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Enoch le patriarche devenu Metatron, la « figure du Christ » et les « dieux »

Le Livre hébreu d’Hénoch (ou Hénoch III) également appelé Livre des Palais, en hébreu (sefer hekhalot), est un texte mystique de nature apocalyptique et angélologique du judaïsme ancien. Vraisemblablement rédigé au Ve ou IVe siècle, il est considéré comme l’un des joyaux de la mystique juive et l’un des portiques de l’ésotérisme judaïque et tout particulièrement de la Kabbale médiévale et de la mystique des piétistes juifs franco-rhénans. Rédigé essentiellement en hébreu, on y trouve une formule en araméen et quelques expressions en grec et en latin.

La figure centrale de cet ouvrage est celle de l’ange Metatron portant le titre de « Prince de la Face », serviteur du Trône divin qui est dans la proximité immédiate de Dieu. Les premiers chapitres, 1 à 3, dépeignent l’ascension céleste de Rabbi Ishmael et sa rencontre avec Metatron, ensuite de 3 à 16, celle d’Hénoch, de 17 à 40 est décrit la structure du monde céleste et son fonctionnement. Les derniers chapitres de l’ouvrage se préoccupe de questions eschatologiques et cosmologiques tant personnelles que collectives2.

Le livre hébreu d’Hénoch débute par une citation du verset 24 du cinquième chapitre de la Genèse: « Hénoch marcha avec Dieu, puis il disparut car Dieu l’avait pris. ». Cette notice énigmatique semble indiquer que le patriarche Hénoch a connu un destin hors du commun.

La tradition rabbinique a proposé différentes interprétations pour ce passage. Selon le Targoum Onkelos, cela signifie qu’Hénoch est mort précocement alors que selon le traité talmudique Derekh Eretz Zouta, cela signifie qu‘Hénoch est entré vivant dans le Jardin d’Éden.

Selon le Targoum Pseudo-Jonathan, Hénoch fut enlevé au ciel pour avoir mené une vie parfaite en servant Dieu.

Dans son commentaire des Cinq livres de Moïse, Menachem écrit que le Seigneur prit Hénoch pour se tenir devant le Trône de Sa majesté et les roues de Son chariot pour accomplir les tâches du Plus-Haut ; il fut porté au ciel dans un chariot tiré par des chevaux de feu et entra en présence de Dieu, des bêtes sacrées, seraphim, ophanim, cherubim et roues du chariot.

Après la citation de Genèse 5:24 en ouverture du livre, le texte n’en donne pas immédiatement une explication mais il relate l’ascension mystique de rabbi Ishmael vers les Palais Divins, sa contemplation du Char Céleste et l’opposition des anges à la venue d’un être humain dans leurs sphères.

Au seuil du Septième Palais il est introduit dans celui-ci par un archange dont le nom est Métatron qui lui dévoile qu’il est la transfiguration du patriarche Hénoch, fils de Yared, qui gouverne les 70 anges des Nations.

Le texte est construit comme un compte rendu de Rabbi Ishmaël sur son entretien avec Métatron. Chaque chapitre est introduit par la phrase : « Rabbi Ishmaël dit : l’ange Métatron, le Prince de la Face me dit ».

D’abord Métatron lui explique qu’après que fut chassé Adam du Jardin d’Eden, l’Éternel quitta la terre, les hommes de la génération d’Adam étant devenus idolâtres et comment, malgré l’opposition des anges, le Créateur le fit monter dans les hauteurs célestes pour l’enlever du milieu de cette génération pervertie.

Métatron raconte ce ravissement et le surcroît de sagesse, humilité, bonté et autres qualités ainsi que son « agrandissement », que lui octroya directement le Saint béni soit-il. Il lui fait part aussi de la structure concentrique, littéralement « une chambre à l’intérieur d’une chambre », des Six Palais Célestes qu’il lui a fallu traverser tout en subissant une série d’épreuves sous forme de rencontres avec des anges hostiles qu’il faut subjuguer avec des Noms Divins afin de passer d’un Palais à un autre jusqu’au « Portail » du Septième Palais.

Dans les chapitres suivants, Métatron fait l’éloge de Rabbi Ishmaël, celui-ci étant issu de la lignée d’Aaron le premier Grand prêtre d’Israël, ce qui lui octroie un statut particulier le rendant digne de siéger parmi les anges.

