Egypte Peuples de la BIBLE

Esquisse de l’histoire de l’humanité depuis le déluge jusqu’à Isaïe

La terre a été repeuplée par la famille de Noé à partir du Mont Ararat où s’était échouée l’Arche à l’issue du Déluge et où elle se trouve encore. Les évènements qui se sont passés dès le début de cette nouvelle étape de l’histoire de l’humanité sont capitaux car ils permettent de comprendre le retour au paganisme des hommes à peine sauvés du Déluge.

Nous allons donc donner la traduction par le copte du chapitre 9 de la Genèse:

« Et ensuite, par une parole favorable, Dieu s’inclina vers Noé et vers ses rameaux sortis du navire et il dit encore: ‘Allez de l’avant dans l’ardeur génitale, surabondez de jeunesse et multipliez le nombre de vos têtes, et habitez les lieux qui vous entourent jusqu’à la surface combien grande de la terre.

Soyez la terreur de la multitude de ce qui vit et se meut, et que se jettent à vos pieds ceux qui se meuvent, qu’ils travaillent sous votre commandement. Il vous est permis de vous en emparer pour les offrir en holocauste au Maître de la terre et de vous emparer pour holocaustes des nombreux volants à la gloire de Celui qui a fait monter et qui conduit ce qui est suspendu en mouvement circulaire à l’entour des cieux et ce qui y est accumulé. …

Voici une multitude de terres grasses ainsi qu’au commence-ment. Faites un nouveau partage des régions en présence du chef qui a le pouvoir, et ainsi qu’au commencement, répandez vos demeures jusqu’aux extrémités obscures, des confins où le soleil se lève au terme où il se repose… La pluie des coupables est terminée. Voici une nouvelle union qui s’établit vis-à-vis du Tout-Puissant » – c’est l’alliance noachique dont le signe est la présence de l’arc-en-ciel après la pluie qui rappelle l’arc-en-ciel permanent antédiluvien situé dans l’anneau aqueux.

Voici la suite du récit:

« Ceux qui sont sortis en bonne santé du navire reposé, les rameaux produits par Noé, premières têtes suprêmes de l’espèce remplaçant la précédente rejetée sont Sem, Cham et Japheth, et le restant parmi les nombreux rameaux de Cham est Chanaan. Je promets aux rameaux produits par Noé des fils qui seront semblables au sable. Je promets à mes vrais sectateurs qu’ils iront ensemble demeurer au ciel en quittant la surface de la terre. La femme de Noé, renouvelant celle d’Adam, étant nue et attirante, le fit boire beaucoup; se délectant extrêmement, il fut ivre, alla en titubant et perdit le sens, et il évacua son vomissement; échauffé par la liqueur prise, il se coucha, étant poussé à imposer ce qui est le droit de mariage, et ensuite, ayant envie de dormir, il enleva la vêtement qui lui couvrait les jambes et montra sa nudité, laissant la porte auprès, ce qui permettait d’avoir accès.

Observant l’intervalle, Chanaan, le dernier rameau de Cham, qui était mauvais, s’introduisit par la porte et, observant les parties génitales au lieu de les cacher, vint le lui annoncer, lequel, sans même se détourner, se réjouit fort de ce que le chef révélât sa région inférieure mise à nu et, riant, le dit promptement dehors à Sem et Japheth qui, craignant régulièrement d’offenser la considération attachée au chef, rejetèrent la vision des cuisses et parties du chef qui a produit les fils. Les frères du rejeton initial affirmèrent intouchables les parties du premier qui ait donné la vie à l’entour et qui, par ses premiers-nés, ajoutera des germes jusqu’au cercle universel des eaux; ils marchèrent jusque-là, entrèrent à l’envers dans la maison vers le chef qui mettait à nu sa chaleur, et jetèrent une couverture par-dessus celui dont l’ardeur avait donné la vie à l’entour et, par ses premiers-nés, au loin. Quittant la maison dans laquelle le chef mettait à nu sa chaleur, ils fermèrent la porte avec une grande précision.

Quand Noé, ayant retrouvé son bon sens, eut enlevé ce qui le couvrait, il vit sa honte; il l’attribua à ce que sa corruptrice avait été de qui étaient sortis ses fils; il quitta son lit, s’habilla; ses rameaux vinrent en sa présence; les sages lui dirent ce qui le concernait et il dit ensuite: ‘Que ce chien maudit de Chanaan soit enlevé de ma face, l’abominable qui, ayant trouvé la porte a manqué à la considération de la personne du chef initial; le chef maudit sa race.’ et le chef dit ensuite, faisant sa voix haute, une invocation à Dieu pour qu’il étende vers Sem la parole de protection ôtée à Chanaan, enlevé de sa face, l’homme mauvais. Il dit au Dieu du ciel:’Que la part de Japheth qui a dit de me couvrir pour faire disparaître le déshonneur soit la meilleure.’ Il dit à Sem de s’emparer de la supériorité et d’enlever de sa face Chanaan, l’homme mauvais.

Et Noé, tourmenté par ce qui avait été fait de contraire, celà ayant été amené par son épouse qui, pour mettre sa chair en ardeur, avait fait boire son homme, il la congédia à vie. Malheureusement, elle introduisit l’idolâtrie, constituant un culte religieux avec danses convulsives sans vêtements. Noé à qui on avait fait savoir que la mère des hommes, qu’il avait congédiée à vie, avait malheureusement introduit l’idolâtrie et constitué les danses sans vêtements, mourut. »

On voit dans cet épisode, d’une importance analogue à celle du péché originel pour Adam et Eve, l’origine de l’idolâtrie et des cultes sataniques qui fut la caractéristique principale de la période qui s’étend du Déluge à la venue de Notre-Seigneur, à l’exception bien sûr du peuple élu issu d’Abraham.

On comprend alors la troisième tentation de Notre-Seigneur racontée par Saint Mathieu: « Le diable de nouveau le transporta sur une montagne très élevée; il Lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire et Lui dit: ‘Je vous donnerai toutes ces choses si, Vous prosternant, Vous m’adorez. » On comprend aussi que les premiers chrétiens qui refusaient de pratiquer les cultes idôlatriques aient été martyrisés, comme le seront plus tard les premiers missionnaires.

Le chapitre X de la Genèse donne les noms des premiers descendants de Japheth, Cham et Sem et le lieu de leur première implantation.

Citons-le en abrégé:

« Selon la promesse révélée, les générations prospérèrent par régions. Les rejetons des rameaux de Noé, Sem, Cham et Japheth, robustes, produisirent à l’entour des générations partielles qui se développèrent progressivement; les rameaux émirent des rejetons par qui se répandit la vie; celà fut amené par l’ardeur qui fut mise dans leur chair.

Les rameaux rejetons du chef Japheth sont: Les chefs Gomer et Magog et Madai et Javan et Thubal et Mosoch et Thiras...

