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Influences Extranéennes : Les farceurs cosmiques

keelExtrait de l’ouvrage de John A. Keel, Operation Trojan Horse, où les aliens côtoient les anges, les démons, les hommes en noir, les vampires, les élémentaux et autres entités capables de se matérialiser sous nos yeux pour nous jouer des tours…

Traduction : Maat

La démonologie n’est pas rien qu’une autre dinguo-logie.

C’est l’étude ancienne et savante des monstres et des démons qui ont apparemment coexisté avec l’homme tout au long de l’histoire.

Des milliers de livres ont été écrits sur le sujet, nombre d’entre eux rédigés par des ecclésiastiques instruits, des scientifiques et des savants, et d’innombrables événements démoniaques bien documentés sont facilement disponibles pour tout chercheur. Les manifestations et les faits décrits dans cette imposante littérature sont semblables, sinon entièrement identiques, au phénomène ovni lui-même.

Les victimes de démonomanie (possession) souffrent de symptômes médicaux et émotionnels tout à fait identiques à ceux des contactés ovni. La démonomanie est si courante qu’elle a donné lieu à l’étude secondaire médicale et psychiatrique de la démonopathie.

Au cours de la majeure partie de l’histoire, les manifestations de démonologie et de démonopathie ont été considérées selon une perspective religieuse et expliquées comme l’œuvre du Diable. Les manipulations bizarres et les effets néfastes décrits dans la littérature démonologique sont généralement considérés comme le résultat d’une grande bataille invisible entre Dieu et le Diable. Dans le corpus de connaissances ufologique, le même conflit a été observé et les croyants l’expliquent comme une guerre spatiale entre les « Gardiens » (les bons gars du cosmos) qui protègent notre planète et une certaine race extraterrestre malveillante. Les manifestations sont les mêmes, seul le cadre de référence est différent.

Le Diable et ses démons peuvent, selon la littérature, se manifester sous presque n’importe quelle forme et peuvent physiquement imiter n’importe quoi, des anges jusqu’aux monstres aux yeux rouges horrifiants. D’étranges objets et entités se matérialisent et se dématérialisent dans ces histoires, tout comme les ovnis et leurs splendides occupants apparaissent et disparaissent, traversent les murs et accomplissent d’autres exploits surnaturels.

Les anciens ont-ils mal interprété les manifestations d’ovnis en les plaçant dans un contexte religieux ?

Apparemment non. La littérature indique que le phénomène a soigneusement cultivé le cadre de référence religieux dans les anciens temps, tout comme les manifestations modernes ont soigneusement soutenu le cadre de référence extraterrestre. L’Opération Cheval de Troie n’est que la même vieille rengaine sous une nouvelle forme, actualisée.

Les émissaires du Diable d’antan ont été remplacés par les mystérieux « hommes en noir » [Men in Black]. Les quasi-anges des temps bibliques sont devenus de magnifiques astronautes. L’homme d’hier savait que les démons, diables et faux anges étaient des menteurs et des pilleurs. Ces mêmes imposteurs se présentent maintenant comme des Vénusiens aux cheveux longs.

Toutes les principales religions, et la plupart des plus mineures, admettent la bataille Dieu-Diable et leurs écritures donnent un aperçu de certains épisodes peut-être réels dans lesquels des êtres humains ont vécu une certaine expérience direct de ce conflit. Une grande partie de toute la sainte littérature consiste en des textes prétendument dictés aux hommes par des êtres surnaturels dont une bonne partie semble plus allégorique ou métaphorique que réel. Le phénomène a pu avoir transmis l’information sur l’origine et le but de l’homme, soigneusement travestie par des termes et des épisodes fictifs qui pouvaient être compris par les esprits des gens de l’époque à laquelle les messages étaient transmis. Donc, l’histoire d’Adam et Ève pourrait ne pas être la vérité vraie mais simplement une grande simplification de la vérité.

Dans The Forgotten Books of Eden, un livre apocryphe prétendument traduit de l’égyptien ancien au 19ème siècle, on nous dit que Satan et son armée étaient des anges déchus qui peuplaient auparavant la terre. Adam fut amené à la vie et Satan utilisa les lumières, le feu et l’eau pour tenter de débarrasser la planète de cette créature gênante. Il s’est même déguisé en ange de temps en temps et est apparu sous la forme d’une magnifique jeune femme dans ses efforts de mener Adam à sa perte. Les lumières de type ovni étaient l’un des stratagèmes du Diable décrits dans The Forgotten Books of Eden.

On peut trouver de subtiles variations sur le même thème dans la Bible et dans de nombreuses écritures des cultures orientales. L’homme religieux a toujours été si captivé par l’intrigue principale (probablement allégorique) qu’il en a loupé le message caché. Ce message est que la terre était occupée avant que l’homme n’arrive ou ne soit créé. Les occupants ou forces d’origine étaient paraphysiques et possédaient le pouvoir de se métamorphoser. L’homme était l’intrus et les occupants ou propriétaires originels de la terre n’étaient pas très contents de cette intrusion.

L’inévitable conflit surgit entre l’homme physique et les propriétaires paraphysiques de la planète. L’homme accepta l’interprétation que cette bataille faisait rage entre son créateur et le Diable. Le point de vue religieux a toujours été que le Diable a attaqué l’homme (en essayant de s’en débarrasser) en lui imposant catastrophes, guerres et divers malheurs.
Il y a des preuves historiques et modernes que cela puisse être le cas.

Un aspect majeur, mais peu exploré, du phénomène ovni est donc théologique et philosophique plutôt que purement scientifique. Le phénomène ovni ne pourra jamais être démêlé par des physiciens et des scientifiques à moins que ce ne soit des hommes qui aient aussi étudié les arts libres, la théologie et la philosophie. Malheureusement, la plupart des disciplines scientifiques sont si exigeantes que leurs praticiens n’ont guère le temps ou l’envie d’étudier des sujets compliqués en dehors de leurs domaines d’intérêt immédiats.

Satan et ses démons font partie du folklore de toutes les races, peu importe leur isolement les unes des autres. Les Indiens d’Amérique du Nord ont de nombreux contes et légendes à propos d’une entité d’allure démoniaque qui prenait l’apparence d’un homme et était connu sous le terme d’escroc tellement il jouait des tours infâmes. Des tribus en Afrique, en Amérique du Sud et dans les îles reculées du Pacifique connaissent des histoires semblables.

Des hommes mystérieux aux étranges pouvoirs de persuasion, parfois bons mais le plus souvent méchants, sont discutés dans de nombreux livres sans orientation ni ufologique ni religieuse. Un obscur gentleman en cape et capuchon est censé avoir tendu à Thomas Jefferson le dessin du revers du Grand Sceau des États-Unis (vous le trouverez sur les billets d’un dollar). Jules César, Napoléon sont supposés avoir eu des rencontres énigmatiques avec ces personnages bizarres. On trouve ces histoires à des endroits aussi inattendus que les mémoires de Madame Du Barry. Elle prétendait avoir rencontré de manière répétée un étrange jeune homme qui l’approchait subitement et faisait des prophéties renversantes à son propos. Il lui dit explicitement que la dernière fois qu’elle le verrait présagerait d’un soudain revirement de sa fortune. Sans surprise, le 27 avril 1774, alors qu’elle et son amant souffrant, le roi Louis XV, se dirigeaient vers le château de Versailles, le jeune homme mystérieux apparut une dernière fois.

« J’ai mécaniquement dirigé mon regard vers la porte en fer qui mène au jardin », écrit-elle. « Je me suis sentie pâlir alors qu’un cri d’horreur s’échappait de mes lèvres. Car, appuyé contre le portail, se trouvait cet être singulier. »

Le carrosse fut arrêté et quatre hommes fouillèrent la zone à fond mais ne trouvèrent aucune trace de lui. Il s’était évanoui dans les airs. Peu après, l’illustre carrière de Mme Du Barry à la cour royale prit fin et elle s’exila.

Malcolm X, feu leader d’un groupe militant Noir, a relaté une expérience classique avec un « homme en noir » paraphysique dans son Autobiographie. A l’époque, il purgeait une peine de prison et l’entité se matérialisa dans sa cellule :

Alors que j’étais couché sur mon lit, je pris soudain conscience d’un homme assis à côté de moi sur ma chaise. Je me souviens qu’il portait un costume sombre. Je pouvais le voir aussi nettement que n’importe qui que je regarde. Il avait la peau mate, une expression asiatique et des cheveux noirs huileux.

Je l’ai regardé bien en face. Il n’a pas eu peur. Je savais que je ne rêvais pas. Je ne pouvais pas bouger. Je n’ai pas parlé et lui non plus. Je n’arrivais pas à le situer racialement – autrement que je savais qu’il n’était pas Européen. Je n’avais aucune idée de qui il pouvait bien être. Il était juste assis là. Puis, aussi soudainement qu’il était apparu, il disparut.

Ce type de vision est bien connu de ceux qui étudient les phénomènes métapsychiques. L’immobilité ou akinésie, vécue par Malcolm X est particulièrement commune dans les cas de « visiteur de chambre » dans lesquels les perceveurs se réveillent pour sentir ou même voir un intrus dans leur chambre, un intrus qui s’évanouit après avoir transmis un message ou un avertissement. Les psychiatres tendent à rejeter ce type de phénomène comme étant hypnopompique ; à savoir qu’on pense que la vision est un rêve qui recouvre l’état de veille.

Les témoins solitaires d’atterrissage et de contact ovni se plaignent fréquemment d’akinésie. Ils se retrouvent totalement paralysés jusqu’à ce l’objet décolle ou disparaisse. Dans certains cas, l’occupant de l’ovni aurait pointé un tube ou une arme quelconque vers le perceveur, ce qui amène les ufologues à supposer qu’un dispositif technologique a été utilisé pour provoquer l’état de paralysie. Les parapsychologues, d’un autre côté, ont depuis longtemps conclu que l’akinésie est une cause contributive ; que l’entité se matérialise en utilisant l’énergie du perceveur lui-même.

Si le phénomène ovni est largement hallucinatoire, et beaucoup de preuves suggèrent qu’il le soit, alors l’hypothèse parapsychologique pourrait être plus valide que la spéculation ufologique.