Plus loin, Rabbi Ishmaël questionne Métatron sur son nom véritable, ce questionnement renvoie aux passages bibliques de la lutte entre Jacob et un ange auquel il demanda son nom (Genèse 32:30) et celui de la rencontre entre Manoach et un ange qu’il questionna aussi sur son nom (Juges 13:17-18).

Tandis que Jacob et Manoach n’obtinrent pas de réponse des anges, Métatron répond à Rabbi Ishmaël, lui expliquant qu’il a soixante-dix noms, dont le plus glorieux de tous, le tétragramme.

Dans les derniers chapitres de l’ouvrage qui traitent d’angéologie, de cosmologie et d’eschatologie, Métatron dévoile à Rabbi Ishmaël des secrets divins qui lui ont été révélés directement par le Saint béni soit-il.

La littérature des Palais ou du Char Céleste, en hébreu (Sifrout ha-heikhalot ve ha-merkava) comprend environ vingt-cinq textes mystiques, rédigés en terre d’Israël entre les IVe et VIIe siècles.

Attribués pour la plupart à des docteurs de la Mishna ou du Talmud, ils sont écrits en hébreu ou en judéo-araméen.

Ils relatent des visions extatiques des sept Palais (Heikhalot) célestes qui se dévoilent durant les ascensions mystiques, du Char céleste (Merkava), des cieux, des anges et du trône divin en élaborant sur le premier chapitre du Livre d’Ézéchiel.

Il est bien évident que ces livres sont incompréhensibles pour les non-initiés ce qui les rend rares et occultes…

Je vous propose ici une vision, simplifiée, qui essaie de rapprocher le Prophète Enoch et celui qui fut appelé Christ : jésus de nazareth :

par Eden saga

Le patriarche Enoch fut chéri des dieux, qui ne lui refusèrent aucune grâce. Ils ont même fini par l’emmener avec eux dans leur planète lointaine.

Sacrés dieux, ils n’en feront jamais d’autre !

Le livre d’Enoch a été retiré de la Bible parce qu’il détonnait trop. Hors-contexte, limite sacrilège, les dieux spationautes dans leur fusée qui emmène Enoch sur leur exoplanète. Ni les curés ni les rabbins ne pouvaient laisser dire des âneries pareilles.

Voilà comment le bon sens dispense de théorie du complot. Beaucoup d’informations capitales sont ainsi effacées par bêtise, qui est avec le bon sens la chose la mieux partagée. Qu’a-t-il donc fait de si extraordinaire, ce prophète-là ? Tout. Dans sa vie, rien que du bizarre.

Sur terre, Enoch fut un prophète : « Il vit dans une vision de son sommeil le passé et l’avenir, ce qui adviendrait parmi les humains, génération après génération jusqu’au jour du Jugement, il vit et connut tout. » (source)

Mais aussi un civilisateur « Il fut le premier des humains nés sur la terre à apprendre l’écriture, la sagesse, la science, et à écrire dans un livre les signes du ciel suivant l’ordre des mois, afin que les humains connaissent les saisons, en leur ordre mois pas mois. » (source)

Ce qui fait de ce patriarche biblique l’équivalent d’un dieu d’avant comme Quetzalcoatl, Viracocha, Enki, Zeus ou Rama. Beaucoup plus qu’un homme ordinaire. Les évènemenst auxquels il participe ne sont pas communs, eux non plus.

« Il passa également six jubilés d’années en compagnie des Anges de Dieu, et ils lui montrèrent tout ce qui est sur la terre et dans les cieux ainsi que l’autorité du soleil. Et il mit tout par écrit. Il témoigna contre les Veilleurs, ceux qui avaient péché avec les filles des hommes. Ils avaient en effet pris l’initiative de s’unir avec les filles des hommes et ainsi de se corrompre. Enoch témoigna contre eux tous. Il fut retiré d’entre les humains : nous l’emportâmes dans le jardin d’Eden, vers la grandeur et l’honneur. » (source)

« La littérature mystique juive tardive raconte qu’Enoch, transporté au ciel, a été reçu au nombre des anges, et que c’est lui qui est connu sous le nom de Métatron.

