A la Une Le Mystère JESUS

Jésus a-t-il réellement existé…? Le gros mensonge de la Bible

Jésus Christ : Mythe ou réalité?

A l’heure de l’ouverture de son tombeau, la réalité du personnage physique de Jésus est plus que jamais d’actualité.

jesus

« On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable. » Pape Léon X

Problème d’historicité

Il n’existe aucun témoignage écrit sur Jésus, hors les évangiles qui sont truffés de contradictions. Il y a du reste, mieux à dire. Non seulement le Christ n’a rien écrit lui-même, mais on n’a rien écrit sur son compte.

La Bible ? Elle ne peut nous fournir la preuve que le Christ ait été un personnage réel et même elle nous fournit force preuves contraires.

En dehors du Nouveau Testament, aucun auteur parmi tous ceux qui auraient été les contemporains de Jésus, ne nous a transmis à son sujet le moindre renseignement.

Ainsi des historiens, avec une précision croissante, constatent d’abord que sur une trentaine d’auteurs connus de l’époque qui auraient pu parler de Jésus, tous sont muets.

Dans l’œuvre de Flavius Josèphe (77 à 95), il y a bien quelques lignes à son sujet, mais elles furent ajoutées, après Origène (185 à 254) qui les ignorait et signalées seulement au IVe siècle par Eusèbe de Césarée (265 à 340), le faussaire. De toute façon, Flavius Josèphe, juif orthodoxe n’aurait jamais pu écrire que Jésus était le messie. Or les juifs orthodoxes attendent encore, la venue de leur messie.

Tacite (55 à 120) vers 116, aurait parlé de chrétiens brûlés à Rome sous Néron vers l’an 64; mais cette mention ne fut ajoutée qu’en 1429 par le secrétaire papal, le Pogge (premier éditeur des « Annales » de Tacite) et ne figure pas dans les traductions et copies antérieures. Cette interpolation (falsification) a été fabriquée disent les érudits, d’après un texte de Sulpice Sévère, un médiocre historien de la fin du quatrième siècle.

Pline le jeune (66 à 144) aurait mentionné dans une lettre à l’empereur Trajan, l’existence des chrétiens et d’un certain Jésus homme. Mais cette lettre a été composée vers 1500 par Girardo di Verona. Au quatrième siècle, un érudit Sidoine Apolinaire déclara que Pline le jeune avait fixé à neuf le nombre de ses livres. Or cette prétendue lettre se trouve au dixième livre attribué à Pline le jeune.

Suétone (75 à 160 environ) en 120 parle d’un « chrestos » (le bon, le meilleur), agitateur de Rome en 50; mais il ne peut s’agir du paisible Christ (« christus », christos ou oint) de la mythologie chrétienne mort croit-on, à Jérusalem depuis 20 ans.

Parmi les autres écrivains et historiens, du Ier et IIe siècle de notre ère, qui gardent un silence total sur Jésus, citons: Valerius Maximus (-14 à 37) , Senèque (-2 à 66), Pline l’ancien (23 à 79), Perce (34 à 62), Lucain (39 à 65), Dion Chrysostone (40 à 117), Stace (40 à 96), Plutarque (45 à 125), Silius Italicius (25 à 100), Martial (65 à 95), Flaccus (70 à 100), Pétrone (mort en 65), Quintillien (65 à 97), Juvénal (55 à 140), Apulée (mort vers 170), Don Cassuis, Pausanias, Juste de Tibériade etc.

Mais c’est surtout le silence de Philon d’Alexandrie sur Jésus qui a une importance décisive. Philon qui avait déjà 25 ou 30 ans lorsque Jésus aurait du naître et mourut plusieurs années après la date à laquelle ce dernier dû mourir, ne sait rien et ne dit jamais rien de Jésus Christ.

C’est un homme docte qui s’occupa spécialement de religion et de philosophie. Il n’aurait assurément pas négligé de citer Jésus, qui était de son pays et de sa « race », si Jésus avait paru sur la terre et s’il avait accompli une si grande « révolution » dans l’histoire de l’esprit humain.

Une circonstance singulière rend encore plus significatif le silence de Philon: C’est que tout l’enseignement de Philon peut se dire chrétien à ce point que certains écrivains ou philosophes n’ont pas hésité à l’appeler un « vrai Père de l’Église » (Dixit Friedrich Engels…)

Philon s’efforça d’unir le judaïsme et l’hellénisme. Ainsi il constitua une doctrine platonicienne du « Verbe » ou « Logos », qui a beaucoup d’affinité avec celle de l’évangile dit de Jean et dans l’évangile le « Logos », c’est précisément le Christ. N’est-ce pas là une circonstance révélatrice ?

Philon vit dans le temps où l’on a placé l’existence du Christ; il est déjà célèbre avant le Christ ; il accomplit à l’égard du judaïsme la même transformation, la même hellénisation, la même platonisation qui fut l’œuvre des Évangiles et spécialement du quatrième (celui de Jean). Il parle du « Logos » ou du « Verbe » exactement comme le quatrième évangile; et pourtant il ne nomme pas une seule fois le Christ ! Jamais dans aucun de ses nombreux ouvrages !

Quand il s’agit d’un tel « personnage » comme Jésus, le silence de l’histoire est absolument inexplicable, invraisemblable, déconcertant.

C’est pourquoi on ne peut moins faire que de conclure qu’un tel silence constitue une grave présomption contre l’existence de Jésus-Christ.

D’autres éléments d’ailleurs permettent de dire que si l’inexistence du Christ peut seule expliquer le silence de l’histoire à l’égard de ce personnage, le silence de l’histoire à son tour démontre son inexistence.

Ainsi, le pape Pie XII, prenant la parole à un Congrès International d’historiens qui s’est tenu à Rome en 1955, répéta de nouveau que pour les catholiques, la question de l’existence de Jésus relève de la foi et non de la science !

Élaboration du mythe

Au premier temps du Christianisme (II ème siècle de notre ère), le dieu Christ est un dieu du ciel et non un homme au nom de Jésus. Il ne sera question de l’homme Jésus qu’avec l’apparition de nos Évangiles, au milieu du deuxième siècle de notre ère.

C’est beaucoup d’avoir attendu 150 ans pour consigner par écrits des événements uniques, en admettant qu’ils aient eu lieu. Comme on l’a déjà vu, l’historien juif Flavius Josèphe, attentif à tout ce qui se passait en Palestine les ignore, ainsi qu’une prétendue première Église à Jérusalem. Le livre de l’Apocalypse écrit vers 69-70 et remanié par un chrétien au IIe siècle de notre ère, n’en dit rien.

L' »apôtre » Paul, dont les épîtres (lettres) ont été mainte fois remaniées après sa « mort » au bénéfice d’une christologie plus orthodoxe et toujours majorée ne sait rien d’un Jésus historique. Il ne cite ni Joseph, ni Marie, ni Judas. Nulle mention d’une crucifixion sous Ponce Pilate par les romains, mais plutôt d’un Christ immolé par les puissances planétaires dans un sacrifice cosmique. Ce qui faisait dire à Ernest Renan :« Pour Paul, le Christ n’est pas un homme qui a vécu et enseigné, c’est un être tout divin ».

C’est seulement au milieu du IIe siècle de notre ère, exactement en l’an 144, quand le chrétien gnostique (docète) Marcion et ses partisans furent chassés de Rome que l’Église (et surtout celle de Rome) condamne « ceux qui niaient que Jésus fût venu dans la chair » (2ème Épître de Jean I,7 ). Jusque là, cette thèse avait pût être soutenue, prêchée sans contradicteur par Marcion, Basilide, Valentin etc… Sans oublier que les auteurs de l’Apocalypse, au début du IIe siècle de notre ère, attendent encore la venue du Christ sur la terre.

C’est seulement vers l’an 150 de notre ère que la communauté romaine se détache des chrétiens gnostiques (les docètes : Marcionites, Valentiniens, Basilidiens etc) et élabore le mythe d’un Jésus crucifié dans la chair, mythe inconnu jusque-là (même par les auteurs des épîtres attribuées à Paul). C’est à cette époque et selon les besoins de la controverse, qu’on rédige dans les évangiles, les récits de la vie terrestre d’un Jésus bien différent de « l’être purement céleste seul connu » avant l’an 150 de notre ère.

Le mythe Jésus s’est élaboré, au IIème siècle de notre ère, de la façon suivante :

1 – Le Christ céleste des épîtres dites Pauliennes (attribuées à Paul).
2 – Le Jésus fantôme ou « Angelos Christos » (corps éthéré) des chrétiens gnostiques ou docètes: Marcionites, Basilidiens, Valentiniens etc.
3 – Le Jésus  » terrestre » ou  » historique » des évangiles canoniques et apocryphes.

Notes:

1 – Beaucoup se comportent comme le théologien Albert Schweitzer (1878 à1965) qui reconnaissant dans la préface de la première édition, de sa « Vie de Jésus » qu’il n’existe sur son héros aucun document historique digne de foi, n’écrit pas moins sa biographie.

