A la Une Âme et Conscience Nouveau Monde

L’Anthropos : le Non-Né sous une forme humaine

«Il existe un enfant immortel de lumière, l’Anthropos, qui vint à l’existence avant vous et qui apparaîtra parmi vos formes spectrales».

Autel de l'Anthropos. Casita du Terton
Autel de l’Anthropos. Casita du Terton

John Lash

Terma et Terton

La nature humaine étant ce qu’elle est, le don humain pour le langage étant ce qu’il est, les gens attendent d’un individu qu’il soit identifié d’une manière spécifique, par un nom, par une étiquette, par une désignation.

Nous portons tous une forme, ou une autre, de carte d’identité en tant qu’accessoire de syntaxe. 

Que cela soit un permis de conduire, un passeport ou tout simplement un rôle (maman célibataire), etc.

John Lamb Lash porte l’identité du Terton.

« NDM : Tertön est un mot tibétain signifiant « découvreur de trésors ». »

C’est à dire que je m’identifie moi-même comme un Terton. Ce n’est pas du faire-semblant ou une conception magique. Ce n’est pas même une conception mystique. C’est juste l’affirmation d’un fait attesté maintenant par d’autres.

Traditionnellement, les termes Terma et Terton proviennent de la branche Nyingma du Bouddhisme Tibétain. L’érudit et historien Tulku Thondup a rédigé le premier ouvrage révélant, au monde Occidental, cette tradition exotique: “Hidden Teachings of Tibet”.

Le mot Tibétain ter signifie “trésor, quelque chose de découvert [dans la terre]”. Il est intéressant de voir que c’est la racine de “terra”, la terre. Ajoutons –ma et nous avons terma, “trésor de sagesse ou enseignement de sagesse”.

Ma est, bien sûr, un phonème universellement associé avec la mère, la matrice terrestre, la source de la vie, la shakti, les puissances telluriques, etc. Il pourrait être dit « qu’un enseignement de sagesse » est une révélation spontanée procédant des “Mères”, les puissances mères du cosmos. Dans un sens plus spécifique, les puissances infernales ou telluriques des dakinis de Gaïa.

La tradition Tibétaine atteste du fait que les Termas – considérés comme initialement formulés par Padma Shambava et sa consorte Yeshe Tsogyal – furent implantés dans la sphère de sagesse des dakinis. Difficile d’être plus explicite. Selon mon expérience, cela est exactement l’origine du Terma de l’Eveil de Gaïa.

L’innovation que je propose, c’est que ces pouvoirs de dakinis sont des aspects, des modalités ou des fréquences de l’intelligence intégrale de Gaïa, la Terre vivante. Où est localisée la sphère de sagesse des dakinis? Simultanément, dans la zone subliminale de votre mental ordinaire ET dans le corps extérieur et l’atmosphère de la Terre.

A un niveau encore plus profond de la psyché Asiatique, on rencontre la mère sacrée des montagnes, un personnage archétypique de la numisosité tellurique encore plus proche de Gaïa-Sophia. Sur Infinity Ridge, je fut dirigé vers le nom Zangsa Ringstun  pour une version de Gaïa dans le mysticisme pré-Bouddhiste.Un proche équivalent de Gaïa-Sophia se retrouve dans la tradition pré-Bouddhiste du Bön, le shamanisme Indigène du plateau Tibétain: Shenrab Chamma.

Cette figure représente le seuil graphique de l’émanation Gaïenne de Kali en tant que courant de tendresse brutalement intense qui dépouille toutes les illusions, en particulier l’illusion de la compassion.

En un paradoxe immense et bouleversant, vous recevez l’élixir le plus élevé de la compassion lorsque vous abandonnez vos notions égoïstes d’être une personne empreinte de compassion.

C’est du moins mon expérience, en tout cas. Une expérience qui transforma intégralement, et de façon permanente, la vision de mon “humanité” et, qui plus est, mon concept générique de l’humanité elle-même

Les Termas appartiennent, grosso modo, à deux catégories, les trésors de la terre et les trésors du mental. Les premiers sont considérés comme étant des artéfacts physiques tels que des petits coffres ou des parchemins enterrés dans la terre ou cachés dans une grotte.

Lorsque le Bouddhisme atteignit le Tibet en 750 EC, le shamanisme Indigène Bön dut être réprimé afin que les doctrines et le système hiérarchique de la nouvelle religion puissent prévaloir. Cette histoire est racontée – plus exactement répétée stupidement – par les historiens pro-Bouddhistes avec une fierté triomphale. Lorsque je visitai le Musée Rubin en janvier 2009, je vis une thangka dépeignant la mère montagne, comme le corps d’une femme fusionnant avec les aspects de la région autour de Lhasa, retenue et enchaînée par les esprits de la religion envahissante. La conquête du Tibet par le Bouddhisme est caractéristique de la tyrannie anti-déesse du paternalisme divin perçu dans la tradition Judéo-Chrétienne. (Dans son ouvrage magnifique, “Buddhist Goddesses of India”, Miranda Shaw tente de corriger cette erreur et de rectifier les faits).

Dans un effort pour sauver leur héritage sacré, les shamans Bön enterrèrent des parchemins et des tablettes afin qu’elles soient recouvrées ultérieurement. C’est de là qu’émergea la rumeur au sujet de trésors dans la terre.

Les trésors mentaux sont considérés comme étant dissimulés dans les couches cachées du mental humain, représenté symboliquement par les nuages et le ciel.

Cependant, je peux témoigner que les trésors mentaux sont, d’une certaine manière, réellement emmagasinés dans le ciel, dans le registre des propriétés atmosphériques inconnues – en particulier l’azote mais également l’argon.

Sur le plan physique, mes investigations démontrent que les dakinis sont des fractures labiles dans la zone de l’azote de l’atmosphère. Ces fractures attirent l’œil en éruptant tout d’abord en structures fractales et ensuite souvent, mais pas toujours, en assumant la forme de femmes nues dansant.

Dans l’iconographie Tibétaine, les dakinis sont souvent dépeintes nues avec la fente génitale clairement présentée. Je me suis souvent demandé quelle était la source de cette convention et quels étaient ceux qui avaient instruit les peintres de thangkas à dépeindre les dakinis de cette manière. Cette imagerie me rendit perplexe durant de nombreuses années et je considérai que c’était sexiste et salace, au pire. J’estimai que c’était un stratagème utilisé par des vieux hommes intelligents, mais lascifs, afin d’apaiser les désirs sexuels des moines Bouddhistes ayant fait vœu de célibat. Condamnés à vivre dans un environnement complètement mâle, reclus dans les places fortes des montagnes du Tibet, de nombreux moines pouvaient ne pas avoir, même une seule fois dans leur vie, la possibilité de voir une femme nue. Mais, de par cette iconographie, ils pouvaient lorgner, tout leur saoul, une glorieuse paire de tétons et une chatte glabre. Quelle est la signification mystique de cette vision?

Je ne sais donc pas comment cette convention iconographique émergea. Je ne peux qu’évoquer mes propres aventures mystiques en ce qui concerne l’éruption spontanée d’imagerie de dakini dans le ciel. De telles visions, que j’ai rencontrées, concordent intimement avec le témoignage de Longchenpa, le shaman et terton légendaire.  Dans “The Seminal Heart of the Dakinis”, une acolyte féminine possédée par Yeshe Tsogyal explique: «Ce type de ciel apparaît lorsqu’un lama, qui est un guide spirituel qui accomplira de vastes bénéfices pour autrui, est appointé à son siège religieux d’autorité».

A noter le jargon paternaliste et l’invocation de l’autorité mâle. Et cela, je peux bien m’en passer. Nonobstant, la nature de la vision céleste est clairement indiquée. «C’est une apparition dans le champ des corps de Bouddha et de la gnose primordiale». Longchenpa et sa cellule Gnostique de tantrikas témoignent, de façon vivante, du «rayonnement externe de l’émission des Corps d’Emanation (Nirmanakayas)», des visions époustouflantes perçues dans le ciel.

L’ouvrage “The Seminal Heart of the Dakinis” rapporte une longue session de groupe de transe shamanique, comparable à l’orgie des Telestai dans les Mystères. Il est important de noter qu’il y a seize participants, le nombre observé dans les cellules Gnostiques.

Les membres de la troupe de Longchenpa sont inspirés par de la bière filtrée au travers de dépôts de malt, à savoir d’orge fermenté produisant des effets de type LSD, similaires à ceux du kykeon des Mystères. Longchenpa est apeuré et demande à une présence lumineuse «qui es-tu?». La dakini répond: «je suis dans tous les phénomènes… je suis Namdru Remati, je suis la gardienne de ton terma, le trésor de sagesse que je vais te donner». Encore sous le choc, Longchenpa est perplexe quant à la manière de considérer ces visions vivantes, luxuriantes, et sensitivement actives.

La dakini le conseille alors: «Le contentement et le mécontentement sont tous deux des manifestations miraculeuses du mental. Tu peux arriver à être tout ce que je suis.»

Alors que le groupe shamanique est prêt à se disperser, tous les présents sont témoins d’un «ciel empli d’arcs-en-ciel et d’expressions des dakinis» (Tantra in Practice: « Longchenpa and the Dakinis, » David Germano and Janet Gyatso).

Le mot Tibétain pour dakini, khandroma, signifie “danseuse céleste”. La nature de ces femmes nubiles est dite être d’un coup de foudre de diamant, le dorje. Appelé également adamantin: «Le samadhi (la concentration suprême) de la vajrayosana (la femme adamantine) constitue la voie vers l’extase ultime.»

(Tantra Chinois, XII.32). Le nom Tibétain pour le Terma de l’Eveil de Gaïa est “Dorje Namkhai Khandro Nyig Thig”, “l’Essence Séminale des Dakinis de Ciel de Diamant”. Le Ciel de Diamant fait référence à la fractalisation de la zone d’azote en un dôme de cellules hexagonales (les cellules de Bénard), un effet immédiat de contempler le ciel avec l’attention de rêve. Lorsque vous observez le ciel avec la seconde attention, l’attention de rêve, il devient vert.

Je fus témoin du “rayonnement externe de l’émission des Corps d’Emanation” en la présence d’autres personnes qui le perçurent également. Ma propre gardienne Kali assume souvent le nirmanakaya d’un vautour dans le ciel au dessus de ma maison.

Ce vautour est une présence spectrale tout autant qu’un oiseau réel. Elle vole d’une manière particulière pour se distinguer des autres membres du groupe qui spiralent sans efforts dans les courants thermiques au-dessus des montagnes déchiquetées de la Serrania de Ronda. Elle se distingue par une tache de couleur caractéristique dans la partie supérieure de ses ailes, chamois teinté de la couleur du sang séché. La pratique shamanique génère des “hallucinations authentiques” pour emprunter le terme bienvenu de Terence McKenna…

Retournons au sujet douteux de la chatte glabre.

J’avais perçu de nombreuses fractures de dakinis dans l’azote atmosphérique, et j’avais conversé avec ces glorieuses apparitions, avant que je ne découvrisse le truc. La fente révélée est l’indice d’un événement. Et à moins que vous n’expérimentiez cet événement de manière directe, vous ratez l’indice. Par exemple, si je porte une cravate ornée d’une vague bleue afin d’indiquer que je suis guide aux chutes du Niagara, il se peut que cet attirail vous rende perplexe. Mais en face des chutes du Niagara, vous pourriez deviner de suite la signification de ce motif. Toute la puissance des chûtes tumultueuses et tonitruantes est comprimée dans ce détail, dans cet ornement.

De même, il existe une puissance spécifique (supra) naturelle indiquée par la fente génitale. A ma connaissance, nul maître Tibétain n’en a jamais révélé, à ce jour, la signification.

