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La fable palestinienne… Stop ! – Chapitres 3 et 4

Une petite mise au point en 7 chapitres

Chapitre 1 : la population originelle de la Palestine

Chapitre 2 : le nationalisme juif

Chapitre 3 : la Palestine du mandat britannique et l’odieuse politique anglaise

Chapitre 4 : la Palestine du mandat britannique et l’odieuse politique anglaise (suite)

Chapitre 5 : l’État d’Israël et les guerres israélo-arabes

Chapitre 6 : l’État d’Israël et les guerres israélo-arabes (suite)

Chapitre 7 : le mur et les plaintes des « Palestiniens »

Le mandat britannique et la politique anglaise

3 a) la chute de l’empire ottoman et le mandat britannique

En 1917, l’empire turc s’effondre, et en pleine guerre mondiale, la Grande-Bretagne s’engage à établir un foyer juif en Palestine (déclaration Balfour), selon le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, (principe voulu en 1914 par le président américain Wilson), conformément aux mouvements d’indépendance nationale qui ont éclos au XIXe siècle (comme nous l’avons exprimé au chapitre 2, il est important de rappeler ici que le mouvement national juif est loin d’être une exception).

La Grande-Bretagne obtient, en échange de cette déclaration, des formules chimiques du grand savant juif Weizmann nécessaires aux Britanniques pour mener la guerre contre les Allemands qui avaient mis au point les gaz mortels.

Le démantèlement de l’immense empire ottoman est alors envisagé.

L’un des 4 grands empires européens, l’empire ottoman s’étendait, outre l’Anatolie, sur la Syrie, la Palestine, le Liban, la Mésopotamie, le Hedjaz, le Yemen, la côte égéenne, la Thrace, l’Arménie du nord-est.

Par la suite son démantèlement ne poserait pas de problèmes… sauf en ce qui concerne la Palestine.

Pourtant, dès le 3 janvier 1919, à la conférence de la paix à Paris, les juifs et les Arabes, qui s’entendent fort bien à l’époque, signent un traité : l’accord judéo-arabe pour la création d’un État juif en Palestine, entre l’émir Feysal, chef de la délégation arabe, et le docteur Weizmann qui représente l’Organisation sioniste.

Le principe en est simple : les terres proche-orientales sous ancienne domination ottomane seront partagées selon la formule : la Palestine aux juifs, tous les autres territoires aux Arabes.

Tous les autres territoires, c’est la Syrie (184 500 km2), le Liban (10 170 km2) et l’Irak (444 442 km2 ), soit une superficie d’environ 640 000 km2 pour les Arabes contre 116 000 km2 pour les juifs.

Pour mettre en œuvre cet accord ainsi que la déclaration Balfour, la SDN confie à la France et à la Grande-Bretagne des mandats sur les anciennes terres ottomanes du Proche-Orient, à charge pour ces deux puissances d’y préparer l’installation d’États indépendants.

Pour la France : la Syrie et le Liban ; pour la Grande-Bretagne : la Palestine et l’Irak.

Précisions : La Palestine du mandat britannique couvre 116 000 km2 et comprend le désert du Neguev mais pas le sud de la Syrie. (Donc à l’heure actuelle, Israël, avec moins de 21 000 km2 couvre moins de 20 % de la Palestine, les 80 % restant ayant été par la suite attribués aux Arabes malgré les accords de 1919 et la déclaration Balfour.)

Ainsi, les Arabes possèdent bien les 4/5 de la Palestine, et le problème palestinien n’aurait jamais dû exister.

De 1920 à 1948, forts de la promesse internationale d’établir en Palestine un foyer national juif, les juifs achètent pratiquement tout le territoire d’Israël, en acquérant donc légalement la propriété.

Mais ces terres rachetées sont essentiellement des marécages insalubres ou des terres désertiques et incultes très différentes de l’époque biblique. Il est intéressant à cet égard de s’en rapporter aux récits des explorateurs du milieu du XIXe siècle :

H.B.TRISTAM, the land of Israël, a journal of travels in Palestine, Londres 1865:

« …le bédouin amène l’anarchie… une large bande de terre, la plus fertile de toute la Palestine, sera désolée et abandonnée aux nomades. La même chose est en train de se produire dans la plaine de Sharon où… la terre est de moins en moins cultivée, où des villages entiers disparaissent entièrement… Depuis 1838, vingt villages ont ainsi été effacés de la carte… les Bédouins empiètent partout où atteint leur cheval… À moins que les Arabes ne puissent être amenés à cultiver la terre, ce qui semble sans espoir ».

