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La « chasse au trésor » idéologique sur le controversé Mont du Temple dure depuis 2000 ans

Fouiller les ruines du Temple pour trouver des preuves d’un grand secret, n’est pas nouveau…

D’abord, les Templiers qui sont venus pour trouver, garder et emporter quelque chose de particulièrement important qui va monopoliser leurs efforts durant 9 longues années et bouleverser, pour ne pas dire révolutionner, l’Occident et les futurs rapports Orient Occident.

Ensuite le fait que depuis plusieurs années existe un mouvement constant de la part des membres musulmans de l’UNESCO pour s’approprier des lieux de cultes juifs et les faire rentrer par ce biais dans le patrimoine culturel palestinien.

Enfin, face à cette détermination des arabes, les archéologues israéliens ne vont cesser de fouiller la moindre parcelle de terre à leur portée, dans le but de trouver des preuves de leur évidente présence en ces lieux…

Le fabuleux Trésor du Temple du Roi Salomon

Le trésor du Roi Salomon, l’un des secrets les plus insondables, les plus mythiques de l’histoire des civilisations reste une large énigme de nos jours. Il a alimenté de nombreuses légendes et spéculations et de nos jours il fait encore l’objet de recherches attentives, sans que jusqu’à présent il ait été découvert, laissant un voile sur son existence, elle-même contesté, l’affaire plonge en effet dans les couloirs du temps.

C’est aux alentours de l’an 960 av. JC, que le roi juif Salomon entreprit de construire le Temple de Jérusalem où furent gardés précieusement pendant des siècles la fameuse Arche d’Alliance qui contenait les Tables de la Loi reçues par Moïse du Seigneur en personne.

Mais le Temple abritait également un trésor inimaginable dont nous connaissons partiellement la teneur, des milliers d’objets en or massif, en argent et autres joyaux, auxquels s’ajoutaient également « La Table des Pains », sur laquelle étaient déposés les 12 pains azymes symbolisant la sortie des 12 tribus d’Israël d’Egypte et qui était faite de bois d’acacia entièrement recouvert d’or. Il y avait aussi la Ménorah un candélabre rituel, sculptée d’une seule pièce dans de l’or pur, et qui pesait à elle seule un talent d’or, soit 23,565 kg !

Mais la gloire du Peuple juif devait faire face à une période sombre et l’invasion de Babylone.

En 626 av. JC le prophète Jérémie eut la possibilité de cacher l’Arche d’Alliance dans une caverne située selon la tradition dans les profondeurs du mont Nébo dans l’actuelle Jordanie, peu avant la déportation des Juifs à Babylone. Dès lors l’objet disparaît. L’histoire fut certainement prise tout à fait au sérieux par les moines Franciscains de Terre Sainte qui en 1933 achetèrent le sommet de la colline et entreprirent de vastes fouilles archéologiques sur le site et dans toute la région… officiellement rien ne fut trouvé d’aussi important que l’Arche d’Alliance, mais Jean-Paul II se rendit sur le site en 2000 et Benoit XVI en 2009, il faut dire que c’est un haut-lieu de la religion, un symbole.

L’arrivée des Babyloniens amena la destruction du Temple initial en 587 av. JC, et le trésor fut transporté par le roi Nabuchodonosor à Babylone et enfermé comme trophée dans le temple dédié à Bélus. Il n’y resta que le temps pour un autre roi, Cyrus, fondateur de l’Empire Perse, de faire la conquête de Babylone en 539 av. JC et de restituer le trésor au peuple juif réinstallé sur son territoire.

Le Temple fut reconstruit, le trésor remis à sa place et enrichi au fil des siècles par les nombreux pèlerins de la diaspora juive, qui venant de toutes les parties du monde méditerranéen, venaient déposer leur obole au Temple après avoir changé leur argent, en bon argent juif auprès des… fameux marchands du Temple.

Sa reconstruction dura plus de 20 ans et le roi Hérode 1er le Grand fit édifier une extension importante vers 19 av. JC.

Quelques années seulement avant la révolte des Zélotes juifs et la destruction du Temple par les légions de Titus, fils de l’Empereur romain Vespasien, après un très long siège en 70 av. JC.

L’énorme butin dont s’emparèrent les Romains est en partie une énigme, malgré les ordres donnés pour protéger le Temple, le feu pris à la bâtisse le ravageant entièrement. Les relations de l’époque ne sont pas très claires, mais une grande quantité de l’or et de l’argent fut fondue et vendue, le restant des prises se trouvant selon la tradition transporté à Rome, notamment la Ménorah qui avec d’autres objets figura au triomphe de Titus.

