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La nouvelle course à la lune oppose la Chine aux États-Unis… Et Moscou dans tout ça?

Si la Chine est l’ennemi spatial n°1 du Pentagone, comment va se comporter Moscou ?

La livraison 2015 du rapport du département de la Défense américain « au sujet des développements militaires et sécuritaires du régime chinois » s’inquiète en effet du « développement constant de technologies destructives spatiales » de l’Empire du Milieu.

Paradoxalement, les Chinois sont les seuls, avec les Russes, à réclamer la pacification de l’espace.

Par intérêt bien sûr, puisqu’ils ne maîtrisent pas les armes spatiales et n’ont pas les moyens de vérifier la présence d’armes en orbite. Comment savoir en effet si un innocent satellite d’observation ne dissimule pas un laser destructeur ? « La Chine a une position ambiguë en la matière, elle voudrait interdire toute arme dans l’espace, mais parallèlement elle essaie de montrer que s’il n’y a pas sécurisation des orbites, elle est capable de maîtriser la technologie anti-satellites. »

La Russie et la Chine, qui ont commencé à harmoniser leurs normes de construction des vaisseaux spatiaux en vue d’organiser des vols habités vers la Lune…. Les Chinois entendent se poser sur la Lune et la Russie peut les aider en mettant ses technologies à leur disposition.

La nouvelle course à la lune ne comprend pas les États-Unis

Par Joan Vernikos – Le 30 décembre 2016

Le nouveau Livre Blanc de la République Populaire de Chine (RPC) sur les cinq prochaines années de sa stratégie spatiale, publié par l’Administration spatiale nationale chinoise, le 27 décembre 2016, a soulevé de nouvelles questions sur les objectifs économiques et les ressources naturelles de l’exploration spatiale, et sur la coopération spatiale internationale.

Wu Yanhua, administrateur adjoint de l’Administration spatiale nationale chinoise, a déclaré :

« La Chine aimerait travailler avec la communauté internationale pour promouvoir conjointement le développement de l’industrie spatiale mondiale, sur la base de l’égalité et des bénéfices mutuels, de l’utilisation pacifique de l’espace, et le développement inclusif ».

Cependant, la « nouvelle course spatiale » peut avoir une signification plus stratégique que pendant la guerre froide et les questions de coopération internationale peuvent aussi être plus importantes.

De toute évidence, la coopération internationale et l’apprentissage tiré de l’expérience d’autrui ont joué un rôle clé dans les progrès rapides de la République Populaire de Chine dans le domaine spatial, tout comme ce fut le cas pour les États-Unis et l’Union Soviétique.

Les histoires de coopération entre les États-Unis et l’Union Soviétique s’ouvrent avec des invitations ouvertes et secrètes du président américain John F. Kennedy au Premier Ministre de l’Union Soviétique, Nikita Khrouchtchev, pour une mission lunaire conjointe et le célèbre « Discours sur la Lune » de 1961 du président John F. Kennedy annonçant la « Course à la Lune ».

Le projet-test Apollo-Soyuz en 1975 était plutôt une démonstration d’ensembles photographiques pour valider l’entente conjointe sur la collaboration dans le domaine spatial de 1971. Des groupes de travail mixtes, dans tous les domaines, ont entraîné une collaboration avec la station spatiale Mir et éventuellement la Station Spatiale Internationale de la NASA.

Ce qui est moins connu, c’est une histoire antérieure de collaboration.

L’URSS et la NASA ont fait voler des bio-satellites avec une variété d’espèces visant à comprendre les effets des vols spatiaux sur la biologie. Le dernier de ces bio-satellites de la NASA a volé pendant les mois de juin et juillet 1969, juste avant l’atterrissage d’Apollo sur la Lune par les États-Unis avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin.

Peu de temps après, des scientifiques du Centre de Recherches Ames de la NASA, en Californie, où j’ai travaillé, ont été contactés par des scientifiques de l’Institut de Recherches Biomédicales de Moscou, en offrant la possibilité de participer à des expériences propulsées dans leur programme Bion sur leurs bio-satellites Kosmos, qui avaient volé pendant cinq jours en 1966.

La planification était maintenant en cours, comme on nous l’a dit, pour une mission plus longue qui comprendrait des rats. Serions-nous intéressés ? En l’absence d’accord formel, tout ce qu’ils pouvaient offrir était une chance de faire le tour des expériences planifiées existantes en partageant avec nous les parties animales qui restaient après que les Soviets et leurs collègues du Bloc de l’Est aient acquis ce qui les intéressait.