W.H.BARTLETT et Thomas ALLOM, Voyages en Syrie et dans l’Asie Mineure, Fisher Fils et Cie, Paris:

« [de Jaffa à Jérusalem, nous n’avons rencontré que] des lieux désolés, dénudés de toute espèce de végétation, arides et sans habitations ».

L’abbé G.D.: Jérusalem et la Terre sainte, notes de voyage recueillies et mises en ordre, Belin Leprieur et Morizot, Paris :

« un pays désert qui semble réprouvé du laboureur et du vigneron… le pays est inculte plutôt qu’ingrat… Dur et indiscipliné… ennemi du travail, l’Arabe pille et ravage, il ne cultive pas. Il court avec sa tribu sur la tribu voisine, la rançonne, coupe ses arbres, détruit ses récoltes, enlève ce qu’il peut et brûle le reste. »

Le pasteur suisse Félix BOVET, voyage en Terre Sainte, Paris 1866 :

« les Arabes n’y ont rien fondé ; étrangers au sol, ils ne l’ont jamais épousé ; le vent du désert, qui les y apporta, peut les emporter un jour, sans qu’ils laissent après eux la moindre trace de leur passage. »

L’écrivain communiste tchécoslovaque, Ladislav MNACKO :

« à la fin du siècle dernier… la Palestine était certainement la plus abandonnée, la plus désertique. Un pays vide, véritable no man’s land… »

Si nous reportons ces extraits, ce n’est pas par anti-arabisme, mais dans le but de montrer que ces terres rachetées par les juifs n’étaient que des marécages ou des déserts non cultivés, et non les terres fertiles qu’elles sont devenues à la suite d’un travail acharné.

Les Bédouins qui les possédaient auparavant et ont été bien heureux de les vendre y étaient surtout nomades, et le fait qu’ils aient élevé des moutons n’est pas étranger à la désertification, le mouton arrachant les racines, contrairement à la vache qui coupe l’herbe.

L’INSEE, dans un mémento économique publié aux Presses Universitaires de France, a recensé les terres achetées par le fonds juif entre 1920 et 1946, année par année, et indique un total de 162 486 ha, soit 38,6 % du sol cultivable du pays. Ces chiffres ne tiennent bien sûr pas compte de ce qui a été acheté après 1946. Le reste des terres, soit ce qui n’a pas été acheté, est aux mains de populations non juives, (350 000 ruraux), ou des Églises qui possèdent de vastes propriétés.

3 b) La Grande Syrie des Britanniques

Faisant fi des accords internationaux, la Grande-Bretagne décide après la première guerre mondiale de jouer la carte arabe.

En effet, le pétrole, découvert depuis peu, apparaît comme une ressource de premier plan, et le sous-sol du Moyen-Orient en regorge de grandes quantités. C’est ainsi que la Grande-Bretagne a envoyé au Proche-Orient le colonel Lawrence (le fameux Lawrence d’Arabie), afin d’unir tous les peuples arabes dans une « Grande Syrie » dominée par l’Angleterre qui en tirerait le plus grand profit.

Mais l’immigration juive contrecarrait ces projets et l’Angleterre tenta de créer des conflits entre juifs et Arabes pour l’empêcher.

En 1939, elle publie le livre blanc interdisant l’accès d’Israël (où habitaient déjà 500 000 juifs) aux autres juifs (et par la suite aux rescapés des camps nazis). Par ce livre blanc, les achats de terres leur sont interdits, ainsi que 95 % du territoire, alors qu’ils sont en danger de mort en Europe. Churchill s’oppose au livre blanc au début de septembre 1940, de même que les travaillistes (Hugh Dalton multipliera les efforts entre 1945 et 1946 mais c’est Bevin qui arrivera au pouvoir).

L’Angleterre fut aidée en cela – et de façon étonnante – par le fait que, pour lutter contre le colonialisme anglais et français, certains pays d’Afrique du nord et du Moyen-Orient eurent la tentation de s’allier avec l’Allemagne nazie.

En particulier, le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine El-Husseini, rencontra Hitler dès 1941. Il existe un certain nombre de photos de leurs rencontres.