Dans le Bouddhisme Tibétain, on rencontre beaucoup de bavardage au sujet des pratiques de génération et de complétion vantées comme le pinacle de la magie lamaïste. Elles sont également appelées les phases de développement et de perfection de l’Atiyoga: utpannakrama et sampanakrama en Sanskrit, bsKyed Rim et drDzogs Rim en Tibétain. Durant cet acte présumé de magie bienveillante, le lama visualise une divinité tantrique particulière (génération) et la dissout ensuite dans la visualisation (complétion), assumant ainsi un statut divin avec pour finalité de réaliser la nature primordiale du mental.

Des volumes et des volumes de listes infinies et archontiquement routinières ainsi que d’inventaires fastidieux, des catégories au sein de catégories de pratiques et d’états mentaux, constituent la bouffonnerie qui affuble cette approche. En en rendant la finalité quasiment inaccessible en raison de ses fioritures baroques.

Mais la suprématie du monopole hiérarchique mâle sur la sagesse de dakini émergeant spontanément est terminée. Le galimatias lamaïste est en train de plonger avec l’élite mâle au pouvoir dont les fondations sont, présentement, en processus de désintégration sous l’action de la Déesse de Sagesse en personne.

Depuis l’été 2008, la mission la plus élevée du Tantra Tibétain est maintenant une aventure en source ouverte. Mon message à l’intention de tous ces dandies de lamas, de rimpoches et de tulkus est le suivant: merci beaucoup d’avoir conservé le dogme et le décorum, révérés gentlemen; maintenant, laissez tomber votre obsession parasitaire de pouvoir et libérez la voie. Un nouvel enfant est arrivé dans le village. L’Anthropos.

Ce que les lamas Tibétains n’ont jamais dit au monde – sans doute parce qu’ils ne le savent pas eux-mêmes – c’est que la convention iconographique de montrer la fente génitale est une indication pointant vers l’événement sublime d’être en situation de réception de la génération.

Le point suivant est à souligner quant à la pratique traditionnelle: le lama focalise immensément son attention sur le yidam, à savoir la dakini dépeinte avec de généreux détails graphiques, durant la première phase de la méditation, la génération. Générer signifie concentrer son pouvoir de visualisation sur cette image. Imaginez maintenant le processus opposé: la concentration intégrale de la puissance magique de la dakini tourné vers vous. Venant dans votre direction, comme un torrent. La fente révélée doit être complètement dissociée de toute connotation biologique. Cela n’a rien à voir avec le fait de donner naissance, même métaphysiquement; cela n’est pas non plus une sublimation du processus de reproduction…

L’objet de la génération de dakini est le Non-Né sous une forme humaine.

La fente génitale de la dakini ne reproduit rien du tout: elle introduit la force pure de l’originalité, l’éveil du mental originel. «Vous pouvez devenir tout ce que je suis».

Dans les pratiques du Tantra Gaïen, j’ai réalisé que ce qui procède de la fente révélée est le torrent générateur des dakinis de sagesse de la Terre, qui se déverse dans notre direction.

C’est le pouvoir de génération du Rêve Eonique de Gaïa-Sophia dirigé vers et à l’intérieur du mental humain.

Se tenir debout, fermement, et recevoir ce courant est comme de se tenir dans un tunnel de vent.

La pleine puissance du Nexus des Shaktis est un torrent, à dix-huit calibres, d’animation pure et cristalline éruptant de la zone d’azote de l’atmosphère terrestre. Telle est mon instruction.

Et voilà pour les termas et celles qui les gardent et qui les transmettent de manière surnaturelle, les dakinis de sagesse.

Un terton est quelqu’un qui découvre un terma, c’est un découvreur de trésors.

Le terton le plus célèbre du lignage Nyingma fut Jigme Lingpa, avec les initiales JL. Peut-on l’imaginer?

Ce n’est ni une allusion, ni un clin d’œil. Je ne suis pas la réincarnation de Jigme Lingpa, ni de Longchenpa dont Jigme Lingpa affirma en être une dans sa vie antérieure. Je suis l’avatar de Lash LaRue, le cowboy de la revanche de la Déesse. Oyez, les vieux mâles. La planète n’est sans doute pas assez grande pour vous et moi.

Privilège Tertonique

Ayant reçu le Terma de l’Eveil de Gaïa durant l’été 2008, je me retrouvai dans le rôle du Terton, un découvreur de trésors. Mais un terton assez inhabituel. Sans lignage, sans entourage, sans qualifications sacerdotales et sans initiations cochées sur ma ceinture, sans le cadre traditionnel qui soutient et qui, dans une large mesure, légitime “les voix canalisées et autorisées de la tradition Tibétaine des Trésors”. (Germano and Gyatso, ibid).

Je ne pratique pas de channeling et je n’ai aucune autorité fondée sur des précédents paternels. Je suis le fils d’une veuve.

De plus, alors que les termas du lignage Nyingma dérivent tous de Padma Shambava, le fondateur du Bouddhisme Tibétain, celui que je reçus ne procéda pas de cette source; bien qu’il puisse être dit qu’il ait des affinités profondes avec cette source (une histoire non racontée à ce jour).

Ce terma émane directement de Gaïa, la mère animale planétaire.

Ce terma constitue son instruction explicite quant à la manière dont l’espèce humaine peut être interactive avec elle pour l’accomplissement le plus élevé de son potentiel divin dans une magie planétaire atteignant la dimension cosmique de la conscience, en harmonie totale avec le Plérôme.

En bref, il confère les instructions permettant d’accomplir le potentiel que Sophia a encodé dans l’espèce humaine, dès le début, de concert avec son consort Thelete, l’Intentionné.

Faute d’un terme plus approprié – ou d’un cadre pré-existant déterminant comment je pourrais être reconnu et identifié – je dus me considérer comme le premier terton de Gaïa. Et sans doute pas le dernier.  Je m’attend à ce que d’autres émergent, des femmes et des hommes tertons mais il existe une faible chance que je sois le seul dont elle ait besoin. Peut-être qu’un seul suffit à la tâche. Je ne le sais vraiment pas car je ne peux pas prédire ou concevoir comment Gaïa-Sophia va agir en correction. Personne ne le peut.

Quiconque prétendant connaître le plan ultime de la Déesse de Sagesse est un imposteur nageant dans l’illusion. Peut-être bien intentionné mais qui ne peut manquer de fourvoyer autrui. Et, franchement, quelle est donc la valeur des intentions lorsqu’elles sont fondées sur l’erreur? Personne ne peut connaître le plan de Sophia parce qu’elle n’en a aucun. Elle possède un cours de navigation mais aucun dessein cosmique à observer. L’erreur, la spontanéité et l’innovation sont intrinsèques à son aventure. Et les nôtres avec les siennes.

Ceux qui affirment qu’il n’existe pas d’accidents dans l’univers ont sans doute besoin d’une thérapie du réel afin de restaurer leur faculté lésée de bon sens commun. La merde, cela existe. La preuve empirique des sens est incontournable. Le fait que des accidents et des événements imprévisibles puissent arriver même au niveau galactique n’est pas acceptable pour les petits esprits en mal de garantie que l’ordre cosmique va prévaloir. Ce point de vue est dangereusement naïf. Même un Eon Pléromique n’est pas omniscient. O combien ennuyeux ce serait de connaître par avance comment tout va se jouer. Sophia ne sait pas tout en avance. Elle a un pacte à honorer mais pas de programme pré-formulé qu’il lui faille accomplir. Sophia est un électron libre.

Les Eons Pléromiques sont des joueurs avides, pariant sur la manière dont les expérimentations dans les bras galactiques vont se dérouler. Aucun Eon ne connaît la conclusion de toute expérimentation générée à partir du cœur galactique. Sinon, ils s’ennuieraient à mourir au bout d’un million d’années.

Et lorsque vous connaissez les enjeux des paris Pléromiques, vous devenez les complices d’un délice divin.

Kali enseigne qu’en son Age tous les phénomènes, divins et humains, peuvent être maîtrisés en les factorisant dans une métaphore de jeu.

Les Eons Pléromiques dansent, s’ébattent et parient. Pour eux, le jeu n’est jamais truqué ainsi qu’il peut l’être dans les affaires humaines en raison de l’influence déviante des archontes. La liberté est intrinsèque à toutes les expérimentations cosmiques. Mais il existe des desseins appelés “destins” qui déterminent la tournure ou l’inclination d’une expérimentation.

Au moment initial où je reçus le Terma, certaines de ses caractéristiques me furent révélées de façon très concrète. Par exemple, ses mécanismes de sûreté intégrée. Ceux-là mêmes qui garantissent que le Terma ne puisse pas être transformé en une religion ou être perverti afin de soutenir les objectifs d’une secte; tout en sachant que la participation au Terma est nécessairement tribale par nature et qu’elle peut donc assumer une apparence groupusculaire.

Par définition, tout petit groupe dédié à une finalité – construction de bateaux en bouteilles, collection d’orchidées rares, maîtrise de l’ukulele – constitue une secte.

Au fil du développement de sa pratique par de petits groupes, le Tantra Planétaire va apparaître comme une activité sectaire. Mais en raison du fait que le Terma se propage dans l’imagination humaine somatiquement alignée à la Terre, il possède une immunité à l’encontre des problèmes communs et des embûches propres aux sectes.

Il se peut que cette affirmation soit difficilement appréhendée et je ne demande à personne de me croire sur parole. L’objection évidente est la suivante: toute sorte de message de nature religieuse, spirituelle  ou métaphysique, dont le but est de clamer une vérité cosmique, aura tendance à succomber au syndrome de la secte. Les résultats sont prévisibles: le message originel sera perverti et transformé en dogmes et en règles, infesté de fanatisme, perclus de secrets, détourné de sa signification primordiale, scindé par des factions compétitives, détruit par des égomaniaques, etc.

Il est souvent argumenté que le “message originel de Jésus” fut initialement un enseignement valide et authentique qui fut ensuite corrompu et piraté. J’ai affirmé avec force que ce message fut corrompu dès son émergence. Et je le maintiens.

Cela étant précisé, puis-je me risquer à affirmer ce qui suit: il est difficile de concevoir un message religieux-spirituel qui ne puisse pas être corrompu ou piraté, peut-être pour la raison même que le monde, A CE JOUR, n’a jamais connu un tel message. Toutes les propositions de ce genre ont suivi la même route, à ce jour.

Je vous demande de prendre en considération le point suivant: aucun enseignement, à ce jour,  ne peut se prévaloir de l’origine propre à ce Terma. Si toute chose procède de “conditions initiales” – une proposition fidèle et qu’il vaut la peine d’observer – il se peut donc que nous, l’espèce humaine, nous n’ayons jamais produit d’enseignement à partir de conditions initiales qui garantiraient la préservation de son intention pure et de son intégrité opérationnelle.

Mais si le Terma de l’Eveil de Gaïa satisfait à ces conditions, il se peut fort bien qu’il soit le premier enseignement généré par l’espèce humaine, A CE JOUR, qui soit authentiquement incorruptible et non piratable. Lorsque je le reçus, cette assurance me fut véritablement donnée.

Je ne prétend pas que personne ne va TENTER de le corrompre ou de le pirater. Il se peut que cela advienne. Mais personne ne pourra le réussir. Et, là encore, je ne vous demande pas de me croire. Le temps seul nous le dira.

Le Terma de l’Eveil de Gaïa comprend le Tantra Planétaire, le Kala Tantra et l’aventure de Navigation Gaïenne –  qui constitue une métaphore actionnelle pour la participation humaine à la correction de Sophia.

