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Divulgation Cosmique avec Jay Weidner S12: Ep.16 – Introduction dans le SSP

Jay Weidner: Jason, merci d’être avec nous.

Jason Rice: Merci de me recevoir, Jay.

Jay Weidner: Beaucoup de gens parlent du temps, de le remonter, de lignes temporelles, sans vraiment comprendre. Je veux que vous nous disiez en détail comment ça marche.

Jason Rice

Jason Rice: Certainement. Le Programme 20 ans et Retour consiste à sortir une personne de sa vie quotidienne ordinaire pour la placer dans un programme spatial ou un projet secret classé ou autre chose qui diffère de sa vie normale. Elle continue de vivre ces 20 années comme tout le monde dans sa vie initiale. A la fin de cette période de 20 ans, au point de bifurcation, à la séparation de sa ligne temporelle initiale, la personne quitte le Programme 20 ans et Retour et régresse à l’âge qu’elle avait physiquement quand elle a intégré le Programme Spatial Secret, par exemple. Cette régression s’accompagne d’un retour dans le temps à l’époque de son départ de sa ligne temporelle d’origine.

Imaginez une seule ligne représentant le temps, bien que le temps ne soit pas linéaire. La séparation se produit quand je vis sur cette ligne temporelle initiale, avec le reste de ma famille. Elle se sépare et mon existence va ailleurs faire autre chose. Le reste de ma famille et tout le monde continue de suivre le cours initial du temps. Je vis aussi 20 années en parallèle des autres.

Jay Weidner: D’accord.

Jason Rice: A la fin de ces 20 années, je reviens au point de séparation. J’y suis réinséré. Donc les 20 années vécues en parallèle restent valides, elles sont toujours là, mais se terminent et rejoignent le point de séparation initiale.

Jay Weidner: Donc les 20 ans que votre famille a vécu n’ont pas existé.

Jason Rice:  Sans moi, non. Ou alors sur un autre plan qui perdure?

Jay Weidner: Probablement.

Jason Rice:  On s’interroge sur ce point. Je crois que notre compréhension du temps, de l’espace et de l’espace-temps va croissante. Avec la divulgation totale, la technologie et la science, et les maths et tout ce qui s’ensuit, on comprendra mieux ce qu’est l’espace-temps.

Jay Weidner: J’espère que c’est plus clair car ce sujet est difficile d’accès.

Jason Rice: Oui. Ce concept est difficile à saisir… et paradoxal.

Jay Weidner: Vous en avez parlé sous hypnose. Voyons ce que vous avez dit.

Séance d’hypnose

– Il a parlé du 20 ans et Retour.

– Du…

– Il a dit qu’on pourrait tous s’engager pour 20 ans.

– Oui.

– Et à la fin de notre service, on serait renvoyés à l’époque initiale, à l’endroit d’où in était partis. Ils ont présenté des chiffres, nous ont montré un schéma et un graphique. Ca, c’est ce que vous gagnerez. Ca, la part qu’on retire pour vos frais. Et à la fin de vos 20 ans de service, vous partirez avec 465 000 dollars.

– Oui

– (rires) On était tous idiots. Ils ont dit qu’on nous ferait régresser en âge. Quand j’ai vu cette technologie, quand on m’a fait l’injection qui m’a physiquement transformé, je n’ai plus douté de leur capacité à me rajeunir.

– Oui

– On n’était pas sûrs d’y survivre. Beaucoup n’ont pas survécu.

Jay Weidner: Bien, revenons à notre chronologie.

Jason Rice: OK.

Jay Weidner: La dernière fois qu’on s’est vu, vous nous avez dit qu’ils vous avaient fait signer tout un tas de documents avant de vous faire rejoindre l’IDARF.

Jason Rice: La Force Interplanétaire de Défense et de Réaction était une unité de patrouille des frontières portant assistance sur d’autres planètes. Mais certains exercices d’entraînement et périodes de formation avaient lieu sur Terre. L’une en Antarctique, une autre dans le Pacifique sud. C’était pour les examens finaux, si on peut dire.

Jay Weidner: Alors, revenons à aujourd’hui. Vous êtes… vous avez fini votre entretien avec le capitaine. Que se passe-t-il ensuite?

Jason Rice: Ensuite il me montre mes quartiers, très semblables à une chambre d’hôtel, comme n’importe quel autre sur le globe. Avec un lit, un placard, une salle d’eau, une penderie, une table de nuit, une lampe… l’essentiel. Pas de fenêtre, ni télé, ni radio.

Jay Weidner: Ni ordinateur?

Jason Rice: Non.

