A la Une Double Humanité Messianisme Prophéties

Ephraïm et Juda, le rassemblement des douze tribus

Le temps d’Ephraïm et de Juda

lion-and-the-lamb

“Voici, les jours viennent, dit YHWH, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle.” (Jé. 31:31)

« Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, en offrande à THWH l’Adonaï, sur des chevaux, des chars et des litières, sur des mulets et des dromadaires, à ma montagne sainte, à Jérusalem, dit YHWH l’Adonaï, comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, dans un vase pur, à la maison de YHWH l’Adonaï. Et je prendrai aussi parmi eux des sacrificateurs, des Lévites, dit YHWH l’Adonaï. car, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre que je vais créer subsisteront devant moi, dit YHWH l’Adonaï, ainsi subsisteront votre postérité et votre nom » (Isaïe 66:20-24)

« J’accorderai à mes deux témoins le don de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours. » « Ce sont là les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la Terre. » (Apocalypse 11 :3,4)

Avertissement

Cette brochure est le résultat de l’assemblage de différents articles parus dans le périodique « Jérusalem ». Certains éléments sont parfois répétitifs. Notre sensibilité nous porte à utiliser les noms propres, notamment ceux issus de la révélation biblique, sous leur forme la plus originelle possible. Ainsi notre Seigneur, le Fils de D.ieu, communément connu sous la forme gréco-romaine de « Jésus Christ », fut nommé par Miryam sa mère : Yéshoua, de son nom hébreu. Yéshoua signifiant : Salut. Nous priorisons également dans l’écrit le Tétragramme [YHVH], pour désigner le D.ieu de notre Seigneur qui est aussi notre D.ieu et Notre Père. Adonaï, autre terme hébraïque signifie : Seigneur. Les citations de versets proviennent de la version Segond, sauf spécification.

Sommaire

LE RASSEMBLEMENT DES DOUZE TRIBUS …………………………………….. 1
Sommaire …………………………………………………………………………………………………. 3
En guise d’introduction pour tous les sujets délicats ……………………………… 4
Ouverture ……………………………………………………………………………………………….. 5
Les deux maisons, Ézéchiel 37 une prophétie pivot ……………………………….. 5
I- Un peu d’histoire, un peu de vocabulaire …………………………………………… 6
La séparation ………………………………………………………………………………………….. 6
Dénominations et précaution de lecture ………………………………………………… 7
Après le schisme, les exils …………………………………………………………………….. 7
Suite prophétique ………………………………………………………………………………….. 9
Pause ………………………………………………………………………………………………………. 9
II- État des lieux …………………………………………………………………………………. 11
Sur la piste des dix tribus perdues ……………………………………………………… 11
Mais aussi Juda……………………………………………………………………………………… 12
Les barbares européens ……………………………………………………………………….. 13
Éphraïm universel………………………………………………………………………………….. 14
Pause …………………………………………………………………………………………………….. 14
Sur la piste religieuse …………………………………………………………………………. 14
Pause …………………………………………………………………………………………………….. 16
La tentation identitaire ……………………………………………………………………….. 16
En guise de pré-conclusion …………………………………………………………………… 17
III- Fil rouge de la prophétie le rassemblement des 12 tribus………….. 19
IV- Qu’est-ce qu’Israël ? Qu’est ce qu’Éphraïm ? Qu’est ce que
Juda ? …………………………………………………………………………………………………. 22
Préalable …………………………………………………………………………………………….. 22
Israël ………………………………………………………………………………………………….. 22
Éphraïm ……………………………………………………………………………………………….. 22
Yéhoudah (Juda)………………………………………………………………………………….. 23
Pause …………………………………………………………………………………………………… 24
Une pensée, un rêve ……………………………………………………………………………. 27
VI- Conditions résumées et restrictions ……… 28
VII- Apocalypse et le témoignage ………………. 30
VIII- Pour conclure …………………………………….. 31
Épilogue de mise au point …………………………….. 35
Rappel de l’origine ……………………………………….. 37
Remarque sur la terminologie : ……………………. 37
Annexes ……………………………………………………….. 41

En guise d’introduction pour tous les sujets délicats

Il existe des thèmes de la Parole que nous pourrions classer dans le dossier des « vérités malmenées, dérangeantes ou taboues » dont les questions centrales, tombées dans l’oubli, restent toujours en attente de réponse convaincante. Des pans entiers de la Parole sont ainsi relégués au placard du non-intérêt, ou plus dangereusement rangés dans l’armoire, toujours grande ouverte, des « kits de réponses toutes faites » qui éludent ipso-facto tous risques de plus justes explications. Curieusement, les réponses « toutes faites », rabâchées par formalisme, sont souvent issues d’enseignements qui s’écartent, jusqu’au contre-sens, des textes qu’ils sont censés expliquer.

Depuis quelques décennies nous observons des initiatives de relecture de ces textes par ceux qui recherchent la vérité. Ceux qui craignent D.ieu se parlent les uns aux autres, ils s’emparent de ces sujets, se les partagent pour en recevoir une meilleure vision. Parmi ces thèmes, celui des « Deux maisons d’Israël » mérite toute notre attention. Effectivement, beaucoup trop de versets de la Parole témoignent de son importance dans le dessein divin et donc de sa nécessaire compréhension particulière à notre époque. Par ailleurs nous observons le nombre croissant des diffusions d’écrits et de commentaires pertinents ou parfois audacieux sur ce sujet. Ces études, tout en tentant de redonner le sens initial aux textes, bousculent au passage des idées bien ancrées chez presque la totalité des croyants, chrétiens, Juifs, y compris messianiques. Ces études peuvent, immédiatement et bien instinctivement être déclarées « anathèmes » tant leurs propositions déconstruisent et mettent à mal le confort de nos visions et de nos certitudes. Il est bien admis qu’un tel effet sur les acquis doctrinaires des uns et des autres n’est jamais bien accueilli. Nous pouvons alors rejeter unilatéralement et sans analyse le sujet perturbant « notre vérité » ou nous pouvons, par sagesse, explorer le sujet au regard de la Parole et du Souffle de Vérité que nous réclamons à notre Père des cieux. Alors ceux qui ont reçu l’amour de la Vérité recevront la Vérité (2 Th 2:10-12). Ils accepteront l’évidence, même si elle ne leur plaît pas, parce qu’elle vient du Fils par le vouloir du Père, qui envoie Sa puissance, le Souffle de Vérité, car Sa volonté est que tout homme parvienne à la connaissance de la Vérité.

Ouverture

L’affirmation « choc » prétexte à l’ouverture de la réflexion qui nous occupe pourrait être :

« Les dix tribus perdues de la maison d’Israël, appelées Éphraïm, sont spirituellement et biologiquement devenues, parmi toutes les nations,
les croyants nés de nouveau, observant les commandements de D.ieu et témoignant de Yéshoua. Ils seront rassemblés à leurs frères juifs. Ils seront rassemblés non seulement en esprit, mais aussi concrètement sur le territoire d’Israël … Ces deux entités, qui n’en feront qu’une, font partie du grand rassemblement final de l’Alliance d’Israël opéré par le Seigneur Lui même ».

Cette allégation, bien lourde de conséquence et notamment pour les tenants  du : « tout spirituel » ou du « tout église » ou du « tout synagogue », ne peut faire l’économie d’une liste d’autres questions bien évidemment nécessaires pour digérer, comprendre, faire la part des choses se rapportant à une telle affirmation. Le questionnement sur ce sujet peut s’énoncer comme suit : De quoi parlons nous ? Quelle est l’origine de ce sujet ? Comment s’inscrit-IL dans le déroulement des évènements prophétiques ? Quel en est le sens, et quel en est
l’intérêt ? Quels sont les divers points de vue ? Après réflexion qu’est ce que cela signifie ? Quelle conclusion sobre, impulsée par le Souffle de Vérité, peut-on en exprimer ?

Les deux maisons, Ézéchiel 37 une prophétie pivot

« Et toi, fils de l’homme, prends une pièce de bois, et écris dessus : Pour Juda et pour les enfants d’Israël qui lui sont associés. Prends une autre pièce de bois, et écris dessus : Pour Joseph, bois d’Éphraïm et de toute la maison d’Israël qui lui est associée. Rapproche-les l’une et l’autre pour en former une seule pièce, en sorte qu’elles soient unies dans ta main. (…) Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d’Éphraïm, et les tribus d’Israël qui lui sont associées ; je les joindrai au bois de Juda, et j’en formerai un seul bois, en sorte qu’ILs ne soient qu’un dans ma main.
(…) Ainsi parle le Seigneur, YHWH : Voici, je prendrai les enfants d’Israël du milieu des nations où ils sont allés, je les rassemblerai de toutes parts, et je les ramènerai dans leur pays. Je ferai d’eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël ; ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes. (…) Ils seront mon peuple, et je serai leur D.ieu. Mon serviteur David sera leur roi, et ils auront tous un seul berger. Ils suivront mes ordonnances, Ils observeront mes lois et les mettront en pratique.” (Ez. 37:16-24)

Certains diront : cela n’est plus valide, c’est l’ancien testament, aujourd’hui tout est différent… Ce n’est pas ainsi que nous considérons la Parole de D.ieu, car, « La Parole ne peut être anéantie ». (jean 10 :35). Non, la prophétie ne peut être remise en cause, et cette dernière ne s’est pas encore réalisée. Nous en concluons qu’elle est encore à venir.

« Si elle tarde, attends–la, Car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. » (Hab 2 :3)

De quoi parlons-nous ? Que s’est-il passé ?

I – Un peu d’histoire, un peu de vocabulaire

La séparation

De très nombreux versets de la Bible attestent de la distinction du peuple hébreu en deux entités. Ces deux entités sont reconnues comme résultantes du schisme historique de la fin du règne du roi Salomon. Le Royaume du Nord, sous les termes de « Éphraïm » ou « Israël » parfois « Joseph », se sépara du Royaume du Sud, qui fut désigné sous le terme de « Juda ». Ce schisme, qui intervint vers – 976, fut voulu de D.ieu (voir 1 Rois 12) afin d’accomplir ses desseins, et de ne pas laisser impunies l’idolâtrie et les désobéissances récurrentes de son peuple.

Il est de notoriété de comptabiliser deux tribus au royaume du Sud : Juda et Benjamin. Benjamin est le territoire où se situe Jérusalem. Jérusalem reste la capitale de « Juda » et le lieu du Temple. Quant au royaume du Nord, Il lui est attribué dix tribus. Éphraïm est la plus éminente d’entre elles, de telle sorte que le nom de la tribu d’Éphraïm est souvent similaire à Israël. Samarie devient la capitale d’Israël.

La distribution entre les deux royaumes n’est toutefois pas aussi triée que ce qui vient d’en être énoncé de façon synthétique. Effectivement une majorité de lévites, non affectés ci dessus, s’est ralliée à Juda. Nous devons aussi admettre que les deux royaumes se retrouvaient persillés d’individus issus de toutes les tribus, conséquemment à des migrations se produisant tant du Sud vers le Nord qu’inversement.

Dès cette époque la Parole prophétique s’exprimera en distinguant Juda et Israël-Éphraïm. Le verdict divin de la séparation fut annoncé par les prophètes simultanément à la promesse d’un futur rétablissement de l’unité. L’espérance d’un rassemblement des deux maisons en des temps messianiques constituera un aspect significatif de l’expression prophétique populaire toujours vivante à l’époque de Yéshoua. Si nous intégrons correctement ce réel fil rouge du dessein divin, qui consiste à réunir à terme en un seul peuple les deux branches (ou bois) de Son peuple (Ez.37), alors nous lirons la Parole, y compris les livres de la « Nouvelle Alliance », avec une plus claire vision de la démarche divine. Démarche divine malheureusement obscurcie et rendue confuse par presque 2000 années de malentendus.

Ephraïm et Juda: le rassemblement des douze tribus

Dénominations et précaution de lecture

La séparation politique en deux royaumes généra les futures appellations identitaires : d’une part les « Juifs» pour ce qui concerne le Sud. Ce mot francisé vient de « Yéhoudiym », déterminant des descendants de la tribu de Juda. Ce terme s’imposera surtout à partir de l’exil babylonien (- 586).  Et d’autre part les « Éphraïmites » ou « Israélites » en ce qui concerne le Nord et leurs éventuels mais bien mystérieux descendants.

Nous soulignons ici une ambiguïté qui se traduit par l’appellation «Israélite »: celle-ci s’affecte autant à ceux du Nord qu’aux 12 tribus alors qu’elles étaient réunies en un seul royaume. En bref : les Juifs ne sont pas des Éphraïmites. Les Éphraïmites ne sont pas des Juifs. Les Juifs comme les Éphraïmites sont tous génétiquement des enfants de Jacob, donc ils sont tous Israélites, sans en plus évoquer les israélites par adoption, drainés dans le désert à la Sortie d’Égypte, et par intégration d’étrangers… Mais le terme « Israël » désigne, en de nombreuses occurrences de la Bible, les seuls Éphraïmites.

Enfin, pour ajouter à la difficulté de ces définitions, nous notons qu’à l’exception d’une minorité samaritaine, l’État moderne d’Israël n’est à ce jour représenté que par la branche « Juive » de Jacob-Israël ! Cette explication n’est pas très claire ?! Soit.

Faisons une analogie : les Parisiens sont des Français, mais les Français ne sont pas tous des Parisiens, les Parisiens ne représentent donc pas à eux seuls toute la France. Si tous les Français étaient partis de France et que les seuls Parisiens y soient revenus, ils ne seraient pas pour autant et exclusivement les seuls représentants de la France.

Après le schisme, les exils

Vers -722 le Royaume du Nord est vaincu par l’empire assyrien en expansion. La majeure partie de la population est déplacée vers le Nord de l’Euphrate, vers la mer Noire et la mer Caspienne et jusqu’en Perse.Les Éphraïmites se mêleront si intimement alors aux autres peuples qu’ils se dilueront littéralement parmi ces derniers. Ils se répandront sur toute la planète dans une « extrême consanguinité » avec les nations- goyim, de sorte que leur identification selon des critères « techniques » relève encore du domaine de la science fiction. Ils perdirent peu à peu leur identité, leur D.ieu, leur culte, leur culture, langue et écriture, à l’exception de quelques traditions désuètes rapportées par les anciens. Ainsi la Parole prophétique, donnée à Osée, s’est réalisée pour eux à la lettre: (entendez dans cette prophétie : Israël = royaume du Nord)

“La parole de YHWH fut adressée à Osée, fils de Beéri, au temps () de Jéroboam roi d’Israël. () YHWH dit à Osée : Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution ; () Il alla, et il prit Gomer, fille de Diblaïm. () Elle conçut de nouveau, et enfanta une fille. Et YHWH dit à Osée: Donne lui le nom de Lo–Rouhama (non miséricorde) ; car je n’aurai plus pitié de la maison d’Israël, je ne lui pardonnerai plus. () puis elle conçut, et enfanta un fils. Et YHWH dit : Donne lui le nom de Lo–Ammi (non mon peuple) ; car vous n’êtes pas mon peuple, et je ne suis pas votre D.ieu. Cependant le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer, qui ne peut ni se mesurer ni se compter… (Os. 1:1-2:1)

“Israël est engloutie ! Ils sont maintenant parmi les nations comme un vase qui n’a pas de prix.” (Os. 8:8 NEG)

Ici et là, notamment au Moyen-Orient, aux Indes et en Chine apparaissent certaines traces laissant supposer que ces « Éphraïmites » dispersés auraient passé et, ou, se seraient installés en ces endroits. D’autres écrits, souvent peu robustes, décrivent des sagas les emmenant à travers toute l’Europe, au Nord, à l’Est, à l’Ouest, en Afrique du Nord …

Dan « aurait » laissé sa signature qui servit à la dénomination de sites géographiques … (Danemark ; Danube…). Tous ces matériaux restent de nature incertaine pour en affirmer quoi que ce soit d’incontestable, même s’il y demeure quelques potentialités. Par ailleurs, toute preuve formelle établissant que tel peuple (ou ethnie)  serait descendant d’un amalgame de tribus israélites métissées ne pourraitqu’alimenter une prétention de caste élue et favoriser des affabulations insensées. Toutefois, dans ce cadre d’hypothèses, nous ne pouvons ignorer les bénédictions prophétiques trimillénaires adressées à Abraham, à Isaac, d’Isaac à Jacob, de Jacob à Éphraïm.

