A la Une Néonazisme

Comment a commencé à s’installer un régime fasciste aux Etats Unis

Cet article est ancien, je vous l’accorde, mais il retrace avec brio le cheminement des opérations et lois mises  en place…  Qu’y a-t-il de changé aujourd’hui…? Cela ne concerne plus seulement les Etats Unis…! Ainsi que nous prévenait Peter Knight dans son « secret des envahisseurs », nous sommes en plein dedans. Détails…

Tout commença un jour de septembre 2001.

Nous nous souvenons tous du choc ressenti, la première fois que nous avons vu les images des Boeing s’écrasant contre les tours du World Trade Center de New-York. Les images de la façade du Pentagone en flamme, ainsi que de la connaissance d’un quatrième avion de ligne qui, nous disait-on, avait dût s’écraser suite à la rébellion de ses passagers contre les pirates de l’air.

Il n’est pas nécessaire de reprendre l’attentat minute par minute, tout le monde connaît les évènements. Je ne reviendrais donc pas sur ce qui se serait passé réellement, et sur les absurdités de la version officielle tant elles sont nombreuses (pour en savoir plus, je vous invite à lire l’article « Attentat du WTC:La chronologie d’un complot »).

Je vais maintenant revenir sur un point très important, les nouvelles lois mises en vigueur par le président Georges BUSH Jr, suite à cette catastrophe.

On à tendance à les oublier, tant elles sont parût normales à l’époque.  

Et comme elles ne sont appliquées (pour l’instant) qu’aux Etats-Unis, les Européens n’y prête pas attention. Ils se disent que ce sont des lois antiterroristes, et c’est tout. D’autant plus qu’avec les attentats qui suivirent, dans le métro de Londres, puis à Madrid, cela a conforté la majorité des dirigeants de la nécessité de mesures de sécurité étendues et draconiennes.

Mais voilà, dès le départ cette nouvelle loi fît débat, et elle fût dénoncée par de nombreuses personnes. Des sénateurs, des membres du Congrès, des juristes…etc. Il y eu beaucoup de réserve vis-à-vis de la mise en place de cette structure sécuritaire et restrictive des libertés. En France, le public, qui connaît mal le système juridique Américain, n’y a rien vu d’anormal. Mais, pour commencer, cette loi fût mise en place de manière tout-à-fait arbitraire, et est contraire à la Constitution Américaine par certains aspects. Plusieurs personnalités ont réagis, à la télévision ou dans les journaux, mais dans l’atmosphère de peur qui régné dans le pays à l’époque, il n’ont quasiment pas était entendus.

Intéressons-nous de plus près au contenu de cette loi. C’est assez incroyable quand on voit ce qui y est écrit. Alors que cela est sensé protéger le pays des attentats, donc les Américains.

Les conversations téléphoniques et les échanges via internet sous surveillance.

Après le scandale du Watergate, le Congrès adopte, en 1978, le « Foreign Intelligence Surveillance Act », qui encadre les programmes de surveillance électronique à l’étranger. Cette loi stipule que toute demande pour placer un individu sous écoute doit faire l’objet d’une déposition devant un jury.

Même pour une procédure d’exception, le ministre de la Justice doit jurer sous serment que les communications à surveiller auront lieu entre des puissances ou des organisations étrangères et qu’elles ne touchent pas le citoyen Américain.

En 2002, le président Bush a signé un ordre exécutif qui autorise la NSA (National Security Agency) à mettre sous écoute une personne qui réside aux Etats-Unis sans contrôle judiciaire.

L’ordre peut être donné par le ministère de la Justice et la présentation d’une quelconque preuve de lien avec le terrorisme n’est pas nécessaire. Ainsi, le FBI a tous les pouvoirs pour rassembler une quantité considérable de renseignements à partir des communications téléphoniques ou numériques qui entrent et sortent du pays.

Ce programme est véritablement un abus de pouvoir. Rappelons qu’il faisait partie des chefs d’accusation contre le président Nixon peu avant sa démission. En 1967, la Cour suprême a indiqué dans un jugement, que la surveillance électronique par le gouvernement était illégale à moins qu’elle entre dans un nombre restreint d’exceptions que l’on retrouve dans la loi fédérale.

Alors que l’éternel débat sur le fait de trouver un équilibre entre liberté et sécurité préoccupe les Américains, des membres du gouvernement essaient de jouer sur les mots en disant « que celui qui n’a rien à cacher n’a rien à craindre ». C’est clairement de l’hypocrisie pur et simple !

A force d’encadrer, de contrôler la vie des Américains et de rendre permanentes certaines lois comme le « Patriot Act », le gouvernement fédéral détruit de lui-même tout ce que les Etats-Unis représentaient jusque-là.

Vers le concept de « homeland security ».

La riposte aux attentats du 11 septembre a été de déclarer la guerre à un ennemi invisible, par définition à un réseau difficile à identifier et à localiser clairement. L’évidente impossibilité de localiser et d’identifier un ennemi contre lequel une guerre est déclarée a eu pour effet la création de la catégorie « d’ennemis combattants » que nous examinerons plus loin. De même, elle a eu pour conséquence de multiplier les fronts de lutte en faisant du territoire, avec le concept de « homeland security », un espace de sécurité et un droit à la légitime défense et à l’intervention à l’autre bout du monde.

Le « homeland security » prévoit sa protection du territoire Américain à l’intérieur de ses propres frontières avec le déploiement de toutes les agences de sécurité, qu’elles soient fédérales ou militaires.

Ce concept reprend une vieille conception de l’ennemi développée vers le XVIIIème silècle. Celui de « l’ennemi de l’intérieur », créé pour filtrer les candidats indésirables et empêcher leur naturalisation. Représenté par l’étranger venu de l’extérieur. Ce terme signifie que l’ennemi se déplace de l’extérieur vers l’intérieur ou qu’il est déjà implanté soit clandestinement, soit de façon légale sur le territoire Américain. Il faut rappeler que depuis cette époque, l’idée de « l’ennemi de l’intérieur » a fait son chemin dans la mentalité Américaine et a revêtu un sens très « anti-patriotique ». Il a été employé régulièrement en fonction des contextes historiques, politiques et internationaux. Et représenté par des figures différentes telles que le gauchisme sous le MacCarthysme, ou le communisme pendant la guerre du Vietnam.

La technologie à la rescousse pour une surveillance et un contrôle permanent.

Le « homeland security » est en fait construit autour de l’idée de la localisation, de l’identification, de la surveillance, de l’expulsion ou de la suppression de l’ennemi infiltré.

Pour cela il prévoit la mise en place d’un dispositif combinant la surveillance de la vie publique et privée des individus, de leur mouvements et réseaux, le renforcement de la surveillance des aéroports et des ports maritimes, des lieux de travail, la protection des infrastructures critiques comme le réseau électrique et nucléaire et la lutte contre les armes chimiques, biologiques et nucléaires de destruction massive.

