Hermétisme et occultisme

La cathédrale de Reims et l’Arche d’Alliance

par Didier Coilhac

Le maître d’œuvre et le maçon qui commençaient la construction d’une cathédrale savaient qu’ils n’en verraient pas l’achèvement. La cathédrale de Reims, une des plus grande de notre pays, a vu le Sacre de presque tous les Rois de France. A ce titre, elle est emblématique de l’ancienne Royauté.

Le mystère de ces mastodontes de pierre tient déjà en leur existence : pourquoi s’est-on donné tant de peine à édifier de tels géants ? Une partie de la réponse est méconnue aujourd’hui : pour porter des messages secrets, les transmettre à la postérité ! Levons un coin du voile !

La façade de Reims est bien souvent considérée comme la plus réussie de tout l’Art gothique. Elle porte une décoration foisonnante, riche de centaines de statues. Comme ses consœurs de Chartres, Bourges ou Paris, le programme décoratif de Notre-Dame de Reims intègre des personnages de l’Ancien Testament. L’Eglise catholique des débuts affirmait que la révélation de Jésus-Christ prolongeait et parachevait l’ancienne révélation juive. La cérémonie du Sacre faisait la part belle aux deux rois israélites les plus connus : David et Salomon ; le roi français se considérait comme leur héritier. La sagesse de Salomon et sa justice éclairée sont restées proverbiales.

Le couple de Salomon et la reine de Saba est présent en position stratégique de chaque côté du porche central. On retrouvait ces personnages sur les voussures de la grande rose, aux côtés de David; (statues aujourd’hui détruites).

Par quel mystère la statue de Salomon est-elle présentée en symétrie avec celle de la reine de Saba ? L’énigmatique royaume de la reine de Saba est habituellement situé dans l’actuelle Ethiopie. D’après un manuscrit éthiopien du XIII siècle, le Kebra Nagast, la reine de Saba rendit visite à son homologue d’Israël. Elle noua avec lui une relation amoureuse, de laquelle naquit un fils : Ménélik. Devenu adulte, celui-ci aurait apporté l’Arche d’Alliance en Ethiopie ! Cette histoire est prise très au sérieux par les Ethiopiens, puisque la chapelle Sainte-Marie-de-Sion, à Aksoum, revendique d’abriter la véritable Arche !

découverte arche d'allianceL’Arche d’Alliance était l’objet cultuel majeur de la religion israélite. Elle était un coffre, dont Yavhé avait demandé la fabrication à Moïse. Le coffre, plaqué or et surmonté de deux chérubins, était destiné à recevoir les tables de la Loi, elles-mêmes gravées des dix commandements.

Les textes de la Bible certifient que l’Arche possédait certains pouvoirs exceptionnels : la voix de Yahvé se faisait entendre entre les deux chérubins.

Quand le coffre s’activait, il émettait une puissante lumière, ainsi qu’une « nuée » ou fumée. Le coffre pouvait cracher un feu puissant, tuant les personnes qui s’opposait aux directives de Yahvé. Il avait la capacité de s’élever tout seul dans les airs, en emportant ses porteurs ! Cet objet mystérieux a disparu de la circulation au VIème siècle avant notre ère…

reims 1 (Plan de Alain Villes dans son livre « La cathédrale Notre-Dame de Reims, chronologie et campagnes de travaux »).

Revenons à la cathédrale de Reims. Les statues de la reine de Saba et de Salomon se trouvent sur la façade Ouest, en symétrie, (aux emplacements marqués des croix vertes). Ces statues prolongent l’organisation architecturale de la nef, puisqu’elles sont juste devant les deux rangées de piliers.

Nous allons faire parler la nef en distribuant simplement les lettres de l’alphabet dans les cases découpées par les piliers. Nous constaterons que les lettres composant certains mots sont réparties en symétrie sur le plan… ce qui pourrait ne pas être le fruit du hasard.

Les lettres du nom SALOMON se trouvent en symétrie, derrière les deux statues !

reims 2Il en est de même pour les mots ROI SALOMON !

reims 4Et la reine de Saba ? Le mot « reine » ne donne rien de particulier. Mais, les lettres de SABAT apparaissent en symétrie.

C’est le nom du jour de repos des Juifs, ce qui ne nous éloigne pas beaucoup de Salomon. On sait que les orthographes de « Saba » furent multiples ; pourquoi pas celle-ci !