“ D.ieu lui parla, en disant : … On ne t’appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. Je te rendrai fécond à l’extrême, je ferai de toi des nations ; et des rois sortiront de toi.” (Ge. 17:1-6 NEG)

“ Que le D.ieu Tout–Puissant te bénisse, te rende fécond et te multiplie, afin que tu deviennes une multitude de peuples ! Qu’IL te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta postérité avec toi” (Ge. 28:3-4 NEG)

“… Jacob dit à Joseph : Le D.ieu Tout–Puissant m’est apparu à Luz, dans le pays de Canaan, et IL m’a béni. IL m’a dit : … je ferai de toi une multitude de peuples … IL bénit Joseph, et dit : … que le D.ieu qui m’a conduit depuis que j’existe jusqu’à ce jour, que l’ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces enfants (Manassé et Éphraïm) ! … Pas ainsi, mon père, car celui–ci est le premier–né ; pose ta main droite sur sa tête. Son père refusa, et dit : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son frère cadet (Éphraïm) sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations. ” (Ge. 48:1-22 NEG)

D.ieu n’est pas un homme pour parler à la légère, ce qu’IL annonce IL le réalise à la lettre.

Lorsque plusieurs prophéties précisent « tu deviendras une multitude de nations » c’est une vérité qui se concrétise. Si nous ne sommes pas en capacité scientifique de prouver la prophétie, bien qu’elle soit déjà réalisée et que nous la confirmons par la vue de la foi, nous savons néanmoins qu’elle se révélera dans toute sa réalité passée et présente, lorsque les circonstances de sa compréhension seront réunies.

Dans son exil de 2700 ans, Éphraïm, pulvérisé, atomisé comme de la poussière de la terre ou comme du sable de la mer parmi toutes les nations, a participé peu ou prou, et loin de son D.ieu, à l’établissement des nations tel que nous le connaissons maintenant. Éphraïm est devenu indétectable, inidentifiable parmi les peuples, comme inexistant.

L’exil d’Éphraïm et sa disparition ne furent toutefois pas complets. Pour s’assurer la domination et la bonne gestion des territoires conquis, les Assyriens pratiquaient le mixage des populations. A un reste d’habitants parmi les plus humbles qu’ils laissaient dans le pays, ils intégraient leur propre population. Cette méthode donnait naissance à une population de sang mêlé. Assyriens et Israélites formèrent ainsi une nouvelle population  métissée: les Samaritains. L’antagonisme existant entre Juda et Israël n’en fut qu’amplifié. Nous savons que les Juifs évitaient les relations avec les Samaritains, qui étaient ressentis comme des personnages peu fréquentables, eu égard à leur origine.

Lorsque le Seigneur Yéshoua se présenta en Samarie, les Samaritains l’adoptèrent rapidement sans controverse comme le Messie annoncé. Ils furent instantanément convaincus par les paroles qu’IL leur adressa. Cela signifie que « Rouhamah », la grâce, leur serait acquise, et que « Ammi », mon peuple, ils le seront de nouveau ; Yéshoua par Son intervention atteste ces choses. Les Samaritains constituèrent une part non négligeable de la Qéhiyllah (assemblée église) de Jérusalem.

Ce résidu très faible et métissé d’Éphraïmites/Israélites est resté depuis -722 présent en terre d’Israël jusqu’à nos jours. Leur présence est comme un rappel témoignant que D.ieu n’a pas oublié Son peuple, et que la prophétie à l’égard de leurs frères amnésiques et engloutis par les nations se réalisera.

C’est vers -605 que débutait l’exil progressif du Royaume du Sud, Juda était déportée à Babylone. En -586 s’en était fini du Royaume de Juda. Les désormais Juifs revinrent partiellement de l’exil babylonien 70 ans plus tard, conformément à la prophétie donnée à Jérémie. Babylone restera pendant longtemps le centre le plus influent du judaïsme pharisien.

Nous pouvons dire que l’éparpillement de la maison de Juda parmi les nations était entamé. Contrairement à leurs frères israélites éphraïmites, les Juifs n’abandonnèrent pas D.ieu, ni leur culte, ni leur langue, excepté l’écriture hébraïque archaïque qui fut remplacée par l’écriture carrée, à l’origine de l’hébreu moderne. Ils gardèrent jalousement les écrits, Torah et autres … Les commandements divins furent entourés d’un soin méticuleux. Ils prohibèrent les mariages mixtes … Toutes ces mesures contribuèrent à ce qu’ils ne perdirent pas leur identité y compris ethnique, toujours bien repérable.

L’empire grec puis l’empire romain amplifiaient les exils bien souvent volontaires de la population juive vers les autres contrées du Proche et Moyen-Orient ainsi que dans les pays limitrophes du bassin méditerranéen. Vers 135 Hadrien vidait la Judée de ses ressortissants juifs, qu’il décimait et disséminait de force dans tout l’empire. Ce fut « la grande diaspora ». A son tour Juda était dispersée dans le monde connu. Les Juifs participeront également à l’établissement de toutes les  nations modernes, tout en restant identifiables.

Suite prophétique

Dès 1948, après 1813 ans de dispersion quasi complète et 2535 ans de non indépendance, une partie de la maison de Juda, représentant 50% de ses effectifs connus, est rentrée sur la terre de ses ancêtres. Nous pensons que cette réalisation prophétique est toutefois partielle, nous attendons d’autres développements que nous ne chercherons pas à préciser de peur de spéculer. Basons-nous sur la Parole prophétique, sans ajout ni retrait, qui intéresse les deux maisons de Jacob/Israël. Cette Parole s’énonce comme suit :

Les deux maisons reviennent en Israël:

« La parole fut adressée à Jérémie de la part de YHWH l’Eternel, en ces mots : () Voici, les jours viennent, dit YHWH l’Eternel, où je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël et de Juda, dit YHWH l’Eternel ; je les ramènerai dans le pays que j’ai donné à leurs pères, et ils le posséderont. Ce sont ici les paroles que YHWH l’Eternel a prononcées sur Israël et sur Juda. » (Jé. 30:1-4 NEG)

Ce retour est bien d’ordre physique:

« Voici, les jours viennent, dit YHWH l’Eternel, où J’ensemencerai la maison d’Israël et la maison de Juda d’une semence d’hommes et d’une semence de bêtes. » (Jé. 31:27)

Ce retour est bien d’ordre spirituel:

« Voici, les jours viennent, dit YHVH l’Eternel, où Je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle. » (Jé. 31:31)

L’assurance de ces accomplissements est attestée par son auteur YHWH:

« Voici, les jours viennent, dit YHWH l’Eternel, où j’accomplirai la bonne parole que J’ai dite sur la maison d’Israël et sur la maison de Juda. » (Jé. 33:14)

Pause

A ce stade de notre réflexion, d’autres questions plus « brûlantes » restent à soulever : la Nouvelle Alliance n’a-t-elle pas « balayé » tout cela? Que devient « l’église » dans cette lecture? Ne peut-on pas admettre que les Juifs du XXIe siècle, qui incluent quelques éléments de reste d’Éphraïm, soient les seuls représentants d’Israël ? etc. etc.

Une de nos interrogations suivantes ne sera pas : Qui sont Éphraïm ? Mais plutôt : Qu’est-ce qu’Éphraïm ? Une autre question sera : Comment cet aspect de la Révélation était-il appréhendé par la société juive à l’époque de Yéshoua, par Lui-même et Ses disciples ?

Dans cette première approche nous avons posé la problématique de notre sujet. Visiter un peu d’histoire, préciser quelques définitions, réaffirmer, sans les dépasser, les prophéties essentielles qui concernent la réunification des deux maisons d’Israël : Éphraïm et Juda. Nous sommes conscients de la difficulté de traiter en toute Vérité et objectivité ce très conséquent dossier. Tout en comprenant et en répétant que sa réalité sera dérangeante à plusieurs titres, eu égard aux doctrines en vigueur de ce que l’on appelle « l’Église ».

Pour continuer notre modeste évolution dans la compréhension du phénomène, sans asséner « notre vérité » et garantir la réflexion de chacun, nous devons passer par une phase d’analyse et notamment dresser un état des lieux de ce que nous percevons à ce jour concernant notre sujet. Nous veillerons à faire un exposé le plus large possible tout en évitant les détails pour ne pas tomber dans des démonstrations universitaires. Bien que nous recherchions la simplicité de rédaction, des lecteurs pourront toutefois estimer la lecture un peu « lourde », nous nous en excusons auprès d’eux en répétant que le sujet le nécessite.

Dans ce qui suit nous désignons comme «état des lieux des faits observables » tant ce qui se présente sur l’aspect, concret, mesurable, que ce qui « se dit » en termes de dogmes, de croyances, d’interprétations, de propositions …

Notre énumération pourra mettre implicitement quelques affirmations partisanes en controverse ou en situation de désaveu. Toutefois cet effet polémique, s’il apparaît, n’est pas l’objet de notre propos.

II – Etat des lieux

Voir annexe : schéma récapitulatif page 41 

État des lieux géographique et ethnique

Sur la piste des dix tribus perdues

(voir carte planisphère page 42)

Ici et là, notamment au Moyen-Orient, aux Indes et en Chine apparaissent certaines traces laissant supposer que ces « Éphraïmites » dispersés auraient passé et, ou, se seraient installés dans ces endroits (voir carte planisphère page 42). Pour étayer ce point nous reprenons ci-dessous un résumé de l’article du Pasteur P. Vandenbroeck paru dans « Jérusalem » n°526 de 1998.

Début de citation : Dans le « Jérusalem post » du 7 avril 1998, nous y apprenons que depuis 38 ans (49 ans aujourd’hui ndlr) l’association
« Amishav » (mon peuple revient) s’est donné pour tâche de retrouver les traces des dix tribus que l’on croyait perdues. C’est le Rabbin Avihaïl, fondateur de l’association, qui a étudié de près le sujet et réalisé des expéditions dont il livre des résultats très intéressants.

Le livre 2 des Rois porte une triple localisation situant certains sites d’exil d’Israël.

« Le roi d’Assyrie déporta les Israélites en Assyrie et les conduisit à Halah et sur le Habor, fleuve de Gozan, ainsi que dans les villes des mèdes » (2 rois 17:6 & 18:11).

  • Gozan est une rivière située entre l’Afghanistan et l’ex URSS dont le nom est maintenant « Rod Gazan »
  • Habor correspondrait à « passabor » (passage de Habor) à l’origine du nom de la ville actuelle de « Peshawar » au Pakistan.
  • Harah serait la grande ville afghane de « Harat » près de l’Iran.

Cela resterait de la curiosité intellectuelle, si ce n’était dans cette région que vivent les « Pathans » au nombre d’environ 15 000 000, peuple qui se qualifie lui même de « Ben Israël » (fils d’Israël) on les retrouve en Afghanistan et au Pakistan, mais aussi en Iran, aux Indes et dans d’autres régions voisines. (ndlr d’autres spécialistes réfutent l’appartenance israélite des Pathans-pashtounes. Effectif à jour 17 millions). Convertis à l’Islam lors des grandes expéditions musulmanes en Asie, les Pathans ont toutefois conservé certaines marques et traditions israélites … L’ensemble de ces éléments résiduels de leur origine suffirait à faire bénéficier les Pathans de la « loi du retour » qui permet à toute personne dont la judaïté (ou israélité) est reconnue de bénéficier de l’aide de l’Etat pour revenir s’établir en terre d’Israël.

Mais il n’y a pas que les Pathans ! S’appuyant sur le prophète Isaïe :

« Les voici, ils viennent de pays éloignés, les voici, les uns du nord et de l’ouest, les autres du pays de Sinnim » (Isaïe 49:12).

Eliahou Avihaïl a poursuivi ses recherches de plus en plus loin. Selon une opinion fort répandue « Sinnim » est identifié avec la Chine. Le Rabbin Avihaïl a trouvé une tribu, les Shinlungs, population qui vit à la frontière entre l’Inde et la Birmanie et compte près de 2 000 000 d’individus ! Ils se déclarent descendants de la tribu de Manassé, et dans leurs prières ils se réfèrent au D.ieu de Manassé. Persécutés par les habitants des régions qu’ils ont traversées, ils savent qu’ils ont perdu les rouleaux de la Torah qu’ils avaient avec eux. Leurs prêtres ont perpétué oralement leur tradition jusqu’au début du siècle passé (XIXe). Surnommés en chinois « Lou Ché » (les dix tribus) les Shinlungs ont vu leurs derniers objets de culte confisqués et brûlés par les … missionnaires chrétiens ! De 1854 à 1910 les Shinlungs se sont progressivement convertis au christianisme. Mais depuis environ 1970 s’est opéré chez eux un retour aux racines anciennes et plusieurs milliers pratiquent dorénavant le judaïsme.

En visite au Cachemire le Rabbin Avihaïl s’est fait dire que : tous les habitants du Cachemire sont des Juifs Israélites) d’un point de vue génétique et, en fait, des descendants des dix tribus (sic). Cette affirmation étonnante lui fut confirmée par un anthropologue indien et par le directeur du Musée National de Srinagar, capitale du Cachemire. On trouve au Cachemire près de 38 tribus ou groupes portant des noms bibliques et près de 55 noms de lieux repris de la Bible. Il y a 7 000 000 d’habitants au Cachemire.

Plus à l’Est, les Karens de Birmanie et de Thaïlande, au nombre de quelque 4 000 000, ont une tradition bien ancrée, selon laquelle ils ont perdu le « Livre », dans lequel se trouvait la « Torah de Yavéh », mais qu’un frère blanc le leur rapporterait un jour. Quand Adoniram Judson, célèbre missionnaire évangélique américain leur montra la Bible, les Karens, subjugués, se convertirent à la foi « chrétienne » dans leur grande majorité.

(…) Dans la province de Sechouan dans le Nord-Ouest de la Chine vivent encore 250 000 Chiang-Min, qui d’après leur tradition seraient des « fils d’Abraham ».

On franchit encore un échelon dans l’étonnement en apprenant que la famille impériale japonaise et certains nobles pratiquaient des coutumes israélites, tels que la circoncision, le Shabbat, le Kippour. Certains poussent  l’affirmation en exposant que tous les Japonais seraient des descendants de la tribu de Gad ! Un linguiste, M. Edelberg, a repéré dans la langue japonaise près de 3 000 mots d’origine hébraïque. Un professeur japonais, du nom de Ahiah (les hébraïsants apprécieront) affirme qu’il existe dans le folklore japonais une cinquantaine de vieilles chansons que les japonais ne comprennent pas parce qu’à l’origine les paroles étaient en hébreu ! Le mot « Mikado », qui désigne l’Empereur lui-même, serait une déformation de l’hébreu « Mi Gado » (de Gad).

(…) Il est vraisemblable que nous ne devrons pas attendre un nouveau cinquantenaire en Israël pour que tout le Moyen-Orient soit une fois de plus ébranlé et que se réalisent les promesses taxées aujourd’hui de parfaitement impensables. Comme pour nous, ces accomplissements coïncident avec le retour de Celui de qui nous disons chaque jour « Que Ton règne vienne » (…) Fin de citation. Écrit de 1998.

D’un point de vue scientifique, historique, le travail du rabbi Avihaïl est remarquable et très précieux. Il nous apprend sans trop d’ambiguïté que ces diverses peuplades, qu’elles soient génétiquement pures ou métisses, sont à priori des descendants crédibles des tribus du royaume du Nord d’Israël.

