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Comment les psychopathes fabriquent des tueurs en série pour gagner leur guerre

Les junkies d’Hitler

En 1938, un laboratoire allemand met au point une nouvelle forme ultrapuissante de méthamphétamine, commercialisée sous le nom de Pervitin. Ses propriétés en font immédiatement un best-seller : la Pervitin est euphorisante, elle donne des forces, et ne coûte presque rien.

Mais ce médicament vendu librement à la population allemande, intéresse très vite la Wehrmacht, gonflée à bloc par les projets de conquête d´Adolf Hitler. Les atouts d´une telle pilule miracle n´échappent pas aux médecins militaires, qui décident de tester la Pervitin sur leurs soldats. C’est alors que commence une distribution massive de comprimés dans tous les corps de l´armée, jusqu´aux plus hauts cadres du Reich. Mais en pleine Seconde guerre mondiale, la Pervitin et ses nombreux avantages deviennent rapidement une bombe à retardement…

Armes de guerre pharmacologiques

La guerre contre les esprits est parfois plus qu’une métaphore.

Une fois militarisées, les innovations apportées par les neurosciences et la recherche pharmacologique permettent d’envisager des armes radicalement nouvelles. Certaines sont déjà employées sur le champ de bataille en Irak, et, au nom de l’antiterrorisme, les recherches se poursuivent tous azimuts en utilisant une brèche de la convention sur les armes chimiques. Sans que certains scientifiques aient conscience des responsabilités qu’ils assument.

La pharmacologie de guerre est inéluctable. C’est du moins le constat qu’établit l’Association médicale britannique (BMA) dans son récent rapport sur l’utilisation de médicaments comme armes.

Il y a déjà une quarantaine d’années que les médicaments sont étudiés pour leurs possibilités de transformation en armes de guerre.

Du célèbre LSD au gaz BZ, diverses drogues militaires ont été testées sur les humains ; le gaz CS a été utilisé à grande échelle durant la guerre du Vietnam. Bonfire, un programme soviétique secret, a tenté de transformer en armes des hormones humaines responsables de certaines des principales fonctions du corps. On ne compte plus les produits chimiques utilisés lors des interrogatoires, ni les diverses substances psychoactives ou paralysantes employées pour inhiber les transmissions nerveuses, infliger la douleur ou causer des irritations.

En raison de la nature extrêmement technique de ces recherches, les débats sont restés confinés aux organismes spécialisés dans les armes non conventionnelles, comme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le Harvard-Sussex Programme sur les armes chimiques et bactériologiques et l’organisation Pugwash. Cependant, la révolution des connaissances dans les sciences de la vie a transformé du tout au tout les attentes et les capacités des militaires en matière d’armement biochimique.

Les neurosciences modernes ouvrent des perspectives inimaginables

On sait désormais reprogrammer des molécules pour qu’elles ciblent certains mécanismes régulant le fonctionnement neuronal ou le rythme cardiaque. Ce qui relevait de l’expérience lourde est de plus en plus informatisé, et les composés bioactifs les plus prometteurs peuvent être identifiés et testés à une vitesse prodigieuse. Ces prouesses, qui font les beaux jours des « jeunes pousses » pharmaceutiques et offrent des espoirs de traitement pour des maladies jusqu’ici incurables, intéressent aussi les militaires.

Comment la drogue transforme les soldats en machines de guerre

Des Vikings aux terroristes, de tout temps l’homme s’est démonté le cerveau pour avoir le courage de faire la guerre.

En novembre 2008, 10 membres du groupe militant islamique Lashkar-e-Toiba ont mené une série de 12 attaques terroristes à travers la ville de Bombay, faisant 164 morts et 300 blessés. Suite aux ravages causés, ils ont réussi à repousser des centaines d’agents issus des forces spéciales les mieux entraînées d’Inde pendant près de 60 heures – avant d’être finalement tués ou capturés.