Après le fils, intéressons-nous au père. David est entré dans la légende, tout autant que son fils. Petit berger, il vainquit le géant Goliath avec sa fronde, puis devint roi de Judas, et roi d’Israël. Ce monarque guerrier, musicien et poète choisit Jérusalem comme capitale de son royaume. Il installa l’Arche d’Alliance dans cette ville mais Yahvé lui interdit de bâtir un temple, en arguant qu’il avait versé trop de sang. C’est son fils Salomon qui bâtirait le sanctuaire destiné à recevoir la relique.

reims 5Dans les voussures du portail central, on découvre un Salomon et un David. Ils sont exactement en symétrie, se répondant de chaque côté.

reims 6reims 7Les lettres du mot DAVID s’affichent en symétrie sur la nef de la cathédrale. Encore une coïncidence sidérante! Mais pourquoi voudrait-on insister secrètement sur ces personnages de la Bible ?

David, Salomon et la Reine de Saba sont trois protagonistes ayant joué un rôle dans la saga de l’Arche d’Alliance! Le chiffrage de Notre-Dame de Reims (et d’autres monuments) semblent indiquer que cet objet mystérieux est caché en France.

Comment sont-elles, les statues de Salomon et de son africaine maîtresse ?

reims 8Voici la statue du roi d’Israël. Les fleurs de lys de la couronne ont été cassées pendant la Révolution. De la main gauche (l’autre est cassé), il nous passe un petit message en trompe-l’œil.

reims 9De face, on a l’impression qu’il tient sa ceinture dans la main. Vu de côté, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de ceinture mais seulement les plis de son vêtement.

Un dictionnaire de l’ancien français nous mène au mot SAIN qui nommait une « ceinture » mais aussi tout ce qui était « sceau, signe, signature, but ». La fausse ceinture de Salomon nous ferait-elle signe ? Elle pourrait être un indice nous menant au sceau du secret.

reims 10Un élément fort surgit sur le plan: les lettres constitutives de SAIN dessinent un ensemble parfaitement symétrique… un sceau posé sur la nef !

Comment souvent, les interprétations sont plurales ; un même indice se prête à plusieurs explications complémentaires. La codification est l’œuvre de virtuoses de la cabale (ou des codes secrets). Ainsi, on croit voir le « sain » de Salomon, sa ceinture, mais il s’agit en fait du vêtement, de sa « robe ». La « robe » était aussi le « vol, le larcin ». L’Arche d’Alliance aurait-elle été volée, dérobée (par Ménélik)?

L’évocation de l’anagramme SINAI est sous-jacente… C’est sur le Mont Sinaï que Moïse reçut les deux tables de la Loi qui allaient être déposées dans le coffre. Plus tard, ce coffre allait se trouver dans la partie du Temple nommée le SAINT DES SAINTS…

reims 11Le mystère des lettres SAIN trouve une autre explication sous la forme d’une anagramme saisissante. Voyons cela. La cathédrale de Reims comporte beaucoup de statues exprimant une morphologie humaine déficiente ! Beaucoup de personnages ont les jambes trop courtes par rapport aux dimensions de leur tronc et de leur tête. Ce sont des… nains ! (NAINS = SAIN).

Dans les mythologies nordique et germanique, les NAINS sont des créatures souterraines qui font partie du « petit peuple » avec les elfes, les fées, les lutins… Paracelse affirmait que « les nains gardent les trésors sous la terre », et qu’ils sont les « amis de l’homme ». Les statues de la cathédrale de Reims posent ainsi une référence à des êtres différents de l’espèce humaine. A-t-il existé dans la préhistoire des créatures qui avaient cette morphologie ? Les bâtisseurs en auraient su quelque chose de précis. Les plus audacieux d’entre nous penseront à des extraterrestres; on en a vu qui ressemblait à des nains …

reims 13Voici la statue qui fait pendant à celle de Salomon : la reine de Saba. A l’origine, elle tenait dans la main gauche, aujourd’hui cassée, un livre, peut-être le Kebra Nagast. Sa main droite se prête à l’illusion visuelle qu’elle tient un BASTON. En réalité, le bâton est seulement formé par les plis de sa ROBE !

reims 14

reims 15Quel est ce mystère du bâton? Les lettres composant le mot BASTON sont réparties symétriquement dans la nef, comme pour en montrer l’importance.

BASTON est presque une anagramme de TABOT, le nom éthiopien de l’Arche d’Alliance. Ainsi, la reine de Saba nous parle-t-elle secrètement du coffre de Yahvé.

