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De la binationalité au complexe de l’amalgame, la France fait l’autruche et ne recèle aucune possibilité d’alternative

Ces Français expatriés si contents d’avoir quitté la France

Plus de 5 millions de Français binationaux, dont un tiers vivent à l’étranger…

Depuis peu le débat sur la double nationalité bat son plein… Il est vrai que Marine le Pen en fait tout un plat au cours de sa campagne…! Elle insiste notamment sur les franco israéliens qui devront choisir être français ou israéliens…  Cela ne touche que très peu d’individus, dont la plupart ont gardé leur nationalité française, tout en vivant en israël… Mais si on regardait un peu les chiffres de la « double nationalité »…

Une étude métropolitaine

Pour établir le chiffre de 3,3 millions de binationaux, Le Monde et plusieurs autres médias, s’appuient sur une note de l’INED (enquête TeO) qui indique que les doubles-nationaux représentent 5 % de la population de France métropolitaine âgée de 18 à 50 ans, parmi lesquels 90 % sont immigrés ou descendants d’immigrés.

De cette étude, il est pourtant impossible de déduire que 3, 3 millions Français sont effectivement binationaux. D’abord parce que, comme le précise Patrick Simon, chercheur à l’INED, il s’agit de déclarations qui ne reflètent pas toujours la possession effective en droit d’un autre passeport, surtout, parce qu’il s’agit d’une étude sur les 18-50 ans de métropole. Dans les évaluations qui en sont découlées, l’outre-mer a comme d’habitude été oubliée, mais surtout la France à l’étranger. Or pour le phénomène de binationalité, les millions de Français à l’étranger comptent beaucoup.

Pour affiner cette évaluation, revenons sur l’histoire de la binationalité.

Les enfants d’immigrés, premiers binationaux du 20ème siècle

Au début du 20ème siècle, c’est l’immigrant et ses enfants qui produisent le binational. Le premier se naturalise. Les seconds deviennent français à leur majorité s’ils sont nés de deux parents étrangers, et dès la naissance si l’un des deux parents est déjà né en France. Mais si le pays d’origine dit qu’ils restent leurs ressortissants, ils héritent d’une double nationalité.

Qu’y peut la France ? Rien. Mais elle s’en fiche ! C’est l’expression de sa souveraineté – seule la République décide qui est Français. Et elle le fait indépendamment des lois et des desiderata d’États étranger, guidée par le principe d’égalité, qui est un puissant facteur d’intégration.

La binationalité progresse avec l’égalité homme/femme

Le phénomène se développe ensuite au rythme des progrès de l’égalité homme femme.

Avant 1927, une femme épousant un homme d’une autre nationalité perdait sa nationalité ; elle prenait celle de son mari qui seul la transmettait aux enfants. De nombreuses femmes françaises devenaient ainsi étrangères par leur mariage, perdaient leur emploi si elles étaient fonctionnaires, le droit de divorcer si elles avaient épousé par exemple un Italien ; leurs enfants, même nés en France, étaient étrangers.

En 1927, la loi permet à une Française épousant un étranger de conserver sa nationalité et de la transmettre à ses enfants nés en France. En 1973, elle peut la transmettre à ses enfants nés à l’étranger.

Comme l’égalité homme femme progresse dans beaucoup d’autres pays, le mariage a de moins en moins d’influence sur la nationalité des femmes. Les enfants de couples mixtes naissent de plus en plus avec deux nationalités, celles de la mère et du père.

Les binationaux à l’étranger au cœur de la nationalité française

Les Français installés à l’étranger peuvent depuis longtemps voir leurs enfants naître binationaux dans les pays qui comme les États-Unis ou le Canada, déclarent nationaux tous les enfants nés sur leur sol. Ils peuvent aussi se naturaliser à l’étranger et rester français. Mais surtout, vivant à l’étranger, souvent ils se marient avec les habitants du pays où ils habitent. Ils sont donc nombreux à avoir des enfants binationaux de naissance.

Quand on y réfléchit bien, la binationalité à l’étranger remonte à l’origine même de notre législation de la nationalité.

C’est d’abord en pensant aux enfants nés de Français à l’étranger, particulièrement en Angleterre, que le Code Civil institue, en 1803, la filiation paternelle comme mode principal d’attribution de la nationalité française à la naissance.