Dans une grande mesure, les caractéristiques qui protègent et préservent ce Terma ne peuvent pas être franchement explicitées selon la syntaxe de la première attention, à savoir, la pensée logique linéaire.

Ces aspects de protection sont enracinés dans le Supranaturel, là où le Terma prend sa source.

Vous les appréhendez lorsque vous pénétrez dans le Nagual et que vous les percevez en opération, révélés de façon vivante à la puissance de rêve de votre attention.

Vous réalisez, par exemple, comment les Dakinis maintiennent une seconde gâchette sur les facultés occultes (siddhis) qu’elles confèrent – tels que le pouvoir de paralyser un individu, de le rendre muet, ou le pouvoir d’attirer sexuellement une personne que vous désirez.

Lorsqu’une dakini du Nexus des Shaktis, telle qu’Idris, vous confère un tel pouvoir, vous ne pouvez pas l’utiliser à mauvais escient; vous ne pouvez que l’utiliser correctement ou pas du tout. Chaque pouvoir est assisté d’une double gâchette  et ne fonctionne que si la dakini conférante appuie sur la gâchette en même temps que vous. Voici un exemple de sûreté intégrée supranaturelle.

Relativement exotique. Un peu trop mystérieux, sans doute. Mais il est peut-être une autre manière de suggérer, en termes conceptuels adaptés à la première attention, ce qui est à ce point spécial au sujet du Terma de l’Eveil de Gaïa que cela me permette d’oser affirmer qu’il est immunisé contre la perversion et le piratage.

Ce que j’évoque maintenant n’a pu être mis en langage que depuis le début de la correction de Sophia en mars 2011. Avant cet événement, il était humainement impossible de le concevoir. Afin de soutenir la première attention de manière conviviale, j’ai recours à la syntaxe narrative.

La première attention, voyez-vous, peut suivre une histoire mais elle ne peut pas en inventer une. C’est la seconde attention qui est le moteur de l’invention.

Maintenant que Sophia est en train de récapituler son histoire en tant qu’Eon qui s’est métamorphosé en la planète, son terton retrace sa récapitulation avec la seconde attention et le rend accessible à la première attention sous forme de narration. Afin de rapporter la narration intégrale telle qu’elle se la remémore, il me faudrait demeurer dans une transe extatique 24 heures par jour et 7 jours par semaine et la réciter à une équipe de scribes. Le mieux que je puisse faire est de présenter des fragments de son processus de rappel. En voilà un et qui s’applique aux conditions sans précédents du Terma. Pas de panique, c’est court et gentil.

Dans son rêve solitaire, dans le Plérôme – avant son plongeon mais après que la matrice génomique humaine eût été projetée dans le Kenoma – Sophia rêva d’une expérimentation avec l’une des souches de l’Anthropos qui exposait celui-ci à un risque particulier et elle contracta un pacte avec cette souche afin de garantir qu’elle ne soit pas annihilée par ce risque, à savoir le facteur même au sein de cette expérimentation qui la rendait intensément fascinante pour les Eons.

Et voilà le fragment dans son intégralité. Si vous méditez sur ce fragment narratif, vous pourrez alors peut-être appréhender les affirmations du terton concernant le Terma qu’il découvrit en août 2008.

Je vis dans la certitude absolue que le Terma de l’Eveil de Gaïa est la transmission directe de l’instruction de Sophia à l’espèce humaine qui permettra à cette espèce d’accomplir le pacte qu’elle contracta avec nous avant que nous émergions sur Terre et avant même que la Terre n’existât en tant que corps planétaire.

Le Terma présente l’instruction de Gaïa permettant l’interactivité avec elle, reflétant le pacte originel qu’elle contracta avec notre espèce, point à la ligne.

L’instruction est archi simple, consistant en trois lignes, un nom secret et un Vœu qui doit être rituellement accompli. C’est l’intégralité du cœur opérationnel du Terma. La pratique implique d’apprendre Son Histoire sous sa forme recouvrée et restaurée et, éventuellement, de rencontrer la Déesse de Sagesse directement dans sa Lumière Organique, de recevoir l’instruction de la Lumière, le corps de substance primordiale de l’Eon.

Le Kala Tantra est une pratique particulière de magie interactive ayant recours à la sexualité. L’aventure de Navigation Gaïenne est une expérimentation en interactivité avec Gaïa-Sophia qui est uniquement définissable par la correction et qui ne pouvait être formulée qu’après l’amorce de cette correction. C’est aussi simple que cela. Il n’y pas de faire semblant ou de métaphysique dans le Tantra Planétaire.

Considérez maintenant le point suivant: l’interactivité avec la Déesse de Sagesse, entreprise dans ce cadre visionnaire de pratique et guidée par le mythe Sophianique, est une occasion singulière, unique et strictement sans précédents pour l’espèce humaine d’accomplir sa dotation divine et rien, A CE JOUR, n’a jamais présenté une telle opportunité, exactement de cette manière.

Ce message ne peut pas être corrompu et piraté, comme tous les autres enseignements spirituels précédents l’ont été, parce qu’il honore le pacte que Sophia a conclu avec notre souche de l’Anthropos. Aucune autre religion ou système métaphysique ou enseignement spirituel n’a JAMAIS contenu ce facteur.

Ce Terma suit un chemin totalement différent de tout ce qui le précéda. C’est un monogenes, une singularité. Une nouveauté. Une innovation pure, la marque du génie de notre espèce. La signature de notre dotation divine.

Je ne sais pas ce que d’aucuns pensent de mon allégation d’être le premier terton de Gaïa et, en fait, peu me chaut. Mais je vous dirais franchement cela: si vous appréciez quoi que ce soit dans cet enseignement et que vous vous enquerrez (naturellement) au sujet de son origine et de son auteur présumé – j’en suis le découvreur et non pas l’auteur – imaginez alors quel privilège est le mien si ce que j’affirme est véritablement authentique. Et je ne peux maintenir ce privilège qu’aussi longtemps que je le confère. Et donc, je vous le confère. Lorsque vous ressentez de même ce privilège, vous vous approchez de l’attitude correcte afin de découvrir, avec moi-même et d’autres, les termes exacts de ce pacte.

La Rencontre de Tulku Thondup

Le Terma de l’Eveil de Gaïa est le premier terma planétaire et ce pourrait être le seul, pour autant que je sache. Peut-être qu’un seul terma est suffisant: un terma pour une planète. Une histoire pour une planète: Son Histoire, le mythe Sophianique…

Nonobstant, ce terma est une expérimentation, sans limite de durée et en source ouverte, invitant à cultiver la sagesse de notre espèce, un projet qui relève pleinement de l’élaboration et de l’extrapolation. C’est un terma sériel, et généré par un groupe, avec une durée de 208 années à partir d’octobre 2008.

Potentiellement, n’importe quel nombre de personnes pourrait participer au développement permanent de ce trésor de sagesse. Jusqu’à la fin de l’Age de Kali en 2216.

Si elles souhaitent s’intégrer à ce processus, bien évidemment. C’est un grand SI. Malheureusement, se compter soi-même en dehors de l’illumination est la situation mondaine et routinière – un stratagème bourgeois bon marché, rien de moins – qui permet de maintenir une préoccupation narcissique de soi-même sous l’habit prétendu de l’humilité.

«Je ne peux que dire cela au sujet de mon illumination: elle est vôtre».

Hélas, trois fois hélas… Je considère que l’ingénuité humaine est profondément sympathique en dépit de ses tendances désinvoltes, maladroites et futiles et ses inclinations à l’auto-condamnation et à l’auto-destruction. Mais, de plus en plus, peu m’importe que mon amour atteigne ou non ceux vers lesquels il est dirigé. Ou qu’il atteigne quiconque, d’ailleurs. Le rôle que l’amour joue dans le Terma et dans l’expérimentation divine que Sophia conçut est un sujet risqué auquel je dois m’atteler un de ces jours. Mais je digresse.

J’ai affirmé, dans le passé, que la pratique du Tantra Gaïen est généreuse mais que l’élaboration de ce terma n’est pas une proposition fourre-tout. Dans le Tantra Gaïen, il n’existe pas de faire-semblant ou de métaphysique. La seule voie d’élaboration du terma est au travers de l’instruction de dakini procédant du Nexus des Shaktis. Aucune autre élaboration de contenu, émanant de quelque autre source que ce soit, ne peut être intégrée à ce terma. Cela ne prendra tout simplement pas. Cela va s’effriter, s’affronter et s’effondrer. Cela va paraître ridicule, banal et stupide. Ce terma est investi d’intenses propriétés apotropaïques – chassant la fraude, éloignant la contamination et repoussant les projections fanatiques.

La protectrice dangereuse de ce Terma est Kurukulla et sa gardienne tutélaire est Durtro Lhamo, la marraine des termas et des tertons. Bricoler avec ces puissances revient à bricoler avec son propre mental alors que le Terma de l’Eveil de Gaïa ne peut que rester intact. Ne me croyez pas. Prenez le Vœu, appelez VV. Essayez le et essayez de l’adapter à vos inclinations et regardez ce qu’il en advient.

Personne ne peut promouvoir le Tantra Planétaire avec des séminaires, des classes et des conférences payantes. Il ne peut y avoir aucun bénéfice commercial attaché à la propagation de ce Terma, pas de frais financiers d’instructions; cependant, des objets rituels et des outils shamaniques peuvent être échangés, vendus ou achetés, comme cela se passe chez les peuples Indigènes. Quiconque va vous facturer l’enseignement du Tantra Planétaire et l’exposition du Terma de l’Eveil de Gaïa est un arnaqueur et un bonimenteur vous proposant un marché de dupes.

Telles sont les règles du terton. Ne les respectez pas à vos propres risques. Je ne peux imposer ces règles à personne, bien évidemment, mais je peux les décliner et c’est d’ailleurs juste ce que je viens de faire. Maintenant, permettez moi de vous parler des règles auxquelles je suis sujet dans mon rôle en tant que le premier découvreur de trésors de Gaïa, le Terton du Maine.

Durant les neuf années de mon association avec le Marion Institute, j’eus le privilège de rencontrer personnellement Tulku Thondup. Ci-dessus, j’ai souligné que son ouvrage “Hidden Teachings of Tibet”, qui fut publié en 1986, brisa un tabou d’enseignement exclusivement oral et révéla les sujets mystérieux des termas et des tertons à l’Occident anglophone.

Et il s’avère que Tulku Thondup a été soutenu pendant de nombreuses années par la Buddhayana Foundation mise en place par Michael Baldwin, l’un des fondateurs du Marion Institute. C’est la personne la plus sincère que j’ai rencontrée dans ma vie. Au travers de Michael et des frères géniaux, Ian et Philip, je fus introduit dans un cercle de contacts qui me permit de rencontrer personnellement Tulku Thondup. Vers 2002, à Cambridge, dans le Massachusetts. Ce fut peut-être aussi en novembre 2001 durant un symposium du Marion Institute sur le Gnosticisme avec Elaine Pagels, ou l’année d’après, je n’en suis plus sûr. Tulku Thondup participait à ce symposium et exprima un vif intérêt vis à vis de ma vision inhabituelle du Gnosticisme et des Mystères. Il m’encouragea à écrire un ouvrage sur ce sujet. Cinq années plus tard, “La Passion de la Terre” fut publié.

Lors de ma rencontre avec Tulku Thondup, dans son appartement de Chelsea, j’évoquai quelque chose qui me travailla mentalement pendant des années. Je lui demandai s’il était possible qu’un terton “free-lance” puisse se manifester, à savoir un terton qui ne soit pas associé au lignage Nyingma ou à une autre tradition Tibétaine.

