Âme et Conscience Franck Hatem

Au lieu de consacrer des milliards à chasser le « neutrino », il est plus rapide de chasser l’absurde de notre mental

Par Frank Hatem

Les détails dans « La Fin de l’Inconnaissable » (1991) de Frank Hatem et Léon Raoul Hatem.

1 – L’univers n’est pas physique

L’univers n’est pas un objet extérieur à la conscience, c’est la FORME de la conscience à un moment donné en un lieu donné.

Conscience sans univers est aussi absurde que univers sans conscience. Il faut donc oublier tout espoir d’objectivité, de réalité effective indépendante de la conscience, et donc de toute démarche physicienne ou de croyance en la « matière ». S’y complaire serait un renoncement à toute vérité.

2 – Prétendre que l’univers est physique est anti-scientifique

L’esprit scientifique consiste à chercher à comprendre sans plaquer d’a priori psychologique sur les conclusions. Si l’univers n’est pas physique, lui appliquer des règles épistémologiques matérialistes est anti-scientifique.

Ce sont les objets intérieur à l’univers qui peuvent être traités physiquement, relativement les uns aux autres, certainement pas l’univers dans son ensemble.

Tout est relatif sauf le Tout.

3 – L’univers n’étant pas physique, l’observation n’est d’aucun secours dans le domaine explicatif

L’observation, la comparaison, la reproduction d’expériences physiciennes est fort utile dans une optique utilitaire. Une recherche de pouvoir sur les choses. Mais dans le domaine explicatif, on est tenu de considérer l’ensemble et non ses parties.

L’ensemble n’est pas observable.

4 – L’univers n’étant pas physique, aucune preuve le concernant ne peut être physique

A partir du moment où on sait qu’on ne peut appliquer de méthodes physiques sur l’univers, il ne peut être question de faire des hypothèses. Car toute hypothèse doit être vérifiée, et seules les hypothèses physiques peuvent être vérifiées physiquement. Il est donc vain de faire des hypothèses sur l’univers, et tout aussi vain de penser qu’on va comprendre l’univers à partir d’expériences physiciennes, même si elles se vérifient (par exemple des expériences sur les particules atomiques qu’on tente de CERNer. La notion de preuve est donc sans objet hors du domaine physique.

La notion qui doit la remplacer est celle de CERTITUDE, et pour qu’il y ait certitude, il convient effectivement de ne s’autoriser aucune hypothèse, toute hypothèse non physique étant invérifiable.

5 – L’observation physique est intéressante pour décrire des transformations

Ce qu’on appelle l’univers est en fait une transformation perpétuelle, et on ne peut donc jamais dire ce qu’est l’univers ou n’est pas physiquement.

Les transformations sont des sensations, aucune ne peut être prouvée, aucune ne peut être figée, aucune ne peut définir l’univers.

Par contre le processus lui-même de transformation, qui est indissociable du processus d’observation et donc de sensations, définit l’univers. On peut comparer des observations de l’univers, on ne peut comparer l’univers à un autre univers.

6 – Ces transformations perpétuelles sont ce qui fait parler du concept d’«énergie»

Si cela bouge, s’il y a mouvement, c’est la définition de l’énergie. Il n’y a rien qui ne soit en transformation perpétuelle, donc il y a mouvement perpétuel, et aucun état. C’est ce qui a permis de dire que « tout est énergie ».

On ne peut au même titre parler de « matière », puisque par définition, « matière » voudrait dire « état », « réalité objective extérieure à la conscience et subissant les transformations ». Il n’y a que les transformations, en dehors d’elles on ne peut raisonnablement parler de « matière ».

7 – Mais en fait il n’y a pas d’énergie, il n’y a que des transformations perpétuelles. L’énergie est une hypothèse, un concept plaqué sur un effet tout comme la matière

On prétend que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », c’est la « loi » de « conservation ». Mais il n’y a rien d’autre que la transformation, puisque tout le contenu de cette transformation est en transformation. Les particules bougent tout le temps, ne sont jamais les mêmes.