Nous avons proposé nos besoins dans ce qui est devenu officieusement le « programme des pièces ». Nous savions très peu sur les buts de leurs recherches ; Comment les animaux, surtout des rats, ont été manipulés, et qui étaient leurs scientifiques. Nous ne savions rien de leur travail, ni de leurs compétences scientifiques. Mais, nous pourrions rencontrer les chercheurs soviétiques et apprendre au sujet de leur programme. Le meilleur de tout, c’est que çà ne nous a rien coûté. C’était une occasion.

Très tôt, des réunions régulières téléphoniques de 06:00/19:00 (heure de Moscou) ont commencé pour discuter des étapes supplémentaires. Quatre scientifiques du Centre de Recherches Ames ont été impliqués. Nous avons demandé des estomacs de leurs rats pour identifier les ulcères induits par le stress, les yeux pour identifier les pistes des radiations et les ossements des jambes pour déterminer la quantité d’ossements qu’ils avaient perdus.

La demande d’ossements a causé un problème parce que nos scientifiques avaient besoin des rats ayant reçu des injections d’une dose d’antibiotique tétracycline, avant le lancement et immédiatement après l’atterrissage. Cette méthode pouvait identifier l’ossement nouvellement formé, le marquant avec un anneau jaune fluorescent.

Des échantillons nous ont été envoyés après le retour du satellite. Nous n’avons trouvé aucun ulcère d’estomac ; Les yeux ont montré de nombreuses pistes de dommages par radiations et les anneaux fluorescents jaune de tétracycline nous ont dit qu’aucun nouvel ossement n’avait été formé pendant tout le vol des rats dans l’espace. Ces résultats osseux ont changé nos concepts de la façon dont les os perdent leur densité et leur force dans l’espace.

Finalement, les États-Unis et l’Union Soviétique ont signé l’Accord sur les Sciences et les Applications en 1971, qui a fourni aux chercheurs américains une plate-forme pour lancer des expériences fondamentales biomédicales et en biologies spatiales avec leur matériel dans l’espace.

Des groupes de travail conjoints dans de nombreux domaines ont par la suite donné lieu à une collaboration sur la station spatiale soviétique, Mir, et, éventuellement, sur la Station Spatiale Internationale de la NASA, ainsi que de nombreux autres partenaires internationaux. Nous avons appris à connaître nos homologues soviétiques en développant la confiance et le respect.

Les avances rapides vers le 21ème siècle : La République Populaire de Chine a fait des progrès rapides dans le domaine spatial, notamment parce qu’elle pouvait s’appuyer sur les progrès techniques dans l’espace réalisés pendant les 50 dernières années, non seulement par les États-Unis et la Russie, mais, par la France, le Japon et l’Inde. Cela a permis à la République Populaire de Chine de lancer et d’avancer rapidement sa position dans le domaine spatial, comme, par exemple, dans les systèmes de lancements avec sa longue marche dans sa série de lanceurs.

En outre, son programme spatial est militaire. Cela le rend agile, réactif et efficace. Contrairement au système d’appel d’offres des États-Unis, la Société des Sciences Aérospatiales et des Technologies Aérospatiales de la Chine est le principal entrepreneur industriel de la majorité des programmes spatiaux de la République Populaire de Chine.

Comme pour les premières mesures de collaboration avec l’Union Soviétique, des discussions secrètes et ouvertes ont lieu. En 2016 seulement, les présidents Xi Jinping de la République Populaire de Chine et Barack Obama des États-Unis se sont réunis en septembre 2016 pour discuter et jeter les bases de nouvelles discussions sur la sûreté et la sécurité spatiales, y compris l’atténuation des débris orbitaux et l’évitement des collisions des satellites pour assurer des activités sécuritaires et soutenables dans l’espace. Ces rencontres et ces contacts créent et maintiennent des relations institutionnelles et personnelles qui sont cruciales pour l’échange d’informations et la possible collaboration.

Les récentes activités, ainsi que celles attendues dans les mois à venir, révèlent l’ampleur et le taux de croissance dynamique du programme spatial de la République Populaire de Chine.

Il s’agit notamment du lancement du laboratoire spatial Tiangong-2, du lancement d’une mission Shenzhou pour s’arrimer avec Tiangong-2 pour effectuer une mission scientifique de 30 jours et du lancement du nouveau lanceur lourd du pays, Long-March-5.