Jay Weidner: Intéressant.

Jason Rice: On me montre ma chambre. J’y entre et le capitaine me dit : à plus tard, et me laisse avec ma pile de manuels, des uniformes et un équipement neufs.

Jay Weidner: Quels manuels?

Jason Rice: Des guides d’utilisation.

Jay Weidner: Pour les armes.

Jason Rice: Pour tout. Tout, de la mine terrestre au générateur de champ, de refus d’accès, de la carabine plasma au pistolet à impulsion et plein d’autres choses. Il était onze heures du soir quand j’ai rejoint ma chambre. J’étais mentalement épuisé. Alors, j’ai pris une douche puis j’ai dégagé le lit et je me suis couché. Je me suis réveillé au matin. J’avais eu un sommeil agité. Ca tenait sûrement au fait qu’il n’y avait pas la résonance de Schumann en bruit de fond. Mon corps n’était pas physiquement habitué à cette atmosphère ou à cet environnement. Je me suis levé tôt et j’ai cherché… Comment me raser? Comment me brosser les dents? J’ai trouvé un truc désigné comme nanite d’épilation. Je savais que c’était l’épilation mais j’ignorais à l’époque ce qu’étaient les nanites. C’était en 1996, bien avant que ce terme devienne connu.

Jay Weidner: D’accord.

Jason Rice: J’ai trouvé le manuel. Et je l’ai lu. Il disait que c’était à base d’un composant binaire dont le mélange activait des nanites à appliquer sur cet appareil pour dissoudre les follicules des poils sans eau. A la fin, on prend une serviette et on essuie les résidus de poils. La peau est lisse pendant… Il disaient au moins 45 jours. Moi qui ait des follicules pileux très denses, ça durait environ 30 jours. Mais normalement, ça durait… J’étais sidéré. C’était incroyable… Où je suis là? Pourquoi on a jamais vu ça avant? C’était encore un produit du Programme Spatial Secret. Ils l’utilisaient pour économiser l’eau. Un vaisseau dispose de peu d’eau. Et ça s’utilise sans eau. Même chose pour l’objet suivant sur ma liste, je voulais trouver une brosse à dents. C’était aussi une crème à composition binaire, dans un tube semblable à ceux qu’on utilise. Il y avait un embout spécial qui libère une dose précise de chaque composant dans un compartiment où ça se mélange. Ca avait le goût de craie. Il semblait ne pas y en avoir assez. Mais après 30 minutes, mes dents étaient comme après un détartrage chez le dentiste. Encore une fois, pas besoin d’eau. On ne gâche pas d’eau par souci d’hygiène… une contrainte importante dans un vaisseau.

Jay Weidner: Ok, vous voilà donc rasé, et les dents propres. C’est votre deuxième jour dans le SSP. Et ensuite?

Jason Rice: J’ai cherché mon uniforme car je n’allais pas mettre mon treillis de la veille. Mon uniforme était équipé d’un appareil photo numérique et d’un motif en V pour le nom et l’unité. Sous chaque poignet, il y avait une poche. Ca faisait partie des kits médicaux qu’on portait pour renseigner le système informatique sur nous, et les systèmes médicaux qu’on portait. Le pantalon et la veste avait une doublure. Cette doublure était en tissu holographique. Avec un hologramme dedans. Sauf que c’était un tissu. Je ne connaissais aucun tissu aussi fin. Et résistant. Très solide.

Jay Weidner: Vous avez un bel uniforme neuf.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Vous aviez faim?

Jason Rice: C’était presque l’heure. J’ai fait mes étirements matinaux et je me suis dirigé vers la cantine.

Jay Weidner: Qu’avez-vous trouvé là-bas?

Jason Rice: Je suis entré et il y avait des étagères qui semblaient en inox. Il y avait une protection au-dessus et des bordures de sept centimètres sur les cotés, et en haut également. Et il n’y avait qu’un… un bouton carré peint en noir, il y en avait trois. J’ai marché vers le premier et j’ai mis le doigt dessus. Ca a déclenché un léger vrombissement puis une faible lumière embuée est apparue juste en dessous. Et sous mes yeux, j’ai vu apparaître un bol avec du beurre. J’ai su que je venais juste d’utiliser mon premier réplicateur. C’était pareil dans toutes les autres vitrines. Là, évidemment, j’étais enchanté. « Wahouh, Excellent ! » Je peux m’en servir. C’est le paradis. Alors, je saisis un plateau et je suis la file. Et je presse chaque bouton. Je les presse tous pour voir ce qui se passe. Le premier, c’était des oeufs, le deuxième, du gruau de mais. Puis du bacon, des taosts. Puis j’ai pris mon beurre et enfin, un verre d’eau. Je n’ai jamais été aussi heureux devant des oeufs brouillés de toute ma vie.