Remarque : en ce qui concerne la déportation des 10 tribus du royaume du Nord, les historiens estiment que seul 40 000 personnes, représentant l’élite de la population, auraient été déportées, soit 20 % de l’effectif total estimé. D’autres personnes du royaume du Nord seraient restées sur place pour devenir les Samaritains,

D’autres encore se seraient réfugiées sur le littoral méditerranéen, ou chez leurs frères du Sud en Juda. Cette dernière phase historique argumente la doctrine soutenue par quelques-uns que l’actuel Juda, soit « les Juifs » de notre époque, représenterait à lui seul le « tout Israël », à cause de cette part d’assimilation historique des 10 tribus du Nord. Dans cette logique d’accueil toujours vraie au sein de Juda, s’il existe des Israélites perdus, ceux-ci peuvent rejoindre l’Israël d’aujourd’hui.

Mais aussi Juda…

(voir carte planisphère page 42)

D’autres peuplades, cette fois d’origine juive, c’est-à-dire descendantes du royaume du Sud, ont été repérées tant aux Indes du Sud qu’en Éthiopie, au Mexique, au Pérou, au Brésil, au Portugal, à Palma de Majorque, en Afrique du sud, etc … Nous évoquons ici ceux qui n’ont gardé que de vagues souvenirs de leur origine, mais dont les caractéristiques et les restes traditionnels témoignent de leurs liens génétiques et, ou, de relations historiques fortes.

Dans la majorité des cas des peuplades israélites ou juives, les analyses chromosomiques semblent confirmer leur lien avec la famille sémite-israélite et notamment avec la famille des « cohanim », descendants d’Aharon, ce qui apparaît normal compte tenu que les prêtres, les lévites, accompagnaient naturellement la population.

Si nous ajoutons à cette liste les populations juives attestées, comme celles d’Israël, de New York et d’autres régions, l’effectif approximatif global des « fils de Jacob » serait à ce jour d’environ 50 000 000. Ce qui n’est pas négligeable (sans y intégrer les hypothétiques familles japonaises !)

D’autres hypothèses existent. Sont-elles complémentaires à la précédente ? Sont-elles opposées ? Nous ne voulons pas juger de cette question, nous voulons uniquement exposer synthétiquement « ce qui se dit » ou qui « s’affirme ».

Les barbares européens

Il existe plusieurs hypothèses qui suggèrent que les tribus disparues se seraient installées en Europe. Une première hypothèse affirme que les 10 tribus d’Israël seraient arrivées de l’Est sur l’Europe, par vagues successives. Les Scythes, amalgame présumé de tribus israélites, préalablement situés aux environs de la mer Noire, devinrent les anglo-saxons et autres ethnies de l’Europe occidentale. Ils formèrent notamment les peuples de « Brit-Ish » ce qui en hébreu phonétique signifie : homme de l’alliance ou alliance d’homme, et qui désignerait plus précisément l’Angleterre, puis les USA. Ces derniers devinrent dans quelques interprétations modernes les Éphraïmites de la prophétie. Dans cette optique nous retrouvons des littératures qui identifient l’Angleterre et son Commonwealth à Éphraïm, et de même pour les USA.

Une autre hypothèse européenne, d’origine juive de Jérusalem, estime qu’une partie des 10 tribus se serait perdue principalement en France, en Angleterre, en Espagne, pour ensuite s’étendre dans divers pays Ouest et Nord européens. La base de cette proposition est relative au prophète  Ovadiah (Abdias 1 : 20).

Une troisième hypothèse expose que des tribus perdues se concentrèrent sur le centre européen et sur la Russie. A ce titre, une controverse à forte coloration antisémite est apparue au XIXème siècle en ce qui concerne l’origine Khazar des Ashkénazes (Juifs d’Europe centrale) qui ne seraient pas, selon ces dires, Juifs d’origine.

Cette allégation fut démentie lorsque les tests ADN ont été mis à disposition de la recherche scientifique. Les tests firent apparaitre 89 % de comptabilité sémite juive pour 11 % de compatibilité russe. Cette population, non pas éphraïmite mais juive, qui est restée génétiquement préservée, est reconnue, malgré des chromosomes divergents, comme juive à part entière compte tenu des critères parentaux, culturels et religieux. Cette remarque nous apprend néanmoins qu’il faut nous méfier des « affirmations » et d’autre part que le seul test ADN n’est pas la réponse identitaire exclusive.

Avec ces hypothèses européennes, que nous ne réfutons pas sur le principe mais sur lesquelles nous resterons très prudents, nous noterons le foisonnement de spéculations à leurs sujets. Spéculations aux déductions respectables mais peu « solides » malgré quelques références historiques, qui sont à l’origine de plusieurs doctrines sur l’identité et le devenir prophétique de l’ensemble des pays modernes.

Des listes délicates, basées sur des interprétations difficilement recevables des bénédictions de Yaaqov (voir Genèse 48 & 49) et de Moshéh, affectent les noms des tribus d’Israël à des ethnies barbares de l’antiquité, puis à des pays et régions d’Europe, faisant de ces derniers les légitimes héritiers d’Israël, en qualité d’ Éphraïm, le frère incontournable de l’Israël juive.

Éphraïm universel

Nous citerons, pour clore cette revue de propositions, une dernière suggestion parmi d’autres … parce qu’il faut la citer. Elle nous explique
que les tribus d’Israël ont passé le Pacifique et sont devenues les habitants originels des Amériques, tant du Nord, que du Centre et du Sud. Elles sont aussi les aborigènes du Pacifique, et par ailleurs les Pachtounes, les Maures, les Tziganes, les Celtes, les Africains subsahariens, etc.

Cette thèse affirme que les Ashkénazes ne sont pas des vrais Juifs … Forts de ce dernier élément, des palestiniens affirmant être des descendants des dix tribus déclarent l’illégitimité de l’Etat d’Israël créé par les Ashkénazes, qui ne seraient pas Juifs. Par suite, ces pseudo-palestiniens revendiquent leur « bon droit » sur le territoire d’Israël. Nous entrevoyons avec cette dernière allégation, la limite et la dangerosité de la définition génétique d’Israël.

Pause

A ce point de notre exposé, seul l’aspect descendance biologique a été survolé. Et nous saisissons déjà la confusion qui s’y rattache ! A l’extrême de la déraison, si nous admettons « tout ce qui se dit » pour possible, nous pourrions penser que la planète n’est peuplée que de descendants d’Israël ! Où sont les autres ? Nous ne voulons toutefois pas perdre de vue qu’il est écrit d’Éphraïm : « Et sa descendance remplira toutes les nations ».

La piste génique, selon les critères humains, apparaît à ce stade quelque peu incertaine quant à sa capacité à identifier avec précision les héritiers des dix tribus. D’autant que la grande majorité, désignée comme telle, est soit convertie à l’Islam, soit convertie au pagano- christianisme. La piste religieuse serait-elle plus prometteuse de clarté ? Pourrait-elle être un critère plus déterminant ou complémentaire au critère génétique ?

État des lieux religieux

Sur la piste religieuse

Dans ce domaine, nous avons également affaire à un florilège de propositions et de prétentions. Nous n’évoquerons ici que les tendances générales se réclamant de la révélation biblique.

La substitution

La plus imposante d’entre elles se manifeste par la doctrine de la substitution ou du remplacement. Quoique diplomatiquement nuancée depuis Vatican II, son ancrage presque bimillénaire a imprégné l’acquis doctrinal jusqu’à devenir une pensée majoritaire dans le « christianisme ».

La thèse du « Verus Israël » soutenue au IIe siècle par St Justin dans le dialogue avec Tryphon, en conformité à la préconisation de Marcion, rejetait le judaïsme tout en s’en appropriant la révélation et l’héritage sacerdotal d’Israël. Compte tenu du rejet du Messie par l’Israël séculaire et religieuse institutionnelle, les « pères de l’église », issus du paganisme, décrétèrent la caducité du rôle d’Israël et dirent que dorénavant les « chrétiens de l’église normalisée » les remplaçaient.

Bien que condamné en 144 le marcionisme marque toujours la majorité des églises historiques, ne serait-ce que dans les termes malencontreusement admis de « ancien et nouveau testaments ». D’une manière générale la position de l’église institutionnelle historique, s’accompagne d’un message salutiste, humanitaire, dépouillé de vision prophétique, et en désordre à l’égard des commandements de D.ieu. Le Royaume est, à quelques avis différents près, réduit au paradis dans le ciel (!), ou en termes d’utopie il s’installera sur terre lorsque tous les hommes seront « de bonne volonté ». Ces institutions, malgré quelques reconnaissances ici et là de la réalité d’Israël et du judaïsme, car oecuménisme oblige, estiment toujours sourdement en être les remplaçantes. Si des Juifs ou des Éphraïmites existent, alors ils ont à intégrer les églises pour se convertir au « Jésus Christ gréco-latin », ce qui serait bien là la preuve que l’ « église historique » est le lieu de l’unité voulue par le Messie.

Le centre officiel et reconnu de l’assemblée Corps du Messie devient l’église de modèle pagano-chrétien, dans laquelle tous les croyants doivent s’unir. Dans ce cadre d’appropriation d’identité, le Verus Israël est « Église institutionnelle universelle » basée sur le protocole de Nicée (325) et des suivants. Quant à l’Etat moderne d’Israël, il n’est qu’un malentendu, une erreur historique, qui ne serait pas du tout une réalisation prophétique, mais qu’il a fallu politiquement admettre faute de pouvoir décemment continuer à l’ignorer.

Le « Tout spirituel »

Nous abordons maintenant une tendance pagano-chrétienne plus subtile et diffuse, que nous pourrions appeler le « tout spirituel ». S’appuyant sur des versets tels :

« C’est ainsi qu’il est écrit : Le premier homme, Adam, a été fait âme vivante ; le dernier Adam, esprit vivifiant. Mais ce n’est pas le spirituel qui paraît d’abord ; c’est le psychique, puis le spirituel. Le premier homme, issu du sol, est terrestre, le second, lui, vient du ciel. Tel a été le terrestre, tels seront aussi les terrestres ; tel le céleste, tels seront aussi les célestes. »  (1 Co. 15:45-49 Bible de Jérusalem).

Et aussi le très délicat verset « la lettre tue mais l’esprit vivifie » etc. … les adeptes du « tout spirituel » relèguent par principe l’ensemble des aspects de la Parole qui relèvent des promesses bien terrestres,  particulièrement en ce qui concerne Israël.

Ainsi la nouvelle Israël a revêtu une définition excluant tous liens génique ou terrestre, et ne serait, depuis la venue de « Jésus », que l’ensemble invisible « Corps de Christ ». Ce « Corps de Christ » est constitué des véritables « nés de nouveau , ayant reçu le Saint Esprit » (On sait ainsi pourquoi 2 Cor 11:4 a été écrit !). Si les Juifs, non nés de nouveau, ont encore un rôle à tenir, celui-ci est d’ordre secondaire, il n’intéresse qu’eux-mêmes, dans la vision d’une tribulation qu’ils auront encore à subir. Le rôle essentiel est imparti à l’ «Église invisible ».

Le tout spirituel, qui présente quelques nuances dogmatiques, se démarque généralement des commandements de la Torah, dont la teneur apparaît « trop juive ! ». Sauf rares options, la mouvance du tout spirituel s’accommode des valeurs nicéennes dominicale et trinitaire. Il y a fort à penser que cette tendance s’inscrit de fait dans le sillage de la doctrine du remplacement. La vision prophétique y est toutefois ouverte, et le retour de « Jésus » sur terre est proclamé. Le temps de la fin est marqué par « l’enlèvement » général de « l’Église » (!).

Les amitiés pour Israël

Relatons une troisième tendance, qui a pris consistance peu à peu depuis le retour des Juifs en Éréts Israël. Des chrétiens, de tradition pagano-chrétienne (…) se sont ostensiblement déclarés « Amis de l’Israël juive » (nota : cette appellation est généraliste et ne désigne pas une association de même nom). Ils intercèdent, ils aident financièrement, ils apportent soutien, autant symbolique que pratique en Israël. Principalement actifs aux USA, ils favorisent Israël sous forme de support politique de « lobbying » auprès de la Maison Blanche, et d’aide à l’alyah. Ce support est reconnu et apprécié par Jérusalem. A ce jour, leur motivation à défendre Israël semble sans limite.

Ils s’inscrivent dans la prophétie en estimant, pour une majorité d’entre eux, être l’ « Éphraïm » perdue qui retrouve son identité et son appel, dans les derniers temps, par leur foi en Mashiah Yéshoua.

Le « jud éo-centrisme »

En vis-à-vis de ce que nous appelons globalement le « christianisme » se situe le judaïsme, expression de la synagogue, parfaitement légale au regard de la revendication à l’identité d’Israël. La combinaison de l’héritage spirituel et de l’héritage physique ne fait ici aucun doute, exception faite de la reconnaissance de la nouvelle alliance et du Mashiah Yéshoua.

Nous notons que la religion juive issue majoritairement de la tradition pharisienne travaille à ce que tout candidat à l’identité israélienne, qu’il soit Juif ou prosélyte, entre dans l’alliance d’Israël par adoption de la tradition rabbino-pharisienne dont les principes furent élaborés à Yavnéh. La loi orale et Talmud s’ajoutent à la Torah.

Le judéo-centrisme constitue une « élection » reconnue sur la seule étiquette de « Juif » qui concentre dès lors le dépôt du tout Israël. Cette position s’appuie sur l’argument cité plus haut ; une large population des tribus du nord s’est intégrée à Juda lors des invasions assyriennes de -720.

Une objection qui fait son chemin dira : Juda est le détenteur du sceptre jusqu’à l’apparition du « Shilo » (que nous assimilons au Mashiah- Gen 49 :10), Juda est toujours le premier dans l’ordre de la marche (Nombres 10 :14), et fer de lance des armées d’Israël, ce qui justifie sa prime présence en Éréts Israël en 1948. Cependant Éphraïm n’en demeure pas moins le « premier-né » désigné de YHWH (Jer 31 :9) à la place de Réouven.

Dans la vision de la réunion des deux maisons, Juda devra s’habituer à ne plus être seul et à faire de la place à ses frères, quitte à réviser sa pensée et ses traditions… Car Juda n’est pas à lui seul le tout Israël.

Remarque : la mouvance juive-messianique, qui présente également plusieurs sensibilités, n’est pas exempte de judéocentrisme. Il existe d’autres tendances plus minoritaires, dont certaines très intéressantes comme le Karaïsme, dont nous n’évoquerons pas ici les spécificités.

Pause

La quasi-totalité de ces propositions dites « religieuses » ne se définit que par rapport à Israël, soit en usurpant sa place, soit en s’affiliant, soit en s’intégrant… Il est presque évident qu’il n’existe pas d’échappatoire à ce critère, compte tenu que toutes ces revendications se réclament d’une même révélation, la Bible. Celle-ci vient de, et fut confiée à, Israël. La Bible ne cesse de parler d’Israël, c’est bien ce qui gênait Marcion, qui aurait voulu fabriquer une Bible sans référence à Israël et aux Juifs ! Alors si on se réclame de la Révélation biblique, on ne peut exister qu’en opposition à Israël, aux cotés d’Israël, ou dedans, mais pas sans !

La piste religieuse ne semble guère plus claire et suffisante que la piste génétique pour établir un schéma fiable de la définition d’Israël. De plus, loin d’être complémentaires les diverses options exposent leurs incompatibilités dogmatiques dont la majorité des arguments reste toujours très discutable.  « Être ou ne pas être » à la place de, avec, dans ou sans Israël … Telle semble être la question de la discordance.

Réflexion induite par les états des lieux

La tentation identitaire

Être ou faire partie de l’élection. Être au bénéfice de ces merveilleuses promesses attachées à Israël, mais aussi à son lourd destin … est une pensée magnétique, attirante, dont nous comprenons bien l’intérêt ou le rêve ! Se garantir d’être « plus élu que les élus », en s’incrustant de façon organique à l’Israël génétique ou à la mystérieuse Éphraïm, voila toutefois une démarche particulière dans laquelle des communautés ou des individus s’investissent.