Ils ont rempli de cette manière la part qui leur était attribuée: les navigateurs, ce qui est dans le cercle universel des mers; ceux qui dirigent les combats dans le pays où les sommets sont en abondance; le lieu où il y a des puits de bitume en grande quantité, à ceux qui poussent les chèvres; la région où sont les chiens de trait qui aboient, à leurs conducteurs qui étendent à terre de grandes nattes; plus loin, d’autres en sus. »

Les peuples qui viennent d’être cités sont les ancêtres des européens.

Poursuivons:

« Et les rameaux rejetons de cham sont Chus et Misraïm et Phuth et Chanaan.

Et les rameaux rejetons du chef Chus sont Saba et Hevila et Sabatha et Regma et Sabatacha…

Et Chus engendra ensuit , d’une épouse irrégulière, Nemrod qui commença la spoliation des nombreux qu’il avait vaincus, homme estimé puissant, qui troubla la division entre les rameaux de la surface de la terre; ses oeuvres ont été assurément remarquables: il fut un fouet dans la main de Dieu qui frappait dans sa fureur ceux qui s’étaient permis de se moquer de Lui.

Le dicton est ensuite resté: Nemrod est celui qui fut un fouet dans la main de Dieu, duquel il frappa dans sa fureur. Il commença par frapper violemment les autres qui étaient susceptibles de prendre possession de la région du gouvernement, de la montagne dont la construction avait été arrêtée, Babel, et aussi d’Arach, d’Accad, capitale, de Chalannée près du commencement de la terre de Sennaar; avec cles hommes armés de cette forteresse, il entreprit la lutte contre Assur, et ses ennemis furent renversés; il y construisit Ninive, et il traça à la charrue le tour de la surface fait de murailles de guerre; et il traça le tour de Chalè et la construisit; et il construisit Resen dont il traça le tour et qu’il fit sortir entre Ninive qu’il voulut splendide, et Chalé; il y eut là aussi des multitudes disposées en ordre; il en avait labouré aussi l’aire géométrique, les compagnons d’armes y étaient variés et de nombreuses langues. »

L’activité de Nemrod qui vient dêtre évoquée eut lieu après l’épisode de la Tour de Babel.

La carte de l’empire de Nemrod a été reconstituée par Crombette et fait l’objet de la carte N°1.

Nemrod fut l’instrument de Dieu pour punir les hommes d’avoir construit la Tour de Babel dont nous allons bientôt parler.

Reprenons la suite du texte de la Genèse:

« Et Misraïm engendra avec sa conjointe : Ludim, et avec lui Ananim, et avec lui Luhabim, et avec lui Naphtuim, et avec lui Phatrusim et avec lui Chasluim.

Des fils sortis de ceux-ci, poussés ensuite en avant, furent supérieurs en nombre dans les combats et émirent les Philistins et, en outre, se transportant, les Caphtorims. »

Misraïm est le père des Egyptiens. Nous reviendrons plus loin sur son histoire et celle de ses six fils.

Notons dès maintenant que, comme le montre la carte 2 réalisée par Crombette, que Misraïm et ses six fils s’installèrent d’abord autour de Babylone et que le texte de la Genèse indique que les Philistins – les Palestiniens d’aujourd’hui – et les Caphtorims – ou Crétois – sont issus du fondateur de l’Egypte.

Reprenons la suite de la Bible:

« Et encore, en ce qui concerne Chanaan, voici ceux qu’il engendra: Sidon rameau de tête, son premier-né, et ensuite Heth, et ensuite le chef des Jébuséens, et ensuite le chef des Amorrhéens, et ensuite le chef des Gergéséens, et ensuite le chef des Hévéens, et ensuite le chef des Aracéens, et ensuite le chef des Sinéens, et ensuite le chef des Aradiens, et ensuite le chef des Samaréens et ensuite le chef des Amathéens. Heth ayant été chassé par les jaloux du voisinage, le chef – Cham – lui offrit spontanément en échange asile à son siège; il eut par là le pouvoir au-dessus de ses compagnons d’armes Chananéens.; »

La carte 3 montre la répartition des terres entre les fils de Chanaan.

Nous y retrouvons les Samaritains et les Hittites ou descendants de Heth dont nous reparlerons plus tard car ils eurent une grande importance. Nous apprenons par la Genèse qu’ils s’établirent d’abord dans la région de Gaza dont ils furent chassés par les Egyptiens et que Cham, installé à Djerablous, leur donna une terre et la suprématie sur leurs cousins.

Passons à la descendance de Sem:

« Et en outre Sem ayant eu en abondance les bénédictions dont Cham, le méchant abaissé, avait été excepté, distribua la vie à un rassemblement de rameaux, rejetons à la vie puissante qui, semblables à ceux qui passent, étendirent leurs possessions jusqu’aux confins de Japheth.

Les rameaux rejetons de Sem sont le chef Elam, et Assur et Arphaxad et Aram. »

Elam est l’ancêtre des Elamites, Assur, celui des Assyriens, Lud, des Chinois, Aram, des Araméens et Arphhaxad compte dans sa descendance d’Abraham.

Venons-en à l’histoire de la Tour de Babel. Le récit de la Genèse est le suivant:

« Jusqu’à cette époque, la multitude rassemblée à la surface de la terre avait eu une seule langue, donnée au commencement, la plus convenable pour exposer véridiquement les choses, celle même donnée par Dieu Qui l’avait imaginée. Il y eut un temps où les rameaux ayant procréé abondamment se mirent en route et se dirigèrent dans la région du Midi; voulant occuper des emplacements cultivables plus vastes, ils portèrent les limites de leurs possessions initiales plus loin à la surface de la terre.

La bande des fils de Cham désira occuper le Senaar – la Mésopotamie -.

Et ensuite l’homme-chef dit déjà: ‘Allons adorer le soleil qui est plus élevé, qui nous fournit des choses à suffisance; faisons un monument à son image. Noé a donné des parts à ses rameaux et à leurs rejetons; pourtant adorons le soleil qui fait mûrir; faisons pourtant des sacrifices au soleil qui fait mûrir et qui accroit en même temps les légumes; le chef lui a promis un monument et une statue pour transférer le châtiment en opulence; si nous voulons avoir les jours propices, les grandes moissons et les légumes dont nous avons besoin, faisons-lui des sacrifices propitiatoires de prisonniers’.

Et ensuite il dit: ‘Alors, avant il faut fournir à suffisance les choses qui concernent le monument pour être fiers d’offrir au soleil un reposoir. Pour faire des murs puissants, broyer de l’argile où on introduira de la paille, mouler, faire sécher avant de cuire, celà jusqu’à ce qu’on atteigne aux nuages qui sont suspendus en mouvement circulaire. La consécration du tumulus au soleil sera écrite; il en résultera que les bouches publieront notre gloire. Sem s’est répandu; nous habitons à côté de lui; les rameaux et les rejetons de sa nation nous aideront à renouveler le face de la terre.’

