A la Une Le Mystère JESUS

Jésus-Christ et son épouse Marie Madeleine : les preuves…

par Didier Coilhac

D’après les évangiles canoniques, (c’est-à-dire reconnus par l’Église), Marie-Madeleine faisait partie des femmes qui suivaient Jésus, et l’assistaient pécuniairement. Elle fut assimilée à la pécheresse qui a lavé les pieds de Jésus avec ses larmes, et les a essuyé avec ses cheveux. Les évangiles affirment aussi qu’elle était présente au pied de la croix lorsque Jésus fut crucifié. C’est à elle que le Christ ressuscité choisit d’apparaître en premier.

Au-delà de cette image stéréotypée, le livre « L’Énigme sacrée » de Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh a fait de Marie-Madeleine l’épouse de Jésus-Christ et la mère de ses enfants.

Cette idée a été reprise dans le roman à succès de Dan Brown, « Da Vinci Code ». Marie-Madeleine est considérée comme étant le Saint-Graal, cette coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie a recueilli le sang du Christ. Marie aurait été enceinte à l’époque où Jésus mourut. Elle portait le « sang » du Christ, son « enfant ».

Statue de Marie-Madeleine à Vézelay.

A Vézelay, la statue de la basilique de la Madeleine est explicite. La coupe ou « graal » est plaquée contre le bas-ventre.

Le prénom Madeleine avait de nombreuses variantes orthographiques, dont une était MADELAIGNE. Cette dame était donc le MADRE et le LEIGNER, deux mots synonymes de « coupe ». Le hasard fait bien les choses.

On peut dire que MARIE était MARIÉE avec Jésus-Christ… son MARI. Elle était aussi MARIE, dans le sens de l’adjectif « triste », en ancien français, lorsque Jésus est mort sur la croix. Ressuscité, il est remonté vers son Père. Elle est fréquemment représentée avec un visage attristé ou des larmes coulant de ses yeux. L’épouse éplorée est restée seule avec son chagrin et ses enfants. Tel fut le destin tragique de cette femme qui avait épousé le prétendant au trône d’Israël. Elle aurait pu devenir reine; cette exceptionnelle perspective fut raturée par la disparition de son royal époux.Couronnement de la Vierge à Notre-Dame de Reims.

Cette reine oubliée trouve un écho à la cathédrale de Reims, le lieu du Sacre des rois de France. Le monument était riche de 2300 statues. Le groupe statuaire le plus important est celui du gâble du portail central ; on y voit Jésus couronner la Vierge.N’y a-t-il pas quelque chose d’illogique à ce qu’un roi couronne sa mère ? Une vision déconditionnée donne à penser que la femme assise près du roi est son épouse, la reine. Dans l’intention du sculpteur, cette interprétation n’était-elle pas sous-jacente? Un étrange détail nous le confirme : Marie ne semble pas plus âgée que son compagnon! On peut même vérifier dans les multiples représentations peintes ou sculptées du « Couronnement de la Vierge » que la femme est toujours jeune, du même âge que le Christ. On comprend que l’AGE de MARIE est l’indice de son MARI-AGE ! Les représentations expriment la suggestion du mariage de Jésus, le roi des Juifs, avec Marie-Madeleine, la reine.

Couronnement de la Vierge.

Marie-Madeleine serait un des personnages essentiels des débuts du christianisme.

Quel est le rôle de LA MARIE dans le livre des secrets de la sémantique ? Elle est L’AMARRY, la « matrice », la mère des enfants de l’homme-dieu. Comme guidés par la providence divine, les mots se chargent de dépeindre la face cachée des choses, pour qui sait le voir.

Le geste de bénédiction de Jésus-Christ.