Nous ne parlons pas ici de ceux qui se découvrent juifs, par preuves évidentes, qui sont donc Israël organique par nature. Nous n’oublions pas non plus l’aspect de la vérité spirituelle énoncée par Paul : « tous ceux qui se disent Israël ne sont pas pour autant Israël… » Ceci vaut pour les juifs comme pour les non-juifs…

Se dire juif, s’inventer un parent qui aurait été Juif, modifier un patronyme, s’ajouter des prénoms israélites, adopter des traditions rabbiniques,  fréquenter assidument la synagogue pour y recevoir le certificat de fidélité, sont autant de démarches employées pour s’enregistrer, ne serait-ce que symboliquement à Israël. Nous ne jugeons pas ces pratiques qui témoignent d’un grand amour pour Israël, et d’une volonté d’autogreffe sur l’olivier, mais nous nous questionnons sur leur sens lorsque ces dernières s’imposent la mise sous silence du témoignage de Yéshoua, ou son abandon !

L’auto-identification à Éphraïm relève d’une similaire recherche qui pourrait se justifier comme suit : Je ne suis pas Juif mais, compte tenu de ma réalité spirituelle, je dois être un descendant d’Éphraïm qui s’ignore, ou une personne des nations adoptée avec Éphraïm, ce qui revient au même. Donc je suis Éphraïm et je le revendique. Nous ne voulons pas davantage juger de cette démarche, respectable au demeurant, car D.ieu connait les Siens et les guident selon Son bon dessein.

Mais… Nous faudrait-il encore des recommandations, des certificats humains, des assurances « rassurantes et élitistes » personnelles autres que les recommandations données par le Seigneur Yéshoua, Le Roi des Juifs, le Roi d’Israël et le Roi des rois ? Faut-il usurper l’identité de frères alors qu’elle se partage par adoption ? Faut-il s’inventer une identité alors que nous avons reçu une nouvelle nature qui abroge la précédente, nous intégrant de fait à l’Alliance d’Israël, celle du Père et du Fils ?

“Vous étiez alors sans Messie, étrangers à la cité d’Israël en dehors des pactes de la promesse, sans espoir et sans Élohim dans l’univers. Mais maintenant, dans le Messie Yéshoua, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches dans le sang du Messie … Donc jamais plus étrangers ni métèques, mais concitoyens des hommes consacrés et de la maison d’Élohim. »  (Ep. 2:12-19 Chouraqui).

Avons-nous besoin d’autres titres ? La signature du Père et du Fils sur nos fronts, et sa Torah dans nos coeurs …

En guise de pré-conclusion

Il n’y a pas de piste génique prépondérante, mais le Seigneur veille sur les Siens, qu’ils soient devenus islamiques ou chrétiens sans Torah … Il sait où ils sont, en temps opportun Il les fera mander par Ses messagers, ils entendront Sa voix, ils Le suivront. Il n’y a pas de piste religieuse préférentielle, mais des élus parmi tous les milieux, même si certaines tendances servent mieux D.ieu en vérité. Ces pistes, aussi pertinentes ou déviantes puissent-elles paraître, ne sont certainement pas à rejeter ni à survaloriser, mais sans doute à relativiser avec beaucoup de prudence, car seule, la miséricorde est prépondérante et le choix du Seigneur, souverain. C’est ce que nous avons à retenir pour ne pas nous perdre dans les confusions dogmatiques humaines.

Mais lorsque le Seigneur dira « sortez du milieu d’elles, Mon Peuple ! » il ne faudra plus hésiter.

Après nous être éloignés des repères purement bibliques, pour nous être intéressés à « tout ce qui se dit » et s’affirme de pertinent ou non et qui ne sont que des propositions humaines, nous reprendrons plus précisément, dans les chapitres qui suivent, les éléments de la Parole prophétique, qui est le témoignage de Yéshoua.

La Parole prophétique est immuable, celle d’Ézéchiel 37 dit : les deux bois, Juda et Éphraïm, bien réels aux yeux de D.ieu, sont séparés. A la fin des temps ils seront ré-unis !

L’ensemble des éléments analysés jusqu’à présent sont « schématisés » en annexes I, en fin de ce livret. La complexité de l’état des lieux y apparait singulièrement. Face à l’impasse de la réponse génétique comme à l’impasse de la réponse religieuse, qui ne résolvent pas toute la question : Qui est Éphraïm ? Qui est Juda ? Qui est Israël ? Qu’est ce que l’ « église » ? Il nous faudra revenir à la genèse de l’histoire et nous demander, non pas : Qui est Israël mais qu’est-ce qu’Israël ?

Nous avons jusqu’alors traité de notre sujet dans le souci d’en acquérir une vision la plus large possible en termes d’éléments concrets. Nous avons revu certaines définitions. Nous avons examiné ce que pouvait être devenus les descendants des 12 tribus d’Israël. Nous avons également évoqué les positions de différentes tendances religieuses. A ce point de notre développement, nous avons encore à examiner notre sujet au regard de la Parole écrite placée dans son contexte historique.

Lorsque nous évoquons la notion de « Parole » il faut nous éloigner de nos dogmes et traditions, et autres idées préconçues. La référence à toute l’Écriture dans sa version la plus originale possible est indispensable, dans le respect de la règle : tu n’y ajouteras pas tu n’en retrancheras pas. Le déroulé de l’étude qui suit, nous permettra de nous attacher à quelques points importants de « compréhension » qui restent peu développés à ce jour.

Nous évoquerons :

III) Le fil rouge de la prophétie : Rassemblement des 12 tribus
IV) Qu’est ce qu’Israël ? Qu’est ce qu’Éphraïm ? Qu’est ce que Juda ?
IV) Greffe, regreffe, rétablissement selon Romains 11
V) Conditions résumées et restrictions
VI) Apocalypse et le témoignage

III – Fil rouge de la prophétie, le rassemblement des 12 tribus

« En ce jour, le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure. Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main, pour racheter le reste de son peuple, dispersé en Assyrie et en Égypte, à Pathros et en Éthiopie, à Elam, à Schinear et à Hamath, et dans les îles de la mer. Il élèvera une bannière pour les nations, Il rassemblera les exilés d’Israël, et il recueillera les dispersés de Juda, des quatre extrémités de la terre. La jalousie d’Éphraïm disparaîtra, et les ennemis en Juda seront exterminés ; Éphraïm ne sera plus jaloux de Juda, et Juda ne sera plus hostile à Éphraïm … »  (Is. 11:10-14 NEG – Nouvelle Edition Genève)

Ce texte d’Isaïe, qui ne fait que conforter la vision d’Ézéchiel 37, est sans ambiguïté: il s’agit du rassemblement à terme d’Éphraïm et de Juda, qui concentrent les 12 tribus d’Israël à l’époque du retour du Mashiah, le rejeton d’Isaï (Ro.15 :11-12).

« Et ils sauront que je suis YHWH, leur D.ieu, qui les avait emmenés captifs parmi les nations, et qui les rassemble dans leur pays ; Je ne laisserai chez elles aucun d’eux.” (Ez. 39:28 NEG)

Pour clarifier les interprétations toujours possible, Ézéchiel précise qu’ils seront tous réunis en un lieu bien défini, leur pays. Nous n’avons pas affaire à un rassemblement virtuel, qui ne serait que d’ordre spirituel pour une population disséminée sur toute la planète … Non, une bannière, un signal, est élevé pour les nations ; c’est-à-dire pour que tous ceux qui sont dans les nations le perçoivent, le comprennent, pour réaliser la prophétie : le grand retour.

Il ne manque pas de passages dans notre Bible – Osée, Isaïe, Ézéchiel, Jérémie, Zacharie, Abdias, Amos, Michée, sans oublier Moshéh (Moïse) – pour rappeler sans cesse que la constante prophétique, s’exprime par la promesse, par l’attente, par l’espérance du Royaume en Éréts Israël qui se marquera par le rassemblement de toutes les tribus d’Israël, et pas seulement de la seule Juda. Telle semble avoir été la vision conductrice du Royaume, depuis les prophètes jusqu’aux temps dits apostoliques : le regroupement du tout Israël en Éréts Israël.

Le Seigneur Yéshoua annonçait en tant que Roi la proximité du Royaume.  Il précisait alors une caractéristique de Sa mission à l’occasion de la sollicitation d’une étrangère, kananéenne de surcroît.

« … Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël … » (Matthieu 15 :24)

Ce que le Seigneur déclarait en l’occurrence n’était pas « une façon de dire » à seul but pédagogique, mais une réalité. Cette femme étrangère fut exaucée à cause de sa foi, de son adhérence ; et bien que cela ne soit pas apprécié des tenants de la théologie du remplacement,
Il dit Lui-même : « Je ne suis là que pour les brebis perdues de la maison d’Israël » !

Cette phrase prononcée dans le contexte de l’époque résonnait bien clairement pour le peuple qui l’entendait et qui pensait : Cet homme, Yéshoua, est en droite ligne des prophètes. S’Il est le Messie attendu, il est logique qu’Il veuille réunir toutes les tribus d’Israël, celles qui sont toujours sur le territoire et aussi celles qui sont exilées depuis 700 ans, les tribus du Nord, et celles du Sud exilées depuis plus de 500 ans. C’est bien à tous ceux là, en priorité, que la Bonne Nouvelle du Royaume devait s’adresser, pour qu’ils se préparent au retour, physiquement et spirituellement, selon les prophéties

“J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles–là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.” (Jn. 10:16 NEG)

En parlant ainsi, Il reprend à son actif les paroles d’Ézéchiel :

“Mon serviteur David sera leur roi, et ils auront tous un seul berger. Ils suivront mes ordonnances, ils observeront mes lois et les mettront en pratique.” (Ez. 37:24 NEG)

Ézéchiel s’exprimait alors dans le strict rapport de Juda et d’Éphraïm. Plus tard, entre la Résurrection et Son élévation, le Seigneur s’entretenait des affaires du Royaume avec Ses disciples :

« Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Souffle de sanctification survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ac. 1:6-8 )

A la question : est ce maintenant ? Le Seigneur répond: ce n’est pas pour vous … Manière de dire, ce sera pour d’autres générations que la votre. Mais vous, vous commencerez le travail de témoignage du Royaume. Pour cela vous recevrez une puissance supplémentaire que Je vous enverrai ; alors vous irez, à partir de Jérusalem, jusqu’aux extrémités de la terre ! Pour quoi faire ? Pour chercher les brebis perdues de la maison d’Israël, bien évidemment. Le Royaume consistant toujours, conformément aux prophéties, au rassemblement de toutes les tribus d’Israël et de ceux qui s’y associeront.  Pour les disciples cette vision était claire. Elle ne l’est plus après 2000 ans de confusion.

L’Histoire traditionnelle, en dehors de l’épopée décrite dans le livre des Actes, nous rapporte que les apôtres, diacres et disciples allèrent dans les pays des plus reculés de l’époque … Éthiopie, Arabie, Perse, Indes, toute l’Asie mineure, l’Ukraine, l’Europe centrale du Sud et de l’Ouest, l’Afrique du Nord, etc. La majorité d’entre eux y connurent le martyr. A qui allaient-ils rendre témoignage des évènements de Jérusalem et de la Bonne Nouvelle du Royaume ? Premièrement à ceux qui connaissaient peu ou prou le D.ieu d’Israël YHWH, et la promesse de la venue du Messie : c’est-à-dire aux exilés de Juda et d’Éphraïm. Étaien tils reconnaissables ? Oui, car à cette époque de lente évolution, les coutumes, les restes de religion des ancêtres, et les modes vestimentaires étaient toujours caractéristiques d’une population.

Ce n’est plus le cas de nos jours, excepté quelques traces éparses. Nous devons admettre qu’à l’époque apostolique l’écart de temps d’avec la dispersion d’Éphraïm, les 10 tribus du Nord, n’était que de 700 ans, aujourd’hui nous en sommes à 2700 ans et la situation est un peu différente compte tenu des rapides développements. Les missionnaires de Yéshoua des années 30 – 50 n’avaient pas beaucoup de difficultés à reconnaître ou à retrouver les leurs, même en des endroits distants de plusieurs milliers de kilomètres.

Remarque : le terme nation [du grec ethnos = ethnie], qui dans quelques versions est traduit par « païen ou gentil – campagnards, ignorants », peut selon le contexte désigner ceux qui ne connaissent pas la Révélation du D.ieu d’Israël, qui sont d’une manière générale désignés comme non circoncis. Le terme nation peut aussi désigner les « pays » qui sont constitués de diverses populations : Juifs de la synagogue, Juifs hors synagogue, Éphraïmites, et autres populations d’origine diverses.

Le fil rouge de la prophétie était toujours celui-là : retrouver les frères dispersés des tribus pour rétablir le Royaume d’Israël. C’est ce qui motivait Paul, Paul qui s’adressait prioritairement aux assemblées dans les synagogues, mais qui, comme Pierre et les autres savait comment le Souffle Sacré était aussi donné à ceux des « nations» qu’il fallait alors accueillir et intégrer à l’alliance renouvelée d’Israël en Yéshoua, au même titre que les frères juifs (voir Actes 28 :28).

L’entête de la lettre de Yaaqov (Jacques), nous confirme que la quête des  « envoyés » de Yéshoua était toujours conduite par la vision prophétique du rassemblement des 12 tribus :

« Yaaqov, serviteur de D.ieu et du Seigneur Yéshoua Messie, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, Shalom ! »(Ja. 1:1)

Écrit-il directement aux croyants non Israélites ? Non. Écrit-il aux seuls Juifs (Juda) ? Non. Il écrit aux 12 tribus. Ces réalités sont généralement absentes des enseignements prodigués dans les églises pagano-chrétiennes … pour cause de doctrine de remplacement.C’est le même Yaaqov, en compagnie de Paul et de Barnabas, qui rappelle au peuple la prophétie d’Amos :

« Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, J’en réparerai les ruines, et je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, dit le Seigneur, qui fait ces choses, et à qui elles sont connues de toute éternité. » (Ac. 15:16-18 NEG)

Qu’est-ce que la tente de David ? C’est la maison de David, sa descendance : le Messie. En quoi le roi David s’est-il investi dans sa maison ? Il doit unifier les 12 tribus autour de Jérusalem et du culte à Adonaï YHWH.

Qu’en dit Yéshoua ?

« Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai Je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes … et vous n’avez pas voulu ! » (Mt. 23:37 Bible de Jérusalem)

Le Fils de D.ieu, qui fut aussi dans Sa chair fils de David, poursuivait inlassablement cet objectif, parmi d’autres, pour la gloire du Nom du Père.

« La parole de Adonaï YHWH fut adressée à Jérémie en ces termes : N’as-tu pas remarqué ce que disent ces gens : Les deux familles qu’avait élues Adonaï YHWH, Il les a rejetées ! Aussi méprisent- ils Mon peuple qui ne leur apparaît plus comme une nation. » (Jé. 33:23-24)

La réalisation prophétique du rassemblement du tout Israël, ridiculisée, décrétée encore aujourd’hui comme un archaïsme biblique, répondra au mépris de « ces gens » face à la volonté du Tout Puissant.

Si nous intégrons convenablement ce « fil rouge de la prophétie », s’il redevient l’argument de lecture de la prophétie, soyons assurés que notre vision « prophétique » de la Parole s’ouvrira, se revêtira de pertinence, de clarté et de sens. Soit. Si cette réalité prophétique réajuste notre pensée, comment comprendre ou resituer les acteurs de la prophétie tels : Israël, Éphraïm, Juda ?

IV – Qu’est-ce qu’Israël? Quest-ce qu’Ephraïm? Qu’est-ce que Juda?

La question n’est pas : Qui sont … (nommément désignés) … ? Cela n’est guère de notre ressort. La question est : Qu’est ce que …? Ici encore, nous n’avons pas la prétention de répondre exhaustivement à ces éminentes définitions, mais simplement d’esquisser une réflexion basée sur la Parole, qui nous permettra d’en discerner les caractéristiques.