Dieu projetait de châtier ces paroles de blasphème du chef : ils font au soleil une abomination. Voici que ces mauvais ont fait des murs puissants et voici de l’argile broyée où l’on a introduit de la paille en grande quantité par la multitude des mauvais rameaux et rejetons du chef Adam.

En sens contraire, Dieu dit ensuite: ‘Le Maître ruinera par le feu d’en haut la masse abominable que les rebelles ont entrepris d’édifier jusque là; le sommet, frappé violemment, ira en poussière; les rebelles s’en détourneront; les images, brisées, seront consumées, l’injuste consécration au soleil anéantie. Les plus mauvais rebelles s’en iront aux extrémités; je gâterai le langage de ces abominables en dirigeant leurs voix en tous sens; ils ne se comprendront plus; ainsi embarrassés, ils se disperseront et ainsi l’éclat de leur injuste consécration au soleil sera anéanti; les mauvais, humiliés, seront mis en désordre, les sectateurs du pécheur châtié, Cham, abandonneront la grande muraille, ainsi dispersés du monceau de séduction. Les différences de langage priveront les hommes mauvais, amenés à fuir, d’une consécration au soleil en multitude.

A ce moment, Dieu divisa la langue d’Adam en un grand nombre d’idiomes différents dispersés selon les rameaux et les rejetons, et Il envoya les mauvais de côté et d’autre à la surface de la terre.

Ceux-ci, qui étaient sains d’esprit, en abandonnèrent un autre qui parlait avec une folie furieuse contre les mauvais qui avaient fait la muraille puissante. Depuis lors, les nations disent en regardant ce lieu foudroyé, écroulé et ruiné par un grand tremblement de terre: ‘Les voix désunies à cause de Cham qui s’est opposé à la voix de Dieu.’ Les mauvais amenés à fuir avec lui furent envoyés de côté et d’autre de la surface de la terre; ainsi la tourbe des sectateurs de Cham, fuyant le miracle combien grand de Dieu, les nations des rameaux et des rejetons envoyées de côté et d’autre, se répandirent çà et là de plus en plus à la surface de la terre. »

Le texte que nous venons d’entendre n’est pas un conte de fées: il nous renseigne sur le motif qui a conduit les hommes à construire la Tour de Babel, sur l’origine de la différence des langues, sur la langue originelle de l’humanité.

Nous pouvons en trouver une confirmation archéologique et épigraphique dans la citation suivante de Vigouroux, spécialiste de la Bible. Voici ce qu’il dit à propos de la Tour:

« Un énorme pan de mur de l’antique tour de Nabuchodonosor est encore debout…la place est jonchée de briques…

Plusieurs de ces blocs portent des traces de vitrification produite par le feu…La violence de l’incendie qui les a ainsi transformées a été telle que les couches de briques, qui sont encore visibles, ne se présentent pas dans une direction horizontale mais courbées et ondulées. A la vue de ce spectacle on se rappelle avec une émotion involontaire que ce lieu est celui-là même où la colère divine se manifesta d’une manière terrible contre les hommes rebelles, et l’on considère avec je ne sais quel effroi ces débris informes et gigantesques qui ont servi peut-être à construire la Tour de Babel et qui nous donnent certainement une idée de l’état où fut la grande tour primitive lorsque le souffle de Dieu l’eût abattue et renversée.

La ruine de Birs-Nimrud, dit M.Oppert, à qui nous avons emprunté la description précédente, est la plus importante de Babylone.

D’après M. Rassam, la tour de Nabuchodonosor aurait été détruite par une éruption volcanique…

Les Juifs de Babylone suivaient la tradition locale en plaçant la tour de Babel à l’endroit où se dresse la grande pyramide à sept étages de Nabuchodonosor…On se contentait de l’attribuer vaguement…’au roi le plus ancien’. C’est ce que nous apprend une précieuse inscription de Nabuchodonosor qui, non seulement nous donne des détails, mais fixa d’une manière définitive l’emplacement de la Tour de Babel.

Voici la traduction de M.Oppert…Après une introduction où il raconte les travaux qu’il a exécutés pour construire un premier édifice, qui est la pyramide de Babylone, Nabuchodonosor continue:« Nous disons pour l’autre, qui est cet édifice-ci: Le temple des sept lumières de la terre, auquel se rattache le plus ancien souvenir de Borsippa, fut bâti par un roi antique…mais il n’en éleva pas le faîte. Les hommes l’avaient abandonné depuis les jours du Déluge…Le tremblement de terre et le tonnerre avaient ébranlé la brique crue, avaient fendu la brique cuite des revêtements; la brique crue des massifs s’était ébranlée en formant des collines. Le grand dieu Mérodach a engagé mon coeur à le rebâtir; je n’en ai pas attaqué les fondations. Dans le mois du salut, au jour heureux, j’ai percé par des arcades la brique crue des massifs et la brique crue des revêtements. J’ai inscrit la gloire de mon nom dans les frises et les arcades. J’ai mis la main à reconstruire la tour et à en élever le faîte; comme jadis elle dut être, ainsi je l’ai refondue et rebâtie; comme elle dut être dans les temps éloignés, ainsi j’en ai élevé le sommet. »

Ainsi, nous voyons que la réalité de l’épisode de la construction par les hommes et de la destruction par Dieu de la Tour de Babel est confirmée. Grâce à des traditions sumériennes rapportées par le savant Jacobsen, Crombette a pu très précisément dater la Dispersion au milieu de l’année 2198 avant Jésus-Christ.

Terrifiés, les hommes ont fui au plus tôt les lieux où venait d’éclater la colère divine, comme Caïn avait fui après son crime. Tandis que la plupart des enfants de Japheth se dirigeaient vers le Nord, ceux de Sem vers l’orient ou en Mésopotamie, Cham et le plus grand nombre des habitants du Senaar s’en allèrent à l’occident, le surplus descendant vers le golfe Persique.

La carte 4 montre le chemin suivi, le long du croissant fertile par Cham et les fils de Chanaan et Misraïm.

Les premiers s’installent dans les vallées de l’Oronte et du Jourdain et au bord de la Méditerrannée.

Les seconds poursuivent jusqu’à Péluse, avant le Delta du Nil où ils s’arrêtent vers le 20 septembre grégorien comme en témoignent une inscription du roi Ménapophysarès, de la XXIème dynastie thébaine qui célèbre un centenaire de l’arrivée de Misraïm en Egypte, et le nom même de Péluse dont l’étymologie se comprend: « Près de l’endroit où l’on était arrivé au terme, on a placé une pierre. » Les premiers Egyptiens ont donc fêté cette arrivée par l’érection d’une pierre comme on le voit faire à plusieurs reprises par les patriarches dans la Bible.

A partir de maintenant, nous allons donner les grandes lignes de l’histoire d’une partie de l’humanité jusqu’à l’époque d’Isaïe, laissant de côté les fils de Lud qui allèrent habiter la lointaine Chine, la majorité des fils de Japheth qui s’installèrent en Asie Mineure, en Europe et en Inde, et les habitants de l’Océanie que nous réservons pour une conférence ultérieure.