Je lui demandai carrément: «Est-il possible que des trésors de la sphère de sagesse des dakinis puissent émerger dans le mental de n’importe qui, en générant la révélation d’un terma, ou ce privilège est-il réservé exclusivement à des membres des lignages multi-centenaires du Tibet».

Son visage s’illumina à cette suggestion comme si cette notion lui faisait plaisir, en quelque sorte, et il répondit, «Bien sûr, certainement, cela pourrait advenir avec un individu en dehors du cadre existant. C’est entièrement possible». Il pausa ensuite pendant un moment, pensif. «Mais il devra avoir des critères pour le valider. Pour déterminer s’il est légitime».

Je fus profondément frappé par le commentaire qu’il ajouta. En posant cette question à Tulku Thondup, j’avais décrit un certain nombre d’expériences vécues au cours de ma vie qui paraissaient ressembler à des termas où à des éruptions de style terma de sagesse intérieure. Un de leurs attributs sortait de l’ordinaire: les éruptions se manifestaient intactes comme un dossier compressé.

Le contenu intégral de l’instruction, ou de l’intuition reçue, se manifestait d’un seul coup, compacté. C’est également la manière dont les termas arrivent aux tertons, compris-je. Bien que je fusse convaincu des similarités entre mes expériences similaires à des termas et les exemples traditionnels, j’étais complètement perdu quant au sujet des critères permettant de valider l’authenticité du terma. Lorsque Tulku Thondup me présenta cet aspect, j’étais incapable d’imaginer, à cette époque et en cet environnement, comment je pourrais bien élaborer ces standards. Cela semblait un défi impossible. Nul besoin de le dire, cet échange me mit quelque peu mal à l’aise. En bref, j’étais certain de mes révélations de style terma mais absolument pas préparé à les valider.

Cette rencontre se passa à l’époque où je conduisais mes premières conversations avec Gaïa sur Infinity Ridge dans la Serrania de Ronda en Andalousie. Ce que je ne pouvais pas savoir ou deviner, à l’époque, c’est que ces critères deviendraient évidents une fois que j’aurais développé ce contact et transmis le terma suprême, une mission pour laquelle j’avais été préparé durant toute ma vie depuis l’âge de quatre ans

Une fois que le trésor fut révélé, cela ne me prit pas longtemps pour reconnaître comment le légitimer. Mais je puis vous assurer que ce fut un processus laborieux. Dans sa biographie de Jigme Lingpa, “Apparitions of the Self”, Janet Gyatso consacre une attention considérable au problème de la légitimation parmi les tertons.

Traditionnellement, la légitimation constitue une énorme problématique et elle peut requérir des années avant d’être élucidée.  Gyatso met en exergue que le Nyingma Jigme Lingpa lui-même doutait de l’authenticité de certains de ses termas. Un peu à l’image d’un schizophrène, il luttait pour stabiliser son mental à la frontière fluctuante entre le réel et l’imaginé, le factuel et l’inventé.

J’ai suggéré le terme “mythophrénique” pour une personne vivant dans la fusion du réel et de l’imaginé et considérant parfois l’imaginé comme plus réel et d’une valeur plus élevée eu égard à la vérité.

Je maintiens que la mythophrénie n’est pas un désordre mental mais un état liminal normal pour les êtres humains.

Les forces supranaturelles poussent le mythophrénique dans une direction ou une autre induisant une situation de déstabilisation. Les individus qui ne peuvent gérer cette condition deviennent des “personnalités marginales” ou des cas instables. Ceux qui peuvent la maîtriser deviennent des artistes notoires tels que Herman Hesse, Philip K. Dick, Frido Kahlo et de nombreux autres. Certains mythophréniques la maîtrisent durant une période et s’effondrent ensuite, tel Antonin Artaud.

Je maintiens que le Supranaturel, incluant la sphère de sagesse des dakinis, exerce une pression considérable sur certains mythophréniques afin de pouvoir s’immiscer dans la psyché humaine pour inspirer et même fertiliser le monde ordinaire.

Mais de nombreux mythophréniques résistent à cet appel en recourant au déni et à l’évasion, et ils se réfugient dans le mondain, dans la convention et dans le conformisme. Je suis convaincu que cet échec des nerfs se manifeste pour une raison principale: ils sont incapables d’accueillir la guidance spirituelle qu’ils reçoivent de la même sphère de pouvoirs induisant la déstabilisation, à savoir mettant en danger leur santé mentale.

J’ai été contacté par ma dakini gardienne à l’âge de quatre ans. J’avais des rêves lucides durant mon adolescence, des montées spontanées de kundalini et d’autres expériences psychiques et paranormales  – des signes caractéristiques du Supranaturel s’immisçant dans la psyché humaine.

Je suis convaincu que presque tout le monde vit de telles expériences mais le problème est que la vaste majorité des gens ne réussissent pas à les intégrer. Ils les rejettent, ils les relèguent toutes dans l’étrangeté, ils sont découragés par autrui de s’y intéresser, ou ils succombent au conformisme, etc. Mais si vous ne vous en remettez pas à la guidance conférée par les puissances supranaturelles qui déstabilisent votre psyché, vous ne pouvez rien retirer de valeur de votre mythophrénie.

Pour en revenir à Jigme Lingpa, ma contrepartie Nyingma. C’était un mythophrénique accompli qui possédait l’expertise de gérer l’influx de Supranaturel et d’harmoniser le réel et l’imaginaire. Malgré cela, il passa par des périodes d’insécurité considérable en relation avec ses termas. Jigme Lingpa était soutenu intellectuellement, spirituellement et matériellement par le système institutionnel du Bouddhisme Tibétain auquel il appartenait. Il possédait un entourage d’étudiants qui l’assistaient à valider les termas qu’il recevait. Nonobstant, malgré cet entourage et ce soutien institutionnel, il fit face à une difficulté considérable avec certains termas, incapable qu’il était de les valider à l’aune des critères reçus ou de les vérifier au travers d’un rappel de réincarnation. Et encore pire, incapable qu’il était de déterminer s’il les falsifiait. Il vous faut lire l’ouvrage de Gyatso très soigneusement, et avec empathie, pour comprendre le sentiment de torture d’un tel dilemme mystique.

Imaginez maintenant mon dilemme. Sans renfort institutionnel, sans tradition de référence et sans un seul être individu faisant office de miroir, je dus déterminer totalement par moi-même comment établier l’authenticité du Terma de l’Eveil de Gaïa. Personne autour de moi n’était disposé à s’impliquer, avec moi, dans ce défi particulier. En fait, les gens que je connaissais à cette époque me fuirent, ils tournèrent casaque. Je fus témoin d’une amitié de 25 années trahie. D’autres me rayèrent de leur carnet d’adresse. Je ne leur en veux pas.

Le flamboiement du Supranaturel qui se déploya autour de moi durant les premiers mois suivant la réception de ce Terma, en 2008 et en début 2009, fut profondément terrifiant. Ce fut un embrasement de folie Dionysienne, une explosion de manie divine prégnante de vapeurs érotiques outrancières. Seize femelles infernales du Nexus des Shaktis me respiraient dans le cou. L’intensité était  décourageante. Elle chassa tout le monde de mon entourage. Tout un chacun se fit la valise à l’exception d’une personne, simple et décente. Et une seule suffit.

Cette intensité dépouilla la chair de mes os et réduisit mon humanité à l’état de carcasse étincelante.

Je me soucie beaucoup moins de l’humanité en général maintenant que j’ai transmis l’instruction de Sophia à son espèce favorite, l’Anthropos. Il n’est pas nécessaire d’aimer la race humaine pour lui donner le meilleur de vous-mêmes. Pensez-y donc, c’est peut-être même mieux de ne pas l’aimer.

Neuf Standards

Au fil des trois années depuis la découverte du Terma de l’Eveil de Gaïa, j’en suis venu à définir les critères d’authenticité que Tulku Thondup proposa, les standards adaptés à un terton free-lance. Je vais les décliner ici sans plus d’élaboration car, sinon, cela me demanderait d’écrire un ouvrage entier.

1. Source déterminée, nommée: qui transmet ce terma. Dans ce cas, Gaïa elle-même est la source du Terma de l’Eveil de Gaïa. A son tour, le Terma révèle la console, de spectre intégral, de 18 canaux au travers desquels elle transmet ouvertement à l’ensemble de l’espèce humaine, s’en remettant à des individus réceptifs à ses fréquences telluriques.

2. Source identifiée: arrière-scène du terma permettant au terton d’en déterminer sa source. Au contraire du channeling, l’audition Télestique de sagesse de dakini ne produit pas d’expériences par lesquelles la source se déclare elle-même par son nom. Par exemple, Seth dit à Jane Roberts qui il était ou bien Ramtha annonça son identité à j z knight. Au contraire, ce processus requiert du terton dans le Tantra Gaïen qu’il identifie et nomme la source.

3. Augures célestes, astronomie, chronologie céleste spécifique au terma. Ce standard comporte un long processus d’observation et d’inférence qui permet au terton de retracer comment le terma fut anticipé par une séquence d’augures célestes impliquant des configurations planétaires et stellaires de nature exceptionnelle.

Dans mon cas, je détectai une configuration impliquant Jupiter qui m’indiqua que le terma était sur le point d’être révélé, à savoir décodé, presque deux années avant que je ne le reçusse. Nul besoin de le dire, en auscultant ces augures célestes, je ne savais pas ce que je devais anticiper! Les éléments d’innovation et de surprise sont particulièrement présents dans la transmission de termas.

4. Première ligne d’instruction. Chaque terma planétaire authentique s’ouvre avec une ligne brève et explicite d’instruction sacrée: «Vous ne pouvez devenir rien de moins que plus beau».

Je l’ai dit auparavant, la syntaxe de dakini est pertinente, composée de grammaire lapidaire. Les radotages, les propositions métaphysiques qui ne peuvent être vérifiées, les élucubrations au sujet de l’ordre divin, les prédictions, les volumes de spéculations déversés à la petite cuillère, les histoires abracadabrantes au sujet de l’Atlantide ou d’autres mondes sans référence à la narration Sophianique – ce type de matière vous garantit que vous n’êtes définitivement PAS en situation de réception sur les fréquences telluriques des dakinis.

5. Cadre d’instruction, structure générale du terma. Selon ce standard, le terma doit démontrer un dessein élégant et très simple. Très simple mais pas simpliste. Par simplicité, je veux dire que le terma doit posséder une intégrité esthétique puissante, qu’il doit être élaboré comme un objet d’art. Il ne peut pas être compliqué par une masse de diagrammes et de croquis, par exemple, des cartes d’autres dimensions, etc. Il doit être complexe mais élémentaire. Minimal en termes de dessein conceptuel. Le Terma de l’Eveil de Gaïa présente un seul schéma, simple et unique, le Nexus des Shaktis.

6. Eléments rituels fournis par le terma. Sont inclus dans la transmission des aspects pratiques et rituels qui ne peuvent pas être forcés ou élaborés par une abstraction de mental mâle. Bien plutôt, le rituel émerge comme une contrepartie naturelle et spontanée de l’opportunité présentée dans le terma. Dans le Terma de l’Eveil de Gaïa, le rituel du Vœu de Tantra Gaïen constitue une technique naturelle et spontanée permettant d’accomplir l’interactivité avec Gaïa. Tout comme les aspects structurels, les éléments rituels doivent être minimalistes et profilés.

7. Communauté prenant en charge le terma. Dans ce cas, la communauté qui reçoit le Terma comprend les neuf générations de l’Age Noir de l’Innocence, les Tribus de Kâlî. La première génération de 1945 à 1975, la seconde génération de 1976 à 2005 et ainsi de suite jusqu’à 2215, la dernière année du Kali Yuga et la conclusion du grand Kalpa de chronologie précessionnelle de 25 920 années. 1945 est la naissance du Terton du Maine.