Préalable

La Parole est Vie et Souffle. Elle est Vie car elle vient du Vivant et qu’elle mène à la vie, mais également parce qu’elle s’écrit et s’exprime dans la vie de ceux qui l’aime. « Vous êtes des lettres vivantes écrites de D.ieu » dira l’apôtre.

Avraham, Yitshaq (Isaac), Yaaqov (Jacob), n’ont pas signé de livres, mais leurs vies, leurs parcours, leurs destins, les événements qu’ils vécurent furent les schémas du devenir d’Israël et de l’humanité selon le bon dessein du Créateur, le véritable signataire. Nous ne sommes pas face à un traité de théologie ou de philosophie… mais face à un écrit vivant, écrit de D.ieu, à travers la vie des Ses serviteurs, pour instruire ceux qui sont appelés à la vie.

Israël

« C’est toi, YHWH D.ieu, qui as choisi Avram, qui l’as fait sortir d’Our en Chaldée, et qui lui as donné le nom d’Avraham. » (Né. 9:7 NEG)

« Il dit : ton nom ne se dira plus Yaaqov, mais Israël lutteur d’El- oui tu as lutté avec Élohim et avec les hommes, et tu as pu. » (Ge. 32:28 Chouraqui)

Avraham n’est pas sorti d’Our puis de Haran en s’appelant Avraham. Il le devint, après certains évènements capitaux, par la volonté divine. De la même manière, Israël, avant de sortir de Haran, s’appelait Yaaqov … Il n’était pas Israël, il le devint : Isra-EL, lutteur d’El. Bien qu’étant l’enfant de la promesse, il n’était pas Israël avant d’être sorti, et avant d’être caractérisé et consacré de D.ieu, à travers sa lutte avec l’ange. Voici un critère qui semble ne pas faire l’unanimité et qui cependant se vérifie par la Parole et dans la vie de Yaaqov-Israël. On ne nait pas Israël, on le devient, y compris si nous sommes de « bonne naissance » selon la chair. Pour cela il faut en vérité être: « lutteur d’El », car telle est la définition vécue d’Israël.

« Néanmoins, la Parole d’Élohim n’a certes pas failli, car tous ceux d’Israël ne sont pas Israël. » (Ro. 9:6 Chouraqui)

Nous pourrions plagier avec quelques précautions ce texte de la lettre aux Romains et dire : nous pouvons être Yaaqov mais ne pas être pour autant Israël !

Éphraïm

« Avant les années de famine, il naquit à Yossef (Joseph) deux fils, que lui enfanta Asnath, fille de Poti– Phéra, prêtre d’On … Et il donna au second le nom d’Éphraïm, car, dit il, D.ieu m’a rendu fécond dans le pays de mon affliction. » (Ge. 41:50-52 NEG)

Éphraïm est le second fils de Yossef, Yossef trahi par ses frères et devenu le personnage principal d’Égypte, et d’Asnath, Égyptienne, fille d’un prêtre du panthéon des divinités égyptiennes. Éphraïm est élevé comme son frère Ménashéh, à la cour et à la mode de l’Égypte. Ils parlent égyptien, sont habillés comme tels, et n’ont en apparence rien d’hébreu. Ils sont de culture égyptienne et d’origine mi-hébreuse mi-égyptienne.

Ce n’est certes pas ce qui perturba Yaaqov-Israël leur grand-père, qui les intégra par décret d’inspiration divine au titre de ses fils directs et de tribus d’Israël. De surcroît il bouleversa l’ordre logique de l’a priori humain, en désignant Éphraïm comme premier-né au lieu de son frère Ménashéh.

D.ieu nous surprend bien souvent …

« Maintenant, les deux fils, qui te sont nés au pays d’Égypte avant mon arrivée vers toi en Égypte, seront à moi ; Éphraïm et Ménashéh seront à moi, comme Réouvèn (Ruben) et Shimon (Siméon). » (Ge. 48:5 NEG)

“Son père refusa, et dit : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui (Ménashéh) aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son frère cadet (Éphraïm) sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations.” (Ge. 48:19 NEG)

Dans l’ordre de la lecture des bénédictions de Yaaqov-Israël à ses fils (voir Genèse 49) il apparaît qu’Éphraïm et Ménashéh aient bénéficié de ces dernières avant les autres, et notoirement le premier en liste fut Éphraïm (voir Genèse 48).

Nous ne pouvons éluder dans la question qui nous occupe : Qu’est ce qu’Éphraïm, qu’il est également enfant d’une grande figure messianique: Yossef. Éphraïm est en somme, ex-égyptien, sorti hors de l’Égypte, né d’une figure messianique, greffé comme premier-né sur Israël, lutteur d’El, par Israël-Yaaqov lui-même, recouvrant de fait le droit de citer en Israël comme prince.

Que savons-nous encore d’Éphraïm ? Qu’il est promu à un retour en grâce, chargé d’émotion.

« Voici, je les ramène du pays du septentrion, Je les rassemble des extrémités de la terre ( … ) C’est une grande multitude, qui revient ici. Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications ; je les mène vers des torrents d’eau, par un chemin uni où ils ne chancellent pas ; car je suis un père pour Israël, et Ephraïm est mon premier- né. » (Jé. 31:8-9 NEG)

« Éphraïm est–il donc pour moi un fils chéri, un enfant qui fait mes délices ? Car plus je parle de lui, plus encore son souvenir est en moi ; aussi mes entrailles sont émues en sa faveur : J’aurai pitié de lui, dit Adonaï YHWH. » (Jé. 31:20 NEG)

Bien qu’Éphraïm, non pas le fils de Yossef mais les 10 tribus du nord, ait abandonné D.ieu, D.ieu le Père s’émeut dans Ses entrailles pour lui! Ce texte est déchirant d’amour et de miséricorde … Halelou Yah !

Si les faits et gestes des patriarches et du peuple d’Israël sont de véritables schémas prophétiques impliquant l’avenir, alors notons encore ceci :

Moshéh, qui conduisait Israël depuis la sortie d’Égypte, n’eut pas la permission de faire entrer le peuple en Éréts Israël. Cette tâche fut confiée à Yéhoshoua (Josué) fils de Noun prince d’Éphraïm. Yéhoshoua est la forme originale de « Yéshoua ».

Remarque: Yéshoua est appelé « Roi des Juifs » épitaphe inscrite par Pilate sur la Croix. Yéhoshoua était « prince d’Éphraïm ». Yéhoshoua et Yéshoua sont deux mêmes noms. Ceci nous permet de dire que Yéshoua est roi de Juda et roi d’Éphraïm, c’est-à-dire roi du tout Israël, car c’est Lui qui rassemblera le tout Israël pour le faire entrer dans le Royaume qui vient.

Yéhoudah (Juda)

Qu’est-ce que Yéhoudah ?

Un profil remarquable, car ce nom est constitué du Tétragramme  YHWH ajouté d’un Daleth d : YHVdH. Le Nom divin reste attaché à Yéhoudah, même si ce dernier est éparpillé sur les 4 points cardinaux de la planète, ce que peut suggérer la lettre Daleth d qui a la valeur numérique  de 4. Yéhoudah d’où est issu, selon la chair, le Mashiah, fils de David.

Yéhoudah de qui ne s’éloigne pas le sceptre de la royauté jusqu’au Shilo (l’envoyé).Yéhoudah, qui s’expose pour ses frères, qui ne fuit pas ses responsabilités, qui protège, qui marche en tête pour ouvrir le chemin dans les combats …

L’homme Yéhoudah connut un parcours volontairement solitaire où une de ses caractéristiques se dessinait. Genèse 38 nous rapporte qu’après l’épisode de la vente de Yossef, Yéhoudah vécut éloigné de ses frères comme le présage d’un avenir lointain. Yéhoudah est Israël mais il n’est pas avec les autres frères, après que Yossef fut trahi, il s’assume seul. Il épouse Choua, une Kananéenne, alors qu’il n’était pas sans ignorer que cela déplaisait fortement à ses aïeux Yitshaq (Isaac) et Rivqah (Rébecca).

Yéhoudah fit entrer en Israël par cet effet des éléments hors de la famille génétique d’Avraham. Il se retrouve, à son corps défendant, le père d’enfants conçus avec sa belle-fille, Tamar, de qui sortiront les lignées royales.

À la sortie d’Égypte et à l’entrée en terre promise, Kalev (Caleb) était un prince de la tribu de Yéhoudah (Nombres 13). Il fut l’un des deux survivants, avec Yéhoshoua prince d’Éphraïm, de toute la génération d’hommes de l’Exode (Nombres 14 :38).

Le couple « Éphraïm-Juda » se profilait déjà se projetant même dans le Royaume, à cause de la foi de ces deux hommes.

Toutefois Kalev, ce prince de la tribu de Yéhoudah n’était pas descendant biologique de Yaaqov, il était Kénisien, apparenté d’Édom et de Kénaan, intégré à la tribu de Yéhoudah. Il reçut une part excellente en Israël : la localité de Hévron où se situe le tombeau des patriarches à Makhpélah. Pourquoi ? Parce qu’il avait pleinement suivi la voie de YHWH le D.ieu d’Israël (voir Josué 14 :14).

Routh (Ruth) la Moabite s’intégra aussi à Israël par la tribu de Yéhoudah. Elle fut l’aïeule de la lignée davidique jusqu’au Messie.

Décidemment, en ce qui concerne les grands noms de la tribu de Yéhoudah, D.ieu n’a pas opté pour la «spécificité génétique ». Par contre Il a introduit, adopté des « coeurs spécifiques », purs et entiers qui furent des héros de l’Histoire sacrée. N’est-il pas dit de David qu’il était un homme selon le « coeur de D.ieu » ?

Pause

Ces quelques considérations nous invitent à entrevoir des constantes subtiles de la « base d’Israël ».

Une première constante se confirme par le désert. La populace, étrangère non israélite qui sortit avec Moshéh, que devient-elle ? A-t-elle généré une 14e ou 15e tribu ? A-t-elle constitué une assemblée (église) spécifique ? Non. Très rapidement elle s’intègre et se fond aux clans israélites. De telle sorte qu’à la sortie du désert il n’est plus question que de tribus d’Israël. Douze tribus, plus Lévy, face auxquelles Bilam le prophète des nations dit : « Qu’elles sont belles tes tentes, ô Yaaqov, tes demeures ô Israël ».

L’Histoire de l’Israël biblique est faite de : sortir pour devenir. Mais devenir pourquoi, qui engage à quoi ?

A suivre la voie de YHWH le D.ieu d’Israël, pour intégrer le camp des « lutteurs d’El » Isra-El.

Ex. 12:31 : « Dans la nuit même, Pharaon appela Moshèh et Aharon, et leur dit: Levez vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d’Israël. Allez, servez Adonaï YHWH, comme vous l’avez dit. »

Is. 52:11 : « Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d’impur ! Sortez du milieu d’elle ! Purifiez vous, vous qui portez les vases d’Adonaï YHWH ! »

2 Co. 6:17 : « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai.»

Ap. 18:4 : « Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. »

Une seconde constante est : entrer dans l’Alliance.

Nous ne percevons pas, à travers « l’appel à sortir et à devenir pour  intégrer », une élection à caractère exclusif génétique, d’autant que
l’Alliance actée au Sinaï le fut avec tout le peuple. Par contre, Adonaï YHWH est le bénisseur des descendances fidèles entrées dans l’Alliance.  Il est aussi fidèle et ardent pour revisiter en son temps les générations déjà acquises à cause de la foi de leurs pères, mais devenues infidèles. Tous sont les bienvenus pour constituer l’Israël de D.ieu fondée en Avraham, Yitshaq, Yaaqov-Israël, aux conditions minimales requises:

1) sortir du système du monde (imagé par Babylone, Haran, Égypte) c’est abandonner les valeurs directrices de ce monde de ténèbres.

2) adhérer à l’Alliance faite avec Israël. Une Alliance est un pacte qui nous engage à respecter certaines valeurs ou règles … la Torah.

Continuons notre développement…

V – Greffe, regreffe, rétablissement selon Romains 11

Ce sujet a souvent été commenté. Nous ne reprendrons pas le basique de ce grand schéma. Nous n’en relèverons que des particularités qui intéressent notre étude, et nous renvoyons nos lecteurs à la lecture de Romains 11, pour bien replacer le texte dans la vision prophétique du rassemblement.

« Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Or, si quelques–unes des branches ont été arrachées, et si toi qui étais un olivier sauvage, as été enté au milieu d’elles … Et eux aussi, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés, car D.ieu est puissant pour les enter de nouveau … je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé ». (Ro. 11:16-27 DRB)

Quelques précisions.

Un olivier sauvage est un végétal livré à lui-même. Il n’est pas conduit, il n’est ni soigné ni corrigé, ni nourri convenablement. L’olivier dit « franc » a bénéficié de soins. Sa bonne racine « sainte » lui a fourni de la bonne sève.

Dans la démonstration de Romains 11, les métaphoriques branches naturelles, issues du tronc, instruites et nourries de bonnes choses, qui sont donc saintes, ont partiellement méprisé la sève de la nouvelle saison. Certaines branches naturelles ont donc été retranchées pour cause, est-il écrit, d’incrédulité, de non foi. Sous-entendons qu’il s’agit ici tant des Éphraïmites que des Juifs qui, d’une manière ou d’une autre, n’adhérent pas ou pas encore au Messie Yéshoua. Yéshoua est la racine de l’olivier, la racine d’Israël. Yéshoua qui a dit :

« Avant qu’Avraham soit, Je suis » et « nul ne vient à Moi que si le Père ne l’attire » et « nul ne vient au Père que par Moi ».

Est-ce définitif ? Non. Seulement jusqu’à ce que tous ceux des nations qui s’associeront à l’Israël de D.ieu soient entrés.

Le verbe entrer nous interpelle. Entrer dans quoi ? Si nous nous laissons guider par la métaphore de l’olivier, nous disons : entrer dans le tronc d’Israël, greffer parmi les branches naturelles, et bénéficier pleinement de l’Alliance en Yéshoua. S’agit-il seulement d’une entrée au sens abstrait, c’est-à-dire entrée dans l’Alliance de l’unique adhérence de coeur ? Ou s’agit-il d’une entrée au sens plus large : c’est-à-dire dans l’Alliance du Mashiah, au titre d’Israël physique, et en temps opportuns jusqu’en terre d’Israël, selon la vision des prophètes ? Nous laisserons cette question à laquelle des textes vus précédemment peuvent répondre.

Une greffe est une opération délicate qui demande un temps d’adaptation, on ne peut pas attendre d’un jeune greffon qu’il se comporte comme une branche naturelle restée attachée. C’est bien ce que Paul et les autres ont compris en n’exigeant pas des nouveaux convertis des nations de savoir instantanément appliquer la Torah de D.ieu, en Yéshoua, dans son entièreté.

Car pour cela il faut du temps, les branches naturelles n’ayant pas su l’appliquer pour elles-mêmes avant la venue du Mashiah. Ce n’est pas pour autant que la Torah ne s’applique plus, comme l’affirment la plupart des églises pagano-chrétiennes. Ce n’est pas pour autant que les branches naturelles puissent continuer à pousser des bois hirsutes de tradition, qui n’ont rien dans le Mashiah et qui consomment inutilement de la sève en faisant de l’ombre aux branches fructifères. Mais le bon jardinier remédiera à tout cela …

Ainsi tout l’Israël de D.ieu sera sauvée. Le tout Israël serait en somme, les branches naturelles restées sur le tronc, les branches naturelles retranchées mais regreffées et les branches sauvages rapportées. Cet ensemble s’appelant: Israël en Yéshoua.

Israël -Lutteur d’El- par l’Alliance renouvelée dans le Mashiah. Autrement dit : Juda en Yéshoua, Éphraïm en Yéshoua, bien qu’amnésique assimilé aux nations, et les associés des nations en Yéshoua qui intègrent Israël par l’Alliance.

Voilà par ailleurs ce que le Seigneur a demandé à Ses disciples :

« Toute autorité m’a été donnée au ciel et sur terre. Allez en conséquence faire des disciples parmi les goyim, et enseignez–leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (Ma. 28 :19)

Ce qui n’est pas le baptême d’eau … mais l’immersion, par l’instruction, dans la Parole, l’apprentissage de la Vérité.

