A la Une Clonage

Clonage humain évolué, sans ovules ni spermatozoïdes – la fabrique de « gris »…

Des scientifiques européens clonent des êtres humains sans avoir recours à des ovules ou à des spermatozoïdes

Ils ont créé un embryon vivant sans utiliser d’ovules ou de sperme, dans une expérience extrêmement controversée.

L’expérience a permis de combiner deux types de cellules souches et de créer un embryon viable, ce qui, selon les scientifiques, leur permettra de cloner des humains dans les décennies à venir.

Le progrès vers le clonage humain a été prédit par Huxley dans une dystopie où le contrôle systématique de la pensée et du comportement est effectué par le génie génétique, le conditionnement biologique et la stratification génétique prédestinée.

Express.co.uk rapporte : Les chercheurs croient que la création de la merveille pourrait permettre de cloner des souris dans trois ans et des humains deux décennies plus tard.

Le chercheur principal, le professeur Nicholas Rivron de l’Université de Maastricht, a déclaré que l’utilisation principale des embryons serait de tester des médicaments et de résoudre l’énigme de l’infertilité.

Il a dit : “Comme vous le savez, les embryons sont très précieux et il est impossible de les utiliser pour tester des médicaments, car vous n’avez pas les chiffres.”

“Avec les blastocystes, vous pouvez élargir les chiffres. Cela permettra de contrôler les médicaments à l’avenir.”

“Je ne crois pas à l’utilisation de blastocystes pour la reproduction humaine. C’est très discutable d’un point de vue éthique, ce serait des clones de quelqu’un qui est déjà en vie. Le clonage humain est totalement interdit.”

Le professeur Robin Lovell-Badge de l’Institut Francis Crick a ajouté que, bien que l’expérience ait été une énorme percée pour la science moderne, il se peut que ce soit un soulagement qu’elle ne puisse pas encore être reproduite chez l’homme.

Il a dit : “C’est un grand soulagement pour beaucoup de savoir qu’une telle méthode de production de nombreuses structures embryonnaires identiques qui pourraient être capables d’être implantées n’est pas réalisable, même s’il serait illégal de les implanter chez les femmes, comme c’est clairement le cas au Royaume-Uni.”

Le clonage continue de fasciner le monde scientifique, en particulier depuis que le mouton Dolly qui a fait la une des journaux du monde entier en 1996.

La brebis a vécu six ans après avoir été le premier mammifère cloné par les professeurs de l’Université d’Edimbourg par Keith Campbell et Ian Wilmut. L’animal est mort cinq mois avant son septième anniversaire d’une maladie pulmonaire évolutive.

Des expériences sont actuellement effectuées sur les embryons humains issus de la fécondation in vitro, mais ils sont souvent insuffisants et ne peuvent être conservés que pendant 14 jours dans le cadre légal.

D’ailleurs, le résultat de l’expérience a été critiqué par ceux qui y voient la possibilité de créer des humains génétiquement modifiés (GM).

« Ce qui me préoccupe au sujet des embryons artificiels, c’est que cela peut devenir un moyen de créer des GM ou même des bébés clonés », a déclaré le directeur de Human Genetics Alert, le Dr. David King, au Telegraph.

Au lendemain de la révélation de la naissance de deux singes clonés en Chine, le généticien français Axel Kahn revient sur cette prouesse scientifique et sur la perspective du clonage humain. Et sur les inquiétudes éthiques que cela suscite.

« Que les humains soient clonés un jour, j’en ai toujours été persuadé », affirme le généticien Axel Kahn

Ils s’appellent Zhong Zhong et Hua Hua. Ce sont deux jeunes macaques comme il en existe des dizaines de milliers à travers le monde, mais ceux-ci ont la particularité d’avoir été clonés.

Interviewé par France Info le généticien explique :

Que pensez-vous de cette première scientifique?

Axel Khan : Ce n’est pas vraiment une surprise. J’avais été appelé pour faire un article après la naissance de Dolly, il y a une vingtaine d’années. On m’avait demandé de faire cet article était pour envisager les conséquences éthiques du clonage des primates humains.

À partir du moment où on arrive, avec cette méthode, à partir de cellules adultes, à cloner un mammifère, on s’attend à ce que rapidement les primates, et notamment le primate humain, soient aussi clonables.

En réalité, cela a été plus difficile qu’on ne le pensait. On est déjà parvenu à cloner 22 espèces de mammifères, et les primates ne sont que la 23e espèce de mammifères.

Les primates étant les animaux les plus proches des humains, on se demande forcément si la prochaine étape, c’est le clonage de l’homme?

La grande question qui se pose est de savoir si les premiers clones humains seront obtenus dans le cadre d’une transgression délictueuse – en d’autres termes : le clonage sera interdit partout, mais il y aura une telle gloire et tellement d’intérêts financiers, pour le premier à transgresser cette règle et cette loi, qu’il le fera néanmoins – ou bien si l’évolution des sociétés fera que les sociétés humaines acceptent que l’on puisse reproduire par étreinte amoureuse entre l’homme et la femme ou par clonage.