Ainsi que nous l’examinerons dans la dernière partie, tout en se focalisant sur l’intérieur, les techniques de surveillance et de contrôle du « homeland security » ont été externalisées. Notamment par l’extension des frontières au-delà de leur tracé traditionnel et par la mise en place d’un ensemble de surveillance électronique combinant des bases de données publiques et privées, dont l’objectif est de collecter toutes les informations possibles sur les individus, leur vie privée et leur déplacement.

Une réorganisation totale des services fédéraux de sécurité et d’urgence.

Cette mission est confiée au DHS (Department of Homeland Security) créé en 2003. Celui-ci est en fait un regroupement de 22 agences déjà existantes, telles que le INS (Immigration and Naturalisation Service) et le « Coast Guard » ou le « National Communication System » qui ont changé de ministère d’affectation pour intégrer ce nouveau ministère, obtenant ainsi des ressources financières importantes.

Cinq sous-secrétariats sont créés de la fusion d’anciennes agences dont le « Border and Transportation Security » chargé du contrôle des frontières et de la sécurité des transports réunissant l’INS, les douanes, la Garde Côtière et l’agence de la sécurité des transports. De même, le sous-secrétariat « Emergency Preparedness and Response » reprend l’ancienne FEMA (Federal Emergency Management Agency), chargée de gérer les conséquences d’un attentat ou d’une catastrophe naturelle, et le « National Domestic Preparedness Office » qui dépendait avant du FBI.

Avec « l’Information Analysis and Infrastructure Protection », le DHS crée son propre service de renseignement, en reprenant entre autres, deux agences qui étaient au sein du FBI. De même le DHS récupère le « Secret Service », qui s’occupe de la lutte contre la fraude fiscale et les trafics, et qui dépendait auparavant du ministère des Finances.

Des forces armées de plus en plus impliquées.

Le « homeland security » a aussi mobilisé les militaires, qui participent à la sécurité intérieure malgré la loi « Posse Commitatus » adoptée en 1878 et qui interdit à l’armée de s’occuper du maintien de l’ordre à l’intérieur du territoire Américain. Il faut rappeler ici que l’implication des militaires dans la défense du territoire, était envisagée dès la réorganisation de leur capacité à conduire des missions de « homeland defense » et de support aux missions civiles en 1999.

Les militaires participaient déjà sous forme d’une « Joint Task Force » (la JTF-6) à la surveillance de la frontière avec le Mexique et à la lutte contre la drogue. Depuis le 11 septembre, leur participation aux missions de sécurité intérieure se fait par le déploiement des soldats de la Garde Nationale pour la protection du Capitole, des aéroports, des ponts et des contrôles aux frontières ainsi que par la création en avril 2002, d’un nouveau commandement appelé « NORTHCOM » (Northern Command). Composé de 1000 hommes, le NORTHCOM a pour mission de fournir un soutien aux autorités civiles pour la protection du territoire national et la lutte contre les catastrophes naturelles. Outre le territoire Américain, ses zones de protection couvrent le Canada, le Mexique et une partie des Caraïbes. Le commandant du NORTHCOM est également celui du « NORAD » (North American Aerospace Defense Command) dont la mission est de surveiller l’espace aérien de l’Amérique du nord.

Un concept présent depuis longtemps dans l’esprit des militaires.

Il convient de rappeler que si le concept de « homeland security » a été popularisé avec les attentats du 11 septembre, il était depuis longtemps en vigueur dans les cercles politiques et militaires.

Les concepts « homeland security » et « Homeland defense » étaient employés par le Pentagone de manière courante.

Conçu par les militaires comme « la prévention, la dissuasion, la préemption des agressions pouvant être commises sur le sol Américain à l’encontre de la population et des infrastructures critiques », le « homeland security » faisait partie d’un système de défense pour faire face à un scénario catastrophe. Quant au « homeland defense », bien qu’il soit souvent confondu avec le « homeland security », il désignait la protection du territoire Américain contre les attaques de missiles et la prévention des actes terroristes comme les détournements d’avions en coordination avec le FBI et le Département d’Etat.

De même, il faut préciser que le projet de créer une agence fédérale réunissant différents organes destinés à protéger le territoire Américain est antérieur aux attentats. Il avait été évoqué au niveau parlementaire dans les propositions de loi portant sur la réorganisation des organisations chargées de lutter contre le terrorisme. Ainsi une proposition de loi de la Chambre des Représentants (HR 1292: Homeland Security Strategy Act de 2001) appelait la mise en place d’une stratégie pour la sécurité du territoire.

De même, la Commission sur la sécurité nationale au XXIème siècle, dans sa proposition (H.R.1158 National Homeland Security Act de 2001) proposait la mise en place d’une agence de « National Homeland Security » regroupant 12 agences de sécurité. Cette commission réunie sous Clinton pour réfléchir aux conséquences des attentats de New-York et d’Oklahoma, avait indiqué que le « homeland security » concernait les dangers et vulnérabilités à l’intérieur du territoire Américain.

La création du DHS a ainsi permis la mise en place des mesures déjà pensées mais présentées par l’administration Bush comme une réponse aux attentats du 11 septembre. Ce qui explique entre autres la rares critiques publiques à l’encontre de l’adoption de ces mesures exceptionnelles.

La priorité à la sécurité au détriment de la liberté.

L’impact de ces lois a été de rompre le fragile équilibre entre la sécurité et la liberté, au nom de la lutte contre le terrorisme et de limiter la liberté au profit de la sécurité. En fait, les Etats-Unis ont déjà connu dans leur histoire des périodes de peur où la priorité a été attribuée à la sécurité. La « Sedition Act » de 1798 a transformé en crime toute critique adressée au Président invoquant la lutte contre le danger d’infiltration de la terreur jacobine ou bien l’internement de 110 000 personnes originaires du Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale et la « McCarren Internal Security Act » de 1947, conduisant à l’emprisonnement de milliers de personnes suspectées de liens avec des organisations communistes (non pas en raison de leurs actes mais en raison de leurs discours privés ou publics), en sont des exemples.

Un président avec les « pleins pouvoirs » policiers et militaires.

Les manières employées par l’administration Bush pour faire de la sécurité une priorité absolue soulèvent de nombreuses questions liées tant à la constitutionalité des mesures adoptées, qu’aux changements que cela provoque dans la démocratie Américaine. Cette situation « d’Etat d’exception » caractérisé par l’abolition provisoire de la distinction entre le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire où le président en tant que commandant en chef ainsi que représentant de l’exécutif, se retrouve détenteur d’un pouvoir souverain, dont l’origine est la notion d’urgence liée à un état de guerre.