Les membres de Lashkar-e-Toiba avaient suivi des mois d’entraînement commando et faisaient partie d’une unité de combat d’élite. Mais surtout, ils étaient complètement défoncés. Des tests sanguins ont révélé que la majorité de ces hommes consommaient de la cocaïne, du LSD et des stéroïdes. Il est désormais évident que la drogue leur a permis de repousser toute une armée pendant deux jours, sans boire ni dormir, alors même que certains d’entre eux étaient gravement blessés.

Dans son nouveau livre Shooting Up, l’historien polonais Lukasz Kamienski démontre que consommer de la drogue pour améliorer ses capacités militaires est une tradition vieille comme la guerre.

En effet, si les assaillants de Bombay étaient dopés aux substances psychotropes, ils étaient bien loin d’être les premiers : les guerriers-fauves entraient en transe grâce aux champignons hallucinogènes, les guerriers incas se maintenaient éveillés grâce aux feuilles de coca, les soldats de la guerre civile américaine étaient dopés à la morphine et la Wermacht carburait au speed.

Dans les années 1980, l’historien John Keegan a répondu à la question « Pourquoi les soldats se battent-ils ? » par trois réponses : « incitation, coercition, narcose ».

Si Keegan a par la suite jugé cette théorie trop simpliste, Kamienski fait valoir que, en plus de l’incitation à combattre via des entraînements déshumanisants et de la coercition exercée par les nations pour que les gens se battent en leur nom, la « narcose » peut être comprise de façon littérale : pour tuer, il faut se mettre dans un état d’esprit différent.

Les drogues peuvent pousser les soldats à commettre des actes qu’ils seraient incapables d’effectuer en temps normal : elle les dépouille de leur humanité et les transforme en véritables armes de combat.

« La preuve anthropologique démontre que nous ne possédons pas d’instinct de combattant », m’a expliqué Kamienski par téléphone depuis la Pologne. « Il est difficile de franchir la limite qui nous rend capables de tuer d’autres êtres humains. Le but est de transformer un civil en un soldat capable de tuer sans souffrir de séquelles psychologiques ».

Des nazis à Daesh, 5 drogues de combat

Après la pervcitine dont on parle dans la vidéo ci-dessus… Voici :

La Benzédrine : Approuvée par Churchill

Histoire : Commercialisée aux Etats-Unis en 1933, la Benzédrine est initialement mise en vente pour traiter les troubles respiratoires, mais son effet stimulant est vite découvert. De l’inhalation, les consommateurs passent à l’absorption de comprimés, appelés les « Bennies » et souvent accompagnés d’alcool ou de café. Absorbée par les aviateurs anglais durant la Seconde Guerre mondiale, la Benzédrine a aussi sans doute été utilisée durant la guerre du Vietnam. Des artistes comme Jack Kerouac ou Miles Davis en étaient également friands.

Effets : Augmente l’énergie, la bonne humeur, l’attention (et selon les artistes, la créativité).

Effets secondaires : Addiction, perte d’appétit, affaiblissement à long terme.

La Scopolamine : Le souffle du diable sur les cartels colombiens

Histoire : La scopolamine est normalement utilisée pour lutter contre la maladie de Parkinson ainsi que dans le traitement de certaines douleurs digestives et gynécologiques, en soins palliatifs ou dans la prévention du mal des transports. Mais une fois modifiée, elle peut devenir une des drogues les plus dangereuses du monde. Du temps des Incas, lorsqu’un chef de tribu décédait, on s’en servait pour tuer toutes ses maîtresses. Durant la Seconde Guerre mondiale, la scopolamine aurait servi de sérum de vérité. Aujourd’hui, elle est employée par les cartels colombiens, qui l’appellent Burundanga ou « le souffle du diable ». Sous l’emprise du Burundanga, les exécutants obéissent aveuglément aux ordres de leurs chefs. Elle facilite également les vols, puisque les victimes perdent toute volonté et ne se rappellent pas de l’agression.

Effets : Élimine tout libre arbitre.

Effets secondaires : Provoque d’intenses hallucinations pendant la prise. Autres conséquences : amnésie, pertes de conscience et insomnies. A forte dose, l’intoxication peut être mortelle.