3 c) la Grande Bretagne persécute les rescapés du nazisme

Dès la fin de la Deuxième Guerre, la Grande-Bretagne, qui avait bien accordé l’indépendance à l’Irak en 1930, à l’Égypte en 1936, tout comme la France l’avait fait avec la Syrie en 1928 et le Liban en 1943, conformément au mandat de la SDN, refuse d’accorder l’indépendance aux juifs de Palestine.

Ainsi, elle va jusqu’à couler des bateaux transportant en Palestine des rescapés juifs des camps de la mort nazis ( parmi lesquels l’Exodus).

Pour rappel, l’Exodus a embarqué 4515 personnes (1561 hommes, 1282 femmes, 1672 enfants), tous rescapés des camps, venus de toute l’Europe, avec 10 kg de bagages chacun, pas plus. Abordés par les Anglais le 10 juillet 1947, à 3 heures du matin, le navire éperonné en outre 7 fois à l’avant, les Anglais tirent, faisant 3 morts dont un orphelin de 15 ans, et 130 blessés. Embarqués dans des bateaux-cages, grillagés, dans lesquels on les laisse pendant 2 mois, sans lit pour dormir, et en plein soleil d’été, ils sont conduits… en Allemagne, dans un camp gardé par des miradors (le camp de Poppendorf, près de Hambourg, et le camp d’Amstau, entourés de barbelés et gardés par des miradors.

Comme ils refusent de se rendre en France où on accepterait de les accueillir, on leur diminue de moitié les rations alimentaires, déjà insuffisantes. Les autres bateaux de rescapés sont également arraisonnés par les Britanniques et leurs passagers déportés dans des camps, à Chypre, où transitent 52 000 juifs d’août 46 à Mai 48, alors que la guerre est finie depuis 1945. Dans ces camps de Chypre, la distribution d’eau n’est faite que la nuit, par quelques robinets seulement. Et ceci bien que toutes les horreurs perpétrées par les nazis soient alors connues de tous, comme cela a été largement démontré.

Ainsi, 100 000 militaires britanniques surveillent les 600 000 juifs de Palestine.

Les juifs de Palestine réagissent alors, et créent des organisations de combat contre les Britanniques, considérés dès lors comme des occupants : le Bethar (fondé par Yossef Trumpeldor). La Hagannah, l’Irgoun (dirigé par Menahem Begin), le groupe Stern (ou Lohamé Herout Israël). Une autre organisation, beaucoup plus ancienne, le Hachomer, existait pour d’autres raisons, depuis l’époque ottomanne, du fait que le gouvernement ottoman dont la décrépitude ne cesse alors de s’accentuer s’était révélé incapable de briser l’indépendance des tribus nomades dont la grande occupation était le pillage et le brigandage.

Pour le Bédouin, éternel ennemi du sédentaire, les colonies juives constituaient une proie rêvée. Aussi dès 1907 vit-on apparaître l’organisation de défense, le Hachomer. (Miroir de l’Histoire n 281, p.158, 1973).

Les Britanniques en Palestine humilient les juifs (coups de fouet en public), les déportent au Kenya ou en Érythrée (dans le camp de Samba), exécutent, par pendaison, les résistants, Bevin allant jusqu’à déclarer à Weizmann en octobre 1946 qu’il croit que les juifs ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne.

Après le fouet donné au jeune Kimche, condamné à 15 ans de prison, les résistants de l’Irgoun réagissent, prennent des officiers britanniques qui reçoivent aussi le fouet, font sauter les stations de police anglaise, les rails, les pipe-lines, les avions.

Le 29 juin 1946, les Anglais font des rafles et arrêtent 3 000 personnes (dont beaucoup appartiennent à la Hagannah) qui sont internées à Rafah, un camp de concentration dans le désert.

L’Irgoun fait sauter le 22 juillet 1946 le QG britannique dans l’hôtel King David à Jérusalem. Les Anglais instaurent alors la loi martiale : ordre de tirer à vue sur toute personne circulant après le couvre-feu, interdiction des communications téléphoniques, tribunaux d’exception. L’Irgoun s’en prend aux casernes et fait sauter en mars 1947 le nouveau QG britannique de Jérusalem (la maison Schneller), et les Anglais lèvent le 17 mars la loi martiale. Mais des résistants juifs sont encore arrêtés et exécutés (Dov Gruner).