Charles Bowen, éditeur de la revue ufologique d’Angleterre la plus respectée au monde, Flying Saucer Review, fit récemment observer :

« Ces témoins, largement dispersés sur terre, et dans le temps, ont-ils tous eu des expériences avec des créatures solides, d’un autre monde ou d’une autre dimension de réalité ? Ou ont-ils souffert d’une hallucination du même genre où les créatures oniriques étaient étonnamment similaires à de nombreux égards ?… J’ai réfléchi à l’idée que les sinistres créatures effrayantes décrites par certains témoins puissent être une sorte de projection psychique. Il y a des qualités quasi-oniriques perceptibles dans les incidents décrits dans ces cas. »

Les archives de démonologie sont remplies de parallèles saisissants. Lors de l’épidémie de vampirisme en Europe pendant le Moyen-Age, les témoins des vampires étaient souvent paralysés et les descriptions des vampires eux-mêmes sont identiques aux « hommes en noir ». La peau foncée et les visages anguleux de type oriental étaient couramment rapportés et ont été immortalisés dans les peintures de démons et de vampires des artistes de l’époque.

Dans les rapports d’ovni, à la fois les petits hommes et les ufonautes de taille normale décrits par d’innombrables témoins partagent les mêmes caractéristiques de base ainsi que des doigts inhabituellement longs, comme des serres. Malcolm X n’était pas versé dans l’ufologie et il a supposé que son apparition était un spectre de la religion afro-musulmane.

Traditionnellement, l’apparition de l’une de ces entités louches est un mauvais présage. Le témoin meurt fréquemment peu de temps après sa vision ou il lui arrive quelque autre terrible tragédie. Donc, nous avons le mythe de la Faucheuse.

On dit aussi que le vaudou et la magie noire produisent de tels personnages. Au début des années 1950, Albert K. Bender trempa à la fois dans la magie noire et l’ufologie et fit grand bruit dans les cercles ufologiques lorsqu’il prétendit avoir été visité par trois hommes aux yeux rougeoyants, vêtus de costumes noirs. Il souffrit de tous les symptômes classiques de la démonomanie ; les violentes migraines, les maux d’estomac, l’anorexie (perte d’appétit) et l’amnésie lacunaire. Il abandonna ses études ufologiques après ces expériences.

J’ai dans mes dossiers, des centaines de cas, dont certains ont maintenant été investigués par des psychiatres qualifiés, dans lesquels des jeunes hommes ou femmes obsédés par le phénomène ovni ont subi les visites effrayantes de ces apparitions, suivies par de mystérieuses Cadillacs noires qui apparaissaient et disparaissaient soudainement, et qui ont été terrifiés au point d’abandonner leur chasse aux ovnis. De nombreux contactés racontent des expériences semblables.

Le phénomène est réflectif, plus la victime s’effraye, plus les manifestations s’intensifient.

Toucher aux ovnis peut être aussi dangereux que toucher à la magie noire. Le phénomène fait sa proie du névrosé, du crédule et de l’immature. Cela peut déboucher sur une schizophrénie paranoïde, une démonomanie et même le suicide – et c’est ce qui s’est produit dans de nombreux cas. Une légère curiosité envers les ovnis peut se transformer en obsession destructrice. Pour cette raison, je recommande fortement aux parents d’interdire à leurs enfants de s’y impliquer. Les enseignants et autres adultes ne devraient pas encourager les adolescents à s’intéresser au sujet.

Les Apparitions des Anges

Il y a un équilibre dans la nature et il semble aussi y avoir un équilibre consciencieux dans le phénomène ovni/métapsychique. Des gens sont réellement morts après avoir été exposés aux rayons gamma et ultraviolets des ovnis. Mais d’autres personnes ont vu leurs maux guéris par des rayons semblables. Les entités sont le plus souvent espiègles et parfois totalement hostiles envers les êtres humains mais il y a des cas dans lesquels des personnes qui avaient des ennuis ont été sauvées par ces personnages.

La littérature occulte est remplie de récits de ce type. Un homme est perdu dans une tempête de neige aveuglante dans les hauteurs de l’Himalaya, à des kilomètres de l’habitation la plus proche. Soudain, un autre homme en salopette kaki apparaît dans la neige et le guide jusqu’à une cabane abandonnée et la sécurité, puis disparaît. Un pilote s’écrase dans le Pacifique à un kilomètre d’une petite île. Un nageur apparaît et transporte l’homme blessé jusqu’à la côte – puis disparaît. L’île est totalement déserte. Un enfant est perdu dans un marais et un homme insolite arrive subitement, le prend par la main et le tire de là. (Il y a des dizaines de ces histoires d’enfants perdus. De nouvelles apparaissent dans les journaux locaux tous les ans. Les incidents sont tels que l’on peut exclure les Bons Samaritains anonymes d’usage.)

Dans le Livre de Daniel, chapitre 3, le roi Nabuchodonosor jette Sidrac, Misac et Abdénago dans une fournaise de feu ardent. Le trio émerge sain et sauf après que le roi fisse observer : « Eh bien, moi, je vois quatre hommes sans liens, marchant au milieu du feu et n’ayant aucun mal ; l’aspect du quatrième ressemble à celui d’un fils des dieux. »

Nos hommes mystérieux auraient guidé des mineurs pris au piège en dehors de puits effondrés.

Ces cas sont si nombreux, qu’à nouveau nous devons demander : Qui sont ces gens ? D’où viennent-ils et où vont-ils ? Pourraient-ils être le même genre d’entités que les anciens connaissaient et dénommaient anges ?

Additionnez toutes ces histoires et c’est comme si notre planète avait toujours été infestée d’anges, de diables, de vampires, de loups-garous, de goules et de fantômes à gogo ; divers démons qui tuent hommes et animaux et lapent le sang. Les bons et les méchants qui luttent pour nous rassembler ou nous déchirer.

Le Livre des Secrets d’Enoch est un autre ouvrage apocryphe qui tente d’expliquer, ou du moins d’interpréter, le monde invisible qui nous entoure. Plus tôt, nous avons discuté des voyages d’Enoch vers d’autres mondes où il rencontra des êtres merveilleux et reçut des informations à ramener avec lui et à diffuser parmi les hommes. Voici comment Enoch est censé avoir disparu à l’âge de 365 ans :

Quand Énoch eut parlé au peuple, le Seigneur envoya l’obscurité sur la terre, et il y avait de l’obscurité, et elle a couvert ces hommes qui se tenaient avec Énoch, et ils prirent Énoch vers le haut dans le ciel le plus élevé, où le Seigneur est ; et Il l’a reçu et l’a placé devant sa face, et l’obscurité est allée au loin de la terre, et la lumière est venue encore.
Et le peuple a dit et ne compris pas comment Énoch avait été pris, et a glorifié Dieu, et a trouvé un rouleau dans lequel a été tracé Le Dieu Invisible ; et tous sont allés à l’endroit de leurs demeures.

La Bible réduit tout cela à une seule ligne (Genèse 5:24) : « Enoch marcha avec Dieu; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. »

Tous les prophètes religieux semblent avoir subi des expériences de type contacté.

Un homme dénommé Hermas, frère de l’évêque de Rome Pie 1er, nous a laissés un livre de visions controversé qui détaille de nombreux incidents d’apparence ovni au début de l’ère chrétienne. Des « anges » dictèrent le livre à Hermas et il y décrit avoir vu un grand nuage de poussière dans le désert. Alors qu’il s’en approchait, il vit « une bête énorme comme une baleine et de sa gueule sortaient des sauterelles de feu. Le monstre avait bien cent pieds de long et sa tête avait le calibre d’une grosse jarre. … Le monstre avait sur la tête quatre couleurs : noir, puis feu et sang, puis or et puis blanc. » Il parla aussi avec d’étranges êtres vêtus de blanc et d’un voile sur leur visage. Certains de ces « anges » avaient l’apparence d’êtres humains qui pouvaient subitement se transformer en différentes personnes sous ses yeux. Une fois, raconte-t-il, on lui donna un livre à lire et dès qu’il eut fini, celui-ci disparut comme par enchantement de ses mains.

Les anges ailés en robe légère avec des halos autour de la tête sont des créations fictives d’artistes. Au cours de l’histoire, ceux qui ont prétendu avoir eu de réelles expériences avec ces entités les ont décrites soit comme des êtres rayonnants entourés d’une lumière brillante, soit comme des êtres humains d’apparence très ordinaire. Ils se sont assis et ont dîné avec Loth tout comme nos Vénusiens modernes se seraient attablés à la cuisine et auraient bu du café avec des fermiers d’un coin perdu. Dans la grande majorité de tous ces cas, y compris les nombreuses histoires d’ovni que j’ai racontées, ces entités apparaissent sous les traits de jeunes hommes d’une petite vingtaine d’années ou moins. Nous avons des entités à la fois masculines et féminines dans notre catalogue de l’étrange mais il semble y avoir plus d’« anges » et d’ufonautes masculins que féminins. De nombreux témoins ont l’impression distincte que ces entités sont en fait asexués (androgynes). Les mâles avec leurs longs cheveux, leur visage anguleux et leurs manières efféminées suggèrent qu’ils pourraient être hermaphrodites ou homosexuels.

Le livre « inspiré » (dicté par écriture automatique) Oahspe du Dr John Newbrough martèle le thème de l’asexualité, prétendant que les grands meneurs des débuts de l’humanité étaient asexués tout comme les anges. Cette condition est dénommée iesu et est définie comme suit dans Oahspe :

Une personne asexuée, sans possibilité de passion sexuelle. Certains hommes, comme Brahma, ont atteint iesu. Improprement dénommé iesus. Le terme hébraïque ieue dérive de iesu ; celui qui peut entendre la voix du Grand Esprit. Ieue a été improprement confondu avec Jehovih. On dit des hommes qui ont atteint iesu qu’ils ont atteint l’état de femme, c-est-à-dire qu’ils ont changé de sexe.

Des gouvernants comme Alexandre le Grand étaient en fait soupçonnés d’être homosexuels ou asexués. Il existe toujours un très vaste culte religieux (en Union Soviétique, rien que ça) qui est fondé sur la croyance que les asexués finiront par gouverner le monde. Les hommes de la secte sont castrés délibérément. L’ancien Président du Conseil des Ministres Gueorgui Malenkov aurait appartenu à ce groupe et sa masculinité – ou plutôt son manque – a été chaudement débattue dans plusieurs livres. Aujourd’hui, il y a un polissage galopant destiné à documenter et combattre ce qu’ils affirment être une conspiration homosexuelle pour dominer le monde.

A part ceux qui pourraient être spécialement constitués pour des activités d’incubes/succubes (des entités qui forniqueraient avec des humains hommes et femmes), il semble que nos anges et astronautes viennent d’un monde sans sexe – et très probablement d’un monde sans société organisée ; un monde dans lequel chaque individu n’est qu’une unité du tout et est totalement contrôlé par l’intelligence ou masse énergétique collective de ce tout. En d’autres termes, ces êtres n’ont pas de libre arbitre. Ce sont des esclaves de très haut rang. Souvent, ils tentent de communiquer cela aux perceveurs avec leurs déclarations, « Nous sommes Un », « Nous sommes en servitude ».

