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Dhimmis offerts en sacrifice et Dhimmis Kapos de l’islam politique conquérant

La France est confrontée à une vague de crimes et d’actes antisémites depuis près de 20 ans, ce fléau a bénéficié de protections politiques, judiciaires et médiatiques car les auteurs des crimes étaient issus de la « diversité » et ne pouvaient pas être présentés comme des bourreaux et restaient assignés comme les djihadistes à un statut de victimes ontologiques décidés par une bien pensance qui avait décidé de cacher et minimiser ces actes et ces crimes, mais aussi de terroriser intellectuellement quiconque osait avoir assez de zèle pour relater le réel si dérangeant.

Cette haine des juifs ne peut être comprise si on ne s’intéresse pas à la condition des juifs dans le monde arabe musulman.

Un décryptage historique est donc indispensable afin de comprendre la dynamique de cette haine, et au commencement il y avait les dhimmis, les « gens du livre » qui acceptaient de se soumettre moyennant un impôt et un contrat signifiant leur infériorité devant les musulmans pour ne pas être tués ou chassés.

Lorsqu’on s’intéresse de près au statut des dhimmis et notamment des juifs tout au long de l’histoire dans le monde arabe, il en ressort que les émancipations des juifs mais aussi des femmes dans le monde arabe sont étroitement liées, elles résultent de la rencontre avec l’occident.

Ces émancipations sont vues comme une humiliation, un danger pour un monde archaïque que beaucoup croyaient immuable.

Comprendre cela c’est avoir les clés de la compréhension du « revival » djihadiste, ainsi que pour le mouvement de fond islamiste qui étreint tous les pays musulmans et toutes les communautés musulmanes installées en Occident.

Toutes les observations rapportées à travers le monde musulman avant la création d’Israël, montrent un statut juif qui est celui de paria des sociétés arabes hormis quelques juifs de cour utilisés pour les bons services de princes.

Le juif est vu comme un être diminué qu’on rabaisse et maltraite régulièrement, comme pour la femme, son émancipation représente une modernité destructrice.

Son éventuelle réussite, le fait qu’il puisse traiter d’égal à égal avec son ancien dominant sera décrite comme une arrogance.

Ne pas faire l’effort de comprendre ce qu’était le statut de dhimmi dans le monde arabo musulman, ne permet pas d’appréhender l’antisémitisme actuel.

Du Maroc au Yémen, en passant même par l’Egypte et l’Irak, berceaux du prétendu âge d’or de la tolérance, pendant des siècles les Arabes ont considéré les Juifs comme des êtres inférieurs.

A ce titre, les Juifs devaient marcher pieds nus dans les villes et les villages.

Un sultan est allé jusqu’à inventer une demi-babouche obligatoire qui une fois enfilée permettait au talon de râcler le sol. Il était interdit aux juifs de monter un cheval, d’être armés pour se protéger, de sortir de leur quartier; leur parole n’avait aucune valeur devant les tribunaux.

Ils étaient régulièrement dépouillés, pillés, razziés, rackettés, bastonnés (huit cents coups sur une simple dénonciation de voisin), soumis à l’arbitraire.

Les enfants arabes leur jetaient des pierres. Les adultes les assassinaient pour un rien.

Ils n’avaient pas le droit de se défendre, le faire entraînait leur mise à mort.

En Afrique du Nord, alors que les Juifs accueillirent la colonisation comme une possibilité de délivrance, d’émancipation, ou d’occidentalisation, beaucoup d’arabes frustrés de cette « arrogance » redoublèrent leurs tueries.

Pire encore, on doit à la propagande nazie, qui s’était infiltrée du Maghreb à l’Irak, des pogroms d’une rare violence.

Dans les années 30, en Algérie, dans les cinémas d’Alger, on se lève et on applaudit lors des bulletins d’informations où Hitler apparaît.

Un homme d’affaires envisage même de commercialiser des paquets de cigarettes avec une svatistka sur les emballages.

Pour couronner le tout, de beaux esprits ont tenté d’imposer l’idée que l’harmonie a été rompue par la création de l’État d’Israël.

On comprend vite qu’il n’en est rien: la haine viscérale envers les juifs venant de musulmans existait dès les premières cohabitations.

Waleed Al Husseini déclarait en 2016: « Quand à la dimension anti juive dans l’islam, elle est historique et spirituelle, devenue un habitus social. Elle s’exprime donc en Europe où les musulmans doivent coexister de nouveau avec des juifs mais cette fois, citoyens de pleins droit comme eux, ce qui n’était pas le cas quand ils vivaient dans des pays musulmans jusqu’à la colonisation.
Cette égalité de droits et de statuts entre juifs et musulmans est difficile à accepter pour eux.»

Ça n’est pas le sionisme et la création d’Israël qui sont à l’origine de l’antisémitisme musulman mais l’antisémitisme musulman qui a obligé à la création d’Israël.

Réécrire l’histoire pour masquer le danger qu’on ne veut pas laisser voir deviner, voilà ce à quoi nous sommes confrontés.

Les élites politiques et financières européennes ont décidé d’anticiper les désirs des islamistes et d’offrir leurs peuples pacifiés et sécularisés à l’intolérance et au suprémacisme musulman en échange d’accords commerciaux et de violences limitées.

Ils sont aidés en cela par des militants naïfs bercés aux fables idéologiques et au palestinisme social qui sert d’explication facile à la violence des « banlieues » dont l’antisémitisme est un des fers de lance.