On publie chaque année à travers le monde, plus d’une centaine de biographies de Jésus, aussi farfelues les unes que les autres. Elles sont le fruit de l’imagination des auteurs.

2 – Jésus est la traduction grecque du nom hébreu Josué. Josué / Jésus signifie « Dieu a sauvé, sauve, sauvera » (Mathieu I,21).

Rappelons -fait trop longtemps ignoré- que parmi les apologistes chrétiens du 2ème siècle, Aristide, Saint Justin et Tertulien sont les seuls qui aient prononcé le nom de Jésus-Christ. Tous les autres Pères de Église du IIe siècle : Tatien, Athénagore, Théophile, Hermias, Quadratus, etc., ne connaissaient pas le nom de Jésus. Ils ne parlaient que du Christ.

3 – La plus ancienne date connue avec certitude dans l’histoire du christianisme, et admise par tout le monde (exégètes, biblistes, théologiens catholiques, protestants, orthodoxes, et même la critique scientifique) est l’an 144 de notre ère (IIe siècle).

En l’an 144, un riche armateur grec du nom de Marcion révéla et apporta à Rome les épîtres attribuées à Paul.

Avant cette date, personne ne connaissait Paul et « ses » épîtres. Marcion apporta également le premier évangile connu « l’Evangelion » dans lequel Jésus était un « angelos christos », un fantôme, un corps éthéré.

Cette conception gnostique (docète) du Jésus fantôme était admise dans toute la chrétienté sans aucune distinction jusqu’aux années 144 – 150.

C’est quand Marcion fut chassé de Rome en l’an 144 qu’on commença à écrire une biographie terrestre du Christ, à l’aide des coups de citations de l’Ancien Testament en rapport à la venue du messie et aussi en plagiant les cultes antiques (ex : Jésus transforma l’eau en vin, Bacchus le faisait avant lui).

Enfin, le christianisme qu’on connaît aujourd’hui, a été élaboré au IVe siècle de notre ère au profit de Église catholique naissante.

C’est ce christianisme du IVe siècle qu’on enseigne officiellement pour celui des origines chrétiennes (IIe siècle de notre ère et non le Ier siècle).

Dans l’élaboration de ce christianisme du IVe siècle, l’évêque faussaire de Césarée, Eusèbe a joué un rôle déterminant. C’est Eusèbe de Césarée (265 à 340) qui fonda Église catholique. C’est lui qui inventa, dans son Histoire ecclésiastique, la liste des prétendus premiers évêques de Rome qui seront plus tard considérés comme les premiers papes. C’est aussi Eusèbe qui donna une solide base économique et politique à Église de Rome. Il était le secrétaire de l’empereur Constantin. On modifia même les textes du Nouveau Testament.

Soulignons que les plus anciens manuscrits du Nouveau Testament que nous possédions, le Vaticanus et le Sinaïticus, datent du IVe siècle.

A propos de la divinité de Jésus.

Récemment le monde Occidental Chrétien fut secoué par la parution d’un livre intitulé « Le mythe de l’incarnation de Dieu », qui a été publié en Grande Bretagne.

Ce livre qui remet en cause le point de vue Chrétien traditionnel de la divinité de Jésus, n’a pas été écrit par un non-Chrétien ou un ecclésiastique marginal, mais par sept respectables théologiens Britanniques ; dont six Anglicans, le septième est un professeur de théologie de l’université de Birmingham. Ce groupe fut, en outre, aidé par un professeur de théologie au Christ Church Collège à Oxford qui est aussi un ancien directeur de la Commission Doctrinale Britannique.

Dans ce livre, ces auteurs nous révèlent que dans le nouveau Testament, les références données à Jésus comme étant le fils de Dieu sont essentiellement d’ordre poétique et ne doivent en aucun cas être prises à la lettre. Ils expliquent que Jésus n’a jamais prétendu être de nature Divine. Mais en fait, ce fut au cours des premiers temps de l’ère Chrétienne que cette nature Divine fut promulguée, sous l’influence d’idées païennes.

Jésus lui-même n’a jamais enseigné la doctrine de la Trinité ou qu’il était un fils de Dieu envoyé sur la terre pour racheter par sa mort les péchés de l’humanité. Par conséquent, concluent les auteurs, Jésus n’était pas Chrétien.

Ces révélations ont fait l’effet de choc chez beaucoup de Chrétiens ordinaires qui adoraient Jésus comme une divinité depuis leur enfance.

Les sources bibliques

Elles indiquent à l’évidence que les documents chrétiens les plus anciens, les épîtres attribuées à «Paul», ne se rapportent pas à un Jésus historique, mais à une figure spirituelle connue de toutes les sectes gnostiques comme celle de l’archétype du «sauveur» : «Dorénavant, nous ne connaissons plus Jésus-Christ en tant qu’homme mais comme un signe, un principe.» II Corinthiens V, 17)

Les quelques références «historiques» à une existence réelle de Jésus mentionnées par les épîtres sont de façon tout à fait concluante des interpolations et des contrefaçons.

Comme le fait justement remarquer Édouard Dujardin, la littérature paulinienne « ne fait nulle part mention de Pilate, ni des Romains, ni de Caïphe, ni du Sanhédrin, ni d’Hérode, ni de Judas, ni des «saintes» femmes, ni d’aucun des personnages du récit évangélique de la passion, et sur celui-là elle ne fait jamais la moindre allusion; en définitive, elle ne mentionne absolument aucun des «événements» de la passion, directement ou par allusion. » – Histoire antique du dieu Jésus, par Édouard Dujardin, p. 33.-.

– AUGSTEIN Rudolf, Jésus Fils de l’Homme. Traduit de l’allemand par Michel-François Demet, Gallimard, 1975, 389 p.

Ce livre présente l’intérêt de soulever les véritables questions : « De quel droit les Églises chrétiennes invoquent-elles un Jésus qui n’a peut-être pas existé, des doctrines qu’il n’a pas enseignées, une toute-puissance qu’il n’a pas accordée, une filiation divine qu’il n’a pas lui-même tenue pour possible et qu’il n’a pas revendiquée ? » (p. 9); quoique l’auteur ait fait le choix de s’en tenir à la vue la plus communément répandue, celle de l’historicité de Jésus-Christ, l’argument étant qu’il a bien fallu un homme auquel les petites gens qui l’entouraient attribuaient des qualités particulières et qui connut une fin tragique, sans quoi « l’ immense élan du christianisme primitif » eût été incompréhensible, il admet cependant l’existence de ce «noyau personnel» constitué, comme chacun sait, par le paulinisme (p. 26).

En quoi ces questions peuvent-elles bien nous importer?

Elles nous importeront, répond R. Augstein, « aussi longtemps que les Églises prétendront intervenir dans les choses de la vie humaine au nom d’une autorité surhumaine. Divorce, contraception, avortement, peine de mort, euthanasie, guerre atomique : tous ces problèmes d’une réalité brûlante devraient se trancher du point de vue absolu d’un maître divin dont la réalité est aujourd’hui mise en doute par les théologiens eux-mêmes ! Mais ceux-ci n’accomplissent ce travail critique qu’en milieu fermé, avec une discrétion qui touche à la dissimulation. » (4e de couverture).

Et, on ne peut dès lors que mieux comprendre cette déclaration du pape Paul VI, citée p. 10 : « Dieu n’a pas livré les Saintes Écritures aux gens cultivés pour qu’ils en jugent eux-mêmes, mais à son Église ». « L’institution qu’est Église ne peut se maintenir que si elle affirme son droit à imposer aux hommes sa discipline : Et comment le pourrait-elle sans que ce droit vienne d’en haut ? » (ibid.).

La Polémique

En dépit de toute cette littérature produite sans interruption et de l’importance du sujet, il y a chez le public un sérieux manque d’éducation formelle et étendue concernant la religion et la mythologie, et la plupart des individus sont terriblement mal informés à ce sujet.

En ce qui concerne le christianisme, par exemple, on enseigne à la majorité des personnes, dans la plupart des écoles et églises que Jésus-Christ était une figure historique et réelle, et que la seule polémique le concernant est que certains le perçoivent en tant que fils de Dieu et Messie, alors que d’autres non. Cependant, bien que ce soit le débat le plus évident dans ce domaine aujourd’hui, il n’est pas le plus important.

Aussi choquant que cela puisse paraître à l’homme de la rue, la polémique la plus profonde et durable à ce sujet est de savoir si un individu appelé Jésus-Christ a réellement existé.

Bien que cette controverse puisse ne pas être évidente au vu des publications habituellement disponibles dans les librairies populaires, quand on examine cette question de manière plus approfondie, on trouve un énorme volume de littérature qui démontre à maintes reprises, logiquement et intelligemment, que Jésus-Christ est un personnage mythologique au même titre que les hommes-dieux grecs, romains, égyptiens, sumériens, phéniciens ou indiens, qui sont tous actuellement perçus comme des mythes plutôt que comme des personnages historiques.