C’est ici que le reliquat du trésor du Temple, resta, durant la longue histoire de la domination romaine puis de son déclin, jusqu’à un jour de l’an 410 où les premiers barbares ayant déferlés sur l’Empire, le Roi Alaric 1er, roi des Goths fut le premier à s’emparer de Rome, donnant lieu à un saccage de trois jours. Il s’empare évidemment d’immenses richesses tant celle du trésor du Temple que de celles accumulées par Rome, apportant un nouveau rebondissement. Alaric étant mort inopinément avant la fin de l’année c’est son beau-frère Athaulf qui va fonder un nouveau royaume, le royaume Wisigoth d’Occitanie.

Le Trésor est à nouveau transporté, à Toulouse, qui devient la capitale, plus exactement dans le « Château Narbonnais » où il est entreposé. De la Terre Sainte à Babylone, de Jérusalem à Rome, il avait déjà fait beaucoup de chemin !

Le Trésor à cette date est aussi constitué selon la tradition de la « Table d’Emeraude » un mystérieux texte alchimique et hermétique, ainsi que du « Missorium », grand plat d’apparat en argent d’un des derniers empereurs romains, Théodose 1er. Ce dernier est réapparu seulement en 1847, en Espagne dans la province de Badajoz, et découvert avec deux coupes en argent. Car une fois encore, le trésor si convoité devait se trouver en danger. Car au Nord, un autre souverain, très puissant, le Roi des Francs, Clovis de célèbre mémoire étend son influence et s’attaque aux Wisigoths.

Sous la conduite de Clovis, les Francs dans une bataille acharnée, battent les troupes d’Alaric II à Vouillé en 507. Alaric est tué des mains de Clovis qui s’empare de Toulouse. Mais le trésor avait été déplacé dans un lieu beaucoup plus sûr : la redoutable citadelle de Carcassonne. Ici les chroniqueurs du temps divergent, pour certains, les Francs auraient pris le Trésor à Toulouse ainsi que l’Arche d’Alliance… pour d’autres il aurait bien été transporté à Carcassonne. Selon la version officielle, cette ville fut sauvée par l’intervention du roi des Goths d’Italie, Théodoric le Grand, contraignant Clovis à lâcher prise. Le trésor aurait ensuite été transporté à Ravenne en Italie pour être rendu à sa majorité au roi des Wisigoths Amalaric (vers 520). Mais son destin sera tragique, pour lui aussi, comme si le trésor en lui-même véhiculait une malédiction…

Ayant épousé Clotilde, la fille de Clovis en 526, il maltraite son épouse catholique, étant arien. Cette maltraitance est à la source d’une nouvelle guerre avec les Francs, Childebert, frère de Clotilde intervient, son armée défait les Wisigoths à Narbonne en 531, Amalaric s’échappe mais succombe, assassiné à Barcelone par ses propres sujets, il est poignardé. D’aucuns disent que le Trésor restitué se trouvait justement à Narbonne et tomba aux mains des Francs, d’autres qu’il fut caché, et pour d’autres encore, que les Francs ne trouvèrent rien, selon les inventaires dressés de l’époque et donc que le trésor fut certainement évacué vers l’Espagne…

Toutefois, lorsque Tolède tombe aux mains des Arabes et que le royaume Wisigoth sombre sous le Croissant en 712, eux aussi, très scrupuleux dans les inventaires ne trouvent rien, mais les zones d’ombres sont si nombreuses dans cette histoire que le trésor a bien pu se trouver dispersé bien avant toute cette incroyable histoire.

Certains pensent que le trésor serait depuis longtemps entre les mains, du moins partiellement, du Saint-Siège, c’est à la mode de prêter au Pape et à la religion catholique des complots ou des secrets inavoués…

La seule chose de certaine et que l’énigme reste complète. Les objets célèbres qui composaient le trésor à l’origine, ont disparu, et personne ne peut dire précisément où ils ont disparus, le mystère de l’Arche d’Alliance est l’un d’eux, ainsi que la Ménorah.

Des générations d’hommes n’ont pas terminé de rêver à ce fabuleux trésor, peut-être le plus emblématique puisqu’il mêle mysticisme, religion et l’histoire de l’humanité.