Nous centrerons notre exposé sur l’étude de l’Egypte que Crombette a étudiée en détail et dont sont issus les peuples de la Crète, de l’Afrique et de l’Amérique, et sur celle des royaumes et empires de Mésopotamie qui ont été décrits dans l’Esquisse Assyriologique.

Nous mettrons en évidence et nous décrirons les quatre cataclysmes qui marquèrent la haute antiquité, qui sont constitués par la surrexion et l’effondrement de l’Atlantide et les miracles de Josué et d’ Isaïe qui furent acompagnés de raz-de-marée gigantesques et qui sont ignorés par l’histoire officielle.

Le début de l’histoire de l’Egypte est indéfectiblement lié à celle de ces personnages hors du commun qu’étaient Misraïm et ses six fils.

Ce sont eux qui furent divinisés et sont les dieux principaux de l’Egypte et de la mythologie gréco-latine. Ce sont eux également qui donnèrent leurs noms aux planètes: Misraïm est Rê, Thoth-Ludim est Mercure ou Hermès, Schou-Chasluim est Mars ou Arès, Geb-Luhabim est Saturne ou Cronos, Seth-Naphtuim est Neptune ou Poseidon, Ananim-Ménès est Jupiter ou Ammon, et il est possible qu’Osiris-Phatrusim, époux d’Isis, dieu de la fécondité, soit à l’origine de Vénus-Aphrodite.

Ils s’installèrent d’abord dans le Delta du Nil comme le montre la carte 5. (ci-dessus)

Nous entrons maintenant dans l’histoire de l’Egypte telle qu’elle a été étudiée sous un jour complètement nouveau par Crombette grâce à sa méthode de lecture des hiéroglyphes beaucoup plus juste et complète que celle des disciples de Champollion.

Cette histoire est consignée en détail dans les « Livres des Noms des Rois d’Egypte » et résumée dans les trois tomes très accessibles de la « Véridique histoire de l’Egypte antique. » Dans notre conférence, nous n’en retiendrons que ce qui concerne le peuplement de l’Afrique et de l’Amérique, et ce qui confirme la Bible.

Nous voudrions dire que cette histoire est très différente de celle que présentent habituellement les spécialistes.

Il est faux d’affirmer que la civilisation égyptienne est un exemple de fraternité et de lumière. Il s’agit même du contraire à l’exception de quelques périodes très brèves, comme le dit Noël Derose dans « Si le monde savait. »

Les sacrifices humains étaient de règle. Combien de victimes offertes en sacrifice pour assurer de bonnes récoltes! Combien de massacres, combien de peuples réduits en esclavage, et pas seulement les Hébreux pour construire les pyramides, les temples et les villes! Ces fondateurs de l’Egypte et leurs successeurs n’étaient pas des êtres primitifs, mais des sortes de surhommes extrêmement doués, héritiers des dons de leur grand-père et arrière grand-père Noé qu’ils avaient mis au service de Satan à la suite de Cham comme nous l’avons vu.

Aussi n’est-il pas étonnant qu’ils aient été de grands constructeurs, comme Chasluim qui édifia la pyramide de Saquara, des navigateurs hardis comme Seth, des explorateurs audacieux comme Osiris et des magiciens comme Ludim qui inventa le système d’écriture hiéroglyphique. On ne s’étonnera pas non plus qu’ils aient eu des moeurs dissolues où l’adultère et l’inceste étaient communs. Il faudrait une conférence entière pour raconter leur histoire.

Les cartes ci-dessus montrent les répartitions successives de l’Egypte entre Misraïm, sa femme Rhea et ses six fils.

Nous allons maintenant parler de l’exploration de l’Afrique par Osiris.

On peut en fixer l’année exacte, 2171, date confirmée par les célébrations ultérieures de cet évènement. Celui-ci remonta le Nil en semant des colons sur sa route, ce qui l’entraîna à explorer la plus grande partie du continent dont il devint le suzerain. Plutarque a écrit de lui qu’il parcourut la terre entière pour la civiliser. Il ne s’agissait que du continent africain, mais c’est sans doute la plus grande entreprise d’exploration qui ait jamais été réalisée. Un écusson de son nom le confirme car il l’appelle « Celui qui s’en est allé au loin, entraînant un peuple très nombreux d’expatriés dans la vaste étendue de la vallée. »

Comme le montre la carte d’Afrique, à cette époque, le Nil Noir empruntait une partie du cours actuel du Niger.

La navigation sur ce fleuve permit à Osiris d’atteindre l’Afrique Occidentale et d’y laisser des colonies : ce sont les Perorsi-Pharusii, qui portent son nom. Une inscription qui le concerne dit qu’il parcourut sur le Grand Nil la longueur de 7400 kilomètres qui correspond au parcours d’Eléphantine aux sources du Niger. Une autre d’un roi de la XIIIème dynastie célèbre « Celui qui s’en est allé en Afrique pour placer, au milieu de l’espace vide, des habitants ou des villages. »

Crombette a trouvé plusieurs étymologies coptes du nom de l’Afrique : « La superficie qui a été découverte étant abandonnée », « les montagnes y brûlent par-dessus », « La direction du pôle sud », « Le côté où l’étoile commence », « Les arbres les plus élevés », et enfin « Le pays des multitudes au visage brûlé. »

Osiris reconnut aussi sans doute le Nil Blanc, car les langues nilotiques s’étendent jusque là. Les découvertes des premiers explorateurs européens et des missionnaires catholiques confirment cette parenté entre l’Afrique animiste et l’Egypte antique. Osiris et ses successeurs durent retourner en Afrique noire, mais les liens devinrent plus lâches avec la décadence des Pharaons.

Envieux des succès d’Osiris, Naphtuim-Seth voulut faire lui aussi une exploration. C’est ce que proclame une de ses inscriptions : « Jaloux de son égal qui s’était avancé au loin, il a conduit en avant une flotte de commerce qui a atteint la côte des aromates de la mer orageuse (l’eau courbe). »

Nous apprenons ainsi que Seth entreprit une expédition lointaine aussitôt après Osiris et qu’il atteignit la côte des Somalis située dans l’océan Indien particulièrement sujet à des tempêtes extrêmement violentes..

Le surnom donné à Seth, Snephrès, se comprend : « Celui qui est parvenu le premier vers le sud au rivage de la grande mer ». Il confirme que celui-ci se rendit bien dans l’océan Indien. Tandis qu’Osiris fondait des colonies, Seth faisait du négoce de l’or, des parfums et des bois précieux. Il étendait ainsi le domaine d’influence de l’Egypte. La carte du Territoire des Somalis montre la région déjà peuplée par les descendants de Coush atteinte par Seth. Nous pouvons ajouter que celui-ci fonda également le port de Tyr et fut le premier à installer une colonie égyptienne en Crète. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait été divinisé comme le dieu de la mer. La carte de Nubie montre la dernière répartition de l’Egypte entre Misraïm et ses six fils.