En fouillant plus avant dans cette grande quantité de documents, on peut découvrir les preuves que le personnage de Jésus est basé sur des mythes et des héros beaucoup plus anciens du monde antique. On s’aperçoit alors que cette histoire n’est pas une représentation historique d’un charpentier rebelle juif qui s’incarna physiquement dans le Levant il y a 2 000 ans.

Autrement dit, on a démontré continuellement pendant des siècles que le personnage de Jésus-Christ, a été inventé et ne dépeint pas une vraie personne qui soit aurait été le fils de Dieu ou qui aurait ensuite été transformée en un surhomme par ses disciples enthousiastes.

Dans « La contrefaçon dans le christianisme », Joseph Wheless dit : « Les évangiles sont tous des contrefaçons sacerdotales rédigées plus d’un siècle après leurs prétendues dates. « 

Ceux qui ont inventé certains des évangiles et des épîtres « alternatifs » qui furent écrits approximativement pendant les deux premiers siècles C.E. ont même admis qu’ils avaient forgé les documents. La contrefaçon pendant les premiers siècles de l’existence de l’église était manifestement effrénée, si commune en fait qu’une nouvelle expression a été inventée pour la décrire : « Fraude pieuse. » Une telle tromperie est fréquemment admise dans L’Encyclopédie Catholique. Certains des « grands » pères de l’église, tel Eusebius, ont été reconnus par leurs propres pairs comme étant d’incroyables menteurs qui ont régulièrement écrit leurs propres fictions sur ce que « le seigneur » avait dit et fait pendant « son » séjour allégué sur la Terre.

Sources Bibliques

Il est frappant de constater que les documents chrétiens les plus anciens, les Épîtres attribuées à « Paul, » ne discutent jamais de l’historique de Jésus mais traitent exclusivement d’un être spirituel qui était connu à toutes les sectes gnostiques depuis des centaines et des milliers d’années. On peut montrer que les quelques références « historiques » à une vie réelle de Jésus citées dans l’Épître sont des interpolations et des contrefaçons, comme le sont, les épîtres eux-mêmes, qui n’auraient donc pas été écrits par Paul.

La littérature de Paul « ne se rapporte pas à Pilate ou aux Romains ou à Caïphe ou au Sanhédrin ou à Hérode ou à Judas ou aux femmes saintes ou à aucune personne dans le récit évangélique de la Passion et ne leur fait jamais aucune allusion; pour finir, elle ne mentionne absolument aucun des événements de la Passion, directement ou par allusion.

 » D’autres écrits « chrétiens » les plus anciens tels la Révélation ne mentionnent aucun détail ou drame historiques. Paul ne cite jamais les prétendus sermons, prêches, paraboles et prières de Jésus, et qu’il ne fait pas plus mention de sa naissance surnaturelle et de ses prétendus merveilles et miracles, en fait tout ce qui aurait semblé très important pour ses fidèles si de tels exploits et paroles avaient été connu antérieurement à Paul.

Si l’on s’intéresse maintenant aux Évangiles, qui furent écrits vers le milieu du IIe siècle C.E., leurs prétendus auteurs, les apôtres, donnent des récits de Jésus et de sa généalogie qui se contredisent entre elles à plusieurs endroits. Sa naissance et son enfance sont mentionnées chez Marc, et bien que « Matthieu » et « Luc » affirment qu’il est « né d’une vierge », on fait remonter sa lignée de Joseph à la maison de David, de façon à ce qu’il « réponde à la prophétie ».

Dans les trois Évangiles synoptiques, on indique qu’il a enseigné un an avant de mourir, alors que chez « Jean » on parle de trois années. « Matthieu » indique que Jésus a donné le « Sermon de la Montagne » devant « les foules », alors que « Luc » mentionne une conversation privée avec quelques disciples. Les récits de la Passion et de la Résurrection différent totalement les uns des autres, et aucun n’indique à quel âge il est mort.

Sources non-bibliques

En fait, il n’y a pas de référence non-biblique au personnage historique de Jésus par aucun des historiens connus de l’époque contemporaine et suivant la prétendue venue du messie.

Aucun écrivain de son temps ne l’a mentionné dans un écrit connu.

L’éminent historien juif helléniste et philosophe Philon (20 B.C.E.- 50 C.E.), vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. Les quelques quarante historiens qui se sont succédé dans les deux premiers siècles ne l’ont pas mentionné davantage.

 » Il reste suffisamment d’écrit de [ces] auteurs … pour former une bibliothèque. Et pourtant dans cette masse de littérature juive et païenne, excepté deux passages contrefaits dans les écrits d’un auteur Juif, plus deux passages controversés dans les œuvres d’écrivains romains, on ne trouve aucune mention de Jésus-Christ « . Leur silence constitue un témoignage assourdissant envers les historiens.

Les Personnages

Il est évident qu’il n’y avait pas un personnage unique sur laquelle la religion chrétienne s’est fondée, et que ce « Jésus-Christ » est une compilation de légendes, héros, dieux et hommes-dieux.

La place manque ici pour entrer dans le détail au sujet de chaque dieu qui a contribué à la formation du personnage de Jésus; qu’il suffise de dire qu’il y a d’abondance de documents pour prouver que ce sujet n’est pas une question de « foi » ou de « croyance « .

La vérité est que, à l’époque où ce personnage a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l’Europe à la Chine; ce réseau d’information a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d’appartenance ethnique différents.

Dans la réalité, le récit de la vie de Jésus constitue un parallèle presque identique avec l’histoire de Krishna, par exemple, y compris dans ses détails, comme signalé entre autres par le mythologue et érudit distingué Gérald Massey il y a plus de cent ans, aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a cent soixante ans, entre autres. Le conte de Krishna que l’on trouve dans les Védas hindous a été daté à au moins 1400 B.C.E. On peut dire la même chose du mythe d’Horus, qui est presque identique, dans ses détails, à l’histoire de Jésus, mais qui précède la version chrétienne de milliers d’années.

L’histoire de Jésus a incorporé des éléments de récits d’autres dieux enregistrés dans ce vaste territoire, comme par exemple ceux des sauveurs du monde et « fils de Dieu », dont la plupart précèdent le mythe chrétien, et dont un bon nombre furent crucifiés ou exécutés:

· Adad d’Assyrie
· Adonis, Apollon, Héraclès (« Hercule »), et Zeus en Grèce
· Alcides de Thèbes
. Attis de Phrygia
· Baal de Phénicie
· Bali d’Afghanistan
· Beddru du Japon
· Buddha en Inde
· Crite de Chaldée
· Deva Tat du Siam
· Hésus des druides celtes
· Horus, Osiris, et Sérapis d’Egypte, dont l’aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ
· Indra au Tibet
· Jao au Népal
· Krishna en Inde
· Mikado des Sintoos
· Mithra en Perse
· Odin des Scandinaves
· Prométhée au Caucase
· Quetzalcoatl au Mexique
· Salivahana aux Bermudes
· Tammuz de Syrie (qui fut, dans un mouvement typique de la fabrication des mythes, plus tard transformé en disciple Thomas)
· Thor en Gaule
· Monarque universel des Sibyles
· Wittoba des Bilingonèses
· Xamolxis de Thrace
· Zarathustra/Zoroastre en Perse
· Zoar des Bonzes

Horus d’Egypte

Les légendes relatives à Horus datent de milliers d’années (-2500 ??) :

.Horus est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte/crèche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
.Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
.Il a eu 12 disciples.
.Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us, d’entre les morts.
.Il marcha sur l’eau.
.Horus fut transfiguré sur la Montagne.
.Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
.Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot », etc.
.Il était « le Pêcheur » et était associé à l’Agneau, au Lion, au Poisson (« Ichthys »)
.L’épithète personnelle de Horus était « Iusa, » « le fils éternel » de « Ptah, » le « Père. »
.Horus s’appelait « le KRST, » ou « Oint, »

Mithra, le Dieu-Soleil de Perse

L’histoire de Mithra (avant -600/JC). D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et répandu des religions ‘païennes’ de l’époque.

.Mithra est né d’une vierge le 25 décembre.
.Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
.Il était appelé « le Bon Berger. »
.Il était considéré comme « la Voie, la Vérité et la Lumière. »
.Il était encore considéré comme « le Rédempteur, » « le Sauveur, » « le Messie. »
.Il était identifié à la fois au Lion et à l’Agneau.
.Son jour sacré était le dimanche, le « jour du Seigneur »
.Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
.Il avait 12 compagnons ou disciples.
.Il effectuait des miracles.
.Il a été enterré dans un tombeau.
.Après trois jours, il s’est relevé.
.Sa résurrection était célébrée chaque année.
.Sa religion comportait une eucharistie ou « dîner du Seigneur ».

Nazareth

Les évangélistes ayant trouvé dans la bible juive ou dans l’ancien testament (Juges XIII, 5-7 ; 1 Samuel I, 11 etc ), la définition du « Nazaréen », ils imaginèrent une ville qui n’existait pas. Et ils l’appelèrent Nazareth. C’est donc à Nazareth, suivant nos évangiles, que le mythique Jésus né à Bethléem, a vécu jusqu’à son baptême dans le Jourdain avant sa vie publique. Or Nazaréen signifie « consacré au Seigneur ».