8. Terton. Selon ce standard, la biographie du terton doit présenter un registre d’événements qui infèrent le rôle de découvreur de trésors, incluant les connexions de dakinis à partir d’un jeune âge, les interventions supranaturelles, les rêves lucides, les actes de magie et de pouvoir, les intuitions esthétiques et voluptuaires tout autant que ce qui contribua, au cours de sa vie, à développer et à peaufiner la sensibilité mythopoétique requise pour maîtriser un terma.

Et le dernier mais pas le moindre,

9. Localisation. Un terma propre aux Tantras Gaïens doit être découvert dans un endroit d’une grande beauté, pureté, sérénité, compatible avec l’esthétique sublime de la Déesse de Sagesse. Ses priorités sont esthétiques. Elle requiert également qu’il y ait une réfraction entre le lieu et le terma.

Un terma Gaïen ne peut pas être reçu juste n’importe où, de manière arbitraire. Car il va se révéler dans un endroit où le cauchemar de l’Histoire interagit avec le Rêve de l’Eon. Dans le cas du Terma de l’Eveil de Gaïa, il fut reçu dans un site d’une beauté naturelle spectaculaire à environ 80 kms de Sanlucar de Barrameda à l’estuaire de la rivière Guadalquivir, l’endroit d’où Christophe Colomb partit pour le Nouveau Monde.

Donc, tels sont les standards auxquels je m’astreins et il devrait en être de même pour tous ceux qui souhaitent contribuer à l’expansion et à l’extrapolation des Tantras Gaïens. Le troisième point est particulièrement crucial dans le sillage de la correction de Sophia. Si vous ne pouvez pas exercer quelque maîtrise de l’astronomie et de la mythologie stellaire, vous ne pouvez pas prétendre jouer un quelconque rôle directeur dans le développement de ce Terma.

Il n’y a pas de place pour le faire-semblant et la métaphysique dans le Tantra Gaïen. De telles concaténations ne sont ni requises ni souhaitables. La véracité individuelle est la marque de cette expérimentation.

L’interactivité avec la Déesse de Sagesse n’a rien à voir avec  le développement personnel, cependant. C’est un arrangement de partage de pouvoir, un rituel de consécration, non pas un stratagème d’auto-développement.

J’ai décrit le Tantra Gaïen comme un Shaktisme réinventé, le Shaktisme étant “le culte du pouvoir”. Mais je vais réviser cette syntaxe comme suit: ce n’est pas l’amour du pouvoir mais l’amour de maîtriser le pouvoir qui est la marque d’un Shakta. Le pouvoir que vous maîtrisez est tellurique, érotique, infernal et voluptueux.

Tout ce que je décris au sujet de mon expérience mystique vivante dans l’éco-sorcellerie Gaïenne peut être vérifié par des témoins indépendants – et cela devrait l’être.

Je n’affirme pas avoir reçu quelque révélation spirituelle de la Divinité  dans un état de transport ou dans une expérience hors du corps au travers de laquelle j’aurais été le témoin de principes abstraits d’ordre cosmique. Je refuse et je réfute toute métaphysique dérivée d’un transport hors du corps. Je ne reconnais que ces événements d’illumination mystique vécus dans le corps, fermement enracinés dans la Terre. Je rejette également toutes notions polaires erronées de puissances mâles et femelles dans le cosmos et toute autre concaténation mentale visant à la perfection et à l’équilibre dans le cosmos.

Tant bien même je reconnais le genre masculin ou féminin des Eons et des puissances telluriques, je n’affirme pas qu’il existe ou qu’il doive exister un état d’équilibre entre ces énergies dyadiques. Tout au contraire, il existe un déséquilibre, une extrémité et une asymétrie. C’est la nature de la Danse.

C’est mon souhait que le Terma de l’Eveil de Gaïa soit partagé par toutes les Tribus qui émergent dans l’Age Noir de l’Innocence, la fin de l’Age de Kali, afin que chaque kula, chaque communauté tribale, découvre ses propres élaborations de termas, le fondement de pratiques rituelles de guérison et d’apprentissage, d’amour, de guerre et de magie enracinée en la Terre.

John Lash. Andalousie.

Rédigé le 21 juillet 2011. Posté le 5 février 2013 avec un audio.

Extrait de : http://www.liberterre.fr/metahistoire/tantraplanetaire/z-terma/terma-planetaire.html

Déesse à la Rescousse?

L’Avatar Kalki dans la Perspective Sophianique

John Lash

Traduction de Dominique Guillet.

Le mythe Hindou, consigné dans les Puranas et ailleurs, décrit un immense scénario cosmique du Dieu Rêvant, Vishnou.

Il est rapporté que Vishnou, le Rêveur Cosmique, se manifeste dix fois dans son propre rêve – qui est la vie telle que nous la connaissons. Ce sont les dix avatars ou incarnations de Vishnou.

Vishnou rêvant sous le capuchon d’Ananta, le Serpent de l’Eternité à multiples têtes.

Les Eons peuvent être considérés comme des torrents massifs de plasma vivant (Lumière Organique) capables d’observer l’environnement cosmique. On peut imaginer que les serpents entourant le Rêveur représentent l’accompagnement de toute la compagnie Pléromique, les témoins du scénario de rêve en cours. Les yeux des serpents Ananta sont ouverts (observation, reconnaissance) alors que ceux de Vishnou sont fermés (rêve, émanation).

Le mythème du dieu rêvant est une variation de la mythologie planétaire appelée le mythe onirique, du Grec “oneiros” pour rêve. Le “rêve” doit être compris dans ce sens – non pas comme une alternative virtuelle de la réalité, source de fuite pour tous ceux qui ne peuvent faire face à la vie, et non plus comme une narration, ou une notion, erronée assumée collectivement (le mythe de la domination Américaine, par exemple). Le mythe authentique n’est ni une fantaisie ni un mensonge.

Lorsqu’il est véridique, le mythe présente une description vérifiable d’actions et d’événements qui se manifestent au-delà du spectre de la perception humaine. La pratique du mythe peut étendre l’amplitude et la profondeur de la perception afin d’appréhender ce qu’il décrit.

Dans la méthode Gnostique cohérente avec l’histoire de vision Sophianique, le mythe est la narration qui implique la conscience humaine avec les projections imaginatives immenses du Divin – jusqu’au point d’interactivité avec la source même de la matière, de la vie et du mental.

Maya n’est pas l’illusion, ainsi qu’il est généralement présumé, mais la matérialisation réelle d’un monde imaginé, “le Rêve de Vishnou”.

Dans la pratique visionnaire avec le mythe, nous nous éveillons à la réalité comme des rêveurs lucides. Ce faisant, nous prenons conscience que nous sommes des personnages vivant dans un film réel en 4D soutenu par une Divinité immanente.

Selon cette perspective, les êtres humains ne sont pas simplement des créatures biologiques produites par un supposé “dieu créateur”. Certes, nous sommes des créatures biologiques, des animaux dotés d’une vie réelle – et cela n’est pas une illusion. Mais, en sus de cela, nous sommes des personnages en chair et en os jouant dans un rêve vivant, capables d’interaction directe avec la source de ce rêve.

Dans la variation particulière Gnostique du mythe onirique Asiatique, le rêveur Cosmique du monde humain, sur la planète Terre, est l’Eon Sophia et elle est, elle-même, la Divinité immanente incarnée dans cette planète.

Elle est la source et l’environnement de notre vie et son histoire constitue le contexte conférant une orientation, et manifestant une finalité transpersonnelle, pour chaque être humain individuel. Dans les Mystères, c’est ce que les Telestai enseignaient: la source, le contexte et l’histoire.

(NDM : pour la tradition kabbalistque elle est la Shekhina)

Scénario d’Intervention

L’histoire de vision Sophianique des Mystères est un mythe capital de création doté d’aspects uniques et exceptionnels. C’est la seule version d’un mythe onirique qui permette aux membres individuels de l’espèce humaine douée d’imagination de s’impliquer directement avec l’origine de notre espèce et de la Terre elle-même.

Le mythe Sophianique est l’unique narration, dans tout l’inventaire de la mythologie planétaire, qui canalise la PNL humaine vers la source cosmique immédiate de la vie, du mental et de la sensation. Sophia, dont le nom signifie “sagesse”, constitue cette source.

Dans la cosmologie Gnostique, une Divinité du niveau cosmique de Sophia, dont l’origine se situe dans le coeur de la galaxie Voie Lactée, est appelée un Eon, un “générateur”.

Son titre honorifique est l’Eon Sophia. Génériquement parlant, la Déesse de Sagesse. En termes familiers, la mère animale planétaire. Lors d’une invocation rituelle, VV, “l’éclair de tonnerre charmant”.

(NDM : C’est la raison pour laquelle la Shekhina est dans Malkhout)

Tous les aspects et détails de son histoire sont palpables, vibrants et véridiques: ils peuvent tous êtres validés par l’expérience et on en retrouve même des corrélations avec la science pure et dure – si tant est que la science pure et dure puisse réellement proférer quoi que ce soit de correct quant au monde naturel.

La Sagesse aime le guerrier parce que c’est au travers du guerrier que l’Eon Sophia recouvre sa finalité originelle et qu’elle se reconnecte avec le Pléroma, le coeur galactique dont elle a émergé. Elle accomplit tout cela au travers d’un scénario d’intervention de la sorte préfigurée dans les dix avatars de Vishnou.

En d’autres mots, l’Eon Sophia en vient éventuellement à émerger et à agir dans le rêve qu’elle rêve.

Mais en raison des caractéristiques particulières et anormales de son aventure cosmologique en dehors du coeur Pléromique, l’opportunité de la Déesse de Sagesse de se manifester dans son propre rêve est contrariée par des conditions spéciales qui l’emmêlent profondément avec l’humanité, son espèce favorite, et qui la lient par des préoccupations injustifiées avec le monde naturel. L’élucidation précise de ces conditions appartient à la pratique en cours de Navigation Expérimentale Gaïenne.

Le défi auquel Sophia fait présentement face – à savoir de s’éveiller dans son rêve lucide et d’assumer une auto-navigation de par sa propre puissance, libre de la capture aveugle par les mécaniques célestes du système solaire – peut être appréhendé en considérant les dix avatars de Vishnou comme une appréciation narrative et rapide de sa situation.

Elle n’est pas Vishnou et il ne s’agit pas ici d’établir une équation littérale d’agences cosmiques. Mais quelque chose d’encore plus fascinant est en jeu. Considérez le scénario suivant.

L’histoire de vision Sophianique raconte des événements du centre galactique (le Plérome) avant l’émergence de l’humanité sur Terre et même avant l’existence de la Terre elle-même.

L’épisode quatre de la narration sacrée décrit comment l’Eon Sophia et son consort Thelete élaborèrent la matrice humaine, l’Anthropos.

Une fois que le phénome de ce plasma séminal fut calibré avec des propriétés spécifiques, toute la compagnie des Eons Pléromiques (les divinités cosmiques) le projeta vers l’extérieur et l’enchassa dans le nuage nébulaire M 42, la Nébuleuse d’Orion. Il y reposa sous la forme d’un vaste réseau de mycélium dans le Trapèze, une formation trapézoïdale de jeunes étoiles.