Les fouilles sous le Temple de Jérusalem

A elle seule cette visite est un véritable enseignement de ce que fut Pessah et la foi du peuple juif à l’époque du second Temple, c’est-à-dire au tournant de notre ère. Hérode (mort en -4) a reconstruit le Temple ‘ces travaux ont continué jusque dans les années 40 de notre ère) et a agrandi l’esplanade du Mont du Temple.

Avant que les troupes de Titus ne le rasent lors de la première guerre judéo romaine (65-70) et qu’Hadrien ne rase complètement Jérusalem en 135 à la fin de la seconde guerre judéo-romaine. Il y établit alors le culte de Jupiter du Capitole avec interdiction aux juifs d’entrer dans la ville renommée Aelia Capitolina.

On déambule sous terre par un dédale de tunnels de pierre et d’escalier en acier, c’est très impressionnant.

En descendant on atteint la couche la plus profonde du Mur Occidental. De l’extérieur, Le Kotel, ou Mur Occidental à l’air libre, mesure à peine 62 mètres de longueur.

On découvre alors une pierre extraordinaire aux dimensions impressionnantes. Elle mesure de 13,6 mètres de long, 3,3 mètres de hauteur et 4, 5 m de profondeur, d’un seul bloc.

Il faut beaucoup d’imagination pour comprendre comment ce bloc de 550 tonnes est arrivé ici.

On comprend alors pourquoi le Temple de Jérusalem était une des sept merveilles du monde.

Les juifs de la diaspora montaient du monde entier pour les fêtes. Ils venaient de Rome, d’Asie Mineure, d’Egypte, d’Afrique proconsulaire, de Syrie, de Babylonie : ils traversaient les déserts de Perse infestés de brigands avec l’impôt levé pour le Temple (1/2 schekel par personne) qui permettait de recenser les juifs du monde entier.

Le souterrain de 332 mètres qui longe le Kotel sous la vieille ville montre que l’intégralité du Mur Occidental mesurait en réalité 488 mètres de long.

On se retrouve dans la Jérusalem du 1er siècle avant notre ère, dans une rue construite sous Hérode.

On découvre ensuite des citernes souterraines d’eau qu’enjambent des ponts. En réalité nous arrivons près d’un ancien aqueduc hasmonéen. Le temple était ainsi alimenté par des sources d’eau au nord de la ville qui desservaient les bassins rituels de purification (mikvé). Les parois de la canalisation d’eau sont érodées par son écoulement multi-millénaire.

On entre ensuite dans un immense bassin couvert par une grande voûte de pierre. Ce bassin était appelé le » Strouthion « , du grec strouthos, qui signifie » passereau « , c’était l’un des plus petits bassins publics à Jérusalem à l’époque hérodienne.

La superficie actuelle du Mont du Temple (que les musulmans appellent « esplanade des mosquées » car s’y trouvent la Mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher – à la coupole dorée) est un trapèze de 150 000 m2 qui mesure de 470 m (côté est), 488 m (côté ouest), sur 280 m (côté sud) et 315 m (côté nord), soit l’équivalent de 20 terrains de football…

La dispute du Mont du Temple

On sait que les fouilles en Israël ont une valeur non plus scientifique mais idéologique.

Certains musulmans essaient de retrouver de soi disant vestiges de l’Islam sous les mosquées… tandis que comme nous l’expliquait le patron de L’Autorité israélienne des Antiquités, » Certains juifs dés qu’ils découvrent la tombe d’une vache sont sûr que c’est celle d’un de leur rabbanim »… je ne parle même pas des soi-disant tombes de Jéshousa, Josué, Jésus, censées être celle du messie du christianisme… 10% de la population de Jérusalem devait porter le nom de Josué au premier siècle… Yehowshu’a en hebreu, signifie »l’Eternel est salut ».

Il faut être clair, le Saint Sépulcre a été construit par Constantin au IVème siècle alors que, comme dit Paul Veyne : « A un grand empereur il fallait un grand dieu » … Et les mosquées dont le « Dôme du rocher » (dôme doré) bâti en 691 au VIIème siècle parés la conquête arabe de Jérusalem en 637 .Les tentatives, heureusement abandonnées par les chrétiens, pour substituer le vide du Saint Sépulcre à celui du Saint des Saints du Temple ou arabes de dire que les juifs n’ont rien à voir avec le mont du Temple sont bien sûr du révisionnisme historique. Elles se heurtent à l’archéologie et à la concorde entre les enfants d’Abraham.

