Âme et Conscience Franck Hatem

Pourquoi la conscience est éternelle, et pourquoi « Être » nous pose problème

J’Y VAIS, DONC JE N’Y VAIS PAS

par Frank HATEM

Dans la pratique spirituelle, on a parfois des difficultés à imaginer que le but est la cause, d’une part, que par conséquent la source n’est pas un être défini et effectif mais une nécessité dont nous sommes le moyen.

Le besoin d’avoir un père procède de la peur de la solitude, et on découvrira que la peur de la solitude est une manipulation du mental pour échapper à la Vérité.

En effet, seul l’infini est seul.

Tout ce qui est fini est entouré d’un tas de choses, mais l’Absolu, lui, il n’y en a qu’un.

Si on a peur de l’infini, c’est-à-dire de la solitude, c’est simplement qu’on refuse son but, ALORS QU’ON SAIT QUE LE BUT EST INFINI. Cela se démontre. Ce n’est peut-être pas le lieu ici tout de suite, mais on peut voir cela une autre fois.

Le but est la source.

Il n’y a pas de source hier, dans le passé, ou dans les apparences. Il n’y a de source que dans la nécessité. C’est la nécessité qui donne l’énergie, c’est le BUT qui nous anime, et si on ne comprend pas cela on ne comprend jamais pourquoi la vie est une perpétuelle recherche de l’autre, de l’infini, d’un état idéal. Sans cette quête éternelle, il n’y aurait pas d’évolution. Nous sommes l’évolution car nous sommes un but, et non un état.

C’est d’ailleurs ce que l’ego déteste, ne pas être quelque chose mais être un mouvement, un changement permanent, et c’est pourquoi l’ego tente toujours de nous « figer » dans une image de nous-même. De plus, qui dit « ego » dit limites, et justement, l’infini, qui est notre but, n’a pas de limites. L’ego déteste cela.

L’ego craint comme sa propre mort tout changement.

Alors que nous prétendons tous aller vers quelque chose, avoir envie d’unité, de réalisation, de divin.

En fait la partie inconsciente de nous-même cherche cela, c’est cela que nous sommes, c’est ce qui nous anime, mais notre partie consciente, l’ego, le refuse absolument. Tout en sachant qu’il se trompe et en ne cessant de rechercher « autre chose » de plus « grand », de plus universel.

Notre partie consciente, donc, répugne à nous définir comme un but.

Elle préfère nous définir comme « quelque chose », « quelqu’un », avec des caractéristiques psychologiques, des « mémoires ». Et pour justifier cela, évidemment, il faut se définir comme un passé, s’en remettre au passé pour se définir. Je suis donc convaincu que ma source est passée.

Il n’en est rien. Mais le comprendre ne peut se faire sans un effroyable sentiment de solitude. Puisque je suis une fuite à l’infini jamais définie, jamais raccrochée à une réalité passée ou matérielle. Seul mon but me définit.

Au niveau individuel, seule mon INTENTION DU MOMENT me définit.

Une intention, selon sa qualité, c’est un « niveau de conscience », « qualité d’amour », un « niveau vibratoire ». Je suis cela. Et certainement pas un état passé et défini, avec des caractéristiques personnelles, des souvenirs, une origine etc. C’est dans l’instant présent que je me définis donc, en fonction de mon adhésion au Grand But, et non en fonction de mes habitudes. Mais on parlera de l’instant présent une autre fois.

L’ego est donc une grande peur par nature. Peur de ce que nous sommes vraiment : un objectif et non un objet.

Mais c’est loin d’être sa seule peur.

Sa peur devient insupportable lorsqu’il comprend qu’en plus, ce But qui le définit, est inaccessible ! Alors voilà notre ego qui perd tout repère, qui ne peut même plus s’accrocher à un espoir. Tant mieux, c’est comme cela qu’il guérit.

D’autre part, donc, non content de disparaître à ses propres yeux en tant que petit enfant bien défini issu de papa-maman bien passés, voilà que notre ego s’aperçoit que son Père devenu futur n’existe pas davantage ! Quelle horreur ! Que cet idéal absolu est en fait inaccessible. Beaucoup paniquent à cette idée, ou se démobilisent, alors que c’est l’évidence et que cela ne présente que des avantages spirituels.