Jay Weidner: Donc, ces réplicateurs préparent tout ce qu’on veut?

Jason Rice: Ils sont pré-programmés pour le menu du jours prévu, mais on choisit ce qu’on veut ou pas.

Jay Weidner: D’accord. Cette journée a été bien remplie…

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Ce deuxième jour au SSP, votre deuxième passage. Parlons de votre quotidien là-bas : vos activités, votre apprentissage, tout ce qui se passait.

Jason Rice: Oui. J’ai passé cette journée à marcher de long en large, à rencontrer des gens, à émarger pour… pour la paye, qui ne m’est jamais parvenue après 20 ans. mais ça contribuait à la désinformation, tous gardaient le moral à l’idée qu’ils seraient payés. Ce jour là, une autre chose consistait à choisir un certain nombre de cartes postales qu’on enverrait à notre famille. Ce procédé évitait qu’on pose des questions au pays, sur les personnes ayant disparu.

Jay Weidner: Que faisaient-ils? Vous écriviez une série de cartes postales et ils les envoyaient au fur et à mesure?

Jason Rice: Oui. C’était étrange d’écrire une carte d’anniversaire à quelqu’un qui… de souhaiter un joyeux anniversaire en retard, alors qu’en fait son anniversaire était dans un an. C’est une des choses. Ils avaient pile le nombre de cartes qu’ils voulaient qu’on écrive. Et ils nous disaient quoi écrire. C’était notre écriture mais ils nous le dictaient. J’ai l’impression que le texte était généré par l’IA, ce qu’on a dû écrire.

Jay Weidner: Pour vous, un ordinateur a sorti tout ça.

Jason Rice: Un ordinateur a pu le faire, d’après nos profils psychologiques. Chacune était personnalisée. Donc si on envoie jamais de carte en retard, comme moi, on ne devait pas écrire à l’avance un bon anniversaire en retard.

Jay Weidner: Oui.

Jason Rice: Un autre épisode de la journée a été la visite au cabinet du psychiatre. Ca fait partie du processus pour nous renvoyer de savoir parfaitement où on en est à notre arrivée. Je n’ai pas réalisé à l’époque qu’en vue de l’effacement de mémoire, ils devaient connaître le déroulement de faits exacts, la couleur des choses. Où était ci? Et où était ça? Où étiez-vous? Ils posaient de cent façons différentes la même question. On était assis sur une chaise. Ils ont des capteurs sur les murs et au plafond qui mesurent nos biorythmes pour voir si on ment, comme un polygraphe mais 10 à 15 fois plus avancé. Ca avait lieu chaque semaine, un jour par semaine.

Jay Weidner: Ils faisaient cela parce qu’effacer la mémoire, tous vos souvenirs, exigeait de prendre des notes.

Jason Rice: Ils notaient tout.

Jay Weidner: Intéressant. Ok, une fois que tout ça était fait, qu’y a-t-il eu ensuite, ce jour là?

Jason Rice: On a passé l’essentiel de la matinée dans la zone des laboratoires médicaux, il s’agissait des améliorations que le…

Jay Weidner: Quelles améliorations?

Jason Rice: On nous a apporté des améliorations par Thérapie d’Amélioration aux Nanites.

Jay Weidner: Pour quoi faire?

Jason Rice: D’après eux, la raison de cette thérapie NET, la Thérapie d’Amélioration aux Nanites, était de nous donner les meilleures chances de survie. Parce que…

Jay Weidner: Comment ça? En quoi ça vous aidait?

Jason Rice: Et bien, chaque os, lymphe, glande, organe, tissu….

On avait plus un seul système du corps qui ne soit pas amélioré, qui ne dispose pas d’une nanite d’amélioration.

Pour augmenter la qualité de la vue, de l’audition, contrôler la glande surrénale. Par exemple, dans une situation où on avait pas de nourriture et où on devait contrôler notre faim, on pouvait le faire. On pouvait réguler la distribution des nutriments dans le corps. On pouvait ajuster notre vue. On pouvait zoomer et voir dans le noir. On entendait sur plusieurs fréquences des trucs que les humains n’entendent pas, normalement. Le protocole standard pour chaque cellule ou organe est le protocole de radiation qui répare les dégâts dus aux radiations subies dans l’espace. On pouvait avoir un certain type de NET pour les organes et un autre type pour l’audition, ou un autre encore pour les articulations. Mais toutes comprenaient les protocoles anti-radiation.