Un tel monde n’aurait nul besoin d’argent et les contactés sont souvent informés que les grandes civilisations du cosmos n’utilisent pas l’argent. L’ego serait inconnu et de même tous les problèmes, conflits et ambitions sociaux produits par l’ego. Même la mort ne serait pas terrifiante. Pour nous, la mort signifie la fin de notre jouissance des choses matérielles, du sexe, de l’ego. Pour eux, la mort ne signifie rien de plus que la conclusion de l’existence. Si ce sont vraiment de simples manipulations d’énergie, comme je le crois, alors ils pourraient être reconstruits à un certain moment dans l’avenir. Puisqu’ils n’ont ni ego ni personnalité, ce serait comme démonter une automobile et utiliser ses pièces pour en reconstruire une autre.

Tous les points ci-dessus ont été soulignés dans les antiques contacts avec les anges tout comme dans les rencontres modernes avec des ufonautes. Parfois l’information est habilement dissimulée mais elle est toujours là.

L’angélologie est un dérivé fascinant de la démonologie. Les apparitions des anges ont été chroniquées au cours des siècles et plusieurs nouveaux récits d’anges apparaissent chaque année. A nouveau, nous trouvons que ces récits contiennent tous les ingrédients de base des rapports d’ovnis. Le même phénomène est à l’œuvre, utilisant un cadre de référence différent ou étant mal interprété par de pieux témoins.

Un écrivain du nom de Gustav Davidson a passé plusieurs années de sa vie à parcourir tous les documents religieux, occultes et métapsychiques pour compiler son Dictionnaire des Anges. Le facteur réflectif, si commun en ufologie et démonologie, semble avoir aussi dérangé M. Davidson :

A cette étape de l’enquête, j’ai été littéralement ensorcelé par les anges. Ils se liguaient et me poursuivaient jour et nuit. Je n’aurais pas pu différencier le bien du mal, … En fait, j’évoluais dans un no-mans land peuplé de présences immenses, … Je me souviens d’une occasion – c’était l’hiver et la nuit tombait – où je venais de quitter une ferme avoisinante et rentrais à la maison. J’avais coupé à travers un champ que je ne connaissais pas vraiment. Tout à coup, une forme indistincte et cauchemardesque apparut devant moi, me barrant le passage. Après un instant de paralysie, je réussis à me frayer un chemin et à passer le fantôme. Le lendemain matin, je n’étais pas sûr – tel Jacob lorsqu’il combattit un obscur adversaire à Peniel – d’avoir rencontré un spectre, un ange, un démon, ou Dieu. J’ai vécu d’autres moments et d’autres rencontres du même genre, lorsque je passais de la terreur à la transe, des menaces de royaumes dont je ne savais rien, avec la faible conviction que, au delà de la portée de nos sens, au delà de la voûte de toutes nos expériences sacrées ou profanes, il n’y avait que « fable et généalogie sans fin » pour employer l’expression de Paul dans 1-Timothée 1:4.

Fable et généalogie sans fin. Cela résume ce à quoi nous faisons face en essayant d’isoler le phénomène ovni du « grand tableau » plus vaste et plus important, la situation d’ensemble dont les ovnis ne sont qu’une petite, et peut-être même insignifiante, partie.

Les Élémentaux

Quand je n’étais qu’un garçon de ferme tout nouveau dans la grande ville, j’ai rencontré une vieille femme qui m’a engagé pour taper le manuscrit d’un livre qu’elle avait écrit. C’était grandement incohérent et je soupçonnais qu’elle était un peu givrée. Le livre décrivait ses interminables conversations avec un ancien romain dénommé Lucretius. Elle le rencontra la première fois en marchant le long de Riverside Drive un après-midi. Il se matérialisa soudain devant elle, toge romaine et tout, et quand leur conversation prit fin, il s’évanouit dans les airs. Il avait de longs cheveux, des traits aquilins et des yeux foncés perçants. D’après mes meilleurs souvenirs, leurs conversations tournaient autour de la religion et de la philosophie.

Depuis lors, j’ai rencontré à plusieurs reprises d’autres personnes qui prétendent avoir souvent rencontré des entités semblables. Pour quelque raison, la plupart de ces perceveurs semblent appartenir au monde artistique. Ils décrivent tous essentiellement le même type d’être. Ceux qui sont assez intelligents réalisent rapidement que leurs mystérieux visiteurs sont capables d’adopter n’importe quelle forme souhaitée. Une artiste m’a raconté en grand détail ses trente ans d’expériences avec une entité androgyne (ni homme ni femme) qui ressemblait à un Indien et aimait bien lui faire des petites farces, comme apparaître sous la forme d’Abraham Lincoln. Elle décrivit aussi son tempérament versatile :

« Ce sont des Walkyries, tu sais », disait-elle. « Ils ont un merveilleux sens de l’humour mais ils se mettent aussi très en colère si tu les contredis. »

Au cours de l’histoire, les occultistes ont appelé ces entités des élémentaux. Il y a plusieurs types d’élémentaux dans le corpus métapsychique. Un des types est censé apparaître grâce à des rites magiques secrets et peut prendre n’importe quelle forme allant de la femme splendide à d’indescriptibles monstres hideux. Une fois qu’un sorcier ou un magicien a généré une telle créature, elle répétera stupidement les mêmes actions, siècle après siècle, au même endroit jusqu’à ce qu’un autre occultiste arrive et accomplisse le rite nécessaire pour la dissoudre. De nombreuses hantises sont attribuées aux êtres élémentaux. Génération après génération, l’entité retourne au même endroit pour parcourir un trajet spécifique. Si une maison est construite sur ce lieu, elle traversera la maison, laissant les portes déverrouillées derrière elle, paradant à travers les chambres et les placards, errant aveuglément dans les jardins. Il y a d’innombrables cas documentés dans lesquels des occultistes instruits ont éliminé de telles entités en accomplissant certains rites et en psalmodiant d’anciennes prières. Ça paraît ridicule mais tout comme les rites d’exorcisme de l’Église, cela semble fonctionner.

Les leprechauns d’Irlande semblent être une autre forme d’élémental. Ils s’apparentent aux elfes légendaires de la Forêt Noire en Allemagne et aux mystérieux petits « Stick People » des Indiens d’Amérique du Nord. Les Irlandais ont toute sortes d’histoires et de traditions à propos du « petit peuple ». En 1968, les gens de Ballymagroartyscotch ont été scandalisés quand les constructeurs de route menacèrent de déraciner un skeog, ou arbre à fée. Selon la tradition, certaines fées s’installent dans des skeogs et maudissent quiconque essaye de les abattre. Plusieurs entrepreneurs refusèrent d’abattre l’arbre. L’un d’eux, Ray Greene, déclara : « j’ai entendu parler d’un type de l’Office régional de l’électricité qui a coupé un arbre à fée et le lendemain, il est tombé d’un poteau électrique et a été tué. »

Le problème fut finalement résolu en déviant la route autour du vieil arbre noueux.

Depuis les temps du buisson ardent de Moïse aux apparitions modernes d’anges et de saints, ces événements étranges semblent s’être concentrés autour d’arbres et de fourrés.

Il y a quelques années, un sidhe, ou monticule à fée, fut découvert par des ouvriers qui construisaient un aéroport en Irlande. Ils refusèrent carrément d’y enfoncer une pelle ou un bulldozer. Comme le skeog de Ballymagroartyscotch, le sidhe de l’aéroport est devenu le point central d’une controverse avant que les constructeurs finalement n’abandonnent et le contournent.

Au moins un homme est mort sur un sidhe. Son nom était Robert Kirk, il était ministre de l’église à Aberfoyle, en Irlande, au 17ème siècle. Après une vie de recherches intellectuelles, il décida que les fées étaient des créatures invisibles constituées d’« air figé ». Son corps fut découvert sur un monticule à fée et donna naissance à la légende que le petit peuple avait emporté son âme.

Les frères Grimm, Jacob et Wilhelm, n’ont pas seulement écrit des tas de contes de fées, ils ont aussi étudié l’occulte et ont écrit des livres sur le sujet. Certains de leurs contes pour enfants se fondaient sur les connaissances qu’ils avaient réunies. Vous vous souvenez certainement des diverses histoires narrant à quel point les fées sont cachottières à propos de leur nom. Dans The Fairy Tradition in Britain de Spence, on nous dit, « mentionner le nom d’une fée, que ce soit individuellement ou collectivement, n’était pas admissible. Cette tradition est associée à la croyance que connaître le nom d’un être présuppose une certaine mesure de pouvoir sur lui. »*

En Écosse, les na fir chlis étaient des « hommes agiles » qui habitaient dans le ciel. En Irlande et Pays de Galles, les fées à la peau rougeâtre étaient appelées fir darrig et les ancêtres légendaires des bâtisseurs de Stonehenge étaient connu sous le nom de fir bolg, « les hommes avec des sacs » qui traînaient dans les marais et marécages.

Les anges, élémentaux et ufonautes font tous d’amusants jeux de mots avec leurs noms, préférant des variations mineurs sur des langues anciennes. Feu George Adamski, un des premiers contactés à avoir fait l’objet de publicité au début des années 1950, prétendait qu’il avait rencontré un illustre homme de l’espace dénommé Fir Kon ; un nom qui dérivait probablement du gaélique ancien, un langage complète inconnu de M. Adamski.

Un réparateur de télévisions et radio-amateur de 46 ans dénommé Sidney Padrick se baladait le long de Manresa Beach à Monterey en Californie, dans la matinée du 30 janvier 1965 quand il aurait rencontré un ovni au sol et fut invité à bord par une voix mystérieuse. Il est censé avoir rencontré un homme d’1,55 m aux cheveux courts auburn, au teint très pâle, avec un nez et un menton très pointus et des doigts inhabituellement longs. Cet ufonaute s’identifia sous un nom que M. Padrick épela phonétiquement plus tard en Zeeno. Bien que Padrick n’avait aucune connaissance du grec, xéno (qui se prononce gze.no) est le terme pour « étranger » dans cette langue.