Bref, la Bible n’en parle guère et pour cause : le Livre d’Enoch qa été retranché des livres saints.

Dressant contre lui une coalition de bien- pensants, le Livre d’Enoch est mis à l’index par la prêtrise et interdit par le rabbinat. On devrait dire les Livres d’Enoch, car ils existent en plusieurs versions, complémentaires mais pas toujours. On dirait un collage de plusieurs ouvrages différents.

Dans la version la plus complète, celle de Qumran, le livre d’Enoch apparaît comme la compilation d’une littérature beaucoup plus vaste et beaucoup plus ancienne.

C’est en tout cas l’avis de Joszef Milik.

Selon lui, le Livre d’Enoch est un Pentateuque, comme celui de Moïse.

Aussi découpe-t-il le Livre d’Enoch en cinq :

  • le Livre des Veilleurs,
  • le Livre des paraboles d’Enoch,
  • le Livre des Luminaires,
  • le Livre des Songes d’Enoch,
  • le Livre de Noé.

La section la plus intéressante est la première, le Livre de Veilleurs. Un témoignage qui sent le souffre… si fort qu’il a été écarté à la fois du Judaïsme et du Christianisme, retiré de la Torah et de la Bible !

 

Que raconte-t-il ?

Une autre version de la Genèse, qui a de fortes chances d’être la version originale, car bien des incongruités de la Genèse trouvent ici un tout autre sens, clair et intelligible celui-là.

Enoch nous raconte comment des êtres comme nous mais plus savants, nous ont « fabriqués » à l’aide de briques génétiques.

Cette première version de la Genèse est contée par le menu dans plusieurs articles. Vous y retrouverez les différents épisodes de la création de l’homme par des extraterrestres reptiliens.

Certes, ça picote. Oui ça pique, oui ça irrite tous ceux qui ont fait leur gagne-pain de la version biblique. Et ça gratouille pas mal de rabbins aussi. Et ça doit même titiller quelques imams. Pour moi, pas de différence.

Les religions sont des corpus mythologiques comme les autres, ni plus ni moins crédibles. Et la croyance aveugle n’entre pas dans mon arsenal d’investigation. Si la foi m’est indispensable, le doute ne l’est pas moins. Confiant dans la folie du hasard qui est Osiris, toujours je préfère la rime à la raison.

 

Enoch et Jésus

Enoch signifie en hébreu « celui qui est consacré, initié ». A rapprocher de Christos qui signifie en grec « l’oint » c’est à dire l’initié, celui qui a reçu l’onction.

Enoch serait donc un Christ, lui aussi….!

enoch-jesus-prechant-543poEn y regardant de plus près, il y a de fameux points communs entre Enoch et Jésus.

Ils se ressemblent comme des frères à vrai dire…

D’ailleurs Pierre Jovanovic nous apprend que le bouquin préféré de Jésus était le livre d’Enoch. Dis-moi qui tu aimes, je te dirai qui tu es. Jésus avait tellement intériorisé son modèle qu’il l’imitait en tout.

Enoch et Jésus étaient des initiés tous les deux. Ils fréquentaient les dieux, tutoyaient les anges, avaient un pied sur terre et l’autre dans le ciel.

Enoch fut tenté par les Anges Rebelles, c’est à dire Satan. Comme Enoch, Jésus fut tenté par le diable. Et comme Enoch, il sut résister à la tentation.

Enoch fut enlevé dans l’espace par les Elohim, préfigurant les modernes histoires d’abduction. Comme Enoch, Jésus fut enlevé par le divin : son ascension en gloire est aussi une sorte d’abduction. En tout cas, on a le droit de la voir ainsi. Il est vrai que l’époque de Jésus semble bien différente de l’ère lointaine où vécut Enoch, quand les Dieux vivaient parmi les hommes.

« Septième patriarche antédiluvien depuis Adam, Enoch est avant tout le témoin d’une époque où l’humanité aurait commencé à sombrer dans le chaos sous l’impulsion des Anges Rebelles et des Néphilim, ces hybrides d’une force et d’une férocité rares. »

On comprend que les religions monothéïstes n’aient guère envie de s’appesantir sur cette période où les dieux étaient légions, où ils enlevaient des hommes dans leurs vaisseaux et où l’Unique portait un nom pluriel…

Au passage, je trouve instructif que les exégètes bibliques parlent d’hybrides pour désigner les enfants divino-humains.