Jay Weidner: On a un peu l’impression qu’ils essaient de créer des super-soldats.

Jason Rice: Oui. C’est vrai, mais on ne voyait pas ça comme ça. On voyait ça comme enfiler une armure, une protection. Quelque chose qui… car ça ne modifiait pas nos forces naturelles ni nos faiblesses. Ca aidait à les amplifier. Et notre entraînement n’était pas orienté vers : « Vous êtes meilleurs, un spécimen humain de qualité optimum. » Non, ce sont des outils à savoir utiliser. Il fallait bien 18 mois de formation pour savoir utiliser tous ces nanites d’amélioration.

Jay Weidner: Vous les avez encore?

Jason Rice: Non.

Jay Weidner: Le corps les évacue ou quoi?

Jason Rice: Ils sont évacués à la fin des 20 ans et Retour. Ca fait partie du processus qu’on subit pour régresser en âge, on nous retire route trace de nanite.

Jay Weidner: Ces nanites contrôlent aussi votre santé?

Jason Rice: Ils contrôle la santé, la glycémie, le système immunitaire. Sans faire le travail à sa place. Ca l’amplifie juste. S’il faut deux semaines pour guérir une coupure au bras, le processus sera accéléré et ne prendra que quelques heures.

Jay Weidner: Ces nanites se piratent?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: C’est possible.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner:  Wahouh.

Jason Rice: On nous scannait régulièrement sans que je pige à l’époque pour quoi faire. mais je sais maintenant qu’on nous scannait à cause de la menace AI.

Jay Weidner:  Vous courriez plus vite?

Jason Rice: Pas forcément plus vite, mais quelqu’un capable de courir à fond sur 1,5 km sans aide, pouvait tenir 8 km. Donc on ne courait pas plus vite, mais nos capacités à tenir une performance étaient amplifiées.

Jay Weidner: Et les temps de réaction? Ils étaient améliorés?

Jason Rice: Nos temps de réaction dépendaient de nos capacités d’empathie intuitives. On était pas forcément plus rapide.

Jay Weidner: Vous étiez déjà dotés d’une capacité d’empathie intuitive, donc c’était superflu.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: C’est intéressant comme tout ça se conjugue. C’est très bien pensé.

Jason Rice: Oui. Il n’y avait rien de nouveau. On était des cobayes. Ce programme était bien développé et mûri.

Jay Weidner: Revoyons un extrait de la séance d’hypnose.

Séance d’hypnose

– Quand il parlait de changement, de quoi s’agissait-il? Des changements physiques?

– Les changements que j’ai vus le dernier jour, le procédé médical comportait des améliorations aux nanites.

– Qu’est-ce que ça veut dire?

– Des machines microscopiques…

– D’accord.

– … injectées dans le corps pour améliorer nos systèmes. Le corps entier était concerné.

– Tout est concerné?

– Tout est concerné.

– Oui, de quelle façon?

– C’était le protocole anti-radiation.

– D’accord.

– Une partie concernait divers poisons, améliorait la vue, l’audition, le système immunitaire, l’hypophyse, la glande pinéale.

– Le système glandulaire aussi?

– Tout entier.

– Faisant de vous des machines efficaces?

– Oui, de meilleure utilisation.

– Meilleure utilisation. Ont-ils dit pour quelle utilisation… ces machines efficaces?

– Non. Si ce n’est qu’on servirait hors planète.

– Hors de la planète. D’accord.

– Hors de notre système solaire.

Jay Weidner: Combien de soldats étaient formés avec vous?

Jason Rice: En tout, la Terre a fourni 24 000 soldats.

Jay Weidner: Tous de races différentes?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Et de sexe?

Jason Rice: Hommes, femmes, de tous pays.

Jay Weidner: De taille? Grands, petits?

Jason Rice: Toutes tailles.

Jay Weidner: Une race dominante, Chinois?

Jason Rice: Non. Rien de ce genre. Je ne connais que le programme MYLAB. Mais les autres pays font leur propre recrutement, formation, sélection. J’imagine que les autres pays ont reproduit ou copié des programmes très semblables au MYLAB. mais ils existent.

Jay Weidner: Combien étiez-vous dans votre unité?

Jason Rice: La plus petite unité était l’escouade. Elle comptait 8 ou 9 individus. Puis il y avait le peloton. Et il y avait quatre pelotons par compagnie, et deux ou trois compagnies par bataillon. L’organisation est très proche de l’ordre occidental de bataille.