La détention arbitraire et les « tribunaux militaires d’exception ».

On la trouve dans le « Patriot Act », qui accorde au ministère de la Justice le droit de garder en détention les étrangers suspectés d’activités mettant en péril la sécurité nationale des Etats-Unis sans preuve tangible. Ou avec le décret présidentiel du 13 novembre 2001 créant les commissions militaires pour juger des étrangers accusés de terrorisme qui ne sont pas considérés comme des prisonniers de guerre comme le stipule la Convention de Genève, mais qui sont nommés « ennemis combattants ».

Le gouvernement s’est alors doté du droit d’annuler tout statut juridique d’un étranger suspecté de constituer un danger, en créant un « être juridiquement innommable et inclassable ». On est en droit de s’interroger sur la conformité de ces mesures. On peut reprocher le fait d’attribuer la priorité à la protection et la sûreté des Américains au détriment de la liberté des ressortissants étrangers alors que la Constitution prévoit les mêmes droits de défense à toute personne se trouvant sur le sol Américain. De même, en qualifiant les prisonniers étrangers « d’ennemis combattants », en organisant leur détention par un internement en dehors du territoire Américain à la base de Guantanamo sur l’île de Cuba, (ou dans d’autre centre de détention, répartit un peu partout dans le monde) où les principes de l’Habeas Corpus* ne sont pas appliqués et en les mettant au secret, le gouvernement s’attribue le droit de ne fournir aucune preuve matérielle de ses accusations et ne permet pas aux autorités judiciaires d’examiner leur dossier.

Des institutions complices.

Ceci est une fois de plus confirmé avec le refus de la Cour Suprême d’examiner la constitutionnalité du maintien du secret relatif à l’identité des personnes arrêtées depuis le 11 septembre 2001 appelées « ennemis combattants ». En réponse à la saisie des mouvements de défense des droits civiques qui critiquaient les arrestations et la mise au secret de prisonniers de porter atteinte au premier amendement de la Constitution, la Cour Suprême a autorisé le gouvernement à ne pas révéler le nom des détenus dans une décision du 12 janvier 2004.

Vers une instrumentalisation des organisations internationales.

Pour mieux comprendre le dispositif mit en place, il faut examiner la « stratégie de sécurité nationale » (NSS) de l’administration Bush, présentée le 17 novembre 2002. Suivant la règle fixée par le « Goldwater-Nichols Department of Defense Reorganization Act » de 1986 qui demande à chaque président de présenter au peuple sa stratégie de sécurité nationale, l’administration Bush a rendu un rapport qui se distingue des rapports présentés précédemment, par les moyens qu’il propose d’adopter contre le terrorisme. Tout en apparaissant optimiste sur l’évolution du monde qui irait dans le sens de la démocratie, l’objectif de l’administration Bush était en fait d’organiser une stratégie offensive sous couvert d’une attitude défensive.

Par cette stratégie, la politique Américaine apparaît à la fois agressive (guerre contre le terrorisme) et expansionniste (intervention et forces d’occupation dans des pays étrangers). Bien plus qu’un procédé de défense elle décrit un programme visant à remodeler l’ordre international en fonction du libéralisme économique et de ses intérêts. Aussi attribut-elle un rôle seulement économique à l’Union Européenne et au Japon (grand marché de consommateurs) et à l’OTAN un rôle différent qui finira par l’impliquer dans des missions « autres que ses missions traditionnelles », comme des interventions dans les conflits surgissant en dehors du théâtre d’opération Européen. Ce n’est donc pas une illusion de penser que les interventions des Etats-Unis pourraient un jour entraîner l’Europe dans une éventuelle guerre.

Un pays se donnant tous les droits pour la lutte « anti-terroriste ».

Pour mettre en place leur politique de changement du monde, les Etats-Unis se donnent le droit de pouvoir contrer les gouvernements dont les activités peuvent menacer leur sécurité et leur influence en affirmant clairement qu’ils n’hésiteront pas à agir seuls quand il le faudra et ne laisseront pas défier leur pouvoir militaire par une puissance étrangère.

Etablissant un lien entre le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, la NSS de 2002 prescrit un mélange de droit à l’action « préemptive », c’est-à-dire le droit de faire face à une attaque imminente et de droit à l’action préventive, (tels que le lancement de frappes avant toute agression, dès lors que les Etats-Unis estiment que la menace est réelle. Se manifestant sous l’appellation des « trois P » (prééminence, prévention et préemption), ce droit peut s’exercer par tous les moyens y compris les armes de destruction massive.

Les pays limitrofs des Etats-Unis contrains d’adopter leur façon de faire.

Suite aux attentats les autorités Américaines regardèrent différament la frontière qui sépare leur pays du Canada. En effet, du point de vue des Américains, et contrairement à leur vision du Mexique, le Canada n’était pas perçu comme constituant un danger pour leur sécurité. Mais le 11 septembre a modifié cette vision. Les autorités Américaines reprochèrent aux Canadiens d’être laxistes en matière d’immigration et critiquèrent vigoureusement leur politique d’asile et de naturalisation les jugeant trop libérales. Aussi, tout en restaurant les contrôles à la frontière nord en triplant le nombre des agents des gardes frontières (Border Patrol), l’envoi de la garde nationale et de la gendarmerie maritime, leur objectif était de faire pression sur leur voisin pour qu’il durcisse sa législation sur l’immigration et coopère en matière de lutte anti-terroriste. Ils firent de même avec le Mexique en renforçant davantage le contrôle des passages à la frontière si bien que les attentes pour l’inspection passèrent de cinq minutes à cinq heures pour les piétons, de deux minutes à quinze, pour les véhicules et vingt heures pour les camions.

Tout comme les Canadiens, les Mexicains coopérèrent en mettant en détention des personnes originaires des pays du Moyen-Orient et d’Asie Centrale, en renforçant les contrôles à leur frontière du sud dans l’Etat du Chiapas et en acceptant d’adopter les technologies d’identification et de surveillance imposées par leur voisin.

Un « protectionisme Américain » très selectif.

Mais les Américains ne tardèrent pas à se rendre compte que ce climat de méfiance vis-à-vis de leurs voisins constituait une entrave à l’ALENA. Car, la réponse sécuritaire des Américains équivaut à l’imposition d’un embargo au pays le plus puissant du monde sur lui-même. En effet, le renforcement des contrôles aux frontières a considérablement entravé la production et la circulation des marchandises. Dans ce contexte, la question était de savoir si il fallait restaurer les frontières traditionnelles, et décréter un moratoire sur l’immigration ou bien, en tenant compte des impératifs de l’ALENA, de pouvoir maintenir la libre circulation des biens et des personnes tout en instaurant un système de surveillance et de filtrage pour empêcher l’entrée des terroristes et des migrants illégaux.

