Islam Néonazisme

« La fabrique de l’islamisme » – Ses causes, son seul remède

Le 9 septembre 2018, l’Institut Montaigne a publié un rapport rédigé par Hakim El Karoui, intitulé « la fabrique de l’Islamisme ».

Le normalien, agrégé de Géographie, y livre une analyse méthodique, particulièrement fouillée, de la poussée islamiste en France et en Europe.

Après avoir défini l’Islamisme, rappelé ses sources, ses modes de diffusion, et son impact en France et en Europe, il avance des propositions pour le combattre. Le Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, estime qu’il s’agit « d’un travail approfondi », mais ses conclusions restent éminemment contestables, pour ce qu’il en est des solutions à apporter. Il omet de rappeler la cause essentielle de la montée de l’islamisme en France et le seul remède qu’il conviendrait d’apporter.

Hakim El Karoui définit tout d’abord l’islamisme comme une idéologie contemporaine ayant pour objectif de créer un projet global avec l’Islam comme cadre de vie (pour l’individu et la société), et l’établissement d’une vision universaliste et prosélyte de l’islam.

  • L’islamisme présente ainsi un triple aspect : « une interprétation du monde », « une vision de l’organisation de la société » et « un rôle donné à la religion dans l’exercice du pouvoir ».
  • Les relations hommes – femmes y sont organisées (avec une mixité interdite dans le wahhabisme), tout comme le rapport à l’autre avec une séparation entre les musulmans et les non-musulmans (allant jusqu’au rejet total de l’autre).
  • L’idéologie impose alors des normes alimentaires (le halal), économiques (la finance islamique), vestimentaires et comportementales (voile, barbe).

Pour l’auteur il est nécessaire de comprendre « les rouages de la machine islamiste » pour « apporter une réponse au défi qui nous est adressé » (soit).

Le discours salafiste s’appuie sur les textes du Coran et sur la critique de l’Occident, décrit comme décadent.

Il s’impose progressivement comme référence religieuse dans la pensée et la pratique. Cette idéologie crée donc deux groupes distincts : la communauté composée de « purs », et à l’extérieur, « d’impurs », dont il convient de se distinguer clairement. Le but recherché est la différenciation totale, afin de former une autre société qui vivrait avec ses propres codes.

Dans la partie suivante, il traite des sources de l’islamisme.

En Arabie saoudite, le Wahhabisme met en pratique le salafisme au niveau étatique : l’Islam est le fondement du fonctionnement de l’Etat, et la Charia, son fondement juridique. Le politique et le religieux sont indissociables avec la pensée islamique comme mode de gouvernance étatique et cadre social omniprésent, contrôlé par les Oulémas (les théologiens).

Pour les Frères musulmans, en Egypte, l’islamisme présente une dimension sociale, avant d’être politique, ayant également pour finalité la promotion de la renaissance islamique.

En Turquie, l’Islam politique d’Erdogan est fondée sur la religion, mais la politique la gouverne (avec un caractère nationaliste puissant).

En Iran, le chiisme, le concurrent du sunnisme de l’Arabie saoudite, s’organise à travers des rouages contrôlés par le guide Suprême (un ayatollah)…

S’en suit alors les mode de diffusion de l’Islam dans le monde :

L’Arabie saoudite exporte officiellement le wahhabisme depuis les années 1960, par le biais d’institutions dépendantes des structures étatiques saoudiennes : la Ligue Islamique Mondiale (LIM, émanation de la famille royale saoudienne) « organise la coopération entre les États islamiques dans les différents domaines politiques, économiques et culturels ». L’Université islamique de Médine (UIM) est un centre de formation théologique pour les imams, prédicateurs et missionnaires (80 % des étudiants sont d’origine étrangère). La World Assembly of Muslim Youth (WAMY) défend l’identité musulmane auprès des jeunes générations. L’Organisation internationale du secours islamique (IIRO), représente la branche caritative du wahhabisme, consacrée à la défense et la protection des musulmans. Enfin l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) renforce la cohésion du monde musulman, sur le plan diplomatique, économique ou scientifique. Les « Saudi Leaks », (122 000 documents du ministère des Affaires étrangères saoudien divulgués par Wikileaks en juin 2015) ont révélé la volonté expansionniste de l’Arabie saoudite, qui cherche à exercer un monopole sur l’Islam, sur le discours comme sur les musulmans, avec une stratégie globale.