Les croisés ne trouvèrent pas Nazareth en 1090 et ce sont les Chevaliers de la Croix qui, au XIIIe. siècle, fondèrent le village de Nazareth

Le 22 décembre 1993 le pape Jean Paul II reconnaît que le 25 décembre est une fête païenne. Il déclara : « Chez les païens de l’Antiquité, on célébrait l’anniversaire du soleil invincible, ce jour-là afin qu’il coïncide avec le solstice d’hiver. Il a semblé logique et naturel pour les chrétiens de remplacer cette fête par celle du seul Soleil véritable : Jésus-Christ « .

Précisons que pour l’évangile dit de Luc ( rédigé après l’an 150 comme les autres évangiles), Jésus est né sous Hérode, mais à l’époque du recensement de Quirinius ( Luc II, 2). Il s’avère que Quirinius n’était pas en Syrie du temps supposé de la « naissance » de Jésus. Il ne figure pas sur la liste des gouverneurs de la Syrie. C’était Quintilius Varus qui était proconsul d’Asie et gouverneur de la Syrie. A l’époque, il n’y a pas eu de recensement en Judée sur l’ordre du gouverneur de Syrie.

Le premier recensement en Judée a eu lieu en l’an 7 de notre ère, et encore était-ce un recensement des biens et non des populations. Jamais lors des recensements les gens n’ont été obligés de se rendre dans leur pays d’origine. Les recensements se sont toujours déroulés sur le lieu d’habitation.

La « vierge » Marie, Joseph et Jésus n’avaient pas besoin de se déplacer pour le recensement. Le récit de l’évangile dit de Luc ne tient pas. Cela prouve que les évangiles sont truffés d’erreurs historiques (autres exemples : L’affaire de Salomé et de saint Jean Baptiste… ).

Quelques dates

-1500 Les égyptiens Inventent le monothéisme: le baptême, la communion avec le pain et le vin, le sauveur (Kirios) qui ressuscite et transmet la vie éternelle aux hommes

-630 L’Ancien Testament est rédigé: une compilation et un mélange de nombreuses légendes anciennes: genèse, déluge, Abraham, Isaac, Moïse… pour ressouder le peuple

-350 Alexandre le Grand + Grecs = religions à mystères: les gouvernements comprirent vite l’intérêt d’un système qui visait à convaincre les masses populaires de supporter le poids de la dictature impérialiste en promettant aux classes sociales insatisfaites une récompense après la mort si seulement elles avaient supporté avec humilité et résignation les injustices sociales.

-160 Secte des Esséniens Messie, crucifixion, rédemption, venue du royaume, fin des temps proches, Saint-Esprit, miracles, nazaréens

-65 Le Maître de justice des Esséniens a 12 disciples, il est le Messie descend de Dieu, persécuté et torturé

-4 Mort d’Hérode le roi des juifs (censé régner à la naissance de JC, Matthieu 2-1)

+1 Naissance officielle de JC sous le règne d’Hérode et de Quirinius. (Date de naissance fixée par Denys le Petit en 532)

+6 Quirinius gouverneur, entre en fonction (censé gouverner à la naissance de JC, Luc 2-2)

+33 Mort officielle de JC et résurrection

+55 Lettres de Paul Thessaloniciens, Corinthiens, Philippins, Galates, Romains, Philippins : Un Christ cosmique et surnaturel. Paul n’a jamais entendu parler de Jésus de Nazareth (il parle d’un Jésus Christ mythique, éthéré). Comme d’ailleurs aucun des nombreux historiens contemporains.

+68 Manuscrits de Qumran Ou manuscrits de la Mer Morte qui ne citent pas Jésus de Nazareth

+95 Livre d’Apocalypse Qui ne cite pas Jésus de Nazareth

+165 Evangiles Début de rédaction : Matthieu, Marc, Jean, Luc

+312 Eusèbe de Césarée faussaire de génie, achève la rédaction définitive des évangiles, combat les hérétiques et maintient la population à 98% analphabète dans l’ignorance

+367 Athanase L’évêque d’Alexandrie dresse la liste des titres destinés à former le Nouveau Testament parmi les soixante-dix évangiles existants:

IVe Codex Vaticanus Jésus naît le jour de la naissance du Dieu Mithra le 25 décembre

VIe Rois mages Invention de Gaspard, Melchior et Balthazar. Jésus naît en l’an 1

1090 Les Croisés cherchent, en vain, le village de Nazareth

1231 L’inquisition est établie par le pape Grégoire IX

1234 L’étoile jaune pour les juifs récupérée des arabes pour les chrétiens

XIIIe Nazareth est fondé par les croisés

1520 Le pape Léon X déclare « On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches. »

1548 Le pape Paul III déclare « N’ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique de Jésus-Christ de la légende chrétienne j’étais dans l’obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus. »

ET plus…

L’empire romain qui garantissait la liberté des cultes a vu l’essor d’une civilisation florissante.

Les femmes romaines vivaient dans une liberté comparable aux femmes occidentales actuelles ce qui n’était pas si mal à l’époque.

L’avènement du christianisme, a plongé l’occident dans l’obscurantisme pendant des siècles et la condition de vie du peuple a reculé d’une manière spectaculaire.

Plus tard, en France, la Révolution et l’arrivée des sciences ont énormément diminué le pouvoir et l’influence des religions et la civilisation a profité d’un renouveau intellectuel et de l’amélioration des conditions de vie populaires.

Aujourd’hui, partout où la religion se développe; comme l’Islam au Moyen-Orient, en Indonésie et en Afrique, les guerres, le fondamentalisme et le terrorisme prolifèrent, le peuple replonge dans l’obscurantisme et la misère, et la femme sert d’esclave. Ainsi le développement de ces religions a toujours coïncidé, dans l’histoire, avec la détérioration des conditions de vie du peuple.

En 2000 ans d’existence, les religions en général et le christianisme en particulier ont démontré qu’ils n’ont pas su résoudre les problèmes de l’humanité, toutes les prédictions promises ont échoué, l’affairisme, le népotisme ont gangrené le système qui a toujours cautionné les régimes totalitaires comme le fascisme.

Ceux que la religion a permis de sauver de la mort sont bien peu face aux innombrables victimes de ces mêmes religions : Croisades, guerres de religion, inquisition.

Histoire et chronologie de la chrétienté Avant JC

Sur Terre, les terrains les plus anciens ne recèlent aucune trace de vie; la vie n’a donc pas toujours existé sur la Terre; elle est née de la matière. Plus le terrain est récent, plus le fossile est compliqué; la vie se transforme donc sans cesse du moment qu’elle a le temps pour énergie. Cette transformation est une complication dans le sens du temps et il n’y a aucune raison de penser que cette transformation, qu’on appelle évolution ait cessé.

3.85 milliards d’années avant JC

Les premiers signes de vie terrestre: des microfossiles dans les roches du Groenland.

2.1 milliards d’années avant JC

Apparition des premiers organismes vivants multicellulaires.

580 millions d’années avant JC

C’est l’âge des plus vieux fossiles d’organismes multicellulaires connus à ce jour. Ces fossiles de près de 2 m de long ont été retrouvés dans des cendres volcaniques à Terre-Neuve.

Environ -6 millions d’années

En Afrique, c’est l’époque où s’est faite la séparation entre les grands singes et les humains.

-7M: Sahelanthropus tchadensis (Tournai) -6M : Tugenensis, -5.5M: Ardipithecus ramidus kadabba, -4.5M: Ardipithecus ramidus ramidus, -4M: Australopithecus anamensis, -3.5M: Australopithecus baheng bazali, -3M: Australopithecus africanus, -2.5M: Australopithecus garhi, -2M: Homo habilis, -1.5M: Paranthropus robustus, -1M: Homo erectus, -0.5M: Homo neanderthalis, -0.16M Homo sapiens idaltu, 0: Homo sapiens.
Homo autralopithecus marche debout puis vient Homo habilis, le volume du cerveau augmente et l’Homo erectus apparaît. A partir de là, il va progressivement envahir la Terre entière. L’homme crée les premiers outils.

Vers 600 000 avant JC

Époque à partir de laquelle, on sait avec certitude que l’homme (Chou-kou-tien) sait domestiquer le feu.

Vers 30 000 avant JC

L’homme prend progressivement conscience de lui-même.

A la naissance du conscient correspond celle de l’inconscient : La partie du cerveau que l’homme utilise et ressent mais à laquelle il n’a pas un accès direct. Elle ne lui est pas accessible et pourtant elle est en lui, elle pèse en permanence dans sa vie, elle est là dans ses rêves, dans ses intuitions, dans ses souvenirs refoulés. Cette partie inconsciente de la raison, ajoutée à son ignorance du lendemain, de la nature et ses phénomènes, a rapidement créé chez l’humain un malaise diffus, un besoin que l’on pourrait peut-être appeler aujourd’hui « un mal existentiel ».