Après une période d’incertitude, suite aux pressions du gouvernement Canadien et des milieux d’affaires, les Etats-Unis ont négocié en décembre 2001 avec le Canada un accord de 30 points appelé « Smart Borders », ensuite en mars 2002 avec le Mexique un accord de 22 points appelé « Border Partnership Action Plan ». Ces accords prévoient la création d’un espace de contrôle et de surveillance dont la mission est de protéger les frontières contre le terrorisme et l’immigration clandestine et de les maintenir ouvertes à la libre circulation des biens et des personnes autorisées. Pour cela ils mirent en place un dispositif combinant les technologies les plus sophistiquées de repérage et d’identification, avec les techniques informatiques de constitution et d’échange de fichiers.

Pour faire approuver ce plan par le Congrès, l’administration Bush fit voter en mai 2002 une loi sur le renforcement de la sécurité des frontières (Enhanced Border Security and Visa Entry Reform Act) qui vit augmenter de 2 milliards de dollars le budget des frontières et officialisé l’adoption des technologies de sécurité pour combattre le terrorisme et l’immigration clandestine.

En même temps, la loi a prévu une restructuration des agences en charge de la sécurité des frontières et de l’immigration. Les services de douanes et d’immigration (ICE) et de la police des frontières (Border Patrol) ont été regroupés au sein d’un même bureau, le BCBP (Bureau of Customs and Border Protection) relié à la « Border and Transportation Security Directorate », et intégrée au « Homeland Security Department ». Quant à l’ICE, qui était initialement en charge de deux missions, l’immigration et la naturalisation, il a été divisé en deux services différents. Le premier s’occupant uniquement des questions de naturalisation et de citoyenneté, et le second, des questions d’immigration et de frontière. On peut dire que cette réorganisation a renforcé les pouvoirs de la police des frontières en augmentant ses missions et ses moyens. Non seulement elle garda sa mission de protection des frontières mais en même temps elle pris en charge le contrôle des flux migratoires et la lutte contre le terrorisme.

Le nouveau président continu sur la lancée initiée par son prédécesseur.

Ce n’est pas seulement une « lutte contre le terrorisme », qui anime le Gouvernement Américains. Et ces lois mises en application et voulues par BUSH, et bien OBAMA ne les a pas abrogées.

Les médias ont fait des gorges chaudes du fait qu’il a fait fermer le centre de détention de Guantanamo. Mais il peut se le permettre. Il existe plusieurs centres répartis dans les différentes antennes de la CIA (Central Inteligence Agency), de par le monde. Où la torture est monnaie courante (je vous passe les détails, c’est ignoble).

Sans parler des camps d’internement de la FEMA (Federal Emergency Managment Agency), l’équivalent Américain de notre « Sécurité Civile », si l’on peut dire. Depuis quelques années, partout aux Etats-Unis, la FEMA réouvre et réaménage d’anciennes bases militaires desafectées, pour les transformer en « camps d’internement ». Et elle se sert aussi de terrains militaires abandonnés où elle fait construire des camps tous neufs. Tout y est: baraquements, WC, quartiers des surveillants, clôtures électrifiées (?) et stock de cercueils en plastique, 250 000 achetés pour l’instant (?), dans lesquels on peut mettre jusqu’à trois corps (?), tout dépend de la taille et de la corpulence des cadavres. Cela fait beaucoup parler outre-atlantique. Et quand les élus locaux, des maires, des sheriffs, ou des gouverneurs d’état demandent des renseignements sur les camps en question, les autorités leur répondent que « c’est pour emprisonner des terroristes ». Peut-être. Mais ce qui est très troublant, c’est le nombre et la capacité d’accueil de ces camps. Il y a plusieurs camps par Etats, et en tout, ils pourront contenir près de 15 millions de personnes (?). Il n’y a pas 15 millions de terroristes dans le monde (à Guantanamo, il y avait un peu plus de 4000 prisonniers au maximum).

Alors, la question que tout le monde se pose, est: « Pour qui sont ces camps d’internement? », et pourquoi avoir passé commande d’un nombre considérable de cercueil? (en plus des cercueils à grande capacité, pas des cercueils individuels). Avec l’épidémie de grippe H1N1 provoquée, les camps auraient-ils dût servir à recevoir des personnes « en quarantaine ». Et avoir de quoi « stocker » les corps des victimes, avant de les incinérer, pour éviter une prolifération de la maladie? Car dans certain camps, il y a des fours crématoires ! Alors, ces camps serviront-ils pour une prochaine « pandémie » organisée, ou serviront-ils à emprisonner les opposants au futur régime, qui est en train de se mettre en place?

D’autant plus que suite à (la prétendue) pandémie grippale, « l’état d’urgence » a était instaurée. Alors voyons ce qu’est « l’état d’urgence » aux Etats-Unis, qui du fait de son état sanitaire, est géré par la FEMA. Et cette dernière, comme nous l’avons vu plus haut, fait partie intégrante de la « DHS », le « Defense Homeland Security ». Les pièces du puzzle commencent à se mettre en place.

L’instauration de « l’état d’urgence » (sanitaire) aux Etats-Unis.

En octobre 2006, Bush a signé le « John Warner National Defense Authorization Act » (NDAA) pour l’année fiscale 2007 (également connu sous le nom de « Defense Authorization Act »). Le « NDAA 07 » est entré en vigueur le 17 octobre 2006.

Le « NDAA 07 » contient des directives spécifiques qui autorisent l’armée à prendre en charge le contrôle des fonctions normales de la police et des poursuites judiciaires au niveau fédéral et au niveau des états. Le paragraphe 1076 du « NDAA 07 » abroge le « Posse Comitatus Act » de 1878, qui interdit à l’armée de s’immiscer dans les actions du gouvernement civil ainsi que dans celui de la justice et des poursuites judiciaires. Le « Posse Comitatus Act » était un élément central pour le fonctionnement d’un gouvernement constitutionnel (d’autres mesures législatives précédentes avaient déjà entravé la substance du « Posse Comitatus Act ».)

L’essentiel des directives spécifiques du « NDAA 07 » (paragraphe 1076) est qu’elles s’harmonisent exactement avec les prescriptions du « National Security Presidential and Homeland Directive » (NSPD 51, HSPD 20) de Bush, qui sont entrées en vigueur le 9 mai. Selon la NSPD 51 le gouvernement constitutionnel est littéralement jeté aux orties, dans le cas d’un prétendu état d’urgence à la suite d’une catastrophe.

Si le président proclame l’état d’urgence, la NSPD 51 instore la loi martiale sous le commandement de la Maison-Blanche et du département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis. Elle suspend le gouvernement constitutionnel selon les directives du « Continuity in Government » (COG). Elle transmet au président et au vice-président des pouvoirs exceptionnels.