De même, l’objectif des Frères Musulmans est de répandre, en Europe, les positions politiques et sociales, au delà des appartenances nationales d’origine.

A travers leurs réseaux européens (qui les représentent au sein des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne), ils cherchent à imposer une forme de citoyenneté musulmane.

En France, c’est l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) qui en constitue le relais, avec un discours focalisé sur la lutte contre l’islamophobie et la défense des palestiniens.

Au Royaume-Uni, la principale organisation liée aux Frères musulmans est la Muslim Association of Britain.

En Allemagne, l’Islamische Gemeinschaft Deutschland est moins puissante puisque la communauté musulmane allemande est majoritairement turque…

En Europe, les organisations religieuses turques assurent le lien de la diaspora avec la communauté d’origine. L’encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet (l’islam officiel) et l’envoi des imams en Europe et du réseau Millî Görüs qui dispose d’un réseau de mosquées et d’associations dans les pays européens…

L’islamisation de la France et de l’Europe s’opère par le canal des réseaux sociaux. Sur Twitter, quatre prédicateurs saoudiens et un koweitien figurent parmi les 16 maîtres à penser les plus influents dans le domaine des idées. En France, lorsqu’un fait divers ou un sujet de société touche de près ou de loin un musulman, des acteurs islamistes réagissent sur le web, se saisissent de l’épisode et l’érigent en combat idéologique.

L’auteur explique alors qu’il existe une importante demande religieuse de la jeunesse européenne. Or, la jeunesse trouve, grâce aux médias, des modes de diffusions satisfaisants de l’Islam : livres, cassettes, chaînes de télévision par satellite, et les réseaux sociaux.

Sur internet, les islamistes, et plus particulièrement les salafistes, sont en situation de quasi-monopole pour toutes les questions relatives à la foi musulmane. Les oulémas saoudiens sont les plus influents sur Twitter et Facebook. Ils sont suivis par plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde.

D’ailleurs, la demande en France est tellement importante que Rachid Abu Hudeyfa, imam de Brest (nord ouest) a atteint le même nombre d’abonnés sur Facebook que l’animateur de télévision Cyril Hanouna.

De même, le site d’information “Islam et Info” influence 50 000 abonnés de plus que la “Fédération Française de Football”…

L’auteur propose toutefois, en guise de conclusion, des solutions qui n’apparaissent pas forcément adaptées. Il suggère tout d’abord la création d’une institution chargée d’organiser et de financer le culte musulman (sic), la diffusion d’un discours musulman, en français, alternatif au discours salafiste (sic), une manière de repenser la communication de l’Etat sur les valeurs républicaines (sic), l’apprentissage de la langue arabe à l’école (sic), une communication en direction des musulmans modérés pour qu’ils se réapproprient les débats qui agitent l’Islam (sic), le renforcement de la communication des musulmans de France avec les Etats musulmans sur les questions théologiques (sic), la relance de la coopération avec les pays du Maghreb et les pays du Golfe (sic), la mobilisation d’institutions nouvelles au niveau européen, puisque la montée de l’islamisme est un sujet européen (sic). En somme, organiser en France (et en l’Europe), un débat exclusif entre les musulmans modérés et les salafistes (sic).

La solution est bien évidemment ailleurs.

La France occulte dans son discours politique, une compréhension transcendantale possible de l’univers.

Or, la jeune génération ne trouve pas, dans les religions traditionnelles, une réponse au développement de sa spiritualité : la religion juive est inaccessible et la religion catholique n’offre pas de cadre rassurant (plus personne ne fait confiance aux curés pour enseigner le message religieux)… la jeunesse trouve donc, dans l’Islam, une réponse aux questions métaphysiques qui entourent la création du monde.

Le message, en Islam, n’est toutefois pas adapté ni compatible avec la pensée républicaine et démocratique : il cherche à s’imposer par la force dans une communication violente (voire barbare) et intolérante.

L’Islam devrait donc suivre, sous peu, le sort du christianisme : séparation de la mosquée et de l’Etat, réforme du discours, doute des croyants, et remise en question du système de foi… Il est donc urgent, pour la France, qu’elle offre à sa jeunesse une autre forme de compréhension de l’univers, de type agnostique, en intégrant la spiritualité comme technique de perception de l’immatériel, en marge des canaux religieux traditionnels manifestement inadaptés (à suivre).

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach pour http://www.jforum.fr

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