Peuples et Nations

Israël et Palestine : la question sans solution?

Partie I

Parmi les nombreux risques qui s’accentuent actuellement dans le monde, celui qui concentre l’attention se situe une fois de plus autour d’Israël.

Des manifestations rassemblent de nombreux habitants de la « bande de Gaza » à la frontière de l’Etat hébreu.

La crainte des autorités israéliennes est que la foule s’approche des barrages et les submerge, comme cela se produit à la limite des enclaves espagnoles du Maroc. La conséquence serait très différente, car sous couvert de gens pacifiques qui désirent rentrer chez eux, il y a le Hamas, l’organisation islamiste qui règne à Gaza et dont la stratégie vise à détruire Israël.

Dans le cas présent, l’opération peut avoir deux objectifs. Le premier est de sensibiliser l’opinion publique et le second de permettre l’infiltration de terroristes chez l’ennemi qu’ils appellent « l’entité sioniste ».

La réponse se veut donc dissuasive, mais aux yeux du monde entier, elle paraît disproportionnée, avec l’usage de tirs à balles réelles, quand d’autres moyens apparaîtraient plus appropriés.

Les images qui se répandent, les chiffres qui sont annoncés, avec 60 morts sur deux jours, dont des enfants, permettent d’atteindre le premier objectif, en identifiant les Palestiniens comme des victimes d’une situation injuste : celle de réfugiés privés de leur pays et tués sans discernement par l’armée qui l’occupe.

La « communauté internationale » ne peut que réagir négativement à l’encontre d’Israël : les critiques virulentes viennent en premier lieu de pays musulmans comme la Turquie d’Erdogan, mais les gouvernements occidentaux appellent également à la mesure, et des organismes internationaux condamnent ce qu’ils considèrent comme une violation des droits de l’homme.

Les Etats-Unis, se retrouvent pratiquement seuls aux côtés d’Israël.

Or c’est à un moment où c’est toute la politique étrangère américaine qui semble prendre la planète entière à rebrousse-poil. Donald Trump a certes tenu parole en reconnaissant, dans les faits, Jerusalem comme capitale en y déplaçant l’ambassade américaine, mais ce geste, venant d’un tel personnage, a été présenté comme une provocation.

Le contraste saisissant entre le faste joyeux de l’inauguration et la douleur des Gazaouis permet facilement d’établir la frontière entre le camp du bien, celui des victimes, et le camp du mal, celui de ces « impérialistes », de ces « colonialistes », insensibles à la souffrance des déshérités.

Pour Israël qui a suscité légitimement la sympathie et la solidarité en raison de la tragédie subie par les Juifs au cours de la seconde guerre, il y a un danger évident de passer dans l’autre camp, celui des bourreaux.

Que l’action du Hamas soit perverse dans ses intentions et tortueuse dans sa mise en oeuvre ne fait guère de doute puisqu’elle consiste à exposer sciemment des martyrs à la blessure ou à la mort, celles-ci étant, paraît-il tarifées par de généreux donateurs. Mais, pour autant, faut-il lui donner à ce point l’occasion de réussir ?

Le message palestinien qui passe aujourd’hui est le suivant : en 1948, lors de la création d’Israël, 700 000 habitants de la Palestine sous mandat britannique ont été chassés de leurs maisons et de leurs terres par la Haganah. Ils ont le droit, reconnu internationalement, de rentrer chez eux.

Ce retour est évidemment impossible pour l’Etat hébreu dont l’existence est également fondée en droit international, mais qui se heurte à deux difficultés majeures, celle d’une démographie qui rendrait la coexistence périlleuse si la population arabe devenait trop nombreuse, et celle d’une étroitesse territoriale bien trop fragile sur la base du territoire initial.

Si l’idéalisme juridique proclame toujours le souhait de deux Etats contenus dans les limites d’avant 1967, le réalisme sait qu’en raison de « l’insociable sociabilité des hommes », selon l’heureuse expression de Kant, cette solution est aujourd’hui compromise. Il faut faire un peu d’histoire pour s’en rendre compte.

D’abord, le cas de la Palestine n’a rien d’exceptionnel.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, de nombreuses populations ont été déplacées.

Les habitants de Königsberg ne manifestent pas pour rentrer chez eux. La ville de Kant, en Prusse orientale, est maintenant Kaliningrad, capitale d’une enclave russe entre Pologne et Lituanie. Les déplacements de population en Europe de l’Est ont été gigantesques aux alentours de 1945.

De même, lors de la séparation entre l’Inde et le Pakistan, ce sont des millions de personnes qui sont passés d’un pays à l’autre au milieu des massacres.

Les victimes de la décolonisation ne sont pas moins à plaindre.