La méthode de l’annonce de la Bonne Nouvelle du Royaume consistait à sillonner toutes les nations à la recherche des enfants de Juda, d’Éphraïm et des associés des nations pour leur annoncer la proximité du Royaume, la nécessité d’adhérer à l’Alliance nouvelle annoncée par les prophètes et constituer l’assemblée de l’Israël de D.ieu en Yéshoua. Ce travail n’est pas terminé, il s’est même dénaturé pendant 2000 ans (!). Nous pouvons penser qu’aujourd’hui la démarche reprend de sa vigueur dans sa vision plus complète, qui ne se limite pas qu’au nécessaire « salut » individuel.

Dans le modèle de « l’Olivier de Romains 11 », le critère de constitution de l’assemblée d’Israël est :

1) Rejoindre l’Alliance d’Israël en Yéshoua. Que l’on soit de Juda, d’Éphraïm, de Gomer, de Koush, d’Ismaël, d’Édom, ou autres, y compris de « Palestine ».

2) Observer les commandements de Yéshoua, qui sont les commandements de Son Père : la Torah. Non par formalisme ou religiosité, mais par le coeur. Le coeur qui est la véritable page d’Écriture de notre D.ieu.

« Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. » (Jn. 15:10 NEG)

Encore une précision. Ainsi que le souligne le texte de Romains « ne vous enorgueillissez pas au dépens des branches naturelles…. ». La terre, les promesses, l’Histoire, etc. … appartiennent en premier lieu aux branches naturelles. Les branches rapportées et adoptées par Grâce bénéficient du même héritage. Usons de miséricorde et accueillons dans leur propre maison, avec amour et reconnaissance, ceux qui par leur éloignement, souvent vécu dans les douleurs voire l’horreur, ont permis la greffe de ceux qui n’avaient aucune espérance.

Une pensée, un rêve

L’olivier, quelle grande vision ! Ce ne serait plus 5 millions de Juifs de toutes tendances plus ou moins croyants, additionnés de musulmans et de pagano-chrétiens nicéens, mariaux et autres qui constitueraient Israël, mais des dizaines de millions de coeurs entiers, à la gloire de D.ieu le Père par Yéshoua leur Chef.

Gardons en mémoire que cet olivier, très particulier, a planté sa racine en une terre particulière : Éréts Israël.  Et tout cela vient de notre Père, YHWH, D.ieu, par Son Mashiah le Rassembleur des deux maisons d’Israël. Cette Israël là ne peut rester diffuse et devra paraître aux yeux de tous.

VI – Conditions résumées et restrictions

Selon notre présente lecture de la Parole, récapitulons et dressons un résumé des conditions qui répondent à la question: Qu’est-ce qu’Israël? Ce qui suit ne s’impose pas en termes de « dogme » mais se veut être une lecture de sens, sans doute différente de l’ensemble des propositions religieuses en vigueur se réclamant de la Révélation biblique.

Sortir du monde, de ses principes basés sur le mensonge et la vanité.

Le monde et son mode de fonctionnement, dont les modèles de référence restent les fameuses : Babylone, Sodome, Égypte, et toutes leurs filles antiques et modernes, c’est-à-dire tous systèmes religieux, économique, idéologique, politique, qui leur ressemblent.

Adhérer à l’Alliance nouvelle en Yéshoua actée au Golgoltha, et intégrer Israël, au moins du coeur, ou plus, selon le vouloir de D.ieu pour chacun.

Adhérer à laTorah : servir le Père. Observer les commandements de D.ieu qui sont ceux de Yéshoua. Yéshoua qui est la Torah vivante. Témoigner de Yéshoua : le témoignage de Yéshoua qui est le Souffle de la prophétie.

Être alors pleinement Israël – Lutteur d’El. Annoncer par le même Souffle, la Bonne Nouvelle du Royaume qui vient bientôt, selon la vision prophétique de la Parole de Vérité. Se laisser conduire par Celui qui est le rassembleur de Son Peuple, et qui le mènera jusqu’au Royaume pour en prendre possession.

Ces synthétiques considérations semblent simples mais néanmoins elles sont exigeantes. Que personne, qui aspire servir D.ieu, ne pense en être dispensé. Ne nous abusons pas et pour être clairs, quitte à ébranler les convictions, nous devons déclarer dans la plus grande humilité que nous ne sommes pas meilleurs que nos pères et que nous ne jugeons personne car le jugement appartient au Fils.

Dans ce qui suit nous ne faisons pas de confusion entre les dogmes et les organisations qui les portent d’une part, et les hommes et les femmes qui pour des raisons de destin personnel y participent d’autre part, car D.ieu connait Ses enfants pour les sortir de tous les milieux.

Nous constatons pour éveiller ou pour alerter que : les églises pagano-chrétiennes, trinitaires et dominicales voire mariales etc. … ne sont pas l’Israël, ni l’Éphraïm de D.ieu. On ne peut se dire du Fils, et remplis du « Saint-Esprit » et rejeter les commandements du Père ou usurper ou rejeter ou ignorer le peuple naturel d’Israël. C’est un non sens. On ne peut pas d’avantage dire servir D.ieu à travers tout un enchevêtrement de traditions dogmatiques, pagano-religieuses, ajoutant ou retranchant à la Parole, en contredit des textes eux-mêmes.

« Ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur, Seigneur ! Mais seulement ceux qui accomplissent la volonté… »

De même, la synagogue qui rejette Yéshoua n’est pas la Juda de l’olivier, au moins pas pour l’instant. Car si la masse est sainte, elle est néanmoins coupée de sa racine en refusant Yéshoua. Car si la prime Alliance est sainte, elle demeure imparfaite. Son accomplissement, c’est-à-dire sa perfection, se réalise en Yéshoua, dans l’Alliance nouvelle qui induit le sacerdoce nouveau. On ne peut pas davantage, et pour des causes analogues aux « chrétiens », adhérer aux traditions ajoutées à la Torah qui dénaturent cette dernière. Le Seigneur a été Lui-même très incisif et sans complaisance sur le sujet.

Non, assurément, la Qéhiyllah de Yéshoua, assemblée de l’Israël de D.ieu n’est pas un mixage, ou un arrangement de la synagogue sans Yéshoua et des églises pagano-chrétiennes hors Torah ! Elle est faite de ceux…  « qui gardent les commandements d’Élohim et qui portent le témoignage de Yéshoua. »  (Ap. 12 :17)

Ces lignes sont sans doute dures, irrecevables pour plusieurs, nous en sommes conscients. Toutefois les temps sont vraiment avancés. La grande moisson se prépare … Prions le Père pour qu’Il envoie des ouvriers aguerris dans Sa moisson. Et consolons-nous en sachant que le Seigneur récupérera tous les Siens, sans en oublier un seul, même si ceux-ci, descendants d’Éphraïm étaient parmi les pashtounes devenus Talibans … La repentance à travers la Bonne Nouvelle qui sera annoncée au monde entier fera son effet. Même si les descendants d’Éphraïm sont digérés par les nations, D.ieu qui sait faire la différence entre des premiers-nés et des cadets, comme dans l’épisode des plaies d’Égypte. Il sait aussi reconnaître ceux qui sont les brebis perdues d’Israël, qu’Il appelle sous le sang de l’Agneau. Croyons-nous cela ? Car si ce n’est pas le cas, alors comment pourrait-on faire la différence entre les enfants de la Grâce et les autres ? Y a-t-il d’ailleurs quelque chose d’impossible à D.ieu ?

VII – Apocalypse et le témoignage

« Yéshoua leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.” »(Mt. 19:28 NEG)

Ces paroles sont celles du Seigneur à ceux qui l’ont suivi, Ses apôtres. Il donne, par promesse, la vision de « gestion » du futur Royaume, en termes toujours constants de douze tribus d’Israël.

Voici donc la Qéhiyllah –Ékklêsia- Église- du Mashiah: C’est les douze tribus d’Israël réunies gérées par les apôtres du Mashiah Yéshoua, leur Roi. Et à cet endroit, s’il fallait répondre à la question : mais que devient l’église dans tout cela ? Il n’y a pas d’église en dehors d’Israël. L’église séparée d’Israël n’est pas l’église, c’est une religion issue des nations. Une religion qui « ressemble » par usurpation à Israël, mais qui est en réalité un « veau d’or », un culte qui brise l’Alliance.

Prouvons notre propos avec Yohanan (Jean), l’auteur de l’Apocalypse. A trois reprises Jean désigne les combattants et vainqueurs de la bête sous les critères de :

« ceux qui gardent les commandements d’Élohim ET qui portent le témoignage de Yéshoua. » (Ap. 12 :17)

« Là est l’endurance des consacrés, les gardiens des mitsvoth (commandements) d’Élohim ET de l’adhérence en Yéshoua.» (Ap. 14:12 NEG)

« Ils chantent le cantique de Moshéh le serviteur d’Élohim ET le cantique de l’Agneau. » (Ap. 15:3 NEG)

Enfin, Jean nous décrit la Jérusalem céleste qui descend des cieux, sous forme symbolique peut-être, parce que difficilement descriptible, mais dont les éléments constitutifs sont explicites.

« Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu … Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël …. La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau. » (Ap. 21:10-14 NEG)

Cette Jérusalem, l’épouse du verset 9, où seul entrent les inscrits dans le livre de l’Agneau (verset 27) possède une muraille très haute dont les fondements sont les 12 apôtres, les 12 de Yéshoua, qui veillent sur les 12 tribus. Pour entrer dans la ville il y a des portes, passages obligés et gardés, qui sont les 12 tribus d’Israël. Il n’y a pas d’autre chemin: Israël par la Nouvelle Alliance, car il y a un seul troupeau et un seul Berger.

“Voici, les jours viennent, dit YHWH, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle.” (Jé. 31:31 NEG)

VIII – Pour conclure

“Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier.” (Ps. 119:105 Darby)

Dans cette dernière partie de notre exposé, nous ferons le bilan provisoire de nos investigations. Provisoire, car nous n’avons pas la prétention, ni même l’ambition de pouvoir tout dire sur ce vaste sujet prophétique qui se précisera au fil de sa réalisation. Notre propos s’est limité à attirer l’attention de nos lecteurs, en empruntant humblement les « anciens sentiers » pour relire la Parole selon le Souffle de la prophétie qui est en Elle. Cela consiste à laisser émerger naturellement de la Parole les vérités négligées, défigurées ou enfouies par deux millénaires de confusion.

Notre époque exceptionnelle se caractérise par une réactivation prophétique et s’accompagne nécessairement d’une réévaluation de l’interprétation de la prophétie. Nous estimons que cela vient du Père car, si les ténèbres augmentent pour le monde, simultanément le Seigneur envoie Sa lumière à Ses serviteurs. Réhabiliter le bon sens des Écritures fait aussi partie du combat pour la Vérité, combat de notre temps, combat – D.ieu merci – auquel sont attelés d’autres frères-serviteurs qui élèvent leurs voix depuis d’autres pays et continents.
Nous rendons grâce à notre D.ieu qu’IL lève ainsi partout Ses enfants, témoins amoureux de Sa Vérité.

Avant de refermer momentanément ce dossier, dans lequel nous avons pris la précaution de ne présenter que les « faits » de textes ou d’Histoire pour en extraire le sens, nous pensons devoir y associer un élément de projection prophétique et oser y évoquer un grand symbole messianique. Ceci servira de conclusion qui, nous l’espérons, restera un sujet de réflexion et surtout de ferme engagement dans le champ du Seigneur, celui du Souffle de Vérité.

“ Car le témoignage de Yéshoua est le Souffle de la prophétie.” (Ap. 19:10)

La vision d’Ezéchiel, une projetion de la prophétie

La vision de la vallée des os secs, relatée en Ézéchiel 37:1-14, intéresse toute la maison d’Israël: Éphraïm et Juda. La vision se répartie en deux phases: la première phase de rassemblement est de nature « organique inerte » car les corps ainsi reconstitués ne vivent pas ! Nous comprenons bien la métaphore de la vision: à ce moment la maison d’Israël est dénuée de vie spirituelle. Cette vie spirituelle ne s’acquiert que dans une pleine adhésion et communion  à la présence d’Élohim.

Cette première phase de la prophétie se réalise de nos jours, sous nos yeux, malgré les objections incrédules de certains ; malgré aussi la nature et l’image controversée que l’Israël organique offre aujourd’hui au monde.

Il n’en demeure pas moins que Juifs de retour à Sion, éphraïmites génétiques du Kashmir et d’autres endroits qui accomplissent l’aliyah, sans oublier un petit nombre de Juifs et de gentils « brebis scellées en Yéshoua » qui intègrent physiquement l’État d’Israël … « tous ceux-là » réalisent peu ou prou la première partie de la prophétie.

Nous pourrions discuter longuement sur la légitimité et la recevabilité de ces initiatives. Nous pourrions dire: cet Israël là n’a rien à voir avec l’Israël de D.ieu …

Nous n’avons pas à juger la prophétie mais à l’accompagner. Soit ! L’Israël nominative n’est pas sans défaut … Soit !

Un corps non animé peut encore se corrompre … C’est pour cela que nous espérons la seconde phase de la Prophétie. Souvenons-nous toutefois, que le simple fait de porter le nom d’Israël, saint ou pas saint, attire les foudres de l’ennemi. C’est pourquoi, nous avons à soutenir sans faille, mais sans compromis, avec beaucoup d’amour et d’ardeur, le peuple auquel nous appartenons de fait par la greffe en l’Alliance de son Roi: Yéshoua.

Dans la seconde phase de la vision, le Souffle pénètre les corps inanimés; ils se tiennent debout, cette fois-ci bien vivants. Que s’est-il passé ? Le prophète a parlé… le Souffle divin les a pénétrés et ils reprennent vie. Puis le prophète prophétise au peuple …

“Et il me dit, fils d’homme, ces os sont toute la maison d’Israël. Voici, ils disent, nos os sont desséchés, et notre attente a péri ; nous sommes retranchés ! C’est pourquoi prophétise, et dis leur, ainsi dit le Seigneur, YHWH, Voici, j’ouvrirai vos sépulcres, et je vous ferai monter hors de vos sépulcres, mon peuple, et je vous amènerai dans la terre d’Israël. Et vous saurez que je suis YHWH, quand j’aurai ouvert vos sépulcres, et que je vous aurai fait monter hors de vos sépulcres, mon peuple. Et je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez, et je vous placerai sur votre terre ; et vous saurez que c’est moi, YHWH, qui ai parlé et qui l’ai fait, dit YHWH.” (Ez. 37:11-14 Darby)

Que de choses dans ces quatre versets !

Notons la double action du prophète qui parle au Souffle puis qui parle au peuple … Projetons cette action dans le temps. Les témoins du Seigneur, qui vivront la réalisation prophétique du rassemblement d’Israël, accompagneront la prophétie et donneront corps à la prophétie. Ils intercèdent en milieu céleste et ils annoncent au peuple la bonne nouvelle du Royaume (retour).

Nous pourrions penser que l’appel fait à Ézéchiel en ces termes : «Prophétise, fils d’homme … » est en lui-même un ordre prophétique qui s’adresse aux lointains et futurs compagnons d’Ézéchiel, qui ne sont autres que les fils d’hommes serviteurs de D.ieu de notre époque. Puisse cette pensée nous interpeller sur notre vocation et notre responsabilité …

Notons que le Seigneur ouvre les sépulcres, fait monter Son peuple hors des sépulcres et amène Son peuple sur la terre d’Israël. Son Souffle résidera en Son peuple, et le peuple saura que c’est YHWH qui a parlé et fait …

« Je vous ferai sortir de vos sépulcres ». Nous pourrions dire que le style de la prophétie est ici purement métaphorique, en entendant le mot sépulcre au sens figuré comme une mort, la mort de l’exil, de la dispersion, de l’éloignement de D.ieu, mort du retranchement par la rupture de l’Alliance. Mais nous avons ici plus qu’une métaphore, car l’objet à terme de la prophétie plonge jusque dans la vie éternelle.