L’hybridation est le croisement de deux espèces animales, comme nous l’avons vu. Les Elohim sont donc des animaux comme nous : les Anges ont trouvé les humaines à leur goût. Du coup, la scène de l’annonciation devient cocasse. L’annonce faite à Marie ne serait qu’une histoire de fesse ? L’archange Gabriel ne serait-il que Gaby le suborneur et Jésus, une sorte d’hybride ?

Les chapitres 37 à 71 du Livre d’Enoch de Qumran regroupent les paraboles d’Enoch.

On y trouve la source de bon nombre des paraboles de Jésus, car le Livre d’Enoch était « le seul livre que le Christ citait régulièrement parce qu’il le connaissait par coeur.Jésus, comme chacun sait avait un goût marqué pour les paraboles. Enoch, son cher modèle, affectionnait aussi cette forme d’enseignement. Que sont les paraboles sinon des histoires-enseignements, tout comme les contes soufis ?

« Après ce temps, dans le lieu même où j’avais vu tant de mystères, je fus enlevé par un tourbillon et emporté vers l’occident. Là, mes yeux aperçurent les secrets du ciel et ceux de la terre ; une montagne de fer, une montagne d’airain, une montagne d’argent, une montagne d’or, une montagne d’un métal liquide, enfin une montagne de plomb. Et j’interrogeai l’ange qui était avec moi, et je lui dis : Que signifient ces choses ? Et l’ange me répondit : Elles regardent l’empire du Messie et sont un symbole de son règne et de sa puissance sur la terre. »

Si Enoch est l’élu, choisi par les Elohim pour être élevé parmi eux et initié aux grands secrets de l’univers, Enoch n’est pas le Messie.

Il est celui qui annonce le Messie, comme tous les prophètes après lui. Jésus s’est avancé dans une allée majestueuse, celle qu’avait ouvert dans l’imaginaire juif l’attente d’un Messie, d’un sauveur. Pour lui, c’était tentant d’endosser ce costume de gloire taillé de longue date. C’est pourquoi les Juifs n’ont pas gobé l’appât. Ils attendent encore le Messie. Mais si.

« Et cet ange de paix me répondit encore : Encore un peu de temps et il te sera révélé toutes les choses qu’a décrétées la sagesse du Seigneur des esprits. Ces montagnes que tu as aperçues, et qui sont l’une d’airain, l’autre de fer, la troisième d’argent, la quatrième d’or, la cinquième d’un métal liquide, la sixième enfin, de plomb ; elles seront en la présence de l’élu, comme un gâteau de miel devant une fournaise ardente, ou comme l’eau qui coule du haut d’une montagne ; elles tomberont à ses pieds.

Dans ces jours-là, les hommes ne trouveront leur salut ni dans l’or ni l’argent. Ils ne pourront ni fuir ni se défendre. Alors il n’y aura plus d’armes à fabriquer avec l’airain ni de cuirasse pour protéger la poitrine. Le fer deviendra inutile : cela même ne servira à rien qui ne se rouille ni ne s’use, et le plomb ne sera plus recherché. Tout sera rejeté, tout sera effacé de dessus la terre, quand l’élu apparaîtra en la présence du Seigneur des esprits. »

Plus troublant encore, ici Enoch ne parle plus du Messie, mais de l’Elu.

L’ambigüité revient sans cesse entre les deux élus de Dieu, Enoch et Jésus. Pas étonnant que le livre d’Enoch ait été le livre de chevet de Jésus. Il y a trouvé de puissantes et saintes aspirations.

On s’étonne d’autant plus que le Livre d’Enoch, distingué par le Christ lui-même, ait été à ce point boudé par l’Eglise Catholique qu’elle l’a purement et simplement retiré de la Bible canonique. De leur côté, les Juifs l’ont aussi retiré de la Torah. Trop dangereux…

Ces histoires d’extraterrestres et d’engins volants sentent décidément trop le soufre pour nos religions de la vérité révélée. Seuls les Orthodoxes ont conservé la première version de la Bible qui comprend le Livre d’Enoch. Car orthodoxe signifie doctrine juste.

Les religions existent depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile – Voltaire.

Extrait d’un article de : http://eden-saga.com

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