Le nouveau port spatial de la République Populaire de Chine sur l’île de Hainan a récemment mené son premier lancement d’un Long-March-7. À Pékin, l’Agence Spatiale Nationale Chinoise a révélé la conception de son vaisseau spatial Mars Lander/Rover, prêt pour un lancement vers Mars en 2020.

La République Populaire de Chine a été sincère sur ses plans pour des atterrissages lunaires, avec la construction tant humaine que scientifique pour les ressources de base dans la course pour la prochaine source d’énergie de la Terre, l’Hélium-33. Il y a beaucoup de choses à voir avec le programme spatial de la République Populaire de Chine et les conversations avec les États-Unis sont trop lentes.

La Russie n’est pas trop loin derrière dans ses plans pour envoyer des humains sur la Lune, cette fois pour exploiter son actuelle direction dans les technologies spatiales.

Elle consolide déjà ses ressources, en se retirant de ses engagements envers la Station Spatiale Internationale. Elle pourrait facilement battre la République Populaire de Chine dans sa candidature pour les ressources lunaires.

La « Course pour les Ressources Lunaires » est actuellement beaucoup plus importante que la course spatiale ne l’a jamais été ou peut être même la course pour aller sur Mars. Juste parce que les États-Unis ont débarqué des humains sur la Lune, il y a 38 ans, cela ne veut pas dire qu’ils pourraient y retourner demain.

Les États-Unis pourraient gagner la course s’ils pouvaient redécouvrir la faim de gagner telle que le projet Apollo avait engendrée dans les années Kennedy.

Source : World Tribune – Traduit par PLEINSFEUX.ORG

La percée de la Chine dans l’espace préoccupe les États-Unis

Le développement rapide des technologies spatiales chinoises pourrait annuler les capacités militaires des États-Unis dans l’espace, souligne un rapport des experts de l’Institut sur les conflits mondiaux et la coopération de l’Université de Californie. Ce document, publié le 2 mars, est destiné au Congrès américain.

Le défi spatial de la Chine lancé aux Etats-Unis

Ses auteurs indiquent que la Chine est en train de mettre en place un programme spatial qui ne cédera rien aux projets similaires des États-Unis, de la Russie ou de l’Europe. À cet égard, les experts préviennent qu’en cas de confrontation, les technologies spatiales développées de la Chine pourraient présenter un risque pour les satellites militaires américains.

Le choix des satellites en tant que cible potentielle est compréhensible: c’est sur eux qu’ est basée toute la capacité défensive américaine, explique l’expert militaire Vladimir Dvorkine.

« Les Américains dépendent largement de l’espace dans la conduite de toutes leurs opérations de renseignement et de surveillance. Ils sont donc préoccupés par l’apparition de toute innovation ou la conduite de tout essai qui pourraient, d’une manière ou d’une autre, perturber leurs activités spatiales. Les États-Unis craignent que la Chine puisse atteindre un tel niveau que son système anti-satellite pourrait vraiment entraver les possibilités de l’échelon spatial américain pour le commandement de l’armée », remarque-t-il.

Le programme spatial militaire de la Chine implique le développement de divers types d’armes sur toutes les orbites pour neutraliser les satellites et les véhicules spatiaux, soulignent les experts américains.

Selon leur collègue russe Vladimir Evseïev, « la Chine accroît ses capacités non seulement d’attaque technique directe des satellites, mais aussi pour leur aveuglement. Notamment par le placement de micro-satellites autour de l’appareil de l’adversaire potentiel pour l’encercler et l’aveugler. Les travaux sont en cours, mais on ne sait pas à quel stade. On en est certainement aux essais de pilotage ».

La pression US pourrait rapprocher Moscou et Pékin

La Chine est capable de lancer un défi aux États-Unis dans l’espace.

Pour cela, elle a déjà créé une base technique et avant tout dans le domaine du développement des armes anti-satellite, considère l’analyste militaire Konstantin Sivkov.

« Ce que la Chine crée est réel, explique-t-il. Elle dispose de tous les pouvoirs et possibilités pour concevoir de telles armes. Et elle les développe tout en rivalisant dans d’autres domaines. Les États-Unis, par exemple, ont développé des armes lasers installées sur des navires pour lutter contre les missiles. La Chine aussi. Les États-Unis envisagent la création d’armes lasers déployées dans l’espace pour lutter contre les missiles balistiques. La Chine fait pareil. Il faut voir cette dernière comme un pays qui a réussi une percée parmi les nations les plus innovantes en termes de technologie. Elle est encore un peu en retard, mais cet écart pourrait être compensé ces prochaines années ».