En Angleterre, une fiole en verre remplie de sable siliceux fut découverte sur le site d’un prétendu atterrissage d’ovni en avril 1965. Elle était enveloppée dans un morceau de parchemin comportant des caractères grecs qui épelaient « Adelphos Adelpho », ce qui signifie frère à frère. Ça n’était que l’une des nombreuses curieuses découvertes dans ce champ du Devon où un jardinier dénommé Arthur Bryant aurait discuté avec deux ufonautes le 24 avril 1965. Un des ufonautes se présenta sous le nom de Yamski. C’était des semaines avant que les ufologues britanniques n’apprennent que le contacté George Adamski était mort subitement à Washington D. C. le 23 avril 1965, seulement quelques heures avant le contact de Bryant. M. Bryant lui-même mourut d’une tumeur cérébrale le 24 juin 1967 – anniversaire de la « première » observation de soucoupe volante de Kenneth Arnold, 20 ans plus tôt. Entre parenthèses, le journaliste Frank Edwards, auteur de deux livres d’ufologie populaires et chercheur de longue date, décéda quelques heures avant Bryant chez lui dans l’Indiana. Il y a eu d’autres morts apparemment coïncidentes dans le domaine ufologique le 24 juin. Frank Scully, auteur de Le Mystère des Soucoupes Volantes, est mort le 24 juin 1964. Richard Church, ufologue et contacté britannique bien connu, est mort le 24 juin 1967. Et Willy Ley, pionnier de la conquête spatiale, succomba à une crise cardiaque le 24 juin 1969. Les lecteurs perspicaces remarqueront que de nombreux événements, à la fois modernes et historiques, indiqués dans ce livre se sont produits le 24 du mois.

Un autre Anglais, Arthur Shuttlewood, éditeur du Warminster Journal, s’est impliqué dans les enquêtes ufologiques quand Warminster connut une vague de soucoupes volantes spectaculaire qui commença en décembre 1964. Il fut vite introduit dans l’entre-deux-mondes des élémentaux. Il reçut tout d’abord une longue série d’appels téléphoniques soi-disant de gens de l’espace. Plus tard, les grands gentlemen pâles aux longs doigts en salopettes sont venus frapper à sa porte pour entamer de longues discussions sur des affaires cosmiques. Ils annoncèrent qu’ils venaient de la cantel (leur mot pour planète) Aenstria. Ils se présentèrent sous les noms de Caellsan, Selorik et Traellison. Ces noms jouaient probablement sur de vieux termes grecs. Aenstria pourrait dériver de l’histoire ancienne grecque d’Aeneas (Enée), le fils du prince de Troie Anchise et de la déesse Aphrodite. Enée courut le monde pendant sept ans et fut le sujet de L’Énéide, un poème de Virgile, dont Shuttlewood n’avait jamais entendu parler. Caellsan pourrait tirer son origine de l’histoire de Caenus (Cénée), une femme thessalienne qui est supposée avoir eu le pouvoir de changer de sexe. Selon la légende, elle offensa Zeus et fut punie en étant métamorphosée en oiseau. Une des sept collines de Rome s’appelle Caelius. Le nom Selorik pourrait provenir de Sélène, la déesse grecque de la Lune.

Les jeux de noms se produisent aussi lors des séances spirites où les matérialisations clament divers noms adoptés de l’égyptien, du grec et de diverses langues indiennes antiques. Apparemment, les élémentaux ont un langage qui leur est propre et qui sonne comme des propos ambigus ou de la mauvaise science-fiction, et ils balancent fréquemment des mots et des noms de ce langage juste pour maintenir la confusion.

Des milliers de médiums, voyants et contactés ont reçu des tonnes de messages d’« Ashtar » ces dernières années. M. Ashtar se présente lui-même comme un commandeur du grand conseil galactique qui se réunit régulièrement sur Jupiter, Vénus, Saturne et de nombreuses planètes qui nous sont inconnues. Mais Ashtar n’est pas un nouvel arrivant. Des variantes de son nom, comme Ashtaroth, Ashar, Asharoth, etc. apparaissent dans la littérature démonologique à travers l’histoire, à la fois en Orient et en Occident. M. Ashtar traîne dans le coin depuis très longtemps, se faisant passer pour divers dieux et démons, et maintenant, dans la phase moderne, pour un autre glorieux astronaute.

Les anges aussi s’adonnent aux jeux de noms. Le Dictionnaire des Anges de Gustav Davidson est rempli de noms très semblables à ceux qui surgissent dans le corpus ufologique et occulte. Et, bien sûr, les fées et les leprechauns de l’Europe du Nord ont fait ces jeux de noms avec une vengeance presque exquise, particulièrement pendant le Moyen-Age. Il y a plus de vérité dans le Nain Tracassin que la plupart des gens ne le reconnaissent.
Les fées sont censées posséder des pouvoirs magiques – la capacité d’altérer la matière physique et de paralyser les gens avec des formules magiques. Être ensorcelé par des fées c’est voir son esprit et son corps contrôlés par elles.

On peut trouver des récits de petits humanoïdes aux pouvoirs surnaturels dans presque chaque culture. Dans Indian Legends of the Northern Rockies, le Dr E. E. Clark décrit les diverses légendes indiennes qui parlent de petits êtres hauts comme trois pommes qui se rendaient invisibles en se frottant avec un certain type d’herbe. Ils étaient censés avoir une force incroyable et dans un récit, un Indien exposé à l’une de ces créatures vit son visage enfler après-coup. Comme dans l’Europe du Nord, le « petit peuple » des Rocheuses a la réputation de kidnapper fréquemment les enfants des tribus indiennes.

En tant qu’anthropologue de Berkeley, en Californie, Brian Stross découvrit certaines histoires de « petit peuple » intéressantes en étudiant les Indiens Tzeltal de Tenejapa dans le Chiapas, au Mexique. Le nom local de ces humanoïdes poilus hauts comme trois pommes est ihk’al. La légende prétend que les ihk’al volent avec un genre de fusée attachée dans le dos et qu’ils emportent occasionnellement des gens. Un peu plus loin au sud, des êtres similaires vivraient dans des cavernes et seraient capables de voler dans les airs. On dit qu’ils kidnappent les femmes et les forcent à avoir des enfants.

Aux tréfonds du Brésil, selon l’explorateur Lieutenant Colonel P. H. Fawcett, prospère un groupe redoutable de « peuple chauve-souris » qui vit dans les cavernes et possède des pouvoirs télépathiques.

Pourquoi une de ces entités n’a jamais été photographiée ? Elles l’ont été. Sir Arthur Conan Doyle a mené une enquête approfondie sur une série de photos de fées prises en Angleterre par un couple d’enfants. Apparemment elles étaient authentiques.

Pour quelque raison, les enfants semblent voir le petit peuple plus souvent que les adultes. En 1966, j’ai discuté avec un homme à Long Island qui m’a raconté l’histoire suivante après m’avoir soutiré la promesse de ne pas divulguer son nom. Une nuit ce printemps-là, expliqua-t-il, sa petite fille s’est précipitée dans la maison pour lui dire que des petits hommes en costume argenté courraient dans le jardin de derrière. Il tenta de l’ignorer mais elle insista. Finalement, il jeta un coup d’œil dans le jardin pour la calmer et fut stupéfait de voir trois personnages minuscules traverser le jardin comme une flèche. Ils faisaient moins de 50 cm et portaient un genre de costume métallique moulant. Il ouvrit prudemment la porte et sortit, les trois personnages coururent instantanément jusqu’au fond du jardin et disparurent.

Les archives historiques indiquent parfaitement que le petit peuple a toujours existé partout sur cette planète, qu’ils possèdent le pouvoir de voler, le pouvoir d’invisibilité, et à divers degrés, le pouvoir de dominer et contrôler l’esprit humain.

On les appelle aussi élémentaux. Récits après récits, les témoins les ont rencontrés près de marais, de lacs, de rivières, souvent en train d’accomplir les mêmes actions si souvent relatées par les témoins d’ovni. On dit que des lumières et des sphères volantes accompagnent les fées et le petit peuple. Les témoins étaient paralysés en leur présence tout comme les malheureux qui auraient rencontré des vampires en Europe centrale étaient immobilisés sur place par quelque mystérieuse force ou puissance émanant des entités.

Les manifestations sont restées les mêmes tout au long de l’histoire. Seules nos interprétations de ces événements ont changé.

La littérature occulte affirme qu’il y a différents types d’élémentaux. Les élémentaux du feu utilisent d’une façon ou d’une autre l’énergie des flammes et se matérialisent dans des maisons en feu, des cheminées, des fournaises. Ensuite il y a les élémentaux de l’eau, les élémentaux de l’air et ceux qui se régalent de l’énergie des plantes. (Certaines expériences fascinantes avec des plantes sont entreprises depuis plusieurs années par divers chercheurs indépendants. Des détecteurs de mensonges sensibles ont été connectés à des plantes en pot et réagissent réellement quand d’autres plantes dans la pièce sont délibérément blessées. Le dispositif réagit aussi à la douleur humaine, ce qui indique que toute chose vivante peut, d’une façon ou d’une autre, être interconnectée par des forces énergétiques indéterminées.)

Le type élémental le plus intéressant est l’être d’apparence humaine qui se matérialise lors des séances spirites.

De tels êtres ont réellement été photographiés et examinés par des médecins. Les spirites ont développé leur propre jargon pour décrire et expliquer ces matérialisations incroyables mais il semble que ces entités soient identiques aux ufonautes. Dans ces cas, le médium entre en transe, son métabolisme décline presque à en mourir. Puis une silhouette commence à apparaître dans la pièce de la séance. (Dans de nombreux cas, la pièce est parfaitement éclairée et les témoins entourent complètement la silhouette, ce qui exclut toute tricherie ordinaire.)

Dans la majorité des cas, l’entité ressemble à un Indien ou à un Oriental avec des pommettes saillantes, des yeux bridés, et une peau rougeâtre ou olivâtre. Elles portent généralement des robes ou des habits indiens mais sont aussi apparues habillées à la mode de l’époque. Les cheveux longs sont une caractéristique courante. Des entités à la fois féminines et masculines ont été décrites. Elles parlent de manière audible et entretiennent des conversations avec les témoins. Ces matérialisations de séances semblent aussi être identiques aux types de Walkyries qui apparaissent régulièrement à des individus isolés.

Sir William Crook, le célèbre physicien, assista à pas moins de 45 matérialisations de ce type, photographiant et examinant physiquement les entités.
Voici une description plutôt ordinaire d’une matérialisation de la fin des années 1800, telle que racontée par l’archevêque Thomas Colley dans un commentaire annexé à l’édition de 1882 d’Oahspe, avec un groupe de médecins et d’ecclésiastiques comme témoins :

« Une forme d’esprit de 20 cm plus grande que le Dr Monck [Révérend Francis Monck, le médium] grandit de lui par étapes et se constitua en de grandes proportions avec des membres musclés développés comme une statue de bronze, et de cette couleur, ils en sont venus à se détacher, vie vigoureuse indépendante, à part du médium, un ancien Égyptien… Je mesure maintenant les mains de l’esprit et place sa paume contre la mienne. La main était petite, comme tous les orientaux ainsi que le poignet mais le bras était robuste, musclé, bronzé et poilu. Ses yeux étaient noirs et perçants mais pas méchamment ; ses cheveux plats et noirs comme le jais et ses moustaches et sa barbe longues et tombantes ; ses caractéristiques pleines de vie et d’expression avec cependant l’allure d’un Sphinx. Sa coiffe était très curieuse, un genre de calotte en métal avec un emblème sur le devant, surplombant le front qui tremblait, frissonnait et luisait. Je souffrais de le toucher mais quand je le fis, il sembla fondre comme un flocon de neige à mon contact pour se solidifier à nouveau le moment d’après. »

Dans une salle de séance, une telle entité est automatiquement considérée comme un esprit – le spectre d’un Égyptien mort depuis longtemps. Mais si la même entité portant la même calotte métallique devait sortir des buissons en Virginie occidentale, et effrayer des amoureux clandestins dans une voiture en stationnement, on le prendrait pour un astronaute.