Les directives NSPD 51 sont en accord avec des lois et des règlements déjà existants, qui se rapportent à de prétendues attaques terroristes sur le territoire national et sur la proclamation de la loi martiale. Le paragraphe 1076 du « NDAA 07 » va beaucoup plus loin dans la définition du rôle de l’armée en cas d’état d’urgence suite à une catastrophe. Et définit pour l’essentiel les pouvoirs illimités délivrés au président et au vice-président en cas de mise en œuvre de la NSPD 51.

Le paragraphe 1076 du « NDAA 07 », a apparemment été introduit subrepticement au dernier moment (à la demande de la Maison-Blanche) comme annexe au paragraphe 333 dans le projet de loi, et contient les règlements pour « l’intervention des forces armées lors d’importants cas d’urgences publics ». Ce paragraphe est extrêmement clair. Il établit littéralement une situation de dictature, en facilitant les arrestations d’opposants politiques sans procédures judiciaires, la répression des manifestations publiques… etc.

En ce qui concerne les pleins pouvoirs pour le président et le vice-président, il prévoit tous les détails:

Le président « peut faire intervenir l’armée… pour rétablir l’ordre public et faire appliquer les lois des Etats-Unis ».

Un pouvoir illimité est accordé à la Maison-Blanche. Le président a le pouvoir de suspendre les administrations judiciaires civiles au niveau fédéral et de chaque état et d’instaurer à la place des tribunaux militaires, qui seraient alors chargés de tout réprimer: la « violence à l’intérieur du pays », « les meutes » (par exemple des manifestations publiques) ou « les conspirations », c’est-à-dire toute personne qui exprime une opinion différente, son mécontentement ou son opposition à l’administration en vigueur, parce que la constitution est abrogée.

Dans le paragraphe 1076, le point essentiel sont les actions contre les « ennemis nationaux » en opposition à une « défense » contre des attaques d’armées étrangères, qui relèvent de l’armée.

Ensemble, le NSPD 51 et le paragraphe 1076 définissent les contours d’une « dictature démocratique » aux Etats-Unis sous le commandement de la Maison-Blanche.

Mais nous n’avons pas affaire ici à un « régime militaire » ou un « gouvernement militaire » dans le sens courant du terme, où le pouvoir gouvernemental aurait été transféré au président et vice-président par les directives du NSPD 51. Ce qui est vraiment inquiétant, c’est plutôt l’engagement illimité et arbitraire de l’armée pour exercer les fonctions de la police et des poursuites judiciaires (en contournant le Congrès et le ministère de la Justice).

Un changement de régime qui ne dit pas son nom.

Je sais que ces relations aux lois, et le langage juridique peut rebuter. Mais il faut bien se rendre compte comme il est simple (enfin, lorsque l’on en a le pouvoir) de changer le régime d’un pays, rien qu’en faisant voter quelques lois (dès qu’il y a matière et surtout le prétexte). Qui, mine de rien, font que l’on passe du jour au lendemain, d’un pays démocratique à un Etat Totalitaire.

Parce que, il faut bien se rendre à l’évidence. Le fait que l’état d’urgence soit appliqué, retire aux lois existantes leur légitimité. Elles n’existent plus. C’est la loi « NDAA 07 » qui s’appliquerait et c’est tout.

Je vois votre indignation et je comprends votre surprise. Mais c’est bien en train de se passer à l’heure actuelle. En fait, pour ceux ou celles qui seraient un peu perdu, reprenons la chronologie du plan. Parce que, pour en arriver là, de « fils en aiguilles », ce n’est pas un hasard. C’était un plan étudié, définit et prévu à l’avance. Il a suffit de l’appliquer à la lettre. La logique de la peur du terrorisme (« il faut nous protéger »), et l’habituelle confiance en ses dirigeants (« le Gouvernement sait ce qu’il fait et ne veut que notre bien ») ont fait le reste.

Un plan simple et des individus qui ont les moyens de le mettre à éxecution.

Déjà sous Clinton, l’idée de consolider les pouvoirs de contrôle et de surveillance était présente, tant dans l’esprit des responsables militaires, que dans celui du grouvernement fédéral.

Quelques mois après la prise de pouvoir de BUSH, ce sont les attentats du 11 septembre 2001 sur New-York et Washington. Ils se produisent dès le début du mandat du président (pas de temps à perdre). Et pas n’importe quand, par rapport au contexte économique, (voir l’article: »Attentats du WTC: La chronologie d’un complot »). Tout découle du jour de la chutte des tours du WTC. A partir de ce moment, la machine est en marche et elle ne s’arrêtera plus.

Au mois d’octobre 2001 le « Patriot Act » est voté. L’intervention en Afganhistan décidée et entreprise avec succès. Le but n’est pas la lutte contre le terrorisme, ni de capturer Oussama Ben Laden, le but et l’implantation d’une force militaire. Afin d’assurer la main-mise des ressources du pays par des consortium privés. Et de protéger leurs infrastructures (pipelines de gaz et de pétrole) dans la région. De même en Irak un peu plus tard. Même schémas, même objectifs, même mesures.

Pendant ce temps, se produisent des attentats à Londres et Madrid. Beaucoup de zones d’ombre pour ceux-là, mais au niveau de la suspicion, ils sont occulté par ceux du 11 septembre. Dans plusieurs pays, la « version officielle » du 11 septembre est remise en cause par beaucoup.
Au sujet de Londres et Madrid, c’est le même procédé utilisé que pour la journée du 11 septembre. Ce jour là, il y avait comme par hasard un gigantesque exercice de réaction de l’aviation civile, de l’US AIR FORCE, et de l’AIR NATIONALE GUARD de différents états, ayant comme scénario de multiples détournements d’avions. Pour l’attentat de Londres, ce jour-là il y avait une simulation d’attaque à la bombe avec explosion dans le métro (personne n’en a jamais parlé dans les médias). Sans parler des poseurs de bombes, loin d’être des suicidaires fanatiques.

D’après les témoignages de plusieurs témoins, on voit que de nombreuses choses ne collent pas. Et pour les attentats de Madrid, il y aurait aussi des réserves à émettre, mais ce n’est pas le sujet de cet article. (Pour ceux qui pensent que cet attentat est lui aussi « bizarre », et bien ils ont raison. Pour l’anecdote, les attentats de Madrid ont eu lieu exactement 911 jours après les attentats du WTC. Véridique. Les initiateurs de ces complots utilisent très souvent ce genre de « signes », ou des dates ou des lieux d’actions qui ne sont pas choisit au hasard. Mais vous pouvez toujours y voir une coïncidence si vous voulez).

