Franck Hatem Les NOMBRES

La genèse des nombres subalternes

Par Frank Hatem

La genèse des nombres – Un, Deux et Trois …
La genèse des nombres – Le QUATRE

Frank HATEM
Frank HATEM

Par le quatre, on entre dans l’univers fini, matériel, que nous connaissons. Tous les autres nombres sont des combinaisons des nombres primordiaux, et ne sont plus du domaine métaphysique (1, 2 et 3) ni du domaine préphysique (4).

Il ne s’agit plus désormais de genèse des nombres mais de genèse PAR les nombres.

Nous sommes dans le monde des illusions physiques. Illusions, bien entendu, puisque tout cela est contenu dans une nécessité purement immatérielle, et que seule l’opposition de deux principes psychiques donne l’impression de résistance à l’évolution, donc de matière.

D’ailleurs, 1+2+3+4=10, c’est-à-dire UN. Un un qui a le zéro à sa droite et donc pour destinée, zéro qui est en fait la réalité de l’infini puisque sans caractéristiques.

Un principe premier se retrouve tel que lui-même, mais en tant qu’évolution vers lui-même. Rien n’a changé. Mais tout est, de l’illusoire point de vue d’un centre qui n’est centre que parce que la périphérie l’a fait tel.

Le CINQ tout d’abord, c’est le dépassement de l’équilibre de la matière, la prise de pouvoir de l’Etre sur ce qu’il croit de lui-même (son passé matériel), autrement dit la VIE.

Le SIX c’est le dépassement de la vie elle-même, autrement dit l’évolution intérieure, spirituelle. Il contient tous les autres nombres qui sont tous des nombres liés à l’évolution spirituelle, ce qui n’a pas de fin. (la matière n’est jamais qu’un épiphénomène dans l’infinité de l’esprit, comme l’eau entre glace et vapeur).

SIX est constitué de deux triangles. On les ordonne comme on veut, mais ce n’est que lorsqu’ils sont complémentaires et superposés (un base en haut, un base en bas) qu’ils constituent un hexagone parfait, symbole d’harmonie et de beauté.

Le triangle base en haut est ouverture aux Cieux, le triangle base en haut est descente dans la matière. Lorsqu’ils sont superposés (« Etoile de David »), ils expriment qu’il n’y a pas de différence. S’incarner pleinement c’est se spiritualiser.

magen davidSymbole royal qui constitue le Sceau de Salomon.

Le SEPT symbolise l’aboutissement de cette recherche spirituelle sur un plan plus métaphysique. Il n’est qu’union du TROIS et du QUATRE. Parler de 5+2 ou 1+6 n’a guère de sens.

TROIS symbolise l’esprit, QUATRE symbolise la matière. Leur union ne se fait que dans un seul sens : c’est l’esprit qui réintègne la matière en reconnaissant que tout l’extérieur et en fait intérieur.

Cette union est le point de départ de la réalisation divine. Symbole de « Dieu »-but, sacré entre tous.

HUIT est le premier cube. Tout l’esprit est inscrit dans la dualité. Représenté par deux carrés superposés, il finit par être dessiné par deux ronds superposés. Cet entrelac est symbole d’attachement à la matière, de pouvoir, d’argent, de corps.

NEUF est le second carré, carré de trois. Inverse du HUIT. Le HUIT est réalisation matérielle, le NEUF est réalisation spirituelle. Magnification de l’esprit. Ce n’est plus l’accomplissement de la dualité dans le pouvoir, c’est l’accomplissement des trois dimensions de l’esprit (volonté, sensibilité, intelligence).

Symbole de réalisation globale, mais n’oublions pas que nous sommes dans le domaine de l’illusion et de l’évolution. Toute réalisation ouvre vers de nouveaux horizons.

DIX n’est ni un carré ni un cube, ni une addition ni une multiplication. C’est l’expression du UN dans sa dimension dynamique, concrète.

L’Etre dont le but est le Néant. Le UN c’est soi, et le zéro est à sa droite, symbole d’avenir. On peut mettre autant de zéro que l’on veut à sa gauche, il ne bouge pas. Mais si on les met à sa droite, il se développe à l’infini.

C’est un nombre qui appartient au premier quaternaire métaphysique dont il est la somme.

Le UN seul (infini), n’est source de tout amour et de toute conscience, que s’il se met en dualité avec le zéro né de son impossible réalisation. Dualité reprise en informatique.

Le baton qui dessine le UN est symbole de verticalité, d’affirmation. De descente comme de montée. C’est le J de JE. « I » en Anglais. Première Personne divine de la grammaire autant que de « Dieu ».

Le rond du zéro est symbole de totalité. Seul l’infini est vraiment nul.

On peut s’étonner que le I représente le JE alors que c’est le zéro au centre qui s’y identifie, tandis que le zéro est représenté par un cercle qui symbolise le tout, alors que c’est ce tout qui est le UN.

Façon de ne pas les séparer vraiment. Le Un est un but que le zéro pouruit. Et nul est le Tout. La séparation du UN et du ZERO est illusoire et source d’illusion, de toute l’illusion universelle.