Maintenant, nous pouvons aboutir à une autre tentative de conclusion. Pour se matérialiser et prendre une forme définitive, ces entités semblent avoir besoin d’une source d’énergie ; un feu ou un être vivant – une plante, un arbre, un médium humain (ou un contacté). Nos sciences ne sont pas parvenues au point où elles peuvent nous offrir une quelconque hypothèse de travail quant à ce processus. Mais nous pouvons spéculer que ces êtres ont besoin d’énergie vivante qu’ils peuvent restructurer en forme physique. Peut-être que c’est la raison pour laquelle les chiens et les animaux tendent à disparaître dans les zones de vague d’ovnis. Peut-être que les cellules vivantes de ces animaux sont utilisées d’une manière ou d’une autre par les ultraterrestres pour créer des formes que nous pouvons voir et sentir avec nos perceptions limitées. Peut-être que le sang humain et animal est aussi essentiel à ce processus.

John A. Keel, Operation Trojan Horse – p.215-233 / (1970)

* Dans la plupart des religions, c’est une grave offense que d’adopter le nom reconnu de Dieu en vain, comme dans les Dix Commandements. Les anciennes cultures exigeaient aussi que les noms des dieux ne soient prononcés à voix haute qu’avec le plus grand respect. Cette crainte a pu être basée sur une certaine conscience qu’invoquer le nom de dieu pouvait produire des manifestations surnaturelles subites.

farceurs cosmiquesDans cet extrait d’Operation Trojan Horse, John Keel aborde le spiritisme et les phénomènes médiumniques et expose les parallèles qui existent entre ceux-ci, la question du contact extraterrestre et les phénomènes ufologiques en général…

La Naissance du Spiritisme

En 1823, le jeune Joseph Smith se réveilla dans la ferme près de Palmyra, dans l’état de New York, pour trouver un « messager » anonyme debout à côté de son lit.

Quelques années plus tard, « Jack-Talons-à-Ressorts » bondissait dans la campagne britannique, sa cape flottant dans l’air calme de la nuit.

En 1846, les cieux débordaient d’étranges lumières et de phénomènes météorologiques curieux.

En 1847, la maison occupée par la famille de Mitchell Weekman dans le petit hameau d’Hydesville, état de New York, seulement à quelques kilomètres de l’ancienne maison de Joseph Smith dans le comté de Wayne, développa un fantôme. Quelqu’un persistait à frapper à la porte, mais il n’y avait jamais personne. Une fillette de huit ans de la famille cria qu’une main froide et invisible la touchait et caressait son corps. La famille Weekman emballa ses affaires et déménagea – et une famille du nom de Fox emménagea.

En mars 1848, les deux enfants Fox, Kate, 12 ans, et Margaret, 15 ans, non seulement entendaient les mystérieux coups et cliquetis du fantôme mais elles communiquaient avec lui*. Elles développèrent un code simple pour oui et pour non et pour toutes les lettres de l’alphabet et entretenaient des conversations avec l’entité invisible. L’histoire filtra lentement et les sœurs Fox devinrent célèbres. De plus, le fantôme, apparemment, les suivait et elles purent tenir des séances dans d’autres villes avec l’entité qui communiquait avec elles en frappant sur les murs ou les tables.

Cette seule séquence (ou était-ce une percée des communications ?) marqua le début du spiritisme moderne.

Voici une autre coïncidence insolite à considérer : à la fois le mormonisme et le spiritisme sont nés dans la même région à des endroits distants de seulement quelques kilomètres l’un de l’autre !

Le spiritisme fit fureur dans les années 1850 et 1860.

Les médiums fleurirent partout dans le monde. Nombre d’entre eux s’avérèrent être frauduleux et profitaient simplement de la lubie. Mais d’autres – de nombreux autres – accomplirent d’inexplicables exploits. Parce que les fantômes et les manifestations spirituelles semblaient offrir une preuve aux croyances religieuses, de nombreux hommes instruits s’intéressèrent activement à investiguer de tels phénomènes. De grands ecclésiastiques, éducateurs et scientifiques se mirent à enquêter sur ces affaires pendant leur temps libre. Des journaux scientifiques de recherche psychique furent fondés et publièrent les rapports complets de ces « chasseurs de fantômes » au-dessus de la moyenne. Nous disposons ainsi d’une mine d’histoires de cas abondamment documentées qui couvrent la plupart du 19ème siècle.

Les parents de Thomas Edison étaient des spirites actifs et Thomas Edison lui-même a exprimé en privé sa croyance en la survie de l’esprit humain après la mort. Il était né en 1847. Sir Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes, a passé la dernière moitié de sa vie à pourchasser et enquêter sur les affaires occultes, tout comme Sir William Crookes, un physicien qui apporta des contributions remarquables à la science (il fut parmi les premiers à étudier la radioactivité et a inventé le tube de Crookes, prédécesseur des rayons X et des tubes électroniques).

Je ne peux pas ne serait-ce que commencer à passer en revue les preuves occultes ici mais il y a des dizaines de livres excellents qui couvrent tout l’éventail des événements spirites. Si vous prenez le temps et la peine d’examiner une partie de la meilleure littérature, vous trouverez des parallèles et des corrélations précises avec le phénomène ovni. Il semble que les mêmes forces soient à l’œuvre dans les deux situations, les mêmes schémas prévalent (particulièrement ceux des canulars) et les mêmes buts sous-jacents semblent être présents.

En résumé, nous pouvons conclure que le spiritisme n’est seulement qu’un autre moyen de communication entre les ultraterrestres et nous-mêmes. Et cette forme de communication a été utilisée constamment au cours de l’histoire.

Les ovnis et les choses étranges qui surgissent la nuit

Feu le Dr Nandor Fodor, éminent psychiatre new-yorkais, a réalisé une étude approfondie des médiums en transe apparemment authentiques et a même tenté de psychanalyser leurs guides spirituels ou alter-egos. Il a aussi accompli une étude remarquable du phénomène poltergeist. Dans son livre Haunted People, écrit en collaboration avec Hereward Carrington, il présente 375 cas de poltergeist typiques depuis 355 après J.C. jusqu’à 1947. Un grand nombre de ces cas sont identiques à nos incidents ovnis modernes.

Par exemple, en 1824, de petits « objets en métal symétriques » plurent du ciel près d’Orenburg, en Russie. En 1836, des globes lumineux apparurent autour de la maison d’un Capitaine Lamber à Szeged, en Hongrie. Des sons étranges furent entendus dans la maison et une « femme en blanc » apparut et disparut fréquemment pendant une longue période. Les bris de verres et les coups dans les portes et les murs étaient courants dans nombre de ces cas, partout dans le monde. « Un corps flottant vaporeux en forme de ballon de foot » fut observé autour d’une pension de famille à New York en 1882 qui s’accompagna de bruits sourds. Les chiens réagissaient fréquemment avec terreur lors de ces manifestations. Des draps étaient arrachés des lits par des mains invisibles et énormément de victimes se réveillaient au milieu de la nuit pour découvrir des fantômes fuyants au-dessus de leur lit.

Un des plus célèbres cas de poltergeist, généralement connu sous le nom de la Sorcière des Bell, se déroula dans le comté de Robertson, dans le Tennessee, dans les années 1820. La maison de John Bell fut tourmentée pendant des années par une mystérieuse présence qui faisait toutes sortes de bruits, s’adonnait à des manifestations destructrices et parla même aux victimes et aux nombreux témoins. Des lumières « comme une bougie ou une lampe qui traversait le jardin et parcourrait le champ » étaient fréquemment observées.

Le Général Andrew Jackson (7ème président des États-Unis, 1829-37) aurait rendu visite à la ferme Bell. Alors qu’il s’approchait de l’endroit, ses chevaux se seraient subitement arrêtés, incapables de tirer plus loin sa diligence. Le Général descendit et examina les roues et la route et ne trouva aucune raison aux difficultés des chevaux. Soudain, une voix métallique retentit de derrière les buissons, « Très bien, Général, laissons aller la diligence », et les chevaux furent à nouveau capables de la tirer. Cela ressemble à notre premier cas électromagnétique, même si aucun moteur ou circuit électrique n’étaient impliqués !

Un autre témoin, William Porter, prétendit avoir lutté avec une entité invisible à la maison Bell. Il fut réveillé dans son lit par quelqu’un ou quelque chose qui retirait les couvertures de dessus lui. Il se débattit dans le noir et réussit à enrouler l’entité dans l’édredon. Puis il souleva la forme qui se débattait et se dirigea vers la cheminée fumante avec l’intention de jeter la couverture, la « sorcière » et le tout dans le feu. « Je découvris qu’elle était très lourde », écrivit-il plus tard, « et puait horriblement. Je n’avais pas traversé la moitié de la pièce avant que le paquet ne devienne si lourd et si nauséabond que je fus obligé de le laisser choir et de courir à l’extérieur pour inspirer de l’air frais. L’odeur qui se dégageait du rouleau était la puanteur plus nauséabonde que j’eus jamais sentie. »

Une voix détachée et moqueuse parlait fréquemment aux Bell et aux diverses personnes qui venaient les voir pour être témoins des manifestations. Elle réussit en fait à briser les projets de mariage de la jeune Betsy Bell en disant « tant de choses à Betsy et Joshua [Joshua Gardner, son fiancé] d’une nature hautement embarrassante en présence de leurs amis que la jeune fille en devint presque hystérique et sombra dans le désespoir ».

C’est un facteur commun à nombre de cas de poltergeist. Les entités invisibles révèlent à voix haute et discutent des secrets intimes des victimes en la présence de personnes extérieures, ce qui indique qu’elles, tout comme les entités des ovnis, savent tout de nos histoires. Cas après cas, on retrouve ce type de comportement, depuis longtemps dans l’histoire. Un poltergeist anglais de 1190, par exemple, « parlait aux gens et … révélait publiquement des forfaits datant de l’époque de leur naissance qu’ils n’auraient souhaité le moins du monde que les autres entendent ou connaissent ».