Qu’a-t-il fait ? Il s’est posé des questions sur l’au-delà et les puissances supérieures et il a essayé de les dessiner ou de les sculpter. Ainsi sont nées les premières religions… C’est l’époque des premières sépultures, des premières peintures et expressions artistiques. La plupart de ces dessins ont une vocation religieuse

Vers 8000 avant JC

La fin de l’époque glaciaire change complètement le climat et le paysage, la raréfaction de la faune oblige les chasseurs à s’installer sur les rivages des lacs et sur les littoraux, et à vivre de la pêche. C’est aussi l’époque de la domestication du mouton, puis du bouc, du porc et du chien.

Au Proche-Orient, c’est le début de l’agriculture néolithique. L’agriculture a fixé les nomades, elle est devenue autant religieuse qu’économique, ce sont les récurrences annuelles des phases de la vie laborieuse qui ont engendré les dates des fêtes religieuses. Création de la ville de Jéricho, sans doute la première (4000 ans avant la création de l’Univers, de la Terre et de l’homme selon les créationnistes).

Vers 6000 avant JC

Près de Jiroft, dans le Sud-est de l’Iran actuel se dresse des vestiges qui sont peut-être ceux du « pays d’Aratta » encore plus ancien que Sumer qui possède une écriture, la plus ancienne connue (partiellement déchiffrée), la légende de l’homme-scorpion, peut-être à l’origine de Gilgamesh et savait bâtir d’immenses bâtiments (400m de coté) en briques, des villes immenses (plus de 120 ha!). En 2005, les fouilles sont en cours…

Vers 4000 avant JC

Entre le Tigre et l’Euphrate, des hommes venus de l’Est fonde la civilisation de Sumer (Akkad). Les Sumériens perfectionnent l’écriture, les bateaux, l’art de bâtir en briques, la roue, l’école, la démocratie, la justice, la monnaie, les impôts et la médecine. Ils fondent des cités avec un prêtre-roi. Ce sont eux qui ont inventé le système sexagésimal de l’heure, la minute et la seconde.

tablette-sumerTablette du récit sumérien du déluge

Dimanche 23 octobre de l’an 4004 avant JC (à 21h)

Date de naissance de l’Univers d’après l’archevêque d’Irlande James Ussher et la Bible: En 7 jours, Dieu créé le temps, l’espace, les galaxies, les étoiles, le Soleil, la Terre, les plantes, les animaux, l’homme et la femme, l’enfer le ciel et le paradis. La Bible ne précise pas où se trouvait Dieu avant qu’il ne crée le ciel… La femme a été créée à partir d’une côte de l’homme. Encore aujourd’hui, beaucoup de gens sont persuadés que les hommes ont une côte en moins que les femmes…. En octobre 2002, le Vatican a reconnu, (entre autre) que Ève n’a jamais mangé de pomme.

3761 avant JC

Genèse du premier homme: Adam, d’après la Bible. La Bible est très claire à ce sujet.

3500 avant JC

Début de la période du « bronze ancien »: prémices d’une civilisation urbaine.

3100 avant JC

Naissance de la première dynastie de la civilisation égyptienne qui emprunte aux sumériens l’écriture (hiéroglyphes), les bateaux et l’art de bâtir en briques

Vers 3000 avant JC

Un cataclysme est relaté par de nombreuses civilisations du bassin méditerranéen. Se pourrait-il que ce soit l’ouverture brutale du détroit de la Mer Noire? Des civilisations disparaissent…

Le mythe du déluge naît chez les Sumériens, repris par les Babyloniens : Dieu prévient Utnapishtim et lui conseille de construire un bateau pour sauver un certain nombre d’animaux. Puis vient une pluie torrentielle pendant sept jours, puis le bateau débarque sur le mont Nishir. Utnapishtim lâche une colombe et, peu après, une hirondelle mais les oiseaux reviennent. Finalement il lâche un corbeau qui ne revient plus. Le Veda indien reprend le mythe, puis les Grecs et les chrétiens qui recopient cette légende dans la bible.

arche_sumerL’arche des sumériens

Vers 2800 avant JC

Les sumériens laissent quantités de pièces d’argile gravées en écriture cunéiforme.

La Bible a emprunté de nombreux passages aux sumériens comme le paradis terrestre décrit dans le poème « Enki et Ninhursag »où l’Eden hébraïque et le Dilmun sumérien ne font qu’un: mêmes fleuve, même endroit, même souffrance, même péché originel. Ce poème explique d’ailleurs le mystère de la côte d’Adam: c’est là où est le mal d’Enki, la côte vient du jeu de mot sumérien « ti » (« côte » ou « faire vivre »). Ce sont les sumériens qui ont écrit les premiers le mythe du déluge avec Ziusudra (le Noé sumérien), repris par les babyloniens.

gilgameshLe récit sumérien de Gilgamesh

Vers 2500 avant JC

Culte de Horus (KRST) en Égypte :

* Il est né de la vierge (Isis) le 25 décembre (Tybi) (la fin du solstice d’hiver) dans une grotte ou une crèche, sa naissance a été annoncée par une étoile à l’Est et attendue par trois hommes sages (Mintaka, Anilam, Alnitak).

zodiacZodiac circulaire du plafond du temple de Het-Hert (Hathor) connu comme le temple de Denderah à Qena en Egypte.

L’original est au musée du Louvre. L’hippopotame est au centre, symbole de la constellation de naissance de Heru (Horus) fils de Aset (Isis):

* Son père s’appelait Joseph (Seb, Geb, Deb, Qeb ou Keb), il était de lignée royale
* Il est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre
* Les Egyptiens adoraient Isis la vierge mère montrant l’effigie de son nouveau-né gisant dans une mangeoire ou une crèche
* Il a eu 12 disciples
* Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans par Jean le Baptiseur (Anup) dans le fleuve Eridanus (Jourdain)
* Il a eu 12 disciples.
* Il effectua des miracles et ressuscite la momie El-Azar-us (une allégorie du soleil) (‘El-Osiris ou El-Osirus’),, d’entre les morts. (ce qui donne Lazare en langue hébraique dans la bible)
* Il marcha sur l’eau et délivra un sermon sur la montagne
* Il fut transfiguré sur la Montagne
* Il a été crucifié entre deux brigands
* Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
* Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot ».
* Il était « le Pêcheur » et était associé à l’agneau, au Lion, au Poisson.
* Isis, déesse égyptienne de la Lune, vierge, est enveloppée dans un manteau bleu constellé d’étoiles et tient serré dans ses bras un enfant emmailloté. Horus a été baptisé par « Anup le baptiseur » qui engendrera « Jean le baptiste ».

Citons l’astronome arabe Abulmazar:« On voit, dit-il, dans le premier Décan du signe de la vierge, une jeune fille Kzam, c’est à dire vierge, chaste, pure, immaculée,…, assise sur un trône nourrissant et allaitant un jeune enfant que quelques uns nomment Jésus et que, en grec, nous appelons le Christ.

osirisLa résurrection d’Osiris

2500 avant JC

Presque 2000 ans avant la rédaction de l’Ancien Testament, naissance des légendes sumériennes recopiées à l’identique par les chrétiens dans la Bible:

– L’origine du mal dépend de la première femme qui, induite par un serpent à désobéir au dieu créateur, convainc son compagnon de manger le fruit de l’arbre interdit (légende recopiée telle que dans la Bible.

– La mort de Mardouk était célébrée entre le quinze et le vingt mars. Sa passion était racontée dans son évangile: capturé par ses ennemis, il était conduit sur une montagne et après avoir mis sur sa tête une couronne de feuille d’acanthe on lui faisait un procès qui se terminait par sa condamnation à mort. Ses ennemis, pour être sûr qu’il était vraiment mort, le perçaient avec une lance.

2371 avant JC

Celui qui deviendra le grand roi mésopotamien Sargon 1er qui fonda le royaume d’Akkad est retrouvé à sa naissance abandonné dans un panier flottant sur l’Euphrate et sera élevé par le jardinier Akkis puis sera l’échanson du roi Kis.