Nous allons maintenant étudier un fait relaté dans les annales d’Egypte qui permet de comprendre comment fut peuplé le Nouveau Monde.

Une vieille chronique mentionne qu’à l’avènement de Bochos, fondateur de la IIème dynastie, en -2004, il y eut un prodige près de Bubaste : la terre s’était entrouverte et une foule de gens avaient péri à cette occasion. Or cette région n’est pas connue comme étant sujette aux phénomènes sismiques. Il s’agit donc d’autre chose. Par ailleurs, la même chose se produisit au moment de l’Exode comme nous le disons dans la conférence qui lui est consacrée.

Ne peut-il donc pas s’agir du surgissement de l’Atlantide au milieu de l’Océan?

Nous allons le montrer. Il existe une gravure tirée d’un manuscrit de 1576 qui représente Aztlan, le lieu d’origine des Aztèques.

On y voit une île au milieu de l’océan où se trouve une montagne entourée de plusieurs villes. Or Aztlan signifie en copte « Ce qui a été tiré au grand jour de la combien grande eau ». Par ailleurs, le héron qui figure sur le hiéroglyphe se dit Aztatl qui se comprend en copte « Celui qui se tient debout dans ce qui est fluide » ; enfin le nom même des Indiens d’Amérique, Azteca, se comprend : Combien grands et nombreux les chefs forts. »

Tout ce que nous venons de voir rejoint d’une part les traditions des Indiens selon lesquelles la terre d’Yucatan avait été peuplée par des nations venues d’Orient et que Dieu aurait délivrées de l’oppression en leur ouvrant un chemin par la mer, et ce que disait un prêtre égyptien à Solon sur les Atlantes, dont nous parlons dans notre conférence sur l’Exode.

L’exode, l’effondrement de l’Atlantide et le voyage des Argonautes

Il y aurait encore bien des arguments à avancer sur la similitude des civilisations égyptienne et amérindienne préco-lombienne, notamment dans l’architecture, le système d’écriture, le calendrier et la religion pour prouver définitivement l’origine africaine des Atlantes et des peuples Indiens qui en sont issus.

Tout ceci est exposé en détail dans le tome 1 de la « Véridique histoire de l’Egypte Antique. » La carte suivante montre la forme de l’Atlantide au moment de sa surrexion telle que l’a retrouvée Crombette dans son oeuvre géographique.

Notons que cette surrexion n’a été possible que par un abaissement corrélatif de l’Himalaya qui eut pour conséquence l’apparition de l’océan Scythique comme le montre la carte qui suit. Ainsi se trouve éclairée la question du peuplement de l’Amérique.

Nous allons maintenant abandonner l’Egypte quelque temps pour nous intéresser à ce qui s’est passé en Mésopotamie après la mort de Nemrod dont nous avons parlé juste avant l’épisode de la Tour de Babel.

Ce que nous allons dire est tiré de « L’esquisse assyriologique » de Crombette. Celui-ci a su tirer le maximum de renseignements sur les différents royaumes qui se sont succédés en Mésopotamie et aux alentours d’une liste de rois sumérienne éditée par Jacobsen.

Là où ses devanciers n’avaient entrevu que des affabulations, il a su discerner une histoire logique qui s’harmonise avec la Bible et avec ses travaux sur les Egyptiens et sur les Hittites. En effet, il a su reconstituer comme nous l’avons déjà vu les premiers royaumes chamites avant la Dispersion, non seulement des fils de Misraïm, mais aussi des fils de Chanaan et Coush comme le montrent les cartes ci-dessous.

Après l’épisode de la Tour de Babel, une partie des Chananéens allèrent peupler les vallées de l’Oronte et du Jourdain, mais une autre partie resta sur les rivages du golfe Persique.

Les Coushites se répandirent sur les côtes de l’Arabie dont de nombreux sites ont conservé leurs noms comme le montre la seconde carte ci-dessus. Nous avons déjà évoqué ce que disait la Bible de Nemrod qui fut le fouet de Dieu pour punir les hommes de la construction de la Tour de Babel.

Sur la carte qui montre l’étendue de l’empire de Nemrod que Fernand Crombette a reconstituée grâce à son art de l’onomastique. D’après la liste sumérienne son règne aurait duré 66 ans à partir de la Dispersion. Il mourut donc en -2132 environ. Comme dans le cas d’Alexandre plus proche de nous, son empire fut sans doute divisé entre ses généraux qui gouvernèrent de petits royaumes.

La même liste sumérienne cite une série de rois d’Aggadè, de Kish, d’Ur, d’Uruk, d’Isin, de Larsa, de Gutium, d’Elam, de Mari, de Lagash, etc…

Nous ne nous attarderons pas sur l’histoire de ces royaumes qui n’intéresse que les spécialistes, si ce n’est pour dire qu’on y trouve deux noms connus: le célèbre Gilgamesh qui régna à Uruk et dont le nom signifie « Le Père d’un poème génial » et Warad-Sin qui régna à Larsa et fut vaincu par Abraham en -1862

L’étude des troisièmes dynasties chaldéennes que nous allons entreprendre avec Crombette revêt une grande importance car celles-ci sont contemporaines de ce personnage de premier plan que fut Abraham.

Notons pour commencer que notre savant a été sans doute le premier des modernes à se rendre compte que la patrie d’Abraham n’était pas Ur des Chaldéens, mais Bidor dans le Chaldi-Dagh, région de l’Arapachitis.

En effet, Ur se trouve en pays chamite alors que Bidor est dans le pays des ancêtres sémites d’Abraham, Arphaxad, qui donna son nom à la région et qui veut dire  » Celui qui observe les empêchements mis par la loi », Salé, Héber, d’où vient le nom des Hébreux, Phaleg, né au moment de la Dispersion, Reü, Sarug, Nachor, Tharé, qui donnèrent chacun leur nom a une localité de l’Arapachitis comme le montre la carte ci-dessus.

C’est parce que ces Sémites s’étaient abstenus de l’idôlatrie que Dieu appela Abram parmi eux.

Au chapitre 14 de la genèse, il est question d’une guerre entre des rois de Mésopotamie et des rois de la Pentapole au pays de Chanaan dans laquelle Abraham intervient pour venir au secours de son neveu Loth et après laquelle il reçoit la bénédiction de Melchisédech.

Sans entrer dans trop de détails, mentionnons seulement que Crombette a réussi à identifier ces rois dans la liste sumérienne de Jacobsen et les villes où ils régnaient, ce qui confirme la véracité historique du récit de Moïse.

La date de cette bataille peut être fixée en -1862, année de l’avènement du fameux Hammourabi, alors qu’Abraham, d’après la Bible, était né en -1946.

Notons en passant toujours à propos de l’histoire d’Abraham que Crombette a trouvé des témoignages aussi bien dans les annales d’Egypte que dans celles de la Crète de la famine qui l’obligea à aller demander des vivres à Pharaon qui voulut lui enlever Saraï : il s’agissait de Mentouthès III et c’était en -1871.

