeure à la base un régime « nationaliste ».

L’idéologie dominante est celle du nationalisme, charriant avec elle une opposition à l’Occident et à Israël – tenus pour responsables de tous leurs échecs – opposition qui unit et transcende les différences d’opinion quant aux réformes, au modernisme, aux objectifs économiques des groupes, à une meilleure éducation et à d’autres sujets.

Le nationalisme engendre des émotions qui sont exploitées de manière à inciter une haine contre l’autre. Peu importent les échecs répétés et ridicules du système en place, vilipendé en privé, le discours public reste dominé par les mêmes thèmes haineux depuis la création des nations arabes.

L’Iran n’a pas de nationalisme arabe, ni une doctrine nationaliste perse non plus.  En Iran l’Islamisme est en place depuis plus de 30 ans.

Est-ce que ce système a montré son efficacité ?

Bien sûr, certains groupes en ont tiré un bénéfice matériel, d’autres semblent heureux de vivre sous cette férule. Comme tous les régimes arabes, le régime islamiste d’Iran a créé une série d’institutions, de mécanismes de propagande et de forces militaires pour se maintenir. Et un régime qui perdure, malgré des difficultés telles que celles qu’a rencontrées Téhéran, est à coup sûr un exemple d’une survie réussie, ce qui est l’objectif politique principal.

Pourtant les dirigeants Iraniens, comme leurs homologues arabes, ont failli à leur mission. Leur idéologie et leurs aventures à l’étranger ne les ont pas menés très loin sur le plan de l’amélioration du niveau de vie et de la solution des problèmes sociaux. Le mécontentement populaire est général au Moyen Orient.

Dans une certaine mesure, les échecs en Iran ont discrédité l’islamisme comme la solution idéale et a fait germer des mouvements de réforme démocratique que pourraient leur envier leurs homologues dans les pays arabes…

Les régimes arabes ont toujours joué de l’argument islamiste pour se maintenir au pouvoir.

D’un côté ils se drapent du manteau de l’Islam pour assurer leur légitimité et couper l’herbe sous les pieds d’éventuels libéraux ou réformateurs. D’un autre côté ils agitent l’épouvantail islamiste pour justifier leurs méthodes dictatoriales.

En Syrie Bashar al Assad a fait un pacte avec les Islamistes, leur permettant d’aller déstabiliser l’Irak voisin et attaquer les forces américaines, moyennant quoi, il a une paix relative chez lui.

Qui est islamiste, qui ne l’est pas?

L’Iran, régime aux pieds d’argile

Plusieurs années de « dialogue » et de gesticulations diplomatiques ont prouvé la détermination du régime islamique à poursuivre un but bien précis: exporter son idéologie islamique totalitaire.

Nul n’ignore le rôle du pouvoir iranien dans l’expansion mondiale de l’islamisme, son aide économique, militaire et logistique au hamas, au djihad islamique, au hezbollah, aux milices irakiennes, à al-Qaida et à la mouvance islamiste mondiale, qu’elle soit sunnite ou chiite.

Ce régime a aussi, via ses agents d’influence, un rôle néfaste dans les banlieues européennes.

La crise nucléaire iranienne n’aura pas de fin heureuse.

Les mollahs veulent la bombe et ne reculeront devant rien. Plusieurs années de « dialogue », de gesticulations diplomatiques, de politique de « la carotte et du bâton » et, surtout, l’inefficacité des sanctions ont prouvé la détermination du régime islamique et la faiblesse de la diplomatie face à un régime qui poursuit un but bien précis : exporter son idéologie islamique totalitaire (ce que l’Occident nomme l’« islamisme »).

Rohani n’est qu’une marionnette au service des vrais dirigeants iraniens : le guide suprême et absolu et le Conseil des gardiens contrôlent tout le pouvoir. Le président iranien n’a qu’un pouvoir limité et surveillé par ces instances non élues, et il est révocable…

La structure et la nature du régime iranien montre qu’il ne se conformera pas à la culture de la dissuasion nucléaire, mais se lancera dans l’expansion du terrorisme nucléaire pour accroître l’influence mondiale de son idéologie.

Le problème n’est pas seulement le fait que l’islam soit la religion d’État, le problème est que l’islam est l’État et que l’islam n’est plus une religion, mais une idéologie pensée, construite au service des dirigeants iraniens.

Cette idéologie, pire que celle du communisme ou du nazisme, a des ambitions mondiales et veut implanter le drapeau de l’islam politique dans le monde.

Cela fait des années que le peuple espère son renversement.

Les Iraniens se sont mordu les doigts et, dans leur immense majorité, ils regrettent le régime du chah. La seule personne capable de prendre le leadership, la seule personne légitime aux yeux du peuple iranien est l’héritier du chah, son fils. Et les mollahs savent que seul l’héritier des Pahlavi peut rassembler les Iraniens.

C’est pourquoi le régime a inventé ses faux opposants qui, trente ans après la chute du chah, ne cessent de le condamner tout en ne faisant qu’une critique modérée des atrocités commises par le régime islamique.

Ces faux opposants dénoncent l’ingérence occidentale, alors que le droit d’ingérence, lorsqu’un peuple est pris en otage par un régime totalitaire qui menace par ailleurs la paix dans le monde, est un devoir.

Si l’Europe et les États-Unis soutenaient sans équivoque le renversement du régime islamique, il ne tiendrait pas plus de quelques mois. La crise économique, l’inflation, la privation des droits les plus élémentaire pousseront le peuple iranien à bout. Il existe quelques moyens pour ébranler le régime des mollahs et leur idéologie. Mais l’Occident sera-il capable de s’unir, de renoncer à ses intérêts pendant quelques mois et de faire pression sur la Chine et la Russie?

Et pourtant, l’Occident, surtout l’Europe, aurait tout à gagner, y compris économiquement, à ce qu’un régime pro-occidental soit instauré en Iran…

Alors pourquoi se tourner vers une politique PRO/ASSAD… et donc : PRO/IRAN…?
Pourquoi soutenir une politique psychopathe à tout prix?
Quel est le véritable enjeu?

Le véritable enjeu se trouve être la fabrique du « Consensus »….

Le but c’est que vous soyez tous d’accord…!

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epitalon

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