Pourtant comment peut-on penser une seconde qu’on puisse atteindre l’infini ? Avez-vous déjà vu un nombre infini ? Ou un être infini ? Cela voudrait dire qu’il n’a aucune caractéristique, puisque tout caractéristique est une finitude.

Donc je ne suis rien. Ni avant, ni après. Il ne reste que maintenant. Youpi. Pas youpi ? Si si, youpi, car enfin vous allez vous sentir libre.

L’Hyperscience est évidemment seule à pouvoir en expliquer le processus correctement. Pour se faire à cette idée, il faut avoir compris la cause de toute chose : la nécessité de l’infini : il y a forcément un TOUT, qu’on appelle ce Tout « Dieu » ou le « Néant », ou « l’Esprit » ou « l’univers », peu importe il faut un Tout.

Où commence-t-il, où s’arrête-t-il ? Evidemment partout et nulle part. Il n’y a pas de limite à l’infini. S’il est « quelque chose », évidemment il est fini. Donc il n’est pas tout, il y a « autre chose » pour le délimiter. Pas pratique. S’il est Tout, il n’est donc rien. Vous avez compris ?

Vous voilà plongé(e) en pleine Métaphysique, et vous vous rendez compte à quel point seule la Métaphysique peut répondre aux questions spirituelles. Et par suite résoudre les problèmes psychologiques.

Les problèmes psychologiques ne sont que des réactions réitérées aux obstacles qu’on se place sur la route du but. Par peur de ce but évidemment.

Vous doutiez que vous étiez le créateur des obstacles ? Mais qui d’autre peut donc les créer ? Le simple fait d’avoir compris le But suffit à résoudre ces problèmes :

SI LE BUT POUVAIT ETRE ATTEINT, CE NE SERAIT PAS UN BUT.

Il y a longtemps qu’on y serait. S’il y a but, c’est nécessairement que nous le refusons, sinon nous y serions. Il n’y aurait pas d’obstacles. Or nous créons perpétuellement des obstacles à « Dieu ». Et la « matière » manifeste la permanence de ces « obstacles ».

Puisque le but, bien qu’absolument nécessaire, est rigoureusement impossible, alors il y a nécessairement matière, univers, « autrui », et autres obstacles à surmonter ou contourner pour progresser vers ce but sans jamais l’atteindre.

Sans eux, on y serait déjà. Or c’est impossible. Donc nous sommes des générateurs de problèmes. Une fois qu’on l’a compris, on n’en fait plus trop cas.

Pas de quoi désespérer, donc, du fait qu’il y ait des obstacles, ni du fait que le but est inaccessible. C’est la même chose. Au contraire, ce qu’on veut c’est aimer, et aimer de plus en plus. Pas être le néant.

Si on atteignait l’infini, il n’y aurait plus rien, car pour qu’il y ait conscience, il faut être limité, de sorte que l' »autre » soit « extérieur ».

Sinon pas d’amour. On voit mal ce que pourrait être l’amour sans la conscience, donc sans l’existence de l’autre, donc sans l’impossibilité du but qui justement crée l’autre comme étape intermédiaire.

Je pense que cela est suffisant pour se rassurer. L’ego n’a en fait aucune peur à avoir puisque le néant est impossible à la conscience. Et il y a toujours un ego, une incarnation, c’est-à-dire des limites. Quelles qu’elles soient. Si certaines disparaissent, d’autres les remplacent. Alors pourquoi craindre d’aller éternellement vers l’infini ? C’est l’inverse qui devrait faire peur : la possibilité d’atteindre le but, car s’il est atteint, il n’y a alors plus rien puisqu’il n’y a plus but créateur !

Aviez-vous remarqué qu’avoir un but, c’est en baver ? Evidemment, et c’est très bien comme cela. Et l’atteindre ? C’est se trouver derrière un autre but plus grand, caché par le premier. Et cela à l’infini. C’est ainsi, c’est parfait.

SEUL LE BUT EST CREATEUR. C’est cela « Dieu le Père ».

Le But est le créateur car il est la source d’énergie pour l’atteindre, et SON IMPOSSIBILITE engendre la matière apparente du fait qu’elle figure la « non-infinité ».

C’est tellement simple. Pourquoi continuer de se poser des questions ?

Extrait du livre de Frank Hatem : « de l’Emotion à l’Illumination », Editions Ganymède remis par l’auteur lui-même à la LaPresseGalactique.com

Le site de Franck Hatem : http://www.hatem.com/

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