Les Pieds-noirs avaient toute leur place en Algérie, de même que les Harkis. Ils ont été obligés de choisir entre la valise ou le cercueil.

Si l’on remonte dans le passé, les nombreux Arméniens rescapés du génocide turc de 1915 n’exigent pas non plus de regagner la région de l’Empire ottoman où ils étaient majoritaires. L’histoire n’a jamais fait bon ménage avec la justice. Encore faut-il savoir ce qui fonde la justice, si elle existe dans ce domaine.

Partie II

L’histoire est tissée de déplacements et de remplacements de populations. Les uns ont été provoqués par des guerres, des invasions, des exterminations, les autres par des évolutions démographiques internes à un pays.

Le tiers au moins des habitants de la Turquie était composé de chrétiens au début du XXe siècle. Ils ont disparu dans les limites actuelles du pays .

Le Kosovo était une province de la Serbie peuplée par des Serbes orthodoxes. La majorité de sa population est aujourd’hui albanophone et musulmane.

La Pologne a glissé d’Est en Ouest avec des migrations considérables.

Certains pays sont aujourd’hui presque totalement habités par des immigrés comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie.

La situation de la Palestine n’a donc rien d’exceptionnel. Simplement, le problème se noue sur deux particularités.

La première est réelle : beaucoup de réfugiés ont passé le témoin de génération en génération, demeurant dans des camps d’accueil, alors que dans la plupart des cas, les expatriés se réimplantent ailleurs avec le temps. Les Etats arabes riches et ayant besoin de main d’oeuvre qualifiée ne manquent pas à proximité.

La seconde particularité appartient au discours : les Juifs ont été victimes de persécutions en Europe, et ce sont les Palestiniens qui en subissent les conséquences. C’est donc une situation injuste. Cette moralisation de la question est assez superficielle, car, le plus souvent, les populations victimes de ces déplacements forcés subissent les effets de décisions politiques dont elles n’avaient pas anticipé les conséquences.

Ainsi, le refus par les pays arabes voisins de reconnaître Israël, et la guerre immédiatement déclenchée contre le nouvel Etat, ont créé le drame.

Il n’était pas absurde d’imaginer que les deux communautés demeurassent côte à côte et en paix.

Le Foyer national juif existait avant l’indépendance et son existence inscrite dans le Traité de Sèvres stipulait qu’il ne remît pas en cause les droits civiques et religieux des Arabes.

Il y a une minorité d’Arabes israéliens, musulmans ou chrétiens, et parmi eux des Druzes qui ne répugnent pas à servir dans les rangs de Tsahal. Toutefois les tensions et les heurts se sont multipliés entre les deux guerres. Mais, c’est durant la guerre victorieuse menée par la Haganah ou l’Irgoun, que des massacres ont été commis de part et d’autre, et que la coexistence est devenue très difficile.

Le rôle joué par le Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amine al-Husseini, lors de ces affrontements, crée un lien entre le génocide nazi et le refus des Arabes d’accueillir des Juifs sur leur territoire.

Son soutien à Hitler a été manifeste jusque dans la création d’unités Waffen-SS musulmanes. De nombreux nazis se sont, par la suite, réfugiés dans des pays arabes comme l’Egypte ou la Syrie.

La persistance de la question palestinienne ne tient donc pas à la plus grande injustice de la situation, mais à deux de ses aspects.

Le premier réside dans la religion musulmane. Elle a pris le relais du nationalisme arabe, qui englobait des chrétiens, dans l’opposition à la présence juive. Ce dernier, une fois vaincu, était plus accommodant. La chute de l’URSS lui a, par ailleurs, ôté tout allié. L’Egypte, avec sagesse, a accepté la paix, une fois ses territoires récupérés.

L’islamisme, en revanche, sépare le monde en deux : la terre d’islam, et celle de la guerre, c’est-à-dire de la conquête par l’islam. Il n’est pas question, pour lui, d’abandonner définitivement un pouce de territoire islamique à des mécréants. Et ce ne sont plus nécessairement des pays arabes, mais l’Iran ou la Turquie qui soutiennent les islamistes du Hamas ou du Hezbollah dans leur volonté de détruire Israël.

Le pétrole et le gaz ont fourni aux Etats les plus attachés aux origines intangibles de l’islam les moyens de répandre une conception salafiste de cette religion.

L’objectivité oblige à constater que la violence ou la discrimination à l’encontre des membres des autres religions sont présentes aujourd’hui dans un grand nombre d’Etats à forte population musulmane, de l’Indonésie au Nigéria.

Le second aspect résulte de la synergie entre le djihad anti-juif et la lutte plus globale contre l’Occident menée par ceux qu’il avait colonisés. Israël est alors présenté comme une colonie, un empiétement anachronique du monde riche et développé sur celui des déshérités, des damnés de la terre.