Les attentats de Londres et Madrid sont là pour « maintenir la pression » dans l’opinion publique (accepter sans rien dire le renforcement des mesures de sécurité) et pour les Etats (les inciter à rejoindre la coalition, à les conforter à y rester, ou ce sont des maneuvres beaucoup plus sournoises. N’oublions pas que la principale conséquence des attentats de Madrid fût le changement de majorité au parlement, suite aux élections quelques semaines plus tard. Le nouveau gouvernement socialiste retira ses troupes d’Irak. Un gouvernement socialiste en Espagne servait-il mieux les intérêts du plan?)

Petit à petit, la vie reprend son court. Les populations s’habituent de plus en plus à un « climat d’insécurité » (pas un journal télévisé sans que l’on nous parle de l’Irak ou l’Afganhistan). Les lois sont votées aux Etats-Unis, et des attentats ont lieux régulièrement. Les camps de la FEMA se construisent ou se rénovent.

Nouveau président aux Etats-Unis en 2009, c’est un Démocrate qui est choisi. Je dis bien « est choisi ». Les élections Américaines sont truquées depuis des années. Ce sont « les grands électeurs » qui votent pour élire le président, et il très facile de les corrompre (en politique, chacun à « un squelette caché dans son placard »). Il n’y a que la population qui croit encore élire son président.

Changement de politique, se dit-on, puisque c’est un Démocrate. Mais les présidents Américains ne font pas la politique par rapport à l’idéologie de leur parti, mais par rapport à celle qui à été prévue au préalable par le plan.

Il fallait trouver un remplaçant à BUSH, un qui « redore le blason » de l’Amérique. Alors, ils ont cherché à « assurer », comme on dit. Parce qu’ils arrivent à une moment critique, au niveau du plan. Et lorsqu’on voit les lois qu’il fait voter par le Congrès (à majorité Démocrate, soi-dit en passant), il y a de quoi avoir peur. Il fallait un beau parleur, un VRP de la politique. Ils ont choisit un candidat noir. c’était une sorte de « quitte ou double », mais qui a marché. Carismatique, élégant, un avocat. Très à l’aise avec les médias, un communicateur hors pair. Les noirs Américains l’adorent parce qu’il est noir, et si les blancs le critique, on peut facilement les taxer de racisme (c’est d’ailleur ce qui est en train de se passer).

Puis arrive avril 2009 et la « grippe porcine ». Pas la peine de vous rappelez les faits, nous venons de les vivres l’an dernier. Voilà, le président Américain dispose d’un prétexte valable aux yeux du public (une soi-disant pandémie) pour mettre en place « l’état d’urgence », sous couvert d’urgence médicale. L’objectif est atteint. Le pouvoir éxecutif détient tous les pouvoirs. Maintenant, ils peuvent passer à l’étape suivante, parce que, instaurer un régime totalitaire aux Etats-Unis n’est qu’une étape.

Les répercussions pour les ressortissants de l’Union Européenne.

Il faut savoir que, des accords de coopération sur un projet de création d’une aire de coopération transatlantique en matière de « liberté, de sécurité et de justice » d’ici 2014, était décidé.

En vue de réorganiser les affaires intérieurs et la justice des états membres « en rapport avec les relations extérieurs de l’Union Européenne ». Il faut préciser ici que le mandat d’arrêt européen qui résulte de cet accord, supprime toutes les garanties de la procédure d’extradition. Car, considérant comme conforme aux principes d’un Etat de droit toutes les dispositions juridique de l’état demandeur, le droit Américain serait immédiatement reconnut par les membres de l’U.E. Et les demandes d’extradition approuvées.

Aux Etats-Unis le « Military Commission Act of 2006 », permet de poursuivre et d’emprisonner indéfiniment toutes personnes désignées comme « ennemi », par le pouvoir exécutif. Cette loi concerne bien sûr les Américains, mais aussi tous ressortissants étrangers avec qui les Américains ne sont pas en guerre. Il y a poursuite comme « ennemi combattant illégal », sans la moindre preuve, simplement parce que le pouvoir exécutif vous a désigné comme tel. Les Américains qui se trouveraient dans cette situation, seraient jugés par des juridictions civiles. Pour les étrangers c’est différent. Ces derniers peuvent être jugés par des « Commissions militaires ». (Ceci n’accorde aucun droit à la défense.)

Cette loi n’a pas était remise en cause par l’administration OBAMA, ni même contestée par aucun pays Européens.

Ces « Commissions militaires », font vraiment « froid dans le dos ». Qu’on en juge:

– Une personne peut être reconnue « ennemi combattant illégal » (personne n’étant pas reconnue faisant partie d’Al Quaïda, des Talibans ou de forces associées) par « un tribunal compétent constitué sous l’autorité du Président ou de Ministère de la défense », avant, pendant ou après la promulgation du « Military commission Act of 2006 ».

En clair, si un tribunal Américain décide que vous êtes un terroriste, vous êtes qualifié de « ennemi combattant illégal », et pour tous les états de la planète, vous êtes un terroriste.

Le 109ème Congrès des USA, dans sa seconde session, du 3 janvier 2006, autorisa « le procès par commissions militaires pour violation des droits de la guerre, et d’autres motifs. » Et là, on entre de plein pieds dans le « totalitarisme pur et dur ».

– « l’accusé sera informé des charges pesant contre lui dès que ce sera réalisable »; La personne est donc détenue tant que c’est jugé nécessaire, sans qu’elle sache pourquoi.

Et, en plus, la commission peut décider que vous n’assisterez pas aux séances de votre procès. Que les aveux obtenus sous la torture seront valables devant la commission. Et que les preuves par « oui-dires » sont acceptées, et que les pièces qui vous accusent, ne vous seront pas communiquer parce qu’elles sont classées « secret-défense ».

Ces commissions peuvent prononcer des peines de mort, qui sont soumises au Président (il peut les approuver, les suspendre, les remettre ou les commuer).

Mais le pire, c’est peut-être les actes qui peuvent vous faire vous retrouvez devant de telles commissions.

– Article 950 b: « Délits – Les délits suivants seront passibles devant une commission militaire à tout moment et sans limite. »
« Meurtre de personnes protégées, l’attaque contre des civils, l’attaque contre des objets civils, et l’attaque contre la propriété protégée ». (En clair, vous cassez une chaise, vous pouvez être traduit devant une commission militaire pour terrorisme).

-Article 5: « Pillage – Toute personne sujette à ce chapitre qui, intentionnellement et en l’absence de nécessité militaire, se sera approprié ou aura saisi pour un usage privé ou personnel, sans le consentement d’une personne ayant l’autorité de permettre une telle appropriation ou saisie, sera punie devant une commission militaire. » (En clair, vous volez un grille-pain, vous pouvez être traduit devant une commission militaire pour terrorisme).