En avril 2014, le Président chinois Xi Jinping a déclaré la nécessité d’accroître la présence de la Chine dans l’espace, ainsi que les capacités de répondre à la militarisation de l’espace par les pays adversaires dont, avant tout, les États-Unis.

Selon le renseignement américain, en juillet 2014, la Chine menait un autre essai d’un missile conçu pour détruire les satellites en orbite terrestre.

Il n’a pas conduit à la destruction de la cible. Les experts ont noté qu’il était le deuxième exercice sous la nouvelle direction de la Chine, après un premier en mai 2013. La Chine avait alors mis en orbite un intercepteur cinétique de véhicules spatiaux, qui détruit la cible par la force d’impact sans mettre en feu la charge explosive.

Si l’on considère que le premier essai sérieux d’armes anti-satellite a été mené par la Chine en 2007, on peut donc conclure que celle-ci est clairement en train d’accroître son potentiel dans ce domaine.

Cependant, les experts excluent la possibilité du déploiement par la Chine d’armes anti-satellite dans l’espace, même si elle travaille potentiellement dessus. En effet elle a, contrairement aux États-Unis, adhéré à la Convention de l’Onu sur l’interdiction du déploiement des armes dans l’espace. Source : https://fr.sputniknews.com

Nous pouvons donc réellement comprendre les dessous cachés de ce qui se joue réellement.

Les nano-satellites israéliens ou l’outsider dont on ne parle pas

Mis au point par le Technion (Israel Institute of Technology) de Haifa, en coopération avec les sociétés d’armement, Rafael et Israel Aerospace Industries et sous le haut patronage de l’Agence spatiale d’Israël, les nano-satellites constituent l’élément phare du programme spatial israélien.

Israël a l’ambition de capter dans ce domaine 5 % de l’industrie spatiale mondiale – évaluée à 150 milliards de dollars. Le projet baptisé Samson est développé au Technion par une équipe de 40 personnes. Chaque satellite est construit à partir de six cubes dont le volume ne dépasse pas 10 centimètres cubes et pour un poids total de 8 kg.

Selon le Pini Gurfil : « Nous savons qu’il y a des planètes similaires à la Terre hors de notre système solaire. Mais nous ne savons pas si ces planètes abritent une forme de vie car nous ne pouvons pas les photographier. Si nous avions un réseau de satellites avec de meilleures capacités photographiques, nous pourrons prendre de telles photos. Un véritable Graal. »

Space IL veut faire d’Israël une incontournable puissance spatiale…

Jusqu’à présent, seuls deux pays au monde ont réussi à poser un vaisseau spatial sur la Lune: les Etats-Unis, avec le programme Apollo, et la Russie, avec le programme Luna. Mais en plus du programme prometteur de la Chine, un projet israélien risque bien de faire entrer un quatrième larron dans la course à la conquête lunaire: Space IL, l’ambitieux projet de véhicule lunaire capable de se poser et de diffuser photos et vidéos vers la Terre. La version israélienne d’Objectif Lune?…

Bien entendu, le projet ne dispose pas des moyens financiers qui lui permettraient de lancer son propre satellite tout seul: le budget global est estimé à 8 millions de dollars, pour une équipe d’une trentaine d’ingénieurs et chercheurs. On est loin des milliards engloutis dans les programmes spatiaux de la NASA ou de l’Agence Spatiale Européenne… Il va donc falloir faire preuve d’imagination et de débrouillardise.

Le satellite, d’abord, ne sera pas un gros satellite, mais un micro satellite, afin de faire de “l’auto-stop” lors du lancement d’un satellite commercial (ou militaire) de taille plus imposante.

Cela tombe à pic, Israël a développé des compétences reconnues dans les technologies de micro-satellites, depuis une vingtaine d’année déjà.

Le programme se focalisera sur ce qu’on attend de lui, à savoir se poser et émettre. C’est bien donc à des technologies se rapprochant de celles de la téléphonie mobile qu’on fera appel, et Israël dispose de compétences qu’aucune puissance ne peut négliger.

De la même façon qu’Israêl s’impose avec la technologie Intel (et bien d’autres…), elle s’imposera dans le domaine spatial via sa nanotechnologie  incontournable.

Alors si vous vous posez des questions concernant l’avenir de notre monde de fou, vous avez ici les vrais réponses…

Cela n’est ni de la prophétie, ni de la prédiction de voyance, c’est du concret… Il suffit de réellement chercher pour comprendre la vérité…

Réalisé à partir de plusieurs sources,

Miléna

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