Sous ces deux aspects, loin d’apparaître comme une situation assez fréquente dans l’histoire, l’existence de l’Etat hébreu est brandie par ses ennemis comme une anomalie que le sens de l’histoire, aussi bien celui des musulmans que celui des marxistes, doit emporter.

Face à cette vision puissante, il ne sert à rien d’utiliser le passé pour légitimer l’un des deux antagonistes.

Les Palestiniens ont été dépossédés au profit d’un peuple qui faisait de cette terre sa patrie mythique destinée à être un jour retrouvée depuis qu’il en avait été chassé non par les Arabes, mais par les Romains, puis les Byzantins, en raison de ses révoltes trop fréquentes.

La diaspora juive avait d’ailleurs débuté bien auparavant. Que Jérusalem soit avant tout juive, la Bible nous l’enseigne, et on devrait raisonnablement l’accepter. Elle est aussi le lieu du Saint-sépulcre des chrétiens, et donc le plus sacré puisque l’événement essentiel du christianisme s’y est déroulé. Toutefois, les chrétiens n’ont jamais exigé qu’elle soit la capitale d’un Etat chrétien même s’ils l’ont obtenu durant un siècle. Les croisades avaient seulement pour but d’y permettre les pèlerinages rendus impossibles par les Seljoukides.

Le lien avec l’islam est plus ambigu. Depuis la conquête sur l’Empire byzantin, en 637, l’islam a dominé la ville jusqu’à sa prise par Tsahal, en 1948 puis en 1967, avec la parenthèse du Royaume franc entre 1099 et 1187. La durée d’occupation de Jérusalem est donc indéniable. En revanche, qu’elle soit la 3e ville sainte de l’islam est fondé sur une croyance religieuse, le voyage aérien et nocturne de Mahomet entre La Mecque et Jérusalem, dont il est permis de douter lorsqu’on n’est pas musulman.

Il y aurait donc dans l’unité de Jérusalem comme capitale d’Israël, une sorte de reconnaissance du droit de premier occupant. Sauf que la Bible nous apprend aussi que le pays de Canaan a été conquis par les Juifs, certes parce qu’il leur avait été promis par Dieu, mais là-aussi, le doute est permis chez ceux qui ne s’inscrivent pas dans la tradition judéo-chrétienne…

Partie III

Le droit de premier occupant peut être contesté au peuple juif, qui avait conquis Canaan très brutalement, derrière Josué, autant qu’au peuple arabe.

L’histoire particulièrement tourmentée de cette terre paradoxalement fertile à la fois en guerres tribales microscopiques et en croyances religieuses qui comptent dans le monde, nous apprend que le droit a finalement peu de place dans les relations entre les peuples et les nations. Même lorsqu’il prévaut, c’est toujours parce qu’un rapport de forces favorable l’accompagne.

Il n’en reste pas moins vrai que les nations chrétiennes ont leurs territoires et leurs capitales, que les catholiques ont le Vatican, que les nations musulmanes ont également leurs capitales, à l’exception de la Palestine, si tant est que ce soit une nation, et que la communauté islamique a ses deux villes saintes.

Le peuple hébreu, la communauté juive, accablés de persécutions et d’exodes, ont une exigence compréhensible de posséder un Etat qui les protège sur un territoire indépendant et qui peut être défendu. Voilà l’enjeu.

Que le lieu où ce souhait se réalise, soit celui qui est inscrit au coeur de la foi et de la tradition entretenues pendant des millénaires par les héritiers des royaumes d’Israël et de Juda, revêt une légitimité symbolique suffisamment forte pour lui accorder la priorité. Ni Madagascar, ni la République autonome juive du Birobidjan, au bout de la Sibérie, ne pouvaient répondre à cet appel venu du fond des âges.

Le rapport de forces à l’issue de la seconde guerre mondiale, aussi bien à l’ONU que sur le terrain, a rendu cette revendication non seulement légitime, mais possible. La victoire du nazisme l’aurait éteinte.

La situation actuelle, avec le poids international pris par les pays musulmans et leurs organisations comme l’OCI, d’une part, et le grand nombre d’Etats issus de la décolonisation, d’autre part, rendrait le processus beaucoup plus difficile.

Israël a introduit la communauté juive dans le concert des nations.

Son identité persistante, son désir de trouver dans la terre « promise », qui fut aussi celle où s’est déroulée la partie essentielle de son histoire et qui devient la patrie où elle peut protéger ses membres, ont justifié la Déclaration Balfour favorable à la création d’un Foyer national juif en Palestine, et sa mise en oeuvre à travers la Conférence de San Remo et le traité de Sèvres lors du démembrement de l’Empire ottoman.

