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Cours de KABBALE N° 17 : Le Tarot du Sépher de moïse

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Les lames du livre de Thoth, les arcanes majeurs du Tarot du Sépher de Moïse®.

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Dans leur immense sagesse, nos grands Hiérophantes de l’ancienne Égypte, nous ont laissé une Thébah Macrocosmique : les Tables de la Loi ( que vous retrouverez dans la Véritable Histoire d’Adam et Ève enfin dévoilée), et une Thebah cabbalistique Microcosmique, les lames du livre de Thoth, appelées familièrement le Tarot.

Chacun pourrait se dire, puisque le travail est fait pourquoi vouloir réinventer l’eau chaude ?… Mais ce serait oublier un peu vite la nécessité de l’épreuve d’une Pensée Juste en Vertus que la conscience doit éprouver pour parvenir à l’harmonie et au confondement avec les Lois de la Table originelle ; ce qui nécessite une construction individuelle volontaire que doit être chaque Thebah de chaque âme-de-vie :  » Je-suis-celui-qui-se-crée-lui-même « 

Ceci se traduira par cette habilité d’une redoutable subtilité qui consiste à recevoir les lames du livre de Thoth, le Tarot qu’à la condition que celui qui reçoit ce plan soit capable de relier à sa source de Connaissance, chacune de ces lames (arcanes majeurs ou mineurs) pour en faire une construction spirituelle homogène et harmonieuse entre ce qui est en bas et ce qui est en haut. Ce qui implique la connaissance et la maîtrise des Nombres puissances.

Cette redoutable épreuve est celle du bâtisseur qui construira soit une cabane à lapin, soit un Temple grandiose (celui des millions d’années de la tradition de l’ancienne Egypte) qui fera que chaque lame devient le symbole parfaitement maîtrisé dans son développement par Nôah, de la Puissance (Nombre) dont l’essence et les principes sont contenus dans les Tables de la Loi,

Se contenter de l’une les Tables de la Loi sans l’autre (les lames du livre de Thoth et sa sublime cabbale) c’est faire une oeuvre inachevée, puisqu’elle ne relie pas le Haut et le bas, comme s’efforce de le faire un Temple ou une Cathédrale.

Cette maîtrise dans l’épreuve, qui procurera à l’Arche son pouvoir magique si particulier et qui lui donnera ce haut niveau vibratoire en résonance avec les lois de la Providence, aura pour tonalité absolue dans sa manifestation la fameuse Loi de Maât : Juste de pensée, juste de parole, juste d’action, au centre du cercle d’émanation, celui de l’Éternel Moment Présent.

Ainsi tant qu’une seule lame, un seul arcane, un seul Nombre principe n’est pas parfaitement harmonisé dans la conscience de Nôah, avec la Puissance subtile qu’elle représente, au point que par sa simple évocation il parvienne à relier immédiatement ce qui est en bas avec ce qui est en haut, la Thebah ne sera pas en mesure d’affronter le déluge ; car si la structure en permet la flottabilité, encore faut-il la remplir des richesses qu’elle doit véhiculer par delà le recyclage (nouveau cycle) annoncé d’une évolution vers le grandiose et le divin.

L’Enseignement des Tables de la Loi, ( que vous retrouverez dans la Véritable Histoire d’Adam et Ève enfin dévoilée), pour ceux qui le reçoivent sérieusement, en faisant les efforts et le travail nécessaires, a pour première vocation de développer les sens spirituels, (ceux qui sont au-dessus des sens organiques et qui nous distinguent de l’animal) qui, sans cet Enseignement et les exercices qui en découlent, resteraient durablement atrophiés, ce qui a pour conséquence directe d’hypertrophier les cinq sens organiques de la nature égotique et animalière de l’individu.