(Dans de nombreux cas de contact ovni moderne, les entités visibles et apparemment physiques confirment presque toujours dès le début leur entière connaissance du passé du contacté, offrant des informations sur des parents éloignés inconnues du contacté qui, après vérification, s’avèrent être exactes.)

Un autre facteur commun aux cas de poltergeist est la soudaine matérialisation ou disparition d’objets physiques. Des pierres sont souvent tombées des plafonds en quantités telles qu’elles devaient être pelletées tous les matins. Cela se serait même produit dans des tentes dans le désert. Des objets ordinaires, comme des cendriers, disparaissent subitement et sont retrouvés plus tard dans des endroits incongrus. Les contactés ovni rapportent le même genre de phénomènes peu de temps après avoir reçu leur première visite des entités.

Le contacté controversé Truman Bethurum raconta sobrement un incident dans lequel la merveilleuse capitaine d’une soucoupe volante, Aura Rhanes, lui demanda de tenir une torche en plastique la paume ouverte. Elle la fixa intensément et elle disparut instantanément, sans une trace. Ensuite, elle lui dit que c’est ce qui nous arriverait si nous tentions de « les » attaquer. Nous disparaîtrions simplement. Des démonstrations de ce type ont été mises en scène depuis le début, comme dans le cas du prophète Hermas et de son livre magique qui disparu après qu’il l’ait lu.

L’histoire de Bethurum est un classique de l’ufologie. Il a expliqué qu’il dormait dans un camion sur Mormon Mesa, à l’extérieur de Las Vegas, dans le Nevada, le dimanche 27 juillet 1952 quand il se réveilla entouré de 8 ou 10 hommes faisant tous moins d’1,50 m de haut. Ils avaient l’air de Latins ou d’Italiens, raconta-t-il, le teint sombre olivâtre, des cheveux noirs de jais coupés court et des vestes et des pantalons moulants bleu-gris. Ils parlaient entre eux en utilisant un langage inconnu mais s’adressèrent à lui dans un anglais parfait. Il fut emmené dans une soucoupe en vol stationnaire et fut présenté à Aura Rhanes. Il revit souvent le Capitaine Rhanes par la suite. Elle se matérialisa même dans sa chambre à plusieurs occasions, à la grande consternation de sa femme qui divorça ultérieurement. Dans le jeu de nom ufologique, « Aura Rhanes » pourrait bien avoir signifié « Aura règne ».

Truman Bethurum mourut le 21 mai 1969.

Les visiteurs de chambre et l’activité poltergeist sont un facteur commun du syndrome du contacté. Et ces poltergeist ne sont pas seulement des voleurs et des mauvaises langues, ils se sont aussi avérés être des pyromanes. Dans des centaines de cas, les maisons hantées ont souffert de feux mystérieux. Dès qu’un feu est éteint dans une partie de la maison, un autre surgit ailleurs. Des témoins comme des docteurs, des policiers et des pompiers étaient présents et ont réellement vu les feux éclater dans des coins de pièces, des rideaux, des corbeilles à papier et des meubles. Il semble n’y avoir aucune explication terrestre à ces conflagrations soudaines.

Quand j’ai visité Hyderabad en Inde centrale, j’ai entendu des histoires sur une cabane hantée aux abords de la ville qui avait été tourmentée par un poltergeist au penchant pyromane. Le chef de la police locale était allé enquêter et alors qu’il était dans la cabane, ses pantalons prirent feu subitement. Ça le fit ! Il ordonna l’évacuation de la cabane et la scella.

Il est traditionnel que les maisons hantées finissent par être réduites en cendres. Des témoins, chercheurs et contactés ovni rencontrent ce même problème, comme je l’ai fait remarquer plus tôt. Peu de temps après que le chercheur Stephen Yankee ait acquis une copie microfilm des Varo Papers de Morris K. Jessup (un étrange document ufologique), sa maison du Michigan s’embrasa.

Il y a aussi eu plusieurs cas dans lesquels des êtres humains ont été retrouvés réduits en cendres même si les chaises ou les lits dans lesquels ils étaient n’étaient que légèrement brûlés. Il faut une flamme très chaude pour réduire des os humains en cendres. Ces dernières années, il y a eu un nombre croissant de cas dans lesquels des gens ont été retrouvés totalement crématisés dans leurs automobiles tandis que le capitonnage n’était que légèrement roussi.

L’eau joue aussi un rôle énigmatique dans le phénomène poltergeist. Des torrents d’eau de sources inconnues ont inondé des maisons, jaillissant de murs qui ne contenaient aucun tuyau, giclant des plafonds, se déversant dans les escaliers, aspergeant par seaux entiers hors de nulle part pour arroser les témoins.

Tout comme les adeptes des ovnis ont choisi l’hypothèse extraterrestre pour expliquer les soucoupes volantes, les occultistes ont décidé que les poltergeist étaient causés par une énergie émise par des enfants perturbés ou des fantômes agités. La procédure commune pour l’investigation des poltergeist est d’examiner toute l’histoire de la maison et du terrain. Dans certains cas on découvre que quelqu’un y a été assassiné ou enterré des années – voire même des centaines d’années – avant que les manifestations ne démarrent. Alors le fantôme est accusé du phénomène. Il y a, bien sûr, des milliers de meurtres et de morts violentes chaque année et il pourrait être utile de réaliser une étude de toutes les scènes de ces crimes pour déterminer le pourcentage d’hantises qui se produisent ensuite. Je soupçonne que ce pourcentage serait plutôt faible.

Au lieu de cela, il semble que ces événements se concentrent dans des régions de base et qu’ils sont simplement un effet secondaire d’autres choses qui se déroulent sans être remarquées. De petites zones confinées partout dans le monde semblent être hantées siècle après siècle par des entités malfaisantes capables d’adopter n’importe quelle apparence et qui exercent un tel contrôle total sur les objets matériels qu’elles peuvent produire n’importe quel type de manifestations. Notre empressement à accepter les théories du fantôme sans repos se fonde sur notre besoin, inspiré par l’ego, de croire en l’immortalité de l’âme ou de l’esprit humain. Les ultraterrestres pourraient reconnaître ce besoin et tirer malicieusement avantage de nos croyances, en façonnant leurs manifestations de sorte qu’elles semblent étayer nos convictions religieuses.

J’ai préparé deux graphiques intéressants basés sur les recherches indépendantes des occultistes et des ufologues. L’un est un diagramme des observations d’ovni du 19ème siècle connues. L’autre est un diagramme des cas de poltergeist enregistrés au cours de la même période. Nous trouvons des similitudes frappantes dans ces schémas. Dans certains cas, la vague de poltergeist a précédé de quelques mois ou d’un an ou deux l’activité ovni dans la même région. Dans d’autres cas, les activités ovni et poltergeist se sont produites simultanément. Notre plus grand problème est que les phénomènes occultes on été investigués, enregistrés et étudiés plus minutieusement que les phénomènes ovni. Les archives occultes ne tarissent pas de détails à propos des gens et des régions impliquées tandis que les rapports d’ovni fournissent peu ou pas de détails autres que les descriptions des objets.

Les problèmes pour établir des graphiques précis à partir de ce genre d’échantillon sont évidents, surtout que la plupart des meilleurs comptes-rendus de poltergeist de cette période provenaient d’Europe où les investigations étaient mieux organisées et plus largement publiées (c’est vrai aujourd’hui pour la couverture des ovnis). Nous sommes obligés d’estimer qu’une quantité proportionnelle d’activité poltergeist se produisit aux États-Unis ces années-là. La plupart des observations d’ovnis de cette étude spécifique provenaient des États-Unis et plusieurs d’entre elles sont détaillées ailleurs dans ce livre.

Si l’on suppose que chaque rapport historique découvert représente un grand nombre d’observations non publiées ou non découvertes, tout comme aujourd’hui les témoignages d’ovnis publiés représentent en moyenne 250 observations non rapportées ou non publiées, on peut conclure qu’il y eut des conditions de vague dans les années 1820, 1834, 1844, 1846 et 1849. On trouve qu’il y eut une épidémie de poltergeist en 1835, 1846 et 1849.

Alors que le 19ème siècle progressait, les rapports s’améliorèrent et l’on peut faire des corrélations plus précises. Une vague d’ovnis eut lieu en 1850 et il y eut aussi une série de cas de poltergeist. Un plus grand nombre de cas de poltergeist se produisit en 1867, à la suite des vagues de 1863-64. L’activité ovni devint plus intense à partir de 1870 et il y eut des vagues notables en 1872, 1877 et 1879. Les années 1880 connurent une explosion de toutes sortes de phénomènes, y compris des disparitions soudaines de personnes. Les cas de poltergeist abondèrent cette décennie-là, particulièrement lors des grandes vagues de 1883 et 1885.

Morris K. Jessup surnomma les années 1877-87 l’Incroyable Décennie après avoir épluché les revues d’astronomie de cette période. Les astronomes firent certaines découvertes remarquables ces années-là. Les satellites de Mars auparavant inobservés se montrèrent en 1877, de nouveaux cratères apparurent sur la Lune et toutes sortes d’objets étranges passèrent dans l’atmosphère supérieure. Bonilla photographia des objets non-identifiés alors qu’il observait le Soleil pendant la vague de 1883. La grande vague de 1897 était apparemment en préparation.

En 1866, un homme de Nouvelle-Angleterre, dénommé William Denton, se proclama premier contacté moderne. Il prétendait être en contact télépathique avec des êtres d’une autre planète et aurait visité plus tard, avec toute sa famille, Vénus et Mars. Denton écrivit une série de livres décrivant en détail des véhicules en forme de soucoupe qu’il pensait faits d’aluminium. (Le procédé commercial pour fabriquer de l’aluminium ne fut pas inventé avant 1886.) Il racontait aussi à son public (il fit beaucoup de conférences) que les gens qui pilotaient les appareils en aluminium nous ressemblaient énormément. Ses récits étaient, à de nombreux égards, identiques à ceux des contactés modernes.

Transes médiumniques et Possession

Les transes médiumniques n’avaient rien de nouveau en 1850.

Dans la Bible, le Premier Livre de Samuel, chapitre 28, décrit comment Saül consulta un médium (« … une femme qui évoque les morts »). Les médiums agissaient en tant qu’oracles dans les temps anciens et des gens dotés de ce don particulier apparaissaient à chaque nouvelle génération. De telles personnes semblent servir d’instruments par le biais desquels les ultraterrestres peuvent nous parler directement et ils arrivent souvent avec des prophéties étonnamment exactes sur l’avenir et des détails précis sur des événements qui apparemment n’auraient pu être connus que des proches décédés des gens qui les consultent.