Que les humains soient clonés un jour, oui, moi, j’en ai toujours été persuadé. Cela fait des décennies que j’en suis persuadé.

Quelle serait la solution la plus acceptable?

Je suis opposé à la légitimité éthique de cloner les humains.

Il faut que l’on limite le pouvoir des géniteurs sur leur progéniture.

[Ces géniteurs] décideront de tout du corps d’une progéniture : ils décideront du sexe, de la couleur des yeux, de la texture des cheveux, de la prédisposition à telle ou telle maladie, peut-être de tel trait de caractère, de la taille, etc. Et cela est totalement incompatible avec l’autonomie des personnes.

Il y a une agression contre l’autonomie des personnes dans l’idée de faire naître des personnes dont on connaît tout du corps avant même qu’elles ne naissent

Que faire face à ce risque ? Faut-il encadrer davantage la recherche autour du clonage?

Elle est encadrée, mais vous voyez bien ce qu’il se passe.

Des grands laboratoires qui ont pignon sur rue arrivent à cloner des singes. Il y a des indications à cloner des singes.

L’indication principale est l’étude pharmacologique : vous testez des médicaments un peu différents, si vous [les] administrez à des jumeaux vrais ou à des clones vrais, la différence observée est liée à la différence de médicaments. Pareil pour étudier tel ou tel aspect des neurosciences du fonctionnement du cerveau.

Mais il n’empêche, à partir du moment où la recette est publiée pour cloner des primates macaques, la recette pour cloner des primates humains ne doit pas être bien différente.

Est-ce que ce clonage en Chine est utile ou doit-on parler d’un « coup » des scientifiques qui savent que cette première aura beaucoup de retentissements?

Je vais être franc : c’est probablement un peu la deuxième réponse.

On fait de moins en moins de recherche sur les singes parce qu’il y a un respect croissant pour les singes, donc ce n’est pas l’animal d’expérience idéal. C’est vrai que pour les neurosciences, le singe a nettement plus d’intérêt et je ne vais pas totalement disqualifier cet objectif purement scientifique.

Mais la raison pour laquelle il y a un tel retentissement, c’est qu’on s’approche petit à petit de l’interdit absolu : « C’est un primate comme nous, donc c’est bientôt nous ! » C’est évident.

Une secte annonce la naissance du premier clone humain en 2002…

Brigitte Boisselier, responsable du programme de clonage Clonaid développé par le Mouvement des raéliens, a annoncé, jeudi 26 décembre 2002 à Miami (Floride), la naissance du premier clone humain.

La secte des raéliens est le principal groupe ufologique au monde. Elle a été fondée en 1973 par un ancien journaliste sportif français, Claude Vorilhon, alias Raël, sur la croyance que l’humanité aurait été créée en laboratoire et exportée sur terre il y a 25 000 ans par des extraterrestres.

Le premier clone humain serait une petite fille, née jeudi 26 décembre 2002, sous césarienne, en un lieu tenu secret, selon Mme Boisselier.

« Ça s’est très bien passé », s’est bornée à dire cette scientifique de formation, qui se présente également comme ayant rang de « guide-évêque raélienne ». Cette annonce a été détaillée vendredi 27, à 15 heures, heure française, lors d’une conférence de presse organisée en Floride. La responsable a annoncé d’emblée d’autres naissances à venir « dés la semaine prochaine ».

« Le prochain (bébé cloné) sera dans le nord de l’Europe la semaine prochaine, et il y en aura trois autres en janvier » dont deux en Asie, a-t-elle affirmé.

Mme Boisselier a annoncé vendredi la naissance d’une petite fille de 3,1 kilos qui « est venue au monde jeudi à 11 h 55 ». Elle n’a pas précisé le pays de naissance de l’enfant. Les parents sont Américains.

« La mère a 31 ans, c’est elle qui a été clonée et c’est elle qui a porté le bébé cloné », a précisé la responsable de Clonaid lors d’une conférence de presse à Hollywood (Floride, sud-est). « Nous avons utilisé l’ovule de la mère » et la mère a accouché par césarienne, a-t-elle ajouté.

Cette « évêque » de la secte a chargé un journaliste indépendant, Michael Guillen, de réaliser des tests pour apporter la preuve que cette naissance est issue du clonage. Des résultats devraient être disponibles « d’ici huit à neuf jours », a précisé Mme Boisselier.

Le journaliste, présent à la conférence de presse, a accepté de mener ces tests avec l’aide de scientifiques indépendants et à la condition de disposer de toutes libertés pour procéder à cette vérification. « Toute la procédure prendra certainement une semaine », a déclaré M. Guillen.

« Une fois le bébé rentré à la maison dans trois jours, nous donnerons l’adresse pour la réalisation de prélèvement. Et une semaine plus tard, nous pouvons attendre les résultats », a précisé Mme Boisselier.

Si une telle naissance devait être prouvée, celle-ci constituerait une révolution pour l’humanité, celle-ci entrant alors dans l’ère de la reproduction asexuée, résultant de la reproduction d’un seul patrimoine génétique et non du « mélange » génétique d’un père et d’une mère. Très controversée, la technique du clonage à visée reproductrice a été déjà condamnée par la quasi totalité des structures nationales et internationales chargées des questions de bioéthique.