Nous allons maintenant parler du rôle très important joué par les Hittites au cours de la première moitié du deuxième millénaire avant Jésus-Christ.

Nous avons vu au début de notre conférence que Heth, installé primitivement dans la région de Gaza par son père Chanaan, en avait été chassé par Ludim et s’était réfugié à Djerablous auprès de Cham qui lui avait donné suzeraineté sur ses frères.

Par la suite, ses descendants conquérirent l’Egypte en manière de revanche et favorisèrent la montée des rois pasteurs. L’un d’eux, Salitis, roi de Tanis, ayant vaincu en -1803 les pharaons indigènes coalisés contre lui et établi sa domination sur toute l’Egypte, s’associa l’un d’eux, Sesostris, et conquit l’Asie mineure en chassant les Japhetites jusqu’au sud de la Russie. Il fonda Boghaz au centre de la Cappadoce pour consolider ses conquêtes où il installa son vassal Pithanas. Celui-ci fut un conquérant également : il entreprit de soumettre l’orient du Tigre et vint installer sa capitale à Choscheir comme le montre la carte ci-dessous. Son fils, Anittas poursuivit la conquête vers le sud et s’établit à Hasanie. Les Hittites firent tomber Babylone en -1682.

Nous allons revenir en Egypte pour décrire les règnes des rois pasteurs qui constituent l’apogée de la gloire de ce pays en particulier avec l’accession au pouvoir de l’Hébreu Joseph dont parle en détail Moïse dans le Livre de la Genèse.

Les égyptologues ignorent tout de cette époque d’une part parce qu’ils lisent mal les hiéroglyphes et d’autre part parce qu’ils suivent Manéthon qui honnit les Pasteurs et Joseph qui avaient abandonné le culte idôlatrique traditionnel de l’Egypte.

En effet, les Pasteurs mettaient au premier plan le dieu des Hittites Sidon ou Seid qu’ils assimilaient à Seth et Joseph n’adorait que le Dieu unique. Ces rois tirent leur dénomination du fait qu’ils s’appuyaient sur les Hittites qui étaient surtout des pasteurs. Le nom que leur donnaient les Grecs -les Hyksos – vient de l’égyptien Ha-Keh-Schôsch qui signifie Les chefs qui dirigent les pasteurs.

Les pharaons de cette dynastie qui dura environ 250 ans sont : Salitis, Bnon, Apachnan, Apophis, Iannas et Aseth.

C’est sous le règne d’Apophis que Joseph accéda à la vice-royauté qu’il conserva sous les deux pharaons suivants.

Apophis mérite à juste titre d’avoir été surnommé « le Grand ». En effet, comme le dit l’inscription suivante qui le concerne, il régna sur tout le monde connu d’alors : « Celui qui a renoncé au mois qui était en excédent à l’anniversaire, Khaion, le grand chef à travers l’Afrique, les innombrables localités dans lesquelles il y a une multitude, la Double et le cercle universel des mers; le grand maître des maisons des grands rois. »

Joseph, qui participait à sa royauté était ainsi une figure du Christ qui règnerait sur tous les hommes. Il faudrait une conférence spéciale pour décrire en détail ce que fut ce génie universel tel que l’a retrouvé Crombette.

Disons pour résumer qu’il fut à la fois un grand inventeur, un homme politique éminent, le conducteur de grands travaux dont il reste encore des traces de nos jours en Egypte et l’inventeur de l’alphabet qui permit à ses compatriotes de pouvoir écrire sans pratiquer la magie à laquelle se prêtaient les hiéroglyphes.

Quant à Apophis, il fit terminer le Labyrinthe qui abritait les restes des crocodiles sacrés et il se fit représenter par le grand Sphinx de Gizèh. Joseph mourut à 110 ans sous le règne d’Aseth, et l’on peut dire que c’est à partir de ce moment-là que le grand empire des rois Pasteurs se divisa.

Cependant il eut une influence posthume sur un pharaon postérieur qui adopta le culte du Dieu unique, celui que les égyptologues appellent Akhénaton ou Aménophis IV, et qui se nommait en réalité Horos. C’est de lui que nous allons parler maintenant.

Dans une de ses inscriptions, Horos confirme ce que nous venons de dire; il y affirme en effet : « Adonaï est au-dessus de Rê et au-dessus de ceux qui l’ont suivi; le Phénix a établi la règle ainsi. »

Or le Phénix est l’appellation égyptienne de Joseph.

Dans une autre inscription il déclare : « Jusqu’à ce temps, on faisait un sacrifice aux images avec de grands cris; une multitude de victimes humaines étaient abattues avec des paroles antiques, dans les anniversaires. La grande voix qui s’est endormie a établi qu’il était suffisant d’adorer l’Etre Eternel. Ce fondement posé par le juste Joseph est semblable à notre volonté : que la multitude rassemblée adore Adonaï qui a émis le soleil. »

Hôros a donc arrêté les sacrifices humains inutiles et propagé le culte du vrai Dieu unique.

Il construisit la ville et le temple d’el Amarna. Or que signifie ce nom en copte? « Le lieu qui est la propriété de l’unique Grand Vivant et dont sont rejetées les statues. »

Citons maintenant la traduction de la stèle datée du 1er mars -1380 qui marque le début du culte public d’Adonaï à Amarna : « Le chef qui établit des édits, le seigneur suprême de nombreuses multitudes, a rassemblé les adorateurs pour la pose des pierres d’angle de l’enceinte du Dieu Vivant suprême qui a émis le soleil et qui est le seul adorable. Le temple de la grande mère perverse, où l’on offrait des montagnes de victimes humaines assommées, est déchu de sa grandeur : le Grand Vivant veut l’adoration d’hommes vivants. Le chef qui précède la procession des lointains sublimes chefs généalogiques, le protecteur de la nation, prêtre plus que les autres. »

Nous ne voudrions pas terminer cette évocation d’Hôros sans parler de son épouse que les égyptologues ont appelée Nefertiti et qui se nommait en réalité Tadoukhépa.

Cette dénomination incorrecte provient d’une lecture incomplète de son écusson qui se traduit en réalité :« La grande adoratrice d’Adonaï qui a émis le soleil et devant qui se prosterne la grande multitude rassemblée; la dame suprême, fille des couronnés, étincelle du Dieu Qui a émis la vie et Qui la multiplie. »

Tadouképa régna 19 ans avec Hôros et mourut en -1366, 18 ans avant son mari. Celui-ci associa son gendre à son trône, mais ce dernier fut assassiné par le général Armaïs qui voulait rétablir les cultes idôlatriques avec le clergé de Thèbes. C’est le fils de sa veuve que les égyptologues ont appelé Tout-Ankh-Amon, qui est mort très jeune après avoir abandonné le culte d’Adonaï et qui fut le mari d’Andromède. Celle-ci fut sauvée d’une union forcée avec Armaîs par le Grec Persée qui fonda Mycènes dont l’étymologie copte signifie La crucifiée délivrée, ce qui rappelait son exploit. Armaïs monta sur le trône en -1325, mais il n’y resta pas longtemps car il fut attaqué par son frère Ramessès.