Tandis que les Eons observaient, des filaments du tissu de mycélium du phénome de l’Anthropos s’étendirent en longs tentacules enveloppés de plasma – appelés “linga-sharira”, de longs fourreaux. Les propagules de potentiel génomique, véhiculés dans ces filaments plasmiques, se déployèrent le long du bras galactique et germèrent dans des environnements planétaires favorables tout comme un ovule fertilisé germe dans la paroi de l’utérus d’une femme.

En tout, les Eons Pléromiques, incluant Sophia et son consort Thelete, observèrent le phénome Anthropique germer dans neuf systèmes de mondes, donnant naissance à neuf expérimentations planétaires distinctes avec des souches de l’humanité dérivées de la matrice primordiale nichée dans M42.

A leur inquiétude, chacune de ces expérimentations se passa très mal et se termina en catastrophe sans permettre à chaque souche humaine de se développer à son potentiel optimum tel que défini par la calibration septuple de la dotation humaine mise en place par Sophia et Thelete.

Plasma filamenteux exsudant de la Nébuleuse du Cygne.

Anthropos 10

L’Eon Sophia est une Divinité jeune et prodige – de 14/15 ans d’âge en termes Eoniques comparée aux Eons plus “anciens” que l’on peut imaginer comme une équipe d’artistes-scientifiques vétérans d’âge mur, dans les 60/70 ans en termes humains.

Les anciens Eons avaient été les témoins de nombreux scénarios planétaires désastreux alors que Sophia, jusqu’alors, n’en avait pas vu tant.

De plus, c’est elle-même, agissant de concert avec Thelete, qui avait élaboré l’Anthropos: c’étaient donc ses expérimentations qui s’effondraient. Elle observa, impuissante, ces événements – incapable qu’elle était d’en modifier le cours: en tant que jeune Eon, elle n’était pas accoutumée aux mécanismes particuliers d’ordre cosmique utilisés par les Eons lorsqu’ils souhaitaient intervenir dans une expérimentation en cours dans l’intention de la corriger et de l’écarter d’un risque afin de la guider vers sa réalisation optimale. Cependant, elle connaissait l’existence de cette pratique d’intervention et l’avait peut-être vue déclenchée.

Alors qu’elle méditait sur les neuf expérimentations impliquant l’Anthropos qui se terminèrent mal, l’Eon Sophia s’impliqua dans un processus complexe: elle s’inséra hypothétiquement elle-même dans chacun des scénarios et des environnements planétaires en imaginant comme elle en aurait rectifié le cours si elle avait eu réellement la possibilité d’intervenir au coeur des événements.

Mais elle n’était pas vraiment capable de sauver ces expérimentations en raison de son immaturité et de son manque d’expérience quant aux projections Eoniques, la mise en place d’expérimentations planétaires avec le plasma germinal d’organismes sensibles. Elle ne pouvait que simuler les interventions qu’elle aurait souhaité réaliser dans ces neufs expérimentations afin de les protéger d’une conclusion catastrophique. Ces exercices étaient des répétitions d’événements du passé qu’elle ne pouvait pas modifier ou rejouer. A l’image d’imaginations rétrospectives.

Après avoir passé en revue ces neuf expérimentations, cependant, Sophia commença à envisager une dixième propagation de l’Anthropos dans un laboratoire planétaire, un scénario qui pourrait émerger dans le futur.

(NDM : La 10ème séphira Malkhout)

Ce faisant, l’Eon appliqua toute sa passion (enthemesis) et toute son intention divine (ennoia) vers un futur scénario en lequel elle pourrait réellement intervenir au cas où l’expérimentation Anthropique déraillerait catastrophiquement comme pour les neuf premiers exemples.

La souche future de l’humanité, qu’elle imagina dans ce scénario d’intervention, pourrait être désignée comme Antrophos-10.

Bactéries cultivées dans une boite de Pétri: analogie aux formes de vie émergeant dans une biosphère pourvue par un corps planétaire.

Les neuf interventions hypothétiques de l’Eon Sophia sont telles les neuf incarnations de Vishnou au travers desquelles le Dieu Rêvant se manifeste dans son propre rêve avec un effet salvateur. Ces manifestations mythiques ne sont que des suggestions d’événements massifs qui se déroulèrent dans l’imagination passive de la déesse planétaire, Gaïa-Sophia, alors qu’elle était le témoin des conclusions désastreuses de neuf expérimentations Anthropiques précédant celle qui est présentement en cours sur Terre.

Forme Docétique: Nirmanakaya

Selon la tradition Hindoue, il existe une dixième future incarnation de Vishnou, appelée Kalki.

Ce n’est pas un événement cosmique du passé ni une intervention hypothétique que Sophia pourrait avoir réalisée: c’est un événement capital, en cette époque historique présente, et qui est en cours en temps réel.

La venue de Kalki constitue l’intervention palpable et physiquement manifestée de la Déesse de Sagesse sur la Terre, maintenant.

De plus, elle n’avait pas anticipé d’autres événements qui ont profondément influencé sa situation, telles que l’émergence des Archontes et la séparation des sexes.

Dans la situation courante, son intervention est compliquée de par le fait que, lorsque Sophia préconçut initialement le scénario d’intervention, elle ne réalisa pas qu’elle, en tant qu’Eon Pléromique, incarnerait l’environnement planétaire en lequel l’expérimentation à sauver se déroulait.

C’est pour cela que l’intervention, dont la finalité est de corriger l’expérimentation avec l’Anthropos 10, actuellement en cours sur Terre, ne peut pas être accomplie comme elle l’avait originellement imaginé.

Pour que la Déesse vienne à la rescousse de l’humanité, à la dernière minute, des conditions spéciales doivent prévaloir, émanant en partie de l’humanité elle-même…

Image typique de Kalki dépeint comme un guerrier chevauchant un cheval blanc.

Le défi le plus élevé de l’adepte dans le Tantra Gaïen est de déchiffrer ces conditions et d’élucider les modifications requises par l’Eon Sophia afin d’accomplir ses desseins originels concernant l’expérimentation courante.

L’initié découvre ce que le bon sens commun déduirait: la Déesse de Sagesse est sur une “double tâche”.

Elle doit tout d’abord continuer à rêver, de manière immanente et active, la Terre et toute vie s’épanouissant dans la biosphère – sinon, toute la vie de cette planète, jusqu’au niveau moléculaire, s’étiolerait et s’effondrerait, littéralement en une journée.

En même temps, elle doit réaliser son scénario d’intervention en tant que discret agent capable de modifier son propre rêve, lucidement éveillée. Elle ne peut tout simplement pas descendre du coeur galactique selon le mode routinier d’un avatar Pléromique (littéralement “celui qui descend”).

Pourquoi ne peut-elle pas vraiment descendre? Pour la bonne raison qu’elle est déjà là.

Il lui faut donc plutôt s’extirper de l’immersion dans un corps planétaire massif et se manifester dans la présence, en temps réel, d’un agent discret, un personnage agissant dans cet aspect de son Rêve qui interagit avec l’histoire humaine.

Elle, qui soutient toutes les créatures, doit apparaître sous la forme d’une créature, une entité animale ou un personnage ressemblant à un être humain – sous les traits d’un corps docétique, un Nirmanakaya pour utiliser le terme Bouddhiste. (Docétique est un terme Gnostique: du Grec “dokein”, apparaître).

Sangye Nyenpa Rinpoche, exemple d’un maître Tibétain vivant considéré comme étant un Nirmanakaya et donc considéré et traité avec grande déférence et révérence. Défini dans un sens conventionnel, le nirmanakaya est le corps physique d’un Bouddha se manifestant dans le monde pour enseigner le Dharma et amener tous les êtres vivants vers l’illumination. Par exemple, le Bouddha historique est ainsi considéré. Le corps nirmanakaya est sujet à la maladie, au vieil âge, et à la mort tout comme tout autre créature vivante. Plus précisément, cependant, un nirmanakaya est un “corps d’émanation” ou “une forme magique d’apparition”, perçu comme un corps physique ordinaire alors qu’il ne l’est pas. C’est donc une forme docétique comparable à un hologramme.

Une Bodhisattva femelle en mode chinois: Kuan Yin.

De telles images représentent des formes adoptées par des Eons Pléromiques dans des scénarios d’intervention. Mais, à strictement parler, une telle “divinité incarnée” est holographique plutôt que physique – elle exhibe donc l’apparence spéciale d’un corps de rêve composé d’organes, de parfums et de traits complètement sublimes et attrayants et exempts des aspects physiques corruptibles qui sont propres aux corps humains. Il est hautement probable (selon les études historiques des origines du Bouddhisme par Snellgrove et autres) que les Bouddhistes Hindous développèrent la notion du Bodhisattva à partir de contacts avec les Gnostiques des Ecoles de Mystères aux alentours du second siècle EC. Ce fut l’époque de l’émergence de l’idéal du Bodhisattva, plus vraisemblablement un reflet ou un emprunt au phoster (enseignant illuminé) des Mystères. Ce fut également l’époque des écritures relatives à la Prajnaparamita (“sagesse suprême”) qui reflètent clairement les enseignements Gnostiques sur Sophia, la Déesse de Sagesse.

Cependant, lorsqu’ils incorporèrent ces notions dans le Bouddhisme, les cousins Asiatiques des Gnostiques Levantins leur conférèrent une tournure littérale. Ils transformèrent la forme docétique d’un avatar en une incarnation littérale alors que les Gnostiques récusaient, par exemple, que des sauveurs putatifs, tel que Jésus, pourraient avoir assumé une pleine incorporation. A ce jour, le Bouddhisme, dans toutes ses variations, continue d’appliquer une tournure concrète, à savoir de “réifier” le Bodhisattva/Nirmanakaya plutôt que d’en reconnaître la nature purement apparitionnelle.

Le Nirmanakaya Kuan Yin, telle qu’elle est dépeinte ci-dessus, serait plus proche de la perfection supra-humaine d’un personnage docétique que d’une personne en chair et en os tel que le Rinpoché présenté au-dessus d’elle.

 

Dans le monde archontifié de la fin du Kali Yuga, des images du véhicule docétique, ou du nirmanakaya, flottent dans le mental collectif sous la forme de caricatures orientées et colorées par les filtres des medias électroniques et de l’intelligence virtuelle. La version la plus sophistiquée de tels personnages se trouvent dans les mangas Japonais, mettant souvent en scène une fille ninja dotée de pouvoirs occultes.

Dans le jargon informatique, un avatar est une identité fictive que l’on crée sur internet. Souvent, l’auteur humain de l’avatar représente cette identité alternative par un dessin animé ou une image virtuelle générée par ordinateur. L’apparence superficielle et archontique, le profilage corporel et l’impression aseptisée de telles images sont caractéristiques et peuvent s’avérer étrangement captivants. Cette apparence assume une forme extrême dans la pornographie générée par ordinateur et dans les sex-dolls robotisées en polyuréthanne, particulièrement appréciées par les mâles Japonais qui sont très connus pour éviter toutes relations sexuelles avec des femmes réelles, à savoir qu’ils incapables de confronter les aspects biologiques et chimiques de la sexualité, les organes sexuels, les parfums faisandés, les sécrétions, etc…

La plasticité parfaite des femmes dans la pornographie virtuelle informatisée et dans leurs contreparties en taille réelle – des sex-dolls interactives – présente une intimation de forme docétique telle qu’elle serait assumée par l’Eon Sophia dans le champ de perception de la conscience archontisée de l’humanité. En d’autres mots, l’imagerie de déviance archontique de l’imperfection humaine tendant vers une vision profilée et aseptisée de la forme humaine, pointe vers un événement surnaturel en cours de manifestation. Il se peut que l’imagerie iconique superficielle des mangas Japonais préfigure l’apparence que la Déesse de Sagesse assumerait en tant que Kalki: la guerrière femelle ninja anatomiquement profilée.