Un des sens médiéval de « baston » était : « arme offensive de toutes espèces »… applicable notamment à l’Arche d’Alliance. La Bible nous apprend que le coffre était apporté sur les champs de bataille ; il donnait invariablement la victoire aux Israélites.

Un bâton? La Bible en mentionne un qui était posé à côté de l’Arche, et ensuite dans l’Arche : la verge d’Aaron. L’histoire de la verge d’Aaron est relatée dans le Livre des Nombres, chapitre 17. Dans ce contexte, deux versets indiquent la nocivité du coffre sacré :

« Les enfants d’Israël dirent à Moïse: voici, nous expirons, nous périssons, nous périssons tous! Quiconque s’approche du tabernacle de l’Éternel, meurt. Nous faudra-t-il tous expirer? »

Cet objet, était-elle une machine sophistiquée dans laquelle circulait un courant électrique ?

On perçoit alors Moïse comme un initié aux secrets scientifiques d’une civilisation primordiale.

reims 16Les Ethiopiens nomment donc l’Arche d’Alliance, TABOT.
Ce mot, au pluriel, se retrouve en symétrie sur le plan !

A la fois Salomon et sa copine de Saba présentent une illusion d’optique portant sur le « vêtement », la ROBE. On peut en déduire que l’Arche a sans doute été transportée de Jérusalem à Aksoum, EN ROBE, c’est à dire « à la dérobée ».

La ville éthiopienne d’AKSOUM fait donc partie de la saga de l’Arche d’Alliance. Chaque église d’Aksoum possède sa réplique de l’Arche, son « tabot ». La tradition éthiopienne affirme que l’authentique coffre serait dans cette ville, dans une chapelle interdite au public. Les Empereurs d’Ethiopie venaient se faire couronner à Aksoum. Encore de nos jours, il y a tous les ans une fête dans les rues de la ville. A cette occasion, on sort la « véritable » Arche et on la porte en procession dans la ville.

reims 17Les lettres de AKSOUM / ACSOUM respectent la symétrie du plan de la nef de Reims !

On est en droit de conclure que les architectes, les commanditaires ou les concepteurs de Notre-Dame de Reims prenaient très au sérieux l’histoire de l’Arche de Moïse. Il se pourrait que la narration du Kebra Nagast reflète un fond de vérité : le coffre sacré aurait bien été transporté de Jérusalem à Aksoum. Les hauts dignitaires catholiques l’auraient su, tenant peut-être l’information de l’ordre du Temple. Les chevaliers templiers seraient allés chercher l’Arche en Ethiopie pour l’apporter en France, dans le plus grand secret. Mais, c’est une autre histoire… Le mystère sera probablement éclairci un jour, notamment sur la nature de cet objet extraordinaire, qui manifestait certains pouvoirs fabuleux…

reims 18Versons au dossier une autre statue de la cathédrale de Reims, celle d’un atlante ; (c’est le terme architectural correct). Son visage nous interpelle car ce pourrait être celui d’un Noir, d’un Africain. Le sculpteur a-t-il cherché à évoquer discrètement un Ethiopien ? Il porte un COFFRE…

Les bâtisseurs médiévaux ont mis au point un code magistral qui leur permettait de chiffrer leurs connaissances de certains secrets du passé. Certaines facettes de la conception architecturale étaient alors ajustées à cette fin. L’Arche d’Alliance est un des thèmes qui se retrouva codifié dans les cathédrales.

reims 19reims cubeLe plan de ND de Reims est formé de 3 parties : la nef, le transept et le chœur. La codification des lettres ARCHE apparaît sur le transept, entre la nef à l’Ouest et le demi-cercle de l’abside, à l’Est. On a là un carré théorique de 25 cases sur lesquelles on distribue l’alphabet : le mot ARCHE (ou CACHER) respecte la symétrie du carré !

Comment le seul hasard pourrait-il expliquer toutes ces coïncidences ?

L’Arche d’Alliance n’a donc probablement pas été perdue pour tout le monde ; elle a été cachée, et réapparaîtra sur la scène publique, dans un futur indéterminé…

SOURCE : http://revelations-du-passe.blogspot.co.il/

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer l’auteur, la source et le site : http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2015/ Elishean mag



Print Friendly, PDF & Email
Articles similaires

Suivez nous sur les réseaux sociaux

Votre aide est importante…

Vous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don sécurisé sur PayPal.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

Articles Phares