Ramessès persécuta les Hébreux alors qu’il avait été au temps d’Hôros un des principaux adorateurs d’Adonaï.

Ses inscriptions en témoignent :« Celui qui a imposé l’ordonnance d’offenser tous les étrangers qui repoussent l’adoration des images des dieux », « Celui qui multiplie les châtiments sur la nation qui adore le dieu Très-Haut invisible » et encore « Frapper violemment ces subtils agitateurs politiques ; je l’ordonne. »

Mais il ne régna qu’un an et fut remplacé par Sèthos, son général, qu’il avait associé à son trône. Une de ses inscriptions montre qu’il fut un féroce persécuteur : « Dans une partie de la région inférieure vivent ceux qui poussent des troupeaux ; cette nation est au nombre de beaucoup de myriades ; à la fin ils s’empareront du pays où habitera une multitude d’ennemis. L’image de Min, consultée, le grand adorateur a obtenu cette réponse : ‘Traîner à terre les adorateurs du Grand Dieu, les épuiser de fatigue à construire, les priver de nourriture, les frapper fortement. »

Pour exécuter cet oracle, Sèthos fit construire par les Hébreux la ville de Pithom.

Il ne s’en tint pas là; c’est lui qui vers 1308 donna aux sages-femmes l’ordre cruel de tuer les enfants mâles des Hébreux et qui, cet ordre n’ayant pas été exécuté, prescrivit en 1307 de noyer tous ces enfants.

C’est alors que Moïse fut en 1306 exposé sur le Nil où le recueillit une jeune princesse, fille de Sèthos et soeur de Rampsès qui l’adopta. Son nom signifie en copte « Faire sortir de l’eau » et celui de la jeune fille Celle qui s’est faite semblable à sa mère et l’a nommé. »

Vient ensuite le règne de Rampsès que les égyptologues appellent Ramsès II qui dura plus de 87 ans. Il jouit d’une prospérité insolente, son autorité fut sans limites, il multiplia les monuments à son nom en démarquant ceux de ses prédécesseurs, sa mégalomanie n’eut pas d’égale; il fut le plus grand persécuteur des hébreux.

Il leur fit construire la ville de Ramessès pour y accumuler l’excédent des récoltes, « la ville où l’on adore les dieux, résidence splendeur de l’Egypte », au centre même de la terre de Goshen où résidaient les Hébreux. il multiplia les jubilés, occasion de sacrifices humains, pour accroître la durée de sa vie jusqu’à 110 ans comme Joseph.

*C’est son fils Ménephtah ou Aménephtès qui lui succéda et qui fut le pharaon de l’Exode des Hébreux comme nous l’expliquons dans la conférence que nous lui consacrons.

Essayons de voir ce qui se passa en Egypte après le départ des Hébreux et l’invasion des Peuples de la Mer.

Ceux-ci s’organisèrent alors qu’Aménephtès s’enfuyait en Ethiopie. Plus tard, son fils Bousiris reprit son trône à Tanis, mais il fut tué par le Grec Hercule. Sa femme, Thouoris fuit en Phénicie où elle épousa le fameux roi Ninus qu’elle finit par assassiner pour prendre sa place. Crombette a pu montrer que cette reine n’était autre que la célèbre Sémiramis qui construisit les jardins suspendus de Babylone.

Nous arrêterons là le récit de l’histoire générale qui est à partir de maintenant assez bien connue pour étudier deux miracles cosmiques réalisés par Dieu à la demande de Josué et d’Ezechias qui eurent pour conséquence d’importants raz-de-marée qui affectèrent toute la terre et donc tous les peuples situés au bord de la mer.

Commençons par le miracle de Josué qui, dans les Bibles modernes est traité de « passage poétique. » Crombette a été intrigué par une inscription datée de l’an VI de Rampsinitès appelé aussi Ramessès III qui régna de 1191 à 1160 dont voici la traduction:

 » A l’époque où l’on totalisait le sixième grand soleil ; dans la troisième joie de l’apparition de la lune ; lorsque les jardins, engraissés par la venue de l’eau, donnent des germes grêles après avoir rejeté l’eau en excédent ; quand on totalisait la quinzième fois où le soleil s’était élancé de la région inférieure, le grand roi a établi un édit additionnel pour tenir quitte de l’impôt le revenu de la multitude des habitants sinistrés, dont les propriétés, malheureusement atteintes par l’eau , ont été jetées dans un grand trouble.

Le soleil, bouleversé, était demeuré bas au-dessus de l’horizon, s’abstenant de s’élever, répandant l’effroi parmi les grands docteurs. Un jour en comprit deux la matinée, grandie, parvint à une longueur utile de moitié au-dessus du nombre des heures où la clarté doit être effective. Depuis ce prodige divin, il s’est écoulé un terme, et le maître a érigé à ce sujet une image qui a pour but d’éloigner le malheur du pays.

Héphaistos, à tes adorateurs donne ta protection, annule les paroles de ces voyageurs étrangers, imposteurs ; veuille faire périr ces ennemis des sacrifices aux images par la multitude disposée par classes dans les temples des dieux éminents ; accrois les coups sur ces maudits adorateurs de l’Eternel, châtie-les, multiplie les malheurs sur ces pasteurs de troupeaux, brûle leurs demeures.

Rampsès, céleste chef généalogique, qui imposais le travail à ces ignobles, qui les maltraitais, qui ne les secourus pas dans le besoin, précipite dans la mer ces voyageurs étrangers qui ont fait en sorte que la lune s’arrêtat, retenue dans un petit angle au bord de l’horizon, et que, dans un petit angle au bord de l’horizon, le soleil lui-même qui venait de naître en face du lieu où s’en allait la lune à ce moment-là, différât de changer de place et de traverser les cieux.

Pendant que la lune réduisait sa vitesse et rampait lentement, parcourant un chemin exigu, à l’encontre, le grand dieu suspendait sa marche, atténuant l’effet extrême de sa clarté, ainsi qu’au point du jour. Contre les navires, autant ceux qui étaient en place que ceux qui étaient sortis des ports, les vagues de la mer réunies se sont dressées en un long mur d’eau, enlevant de force les pêcheurs sortis pour observer le flot et les engloutissant dans l’eau.

