A la Une Crimes contre l'humanité

Au Yemen, on meurt de faim et ça n’intéresse personne….

Le Yémen est littéralement au bord de la pire famine de l’histoire de l’humanité, et les médias sont occupés par la démolition d’un village bédouin illégal près de Jérusalem. Un village du nom de Khan al-Ahmar, proche de la route, sans eau ni électricité, occupe l’attention de la CPI et des journalistes alors que la Famine au Yémen touche 17 millions de personnes.

Le Yémen est-il en train de s’effondrer?

Selon l’ONU, « la situation humanitaire [dans le pays] est la pire au monde » et, si la tendance actuelle se confirme, jusqu’à 14 millions de personnes pourraient se retrouver en situation de « pré-famine ».

En effet, depuis septembre 2014, un conflit oublié se joue au Yémen. Ce pays de 27 millions d’habitants s’enlise dans une guerre civile et régionale. Conséquences : des milliers de morts mais aussi l’effondrement d’un Etat. Malgré l’urgence, cette guerre silencieuse fait rarement la « une ». Pourtant, les risques sont nombreux. Et pas seulement dans le pays.

La guerre régionale oppose le président Saleh, en fuite depuis les « printemps arabes », et les rebelles houthistes, qui veulent s’imposer dans le pays. A ces oppositions, s’ajoute une rivalité régionale entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui veulent contrôler la zone.

Résultat : des infrastructures en miettes, des populations affamées et la montée du terrorisme. Malgré les nombreux appels de la communauté internationale pour trouver une solution à ce conflit, aucun compromis n’a pour le moment été trouvé.

Plus de cinq millions d’enfants menacés de famine

Comment juger les criminels de guerre

Le pays n’a pas ratifié le Traité de Rome, le Yémen non plus et en théorie la CPI n’est pas compétente.

Attaques contre les civils, restrictions d’accès aux marchandises, enrôlement et utilisation d’enfants, détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures, mauvais traitements, violences sexuelles et violations de la liberté d’expression. La liste des exactions pointées par le groupe d’experts sur le Yémen est longue.

ARTE journal 14/12/2017 (activez le son)

Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie Saoudite, combat l’organisation houthie Ansarullah, appuyée par certaines untités de l’armée yéménite. Cette guerre a déjà entraîné la mort de 2.200 enfants, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Les rebelles Houthis sont «fournis en armes par l’Iran»

« Il y a un problème au Yémen, c’est que le processus politique n’a pas commencé, que l’Arabie saoudite se sent agressée régulièrement par les Houthis, qui sont eux-mêmes fournis en armes par l’Iran », a dit M. Le Drian sur la radio RTL. Déjà lancée par l’Arabie Saoudite, une telle accusation avait été fermement démentie par Téhéran.

Les rebelles yéménites continuent d’être équipés de missiles balistiques et de drones « présentant des caractéristiques similaires » aux armes fabriquées en Iran, selon un rapport de l’ONU.

Un panel d’experts indique dans ce rapport confidentiel pour le Conseil de sécurité qu’il « continue à croire » que des missiles balistiques de courte portée, ainsi que d’autres armes, ont été acheminés d’Iran au Yémen après la mise en place de l’embargo sur les armes en 2015.

L’Iran dément catégoriquement armer les Houthis au Yémen mais les Etats-Unis et l’Arabie saoudite accusent Téhéran d’apporter un soutien militaire à ces rebelles.

Des armes analysées récemment et utilisées par les Houthis, parmi lesquelles des missiles et des drones, « présentent des caractéristiques similaires aux systèmes d’armements connus pour être produits en République islamique d’Iran », rapporte le document de 125 pages.

Au cours de déplacements effectués dernièrement en Arabie saoudite, le panel d’experts a pu inspecter les débris de dix missiles et a trouvé des inscriptions suggérant leur origine iranienne, peut-on lire dans le rapport, qui couvre une période allant de janvier à juillet 2018.

« Il semble que malgré l’embargo sur les armes, les Houthis continuent d’avoir accès à des missiles balistiques et à des drones afin de poursuivre et potentiellement d’intensifier leur campagne contre des cibles en Arabie saoudite », ajoute le texte.

Selon le panel, il est « hautement probable » que les missiles aient été fabriqués en dehors du Yémen, acheminés par morceaux dans le pays et ré-assemblés par les Houthis.

Dans un courrier adressé aux experts, l’Iran soutient que les missiles sont une version améliorée localement de missiles Scud qui appartenaient à l’arsenal yéménite avant le déclenchement du conflit. Le panel cherche toujours par ailleurs à confirmer l’information selon laquelle les Houthis auraient bénéficié de la part de l’Iran d’un don mensuel de carburant à hauteur de 30 millions de dollars, alors que Téhéran affirme n’avoir jamais soutenu financièrement les rebelles.

Au cours de leurs analyses des débris de missiles, les experts mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU ont également trouvé des convertisseurs de puissance produits par une entreprise japonaise et des inscriptions cyrilliques laissant penser à un lien avec la Russie.

La guerre au Yémen a fait près de 10.000 morts en trois ans et provoqué « la pire crise humanitaire au monde », avec des millions de personnes au bord de la famine selon l’ONU. (Belga)

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