Le palestinisme européen découle de cette manipulation visant à renverser la charge historique.

Les gauches européennes mais aussi des partis de centre droit de type démocrate chrétien, ont épousé aveuglément la cause palestinienne en piétinant de façons malhonnêtes et perverses les vérités historiques et les réalités du terrain.

Les héritiers de la gauche qui avait collaborée par pacifisme, qui rêvaient d’une Europe fédérale avec Hitler, se retrouvent à soutenir le Fatah qui n’est qu’un clone des mouvements nationalistes arabes qu’ils ont soutenu au moment des indépendances, faisant fi des minorités juives et même chrétiennes au nom de la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes!

Des mouvements panarabistes calqués sur le pangermanisme avec trois composantes structurelles que sont le nationalisme, le socialisme et un islam identitaire fort.

Tous les régimes panarabistes ont produit des islamistes, en réalité s’ils combattaient les leaders religieux trop ambitieux, ils les gardaient sous leurs mains afin de se poser en seuls recours acceptables.

C’est exactement ce que fait le Fatah avec le Hamas.

Pire, beaucoup de nazis furent accueillis en Syrie et en Égypte après la seconde guerre mondiale et furent proches des pouvoirs en place et conseillèrent les dictateurs arabes sur la question juive et sur le conflit avec Israël.

Une grande pudeur étreint nos humanistes européens lorsqu’il faut évoquer le sort des juifs lors des indépendances musulmanes.

Lois antijuives des pays arabes

Juifs exilés de l’intérieur, qui subissaient depuis l’avènement de l’islam l’interdit théologique de l’enseignement de l’arabe vont subir les lois d’arabisation forcée dans les administrations et les transactions commerciales.

Spoliations, assassinats, pogroms, pillages de leurs biens, expropriation de leurs propriétés immobilières.

L’installation de communautés musulmanes en Europe occidentale, où le niveau de vie confortable et les propositions sociales séduisantes sont un attrait non négligeable, voit l’introduction d’une relation basée sur la défiance. Une défiance envers les lois démocratiques, républicaines, égalitaristes et basées sur la liberté, la modernité et le progrès qui sont l’essence de notre civilisation.

Il est difficile d’accepter des principes constitutionnels qui ont bouleversés les sociétés d’origine où selon la propagande orientaliste reprise par les islamistes, les musulmans vivaient en harmonie avec les juifs, c’était Al Andalus de Casablanca à Islamabad!

Pas le vrai Al Andalus qui était un apartheid mettant en pratique le suprémacisme musulman mais celui vivrensembliste vendu par des propagandistes du multiculturalisme avant l’heure.

Un mythe créé de toute part, qui voulait dénoncer l’antisémitisme européen en inventant une tolérance en Espagne musulmane afin d’en faire un modèle à l’intention des européens.

Cette propagande mensongère est aujourd’hui utilisée par les islamistes qui mettent en avant une trahison des juifs qui auraient été leurs protégés face aux fourriers inquisiteurs chrétiens.

Le refus et la résistance à nos principes philosophiques et à nos valeurs héritées des lumières se manifestent chez une grande partie des musulmans des sociétés occidentales et notamment en France par l’importation de cette haine du juif mais aussi ce refus de l’émancipation de la femme.

L’enjeu principal est de desserrer la tenaille totalitaire qui empêche ces vérités d’être connues du grand public afin qu’il comprenne ce à quoi nous sommes confrontés.

Nous connaissons le premier manche de la tenaille qui est islamique et djihadiste.

L’effroi causé par la barbarie djihadiste donne une image faussement benoîte de l’islamisme quiétiste ou pas.

L’autre manche totalitaire est celui de ceux qui interdisent de relater ces vérités et qui pratiquent le terrorisme intellectuel.

Pour comprendre qui ils sont, il suffit de jeter un regard sur les processus des conquêtes arabes sur les populations chrétiennes en orient qui ont développé des stratégies diverses face aux conquérants musulmans.

Les populations chrétiennes agressées par les conquérants musulmans mirent en oeuvre des stratégies variées : défense, collusion ou collaboration.

Le jihad transforma en civilisations islamiques des peuples chrétiens arrivés à l’apogée de leur puissance et de leur rayonnement intellectuel.

Minées par le doute et l’angoisse, ces sociétés agonisèrent et finalement se résignèrent à disparaître. Réduisant leurs représentants à d’infimes minorités, l’islam détruisit ou confisqua leur grandiose héritage artistique et archéologique.

Récemment dans l’histoire contemporaine, le Liban connut ce triste sort après que des chrétiens maronites de gauche prirent fait et cause pour des réfugiés palestiniens qui s’allièrent avec les musulmans libanais pour semer le chaos et faire basculer le pays dans la guerre civile.

Le Liban est passé de pays chrétien prospère à pays pauvre fragmenté par le communautarisme religieux.

Les antagonismes juifs et chrétiens ont longtemps empêché l’émergence de ces vérités qui apportent un éclairage pertinent sur les événements auxquels nous sommes confrontés, et permettent de saisir cette expression si juste d’Alexandre Del Valle lorsqu’il affirme que :

 « les coupeurs de langues font le service après vente des coupeurs de têtes ».

L’enjeu des prochaines années sera de marginaliser les « coupeurs de langue », les dhimmis qui masquent leur lâcheté en tolérance ou en légalisme de salon alors qu’ils se réclament de partis politiques qui refusent et ont toujours refusé d’appliquer les lois lorsqu’ils étaient aux responsabilités.

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