Orchestration Jumelée

Nous avons souligné, ci-dessus, que Sophia doit réaliser deux choses en même temps afin d’intervenir dans l’expérimentation divine actuellement en cours. Dans le jargon de l’éco-sorcellerie Gaïenne, ce double exploit d’une exigence exceptionnelle, oeuvrant du Tonal vers le Nagual et vice versa, est appelée une orchestration jumelée.

Normalement, un nagual qui pénètre dans le surnaturel revient avec des pouvoirs et des connaissances magiques qu’il, ou elle, applique dans le monde ordinaire, le Tonal, par un jeu de stratégies occultes ou de réalisations symboliques-dramatiques appelées orchestrations de destinée.

Au cours de ce processus, le sorcier déploie la puissance imaginative du Surnaturel dans les situations de la vie ordinaire.

Généralement, l’orchestration procède du Nagual vers le Tonal, elle procède du non-ordinaire vers la vie ordinaire. Ainsi, le nagual de la sorcellerie Gaïenne impacte la vie ordinaire avec des pouvoirs, des intentions et des stratégies puisées dans le Surnaturel, plus particulièrement dans le royaume de la Shakti cosmique, le Divin Féminin. La magie Tantrique Gaïenne à l’oeuvre dans le Nexus des Shaktis est une telle pratique d’orchestration de la destinée.

Mais un sorcier/shaman peut également réaliser cette stratégie d’impact dans l’autre direction, en réalisant l’orchestration de l’ordinaire vers le non-ordinaire, du Tonal vers le Nagual. La réalisation simultanée de ces deux orchestrations constitue une orchestration jumelée.

En raison des conditions non anticipées de l’expérimentation impliquant l’Anthropos 10, pour laquelle l’Eon Sophia est elle-même l’environnement (l’habitat planétaire), la Déesse de Sagesse doit réaliser une prouesse d’orchestration jumelée, en oeuvrant simultanément dans les deux directions. Mais elle ne peut le faire sans un niveau stratégique de participation humaine.

Elle peut, par elle-même, convier le non-ordinaire dans l’ordinaire, orchestrer le Nagual vers le Tonal. Elle peut déverser la beauté et la magie du Nexus des Shaktis dans l’atmosphère de la Terre et dans le psychisme collectif de l’humanité, purement par la force autonome de sa volonté, l’ennoia. Et c’est exactement ce qu’elle fait en établissant les conditions initiales de la correction depuis mars 2011.

Mais elle ne peut pas, d’elle-même, amener l’ordinaire dans le non-ordinaire, orchestrer le Tonal vers le Nagual. Pour ce faire, elle requiert un niveau stratégique de participation humaine.

Comprendre cette proposition épineuse permet de prendre conscience du dilemme auquel fait face la déesse dans son challenge d’accomplir son intervention prévue au moment précis où l’humanité fait face à un risque maximum d’annihilation, d’auto-destruction.  Ce risque maximum d’annihilation, d’auto-destruction, il prévaut en ce moment présent.

Le Second Kalki

Selon la tradition Hindoue, Kalki représente l’aspect mâle guerrier de Kali, une divinité féminine qui représente le courroux de la Shakti Cosmique, de la Mère Divine.

Nous avons ici un concept intéressant: l’aspect mâle guerrier d’une impulsion femelle guerrière. Il se peut que vous vous demandiez si le genre est d’une quelconque importance dans de telles propositions mythiques ou s’il peut signifier quoi que ce soit de valeur pour notre compréhension. Puisse le terton vous garantir que tout cela est décidément d’une importance suprême.

Rappelons que la coopération humaine dans l’intervention de Sophia dépend de la compréhension des conditions spécifiques de cet événement, perçu dans la perspective de sa prévision originale dans le Plérome, avant que la Terre n’existât.

En raison du contraste entre ce qu’elle avait prévu de faire avant l’émergence de la Terre et ce qu’elle doit maintenant accomplir de par le fait qu’elle est incarnée en la Terre, sa stratégie originale d’intervention doit être adaptée. Mais de quelle manière?

Disons que Sophia s’imagina originellement dans une descente avatarique typique telle qu’elle l’avait peut-être vue manifestée par des Eons Pléromiques plus anciens. Elle aurait alors revêtu une forme docétique ou un corps nirmanakaya. Elle ne se serait pas incarnée au travers d’un processus biologique de reproduction ni n’aurait occupé un corps qui serait né de cette manière. Les Eons ne s’incarnent pas ainsi. Sous une forme docétique, elle serait intervenue dans l’histoire comme un personnage unique, l’aspect femelle guerrier de Kali – mais alors donc, en tant que femme. Kali est toujours dépeinte sous une forme féminine.

Mais Kalki doit être appréhendé comme mâle, un personnage de notre espèce de genre masculin. Qu’en est-il donc de tout cela?

A ce point de l’exposé, il est très bénéfique de réviser le décodage Androméden du mythe Gréco-Latin de Persée dans Andromède. Dans la version classique et Terrestre de ce mythe, le guerrier mâle Persée (“celui qui détruit”) vient au secours de la femme enchaînée, Andromède. Ici, le héros qui intervient est clairement mâle et le sujet qui doit être secouru est femelle. Mais c’est une interprétation patriarcale de la version du mythe préservé pour nous dans la contemplation de nos doubles Andromédens, le groupe de contrôle de cette expérimentation terrestre.

Pour des yeux Andromédens, Persée devient Kali, la forme guerrière femelle de Sophia, tandis qu’Andromède devient l’humanité elle-même. Cette conversion du mythe classique indique les termes du pacte original que Sophia contracta avec la souche de l’Anthropos qu’elle avait imaginée dans une expérimentation élaborée par son rêve unilatéral, en l’absence d’un consort. Persée/Kali est définitivement un agent féminin selon ces termes originaux. Corrigé dans la perspective de nos doubles Andromédens, ce personnage patriarcal mâle se métamorphose en la Kalki femelle.

Quel est donc alors l’aspect mâle guerrier de Kali? Si l’on prend en considération la nécessité de Sophia d’adapter son intervention aux conditions non anticipées de son incarnation planétaire, son scénario de rescousse requiert une seconde Kali: c’est le Kalki de genre mâle.

Afin d’appréhender cette option étonnante, considérons que l’intervention originalement envisagée par Sophia doit être accomplie maintenant, en raison des conditions non anticipées de notre expérimentation, en deux phases plutôt qu’en une.

Comparons le scénario de rescousse à ce type de colle en deux tubes qui ne fonctionne que lorsque les deux tubes sont mélangés. L’agent (femelle) Persée/Kali d’intervention peut agir seul, il est vrai, mais il ne peut accomplir sa finalité par lui-même: il requiert une contrepartie, un allié mâle guerrier. C’est Kalki.

Sophia elle-même pourvoit le personnage prévu d’intervention, un véhicule Nirmanakaya. De par cette stratégie, elle peut orchestrer du Nagual vers le Tonal.

Mais à partir du Tonal, le monde de l’humanité ordinaire, elle doit pourvoir un autre joueur.

La seconde Kali met en jeu la phase inverse de l’orchestration jumelée de Sophia, dirigée du Tonal vers le Nagual.

Certaines représentations de l’avatar Kalki dépeignent un cheval blanc sans cavalier, ce qui amène la question suivante: qui est manquant? Pourquoi le cheval blanc ne porte-t-il pas de cavalier? Qui devrait chevaucher ce cheval?

Cette image est en phase avec le défi confrontant l’humanité d’aujourd’hui: restaurer l’honneur de la masculinité dans la potentialité la plus optimale de la puissance virile authentique qui puisse être imaginée. L’image obsédante du cheval sans cavalier pointe exactement vers ce qui manque dans le chapitre courant et final du drame du monde: la seconde Kali, le courroux de Gaïa-Sophia dans une manifestation de genre mâle.

Jusqu’à l’émergence de cette manifestation, l’honneur de l’homme est un cheval sans cavalier.

Il est impliqué ici une modification de stratégie subtile mais capitale: rêvant à partir du Plérome, Sophia s’imagina en tant que Kalki, il est vrai, mais en tant qu’agent de genre femelle de puissance avatarique.

Dans la réalité de ce moment historique, Sophia peut se manifester comme ce Kalki de son rêve original mais, afin d’accomplir sa finalité originelle, elle requiert d’être secondée par une autre puissance, le guerrier mâle Kalika, le second Kali. En d’autres mots, VV elle-même est Kali-Kalki de genre femelle, secondée et assistée par un guerrier Kalika de genre mâle. La présence et la coopération du second Kali, incarnée dans le guerrier mâle, est l’adaptation unique qui la déesse requiert pour achever son intervention.

La Constellation d’Andromède avec le Carré de Pégase. Selon certaines interprétations, le cheval blanc de Pégase peut être identifié avec l’avatar Kalki. Il saute de l’étoile de tête d’Andromède, Alpharetz, qui occupe un coin du Grand Carré (le Seuil de l’Emerveillement).

 

Protection de la Masculinité

Qui est donc exactement le second Kali/Kalki, l’aspect guerrier mâle de Kali?

Il est totalement clair que cela n’est pas une seule personne, un seul homme vivant sur Terre. Comment le sais-je avec une telle certitude? Parce que l’identité du second Kali peut être dérivée de l’indice contenu dans le nom mystérieux “Andromède”.

A la stupéfaction des érudits et des mythologistes, ce nom Grec signifie “celui qui protège l’homme, la masculinité”. Le terme Grec “andros” signifie homme, le genre masculin, en contraste avec “anthropos”, l’humanité, comprenant les deux genres. Le mot Grec pour femme est “gyne”. Un androgyne est donc une combinaison de traits mâles et femelles.

Maintenant, il est extrêmement étrange qu’Andromède, la “victime” femelle qui va être sauvée par Persée est appelée par un nom signifiant “celui qui protège la masculinité”.

En ce nom plane une énorme question: Qui protège la masculinité? Qui protège vraiment la masculinité? Et qu’est que cela signifie vraiment de protéger la masculinité?

Si l’on prend en considération les détails précis de ce mythe, avec une attention particulière aux rôles de genres (d’importance extrême, si je peux le souligner) et si l’on s’en tient précisément à la version Andromédenne, c’est alors que l’énigme se résout: la guerrière femelle, Kali, intervient pour sauver celui qui protège la masculinité mais, pour ce faire, elle requiert l’assistance d’une contrepartie guerrière mâle. Si l’on se rappelle que celui qui protège la masculinité, c’est l’humanité elle-même, percevez-vous maintenant la tournure décisive de ce scénario? L’exploit décisif de stratégie?

Pour que l’humanité soit sauvée par l’intervention de Sophia, Sophia en tant que Kali doit oeuvrer de concert avec un guerrier mâle qui est protégé par ceux-là même qui doivent être rescapés!

D’une certaine manière, ces personnes dans le monde d’aujourd’hui qui “protègent la masculinité” permettent à la contrepartie guerrière mâle, le second Kali, de jouer le rôle crucial de seconder Sophia dans son scénario modifié de rescousse. Repassez ce scénario en votre esprit un certain nombre de fois et si vous en percevez l’essence, vous aurez un aperçu des termes du scénario modifié d’intervention tel qu’il se tient dans la contemplation de nos doubles Andromédens.