Il n’y a donc aucune « loi de conservation », seulement une « loi de transformation » qui est une création perpétuelle de mouvement, et ce sont ces mouvements qui permettent les sensations, et, paradoxalement, font donc croire qu’ « il y a quelque chose ».

Mais il n’y a rien, seulement le mouvement qui donne la sensation d’états successifs, et si ces mouvements s’arrêtaient, il ne resterait rien à percevoir. S’il existait effectivement quelque chose, objectif, définitif, sans changement, en aucun cas il ne pourrait être perçu. La notion de « matière » est donc très paradoxale puisque la sensation de matière est la preuve de son inexistence et non la preuve de son existence.

8 – Toutes ces transformations sont évidemment les effets d’une cause, aucune d’entre elles ne peut être une cause. Tout ce qui est visible est par définition effet, jamais cause

Le mouvement perpétuel est la réalité.

On sait que c’est le changement permanent de perceptions de conscience et certainement pas la transformation de quelque chose de réel et objectif. Cette évolution de la conscience est ce qu’on peut appeler « illusion ». Elle est permanente.

Ce processus d’illusion est la réalité. C’est ce qu’on peut appeler l’esprit. Il n’y a que cela. Tout ce qui est physique est effet.

La cause est toujours invisible.

9 – L’esprit n’est pas un état, c’est un processus

Il n’y a que cette succession de sensations perpétuellement changeantes. Cet esprit n’est donc pas une personne ni aucune personne. On peut tenter de définir tout instant de la conscience comme étant soi, mais en fait il n’y en a aucun puisque chaque instant est différent, et chaque instant est nul en durée.

10 – Cette situation d’esprit dont la sensation d’être est en perpétuel changement étant reproduite (et différente) à tout instant, elle est une création de chaque instant

Cette création perpétuelle doit à son tour être considérée comme un effet dont la cause n’est pas du domaine de la sensation ou de l’esprit.

11 – Il serait indéfendable de prétendre que le hasard y préside

Le « hasard » pourrait créer occasionnellement (par impossible puisque pour qu’il y ait probabilités, il faut qu’il existe des éléments auxquels elles s’appliqueraient), mais que ce hasard se reproduise systématiquement à chaque instant est impensable.

Et prétendre que ce qui a été créé perdure est absurde.

D’une part c’est faux, tout change tout le temps, et d’autre part il faudrait expliquer la cause qui ferait que ce changement dure. Cela ne pourrait être dû au hasard une fois de plus, ce serait une cause effective.

12 – Il y a donc deux « choses » dont il faut expliquer la cause : le fait qu’il y a création (que la mémoire appelle « transformation »), et le fait que cette création soit perpétuelle puisqu’il y a transformation. C’est la dualité

On n’y peut rien, l’homme a envie de comprendre. On peut bien sûr imaginer deux causes, une pour chacun de ces deux aspects de l’univers. Mais on n’est pas obligé.

En tout cas comprendre c’est s’expliquer la cause. Or la cause de la forme n’est pas dans la forme. C’est un effet. La cause de la transformation n’est pas dans la transformation. On peut penser que la cause de la forme est dans la transformation. Admettons.

Reste à comprendre la cause de la création de forme nouvelle. On ne peut prétendre que la transformation ait pour cause la forme, sauf à affirmer l’existence d’un BUT par rapport auquel cette forme est « insatisfaisante ».

13 – SEUL UN BUT PEUT ETRE LA CAUSE

On le savait déjà en fait, puisqu’on a établi qu’il ne peut y avoir de hasard. On n’a guère le choix : ou bien c’est le hasard, ou bien c’est la nécessité.

Le hasard, cela va bien cinq minutes. Mais gagner au loto à chaque fois qu’on joue pendant des milliards d’années, être conscient à chaque instant, avoir perpétuellement un univers sous les yeux, cela ne ressemble guère à un hasard. Donc c’est une nécessité.