Jésus-Christ est souvent représenté en faisant son geste de bénédiction de la main droite, avec deux doigts tendus. Ce « mudra » codifie certains messages secrets. DEUX doigts sont explicitement montrés ; ils nous conseillent de compter jusqu’à deux. UN-DEUX… Avec une lettre de plus, on aurait UN DIEU, ce qui est le message monothéiste de la Bible. Jésus nous dit : « Le Père et moi, nous sommes un. » Dans l’évangile de Thomas, c’est: « Lorsque vous ferez de deux un… alors vous entrerez dans le Royaume. » (Loggion 22). Philosophiquement, le nombre un symbolise le Créateur et le nombre deux représente la Création, le monde de la dualité.Le code Marie-Madeleine.

Il existe un autre niveau de compréhension.

Les deux doigts en question sont l’index et le majeur. L’index est étymologiquement « le doigt qui indique » pour la raison que c’est avec lui que l’on pointe ce que l’on veut montrer. Et en l’occurrence qu’indique-t-il cet index ? Il attire notre attention sur ce qui est « mis à l’index », c’est-à-dire caché! L’Index était le catalogue des livres dont le Saint-Siège interdisait la lecture. Où est-il donc le message caché dans le geste du Christ ? Il se complète avec le second doigt, le majeur ou MAIEUR quasi-anagramme de MARIE. C’est le doigt MAIRE, en ancien français, le doigt le « plus long, principal ». Ce mot MAIRE est une anagramme de MARIE. Cette femme était MERE, c’est à dire qu’elle avait au moins un enfant. Le « mudra » nous fait savoir que Jésus n‘était pas seul ; lui et Marie faisait un, même si sa partenaire a été par la suite mise à l’index.

Jésus-Christ en Inde.

On peut appréhender le geste de bénédiction d’une troisième façon. Dans les œuvres picturales, le Jésus qui est dans cette attitude gestuelle est celui de l’après résurrection, ou le Christ en Majesté de la seconde venue. Les deux doigts levés communiquent la destination de Jésus, après la résurrection : l’Inde. En effet, si l’on compte les doigts, on formule UN-DEUX, ce qui peut s’écrire IN-DE ! Le mot INDEX, quant à lui, contient tout simplement les lettres du mot INDE, dans l’ordre ! Le geste paraît donc codé pour nous indiquer que Jésus a effectivement vécu en Inde…

Les mudras font partie de la pratique du hatha-yoga, le yoga des postures physiques, que l’on connaît en Occident. On y retrouve le geste de Jésus-Christ, avec l’index et le majeur dépliés, dans sa variante orthodoxe, avec les trois doigts pliés qui se touchent ! Il s’agit du « prana mudra », le prana étant l’énergie vitale qui emplit l’univers. Les différentes poses de la main existent aussi dans la danse du Baratha Natyam ; elles constituent un véritable langage des signes. La danse Kathakali est une forme de théâtre dansé du Sud de l’Inde ; on y retrouve le mudra de Jésus-Christ !
Saint Jean et Marie-Madeleine.

Voici un portrait de « Saint Jean » de Piero di Cosimo.

On y évoque un temps où le personnage de Madeleine dérangeait l’Église ; cette dernière avilissait donc son image, la traitant de « prostituée ». Mais au fait, les premiers pères de l’Église traitaient de « prostituée » les femmes qui enseignaient la religion. Elles étaient des prostituées dans le sens où elles enfreignaient les codes sociaux que la misogyne Église cherchait à imposer. Alors, certains artistes intégrèrent à leurs œuvres des messages cachés afin que certaines vérités bafouées ne se perdent pas complètement. Ainsi le prétendu « Saint Jean » est-il une femme ! Il est accompagné de la coupe du Graal, bien symbolique de Marie-Madeleine. Le serpent qui est dans la coupe est un symbole diabolique qui convient d’une certaine façon à Jean. Était-ce vraiment lui le disciple que Jésus aimait, comme on le croit habituellement ? Était-il présent au pied de la croix, quand son maître agonisait ? Pourtant, les textes ne mentionnent aucun homme près de la croix. Saint Jean est-il vraiment l’auteur du 4ème évangile ? Non, vraiment, il n’est qu’un imposteur qui a pris la place de Marie-Madeleine ! La mise en scène fictive du peintre symbolise la partialité de la jeune Église qui estompa le rôle essentiel de Madeleine, la compagne de Jésus et sa disciple préférée. (Il suffit pour s’en convaincre de lire la Pistis Sophia, l’évangile de Marie et celui de Philippe. « Marie était sa compagne… Il l’embrassait souvent sur la bouche… Les disciples lui dirent : pourquoi l’aimes-tu plus que nous ? » )

Jésus-Christ et le Saint Graal.