Annoncée à l’Agence France presse dans la nuit de jeudi à vendredi, cette information avait été soigneusement préparée par la société Clonaid. Elle indiquait, jeudi 26, avoir ainsi convié, 24 heures à l’avance, « une douzaine de médias internationaux » à participer à une conférence de presse dans un hôtel de Floride, à Hollywood, situé entre Miami et Fort-Lauderdale, au cours de laquelle Brigitte Boisselier devait faire « une annonce importante ».

Depuis plusieurs semaines, et de manière constante, Mme Boisselier, qui est engagée depuis 1997 dans une course au clonage humain, notamment face au gynécologue italien Severino Antinori et à l’andrologue américain Panayiotis Zavos, avait affirmé qu’une telle naissance interviendrait « avant la fin de l’année 2002 ».

« JUMELLE » À DISTANCE

Rencontrée par Le Monde à la mi-décembre, Mme Boisselier avait précisé que la petite fille à naître serait « le clone de sa maman », ses deux parents – américains – étant « infertiles ». Le couple aurait ainsi choisi de transmettre à l’enfant l’entier patrimoine génétique de sa mère par la technique du clonage, faisant ainsi d’elle sa « jumelle » à distance dans le temps.

Mme Boisselier déclarait alors qu’une exclusivité audiovisuelle était en cours de négociation avec une société de production de documentaires américaine. Cette société devait avoir la possibilité, à la naissance, de confier « à l’expert de son choix » le soin de prélever des cellules du bébé et de sa mère afin de prouver, par examen des ADN respectifs, qu’il s’agissait bien d’un enfant cloné. Jeudi 26, Clonaid confirmait que ce scénario était toujours en vigueur.

Ancienne chef de projet à l’Air liquide, chimiste de formation, Mme Boisselier nous affirmait également que dix embryons humains clonés avaient été implantés en mars et que la moitié de ces implantations avaient abouti à des fausses couches liées, selon elle, « à la préparation des mères et non à la technique du clonage ».

Sur les cinq grossesses qui resteraient en cours (deux américaines, deux asiatiques, une européenne), deux auraient trait à des cas d’infertilité ; deux à des clones d’enfants décédés prématurément de maladie et sur lesquels des cellules avaient été prélevées de leur vivant ; une à un cas de lesbiennes désirant un enfant. Selon Mme Boisselier, toutes ces naissances seraient prévues d’ici à la fin février 2003.

Créée en 1997 après l’annonce de la naissance de la brebis clonée Dolly, la société Clonaid, initialement basée aux Bahamas, puis à Las Vegas, est toujours demeurée secrète tant sur ses moyens humains que financiers. Elle est encore plus fermée depuis que la Food and Drug Administration (FDA), après avoir perquisitionné des locaux en Virginie occidentale en 2001, a obtenu l’engagement de Mme Boisselier de ne plus procéder à des travaux liés au clonage sur le sol américain. Certains détracteurs des raéliens estiment que leurs expériences ne sont destinées qu’à des effets d’annonce, ayant valeur de publicité pour le mouvement.

« MACHINE À CLONER »

Selon Mme Boisselier, Clonaid compterait une équipe de six scientifiques (généticien, biochimiste, spécialiste de la fécondation in vitro…), dont elle a indiqué ne pas vouloir révéler l’identité pour des raisons de sécurité. Ils viendraient notamment des Etats-Unis, d’Europe de l’Est et d’Asie. Cette équipe est augmentée de deux psychologues, quatre avocats et deux spécialistes de marketing.

En juillet 2002, une société coréenne liée à Clonaid a présenté au Japon une « machine à cloner », baptisée RMX 2010.

Bien que la facturation d’un clonage s’élèverait à 200 000 dollars, Mme Boisselier a indiqué que les premiers couples n’auraient rien eu à payer – l’un d’entre eux ayant cependant investi dans la société. Elle a également déclaré bénéficier d' »aides de quelques scientifiques universitaires », notamment en Asie. Elle estime à 1 500 le nombre de personnes ayant déjà pris contact avec Clonaid pour un clonage humain.

Une deuxième vague d’une vingtaine d’inséminations serait prévue pour 2003, avec notamment le clonage d’une jeune femme suicidée dont la mère aurait obtenu de conserver des cellules hépatiques prélevées post mortem, mais encore vivantes.

Classée par les sociologues, notamment nord-américains, dans la catégorie des nouveaux mouvements religieux, le raélisme, athée, constitué en église au Québec, revendique 55 000 membres à travers le monde.

En France, il figure dans la liste des sectes recensées par la commission d’enquête parlementaire ad hoc en 1996. En mars 2001, son chef Raël, qui dit avoir rencontré des extraterrestres en 1973 et 1975, s’est exprimé devant une commission du Congrès américain pour défendre le clonage humain. Celui-ci représente, selon Raël, la possibilité, à terme, d’accéder à la vie éternelle.

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