Mais ça ne s’arrête pas là. Sur les 28 délits recensés par l’article en question, étant passible de poursuites devant une juridiction militaire, beaucoup relève normalement des tribunaux civils: « Blesser intentionnellement, violer, commettre des abus sexuelles… »

En fait, le délit de « terrorisme » apparait dans seulement 2 articles: « Terrorisme », et « Fournir un support matériel au terrorisme ».

Enfin, « l’habeas corpus », ils s’assoient allègrement dessus. Il est dit: « Aucun tribunal n’aura juridiction pour entendre ou considérer l’ordonnance d’une « habeas corpus » engagée par ou au bénéfice d’un étranger détenu par les Etats-Unis qui a était determiné par les Etats-Unis comme ayant été normalement détenu en tant qu’ennemi combattant ou étant dans l’attente d’une telle détermination. »

Comme vous pouvez le voir, si les Etats-Unis ont décidé « d’avoir votre peau », il n’y a pas grand chose qui pourra vous sauver.

Oui, les choses changent aux Etats-Unis. Mais c’est pire qu’avant.

La liberté n’en menée déjà pas large, mais là, avec le rythme des lois et décrets qui subissent des changements radicaux, ça devient un véritable « rouleau-compresseur » qui ne va pas dans le bon sens. Intéressons-nous à leur façon de procéder avant de citer quelques exemples.

Pendant sa campagne electorale, OBAMA avait promit de faire diffuser sur internet les textes des futurs projets de loi, afin que tous les Américains soient au courant de ce qui est vôté au Congrès. Et bien, il n’y a toujours pas eu la moindre publication jusqu’à maintenant alors que les votes s’enchaînent à tout-va. Et de quel manière !

Lors du vote sur la « loi sur l’énergie », qui réforme le système sur le gaz et l’éléctricité, et bien les membres du Congrès ont reçu le jour même, un projet de loi de 300 pages ! Et s’ils ne s’étaient pas rebellés, ils auraient dût voter cette loi, sans même l’avoir lus ! Suite à une demande de report de séance, pour pouvoir lire le texte, la séance reprend dans la nuit.

Et alors qu’ils sont en discussion, les Congrèssistes se rendent compte que le projet de loi, qui doit partir à la bibliothèque du Congrès après le vote, et bien plus « gros »(?), que leur exemplaire. Ils regardent et se rende compte qu’il y a une centaine de pages supplémentaire dans le projet de loi, que bien sûr ils n’ont pas lu ! Après avoir fait part de leur mécontentement, ils obtiennent, à « l’arraché », une seconde interruption de séance. Où ils se rendent compte que plusieurs passages sont carrément « fasciste », il n’y a pas d’autre mot. Discussions, certains membres du Congrès en on presque les larmes aux yeux, de voir ce qui va être vôté.

(Pour donner un exemple, entre autres, il y est définit la notion de « crime d’occupation illégal ». En fait, une « police du réchauffement climatique » peut venir tout inspecter chez les gens.

Et si cette police trouve qu’il ne faut plus utiliser tel ou tel appareil, ou autre chose (il y a tellement de possibilité), et que la personne n’obtempère pas à l’injonction, quelle qu’elle soit. C’est une amende, ensuite c’est la prison si la personne continu de faire comme elle l’entend. Et si cela ne suffit pas, et bien on lui colle le « crime d’occupation illégal ». Et le citoyen américain qui vivait normalement, sans embêter personne, se retrouve INTERDIT D’HABITER chez lui ! Sa maison ou son appartement ne sont pas forcément saisie s’il en est propriétaire, mais, du jour au lendemain, IL N’A PLUS LE DROIT D’Y VIVRE. Tout ça pour avoir peut-être continuer d’utiliser un grille-pain ou une machine à laver. Il n’est pas saisie, mais comme il se retrouve SDF, il y a de forte chances qu’il perde son emploi, et que là, il se retrouve saisit parce que bien sûr, il ne peut plus payer son loyer.)

Alors, des membres du Congrès voyant ça, font discours sur discours en disant que c’est inadmissible. Une Congresswomen, aura même cette phrase: « ou nous choisissons la démocratie, ou nous choisissons la tyrannie ». Bref, il est trois heure du matin, et la loi est vôtée par les membres Démocrates, elle passe. (Vous pouvez voir cette épisode incroyable dans le documentaire vidéo « Fall of the Républic », « chute de la République », épisode 11, d’Alex Jones.)

Voilà pour le volet « comment on vote des nouvelles lois (fascistes) aux Etats-Unis et le président OBAMA est (bien sûr) un grand démocrate. »

Des forces de police qui se croient au-dessus des lois.

Les forces de police deviennent, elles-aussi, complètement cinglées. Quelques exemples (visibles en vidéo sur le site « HussarddelaMort »):

Une ambulance en service, transportant une patiente malade vers l’hôpital, se voit bloquer sur le bord de la route, avec contrôle des papiers, et pour l’ambulancier qui râle, un étranglement direct, plaqué contre l’ambulance, pour qu’il se tienne tranquille. Et tout ça pourquoi? Parce que l’ambulance avait doublé la voiture de police, tout simplement.

Dans une petite ville proche de Phénix, en Arizonna. Un soir d’été, il y a d’un seul coup un rassemblement de plusieurs dizaine de policiers, en tenue « anti-émeutes », casque, matraque, bouclier. Ils s’attroupent devant l’université et attendent. Il est vers 22 heures 30. Aux alentours, quelques personnes qui promènent leur chiens, se voit intimer l’ordre de rentrer chez eux: « Vous avez rien à faire là. Foutez le camps. Dégagez, rentrez chez vous ! »

Devant l’université, plusieurs étudiants sont descendus pour savoir ce qui se passe. Il y a un statu-quo qui dure environ 1 heure. Des promeneurs seront emmené « manu-militari » dans des camionnettes, sans raisons. Et des éléments, qui n’étaient pas du coin, ni des étudiants (comme par hasard, on remarque que c’est toujours les mêmes. Parce que c’est arrivé un peu partout, et en d’autres manières.) se mettent à « provoquer » les policiers. (Mais les témoins ne sont pas dupes, ils voient bien que c’est « bidon », toujours ce fameux « prétexte »). Et au bout d’une vingtaine de minutes de ce manège, les policiers chargent, carrément. Les quelques provocateurs? Non bien sûr, puisqu’il y a fort à parier qu’ils sont « dans le coup ». Non, ils chargent et se mettent à tabasser les étudiants, qui s’étaient attroupés, se demandant pourquoi autant de forces de police s’était rassemblée. Alors qu’il ne se passait rien. Absolument rien.

Il serait trop facile de mettre ça sur le compte de la simple « bavure », car ce genre de chose c’est produit en plusieurs endroits du pays. C’est une manière de faire comprendre aux citoyens que « ça change, alors vous avez intérêt à marcher droit ». Ce n’est ni plus ni moins qu’une maneuvre délibérée d’intimidation à grande échelle, pour disons le carrément, faire peur aux gens. Créer un climat propice à prévenir en empêcher dans les esprits, d’éventuelles résistances.