La maîtrise des lames du livre de Thoth, (les arcanes du Tarot) c’est l’exercice pratique qui permet la construction du corpus métaphysique que doit réaliser celui qui, parvenant au développement de ses cinq sens divins (ceux qui sont au-dessus des sens spirituels), accède à l’ouverture du puissant vortex de l’Éternel Moment Présent dans l’état duquel il pourra éprouver par un Verbe Vivant la Haute Magie de ce trope : Je-suis-celui-qui-se-crée-lui-même, ce qui lui fera découvrir en deuxième temps, les lumières subtiles et les véritables nourritures spirituelles de l’âme-de-vie que renferme cet Enseignement Universel, ainsi que ses cinq sens divins grâce auxquels il accèdera à la supraconscience.

Les quantités de pierres, les matériaux et les outils sont disponibles aux pieds de l’oeuvrant, le plan de la cathédrale est entre les mains du bâtisseur, à ce dernier de faire preuve de volonté, de courage, d’effort et de compétence sans lesquels rien ne peut s’édifier. Plus l’architecture spirituelle (les Connaissances) sera élevée, plus l’édifice sera majestueux et grandiose.
J’insiste sur le fait que l’une, la Cabbale Mère qu’est la Thébah du livre de Thoth, ne va pas sans l’autre, l’Enseignement complet des Tables de la Loi.

Au terme de ce VIème chapitre, pour ceux qui seront pleinement entrés dans les richesses de l’Enseignement de ces Tables de la Loi, je crois utile de le relier maintenant correctement avec les lames du livre de Thoth, dans l’ordre et la cohérence que nous délivre le Sépher de Moïse, afin de permettre à l’oeuvrant de se mettre en harmonie vibratoire avec le Grand Oeuvre de la Providence grâce à une pratique assidue d’une Pensée Juste en Vertus et en action dans l’épreuve du Verbe Vivant, par la révélation duTarot du Sépher de Moïse.

Arcanes Majeurs du Tarot du Sépher de Moïse ®
Lame du livre de Thoth, le Nombre :
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Tarot du Sépher de moïse®, arcane majeur du livre de Thoth :
le Fou, Nombre 0, lettre hébraïque Thau.
Le Nombre 0.
Tarot d'Oswald Wirth (JPG)
Le Nombre Zéro, le Fou, qui, contrairement à l’idée véhiculée habituellement par l’ensemble du Tarot profane, n’est pas le Nombre 22, mais le Nombre 0. Ce Zéro, à l’image du Fou vagabond de la lame du livre de Thoth, a sa place partout en général, et nulle part en particulier ; c’est l’infini Chaos du non manifesté de l’Océan de l’énergie originelle des pensées du Divin Créateur ; le Noun de la cosmogonie de l’ancienne Égypte, dont la première lettre de ce nom le “N” était représentée par un hiéroglyphe formant un trait ondulé symbolisant la vibration originelle… C’est sous cette lettre “N” que le livre pour sortir au jour (habituellement connu sous le nom de livre des morts de l’ancienne Égypte), désigne les épreuves de l’âme-de-vie sous le nom d’Osiris N., cette lettre qui si proche de l’Aleph hébraïque, lettre qui sera attribuée au Bateleur le Un, qui n’est pas le créateur mais le principe de création.

Dans l’Ennéade Héliopolitaine le Zéro est Toum ou Atoum. Le Zéro est donc le médiateur plastique protéiforme duquel tout ce qui sera créé tirera son énergie, comme il est indiqué lors du premier chapitre des Tables de la Loi au premier Jour de la Création. C’est la fin qui précède tout début, car ce qui sera fut, et c’est aussi ce qui terminera la fin d’un cycle qui va de l’Alpha à l’Oméga. Le Zéro est l’infini par excellence, celui qui contient Tout en principes indifférenciés et en simultané dans un Éternel Moment Présent.

Le Nombre Zéro c’est l’inconscient de l’incréé, car comme nous avons eu mainte fois l’occasion de le voir, tout ce qui existe a une conscience d’être, au moins celle des limites de sa propre existence et de la conservation de celle-ci, qui la fera interagir avec son environnement qui se différencie d’elle-même. Cet inconscient sera, dans chaque création, inversement proportionnel au niveau de conscience, ce que nous indique le parcours du Zodiaque sacré du chapitre V.