Un projet archéologique monumental, source de conflits

Les fouilles que le Pr Barkay entreprend depuis 2004 sont de nature à déchaîner les passions.

Pour les trois grandes religions, le mont du Temple porte une sainteté et une signification particulières. Pour les archéologues, le site sacré vieux de 3 000 ans est à la fois un El Dorado et un Saint-Graal dans lequel le conflit israélo-palestinien s’oppose aux pelles et aux pioches des scientifiques.

Une suite improbable d’événements a permis aux historiens d’avoir un aperçu des entrailles du site.

Sur les pentes du campus de l’Université hébraïque de Jérusalem (Mont Scopus), les archéologues et les bénévoles tamisent des tas de terre retirés du mont du Temple dans le but d’extraire des morceaux de la longue histoire de Jérusalem.

Au-dessus de cette terre qu’ils passent au crible, une esplanade sur laquelle se trouvait autrefois le Temple d’Hérode, et aujourd’hui le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa.

Le Pr Gabriel Barkay fouille dans un petit tas de tessons minuscules sur une table basse. Il a retiré ses lunettes et regarde un petit morceau d’argile brun – l’un des milliers arrachés à la terre – et essuie la saleté de la surface.

Il ressemble à un grand-père avec une barbe poivre et sel et une voix rocailleuse teintée d’un accent anglais. Barkay, actuellement à l’université Bar-Ilan, a fait ses débuts dans l’archéologie sur un chantier de fouilles de sauvetage sur le mont Sion, où une route a été pavée pour le pape Paul VI en 1964.

« Ce que nous faisons ici, c’est en fait le résultat de certains développements politiques », explique Barkay.

Le Waqf islamique de Jérusalem, l’institution supervisant la mosquée Al-Aqsa, a effectué des fouilles sur le mont du Temple entre 1996 et 1999, dans le cadre de la construction d’une mosquée souterraine dans une zone connue comme les Ecuries du Roi Salomon.

Des dizaines de milliers de tonnes de terre ont été retournées par une lourde machinerie sans la supervision d’archéologues, et ont été jetées en dehors de la Vieille Ville.

Barkay qualifie cela de « chose barbare » et de « crime contre la civilisation humaine », comparant les actions du Waqf à celles des talibans lorsqu’ils ont détruit des Bouddhas de Bamiyan.

Les tas de terre sont restés dans la vallée du Kidron pendant quatre ans, jusqu’à ce que Barkay ait décidé de lancer le projet en 2004. Son objectif : extraire des objets à partir de la terre enlevée du mont du Temple.

Il explique que, bien que la stratification du sol – la stratigraphie, un élément clé de la datation des objets – ne soit plus intacte, il suppose, lui, une stratigraphie inverse : les camions ont déversé les couches supérieures du sol, puis mis les couches plus profondes au sommet.

Peu de temps après le début des opérations, le projet a été « adopté » par la Fondation « Ir David » en 2005. « Ir David », également connue sous son le nom de Elad, a été critiquée pour son programme visant à « judaïser des quartiers de Jérusalem Est » grâce aux liens historiques juifs avec ces quartiers, ou encore de mettre l’accent sur les récits historiques juifs, « au détriment » de plus de 1 300 ans d’histoire islamique plus récente.

Elad a accepté de couvrir les frais d’exploitation du projet de fouilles, mais le laboratoire de recherche de Barkay reste financé par des dons privés.

Depuis le début du projet en 2004, des milliers de volontaires du monde entier ont pris part aux fouilles, en arrosant et tamisant des tas de terre du mont du Temple. Et en essayant d’y recueillir des objets.

Des bénévoles sur le site du projet du mont du Temple

Ce qui reste, ce sont généralement des cailloux, des roches et des morceaux de déchets, mais à l’intérieur on retrouve aussi des fragments de l’Antiquité. Les objets sont nettoyés, photographiés, numérisés, catalogués, et envoyés à un laboratoire de Jérusalem dirigé par Barkay et le Pr Zachi Dvira.

La plupart des dizaines de milliers d’articles présents dans les timbales sont de petite taille – une abondance de pièces de monnaie, des fragments innombrables d’argile, des figurines, des tuiles et des perles de mosaïque de couleurs vives, des pointes de flèches, des pierres gravées et également des morceaux d’os.