Un tableau de Cornelis Engebrechtsz montre le Christ ressuscité, debout dans sa tombe. Il est accompagné de deux enfants dont on ne voit pas au premier coup d’œil les ailes qui les définissent comme des anges. Ils étaient cachés derrière les rideaux et viennent d’apparaître à nos yeux. Au premier plan, une coupe attire l’attention et questionne. Une réponse est donnée par le mince filet de sang qui s’écoule de la plaie du côté : le sang gicle directement dans la coupe, qui est donc le Saint-Graal.

Un vitrail de la cathédrale de Bourges montre Marie-Madeleine recueillant le sang qui s’écoule de la blessure du Christ.

La « Crucifixion » de Cosimo Rossetti présente deux caractéristiques que l’on retrouvent dans beaucoup de tableaux similaires.

Des anges munis de coupes recueillent le sang qui s’écoule des blessures du Christ. Marie-Madeleine agenouillée étreint amoureusement le pied de la croix ; elle le serre sensuellement comme s’il s’agissait de Jésus lui-même! Elle qui avait lavé les pieds de Jésus lors de sa première rencontre avec lui se retrouve dans la même attitude implorante. Qu’y a-t-il de plus terrible que le spectacle du supplice de l’être aimé, près de soi, sans qu’on puisse rien y faire ? Et l’enfant qu’elle porte, comment va-t-elle l’élever, toute seule ? Le cœur de Madeleine est brisé par cet événement tragique qui va modifier la trajectoire de son destin. Elle ne va penser ensuite qu’à terminer son existence dans la solitude d’une austère vie de contemplation.

Dans la « Crucifixion » de Bramante, l’artiste représente de façon classique Marie-Madeleine au pied de la croix. Il se sert du tissu de la robe pour masquer sa position particulièrement érotique, les cuisses écartées de chaque côté de la poutre !

La langue de l’ancien français nous murmure une variante de son nom: MADRE LAINE. Le « madre » est le bois qui servait à façonner des coupes à boire. Le mot « laine » désigne le « bois en général ». Cette femme porte donc un nom fait de deux synonymes de « bois ». Or elle enlace le bois de la croix, ce qui est une façon de nous passer un message. Sans doute les anges vont-ils lui présenter les coupes accompagnées de l’injonction : BOIS ! Bois le sang du Christ…
Le roi des Juifs est crucifié sur le bois qui symbolise sa femme, la reine. Les Romains qui occupaient Israël à cette époque voyaient d’un mauvais œil l’héritier du trône de David prendre femme. Ils voulaient éradiquer toute possibilité du retour d’un roi légitime en Israël. Le mariage de Jésus a donc précipiter sa fin tragique.

Ộ MARIE, comme tu l’as aimé ton Jésus ! A toi qui est venue finir tes jours en Provence, la France a tenu à te rendre hommage. Tu étais le MAIRIEN, le « bois de construction, le bois de charpente ». Tellement importante dans l’entourage de Jésus… MAIS RIEN ou si peu par la suite, oubliée par une Église ingrate. Ton bien-aimé Jésus était un charpentier, un MAIRENIER, un amoureux du bois. Il a patiemment travaillé le beau bois de ton âme, avec amour caressé son contour, faisant de toi sa disciple accomplie.

Voici une « Crucifixion » de Giotto.