Cette histoire sera reprise dans l’Ancien Testament pour Moïse : C’est une légende comme les plaies Égypte, la mer qui s’ouvre et autres éléments tout à fait surnaturels… « Sargon d’Akkad : Abandonné par sa mère dans une corbeille de roseaux qui est confiée au fleuve, le nouveau-né est recueilli et adopté par un jardinier. La faveur de la déesse Ishtar fait plus de lui un échanson à la cour de Kish puis un prince.

sargonLe roi Sargon 1er

vers 2000 avant JC

D’après la Bible, Abraham reçoit de Dieu l’ordre de rejoindre le pays de Canaan avec les siens, puis de sacrifier son fils Isaac qui sera épargné et qui va fonder la nation d’Israël. L’archéologie prouve de façon indubitable qu’aucun mouvement de population ne s’est produit à cette époque malgré les efforts de nombreux biblistes et historiens. C’est une pieuse histoire inventée par les rédacteurs de la Bible pour souder la nation. Le premier mensonge d’une longue série dans l’Ancien et le Nouveau Testament. L’histoire des tablettes divines rapportées de la montagne a été empruntée au dieu babylonien Nemo, Les dix commandements au code babylonien d’Hammourabi, la naissance dans le panier au roi akkadien Sargon 1er. L’Esther du livre d’Esther vient de ldéesse égyptienne Ishtar.

vers 1550 avant JC

Rédaction du papyrus égyptien « Amen-em-ope »dans lequel les auteurs de l’Ancien Testament se sont inspirés ou ont recopié des passages entiers comme dans: Gen XVII.5, XLII.23, XIX.14, XXV.25, Deut, Juges, Samuel, Rois, Job, Psaumes, Prov, Eccl, Jérém,…

vers 1550 avant JC

Les égyptiens inventent le monothéisme:

Le Dieu Soleil est élu comme Dieu unique, il traverse les douze constellations du ciel, nombre qui deviendra symbolique. On invente le sacrement du baptême: en immergeant le disciple dans de l’eau, on le lave de ses fautes et on lui permet de ressusciter en une seconde vie. En mangeant les entrailles de l’ennemi tué et en buvant son sang, on assimile ses vertus.

Ces propriétés ont été étendues aux animaux qui ont été divinisés. Ensuite le sang a été recueilli dans des coupes passées aux fidèles puis remplacé par du vin rouge par les prêtres de la déesse Isis. Le prêtre effectuait la consécration en disant « Tu es vin mais tu n’es pas vin car tu es les entrailles d’Isis ». Puis il faisait passer le calice aux fidèles présents agenouillés.

Plus tard, les prêtres de Dionysos (Dieu de la fertilité symbolisé par un grain de blé) introduisirent le pain dans le sacrement eucharistique. Cette pratique de l’Eucharistie amena la question: « Comment une divinité peut transmettre à l’homme la vertu de la résurrection si elle-même ne la possède pas, puisqu’elle est éternelle et donc jamais morte?’ Cette grave question induit les théologiens à faire descendre les dieux sur Terre pour mourir, ressusciter et transmettre la vertu de la résurrection aux hommes qui pourront donc accéder à une vie éternelle dans un paradis après leur mort.

Les religions firent donc descendre leurs dieux du ciel vers la Terre: le « Sôtêr » c’est-à-dire le sauveur. Celui-ci était à chaque fois tué par les hommes après avoir subi une Passion. Trois jours après sa mort, il descendait aux enfers pour montrer qu’il était le maître de la mort puis il ressuscitait pour retourner dans le monde des dieux. Chaque secte établit un évangile qui racontait la vie et les sermons du sauveur.

La mort de Mardouk, dieu suméro-babylonien, était célébrée entre le 15 et le 20 mars. Idem pour Adonis, Ishtar, Sérapis, Cybèle, Démeter, Mithra, Ahura Mazda… On donna à ces dieux sauveurs le titre de Kirios (seigneur).

Les gouvernements comprirent vite l’intérêt d’un tel système qui visait à convaincre les masses populaires de supporter le poids de la dictature impérialiste en promettant aux classes sociales insatisfaites une récompense après la mort si seulement elles avaient supporté avec humilité et résignation les injustices sociales. Le système se diffuse rapidement en Iran, en Perse, en Syrie, dans tout le Moyen Orient et surtout en Grèce où il est encouragé par Alexandre le Grand.

1440 avant JC

C’est la date à laquelle on situe « l’Exode »: Le récit de la sortie d’Égypte des hébreux conduits par Moïse.

exode

A l’époque, les frontières égyptiennes étaient étroitement contrôlées, l’Égypte était au faîte de son pouvoir. Pourtant nulle trace écrite des 600 000 familles (les 2/3 de la population de l’Égypte de l’époque) qui les auraient traversées !

Le papyrus Anastasi V rapporte que deux esclaves qui s’étaient enfuis furent recherchés. Et les égyptiens, dont l’administration notait tout, n’auraient pas enregistré la fuite de plus de un million de personnes! Ces 600 000 familles auraient effectué un interminable périple dans le Sinaï pendant quarante ans sans laisser la moindre trace! Pas le moindre tesson de poterie, pas la moindre sépulture! Ce n’est pourtant pas faute de les avoir cherchés: tous les coins et recoins ont été fouillés.

De plus, selon la tradition biblique, il se serait écoulé 480 ans entre la sortie de Misraïm et la construction du Temple de Shelomo (Salomon) (cf. 1 R 6,1), ce qui situe l’Exode entre 1450 et 1430. Mais la plupart des historiens identifient le roi d’Egypte (le pharaon comme l’appelle la bible) qui asservit les Hébreux avec Ramsès II (1301-1234)!

La Bible affirme que Pharaon et tous les siens ont périt en mer: aucun pharaon n’a jamais périt en mer!

Enfin, le royaume d’Edom que Moïse et les siens auraient contourné n’existait tout simplement pas (encore) à cette époque! En fait l’archéologie a prouvé que le récit de l’Exode a été écrit vers -630 et a été complètement inventé.

Yaïr Zakovitch, spécialiste de littérature biblique à l’université hébraïque de Jérusalem explique: « Même la sortie Égypte, sous la conduite de Moïse, ne doit plus être envisagée sous l’angle historique, mais comme une fiction littéraire constitutive d’une idéologie politique et religieuse… » .

En octobre 2002, le Vatican a reconnu, (entre autre) que les dix commandements n’ont jamais été dictés par Dieu à Moïse.

Les efforts désespérés de nombreux écrivains ou historiens chrétiens comme G. Messadié pour tenter de donner une réalité historique à l’Exode sont pathétiques.

vers 1400 avant JC

Culte de Krishna ou Christna, huitième incarnation de Visnu : (Krishnaïsme) des Védas hindous qui donnera son nom à Jésus-Christ (Jezeus Krishna):

* Son épithète personnelle était, » « le fils éternel », » le « Père »., « KRST », « Krishna », « Christna »
* Sa naissance était attendue par des sages, des hommes sages et des bergers
* Il est né de la vierge Dévaki le 25 décembre
* Son père était charpentier
* Sa naissance a été annoncée par une étoile
* Il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe
* Il s’appelle dieu des bergers
* Il fut persécuté par un tyran (Kamsa) qui ordonna le meurtre de milliers d’enfants en bas âge.
* Il était de naissance royale
* Il fut baptisé dans un fleuve (le Gange).
* Il effectua miracles et merveilles.
* Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles.
* Il utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour.
* Il fut transfiguré devant ses disciples (L’un s’appelait Arjuna: Jean)
* Dans certaines traditions, il fut crucifié entre deux voleurs (cloué d’un coup de flèche sur un arbre, cloué sur une croix et une couronne d’épines sur la tête chez les siamois) et le ciel s’obscurcit à sa mort
* Il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel
* Il est appelé « le Dieu-Berger » et le « Seigneur des Seigneurs », et était considéré comme « le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel ».
* Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même « la résurrection » et « la voie vers le Père ». * Ses disciples lui donnèrent le nom de « Jezeus » qui signifie « pure essence »

XIVe siècle avant JC

Culte de Yahoo qui deviendra Yahvé.

1230 à 1220 avant JC

Conquête de Canaan d’après la Bible.

A cette époque, le pays de Canaan était une province égyptienne. Pourtant nulle trace d’égyptiens dans le récit biblique. Les forteresses décrites par Josué n’existaient pas encore! Aucune trace de batailles dans les (nombreuses) archives égyptiennes de l’époque. Quant à la ville de Jéricho, dont les murailles d’enceinte se seraient écroulées au son des trompettes de guerre, elle n’était pas encore fortifiée!

1200 avant JC

Les Philistins s’établissent le long de la plaine littorale de Canaan. Pourtant, dans la Bible, 1000 ans plus tôt, Isaac est censé rencontrer Abimelek, roi des Philistins (Gn 26,10). C’est à peu près la même chose pour les Araméens censés intervenir, dans la Bible, dans l’histoire du mariage de Jacob avec Léa et Rachel.

1200 avant JC

Naissance officielle de Xaka ou Xékia ‘une variante du Bouddha, adoré au Japon d’une mère vierge. A l’âge de trente ans, il commence à éclairer les hommes: un seul dieu en trois personnes.

1000 avant JC

-1005 à -970: règne du roi David.

-970 à -931: règne du roi Salomon.

Jusque dans les années 1980, la monarchie unifiée de David et Salomon ainsi que sa rupture brutale étaient considérés comme des faits historiques avérés. Pourtant l’existence de ces deux rois légendaires cités dans la Bible n’est pas certaine.

L’archéologie a récemment montré que leurs règnes étaient très différents de l’histoire contée dans l’Ancien Testament. Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à cette époque qui était un modeste village. Quant aux édifices monumentaux attribués jadis à Salomon, les rapporter à d’autres rois parait aujourd’hui beaucoup plus raisonnable.

S’il n’y a pas eu de patriarches, ni d’Exode, ni de conquête de Canaan, ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon, nous devons en conclure que l’Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, et les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n’a jamais existé.