Barkay fait régulièrement référence à des personnages bibliques et post-bibliques : figurines d’argile brisées à l’époque des rois de Juda, sceaux avec les noms de prêtres mentionnés dans le livre de Jérémie et pièces de monnaie frappées pendant le règne de roi Antiochus IV Epiphane, qui a combattu les Maccabées. Ces reliques appartiennent à l’histoire de Jérusalem, depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne, explique-t-il.

Il y a aussi des pièces rares, comme ce demi-sicle frappé dans la première année de la grande révolte juive contre Rome en 66 avant l’ère chrétienne, ou encore l’empreinte d’un sceau laissé dans l’argile, datant du 6ème siècle avant notre ère et portant le nom d’un notable de Judée.

« Notre principale méthode de datation, c’est la typologie », affirme Barkay. « Nous essayons de trouver des objets semblables eux-mêmes trouvés ailleurs et de les remettre dans le contexte », et donc de les utiliser pour dater les objets du mont du Temple.

« Il est vrai que nous avons affaire à un matériau qui n’a pas de contexte. Nous ne savons pas de quelle profondeur le matériau vient. Nous ne savons pas ce qui se trouve à côté de quoi, avec quelles structures ils sont associés », poursuit Barkay qui qualifie cette immense fouille de « trou noir archéologique ».

« Tout ce qui est fait sur le mont du Temple est encore plus politique »

Depuis que le roi Hérode a construit la plate-forme surmontant le mont du Temple dans le premier siècle avant notre ère, celui-ci est pour Barkay comme « une boîte fermée » dans laquelle presque rien n’a été introduit et, réciproquement, de faibles quantités ont été retirées. Le sol est « indigène » …

Mais, contrairement à la vision de « boîte fermée », le Pr Israël Finkelstein, de l’Université de Tel Aviv, a noté qu’il n’y a aucune garantie que la terre et les éléments qui s’y trouvent, proviennent en fin de compte de Jérusalem.

« Bien qu’il soit raisonnable de supposer que tout provienne du mont du Temple, les débris pourraient avoir été apportés d’autres endroits », a souligné Finkelstein. Il a néanmoins affirmé qu’une « découverte extraordinaire, comme une inscription » serait d’importance, mais que rien de cette ampleur n’a encore fait surface.

Le Pr Marwan Abu Khalaf, un archéologue palestinien de l’université Al-Quds, a déclaré que la terre qui a été enlevée provenait d’une « décharge » datant de l’époque du sultan ottoman Soliman le Magnifique.

Abu Khalaf a beaucoup écrit sur l’histoire islamique du Haram al-Sharif [le mont du Temple] et estime qu’il n’y avait pas de stratigraphie possible avec ces fouilles.

Barkay a bien essayé de parer aux critiques dont il a fait l’objet : « Il y a ceux qui réalisent des enquêtes archéologiques. Ils recueillent le matériau sur la surface sans connaître le contexte et s’empressent de publier des articles ». Précisant aussi que le fait d’être financé par une organisation liée à la droite israélienne n’a aucune influence sur les fouilles et l’archéologie du site.

« Ma condition, c’est que personne ne doit me dire quoi trouver, comment interpréter les résultats, et que personne ne doit me dire d’ignorer ceci ou cela », poursuit-il.

Une visite clandestine à une conférence pour les écoliers israéliens donnée dans le cadre de leur visite du projet a permis de découvrir que le professeur, un étudiant en archéologie travaillant sur le site, ne faisait aucune mention de l’islam ou des Arabes, et soulignait uniquement la connexion juive au mont du Temple.

Le Dr Yonathan Mizrachi, qui dirige Emek Schave, un groupe qui favorise la coexistence israélo-palestinienne à travers l’archéologie, soutient que le projet du mont du Temple « n’a aucune valeur archéologique » mais a « beaucoup d’impact » sur le narratif moderne israélien autour du mont du Temple.

« Après une destruction, on ne peut pas faire de fouille appropriée. C’est comme ça », a conclu Mizrachi.

Malgré la controverse, Gabriel Barkay reste imperturbable et dévoué à son travail :

« Quoi que vous fassiez, et quoi que vous ne fassiez pas, à Jérusalem tout est politique ». Barkay réfléchit et lance : « Tout ce qui est fait sur le mont du Temple est encore plus politique ».

Visite des tunnels souterrains sous le Mont du Temple

Sources :

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