L’article 10 du code civil, tel qu’il est écrit, « tout enfant né d’un Français en pays étranger est français », force d’ailleurs nos juristes à en déduire que cette règle s’applique a fortiori à l’enfant né en France d’un père français.

De la plus récente étude de l’INSEE sur la présence française à l’étranger on peut déduire que plus de 3 millions de Français résident en dehors des frontières. Environ 50 % d’entre eux -et probablement plus- sont binationaux.

Ainsi arrive-t-on à un total d’environ 5 millions de Français binationaux, dont un tiers vivant à l’étranger.

Au-delà des chiffres

Par la filiation, puis par le sol, par la naturalisation enfin par le mariage, la binationalité n’a cessé d’accompagner le développement de notre nationalité, d’augmenter notre nombre et notre influence dans le monde.

C’était le programme de Napoléon, repris par des générations de dirigeants républicains : par le sang, le sol, la résidence ou le mariage, tout lien avec la France faisait Français, à égalité avec tous les autres.

Ils avaient confiance en la France, en la force de ses valeurs et de leur message. Ils la voyaient comme elle l’est en réalité toujours, présente en Europe, mais aussi outre-mer et dans le monde. Et pas simplement enfermée, ramenée au territoire métropolitain. (http://weil.blog.lemonde.fr/)

Comment le changement va-t-il s’opérer?

La position de Marine Le Pen face aux  4 millions de binationaux algériens est claire : « Elle soutient que la France connaît une «explosion» du nombre des binationaux, dont celui des Franco-Algériens, qui seraient «près de 4 millions» ».

La présidente du FN s’inquiète aussi que «les mêmes citoyens participent, en raison de leur pluri-appartenance, à des élections majeures dans des pays différents».

«L’échec patent de la double nationalité, poursuit Marine Le Pen, s’est affiché jusque dans diverses rencontres sportives récentes, à la suite desquelles de jeunes Français binationaux ne brandissaient pas notre drapeau tricolore, mais la bannière d’une autre nation.»

Le problème de la binationalité franco-israélienne faite des vagues

Le nombre de Franco-israéliens inscrits au Consulat de France est d’environ 75 000, sur un total estimé à 150 000 vivant en Israël sous différents statuts.

On est loin des 4 millions, mais plus encore surgit le débat des parlementaires binationaux. Combien sont-ils ? Nul ne le sait.

Mais les bancs de l’Assemblée nationale et du Sénat comptent nombre d’élus possédant une double nationalité. Et la révision constitutionnelle pose un lourd problème de conscience à ces Franco-Algériens, Franco-Grecs ou même Franco-Chiliens. « Il y a environ 60 députés binationaux (sur 577) », a récemment affirmé le député LR Meyer Habib — lui-même Franco-Israélien —, même si aucun registre n’existe. Pour un élu, la double appartenance ne s’avoue pas toujours, tant la « suspicion » est parfois entretenue.

Bariza Khiari, vice-présidente PS du Sénat, et Franco-Algérienne, se déplace ainsi en Algérie en mission officielle avec un visa. « Pour plus de clarté », confie la sénatrice qui n’a qu’une crainte avec le projet de déchéance de nationalité : le regard un peu plus suspicieux sur les binationaux. « Le risque d’amalgame existe alors que je ne suis ni dans le déni ni dans le reniement de mes identités », poursuit-elle en se disant « profondément blessée ».

Tout comme Kheira Bouziane : « C’est déjà rare une cérémonie de voeux où l’on ne me demande pas d’où je viens », soupire la députée PS de Côte-d’Or. Elle aussi n’a pas renoncé à sa nationalité algérienne héritée de ses parents. « Le tri, on sait où ça commence mais pas où ça s’arrête ! », alerte la socialiste…

Ils sont au gouvernement, avec une double nationalité (non européenne)

La franco- Marocaine / Najat Vallaud-Belkacem (Porte parole au gouvernement).
Elle est née au Maroc en 1977, de père marocain et mère marocaine. Son père part travailler en France, elle le rejoint en 1982. Je ne sais pas quand elle a obtenu la nationalité française, mais aujourd’hui elle a la double nationalité : marocaine et française.