Comme la Raison absolue, ne peut pas être autre chose que la Vérité Absolue, cette Raison absolue n’est donc que l’attribut du Divin Créateur : le Tout ; par voie de conséquence tout ce qui se différencie de Lui, étant par nature perfectible et donc imparfait, sera obligatoirement doté d’une partie plus ou moins grande d’inconscient. Ceci permet de comprendre que le Nombre Zéro est partout sans être spécifiquement limité. Le Nombre Zéro est l’infini duquel provient la naissance d’une manifestation ; comme il sera l’infini qui servira de réceptacle à la fin de cette manifestation ; parcours balisé par l’Alpha et l’Oméga, de A à Z, (l’Azoth des alchimistes), le début sans début pour une fin sans fin. Le Nombre Zéro est ce concept d’indétermination ou d’incertitude si cher à Heinsenberg dans le milieu quantique, et qui fera que la raison (certitude) aura toujours la nécessité d’être confrontée à la foi (incertitude) pour que s’active la perfectibilité qui élargit le champ de conscience par l’analogie de ses contraires. Dans Dogme et rituel de haute magie, Eliphas Levi, parlant de cette lame du livre de Thoth, écrivait :

Résumons maintenant toute la science par des principes. L’analogie est le dernier mot de la science et le premier mot de la foi.

L’harmonie est dans l’équilibre, et l’équilibre subsiste par l’analogie des contraires. L’unité absolue, c’est la raison suprême et dernière des choses. Or cette raison ne peut être ni une personne ni trois personnes : c’est une raison, et c’est la raison par excellence. Pour créer l’équilibre il faut séparer et unir : séparer par les pôles, unir par le centre. Raisonner sur la foi, c’est détruire la foi ; faire du mysticisme en philosophie, c’est attenter à la raison.
La raison et la foi s’excluent mutuellement par leur nature et s’unissent par l’analogie. L’analogie est le seul médiateur possible entre le visible et l’invisible, entre le fini et l’infini. Le dogme est l’hypothèse toujours ascendante d’une équation présumable.

Pour l’ignorant c’est l’hypothèse qui est affirmation absolue, et l’affirmation absolue qui est l’hypothèse.

Il y a dans la science des hypothèses nécessaires, et celui qui cherche à les réaliser agrandit la science sans restreindre la foi : car de l’autre côté de la foi il y a l’infini.

On croit ce qu’on ignore, mais ce que la raison veut qu’on admette. Définir l’objet de la foi et le circonscrire, c’est donc formuler l’inconnu. Les professions de foi sont les formules de l’ignorance et des aspirations de l’homme. Les théorèmes de la science sont les monuments de ses conquêtes.
L’homme qui nie Dieu est aussi fanatique que celui qui le définit avec une prétendue infaillibilité. On définit ordinairement Dieu en disant tout ce qu’il n’est pas.

Nous retrouvons en synthèse poétique, la définition du Nombre Zéro dans le Tao-Tô-King, cette autre Thebah acclimatée à une autre tradition, mais qui se nourrit à la même source : la Sapience Hermétique universelle :

Le Tao est le vide, mais le vide est inépuisable. C’est un abîme vertigineux. Insondable. De lui sont sortis tous ceux qui vivent. Eternellement, il émousse ce qui est aigu, dénoue le fil des existences, fait jaillir la lumière. Du rien, crée toute chose. Sa pureté est indicible. Il n’a pas de commencement. Il est. Nul ne l’a engendré. Il était déjà là quand naquit le maître du ciel.