900 avant JC

Le dromadaire commence progressivement à être domestiqué et utilisé comme bête de somme. Ce qui prouve que les innombrables histoires de chameaux ou de dromadaires citées dans la bible comme le récit des patriarches (1Samuel 15:3)… censé se passer vers -1500 ou -2000 n’ont pas existé et ne sont que le produit de l’imagination des auteurs qui les ont écrites beaucoup plus tard…

640 à 609 avant JC

Émergence du royaume de Juda (royaume israélite du sud) sous le roi Josias. C’est la naissance de l’Ancien Testament de la Bible: les textes bibliques sont élaborés et deviennent l’instrument d’une religion nouvelle: un seul peuple (juif), un seul roi, un seul Dieu. La Bible décrit un Dieu vindicatif, impitoyable et assoiffé de sang qui fait erreurs sur erreurs et qui passe son temps à tout recommencer.

Lors des travaux du temple, on trouve opportunément des textes censés être très anciens qui seront le fondement de l’Ancien Testament (en fait ces textes venaient d’être rédigés ce qui explique les incongruités citées précédemment). Un appel puissant à l’unité du peuple juif pour faire face aux menaces des empires voisins. Ce sont des récits qui ont été cousus ensemble à partir des souvenirs, des débris d’anciennes coutumes, de légendes sur la naissance des différents peuples de la région et de préoccupations suscitées par les conflits contemporains.

La légende Moïse est créée mais l’histoire d’Abraham sera ajoutée plus tard pour donner un « véritable père » au peuple d’Israël. Ainsi, les recherches archéologiques récentes montrent que les textes de la Bible comme la grande saga des patriarches, d’Abraham, Isaac aux fils de Jacob, la conquête de Canaan, n’ont aucun fondement historique.

L’histoire de la naissance de Moïse a été directement recopiée de la légende du roi Mésopotamien Sargon 1er d’akkad. Les auteurs de l’Ancien Testament se sont fait prendre, là, « les doigts dans la confiture »: ils ont recopié la légende du roi Sargon en détail en précisant que le berceau était calfaté par du bitume pour le rendre étanche. Le bitume (pétrole brut) est un matériau très courant en Mésopotamie dans le pays du roi Sargon. Il est totalement inconnu en Egypte: un bel exemple de plagiat. Sans parler des crocodiles qui pullulaient dans le Nil et qui n’aurait fait qu’une bouchée du supposé nouveau-né…

Le récit de la sortie Égypte est tout aussi fictif. Compte tenu du rapport des forces à l’époque présumée de l’événement (XIIIe avant JC), il est impossible d’imaginer la fuite d’Égypte de 600 000 familles d’esclaves hébreux qui auraient franchi des frontières alors puissamment gardées.

A cette époque, l’état hébreux n’existait pas encore. Toutes les recherches archéologiques le prouvent. Des sites bibliques aussi célèbres que Beersheba et Edom n’existaient pas à l’époque de l’Exode. Les murailles de la forteresse de Jéricho n’ont pas été abattues par les trompettes de Josué qui n’ont jamais existé; Jéricho dont les murailles se sont lentement érodées au fil des siècles.

Bref, toute la religion du peuple juif, des chrétiens et même de l’Islam (à travers Isaac) est construite sur de pieux mensonges. L’affirmer est tabou, les chrétiens mais surtout les juifs orthodoxes luttent contre la réalité historique. Mais celle-ci finit par lentement s’imposer sous l’impulsion des archéologues. Doucement mais sûrement.

VIie siècle avant JC

Zarathoustra ou Zoroastre, réformateur de la religion de Ahura-Mazda vit en Iran.

Un seul dieu, le bien et le mal: c’est le premier monothéisme éthique et universel: enfer et paradis. Il aura une influence majeure sur le judaïsme et les chrétiens. Zoroastre prédit à ses disciples que dans les derniers temps, « une vierge deviendrait enceinte et qu’il paraîtrait alors au ciel une étoile brillante dont le milieu représenterait une vierge ».

zoroastreZoroastre

600 avant JC

Le culte de Mithra, Dieu-Soleil de Perse bat son plein en Perse.

Les prêtres célébraient l’office par le pain et le vin « Celui qui avale ma chair et avale mon sang demeure en moi et je demeure en lui (Zarduhst) ». Le prêtre de Mithra plaçait du miel sur la langue de l’adepte. Son culte comprend un repas et un baptême.

* Il est né d’une vierge le 25 décembre (natalis solis invicti) dans une grotte.
* Sa naissance était attendue par des sages, des hommes sages et des bergers (qui lui apportèrent des agneaux et une part des récoltes)
* Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
* Il était appelé « le Bon Berger. »
* Il était considéré comme « la Voie, la Vérité et la Lumière. »
* Il était encore considéré comme « le Rédempteur, » « le Sauveur, » « le Messie. »
* Il était identifié à la fois au Lion et à l’Agneau.
* Son jour sacré était le dimanche, le « jour du Seigneur »
* Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
* Il avait 12 compagnons ou disciples.
* Il effectuait des miracles.
* Il a été enterré dans un tombeau.
* Après trois jours, il s’est relevé.
* Sa résurrection était célébrée chaque année.
* Sa religion comportait une eucharistie, ou « dîner du Seigneur » le prêtre célébrait l’office par le pain et le vin qui était pris en communion: le mage déclare: « Celui qui avale ma chair et absorbe mon sang demeure en moi et je demeure en lui »

Les paroles de la Cène sont empruntées à celle des sectateurs de Mithra.

VIe siècle avant JC

Naissance de Siddharta Gôtama Bouddha à Kapilavastu dans le Nord de l’Inde, fils d’aristocrate militaire.

Une enfance de riche, il se marie et a un fils. Puis la crise : à 29 ans, il quitte sa demeure, sa femme, son fils, sa fortune et ses riches habits pour s’en aller vers la méditation vêtu comme un mendiant. Il se perd en méditation, jeune et macération pour aiguiser ses facultés intellectuelles.

Enfin, le mystère du Nirvâna se découvre à lui : Il est devenu un Bouddha. Il commence alors ses prédications et rassemble des disciples. Pendant cinquante années, il répandra la bonne parole de la délivrance avec un immense succès. Bouddha est invité par un prêcheur et sa femme qui a fait quelques gâteaux.

Le prêcheur lui fait remarquer que ce sera insuffisant pour nourrir les 500 moines qui les accompagnent. Ils mettent les gâteaux dans un bol et le bol fournit des gâteaux sans fin, assez pour nourrir tout le monde et il en reste encore. Alors, il jettent le bol dans le Jetavana. De même les disciples de Bouddha, ne trouvant pas de bateau pour traverser une rivière, sont entrés en transe méditative et ont marché sur les eaux. Bouddha a été crucifié, il a souffert 3 jours en enfer et il a ressuscité.

Son oncle Christna, roi du pays, massacra tous les enfants mâles de son âge à sa naissance. Il meurt à quatre vingt ans. Ses prédications seront les piliers fondateur du bouddhisme qui connaîtra et connaît toujours un vaste succès à travers le monde.

Dans la biographie légendaire de Bouddha (Lalita Vistara) il est né de sa mère: la reine Maya, restée vierge.

* Il est né d’une vierge
* Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
* Il était considéré comme « la Voie, la Vérité et la Lumière. »
* Il était encore considéré comme « le Rédempteur, » « le Sauveur, » « le Messie. »
* Il avait 12 compagnons ou disciples.
* Il effectuait des miracles.
* Il a été crucifié.
* Après trois jours, il s’est relevé.
* Sa résurrection était célébrée chaque année.
* Sa religion comportait une eucharistie ou « dîner du Seigneur ».

586 avant JC

Nabuchodonosor, roi de Babylone assiège et saccage Jérusalem : Exil de l’élite en Mésopotamie. Puis retour un an plus tard et naissance du judaïsme.

384 avant JC

Naissance d’Aristote en Grèce, fondateur de la logique, il sera le précepteur d’Alexandre.

Le système aristotélicien deviendra, au Moyen-âge, l’armature de toutes les scolastiques chrétiennes et musulmanes et figera le progrès de la pensée.

356 à 323 avant JC

Règne d’Alexandre le Grand : De la conquête macédonienne de l’Orient naîtra un vaste courant de religions à mystères né du brassage culturel. L’empire va jusqu’en Inde. L’unification et l’hellénisation de l’Orient y ont permis les progrès et le succès rapide du christianisme et des religions à mystère.

vers 250 avant JC

C’est la date de début de la rédaction des évangiles, bien avant la venue de Jésus Christ: Rédaction du livre d’Enoch (de l’égyptien Sut-Anush).

Ces histoires d’anges descendus sur Terre pour ensemencer les femmes ont toujours gêné l’Eglise. Il a donc été écarté du canon en 364 et l’Eglise a méticuleusement détruit tous les exemplaires. Mais en 1773, une version a été récupérée en Ethiopie puis d’autres versions complètes.