Chapitre 4

3e) le mandat britannique et la politique anglaise (suite)

le 15 mai 1947, l’assemblée devant laquelle Bevin a porté le problème palestinien le 14 février 1947, en vue d’élargir son mandat pour créer un Etat fédéral garanti par la Grande Bretagne, crée une commission spéciale, l’UNSCOP, avec 11 Etats non liés au problème. (Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Canada, Australie, Inde, Iran, Pays Bas, Suède, Pérou, Uruguay, Guatemala).

Les arabes refusent de recevoir la commission en Juillet. Quant aux juifs représentés par Weizmann, ils acceptent le principe d’une partition qui s’oppose aux principes de 1917 et de 1919 (accords judéo arabe, voir ci-dessus).

En juillet 1947, 2 ans après la fin de la guerre, 200.000 juifs sont encore dans les camps. Et les Etats d’Europe ne manifestent pas l’intention de les accueillir, pas plus que les Américains.

Les juifs acceptent donc le partage, l’internationalisation de Jérusalem, et qu’il y ait 50% d’arabes dans la zone juive.

Mais le haut comité arabe refuse cette solution.

Il est ensuite décidé que le mandat britannique prendra fin le 1er mai 1948. Mais le tracé des frontières laisse perplexe: il y aurait pour Israel trois tronçons qui ne communiqueraient entre eux que par un point géométrique, et 14.000 km2 seulement pour l’Etat juif au lieu des 116 .000 km2 km2 prévus, les arabes se faisant encore attribuer 102.000 km2.

Le 29 novembre 1947, l’assemblée générale de l’ONU, représentant 56 nations, approuve la partition et donc la constitution de l’Etat juif par 33 voix contre 13 et 11 abstentions: un Etat juif en 3 parties sur 18% de la Palestine, un Etat arabe en 3 parties sur 82% (le royaume hachémite de Jordanie créé en 1949, par la fusion de la Cisjordanie, et de la Transjordanie déjà créée en 1921), une zone internationale de Jérusalem. Il est décidé que la mandat britannique prendra fin le 1er aout 1948 au plus tard au lieu du 1er mai 1848, et que le plan entrera en vigueur le 1er octobre. Jusqu’au 1er octobre, le territoire sera administré par une commission internationale de l’ONU.

3 f) les attaques anglo-arabes contre les rescapés des camps

Dans la nuit qui suit la décision de l’ONU, les arabes, dirigés par les Britanniques, et bien que les décisions leur soient favorables, attaquent les juifs, faisant des embuscades sur les routes contre les autobus, le Haut comité arabe faisant distribuer immédiatement des fusils et lançant un appel à la guerre sainte.

Le 30 novembre, l’appel est repris par Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, et par les étudiants de l’université musulmane du Caire.

Les radios arabes du Caire, de Damas, de Bagdad annoncent leur intention de rejeter les juifs à la mer@ quand les Britanniques seront partis, faisant pression en utilisant la carte du pétrole. Le 30 novembre 1947, les arabes attaquent un bus entre Natanya et Jérusalem (5 morts), un autre entre Hadéra et Jérusalem, (1 mort), poignardent un juif à Jaffa, défilent par centaines en criant « tuons les juifs » à Naplouse et Beth Shean. Le 1er décembre sont attaqués des dizaines de bus, cafés et synagogues sous l’oeil bienveillant des Britanniques qui désarment les juifs qui se défendent. Des armes confisquées aux juifs sont retrouvées sur les arabes tués lors d’affrontements.

Le 8 décembre 1947, les chefs des gouvernements arabes indépendants (Egypte, Irak, Arabie Séoudite, Yemen, Transjordanie, Syrie, Liban) se réunissent au Caire et, dans un communiqué final, affirment qu’ils vont mener jusqu’à la victoire la lutte pour l’indépendance de la Palestine alors que la Transjordanie a été créée sur la Palestine et que le nouvel Etat arabe en 3 parties y est également créé.

Le 13 décembre 47, les Anglais annoncent qu’ils mettront fin à leur mandat le 15 mai suivant, et les Etats arabes susmentionnés ajoutent que le même jour ils passeront à l’attaque. Ils veulent rester en bon terme avec la Grande Bretagne qui exploite leur pétrole.

Fawzi Kawkji doit conduire l’insurrection en Palestine. Libanais musulman, il a organisé dans les années 30 des pogromes contre les juifs en Palestine, puis est parti à Berlin pendant la guerre.

Mais c’est surtout Hadj Amine El Husseini le grand mufti qui appelle au massacre.