Un tel rétablissement, une telle « RÉ-UNION » de D.ieu, du peuple et de la
terre, qui s’assimile bien à une résurrection, n’est-ce pas le résultat de la miséricorde divine qui se concrétise par une ré-alliance …
Une nouvelle Alliance … La Nouvelle Alliance ? C’est bien ce que nous explique la suite du texte d’Ézéchiel, lorsqu’il qu’il évoque l’union des deux bois d’Éphraïm et de Juda. « Alors Je conclurai avec eux une Alliance de
paix, et il y aura une Alliance éternelle avec eux… » (Ez. 37 :26)

Simple rappel

Nous savons que le Royaume d’Israël fut « rompu » en deux parties, comme se rompt une alliance. Et Élohim dit : « cela vient de Moi ». Il est clair que la séparation d’Israël en deux entités, qui tour à tour connurent l’exil, fut une malédiction. Lorsque le peuple de Juda vivait les premières années de déportation à Babylone, Ézéchiel le prophète annonçait le retour d’Éphraïm et de Juda en terre d’Israël. De manière imagée mais explicite, il tenait en main deux pièces de bois réunies, sur lesquelles il inscrivait :

« Pour Yéhoudah et pour les bénéy Israël ses associés » … « Pour Yossef, bois d’Éphraïm, et toute la maison d’Israël ses associés » (Ez. 37 :15-28).

Nous voulons encore noter qu’Ézéchiel n’eut pas à écrire sur de la pierre ou du parchemin ou du métal, mais sur deux pièces de bois. Le bois est connoté de malédiction lorsqu’un corps y est pendu « maudit est le pendu au bois » (Gal. 3 :13).

Résumons les éléments évoqués : Israël, Éphraïm et Juda. Une prophétie. Un rassemblement. Une résurrection. La vie en D.ieu. Deux pièces de bois. La terre d’Israël. Une nouvelle Alliance éternelle. Si nous ne discernons pas encore ce que cela sous entend, allons directement au but.

La croix de « l’alliance », la figure messianique

Il existe de multiples façons de réunir deux pièces de bois. Toutefois, sans n’en évincer aucune, nous nous concentrons sur le seul assemblage qui s’impose par sa dimension messianique et sa centralité universelle : la croix de Yéshoua.

La croix de Golgoltha : scandale pour les uns, folie pour les autres. Ces qualificatifs sont toujours en vigueur. L’objet qui servit à l’élévation du Fils devint malencontreusement prétexte d’adoration idolâtre pour certains ou sujet d’abjection à ne pas même représenter pour d’autres.

Pouvons-nous toutefois ignorer la réalité ? Bien entendu la croix fut l’instrument de supplice de Yéshoua … Mais pour qui a-t-Il souffert ?
A cause de qui a-t-Il souffert ? Sur qui et sur quoi Son sang devait-il être versé pour lever la malédiction ? Sinon sur ceux qui étaient voués à la malédiction, et sur la représentation de la malédiction : le bois.

Pour améliorer notre conclusion, examinons deux points intimement liés : le pardon et l’Alliance. Il est écrit que « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » (Hé. 9:22 Nouvelle Edition de Genève).

Nous savons que le sang de l’Agneau à la Croix c’est le pardon, la remise des fautes, la rançon, au caractère définitif …  Pourquoi du sang ?

“Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour vos êtres, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation.” (Lé. 17:11)

C’est pourquoi le sang du Messie d’Élohim a coulé pour conférer la vie à ceux qui l’avaient perdue à cause de la transgression. La vie recouvre ainsi la mort. Comment, dans la révélation biblique, une Alliance est-elle actée ? Par le sang. Les animaux ont ainsi servi à sceller les pactes. Nous voyons cela de Havel (Abel), en passant par Noah (Noé), Avraham (Abraham) et Moshéh (Moïse) … jusqu’à la Nouvelle Alliance.

Ladite « première Alliance », contractée avec le tout Israël, fut réalisée au pied du Sinaï. Exode 24 :4-8 nous relate le déroulement de l’Alliance : le sang des animaux est répandu pour moitié sur l’autel (terre ou pierres brutes) et l’autre moitié sur le peuple.

Comment se déroula l’acte de la Nouvelle Alliance ? Le sang de Yéshoua, Agneau d’Élohim, coula de Ses poignets sur le linteau, de Ses pieds sur le pieu, de Son sein jusqu’en terre …

Quelle relation y-a-t’il entre les scénarii de ces deux Alliances ?

Le sang est répandu sur la terre, car l’Alliance inclut la terre, soit. Le sang est aussi répandu sur les Israélites … C’est à cet endroit que nous osons l’interprétation messianique prophétisée par Ézéchiel :

C’est sur deux pièces de bois ajustées l’une à l’autre que l’Agneau d’Élohim fut sacrifié et que Son sang se répandit. La forme du poteau du supplice n’est en somme pas un caprice du monde romain, ni un hasard, mais une nécessité symbolique de la prophétie divine.

Ces deux pièces de bois unies représentent le « tout Israël », l’une pour Éphraïm, l’autre pour Juda. Ces deux pièces de bois sont réunies au Golgoltha par un assemblage en forme de croix. La RE-UNION solide du tout Israël est ainsi actée au Golgoltha par la présence même de son Roi sur la Croix, par la Nouvelle Alliance en son sang, qui impose sa victoire par son pouvoir d’union et de vie. Golgoltha est donc l’acte décisif de la résurrection du tout Juda avec Éphraïm et associés, devenus en réalité et en puissance ISRA-EL.

Ainsi tout Israël sera sauvé.

C’est tout un peuple vivant qui se révèlera au monde, vivant de la présence de son Roi et de son D.ieu, sans tache ni ride, glorieux. Ceci ne peut se réaliser qu’en Yéshoua. Il n’y a pas d’autre Chemin, pas d’autre Vérité, pas d’autre puissance de Vie. Ainsi, le Mashiah d’Élohim, Yéshoua, issu du seul vrai D.ieu, accomplit toute la Parole, sacerdoce et prophétie. Il est l’accomplissement, la plus haute puissance et la plénitude du développement de la Torah. Il est la Torah vivante.

C’est Lui la pierre de fondement sur laquelle TOUT l’édifice se construit. Il est Celui qui rassemble, qui unit, Lui le Rassembleur d’Israël, et le Sauveur de tous les hommes. Car si par son sacrifice Il a renouvelé et transcendé en puissance l’Alliance de l’Israël de D.ieu, Il a aussi vaincu la mort et les pouvoirs destructeurs au profit du salut d’un plus grand nombre.

“et les réconcilier avec D.ieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.” (Ep. 2:16 NEG)

La prophétie d’Ézéchiel s’est initialisée dès Golgoltha; seule la patience de D.ieu a temporisé sa pleine réalisation en attendant que la totalité des Juifs, éphraïmites et goyim soit entrée.

Alors Tout ISRAËL sera sauvé. Halelou-Yah, Amen.

Ephraïm et Juda: le rassemblement des douze tribus

Épilogue de mise au point

Israël et-ou Eglise ?

Avertissement:  Bien que le terme français, église, renferme des définitions ambigües, nous l’utiliserons dans ce chapitre pour approcher sa meilleure signification.

Jusqu’à là, nous avons dressé le tableau sur le sujet « Éphraïm et Juda, le rassemblement des douze tribus ». Une des conclusions, qu’il faut encore valoriser, est qu’il n’y a pas de prescription dans la vision divine de notre Bible, pour que deux Alliances évoluent simultanément et distinctement l’une de l’autre. Il n’y a donc pas d’élément déterminant qui milite en faveur du clivage : « Israël et sa religion » d’une part, et l’« Église et sa religion » par ailleurs ! Ces deux propositions bien distinctes, voire concurrentes, ne sont que le résultat historique de décisions humaines séparatistes, elles sont artificielles.

Malheureusement depuis plus de 17 siècles, ce statu quo a très profondément imprégné nos schémas de pensées, nos références et nos définitions. Et ce n’est pas le ravaudage oecuménique, ni aucune instance humaine qui assurera à partir de ces modèles, la restauration de l’unité voulue de D.ieu.

Nous avons besoin de réaliser un travail impérieux, celui de revenir aux bases de l’Écriture sainte, par amour de la Vérité, en faisant table rase de nos acquis « douteux », en demandant pour cela au Seigneur l’assistance de Son Souffle de Vérité (Esprit saint). Faisons oeuvre de réhabilitation de la Vérité initiale, pour préparer et attendre que le Seigneur rassemble Lui-même tous ses fidèles de son assemblée : Juda et associés, Éphraïm et associés; juifs et non-juifs, hébreux et non hébreux, car tous seront alors Isra-EL, Lutteurs d’EL, Épouse guerrière sans tache ni ride…

Sentiment de dépossession, dilemme

Lorsque cela est ainsi dit, beaucoup d’amis des nations, bien enracinés dans la foi de leur assemblée chrétienne des nations, conscients de la nécessité de l’unité… peuvent toutefois objecter: « Mais que devient l’Église, si Israël est TOUT ? C’est l’Église qui est l’Épouse, Israël ce n’est pas la même chose ! ».

Cette réaction, significative d’un acquis théologique « chrétien », traduit l’inquiétude bien humaine du sentiment de dépossession. Sentiment analogue à celui d’Ésaü après la perte de son droit d’ainesse, sentiment aussi d’Ismaël à l’égard d’Isaac. Sentiment qui s’exprime toujours lorsque les idées admises comme « base inébranlable » se trouvent bouleversées par une vérité jusqu’alors insuffisamment explorée, incomprise…

Ce sentiment est d’autant plus inconfortable que les amis, ainsi troublés, prolongent naturellement la logique du discours, en pensant :

« Donc l’Église, ou toutefois l’image de l’Église selon l’enseignement que j’en ai reçu, pourrait être faussée ! Elle pourrait ne pas être comme je la conçois… ». La réponse est :Oui, c’est possible !

Bien humblement, que ce soit sur ce sujet ou sur un autre, nous en sommes tous au même point, car nous ne connaissons qu’en partie. Que le Seigneur nous vienne en aide ! Si l’Unité de la « Sainte Assemblée de Yéshoua », alias église, n’est pas convenablement définie dans nos intelligences et nos coeurs, selon les critères divins et non selon les nôtres, alors nous ne serons pas en capacité de concevoir, ni de vivre la vérité de « l’Unité ». Dans ce cas, nous risquons même de ne pas pouvoir intercéder en vérité pour sa réalisation … et peut-être de nous engager sur un champ de bataille où nous n’avons pas été appelés, en livrant une guerre inopportune qui n’est pas celle de D.ieu.

Quelques bases à revoir

Quelles sont aujourd’hui les définitions résiduelles auxquelles se réfère le plus grand nombre sur les notions de: Israël ; Église ?

Israël: Souvent réduit à l’Israël organique, il serait la nation peuplée majoritairement de Juifs dont la religion représentative est le judaïsme. Pour les « chrétiens » le judaïsme est une religion obsolète qui a perdu sa légitimité. S’ils veulent être sauvés, les Juifs n’ont pas d’autre choix que de se convertir au « christianisme » (plus de 3300 dénominations différentes). L’Etat d’Israël est généralement perçu comme une réalisation purement politique, sans relation prophétique. Une majorité de « chrétiens » ignore Israël ou s’y oppose par humanisme, voire par antisémitisme.

Eglise: Elle serait l’ensemble du « Corps de Christ » ou chrétiens toutes confessions confondues. Majoritairement formatée par des conciles, dont les décisions deviennent orthodoxie, elle est essentiellement composée de non- Juifs et demeure foncièrement dans les nations. Certains « chrétiens » estiment qu’il existe une différence entre ceux qui auraient le « Saint Esprit » et ceux qui ne l’auraient pas.

Note JYH: Beaucoup, sinon tous, sont hélas victimes d’un « autre esprit » selon 2 Cor 11:4, avec forcément « un autre Yeshoua » et « un autre évangile »… et la macédoine doctrinale qui en découle. 

Pour les Juifs, le « christianisme » est une idolâtrie païenne qui s’est emparé de la religion d’Israël, mais qui n’a aucune légitimité en termes d’alliance.  Le christianisme est assimilé à « Édom » c’est-à-dire à ceux qui usurpent l’héritage. Des Juifs zélés se font un devoir de sauver leurs frères juifs qui se sont laissé séduire par le « christianisme ».

Cette très réductrice et superficielle synthèse est le résultat de deux mille ans de théologie, autant juive que chrétienne. Dans ce cadre, nous ne pouvons que déplorer la dangerosité de la théologie du remplacement, qui a décrété que l’Église (comprenons dans ce cas les pagano-chrétiens) remplaçait et devenait l’Israël spirituelle, épouse du Christ ! Cette déclaration, subtile, très ambiguë, sème la confusion, car effectivement Israël est Épouse et Église du Mashiah.

Lorsque le mensonge utilise les mêmes mots que la vérité, il est très difficile d’y voir clair … Cherchons l’erreur, ou plutôt cherchons la vérité dans la Parole. Qui est Épouse ? Qui est Église ? Cette question est importante, car elle est une clé pour une vision plus claire.

Nous disons que le concept historique qui s’impose aujourd’hui, et qui sépare « Israël » et « Église », n’existait pas à l’époque de Yéshoua et de Ses premiers disciples.

Pour sortir de cette distorsion, nous devons nous immerger dans la réalité de la révélation. Nous devons globalement revenir à la pensée initiale, celle pour laquelle les deux Shavouoth-Pentecôte du « Sinaï » et de « Jérusalem » sont unanimes.

Origine

Quand et où est née « l’Église » ?

A cette question, une forte majorité de chrétiens répondra: à Pentecôte, à Jérusalem, voir Actes 2. Nous ne démentirons pas immédiatement ce leitmotiv, à la précision toutefois d’une autre question: A qui s’adresse Pierre en ce jour de Shavouoth- Pentecôte à Jérusalem ?
Qui se retrouve massivement au bénéfice de l’effet du Souffle de Sanctification ?

“Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel … Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes.” (Ac. 2:5-10 NEG)

Note JYH: Nous avons là l’ensemble des « langues » qui ont été « parlées » et comprises ce jour-là… sans qu’aucune d’elle ne soit une « glossolalie » ou l’un des charabias exécutés dans certaines assemblées qui se voudraient « charismatiques ».

Shavouoth-Pentecôte est une fête à pèlerinage. Il est évident que seuls les adorateurs du D.ieu d’Israël YHWH faisaient le déplacement ! Il n’y avait que des hommes pieux juifs et prosélytes.

Puisse ce fait interroger ceux qui dénient toute légitimité israélite. Les païens des nations n’étaient pas encore là ! Ils ne sont venus que quelques années plus tard se greffer sur le tronc Israël, où des branches naturelles étaient déjà regreffées. Et si plusieurs insistent sur la notion de « Église des nations ou pagano-chrétienne » qu’ils constatent donc qu’ils n’avaient aucun représentant exclusif à ce Shavouoth-Pentecôte.

S’il fallait une date anniversaire de naissance à l’ « Église des nations » ce serait l’an 325, au concile de Nicée sous l’égide de l’Empereur Constantin, adorateur de Mithra, idole solaire !

Il n’y a pas d’« Église des nations » c’est un non sens. Mais il y a des églises disséminées, semées parmi les nations comme la semence d’Éphraïm, ce qui est foncièrement différent. Ces églises constituées d’individus ont pour destinée absolue d’être greffées sur Israël, donc en Yéshoua, et de s’identifier au peuple auquel elles appartiennent par nature ou adoption. Continuer à dire par habitude qu’il y a une église pagano-chrétienne et une autre judéo-chrétienne, c’est confirmer la différence entre une foi qui serait juive et une autre qui serait païenne ! En effet il y a un seul D.ieu, un seul Seigneur, une seule Foi, un seul peuple, une seule révélation. La seule différence acceptable est que les uns parlent français, les autres anglais, d’autres hébreu, arabe, etc. Mais ce handicap n’est pas insoluble pour notre Seigneur !