Jay Weidner: D’accord. Vous êtes donc sur ce site d’entraînement. Vous connaissez le réplicateur de nourriture. Vous vous êtes brossé les dents avec ce nano-truc. Et voici le jour du briefing. Après un jour et demi. Ils annoncent un briefing.

Jason Rice: Enfin des réponses.

Jay Weidner: Comment était ce briefing?

Jason Rice: On est entrés dans un auditorium. Toutes les recrues de ma classe étaient là en même temps. Des paquets nous attendaient. L’auditorium était comme un amphi d’université avec des tablettes pliables le long des sièges… sans fantaisie, très basique. Mais sur chaque bureau, il y avait un paquet qui nous attendait avec des papiers à signer, des infos sur ce qu’on allait faire.

Le briefing a commencé. Le colonel responsable du régiment de formation est venu, il était Allemand et a commencé par dire qu’on nous avait convoqués ici pour nos talents, des aptitudes dont ils avaient besoin. Et qu’on allait servir de fer de lance au patriotisme, au drapeau, toutes ces choses qui plaisent à un jeune officier qui veut aider ce pays. On allait aider des planètes à se défendre contre une invasion extraterrestre.

Jay Weidner: Vraiment? Il était Allemand?

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Avec l’accent?

Jason Rice: Un fort accent allemand.

Jay Weidner: Vraiment? Ce n’était pas un militaire américain de l’armée américaine?

Jason Rice: Non…

J’ai aussi remarqué à ce briefing que pleins de gradés sur l’estrade étaient aussi Allemands, et qu’il n’y avait pas… tous avec un fort accent. Il n’y avait pas d’officier occidental ou européen sur l’estrade.

Jay Weidner: Wahouh. Ca a dû vous alerter tout de suite.

Jason Rice: C’était un signe, d’emblée.

Jay Weidner: Oui. Très intéressant. Et ensuite?

Jason Rice: Ils ont parlé des origines de leur programme sans mentionner les extraterrestres ou une aide extraterrestre.

Jay Weidner: Ouais. A eux tout le mérite.

Jason Rice: Oui.

Jay Weidner: Je m’en doutais.

Jason Rice: Ils n’ont rien dit du tout sur les civilisations dissidentes, ni rien sur la Cabale terrienne, ni rien de tout ça.

Ils ont parlé de l’argent qu’on recevrait après 20 ans et Retour, par virement quand on reviendrait. Ils devraient nous facturer l’hébergement et le couvert et une partie de l’équipement qu’on utiliserait. Mais à prix minorés.

Jay Weidner: Vraiment, vous deviez payer?

Jason Rice: Ils le déduisaient.

Jay Weidner: oh, mon dieu.

Jason Rice: Donc à la fin, on devait toucher ce gros chèque qui n’attendait que nous.

Rien sur l’effacement de mémoire.

Il a été question du 20 ans et Retour et du fait qu’au terme de notre service, ils avaient les moyens technologiques de nous faire régresser en âge et de nous renvoyer dans le temps à notre point de départ.

Jay Weidner: Vous alliez avoir 24 ans, et rentrer avec…

Jason Rice: Un nid douillet pour ma retraite.

Jay Weidner: Quelle vie géniale.

Jason Rice: C’est ce qu’ils disaient. Pas un mot sur l’effacement de mémoire ni rien.

Jay Weidner: Qu’avez-vous fait de l’argent en rentrant?

Jason Rice: (rires) Quel argent?

Jay Weidner: Ca alors, les Allemands vous ont menti?

Jason Rice: Ils nous ont menti. Vous imaginez.

Jay Weidner: Je n’arrive pas à y croire.

Jason Rice: L’histoire qu’ils ont présentée lors du briefing était incomplète. Elle ne contenait que peu d’informations. Ce qu’ils mettaient en avant, c’était plutôt de la propagande. Comme il était grand que nous rendions un service qui profiterait à nos familles, au pays, à la race humaine. Toutes ces conneries. Ces mensonges étaient leur propagande pour enrôler les gens.

Jay Weidner: Oui. Ca a marché.

Jason Rice: Bien sûr. Ils n’ont rien dit sur l’après, à la fin de notre entraînement. Comme Cortès brûlant ses navires, ils informaient nos familles qu’on étaient morts au combat. Donc même si on le voulait, on ne pouvait pas rentrer parce que nos familles nous croyaient morts. Soit ils ne rendaient pas le corps, dans ce cas il y avait un cercueil vide ou ils fournissaient parfois un clone. Ils fournissaient des clones pour que les gens aient un corps identique à celui qu’ils aimaient, pour l’enterrer. Donc aucun retour possible. On nous l’a caché. Ils n’ont rien dit à ce sujet.

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