L’info en + : En septembre dernier, deux femmes de 42 et 59 ans ont été interpellées à Paris pour avoir dépouillé plusieurs personnes en utilisant une substance proche de la scopolamine.

Le Captagon : La drogue des djihadistes

Histoire : Ce médicament créé en 1963 est initialement prescrit pour soigner les troubles de la concentration, l’hyperactivité, la dépression et la narcolepsie. Il est depuis 1986 classé dans la liste des substances psychotropes par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Sa production a explosé au début des années 2000. Jusqu’en 2011, le principal lieu de production était la Libye. Le Captagon est aujourd’hui très utilisé par les djihadistes de Daesch. La petite pilule blanche est même devenue un vrai moteur de l’économie de guerre. Elle est également très prisée par les membre d’Al-Nosra et les soldats de l’Armée syrienne libre (ASL) sur le front syrien.

Effets : Abandon du sentiment de peur, de peine ou de douleur. Le psychiatre libanais Ramzi Haddad, interrogé par Reuters, explique que le Captagon donne « un sentiment d’euphorie. Tu deviens bavard, tu ne manges pas, tu ne dors pas, tu ne manges pas et tu es plein d’énergie ».

Effets secondaires : Extrême fatigue et trous de mémoire.

L’info en + : Vendus entre 5 et 20 dollars, les cachets de Captagon continuent d’enrichir l’État islamique. L’EI n’a jamais été aussi prospère : d’après le Centre d’analyse du terrorisme, son patrimoine est de deux milliards deux cents millions de dollars. Les taxes, elles aussi, sont en hausse : l’EI ponctionne 50 % du salaire des 60 000 fonctionnaires, pour des recettes comprises entre 500 et 600 M$/an.

La Ritaline : Pour les pilotes de drones américains

Histoire : Le méthylphénidate a été synthétisé pour la première fois par le chimiste suisse Leandro Panizzon en 1944. C’est en hommage à sa femme Rita qu’il donne le nom de Ritaline au médicament qu’il crée par la suite. Adepte du dopage, Rita adorait s’en envoyer une pincée avant ses matchs de tennis (coucou Petr Korda). D’abord prescrite pour lutter contre la dépression et la narcolepsie, la Ritaline devient à partir des années 1960 le principal traitement pour soigner l’hyperactivité. Elle est utilisée depuis la Seconde Guerre mondiale pour l’armée américaine. En 2002, en Afghanistan, des pilotes de chasse US ont tué plusieurs soldats canadiens qu’ils avaient pris pour des talibans. L’enquête a révélé qu’ils avaient pris de la Ritaline, prescrite pour les maintenir éveillés plus de 12 heures.

Effets : Energie et concentration au max, fatigue envolée.

Effets secondaires : Maux de tête, insomnies, nausées.

L’info en + : La Ritaline est de plus en plus utilisée par les étudiants du monde entier pour assurer lors des exams. En France, sa consommation a progressé de 70 % entre 2008 et 2013. ( source)

Vietnam: une armée de drogués

La guerre du Vietnam a été l’occasion pour les militaires américains d’un véritable festival de la défonce. A fins d’automédication, pour tenir face à l’ennui et aux terribles conditions du terrain et du champs de bataille, ils consomment massivement divers stupéfiants, faciles à se procurer et peu coûteux.

Dans son ouvrage « Shooting Up, a history of drugs in warfare« , Lukasz Kamienski reprend les estimations de l’administration américaine publiées en 1974: 92% des soldats déployés au Vietnam consomment de l’alcool, 69% de la marijuana, 38% de l’opium, 34% de l’héroïne, 25% des amphétamines et 23% des barbituriques.

Alors que les drogues sont considérées comme de simples médicaments pendant les deux conflits mondiaux et la guerre de Corée, distribués en quantités énormes aux hommes, les mentalités ont évolué et ces produits sont désormais totalement illicites. Les autorités militaires tentent de lutter contre le fléau de la dépendance, sans avoir les outils nécessaires pour des dépistages efficaces.

