A la Une Le Grand Changement

Bientôt des Démocrates très haut placés seront traînés devant les tribunaux…

Comment Trump prépare sa contre-offensive – Analyse par Amram Castellion

La publication du rapport Mueller met fin une bonne fois pour toute à la fiction d’une collusion entre Trump et Poutine.

L’enquête diligentée contre Donald Trump ne reposait sur aucun fait, pire même, elle était orientée par des individus proches d’Hillary Clinton et du parti Démocrate. Le président a saisi le ministère de la Justice dans le but de démontrer toutes les malversations commises lors de l’enquête de Mueller et de remonter jusqu’à ceux qui ont commandité cette supercherie.

Des têtes vont tomber et les prisons se remplir.

Donald Trump, qui n’a pas le pardon facile, entend utiliser tout ce qui va être découvert afin de décrédibiliser ses adversaires Démocrates et leur puissante presse en vue des élections présidentielles de 2020. L’enquête d’Amram Castellion.

Il y a maintenant deux semaines, le 25 mars dernier, que le rapport du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre la Russie et la campagne de Donald Trump a été soumis au ministère américain de la Justice et ses conclusions rendues publiques.

Le rapport complet n’est pas encore public, car le ministère vérifie si des extraits doivent ou non être censurés pour préserver des informations confidentielles.

Comme je l’avais annoncé dans ces colonnes, le rapport Mueller met fin une bonne fois pour toute à la fiction d’une collusion entre Trump et Poutine. Si, après avoir enquêté pendant deux ans, dépensé plus de 20 millions de dollars, employé des dizaines de juristes de talent qui étaient aussi des opposants politiques du président, et inculpé plusieurs collaborateurs de Trump pour des faits sans le moindre rapport avec la Russie dans l’espoir de les faire chanter, Mueller n’a rien trouvé, c’est qu’il n’y a rien.

Tous ceux qui ont passé des années à annoncer que Trump était dans la poche de Poutine et ne pourrait pas finir son mandat vont devoir soit changer de registre, soit cesser d’être pris au sérieux.

Cependant, la clôture – et bientôt la publication ­– du rapport Mueller ne sont pas la fin de l’histoire. Trump, qui savait par construction ce que seraient les conclusions, a eu deux ans pour préparer calmement sa contre-offensive.

Les deux semaines écoulées depuis la publication du rapport permettent d’avoir une bonne idée de ce que cette contre-offensive devrait être.

Il semble acquis qu’elle consistera, en premier lieu, à faire toute la lumière sur le système de corruption qui a permis au parti Démocrate de répandre à travers le monde la « fausse nouvelle » d’une collusion russe et, en deuxième lieu, à affaiblir profondément et structurellement la presse d’opposition.

Le degré de corruption qui a permis au parti Démocrate de répandre l’idée d’une collusion entre Trump et la Russie est, même pour des observateurs endurcis de la politique, difficile à imaginer.

La pièce essentielle de l’accusation était le « dossier Steele », un document commandé et financé par le Comité National du Parti Démocrate et la campagne 2016 d’Hillary Clinton. Cette source de financement a été camouflée en passant par l’intermédiaire la société d’avocats Perkins Cole.

Le dossier était une collection d’accusations rassemblées par Christopher Steele, un ancien agent du renseignement britannique qui n’avait plus accès à des informations confidentielles et disait fonder ses accusations sur des sources russes anonymes.

Il était publié par la société Fusion GPS, spécialisée dans la recherche d’informations compromettantes pour des clients exclusivement Démocrates.

Il ne contenait strictement aucune preuve de ses allégations. Pas de photographie, pas de document, pas d’enregistrement ; rien. Cela en faisait manifestement, du point de vue du renseignement, un document de très faible valeur.

Malgré cela, le parti Démocrate a consacré une immense énergie, à l’automne 2016, à transmettre le dossier à ses propres militants au sein de l’administration, notamment dans les services de renseignement. Christopher Steele lui-même, le fondateur de Fusion GPS Glenn Simpson, et différents intermédiaires ont diffusé le dossier directement aux échelons supérieurs du FBI et du ministère de la Justice, pendant que Sidney Blumenthal, un collaborateur de longue date d’Hillary Clinton, le propageait au Département d’Etat (le ministère américain des Affaires Etrangères).

Cette approche a permis de contourner les procédures habituelles de ces administrations et de créer un réseau de hauts fonctionnaires qui, aveuglés par leurs préjugés politiques, ont rapidement acquis un intérêt personnel à faire prouver la thèse défendue par le rapport.

Parmi ces fonctionnaires, comme Peter Strzok, Lisa Page au FBI et Andrew Weissmann et Zainab Ahmad au ministère de la Justice, certains ont par la suite rejoint l’équipe de Mueller et enquêté sur la thèse qu’ils avaient soutenue dans l’administration, créant ainsi un conflit d’intérêt évident.