De plus, dans la grande région des prairies, une marée considérablement accrue s’est élancée sur les lieux où paissaient les troupeaux, en a arraché le bétail et l’a noyé ; la perte est de plus de la moitié des troupeaux de la Basse-Egypte. Les restes de navires abandonnés s’étagent par places, brisés sur le bord des canaux ; les ancres qui devaient les maintenir dans l’eau les ont bien plutôt broyés que protégés. Les mers, se rassemblant outre mesure, sont entrées bien avant dans le pays ; l’expansion de l’eau a atteint les murs d’enceinte élevés par Rampsès, le céleste chef généalogique ; elle s’est élancée des deux côtés de la région postérieure en la balayant, y stérilisant les jardins, pénétrant les digues et y produisant des ouvertures. Un grand pays a été rendu pauvre et désert ; ce qui avait été semé a été affreusement détruit et des monceaux de tiges de céréales sont sur le terrain. »

Alors que d’autres traditions parlent du miracle de Josué d’une façon un peu vague, comme l’a noté Gerardus Bouw dans son livre « Geocentricity », le récit égyptien est d’une précision étonnante et ne laisse subsister aucun doute sur la réalité, l’auteur et les conséquences du miracle. Crombette, cet expert en chronologie, a pu montrer que la date indiquée par l’inscription égyptienne coincidait exactement avec celle qu’on peut déduire de la Bible.

Il a retraduit par le copte le passage où, dans les versions habituelles, Josué commande au soleil « de ne pas avancer sur Gabaon », et voici ce qu’il obtient : « Encore avant la destruction des ennemis, Josué parla à Dieu (car Dieu est bon pour ses adorateurs), dans la partie supérieure de la poursuite des Amorrhéens par la multitude des rejetons d’Israël, et il proféra cette parole ressentie par la multitude des vivants et qui se réalisa à cause des sacrifices d’Israël : ‘Toi qui es suspendu en haut, au-dessus de Gabaon, na change pas de place, ni toi qui brilles dans la nuit au-dessus de la région inférieure qui environne Ajalon.’  A cette parole forte, proférée par le chef puissant, celui qui est suspendu en haut et celle qui brille dans la nuit se reposèrent sans avancer, et retardèrent leur circonférence jusqu’à destruction des ennemis. »

Nous voyons que pour décrire l’arrêt de la rotation de la terre, Josué ne parle que de mouvements relatifs du soleil, de la lune et de la terre. Enfin, Crombette s’est rendu compte que le raz-de-marée avait touché aussi les riverains de la Méditerrannée qui fuirent éperdument vers l’Egypte comme au moment de l’Exode.

Venons-en au miracle d’Isaïe qui eut lieu en l’an 14 du règne du roi de Juda Ezéchias et qui est raconté trois fois dans la Bible : au Livre IV des Rois (ch. XVIII, XIX et XX), au Livre d’Isaïe et dans les Paralipomènes.

Lisons ensemble ce que dit le prophète :

« En ce temps-là Ezéchias fut malade à la mort, et le prophète Isaïe vint le trouver et lui dit : ‘Voici ce que dit le Seigneur : ‘Mettez ordre à votre maison, car vous ne vivrez pas et vous mourrez.’ Alors Ezéchias, tournant son visage vers la muraille, fit sa prière au Seigneur et Lui dit : ‘Seigneur, souvenez-Vous, je vous prie, de quelle manière j’ai marché devant Vous dans la vérité et avec un coeur parfait, et que j’ai fait ce qui Vous était agréable. Ezéchias versa ensuite une grande abondance de larmes. Et avant qu’Isaïe eût passé la moitié du vestibule, le Seigneur lui parla et lui dit : ‘Retournez et dites à Ezéchias, chef de mon peuple : ‘Voici ce que dit le Seigneur, le Dieu de David votre père : J’ai entendu votre prière et J’ai vu vos larmes, et vous allez être guéri. Vous irez dans trois jours au temple du Seigneur et J’ajouterai encore quinze années aux jours de votre vie. De plus, Je vous délivrerai, vous et cette ville, de la main du roi des Assyriens, et Je la protégerai à cause de Moi-même et à cause de David mon serviteur.

Alors Isaïe dit : ‘Apportez une masse de figues.‘ Ils lui apportèrent et la mirent sur l’ulcère du roi, et il fut guéri. Mais Ezéchias avait dit à Isaïe : ‘Quel signe aurai-je que le Seigneur me guérira et que dans trois jours j’irai au temple du Seigneur? Isaïe lui répondit : ‘Voici le signe que le Seigneur vous donnera pour vous assurer qu’Il accomplira la parole qu’Il a dite : ‘Voulez-vous que l’ombre s’avance de dix lignes ou qu’elle retourne en arrière de dix degrés?’

Ezéchias lui dit : ‘Il est aisé que l’ombre s’avance de dix lignes, et ce n’est pas ce que je désire que le Seigneur fasse, mais qu’il la fasse retourner en arrière de dix degrés.’

Le prophète Isaïe invoqua donc le Seigneur et Il fit que l’ombre retourna en arrière dans l’horloge d’Achaz par les dix degrés par lesquels elle était déjà descendue. » Nous voyons donc que Dieu, à la demande d’Ezéchias, a fait tourner la terre en arrière puis repartir dans son sens normal de rotation et qu’Il a guéri celui-ci « à cause de Lui-même ».

C’est qu’Ezéchias figure parmi les ancêtres du Christ et qu’il n’avait pas encore eu d’enfant.

Comme pour le miracle de Josué, Crombette a trouvé une confirmation égyptienne du miracle d’Ezechias dans deux inscriptions hiéroglyphiques dont nous allons donner les traductions : pour la première « Aux environs, un prodige est survenu à cause du soleil qui, déjà venu, a rétrogradé, ramenant l’obscurité ; le ciel, à reculons, a dévoilé la lune dont la face avait disparu ; les étoiles ont apparu dans la zone qui l’entoure ; la matinée s’est attardée ; les ennemis redoutables, détruits en route, ont rempli en multitude une longue étendue de la région inférieure. » et pour la seconde: « Jamais dans l’antiquité les multitudes n’avaient contemplé dans la vallée semblable renversement ; les prophètes eux-mêmes ont été jetés dans un grand trouble ; le soleil, après s’être élevé haut, est allé sous terre, privant de lumière les multitudes ; le ciel, qui avait d’abord grandi, mangeant la lune, l’a relâchée contre l’habitude en la faisant retourner ; la mer, puissante, s’est précipitée hors de ses limites, s’élevant au-dessus des maisons, jetant les pêcheurs au fond de l’eau ; une multitude d’habitants ont été frappés par la grande rapidité du bouleversement ; les grains ont été semés sans profit ; le grand roi de la localité plus nombreuse que les autres a décidé d’exempter du paiement de l’impôt jusqu’à ce qu’ait lieu la moisson qui doit arriver. »

L’armée détruite dont il est question dans la première inscription est celle de Sennacherib qui longeait la mer. La Bible confirme cette destruction. Nous voyons qu’il y eut aussi, comme à l’occasion du miracle de Josué, un gigantesque raz-de-marée.

Nous arrêterons sur ce dernier haut fait de Dieu notre évocation de la haute antiquité où les refus de Dieu s’entremêlent avec les avances continuelles de l’Amour Divin et Ses prodiges cosmiques. Nous pensons avoir montré combien l’oeuvre de Crombette apporte de lumières sur la compréhension de l’histoire de l’humanité pendant la période qui s’écoule de la fin du Déluge à l’époque d’Isaïe.

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