A New-York, en avril 2009, des retraités manifestaient dans la rue, pour se plaindre de leurs trop petites pensions. Vous avez tous déjà vu des manifestations en Amérique à la télé, ils tournent en rond avec leur pancarte, c’est plutôt bon-enfant. En plus là, des retraités, on est loin d’excités balançant des coktails Molotov. Et bien ils ont étaient chargés à cheval, par la Police Montée New-Yorkaise ! Avec les coups de matraques qui vont avec, bien entendu. Les journalistes présents n’en on pas cru leurs yeux. Même sous l’administration BUSH, ils n’avaient jamais vu ça.

Mais beaucoup de journalistes (passer-moi l’expression) « ferme leur gueule ». Ils voudraient bien faire des « papiers » sur différents sujets, mais on les menaces purement et simplement d’être viré. Et la situation économique étant catastrophique, tout le monde à peur de perdre son emploi. C’est comme avec les morts dût au vaccin de la grippe A. Les effets secondaires ne sont traités que par les chaines locales, les grandes chaines nationales n’en parlent pas. Le mot d’ordre est « black out total sur les informations sensibles ».

Vers une possible seccession des états du sud.

Cela risque bien d’arriver, vu la situation actuelle et le degré de mécontentement du peuple Américain. La perte de confiance vis-à-vis du pouvoir fédéral est sans cesse croissante. Et beaucoup de politiques, commencent à parler ouvertement d’une séparation et de se retirer de l’Union. A ce propos, il faut savoir que le Texas à le droit, à tous moments, de se séparer des Etats-Unis. C’est un de leur droit qui existe et qui est toujours en vigueur. Il y a fort à parier que le pays se dirige vers une crise intérieur majeure à tous les niveaux. N’oublions pas que faire seccession, les Américains l’on déjà fait une fois. La majorité des gens pensent que, comme c’est un noir qui est président, « ça change et tout va aller mieux ». Mais c’est en fait une illusion entretenue par les médias.

Une conclusion malheureusement exacte.

Ce que l’on peut dire de tout ceci, je pense que vous l’avez deviné vous-même. Oui, c’est bien ça, les Etats-Unis d’Amérique sont devenu un régime fasciste. Il faut quand même se rendre à l’évidence.

Cette image est volontairement provocante, mais je pense qu’il est très important de se rendre compte de ce qui est en train de se produire. On dit qu’une image vaut mille mots. Cette image qui représente la Maison-Blanche, pavoisée aux couleur du Troisième Reich, est en quelque sorte une réalité qui ne s’est pas encore faite jour.
fall-of-liberty-20060831045126907

Faut-il voir, à travers cette image tirée d’un jeu vidéo, les images d’un proche avenir, où un combat sera livré contre le pouvoir fédéral par les citoyens Américains voulant défendre leur liberté et les valeurs de la démocratie? (Pour indication, dans ce jeu vidéo « Tourning Point-Fall of Liberty », les croix gammées n’apparaissent que dans la version Américaine, dans la version européenne, elles sont remplacées par des « croix de fer ». Faut-il y voir un simple hasard ou bien un signe ?)

Que va-t-il se passer maintenant ? Et bien, vous les avez tous entendu. BUSH père et fils, OBAMA, Al GORE, le premier ministre britannique, le président SARKOZY, et le nouveau président de l’Union Européenne et même le pape. Tousnous parler du « Nouvel Ordre Mondial », et qu’un futur « gouvernement mondial » qui serait nécessaire.

Et bien vous avez compris, les Etat-Unis facsistes, ça n’est que le début. La prochaine étape sera d’inféoder l’Europe, pour ensuite imposer un nouveau régime au monde entier. Cela va provoquer d’autres guerres, on ne peut instaurer un gouvernement mondial sans devoir faire fléchir quelques nations, voir même ses propres citoyens qui refuseraient de se soumettre. L’Histoire se répète.

Avec la crise actuelle, nous sommes en 1929. Avec les Etats-Unis, nous avons l’avénnement d’un IVeme Reich. La prochaine étape ? Vous connaissez tous vos cours d’Histoire. Ca sera une guerre. Sera-t-elle civile? Les populations se révoltant contre leur gouvernement, parce qu’elles auront tout perdu à cause de la crise ?

Il est maintenant clair que la politique des Gouvernements Européens et surtout des Etats-Unis, chef de file du monde occidental, vont nous mener à la catastrophe. Il est temps pour tout le monde d’ouvrir enfin les yeux. REVEILLEZ-VOUS !

Sources:

« Sécurité, frontières et surveillance aux Etats-Unis après le 11 septembre 2001 », par Ayse Ceyhan, Cultures & Conflits, n°53, printemps 2004, mis en ligne le 04 novembre 2004;

Magazine Nexus n°63.
http://actualitedelhistoire.over-blog.com

A lire : Histoire du fascisme aux États-Unis de Larry Lee Portis

Deux tendances contradictoires se côtoient dans l’évolution politique du pays : la préservation des “ libertés fondamentales” et la tentative de bafouer celles-ci dès que la “ nation” semble menacée.

Entre mythe et réalité, les États-Unis se désignent comme les champions de la « démocratie » alors que la conformité et la répression dominent la culture politique. Depuis la création des États-Unis et son idéologie nationaliste jusqu’à George W. Bush et la droite chrétienne, en passant par les milices privées, les libertés constitutionnelles supprimées pendant les guerres, Henry Ford, la « chasse aux sorcières », l’homogénéisation culturelle, la « présidence impériale », les individus considérés comme « unamericans » ont toujours été la cible de la répression étatique. Les pratiques génocidaires et l’esclavage qui ont présidé à la fondation du pays se retrouvent dans la brutalité à juguler les mouvements sociaux.

S’il n’y a pas eu de prise de pouvoir par un régime fasciste, les lois d’exception, les persécutions politiques et les courants fascistes marquent profondément son histoire.

Larry Lee Portis convoque la culture littéraire, Jack London et la figure injustement méconnue de George Seldes, grand reporter puis journaliste spécialisé dans le fascisme et la presse des années 1930 aux années 1990 pour dresser une chronologie des courants, tendances et mouvements fascistes qui jalonnent deux siècles de l’histoire états-unienne.

Larry Lee Portis, naît au États-Unis en 1943 et s’installe en France en 1977. Il décède en 2011. Historien et sociologue engagé, il a enseigné à l’université américaine de Paris, de même que dans plusieurs universités françaises, notamment à Paris VII et Montpellier. Son travail a porté sur l’histoire de la pensée politique, des mouvements sociaux, de la politique étrangère des États-Unis et la culture populaire en Amérique et en Europe.

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