Les médias vont progressivement aborder le sujet. En 1968, le Washingtonian affirme que 75% des soldats sont accrocs.

John Steinbeck IV lance le mythe d’une armée de drogués, sous le titre « l’importance d’être défoncé au Vietnam« . Ce récit s’amplifie surtout en 1971 avec le US News and World Report qui présente la marijuana comme « l’autre ennemi au Vietnam« , juste avant que Newsweek ne publie une photo d’un casque de GI accompagné d’une seringue.

Rapidement, les mêmes médias s’interrogent sur les conséquences à long terme de cette consommation de drogue au Vietnam. On commence à craindre que les vétérans ne reviennent avec ces mauvaises habitudes et ne les transmettent aux autres Américains.

Newsweek explique ainsi le 5 juillet 1971 que:

L’héroïne a explosé sur nous comme une bombe atomique. Il y a dix ans, même trois, l’héroïne était une drogue de perdant, une aberration qui touchait les noirs et les minorités aux cheveux longs. Maintenant, tout ça a changé. De bons garçons juifs sortent du bois de même que des gamins mormons, des Japonais américains et toutes sortent de classes moyennes laborieuses idéales.

La drogue est perçue comme une arme entre les mains de l’ennemi. Elle devient la cause des échecs militaires au Vietnam et l’épée de Damoclès qui pèse sur l’ensemble de la société américaine. Le président Nixon s’empare du phénomène en déclarant une guerre à la drogue. Un moyen pour le chef de l’Etat de détourner l’attention du public des problématiques stratégiques, au profit d’un grand combat pour la santé publique. Désormais, tous les boys devront être dépistés avant de rentrer au pays et s’ils sont positifs, devront subir une cure de désintoxication express sur place. Les soldats qui se droguent sont rendus responsables de la situation stratégique.

Rien ne laisse pourtant penser que cette consommation de drogue avait des effets négatifs sur les capacités des soldats au combat. A l’époque, un psychologue militaire, le lieutenant colonel Larry H. Ingrahm note que les soldats qui se droguent ne le font pas au moment où ils auront besoin de tout leur esprit:

Les soldats ne sont pas des idiots. Ils connaissent les dangers qu’il y a à travailler avec des équipements lourds ou à aller au combat sans être opérationnels. Des individus qui menacent la sécurité du groupe sont souvent violemment exclus du groupe de combat. Au Vietnam, entre 1970 et 1971, il y a eu des problèmes de performances dus au retrait de l’héroïne, mais pas à l’addiction en elle même.

Pour cet officier, les différentes drogues consommées par les soldats leur permettent au contraire de maîtriser leur environnement et leur équilibre physique et mental: contrôle de la peur, aide à trouver le sommeil, ou au contraire à ne pas sombre dans celui-ci, amélioration des perceptions… Lukasz Kamienski note également que l’usage de ces drogues, souvent lors des permissions à l’arrière, est un rituel collectif qui permets aux membres du groupe de resserrer les liens qui les unissent.

La séquence médiatique décrivant une armée de drogués menaçant la santé des Américains, exploitée par le président Nixon, entraîne une marginalisation supplémentaire des vétérans lorsqu’ils rentrent au pays.

Selon l‘American Journal of Public Health volume 64 de 1974, il n’y a pourtant pas plus de consommateurs de drogues chez ces derniers au retour qu’avant qu’ils ne partent au Vietnam. Au contraire: avant leur déploiement au Vietnam, 11% des soldats prenaient de la drogue ; 43% le font pendant leur tour sur place ; et seulement 10% poursuivent au retour. (source)

Voir aussi :

L’ennemi caché – Le programme secret de la psychiatrie

Les médecins de la CIA, l’escroquerie de la psychiatrie et le contrôle mental

Narco-nazis : Hitler était toxicomane et les soldats allemands accros, affirme un livre

Les « BLACK PROGRAM »: le projet MK ULTRA/MONARCH – la Grande Préparation au nouveau monde nazi

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