Rappel de l’origine

Dans le livre des Actes des envoyés, le chapitre 7 relate le discours d’Etienne. Ce discours argumente toute l’Histoire d’Israël depuis Abraham jusqu’à ce temps-là, c’est-à-dire quelques mois après Shavouoth-Pentecôte. Etienne expose que tout ce qu’Israël avait vécu trouvait une apothéose avec le Messie Yéshoua, Fils de D.ieu. Et en substance pour le sujet qui nous intéresse il dira :

“C’est ce Moïse qui dit aux fils d’Israël : D.ieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi. C’est lui qui, lors de l’assemblée au désert, étant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères, reçut des paroles vivantes, pour nous les donner.” (Ac. 7:37-38 )

Le corolaire de cette citation étant :

« YHWH me donna les deux tables de pierre écrites du doigt de D.ieu, et contenant toutes les paroles que YHWH vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de l’assemblée.” (De. 9:10 NEG)

Assemblée au Sinaï… quelle était cette assemblée ? C’était l’assemblée des 12 tribus augmentée des étrangers adoptés qui les avaient suivis au désert, D.ieu les avait fait sortir du monde de l’Égypte. Ils formaient la congrégation, la communauté, l’assemblée, l’église d’Israël. Ce jour de l’assemblée au désert fut le jour de Shavouoth-Pentecôte, jour de l’Alliance, jour du don de la Torah, mais aussi 1500 ans plus tard, jour du don du Rouah haQodesh (Souffle de sanctification) à Jérusalem.

Entre ces deux « Shavouoth », celui du Sinaï et celui de Jérusalem, la boucle se referme. La sainte assemblée est toujours présente, c’est bien celle  d’Israël. Cette assemblée, alias « église », est « née » au Sinaï, et se trouve reconfirmée à Jérusalem. Nous reviendrons sur ce point capital.

Remarque sur la terminologie:

 [yom haqahal] signifie: Jour de l’Assemblée

– En hébreu le terme Qahal est utilisé pour « assemblée » « peuple » il est similaire à Qéhiyllah, mot utilisé pour désigner l’ « assemblée de Yéshoua » ou « communauté »
– En grec le terme ekklesia [Ékklêsia] signifie assemblée, dont la sémantique est : appelé hors de. Ce terme fut malencontreusement rendu par: « église », dans la majorité de nos traductions.

Il est aussi malencontreux que ce même mot soit traduit par le même traducteur tantôt par église, et parfois par assemblée, créant ainsi une distinction là où les textes n’en font pas. Résumons : Assemblée; Communauté; Église; Congrégation; Qahal; Qéhiyllah; Ékklêsia … Tous ces termes sont similaires.

Nous avons toutefois mythifié le terme « Église », en lui prêtant des attributs excessifs, pour en « fabriquer » une particularité, une définition différente de sa définition initiale. Les deux mots d’origine que sont l’hébreu Qahal et le grec Ékklêsia ont la même connotation, qui est: l’ensemble ou l’assemblée de ceux qui sont appelés hors de … hors d’Égypte, hors du monde, ce qui revient au même. Tout autre attribut devient superfétatoire.

Appelé « hors de ». Pourquoi ?

“Car tu es un peuple saint pour YHWH, ton D.ieu ; YHWH, ton D.ieu t’a choisi, pour que tu sois un peuple qui lui appartienne entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre.” (De. 7:6)

Un peuple appelé à sortir d’Égypte, à sortir du monde, pour devenir un peuple spécial, formé sur d’autres principes que ceux des nations, un peuple de mis à part, selon la signification du mot « qadosh » : sanctifié, sacré, saint, mis à part.

Mis à part, pourquoi ? Pour déployer l’ordre divin du Royaume d’Israël sur terre, pour conduire toutes les nations et la création à la rédemption.

Remarquons comment l’ « église » mondaine veut toujours s’approprier cette mission par contrefaçon, en se politisant, en se livrant aux grands de ce monde, selon l’image de la « prostituée » d’Apocalypse.

L’épouse répudiée ?

“ Ainsi parle Adonaï YHWH : Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, De ton affection lorsque tu étais fiancée, Quand tu me suivais au désert, Dans une terre inculte. Israël était consacrée à Adonaï YHWH, elle était les prémices de son revenu ; Tous ceux qui en mangeaient se rendaient coupables, Et le malheur fondait sur eux, dit Adonaï YHWH.” (Jé. 2:2-3)

Qui est cette fiancée, consacrée à son Élohim ? Il s’agit d’Israël, celle du désert. Nous entendons dire : oui, mais Israël a fauté, elle est donc répudiée, c’est le peuple « chrétien » qui a pris sa place.

“Ainsi dit Adonaï YHWH : Où est l’acte de rupture de votre mère, que J’ai renvoyée ? Ou bien, auquel de mes créanciers vous ai–je vendus ? Voici, par vos torts vous avez été vendus, par vos carences votre mère a été renvoyée.” (Is. 50:1 Chouraqui)

Si Israël a délaissé son D.ieu, il n’en demeure pas moins que D.ieu ne l’a pas répudiée ! Sinon, dit-Il, montrez Moi l’acte de divorce ! Il n’y en a pas. Israël est toujours Épouse. Et notre D.ieu n’a pas plusieurs épouses.

“Oui ton époux, ton créateur: Adonaï YHWH des armées son nom ; ton racheteur Le Sacré d’Israël : est crié l’Élohim de toute la terre ; Oui comme une femme abandonnée au souffle de peine, Adonaï YHWH t’a appelée, la femme de la jeunesse serait-elle rejetée ? Dit ton Élohim. Un petit instant je t’avais abandonnée, avec de grandes compassions je te rassemblerai.”  (Is. 54:5-7 Chouraqui)

N’avons-nous pas affaire ici à une histoire de tendresse, d’amour ? Soit ! L’épouse ne fut pas fidèle, elle s’est retirée de son Époux. Elle a péché, et son Époux qui est un grand Roi lui reste fidèle, car Il est Le Fidèle. Il est justice, Il ne laissera donc pas l’infidélité sans correction, mais Il pardonnera. Il aime toujours son épouse.

“De loin Adonaï YHWH se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel ; C’est pourquoi je te conserve ma bonté. Je te rétablirai encore, et tu seras rétablie, Vierge d’Israël ! Tu auras encore tes tambourins pour parure, Et tu sortiras au milieu des danses joyeuses.” (Jé. 31:3-4 NEG)

Est-ce le discours qu’un homme tiendrait envers une femme méprisée, définitivement rejetée ? Non, c’est le discours d’un Grand D.ieu, Fidèle et Véritable, car auprès de Lui se trouve le pardon. Halelou Yah !

Epouse, mariage, alliance

Quand et où eut lieu la cérémonie de mariage entre notre Élohim et son Épouse ? Au pied du Sinaï dans le désert, à l’époque de Shavouoth-Pentecôte.

Répétons encore : Qui était l’Épouse ? L’Assemblée, Qahal, Église, tout le peuple d’Israël, hébreux et non hébreux. Le mariage, l’Alliance première fut scellée, et la Torah écrite sur la pierre fut le contrat de mariage. Le signe de l’intimité : le Shabbat, trois fois sanctifié par D.ieu Lui-même. La dot en héritage : le pays de Kénaan qui devient Éréts Israël.

Pourtant nous savons que le contrat écrit sur la pierre ne fut pas respecté ! A cause de la chair de l’homme beaucoup trop faible … La Torah restait dramatiquement extérieure à l’homme. L’Israël-Épouse était incapable d’honorer le contrat d’Alliance, la Torah, qui restait néanmoins à accomplir pour concevoir pleinement le mariage. Pour ce faire, la Torah d’Élohim devait s’intérioriser, devenir vivante dans les coeurs. Alors le Seigneur fixe un autre Shavouoth.

“Je vous donnerai un coeur neuf, et donnerai un Souffle nouveau en vos entrailles ; J’écarterai le coeur de pierre de votre chair, et vous donnerai un coeur de chair ; et Je donnerai mon souffle en vos entrailles, et ferai que vous alliez dans mes lois, que vous gardiez et appliquiez mes jugements.”  (Ez. 36:26-27 Chouraqui)

Cette fois ce n’est plus dans le désert que le nouveau contrat de mariage se conclurait, mais à la Maison des époux, à Jérusalem, vers l’an 30.

Deux époux se retrouvent après des années d’éloignement. Le mariage n’est plus à faire, il n’y a pas eu de divorce ; il est seulement à réactiver, à reconfirmer. La Torah, le contrat malmené, est toujours d’actualité, mais il revêtira une puissance supérieure par un Souffle nouveau, par des coeurs sensibles, de chair. Ceci garantira une Alliance éternelle, car l’Épouse sera en capacité cette fois de réaliser la Torah.
N’est-ce pas ce qui s’est passé à Jérusalem par le don du Souffle sacré (Esprit- Saint) sur les prémices d’Israël ? Le mariage, l’Alliance ainsi validée, renouvelée, n’est pas une seconde Alliance qui déconsidèrerait la première, mais au contraire cela la rend plus forte, plus absolue, accomplie.

Un mariage de ce type « renouvelé » ne peut être que plus fort, plus solide. L’Agneau de D.ieu, notre Grand Sacrificateur, Yéshoua, atteste par Son sang la réparation, la réconciliation, la vie éternelle.

L’essentiel est sauvé. L’acte venu des cieux au Sinaï est remonté aux cieux avec l’attestation du sang, le mariage est entériné définitivement.
Mais les enfants sont encore dispersés … Il faut les réunir … Juda est ici et là, Éphraïm est pulvérisé parmi les peuples … Israël doit aussi porter la Parole à ceux qui en ont été privés jusque là : les goyim !

Le rassemblement eschatologique

Le rassemblement des enfants d’Élohim commencé par Yéshoua, perpétué par Pierre, Paul et tous les autres, fut bientôt mis à mal par de nouvelles oppositions, suivies de séparations. Non, rien ne change pour les coeurs endurcis. Les formulations de l’académie de Yavnéh pour le judaïsme, puis celles de Nicée pour le christianisme, entérinaient la rupture décidée par les élites des « deux camps ». Une religion « chrétienne » (disciple de « chrêt » ?) qui n’a plus de relation avec la Torah se révélait en s’éloignant de plus en plus de la vérité. Une religion juive qui ne reconnaissait pas le Messie se radicalisait dans sa tradition.

Les disciples de Yéshoua, Juifs et non-Juifs, qui constituaient véritablement la Qéhiyllah-Épouse, qui gardaient les commandements d’Élohim et le témoignage de Yéshoua, furent excommuniés de ces deux entités. Ils furent considérés comme traitres ou hérétiques, chassés, méprisés… mais ils seront de ceux qui empliront la salle des noces de l’Agneau.

Depuis quelques décennies, plus que par le passé, le Souffle d’Élohim se répand et réveille ceux qu’Il appelle en Yéshoua à se greffer ou se regreffer sur Israël. La grande oeuvre du rassemblement, initialisée par le Messie de D.ieu et Roi, reprend dorénavant de la puissance grâce au Souffle de Vérité qui l’impulse. L’annonce de la bonne Nouvelle du Royaume (!), qui s’accompagne de la réhabilitation des vérités enfouies, est un signal que ceux, qui ont reçu l’amour de la Vérité (2 Th 2:10-12), saisiront avec avidité. Car c’est par le coeur nouveau et le Souffle nouveau que ces choses sont révélées aux humbles.

Identité

Après les diverses considérations évoquées au sujet d’Éphraïm et de Juda, après la réflexion sur Israël, Église… au regard de la Fidélité de D.ieu, au regard du sang de Yéshoua versé à la croix, qui scelle la réconciliation dans l’Unité, avons-nous encore à tergiverser pour nous réclamer d’une identité d’homme, d’organisation ?

Si nous sommes disciples de Yéshoua, nous sommes enfants de D.ieu. Nous avons accepté l’Alliance renouvelée et les termes de l’Alliance par la Torah. Nous avons dit comme la fiancée à son fiancé : « oui Seigneur, je suis à Toi ». Nous sommes greffés par mariage à l’olivier Israël. Par grâce, nous sommes Israël, Sainte Assemblée de Yéshoua, Épouse. Quelles que soient nos origines humaines toujours perceptibles, nous nous sentons « fondus » à Israël-Épouse, au point de savoir, par le Souffle de Sanctification, notre sort intimement lié au nom d’Israël.

Dès lors, il n’y a pas de distinction à faire entre une destinée terrestre de ceux de Jacob promis à l’angoisse et une destinée glorieuse et angélique pour ceux des églises des nations… Peut-être y-a-t-il des vocations individuelles différenciées et voulues par le Père. Mais ce dernier point trop ouvert aux supputations en tous genres n’est pas à commenter par des hommes qui prennent leurs pensées pour celles de D.ieu, au risque de s’éloigner de l’Israël historique au lieu de s’en rapprocher et de fusionner. Ceci reste l’objectif principal de notre temps, assigné à tous, en vue de la constitution d’une grande armée de témoins.

Annexes

1- Schéma de « l’état des lieux »

Ephraïm et Juda: le rassemblement des douze tribus

2- Planisphère des exils possibles des tribus du Nord

Ephraïm et Juda: le rassemblement des douze tribus

3- Planisphère des exils des tribus du sud

Ephraïm et Juda: le rassemblement des douze tribus

Le schéma « 1 » représente synthétiquement « l’état des lieux » évoqué dans l’article. La complexité de notre sujet est mise en valeur.
Les pistes génétiques ou religieuses restent confuses et ne répondent pas clairement à la question : Qui est Juda, qui est Éphraïm.

Lexique

  • – hvhy (la présentation hébraïque n’est pas apparente ici) = YHVH : Tétragramme sacré apparaissant près de 7000 fois dans les livres dits de la première Alliance. Par convention le Tétragramme ne se prononce pas . Il est suivi dans nos écrits de Adonaï.
  • – Adonaï : Seigneur en hébreu ; expression superlative de majesté.
  • – Élohim : D.ieu de la révélation biblique. Ce terme nous permet de ne pas faire d’amalgame avec d’autres dieux.
  • – D.ieu : lorsque pour des facilités de compréhension, nous utilisons ce terme
  • générique français, nous prenons la précaution de mettre un point après le D. pour le différencier des autres dieux. Le terme dieu est d’origine païenne.
  • – Yéshoua : de l’hébreu « ivwy » (caractères hébraïques non apparents ici) signifie Salut (d’Élohim) . Le grec ne présente pas d’équivalent aux lettres « shin » et « ayin ». Les termes Ihsou [Iéssou] Jésus [Jézu] Jesus [djizeus] ne sont que de la phonétique sans relation de sens. L’utilisation du nom issu du grec efface le sens du nom ainsi que son origine juive.
  • – Mashiah = terme hébreu signifiant : Messie, Oint, en grec Christou. Hamashiah = Le Messie.
  • – Qéhiyllah : assemblée sainte. Pour différencier les « églises en général » de la véritable assemblée du Messie Yéshoua, nous utilisons le terme de Qéhiyllah. Le mot grec ékklêsia qui lui est similaire, est à l’origine du mot église.
  • – Torah = enseignement, loi
  • – Yéhoudah = Juda (Yéhoudiym = Juifs)
  • – Moshéh = Moïse
  • – Yaaqov = Jacob, Jacques

JYH site : http://jyhamon.eklablog.com/
21/08/2013
D’après: http://blog.qehila.info/7/nos-publications/
(Copie autorisée et même souhaitable, à condition d’en redonner le texte intégral et les sources)

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source et le site: http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2017/ Elishean mag



Print Friendly
Articles similaires

Enseignants d’humanité

enfants-abraham-bannierrre

Suivez nous sur les réseaux sociaux

Recherchez sur le réseau

lucien de sainte croix (2)

Votre aide est importante…

MilenaVous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don libre par PayPal ou autre.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

epitalon

Partagez100
+11
Tweetez
Enregistrer
Partagez1