Les marchands d’armes du monde entier flairent la bonne affaire et approvisionnent le Caire. Du 30 novembre au 31 décembre 47, ils tuent 6070 personnes dont beaucoup sorties des camps. Le 30 décembre 1947, 39 ouvriers des raffineries de Haiffa sont égorgés avec l’aide des Britanniques.

Le 1er janvier 48, les Britanniques détournent à nouveau sur Chypre un bateau de 15.400 immigrants tous rescapés des camps. Des bandes d’arabes venus de Syrie et du Liban entrent en Palestine pour attaquer les kibboutz Dan et Kfer Szold. Le 14 janvier, c’est un quartier de Jérusalem qui est attaqué. De janvier à mai 48, le village de Goush Etzion est attaqué par la légion arabe: des dizaines de personnes sont assassinées et les survivants mâles du village sont amenés en captivité en Jordanie où ils disparaissent. Les Anglais voient qu’ils ne peuvent plus tenir, et évacuent le 28 janvier 1948 deux mille britanniques.

L’Irgoun lance de nouvelles actions de janvier à mars. Le 10 février 48 le centre commercial de Jérusalem est attaqué par des centaines d’arabes et un immeuble de la poste est attaqué avec l’aide des Anglais. Le 18 février 1948, le gouvernement Atlee déclare que le mandat ne l’autorise pas à remettre la Palestine aux juifs.

Le 22 février 48, les Anglais mettent à Jérusalem un camion bourré d’explosifs et font 48 morts et plus de 200 blessés. Le 11 mars, c’est une voiture piégée devant l’Agence juive qui fait plus de 30 morts et plus de 100 blessés.

D’autres attentats du même type ont lieu partout. A Jérusalem, 150.000 juifs sans armes sont bloqués, attaqués par les arabes dirigés par Abd el Khader el Husseini, cousin du grand mufti, qui bombardent. Les assiégés n’ont plus deau , les canalisations ayant été coupées par les Britanniques, et ils sont affamés. Dans la vieille ville, la situation est encore pire: 1.700 juifs, dont la plupart des vieux, sont attaqués par 20.000 arabes.

Les convois qui les ravitaillent sont attaqués. Les bombardements sont faits par l’anglais Glubb Pacha (son vrai nom est Sir Henru Bagot) dès le 10 avril et font en un an 5 fois plus de victimes civiles qu’à Londres pendant la première année de la seconde guerre mondiale. Le 26 mars 48, sur la route de Naharya à Yehiam, 500 arabes tuent les 47 juifs qui allaient alimenter le village encerclé de Yehiam.

Toutes les troupes juives réagissent. Le 1er avril, les juifs reçoivent des armes Skoda des Tchèques. Le 10 avril 1948, le village arabe de Deir Yassine est attaqué. Deir Yassine est un village par où passent les armes et les combattants arabes qui attaquent les convois. C’est un point stratégique. L’Irgoun veut y mettre un aéroport, seul lien entre Jérusalem assiégée et la côte.

Avant l’attaque, l’Irgoun envoie des camions équipés de hauts parleurs pour avertir la population du village et l’inciter à partir. 200 habitants du village sortent, et restent indemnes, ce que reconnaît la brochure l’agression israélienne, publiée par la Ligue arabe elle même en page 10. L’Irgoun renonce ainsi à profiter de l’effet de surprise qui lui aurait été favorable, ce qui lui coûte 40 morts et blessés. De plus, les arabes assaillis mettent aux fenêtres des drapeaux blancs, laissant entrer dans le village les juifs, qu’ils tuent par derrière. Le combat dure 8 heures dans le village qui est essentiellement occupé par des soldats, irakiens et jordaniens, plus quelques civils qui n’ont pas quitté le village. Ce sont les Anglais qui vont faire de Deir Yassine un mythe.

Les arabes continuent leurs attentats: le 13 avril, des centaines d’arabes se ruent sur un convoi et assassinent plus de 70 médecins et infirmières juifs, l’armée britannique ayant renseigné les arabes sur le passage du convoi et s’occupant d’empêcher tous renforts aux juifs. Et les arabes font de nombreuses attaques. Le contingent syrien dirigé par Fawzi Kawzi compte des britanniques dont un major qui est tué lors d’une attaque sur le petit village de Mishmar Haemek..Les Transjordaniens attaquent le Kibboutz Guésher et les Anglais qui tiennent à côté du kibboutz un poste de police pointent leurs canons contre le kibboutz et préviennent la Légion arabe (commandée par les officiers britanniques) qu’ils vont se retirer le 27 avril.