Si on les superpose, on obtient un cercle coupé en deux. Image du Tao. Il n’y a jamais eu deux.

ONZE est encore un nombre très sacré. Mais il n’est pas normal : on ne peut imaginer deux UN. Collés l’un à l’autre, ces deux un expriment l’ambiguïté de l’illusion. Je suis « Dieu » et toi aussi.

Onze signifie fraternité, communion vers un but commun mais sous des approches différentes, association. La socialité comme initiation.

DOUZE est également très sacré. Il est le pendant du SEPT qui est l’union du trois et du quatre alors que le DOUZE est leur multiplication. C’est d’ailleurs la première multiplication. Les autres nombres sont associations, additions, carrés, cubes, mais pas multiplication. Croissez et multipliez en matérialisant chaque aspect de l’esprit. Voilà l’univers dans toute sa diversité, la corne d’abondance.

C’est aussi la naissance du volume : le tétraèdre, qui relie quatre triangles, symbole de l’univers. Le carré est un volume plus élaboré, plus vieux, moins dynamique. Plus du tout universel.

TREIZE est le dernier nombre vraiment sacré avant 21 et 22 qui sont les derniers. TREIZE c’est exclusivement 12+1. Ce n’est en aucun cas 5+8 ou 2+11, qui n’auraient aucune signification. Un de plus que l’univers organisé, c’est le mutant. Celui qui change les habitudes et fait que l’on passe du cycle permanent à la spirale. Changement de plan.

QUATORZE non plus n’est pas normal. Comment peut-on imaginer deux SEPT ? « Dieu » est un.

Pourtant le quatorze est le nombre de l’harmonie entre les sphères, des âmes-soeurs, des familles, des filières et des anges.

« Dieu » partout, qu’on retrouvera avec le 21.

QUINZE procède du cinq. Comme lui il est du domaine du vivant et de la royauté et de la puissance à un niveau où l’esprit (TROIS) n’est pas absent. Droit divin.

SEIZE procède du quatre dont il est le carré. Troisième carré. Deux fois huit. Autant dire qu’on est bien dans le domaine de la matière, non pas comme principe mais comme organisation à l’infini. Relations entre les atomes, entre les systèmes planétaires. C’est le foisonnement des galaxies dans l’éternel mouvement d’échanges.

DIX-SEPT, nombre premier, est le paria. Il n’a sa place nulle part. Il n’est aucune association particulière si ce n’est celle du DIX et du SEPT qui sont deux combinaisons différentes, voire incompatibles, des éléments primordiaux. Association de la Métaphysique et de la spiritualité.

Le DIX-SEPT, comme le DIX-NEUF, permet une transition vers les nombres qui n’ont plus rien d’élémentaire.

DIX-SEPT et DIX-NEUF sont retenus et équilibrés par le DIX-HUIT qui procède de l’esprit. Superposition de trois Etoiles de David qui divise le cercle en tranches de 20ø, il nous fait changer d’univers.

Désormais, avec le VINGT, le monde n’est plus ce qu’il était. Le UN a disparu. Les ponts sont rompus avec le créateur. L’univers organisé se suffit à lui-même et tourne en autonome, où c’est le DEUX qui a pour but le NEANT et non plus le UN.

Il ne s’agit plus de dynamique divine, mais de course à l’anéantissement. La métaphysique n’a plus sa place.

VINGT-ET-UN : « Dieu » est désormais un juge et un vengeur qui récompense et punit en imposant sa volonté au monde bien rôdé de la dualité.

C’est la roue des incarnations et réincarnations, de la construction et de la destruction.

C’est aussi une relation du TROIS et du SEPT, la remise en ordre, le « Jugement dernier », source de révélation. C’est le nombre le plus tourmenté du Panthéon.

VINGT-DEUX est l’aboutissement dans la réintégration. Il n’y a plus de place pour la dualité, elle s’annule. Double négation. La Révélation a fait son oeuvre, la roue a disparu.

Il n’y a pas de différence entre deux DEUX et UN, si ce n’est que le UN est point de départ en tant que but, alors que le 22 est réalisation du but et donc accomplissement du potentiel du UN.

La dualité s’annule elle-même lorsque le mental dualiste se démontre lui-même la non-dualité. C’est la fin de la Religion et la fin de la Science. Le Royaume peut commencer.

Ainsi s’achève l’aventure de l’univers. La succession des nombres n’exprime pas toujours une évolution logique et progressive mais une alternance de matérialité et de spiritualité, qui exprime bien les rythmes de l’évolution vers une complexité croissante sur le plan physique, mais une simplicité sur le plan métaphysique, qui transparaît chaque fois que le Trois est à l’honneur.

Les nombres premiers, les carrés et les cubes deviennent de plus en plus rares, mais ramèneront toujours cette évolution et cette complexification vers les principes fondamentaux. Au-delà du VINGT-DEUX, l’autoroute est libre, les spirales s’enchaînent, et les zéros s’accumulent comme pour insister sur ce dont on s’éloigne toujours plus en apparence, mais dont on se rapproche toujours plus en réalité.

L’infini transcende ainsi le fini nonobstant sa dilatation, comme pour rappeler « si grand le dos, si grande la face ».

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