Le franco-Algérien : Faouzi Lamdaoui (Conseiller du Président)
Né en Algérie, arrivé en France à l’âge de 10 ans. Il a maintenant la double nationalité franco-algérienne. Faouzi Lamdaoui était le chef de cabinet Ne François Hollande dans le dispositif de campagne de l’élection présidentielle de 2012. Il est maintenant l’un des conseillers du Président de la République.

La Franco-Canadienne Axelle Lemaire 
Élue en 2012 députée de la troisième circonscription des Français établis hors de France (Europe du Nord) et secrétaire nationale du Parti socialiste aux droits de l’Homme, elle est secrétaire d’État chargée du numérique dans le gouvernement Valls I depuis le 9 avril 2014. Le 26 août 2014, elle est reconduite dans ses fonctions dans le gouvernement Valls II, où elle défend le projet de loi pour une République numérique, puis dans le gouvernement Cazeneuve.

La Franco-Marocaine Myriam El Khomri
Née le 18 février 1978 à Rabat. Membre du conseil national du Parti socialiste à partir de 2008, elle est élue conseillère de Paris dans le 18e arrondissement la même année. Le 26 août 2014, elle est nommée secrétaire d’État à la Politique de la Ville puis, le 2 septembre 2015, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

Et les amalgames pour noyer le poisson…

Certains journalistes ont aussi parlé d’Audrey Azoulay
Audrey Azoulay, née à Paris en France, dans une famille juive marocaine originaire d’Essaouira, est la fille du journaliste, banquier et homme politique André Azoulay, conseiller du roi du Maroc Hassan II à partir de 19915, puis de Mohammed VI, et de la femme de lettres Katia Bram.
Conseillère du président de la République François Hollande, chargée de la culture et de la communication de 2014 à 2016, elle est ministre de la Culture dans le second gouvernement de Manuel Valls et celui de Bernard Cazeneuve.

Bien qu’issue d’une famille juive marocaine, elle ne semble pas détenir une double nationalité…
Pourtant, dénonçant une «marocanisation de la vie politique française», Alger a été le théâtre d’une véritable levée de boucliers après la nomination à l’Elysée de la fille de l’ancien conseiller du roi du Maroc.

Nous voici devant le véritable problème…

A la devise française « pas d’amalgame » le monde oriental répond par une suite de controverses liées uniquement à des amalgames… Résultat, la France d’aujourd’hui et Marine Le Pen en tête, se soumet face à la menace djihadiste qui ne fait que croître, puisqu’elle fait partie intégrante de la culture et de la politique des pays musulmans. Soyons francs, une fois pour toute!

Alors « pas d’amalgame » … Tout dépend du point de vue avec lequel on contemple la situation.

Le courage de Trump qui met fin à la langue de bois

Qui aura le courage en France de procéder comme Trump et de définir exactement quels sont les représentants du danger islamiste qui déferle actuellement sur l’Europe?

D’ailleurs, Donald Trump n’est pas franchement intéressé par l’Hexagone. Pour preuve, en février 2016, déjà, dans un entretien à « Valeurs actuelles », il s’était livré à des réflexions souvent approximatives ou exagérées. « Malheureusement, la France n’est plus ce qu’elle était, et Paris non plus. Il y a des quartiers dont on a l’impression qu’ils sont devenus hors la loi », avait-il déclaré.

Lors d’un meeting en Floride en citant une discussion avec un ami, il fait passer un message clair. «Un ami voulait se rendre en France, il y a trois ou quatre mois (…) Je lui ai demandé: Tu as aimé la France? Il m’a dit: je n’irai pas en France» avait raconté Donald Trump avant d’ajouter, «ils ne vont pas m’aimer pour dire ça, mais regardez ce qui s’est passé à Nice. Vous avez vu ce qui s’est passé hier avec le prêtre? […] La France n’est plus la France.»

Donald Trump juge la situation française « catastrophique » sur le plan de la sécurité. Pour le républicain nouvellement élu, la France serait « mis en péril par le terrorisme ».

«Si j’avais été au Bataclan, j’aurais tiré. Je serais mort peut-être, mais j’aurais dégainé.» Donald Trump dans Valeurs Actuelles

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