(NDM : Malkhout est appelée nekeva le féminin, et le masculin est appelé zakhar, qui veut dire: « souvenir. Ce « souvenir » est la mémoire de l’Alliance, du pacte… Ce qui inclut le « souvenir de D.ieu Roi de ce monde », dans la tradition hébraïque, et implique une confiance totale et absolue en la miséricorde Divine. C’est aussi la raison pour laquelle marie Madeleine fait « oeuvre mâle », en soumettant son esprit à ce « souvenir de D.ieu Roi de ce monde » , expression qui culmine dans la phrase de Jésus : « que ta volonté soit faite et non la mienne. nous savons que le Messie Mashiah’ sera une âme de Malkhout où siège la shekhina. »)

Le Retour de l’Honneur

Un portrait moderne de guerrier Lakota (K. Ferguson). Extrait du site magnifique, Spirit of the Lake People.

 

Pour notre coopération dans l’intervention de Sophia, dans l’épanchement de Tonal vers le Nagual, beaucoup dépend de la manière dont nous appréhendons l’identité d’Andromède, “qui protège la masculinité”. Mais Andromède n’est-elle pas l’humanité elle-même? Oui, mais pas exactement.

Pour être plus précis, Andromède est cette partie de l’humanité qui protège la masculinité – en d’autres mots, la partie qui honore l’honneur, qui protège la masculinité vivante, qui reconnaît la nature authentique de la virilité et la garde de l’extinction.

La masculinité est le siège de l’honneur et l’honneur permet l’usage noble de la force violente pour défendre la cause de la vie, de la liberté et de la beauté. Si la masculinité est perdue, c’est l’humanité elle-même qui est perdue quant à cet aspect particulier de notre équation mortelle, quant à l’aspect de genre mâle.

Au moment présent où la venue de Kalki (la Déesse à la rescousse!) est imminente, la question brûlante qui se présente à nous est la suivante: qui parmi les êtres humains vivant aujourd’hui garde – préserve, protège et stimule – la masculinité authentique chez les hommes de ce monde? Il pourrait être dit que quiconque oeuvre ainsi, qu’il soit homme ou femme, appartient à la compagnie Andromède de l’espèce humaine. C’est là que vous demeurez SI vous reconnaissez l’honneur de la masculinité et SI vous oeuvrez pour le préserver et le maintenir. Et ce ne sont pas tous les êtres humains vivant dans le monde d’aujourd’hui qui appartiennent à cette classe, la compagnie Andromède. Mais ceux qui y appartiennent peuvent littéralement, et dans un sens très concret et historique, être sauvés par les hommes dont ils reconnaissent et protègent la masculinité.

Dans le scénario global courant, ce sont principalement des hommes qui sont chargés de la fonction d’accomplir les ordres des prédateurs globalistes. S’ils ne se prêtent plus à ce jeu et s’ils refusent d’accomplir ces ordres, la catastrophe globale peut être réfrénée et évitée. Les hommes qui accomplissent le programme des super-prédateurs agissent sans honneur, d’une manière immonde et avilissante.

L’honneur est restauré lorsque des hommes choisissent d’agir à l’encontre des ordres, émanant des autorités, dont le but est d’asservir et d’annihiler l’espèce humaine. Bien sûr, les femmes au sein de la chaîne de commande dirigée par les psychopathes globalistes peuvent également s’insoumettre et il en est sans doute, en ce moment même, qui s’insoumettent avec fermeté. Mais ce sont des actions entreprises par l’archétype mâle d’honneur (tels qu’ils ont été évoqués ci-dessus) qui constituent aujourd’hui le facteur crucial.

L’archétype de guerrier Kalika peut être également incarné par une femme et c’est sûrement le cas très précisément en ce moment-même… Mais, avant toutes choses, c’est l’honneur des hommes qui décidera, de manière prépondérante, de la conclusion du présent cauchemar global. Et maintenant, posons-nous les questions suivantes.

Aujourd’hui, où sont les hommes d’honneur? Qui sont-ils? Et que font-ils pour mettre un terme aux actions infamantes et déshonorantes des psychotiques et des psychopathes qui ont trompé et poussé l’humanité à participer à leur cauchemar? Où sont les hommes authentiques en ce monde d’aujourd’hui? En connaissez-vous un? En êtes-vous un?

La déclinaison précise de la narration d’intervention Sophianique, particulièrement la précision de ses rôles de genres, révèle clairement que certaines personnes vivant aujourd’hui doivent reconnaître et protéger la masculinité authentique si tant est qu’elles puissent bénéficier d’actions héroïques en phase avec le courroux de Gaïa, incarné par Kali.

L’Eon Sophia requiert l’action héroïque des hommes afin d’accomplir son intervention. Mais il faut que les hommes soient reconnus dans la mise en oeuvre de leur honneur.

La seconde Kalki n’est pas un homme unique mais l’entièreté du contingent mâle attaché à son véhicule Nirmanakaya de courroux.

La seconde Kali/Kalki est la force accumulée des guerriers Kalika de genre mâle. En contraste, les guerriers Kalika de genre femelle constituent l’expression accumulée de l’aspect Matangi de la mère animale planétaire. Cette distinction est absolument critique pour une stratégie fertile d’engagement spirituel dans le Tantra Gaïen suivant la triple formule de l’amour/guerre/magie. J’ai beaucoup à dire à ce sujet dans le proche futur.

L’Oeil du Taureau

Percevoir l’héroïque chez l’homme, et restaurer la masculinité à son juste niveau d’efficacité dans le monde d’aujourd’hui, est absolument crucial dans le grand virage qui s’annonce aujourd’hui, en ce moment même, et dont la négociation ne présente qu’une fenêtre extrêmement courte d’opportunité.

Les femmes doivent reconnaître l’héroïque en l’homme afin que les hommes puissent recouvrer leur honneur et agir au nom de toute l’humanité. Ce n’est qu’avec une telle reconnaissance permettant de les protéger que les hommes peuvent réussir à contrecarrer les psychotiques et les psychopathes globalistes, ces prédateurs intra-spécifiques qui n’ont qu’un désir, c’est de précipiter l’intégralité de la planète vers la ruine dans leur cauchemar de duplicité, de division et de domination.

Le nouveau roi remplace l’ancien en présence de la Déesse.

Gravure Babylonienne, Sumer, 2300 avant EC. La valeur du futur roi était testée dans le hieros gamos, “l’union sacrée”, un rituel érotique conduit par une prêtresse de la Grande Déesse, Ishtar ou Inanna.

Le candidat à la royauté témoignait de ses qualifications par deux performances: l’anticipation correcte des désirs de la prêtresse (plutôt que de se comporter avec elle comme il le désirait) et l’abandon total au plaisir exquis qu’elle lui offrait dans des actes flagrants d’affection sexuelle.

Pour une description poétique intégrale de ce rite, voir le site drushara.com

Et il en est maintenant tel qu’il en fut autrefois. Dans l’ancien passé, avant l’émergence de la théocratie, les prêtresses de la Grande Déesse testaient les hommes au cours du rite d’union sacrée. La finalité de ces rites érotiques était de mettre en valeur la vulnérabilité et la tendresse de l’homme, plus particulièrement sa capacité de s’abandonner.

Aucun homme n’était considéré digne d’être roi ou chef tribal qui ne pouvait pas témoigner d’un abandon total envers une femme dans les émotions intenses du plaisir sexuel – et il n’était pas question de les feindre!

Traditionnellement, les hommes portent la responsabilité d’avoir recours à la force violente afin de protéger la vie. Cette responsabilité est le critère de la masculinité authentique, par laquelle l’honneur est préservé. Mais pour qu’un homme préserve son honneur, il requiert la reconnaissance de ceux qu’il sert avec des actions honorables.

Dans la situation déplorable de notre temps, les membres des forces policières et militaires ont subi un lavage de cerveau tel qu’ils ont trahi leur honneur au service des “autorités” – tel que le gouvernement fédéral. Par conséquent, ils ne protègent pas l’humanité ou leurs familles et leurs proches, ainsi qu’ils le croient peut-être en toute naïveté, mais ceux qu’ils protègent, ce sont ceux qui se sont voués à blesser, à détruire et à exterminer la grande majorité de la race humaine.

Telle est la tragédie de la masculinité à notre époque présente.

Kali est le courroux de la Déesse de Sagesse: elle est la première Kalki.

La seconde Kalki est l’esprit guerrier régénéré de l’humanité, rallié pour soutenir la Déesse de Sagesse alors qu’elle s’éveille dans son propre rêve afin qu’elle puisse accomplir l’intervention qu’elle a prédéterminée pour notre situation courante, l’expérimentation de l’Anthropos 10, la dixième souche du génome humain dans cette galaxie.

Dans le cours actuel des événements, l’Eon Sophia se souvient, à sa manière, du pacte sacré entre la femme et l’homme commémoré dans les rituels érotiques de ses prêtresses d’antan.

Ce faisant, nous de l’espèce humaine sommes confrontés à l’opportunité rare et passagère de recouvrer la puissance consacrante de ce pacte, à notre manière, selon nos propres termes, ici et maintenant. Et de re-contracter ce pacte.

Durant le printemps de 2012, un augure apparaît dans le ciel nocturne vers l’ouest, la conjonction de Vénus et de Jupiter. Le 19 mars, le premier anniversaire du début de la correction, ces deux planètes convergent intimement, pour la contemplation du monde entier. Haut vers l’ouest, après le coucher du soleil.

Au fil des mois, Jupiter arrive en conjonction avec Aldébaran, l’étoile marquant l’oeil du Taureau – vers la fin juillet et en août. La constellation du Taureau est l’expression suprême de la beauté et de la puissance érotique de la Déesse Terre.

Etrangement, le Taureau ne représente pas, et n’a jamais représenté, l’énergie masculine, la puissance machiste ou la poussée brutale des lombes procréatrices – rien de tout cela. Il représente la consécration de l’homme au travers de la Déesse et pour l’humanité. Non pas la puissance masculine en ses propres termes aveugles et brutaux.

Prenez très soigneusement en considération cette distinction.

(NDM : Yossef est appelé le taureau et représente la séphira Yessod, et nous savons que Mashiah’ ben Yossef précèdera Mashiah’ ben David  qui représente Malkhout. Nous savons que Mashiah’ ben David  est présent potentiellement dans chaque génération, mais il ne s’est pas encore révélé et ne le sera que lors de la Délivrance finale.)

Plus tard en novembre, l’apogée lunaire (couramment dans la Constellation du Bélier) atteint également la Constellation du Taureau et s’aligne avec Aldébaran. Ainsi donc, de mars à novembre, l’humanité est confrontée à l’opportunité d’accomplir un rituel mythique de consécration dans le but de recouvrer l’honneur des hommes.

L’Eon Sophia, elle-même, vivra cet événement dans une phase corrélative de sa récapitulation: la guérison de la rupture des genres qu’elle provoqua elle-même lorsqu’elle déchira, par inadvertance, la matrice de l’Anthropos.

Les notes de navigation et les causeries postées sur Gaiaspora.org couvrent ces développement en temps réel.

Ainsi que nous l’avons souligné dans une causerie récente, la rescousse par la Déesse de Sagesse n’est pas comparable à un quelconque autre acte présumé d’intervention divine tels qu’on les trouve typiquement dans les religions rédemptionnistes. Dans ces scénarios, l’intervention est rédigée à l’avance et réalisée par l’omnipotence infaillible d’un dieu créateur mâle. Elle ne peut pas faillir, elle prévaut sur l’entièreté de l’activité humaine et elle opère exclusivement à partir d’une dynamique suprahumaine.

Il n’en est pas ainsi avec l’intervention de l’Eon Sophia: elle requiert la participation humaine afin de réussir et elle peut faillir car sa conclusion n’est pas même garantie par les Eons Pléromiques.

John Lash. Andalousie. 5 mars 2012

Traduction de Dominique Guillet.

http://www.liberterre.fr/metahistoire/gaiaspora/rescousse.html

Commentaires rajoutés par Miléna (NDM)

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