Mais les juifs parviennent à prendre le poste et les arabes qui attaquent le village avec des blindés du 15 au 24 mai ne peuvent pas le prendre .Dès avril 1948, le village de Ramat Rahel au sud de Jérusalem est encerclé, et subit une forte attaque des Irakiens le 22 mai. Le 1er mai c’est le village de Ramot Naftali qui est attaqué par les Syriens.

Tous les villages juifs sont attaqués. En plus des attaques contre les juifs par les troupes régulières, les villages juifs subissent aussi les razzias des populations arabes. Les quatre kibboutz du groupe Etzion: Kfar Etzion, Messout Yitsak, Ein Tsourim, et Revadim, sont attaqués par les bandes commandées par Abdelkhader el Husseini, neveu du grand mufti.

Un groupe de jeunes gens, partis les secourir, rencontre un berger bédouin qui les voit, mais par humanité ils lui laissent la vie sauve. Le berger rameute des centaines d’arabes qui viennent les assassiner. Le 4 mai, la légion arabe, sous le commandement anglais, attaque les quatre kibboutz, avec l’aide de l’aviation britannique lâchant contre eux des dizaines de milliers d’obus, et le 12 mai, un colonel britannique, à la tête de 40 blindés, entre dans les kibboutz, après un siège de 47 jours.

Les assaillants sont 10 à 15.000 hommes, tandis que les habitants, en majeure partie des femmes et des enfants, sont en tout pour les quatre kibboutz 500 personnes qui sont toutes assassinées. Le 5 mai 1948, à 5h du matin, le secrétariat de la Ligue arabe diffuse un communiqué appelant à la guerre générale.

3 g) l’évacuation anglaise

Le 14 mai, les Anglais finissent d’évacuer.

Le 15 mai, les Syriens attaquent le village Deganya avec blindés, canons, camions, avions mais ils se heurtent à une résistance acharnée et reculent.

Le 16 mai, le village kibboutz de Mishmar Hayarden est attaqué par les troupes de Kawzi et tous ses habitants (60 personnes) sont assassinés.

Les arabes font une grande propagande sur Deir Yassine, prétendant que ce sont les juifs qui ont assassiné, afin de pousser des centaines de milliers d’arabes à entrer en Palestine, mais le résultat est le contraire: effrayés, des centaines de milliers d’arabes sortent, d’autant plus que le grand mufti les exhorte à sortir pour revenir avec les armées arabes victorieuses mettre le pays à sang.

En partant, les Anglais font des cadeaux aux arabes:

– hiver 47- 48: ils font une série de pactes avec les Etats arabes. En janvier avec l’Irak. Le 14 mars avec la Transjordanie (12 millions de livres par an au roi Abdallah pour payer la Légion arabe. Et si les juifs entrent en Transjordanie, la Grande Bretagne interviendra. Si ce sont les arabes qui entrent en Israël, ils ne bougeront pas).

– embargo sur les armes pour la Palestine, et fournitures d’armes aux arabes.

– les stocks de pétrole et d’essence des raffineries de Haiffa sont évacués sur Tripoli et Beyrouth pour alimenter la machine de guerre arabe et paralyser les transports juifs

– quelques jours avant la fin du mandat, des sommes énormes sont versées aux Aoeuvres religieuses@ du grand mufti

– les arabes sont informés au fur et à mesure de l’évacuation des forteresses dans lesquelles on leur laisse armes et munitions. Les forteresses destinées à tomber par leur emplacement dans les mains des juifs sont par contre laissées vides. (Cf les mémoires du général irakien Tahar Hachemi)

– le camp militaire de Safarand est vendu par les britanniques aux arabes pour 750.000 Livres

– les juifs assaillis par les arabes dans les villages comme à Kfar Ouriah sont arrêtés et désarmés par les britanniques ce qui est contraire au mandat.

Le chef de la Légion arabe, Glubb Pacha, est en fait … un Anglais, dont le vrai nom est Sir John Bagot.

En 1948, la Légion arabe compte 16.000 hommes bien entrainés, entretenus par les Anglais, et munie de blindés.

Tous les officiers sont aussi anglais.

Elle reçoit chaque année 6,5 millions de Livres des Anglais.

Louise Guersan

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