Bien sûr, quand le spiritisme devint une lubie nationale, un nombre considérable de charlatans et de profiteurs s’y engouffrèrent. Mais la plupart des vrais médiums exerçaient leurs talents avec soin et gratuitement. Ils ne versaient pas dans des abracadabras fantaisistes et n’avaient pas besoin de tout un attirail, tels les cabinets spirites. C’étaient – et sont – des gens qui peuvent apparemment invoquer des entités invisibles ou des intelligences étrangères et leur soutirer des informations.

Je ne suis moi-même pas spirite bien que j’ai participé à quelques séances au cours des ans, généralement dans le rôle du moqueur et de l’incrédule. En tant que magicien amateur de longue date, j’ai pu percer les fraudes mais j’ai aussi été réellement perplexe devant certaines manifestations dont j’ai personnellement été témoin.

Pour l’essentiel, un médium en transe sombre dans un état inconscient, et pendant qu’il est ainsi, une certaine influence extérieure s’empare de son corps. Cette influence est généralement un soi-disant « guide indien » de « l’au-delà ». De nombreux médiums étaient des gens simples, sans instruction, mais en état de transe, ils étaient capables de parler des langues étrangères couramment. Les scientifiques et les ecclésiastiques ont soumis d’innombrables médiums à des tests sévères au cours des années. A un groupe de séances dans les années 1920, les observateurs qui connaissaient tous différentes langues cuisinèrent les médiums en tout ce qui était possible depuis le chinois ancien jusqu’au swahili, et les entités aux commandes conversèrent non seulement dans ces langues mais corrigèrent aussi la grammaire des observateurs ! La fille du juge Edmunds, Président du Sénat dans les années 1850, réalisa d’incroyables performances tout en étant en transe, parlant couramment le grec, l’espagnol, le polonais, le latin, le portugais, le hongrois et plusieurs langues indiennes.

Puisque les observateurs – et les médiums – présument qu’ils ont affaire à des habitants du paradis, ils posent principalement des questions spirituelles. D’ordinaire, le « contrôle » annoncera que M. Blanc se tient à côté de lui et désire parler à Mme Blanc qui participe à la séance. Mme Blanc commence fébrilement à questionner son défunt mari, M. Blanc. Comment est la vie de l’autre côté ? Très bien répond le contrôle un petit peu las, tout le monde vit dans des chaumières couvertes de vignes et tout est harmonieux. Où M. Blanc a-t-il caché sa précieuse montre en or avant de mourir ? Elle est enveloppée dans une vieille chaussette et enfouie sous des papiers du tiroir du bas du vieux bureau à cylindre. Sûrement que quand Mme Blanc rentrera à la maison, elle trouvera la montre exactement où l’alter-ego du médium l’avait dit. Essayez de convaincre Mme Blanc qu’elle ne parlait pas à son défunt mari !

Dans de nombreux cas, le médium commence même à parler avec une voix qui sonne exactement comme le défunt M. Blanc, utilise ses expressions favorites et se réfère même à des choses connues que de M. Blanc, s’adonne à des private jokes et ainsi de suite. Occasionnellement, une célébrité défunte « percera ». Récemment, feu George Bernard Shaw a fait un enregistrement en Angleterre qui circule actuellement dans les cercles occultes. Ceux qui connaissaient Shaw prétendent que cela sonne exactement comme lui, utilise sa phraséologie et ses tics vocaux et fait montre de son esprit brillant distinctif.

Le phénomène de transe mérite une étude approfondie car nombre de ses aspects sont directement liés au phénomène des contactés. Les contactés ont entendu des centaines d’histoires différentes à propos de la vie sur d’autres planètes. Si vous passez en revue les descriptions du paradis produites lors des milliers de séances potentiellement authentiques, vous trouverez les mêmes contradictions. Les entités mentiront de manière flagrante à un moment de la séance et quelques temps après offriront des informations renversantes qui ne pourraient pas relever de la simple supercherie.

Les médiums eux-mêmes sont conscients du sens de l’humour malicieux de leurs contrôles. Ils parlent de fausses ombres et d’esprits malveillants qui font des farces scandaleuses. Aussi, les médiums et les enquêteurs se méfient toujours. Le fait qu’un contrôle puisse imiter George Bernard Shaw ne signifie pas que celui-ci s’exprime en personne depuis le monde des esprits.

Le fait qu’un contrôle sache où M. Blanc a caché sa montre en or ne prouve pas nécessairement que celui-ci se tient à ses côtés « sur l’autre plan ».

Le médium reste généralement complètement inerte pendant la transe ou l’état « occupé » mais dans certains cas, il peut quelque peu s’animer et faire des gestes appropriés à ce qui est dit. Dans un sens très réel, l’esprit du médium a été effacé et son corps est complètement sous l’emprise du contrôle. Le médium est devenu une sorte de zombie, possédé par une entité étrangère, une entité qui n’a pas de forme physique propre.

Les contactés se retrouvent souvent soudainement à des kilomètres de chez eux sans savoir comment ils sont arrivés là. Soit ils souffrent d’une amnésie induite qui détruit tout souvenir du voyage, soit on s’est emparé d’eux par quelques moyens et ils ont fait le voyage dans un état inconscient. S’ils devaient rencontrer un ami sur la route, celui-ci remarquerait probablement que leurs yeux sont vitreux et leur comportement bizarre. Mais si l’ami leur parlait, il pourrait recevoir une brève réponse.

Dans le langage des contactés silencieux, ce procédé s’appelle être utilisé. Une personne utilisée peut soudainement perdre un jour ou une semaine de sa vie. J’ai connu des contactés silencieux qui disparurent de chez eux pendant de longues périodes et quand ils revenaient, ils avaient peu ou aucun souvenir d’où ils avaient été. Une fille m’envoya une carte postale des Bahamas, ce qui me surprit car je savais qu’elle était très pauvre. Quand elle revint, elle me raconta qu’elle n’avait qu’un seul souvenir du voyage. Elle dit qu’elle se souvenait être descendue d’un avion dans un aéroport – elle n’arrivait pas à se rappeler y être montée ou avoir fait le trajet – et là des « Indiens » vinrent vers elle et emmenèrent sa valise. Elle ne se rappelait rien d’autre que ça. La seule chose qu’elle savait ensuite, c’est qu’elle était rentrée à la maison.

Il semble probable que les mêmes méthodes soient appliquées à la fois aux médiums et aux contactés. Dans le cas des médiums, le contrôle mental remplit un objectif utile. Il permet aux entités d’établir une communication vocale directe avec nous et, dans de nombreux cas, de transmettre des informations valables.

Ce procédé peut aussi être destructeur. Un jeune homme d’Ithaca, dans l’état de New York, m’appela il y a quelques temps sur le conseil de William Donovan, président de l’Aerial Investigation & Research (AIR) pour me raconter qu’il avait frôlé la mort. Un soir d’automne de 1967, dit-il, il quitta sa maison pour se rendre à une réunion. Pour quelque raison qu’il ne pouvait expliquer, il sortit de sa voiture, retourna chez lui et accomplit quelques vaines actions comme ramasser un livre sur une table et le poser sur l’étagère. « Finalement je me suis dit, OK, c’est l’heure » me raconta-t-il. Il se souvient avoir quitté la maison et s’être à nouveau dirigé vers sa voiture en stationnement.

La seule chose dont il se souvient ensuite, c’est d’être dans un lit d’hôpital.

Il avait apparemment conduit environ 6 km vers un passage à niveau juste à temps pour rencontrer un train qui s’en venait. Sa voiture fut démolie mais il en réchappa plutôt miraculeusement avec seulement quelques blessures mineures. S’il n’était pas revenu à la maison pour accomplir ces tâches insignifiantes, il aurait évité le train. Il est bien sûr possible que le choc de l’accident ait effacé ses souvenirs de ce trajet de 6 km – mais il n’arrivait même pas à se rappeler d’avoir tourné la clef de contact.

Cet homme a enquêté activement sur la vague d’ovni qui eut lieu aux alentours du radiotélescope près d’Ithaca en 1967-68.

Dans son livre Chroniques des Apparitions Extra-Terrestres, le Dr Jacques Vallée, astronome à la NASA et expert en informatique, aborde tout ceci :

« En République soviétique, il n’y a pas si longtemps, un éminent spécialiste des plasmas mourut dans d’étranges circonstances : il fut jeté sous une voiture du métropolitain moscovite par une femme déséquilibrée. Il est bon de se rappeler qu’elle prétendit qu’une « voix de l’espace » lui avait donné des ordres de tuer cet homme en particulier – ordres auxquels elle n’avait pu résister. Des criminologistes soviétiques, je le sais de source sûre, se montrent préoccupés de l’augmentation de tels cas en ces dernières années. Des fous se ruant dans les rues parce qu’ils croient que des Martiens les poursuivent est un fait courant. Mais la vague actuelle de déséquilibre mental qui peut être spécialement liée à l’augmentation et au développement du mythe des contacts est un aspect du problème U.F.O. que l’on doit considérer avec une attention spéciale. »

Ainsi, il semble y avoir des forces à la fois du bien et du mal à l’œuvre dans ce type de phénomène. Les bons gars s’accrochent aux gens à l’esprit particulièrement réceptif et les transforment en médiums en transe. Les mauvais gars utilisent les mêmes méthodes pour tripatouiller l’esprit des contactés et même commettre des crimes indirectement. Puisque l’on peut retrouver des incidents de ce genre à travers l’histoire, il semble probable que ces forces ont toujours existé sur cette planète.

Quand les bons œuvraient à travers les médiums, ils avaient besoin d’une excuse que nous accepterions. La réponse semblait être la « communication avec les morts ». Ces efforts de communication menèrent à la fondation du spiritisme et les entités jouèrent leur rôle jusqu’au bout, utilisant leur connaissance complète de nous et de nos vies individuelles pour nous fournir la « preuve » de l’existence d’un monde spirituel. C’est la même méthodologie précise qui est employée avec les ovnis pour étayer la thèse extraterrestre. Nous, humains, avons besoin d’explications acceptables aux phénomènes anormaux, alors « ils » nous apportent volontiers – et souvent avec humour – toutes les explications que l’on peut supporter. En même temps, ils nous donnent de minuscules fragments de la vérité vraie, sans doute dans l’espoir que l’on pourra les digérer lentement. Tellement lentement.

Dans les temps anciens, c’est comme s’ils avaient tenté de manière embrouillée de nous transmettre la vérité par le biais des médiums mais que nous avions choisi de mal interpréter ces efforts et les avions placé dans le contexte de nos croyances religieuses primitives. Nous le faisons toujours et ils continuent ainsi puisque même une communication mal interprétée vaut mieux que pas de communication du tout. La religion peut ne pas être la vérité mais simplement une étape sur le long chemin vers la vraie vérité.