Sur la base de ce rapport, le FBI obtint, en octobre 2016, de la part d’une cour de justice d’exception, la Foreign Intelligence Surveillance Court [Cour pour les écoutes de renseignement sur l’étranger], l’autorisation de mettre sous écoute un collaborateur de la campagne Trump, Carter Page. Le dossier soumis à la Cour au titre du Foreign Intelligence Surveillance Act ou FISA est encore confidentiel.

L’un des actes principaux que le président Trump va probablement réaliser dans les prochains mois au titre de sa contre-attaque sera de déclassifier le dossier FISA.

La publication des arguments développés par le FBI pour obtenir le droit de mettre sous écoute la campagne du candidat Républicain montrera que les services de renseignement et le système judiciaire américain ont été délibérément manipulés, sur le fondement d’un document sans valeur, pour influencer le résultat d’une élection. A soi seul, cela constituerait déjà le pire scandale politique de l’histoire des Etats-Unis.

« Et maintenant, à mon tour de jouer »

Les Démocrates sont également menacés par la publication d’un autre document.

Pendant que Mueller poursuivait son investigation en pure perte, le ministère de la Justice, sur ordre de Trump, a chargé il y a un an son inspecteur général, Michael Horowitz, d’enquêter sur de possibles abus de justice au sein du ministère et du FBI dans l’utilisation du FISA pour mettre Carter Page sur écoute.

En plus du texte brut de la demande d’autorisation d’écoutes, un rapport complet est donc en préparation, qui examinera qui a suggéré quoi à qui, quelles infractions aux procédures et aux principes élémentaires de justice ont été commises dans la préparation de cette demande et, si cela peut être établi, jusqu’où remontait la chaîne de commandement.

Le 21 mars dernier, Horowitz, en réponse à une question qui lui était posée lors d’une intervention devant l’Atlantic Council1, a confirmé que cette investigation était toujours en cours.

Il n’y a pas eu la moindre fuite à l’occasion de l’enquête Horowitz – à la différence de l’enquête Mueller qui fuitait constamment, souvent dans des directions erronées. On peut seulement prédire, vu le niveau des enquêteurs et le temps consacré aux recherches, que l’inspecteur général produira un récit détaillé des événements qui ont conduit à la requête FISA, et qu’il n’hésitera pas à aller aussi haut que possible dans la remontée de la chaîne de commandement.

Il y a autre chose que l’on peut aisément prédire. Le président Trump a été accusé de beaucoup de choses, mais jamais d’être trop faible avec des ennemis vaincus.

Lorsque tous les faits seront connus, les délits et crimes commis pour contourner toutes les règles de la procédure judiciaire et manipuler la justice donneront lieu à des saisies de la justice pénale. Celle-ci remontera aussi haut dans la hiérarchie que les faits pourront être prouvés.

On peut s’attendre, avant l’élection de 2020, à voir des Démocrates très haut placés traînés devant les tribunaux.

Même les noms d’Hillary Clinton et du Président Obama sont envisageables, si des preuves suffisantes apparaissent. Certains iront probablement passer en prison les prochaines années.

L’autre direction que l’on peut s’attendre à voir prendre à la contre-offensive de Trump est un vaste effort pour faire perdre leur crédibilité aux journalistes qui l’attaquent régulièrement depuis trois ans.

Dans la préparation des élections de 2020, le principal danger pour Trump ne sera probablement pas le candidat Démocrate quel qu’il soit : aucun de ceux qui sont actuellement en lice n’arrive à la cheville du président en termes d’habileté tactique et de talent oratoire. Le principal danger viendra d’une presse très majoritairement hostile, déterminée à le faire battre par tous les moyens, et qui a perdu depuis longtemps tout semblant d’éthique journalistique.

Dans la confrontation entre le président et la majorité de la presse, cependant, la publication du rapport Mueller change significativement le rapport de force. La presse Démocrate a consacré, pendant plusieurs années, des efforts presque hystériques à pousser la thèse d’une collusion russe, anticipant les résultats d’une enquête qui a fini par… aboutir aux conclusions strictement opposées. La crédibilité de la presse Démocrate est très près d’être définitivement perdue.

Or, la perte de sa crédibilité est, pour un journaliste ou un organe de presse, une sentence de mort.

Si plus personne ne vous croit, plus personne ne vous lira ou ne vous regardera.

Vous perdrez bientôt vos revenus publicitaires ; très rapidement, vous ferez faillite et devrez chercher un autre métier. (Sauf, naturellement, en France où des subventions de l’Etat continuent à alimenter des organes de presse totalement décrédibilisés, mais c’est une autre histoire).

Note :

1 L’Atlantic Council est un think tank américain spécialisé dans les relations internationales. Il constitue un forum pour des leaders internationaux dans les domaines politiques, d’affaires et intellectuels. Il gère dix centres régionaux et des programmes fonctionnels liés à la sécurité internationale et la prospérité économique mondiale (Wikipédia).

© Metula News Agency

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