Etant donné que le livre d’Enoch contient une bonne partie des évangiles, l’Eglise a d’abord été obligée d’admettre que la date officielle de sa rédaction datait d’avant 300 ans APRES JC. Pourtant, en 1960, le « Livre d’Enoch » a été retrouvé dans les manuscrits de Qumran et a pu être daté sans ambiguïté d’environ 300 ans AVANT JC ce qui prouve d’ailleurs que l’histoire officielle de JC n’est qu’un mythe. Depuis, l’Eglise évite d’aborder le sujet…

Le livre d’Enoch parle du « Christ », « Messie », « c’est mon fils: l’élu », le « fils de l’homme »: Enoch: un messie avant l’heure. Certains passages du livre d’Enoch ont même permis de corriger des « erreurs » (volontaires) de traduction du Nouveau Testament comme Luc 9.35.

enochFragments du livre d’Enoch dans les manuscrits de Qumran

200 avant JC

Rédaction du livre de l’Ecclésiaste prétendument écrit sous Salomon en -970.

IIe siècle avant JC

« Natale » qui donnera « Noël » en français est le nom latin de la fête du solstice d’hiver: le 25 décembre le soleil semble reprendre vie quand les jours s’allongent à nouveau. Plus tard, les chrétiens feront naître JC à cette date pour court-circuiter la fête païenne.

IIe siècle avant JC

Fondation de la secte des Esséniens (résultat de l’éclatement de la congrégation des Assidéens), prés de la Mer Morte, qui considèrent que leur foi est la seule vraie. Ils mentionnent la crucifixion, les « pauvres en esprit », ils attendent la venue d’un Messie, la Rédemption et la survenue du « Royaume » : La fin des temps est proche où viendra un monde parfait.

Ils se désignent « fils de lumière », croient au « Saint-Esprit ». Les Évangiles ont beaucoup emprunté aux écrits des Esséniens : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ». ‘ »Il sera le Fils de Dieu et Fils du Très-Haut on l’appellera. Son royaume est un royaume éternel ».

De même les Béatitudes : « Heureux l’homme qui a atteint la sagesse / qui marche dans la loi du Très-Haut / Heureux celui qui dit la vérité avec un cœur pur et ne calomnie pas avec sa langue… »

Pour les sectateurs, le mauvais penchant, la prédisposition au péché existent en chaque homme : C’est la « chair »

Lors de la persécution du roi grec Antiochus Epiphane est né le concept de la mort rédemptrice de Jésus.

Le mot hébreu « Neser » (branche, rejeton) donne « nazîr » (« Saint consacré à Dieu ») puis « naziraios » en grec qui donnera « nazoreén » puis « nazaréen » d’où Jésus le Nazaréen qui engendrera le mythe du village de Nazareth, en réalité fondé par les croisés au XIIIe siècle. Les Esséniens citent la résurrection.

164 avant JC

Rédaction du « Livre de Daniel » : cette littérature apocalyptique a trouvé un écho considérable dans les populations et a engendré des prophètes et des messies qui entraînent les foules derrière eux comme : Judas le galiléen, Simon, Anthrogès, Thaddée et bien d’autres.

150 avant JC

Rédaction du rouleau 4Q525 (un exemple parmi d’autres chez les Qumraniens/Esséniens) qui présente des ressemblances frappantes avec l’évangile de Matthieu qui relate l’histoire de Jésus christ qui n’est pas encore né!

« Heureux l’homme qui a atteint la sagesse – qui marche dans la loi du très haut – Heureux celui qui dit la vérité avec un cœur pur – et ne calomnie pas avec sa langue… Heureux ceux qui la cherchent [la sagesse] avec des mains pures – et qui ne la recherchent pas avec un cœur fourbe… » manuscrit 4Q525 recopié presque à l’identique dans Matthieu 5, 3-12.

A noter que les manuscrits de Qumran qui datent grosso modo de -200 à +63 /JC et qui ont été découverts à 4 ou 5 km de l’endroit supposé du baptême du Christ, ne citent jamais Jésus, le Christ ou Nazareth…

A long terme, les manuscrits de Qumran qui montrent que l’histoire de Jésus est le résultat d’une évolution continue midrashique et pourraient bien porter un coup sévère à la chrétienté.

126 avant JC

Naissance officielle de La une variante du Bouddha, adoré au Tibet. Deuxième personne de la trinité, (entre Lama Konioc et Choconioc)après avoir été percé de clous et étendu sur une croix, il a répandu son sang pour le genre humain. Il officie avec du pain et du vin dont il se sert et distribue le reste aux Lamas présents.

Vers 100 avant JC

Les nazoréens travaillent sur la Bible Hébraïque et arrivent à en extraire un midrash chrétien.

Leur production de textes est copieuse et circule partout. Ils sont les chrétiens primitifs (hors christianisme ). Ces écrits seront les fondations lors de la rédaction des évangiles.

100 avant JC

La rédaction des livres de l’Ancien Testament (et de la Thora) est achevée. Par les Esséniens ?

Ier siècle avant JC

Bifurcation : Des Esséniens migrent vers le quasi-christianisme.

« Je sais que nul homme n’est justifié sans Toi », « Seul par ta bonté l’homme sera justifié » deviendront, plus tard, chez Paul le Christ et la grâce de Dieu. La foi de Jésus se transformera en foi en Jésus. A Qumran, un repas était pris en commun au cours duquel un prêtre bénissait le pain et le vin.

72 avant JC

Le Messie prévu et attendu par les Esséniens de Qumran n’arrive pas…

65 avant JC

Le Maître de justice de la secte des Esséniens a douze disciples, il passe pour le Messie descendant de David, est persécuté, torturé et exécuté comme martyr de la foi et devait ressusciter. Il fonda une Église dont les fidèles attendent son retour.

Ier siècle avant JC

Aux environs de Bethléem, des païens faisaient naître Tammuz (Tammouz ou Adonis ou Dumu-zi chez les Sumériens), dieu des céréales, dans une grotte. (Hermés, Dyonisos, Mithra, Zeus sont nés aussi dans une grotte)

44 avant JC

Hérode s’empare du trône de Jérusalem, en -37, il est confirmé par Rome.

25 avant JC

Naissance de Philon D’Alexandrie (-20 à 65)

Il fut un homme docte qui s’occupa spécialement de religion et de philosophie. Il s’efforça d’unir le judaïsme et l’hellénisme. Ainsi il constitua une doctrine platonicienne du « Verbe » ou « Logos », qui a beaucoup d’affinité avec celle de l’évangile dit de Jean. Il a écrit cinquante volumes où il cite tous les événements, tous les grands personnages de son temps et de son pays, sans même oublier Pilate. Il connaît et décrit avec force détails la secte des Esséniens, qui vivait aux environs de Jérusalem et sur les rives du Jourdain.

Philon n’a jamais rien écrit sur Jésus Christ dans aucun de ses ouvrages…

Ni d’ailleurs aucun des contemporains : Valerius Maximus (-14 à 37), Pline L’Ancien (23 à 79), Silius Italicus (25 à 100), Perse (34 à 62), Lucain (39 à 65), Dion Chrysostome (40 à 120), Stace (40 à 95), Martial (40 à 104), Sénèque (-4 à 65), Juvénal (65 à 128), Tacite (55 à 120), Pline le Jeune (61 à 114), Suétone (70 à 140), Valerius Flaccus (70 à 100), Plutarque de Chéronée (45 à 125), Pétrone (mort en 65), Quintilien (30 à 96), Apulée (125 à 180), Don Cassius, Pausanias, Juste de Tibériade etc. .. et même les manuscrits de la Mer Morte (-365 à 68)… Le seul historien de l’époque à avoir écrit sur Jésus de Nazareth (Flavius Josèphe) n’en consacre que dix lignes sur 30 volumes qui s’avéreront être un faux grossier.

Les historiens ont démontré que le pseudo témoignage de Tacite était une interpolation. Suétone parle d’un Crestos qui signifie « oint » et non pas Christos et l’action se passe à Rome en 50, 17 ans après la mort supposée de JC.

4 avant JC

D’après les écrits de Qumran, le messie Ménahem, rejeté par les pharisiens, est rejeté et mis à mort par les romains puis aurait été considéré comme ressuscité par ses disciples. Cette histoire inspirera, plus d’un siècle plus tard, les auteurs du Nouveau Testament.

4 avant JC

Mort du roi des juifs Hérode le Grand. (Censé régner à la naissance de JC selon Matthieu 2-1).

L’incompatibilité des dates, dans la Bible, entre la mort d’Hérode et la nomination de Quirinius est due à la méconnaissance de l’histoire de la part des moines qui ont écrit les évangiles plusieurs siècles plus tard.

Reproduction autorisée avec, SVP la mention de l’adresse du site: http://sites.google.com/site/legrosmensongedelabible

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source et le site: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2016/ Elishean mag



Print Friendly, PDF & Email
Articles similaires

Suivez nous sur les réseaux sociaux

Votre aide est importante…

MilenaVous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don sécurisé sur PayPal.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

Recherchez sur le réseau

Articles Phares