L’immigration juive en Palestine a d’abord été encouragée. Elle a permis aux juifs qui étaient 85 000 en 1914 d’être 650 000 en 1946, à la veille de l’indépendance.

L’opposition et la résistance des Arabes au processus ont été constantes.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Britanniques ont été confrontés à un dilemme : ou empêcher l’arrivée de nouveaux migrants pour ne pas soulever la colère arabe et en subir la double conséquence d’augmenter le terrorisme juif et d’apparaître inhumains à l’égard des rescapés de la Shoah, ou déclencher, comme en 1936, une révolte arabe à laquelle se joindraient les pays voisins.

Comme en Inde, le gouvernement travailliste a laissé faire, et dans les deux cas, la séparation entre deux Etats en guerre s’est effectuée dans le sang : Inde et Pakistan, Israël et Jordanie, soutenue par les pays arabes voisins.

1948, 1956, 1967, 1973, 1982 ont été les grandes étapes d’un conflit permanent dont les données ont profondément changé. Israël a quadruplé sa population, mais malgré « l’Aliya », le « retour », le pourcentage des juifs diminue de 87% à 74% entre 1950 et 2016.

Les perspectives démographiques ne rendent donc guère possible le retour massif de Palestiniens.

Le pays est à la fois petit et puissant, trop petit pour ne pas être fragile stratégiquement, trop puissant pour ne pas être capable de faire payer très cher une agression.

Il possède l’arme nucléaire, et son obsession d’empêcher un ennemi de l’obtenir est pour lui vitale. Par ailleurs, c’est un pays riche, développé, et dynamique jusque dans des secteurs de pointe. Une synergie entre ses voisins et lui pourrait être bénéfique à l’ensemble, comme l’Egypte et la Jordanie l’ont compris.

On dira que sur un plan humain, le retour « chez elles » de populations déplacées il y a 70 ans est plus logique, dans la mesure où il y a encore des personnes âgées qui en font partie, que celui d’une diaspora millénaire. Cet aspect de la question a peu de poids face à la réalité, notamment démographique. Israël existe et est prêt à tout pour persévérer dans cette existence conquise de haute lutte, qui met à l’abri de persécutions les juifs qui le souhaitent.

Il est d’ailleurs assez humiliant pour la France qu’un certain nombre de ses ressortissants soient amenés à se réfugier en Israël pour fuir l’insécurité qu’ils subissent dans notre pays en raison d’un nouvel « antisémitisme » suscité par l’islamisme.

La reconnaissance d’Israël par les Etats arabes est une étape nécessaire à la solution du problème.

Le fait que les ennemis d’Israël soient aujourd’hui plus les islamistes que les Arabes a malheureusement accru la difficulté, avec le rôle grandissant de l’Iran et de la Turquie qui furent des alliés de l’Etat hébreu avant que les islamistes chiites ou sunnites ne prennent le pouvoir à Téhéran et à Ankara.

La Syrie est le dernier Etat arabe frontalier à être en guerre avec Israël. Le gouvernement syrien, baassiste, c’est-à-dire nationaliste, a, semble-t-il, vaincu les islamistes et l’on pourrait imaginer qu’il finisse par rejoindre les signataires de paix. Sans doute est-ce un point qui a été abordé entre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahou lorsque ce dernier est allé à Moscou.

La Russie est le seul pays à entretenir des relations avec l’ensemble des acteurs régionaux, et notamment à la fois positives avec Israël où les juifs russes sont très nombreux et avec la Syrie qu’elle a sauvée du chaos. Son rôle peut donc être crucial. Néanmoins, l’autre allié de la Syrie, l’Iran est devenu le premier ennemi d’Israël, et le principal soutien, non seulement du Hezbollah, mais aussi du Hamas.

Les Palestiniens « laïques » se sont battus aux côtés de l’armée de Bachar al-Assad contre les islamistes. Autrement dit, Damas ne pourra retrouver sa capacité de manoeuvre en faveur de la paix qu’une fois sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire pleinement restaurée et que l’ensemble des armées étrangères, notamment turque et iranienne se seront retirées, à l’exception des deux bases russes. C’est ce que les Occidentaux ne semblent pas avoir compris.

Enfin, l’hypothèse des deux Etats est stratégiquement inenvisageable pour Israël.

A cette opposition rationnelle s’ajoute celle plus sentimentale qui provient de l’histoire.

Les territoires occupés correspondent à la Judée-Samarie, autrement dit davantage aux anciens royaumes juifs que la côte, le pays des Philistins.

Cette inversion géographique dans le partage est un motif de plus de le rendre discutable. Le statu quo actuel risque donc de se prolonger longtemps tant que l’Occident et la Russie n’auront pas trouvé une synergie capable d’imposer une solution.

Christian Vanneste

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