Des fragments de vérité nous ont été transmis par le biais de nombreux canaux différents de communication. L’écriture automatique est l’un d’eux. Le médium tient un stylo ou un crayon sans le serrer et l’entité aux commandes se charge de bouger la main pour rédiger le message. Plusieurs milliers de personnes ont ce don, et croyez le ou non, des livres entiers ont été écrits par ce procédé. Des centaines d’entre eux ont été publiés au cours des ans et constituent ce qui est connu sous le terme de littérature inspirée. L’un de ces ouvrages les plus remarquables est l’énorme volume intitulé Oahspe. Il a été écrit par un dentiste new-yorkais, le Dr John Newbrough, en 1880. Il fut réveillé un matin, raconte l’histoire, par une main sur son épaule et une voix désincarnée. Il trouva sa chambre illuminée par « des piliers de lumière douce si plaisante pour les yeux que c’était indescriptible ». Ses mystérieux visiteurs lui ordonnèrent d’acheter une de ces machines à écrire qu’on venait d’inventer et de se mettre assis devant une heure tous les matins avec les doigts sur les touches. Il ne savait pas taper mais il produisit un manuscrit volumineux au rythme d’environ 1 200 mots à l’heure. Une fois achevé, cela représentait une histoire complexe de la race humaine, remplie d’informations surprenantes sur notre système solaire, comme la ceinture de radiations de Van Allen, qui n’a été confirmée que récemment par notre programme spatial. Nombre d’informations historiques d’Oahspe se vérifient. Un langage complexe, mélange de langues anciennes et même d’Algonquin, est défini et utilisé dans le texte. Faire des recherches pour un tel livre et compiler le langage aurait exigé de nombreuses années d’étude et de travail acharné pour un linguiste chevronné – ce que Newbrough n’était pas.

Un autre mode de communication populaire est la planchette Ouija. Cela ne marche pas pour la plupart des gens et ne produit rien que des fadaises mutines (provenant probablement de l’inconscient) pour les autres. Mais certains médiums ont obtenu des résultats stupéfiants avec ce procédé.

Les ultraterrestres se soucient-ils vraiment de nous ?

Il y a de nombreuses preuves troublantes que non. Ils ne s’en soucient que dans la mesure où nous pouvons satisfaire l’usage énigmatique qu’ils font de nous.

Le Révérend Arthur Ford est l’un des médiums les plus connus d’Amérique. Pendant la majeure partie de sa vie, il a servi d’instrument pour une entité qui se présenta elle-même sous le nom de Fletcher. En 1928, Fletcher annonça qu’Harry Houdini (qui était mort en 1926) était présent et qu’il avait un message qu’il souhaitait transmettre à sa veuve, Béatrice. Le message était un code autrefois utilisé par les Houdini dans un numéro de lecture de pensées. Ce code n’était connu que du couple et n’avait jamais été publié ou révélé à quiconque. Fletcher, à travers Ford, fut capable de donner des détails précis sur ce code secret et Mme Houdini confirma plus tard que le message devait émaner de son mari. Ce n’était que l’un des nombreux coups de Ford. A l’automne 1967, Ford se mit en transe à la télévision canadienne et produisit un message pour l’évêque James Pike de la part de son défunt fils. L’évêque Pike, qui était présent à cette séance télévisée, admit que le message semblait authentique et semblait émaner de la personnalité familière de son fils. Cette séance dont on parla beaucoup raviva grandement le spiritisme aux États-Unis.

Le Révérend Ford voyage dans les hautes sphères mais n’a jamais utilisé ce don original pour se faire de l’argent. Il donne gratuitement de son temps – et les conseils de Fletcher depuis l’au-delà – lors de séances partout dans le pays. Mme Ruth Montgomery, célèbre auteur et journaliste de Washington, raconte la fois où le Révérend Ford est venu la voir à Washington et sombra en transe afin qu’elle puisse demander de sa part quelques conseils à Fletcher. Le Révérend Ford allait alors déménager et il voulait savoir ce qu’il devait faire de certaines choses. Fletcher semblait totalement se désintéresser des problèmes de Ford, relata Mme Montgomery et lorsqu’elle demanda si Ford devait se rendre dans un dispensaire pour un contrôle médical, Fletcher répondit sèchement « Il ferait mieux de faire quelque chose. Sinon je ne pourrai plus travailler à travers lui beaucoup plus longtemps. »

Bien que le Révérend Ford avait volontairement soumis sa personne à l’usage de Fletcher depuis presque un demi-siècle, l’entité se désintéressait apparemment complètement de ses problèmes et de son bien-être.

C’est, hélas, plutôt typique. Même les entités les plus serviables semblent plus vouées à la tâche de communiquer que de s’impliquer d’une quelconque manière avec ceux avec qui (ou à travers qui) elles communiquent. L’histoire bizarre des phénomènes psychiques est remplie de Fletcher.

Mme Montgomery, soit dit en passant, s’adonne elle-même à l’écriture automatique et a reçu des messages constants ces quelques dernières années dont nombre étaient des prophéties valides et de stricts conseils destinés à gouverner ses actions futures.

Canulars Psychiques

Il y a eu d’innombrables canulars psychiques ces 150 dernières années et nombre d’entre eux sont analogues aux canulars ufologiques.

En 1855, les sœurs Fox confessèrent que les coups des esprits étaient un canular. Elles dirent qu’elles produisaient les sons en « claquant leurs orteils ». Pensez-y un moment. Claquer ses orteils de manière à ce que ça sonne comme un coup sur un mur ou une table serait un talent des plus remarquables – peut-être même plus remarquable que la capacité à communiquer avec le monde spirituel. Je ne crois pas que je paierais 10 centimes pour entendre quelqu’un parler à un esprit frappeur – mais je paierai volontiers 5 $ pour examiner quelqu’un qui pourrait reproduire le bruit d’un coup en claquant ses orteils.
Plus tard, les deux sœurs déclarèrent que la confession était fausse et qu’elles avaient été soudoyées pour le faire.

Mme Houdini fut réellement étonnée et impressionnée par les messages du Révérend Ford provenant de son mari et elle fit de nombreuses déclarations publiques en ce sens ainsi que signer divers affidavits. Mais plus tard dans les années 1930, elle choisit de tout nier pour un temps. Puis, peu de temps avant sa mort, elle réfuta ses démentis.

En ufologie, nous devons faire face au problème des ballons d’adolescents et dans les phénomènes psychiques nous devons nous préoccuper des gosses qui tirent des cailloux au lance-pierres sur les maisons et des médiums bidons qui font léviter des « trompettes spirituelles » grâce à un fil noir. Mais il y a beaucoup plus d’observations d’ovnis qu’il n’y a de ballons en plastique et il y a plus de poltergeist qui balancent des cailloux dans les salles de séjour qu’il n’y a de gosses hagards avec des lance-pierres.

Il y a aussi plus d’entités ultraterrestres que ni les occultistes ni les fans d’ovnis n’en rêvent.

*La date de cette percée était le 31 mars 1848.

John A. Keel, conférence fortéenne, 1992 : le phénomène OVNI est largement hallucinatoire

John A. Keel : « Il semble que les OVNIs soient des formes d’énergie plutôt que des objets mécaniques, et c’est pourquoi certains témoins sont brûlés, blessés, etc… c’est à cause de l’énergie qu’ils émettent. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’objets mécaniques. Ce sont apparemment des masses d’énergie qui possèdent une intelligence propre (…) Je pense qu’ils sont incontestablement liés à l’espèce humaine. (…) Si l’espèce humaine n’existait pas, je ne pense pas que les OVNIs existeraient (…) Je ne pense pas que les OVNIs soient de nature extraterrestre, je pense qu’ils réagissent aux événements qui touchent les humains. Je crois que lorsque les gens voient quelque chose qui semble être un véhicule, il s’agit en fait d’une hallucination. Les gens voient quelque chose, une image qui est implantée dans leur esprit, et la chose qu’ils voient [OVNI, alien, créature de type Big Foot, etc. – Ndt] n’existe en réalité probablement pas, ou en tout cas pas sous la forme sous laquelle ils la voient. »

Un nouveau documentaire sur le Mothman

Traduction : Sott

Point Pleasant, Virginie-Occidentale – Le 22 février, la société de distribution américaine Virgil Films sortira un nouveau documentaire mettant en vedette le très controversé et légendaire Mothman [homme-phalène ou papillon – NdT].

Selon un communiqué de Red Line Studios, Inc, Eyes of the Mothman est le premier long-métrage documentaire exhaustif sur les événements mystérieux qui eurent lieu dans la région en 1966, où des centaines de personnes rapportèrent avoir vu un homme de type angélique volant dans les airs et qui fut plus tard surnommé par la presse locale « Le Mothman ». Ces événements inhabituels inspirèrent le best-seller de 1975, La Prophétie des ombres, de John Keel, et un film éponyme avec Richard Gere, en 2002.

Ces événements sont aujourd’hui traités dans un documentaire exhaustif présentant des séquences jusque-là inédites, des témoignages oculaires et des interviews exclusives, de nouvelles preuves et des théories alternatives qui résoudront peut-être enfin ce mystère de taille. Bien que Virgil Films ait déjà la réputation de verser dans les sujets controversés – par exemple en distribuant le film Super Size Me en 2004 – cette fois, ce documentaire pourrait bien dépasser toutes leurs attentes.

Red Line Studios, Inc, la société de production derrière ce projet – dont la mise sur pied a pris près de cinq ans – a admis avoir attendu la fin des négociations avec le distributeur pour révéler certains des secrets les plus sombres du documentaire. Eyes of the Mothman est l’un des premiers films à explorer de nombreux détails entourant l’histoire du Mothman, détails que d’autres ont choisi d’ignorer. Par exemple, « La malédiction Cornstalk », un ancien mythe indien auquel les gens de la ville attribuent des années de phénomènes inexpliqués et d’événements tragiques, sera traité en détails dans le film.

Eyes of the Mothman a été salué par les chercheurs du paranormal et les enquêteurs spécialistes du sujet comme une référence sur le Mothman, et le premier long-métrage à explorer de façon exhaustive tous les aspects de cette histoire.

« J’étais un fan du film avec Richard Gere, et j’avais également lu le livre de John Keel. En tant que cinéaste, j’ai compris que la multitude d’histoires secondaires cruciales entourant ces événements ne pouvait être traitée que via le format du documentaire », a déclaré le réalisateur, Matthew Pellowski.

« Notre objectif était de ne rien négliger et de rendre vraiment justice à cette histoire. Il était important pour nous de produire un film honnête et impartial reflétant avec sincérité les gens ayant vécu cette histoire », a déclaré le producteur exécutif, Anastasia Konstantinou.

SOURCE : http://fr.sott.net/
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