Comme tu serres fort le pied de bois, Madeleine ! Dans la détresse de ton amour trahi, tu nous aides à comprendre bien des choses. Tu es PIÉ A PIÉ avec ton mari qui se meurt, c’est-à-dire « près de lui ». Le PIED de bois appelle l’homonyme PIER, mot qui avait le sens de « compagnon ».
Les yeux embués de larmes, tu as posé ta bouche contre le bois. Tu donnes un dernier baiser d’adieu à ton amour. Tu ne veux pas accepter la réalité, qui sonne le glas. Tu essayes de sucer le sang qui dégouline des PIEDS. BOIS le sang du Christ, Madeleine, puisque tu portes sa descendance, son enfant ! Tu sais que le verbe PIER signifiait « boire »… Merci de nous faire comprendre comment le vocabulaire ancien certifie ton véritable statut. Avec Jésus, vous formiez le couple fondateur de la civilisation occidentale. Comme il est normal que la langue française s’incline et vous rende hommage.

Nous allons déchiffrer la partie centrale de la fresque du peintre Ziegler, avec l’impression de nous retrouver dans une scène du film « Le Dîner de cons » avec Jacques Villeret et Thierry Lhermitte. « C’est juste son prénom » paraît-il; alors faisons attention de bien suivre le déroulé qui vient. Introduisons pour commencer une précieuse expression de l’ancien français, qui va nous aider à comprendre le sens de la fresque.

« Faire jean », c’était « rendre cocu » ; à partir de là, un « jean » était logiquement un « mari trompé ». Le message de Ziegler part de l’évangéliste Jean, qui était donc, d’après certaines sources, le fiancé de Marie-Madeleine. Comme l’apôtre est peu viril, il ne serait pas surprenant que Madeleine l’ait trompé, se soit tournée vers un autre homme. Nous entrons ici dans le système de pensée qui est celui des concepteurs du tableau. Ils veulent nous faire comprendre que, du fait que Jean est efféminé, sa fiancée l’a quitté pour un homme plus mâle, en l’occurrence Jésus. Madeleine « a fait jean » Jean ; elle l’a rendu cocu ! On peut utiliser la même expression pour indiquer que ce n’est pas Jean qui est figurée (puisqu’il est efféminé) : c’est Madeleine. Donc, d’une certaine façon, Madeleine fait jean ; c’est-à-dire qu’elle prend l’apparence de l’évangéliste. Intéressons-nous maintenant à Jésus, dont l’attribut peut sembler inadéquat, à savoir une croix de bois, attribuée en principe à Jean-Baptiste. Pourquoi Jésus est-il affublé d’un emblème qui n’est pas le sien ? Jean-Baptiste était le COUSIN de Jésus ; il est amusant que le mot COUS ait lui aussi désigné un « mari trompé » ! Si Jésus est assimilé au Baptiste, il imite Jean-Baptiste : il fait Jean. « Il fait jean », cela veut dire aussi qu’il rend cocu… Qui ? Jean ! Toute cette mise en scène vise à nous faire comprendre que, si l’évangéliste Jean était le fiancé de Madeleine, il a été trompé par celle-ci et par Jésus, ces deux-là formant le couple véritable ! Tel est le scénario qui est sous-entendu par la fresque de Ziegler. On peut ajouter un ultime jeu de mot au sujet du cousin, puisque le mot COUSINE a désigné une « prostituée ». Et justement, on a affublé Marie-Madeleine de la réputation d’avoir été une prostituée, une femme « qui se livre à la volupté » !

Elle était l’épouse de l’inspirateur des différentes religions chrétiennes. Dans une façon de voir les choses, elle était le Graal (ou Saint-Graal) comme le suggère le roman « Da Vinci Code ».

En conclusion, il semble exister une codification des personnages de Jésus et Marie-Madeleine, dans certaines œuvres d’art, codification encore ignorée par tout le monde. Cela mène notamment à l’hypothèse que Marie-Madeleine était l’épouse de Jésus-Christ.

Note 1. Cette extrapolation n’est possible que si l’on assimile Jean le Baptiste à Jean l’évangéliste, pour la raison qu’il porte le même prénom.

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