Chaque Nombre est une abstraction spirituelle qui se manifeste sous la forme d’une vibration qui sera son verbe. Ce verbe spécifique est la Lettre qui en symbolise le son (la nature vibratoire spécifique) et dans laquelle nous retrouvons toutes les subtilités qui caractérisent ce Nombre Puissance. Cette Lettre sera celle, – avec les vingt et une autres, qui constitue la structure symbolique des Tables de la Loi, je veux parler de l’alphabet hébraïque, dont nous avons vu qu’il s’agit des Medou-Neter ou l’écriture hiéroglyphique de l’ancienne Égypte représentés, dans l’alphabet hébraïque, sous une forme cursive mais qui n’en reste pas moins l’expression des Puissances (Nombres) -, qui signent chaque manifestation d’un Nom de pouvoir.

La signification hiéroglyphique de chacune des Lettres de l’alphabet hébraïque fait l’objet d’interprétations multiples plus ou moins heureuses ; pour ce qui est de la Thébah du livre de Thoth, le Tarot du Sépher de Moïse, je m’en tiendrai au remarquable travail de reconstitution du sens originel qu’a effectué notre génial Fabre d’Olivet, dans son ouvrage La langue hébraïque restituée, et son chapitre sur le vocabulaire radical ou série des racines hébraïques. Nous avons vu que grâce à cette reconstitution si judicieuse et si éclairée, nous avons pu dégager de sa gangue d’ignorance l’extraordinaire Enseignement des Tables de la Loi du Sépher de Moïse qui n’est en rien comparable à la Genèse Biblique ; il convient donc de conserver la signification de chaque Lettre attribuée à un Nombre, suivant ce sens originel, ce qui permettra d’éclairer l’un par l’autre.
Ainsi, une série de Nombres pourra être traduite en lettre, ce qui nous révélera les Noms de pouvoir qu’elle contient, son Verbe Vivant si utile dans les invocations ; et un mot, un Nom pourront inversement se résumer en une suite de Nombres qui révéleront les puissances tutélaires dont ils sont le verbe (vibration) manifesté. Bien qu’il serait trop long de développer les multiples applications de ce qui précède, je signale à toute fin utile, que la meilleure utilisation des lames du livre de Thoth, ne se fait pas, comme le font les tireurs de cartes, ou les diseuses de bonne aventure, en étalant celles-ci sur une table, mais dans la translation du verbe en Nombres et du rapport de ces Nombres entre eux et par paire (analogie des contraires). Pour en comprendre les interactions il suffit de savoir que le verbe qui se manifeste dans le monde successif, a sa correspondance en Nombres dans le monde du simultané de Éternel Moment Présent. L’interprétation des correspondances (similitudes) qu’il y a entre ce verbe et ces Nombres puissance, se fait par analogie des contraires dans le microcosme des manifestations hétérogènes afin de remonter à la source du Macrocosme de Éternel Moment Présent homogène. Chaque Nombre devant être relié à sa ou ses lames correspondantes ; lame qui réunit symboliquement les déclinaisons d’un Nombre puissance sur les plans Mental, Zodiacale, Planétaire. En partant d’un verbe, d’un nom, d’un mot, cela permet de pouvoir utiliser plusieurs fois une même lame dans un Nom, un mot une phrase afin d’obtenir un oracle d’une plus grande précision que celui que l’on obtient par le simple étalage des lames lors d’un tirage, avec la limite de ne pouvoir utiliser chaque lame qu’une seule fois dans ce tirage.

Le Nombre Zéro a pour lettre hébraïque le Thau, nom divin Thechinah (gratiosus ).
Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche chuintante. Les anciens Égyptiens, en le consacrant à Thoth dont ils lui donnaient le nom, le regardaient comme le symbole de l’âme universelle. Employé comme signe grammatical dans la langue hébraïque, il est celui de la sympathie et de la réciprocité. Quoiqu’il ne tienne point un rang particulier parmi les articles, il paraît néanmoins trop souvent à la tête des mots, pour qu’on ne doive pas soupçonner qu’il était employé en cette qualité dans l’un des dialecte égyptiens, où sans doute il représentait la relation Aleph-Thau. Son nombre arithmétique est 400.
Tarot du Sépher de moïse®,
Le Fou, nombre 0

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