Faut-il deux nécessités, une pour créer, une pour conserver ? Mais rien n’est conservé. La création est perpétuelle ? Oui, mais si la création est une nécessité, alors il n’y a pas besoin de cause pour sa pérennité. La seule question est donc celle du BUT.

Comprendre l’univers scientifiquement exige exclusivement de s’interroger sur son but, et certainement pas de l’observer physiquement.

TOUTE ENERGIE EST BUT, il ne peut y avoir d’énergie dans le passé (donc pas de « Big Bang »).

14 – On sait bien que le but ne peut être visible, puisque c’est une cause et non un effet

La Physique n’est donc d’aucun secours pour comprendre l’univers. On le savait aussi déjà.

C’est donc le contraire de la conscience puisque la conscience est observation, création.

Le contraire de la conscience d’être, c’est une seule chose : le NEANT.

15 – LA CAUSE DE L’ETRE EST LE FAIT QUE LE NEANT EST LE SEUL BUT POSSIBLE

On n’a pas fini de s’amuser avec les paradoxes : l’Etre est parce que le Néant est NECESSAIRE.

En quoi est-il nécessaire et en quoi sa nécessité engendre-t-elle l’Etre, voilà désormais la question scientifique unique qui vaille la peine d’être posée.

16 – La réponse est simple : le néant est nécessaire parce qu’il n’a besoin d’aucune cause

L’Etre, lui, exige une cause. Il n’est pas nécessaire en soi. Aucune raison de dire que l’Etre est une nécessité. Si c’en était une, on ne se poserait pas la question de sa cause.

Le fait qu’on s’interroge sur l’être prouve en soi que c’est le NEANT qui est logique. L’absence absolue. La nullité infini ou l’infinité nulle. Pas l’Etre.

17 – Et cela est, puisque, on l’a déjà établi, l’ETRE EST PRESENT et le présent est nul

L’Etre est donc une illusion. La question est en train d’évoluer.

Maintenant on se demande pourquoi, bien que ce soit le néant, on a la conscience d’univers, l’illusion. Il y a forcément une cause à cela qui est un effet.

18 – La réponse est dans le néant lui-même : pour que le néant soit, il faut il suffit que l’infini soit nul et que la nullité soit infinie

Or, l’infini est évidemment nul puisque sans limite aucune, donc sans caractéristique aucune.

L’absence de toute caractéristique est nullité. Vous n’avez pas compris cela ? Méditez-le. Quand vous aurez admis que l’infini est forcément nul vous serez enfin entré dans le domaine de la logique.

Tant que vous croyez que l’infini peut être « quelque chose », vous êtes dans la croyance psychologique servant à évacuer votre peur de la solitude.

19 – Pendant que vous y êtes, posez-vous la même question pour la nullité : est-elle nécessairement infinie ?

Elle peut l’être, elle doit l’être pour que le néant soit, mais ce n’est pas aussi évident que pour l’infinité qui, si elle est, est absolument et nécessairement nulle. Alors s’établit une course entre nullité et infinité pour leur unité.

Pour que le néant soit effectif il faut que nullité et infinité soient confondus. Ils ne le peuvent que là où l’infini est réalisé. Or l’infini n’est pas une réalité mais une nécessité, une tendance : il n’y a pas de « nombre » infini.

L’infini est potentiellement nul. C’est cela le but. Mais c’est et cela restera toujours un but car la nullité du néant, elle, n’est pas nécessairement infinie. Il n’y a pas confusion entre ces « principes ».

20 – Ces Principes ne sont pas issus de l’esprit. C’est l’esprit qui est issu de ces Principes

Nullité effective et infinité effective sont nécessaires pour que le néant soit, et il faut aussi qu’ils soient confondus. Or ils ne peuvent l’être.

DU POINT DE VUE DU ZERO, L’INFINI EST UN BUT, alors que du point de vue de l’infinité, la nullité va de soi.

Ces Principes aussi absolus que les nombres qui en découlent ne peuvent être évacués d’un revers de manche. Sinon, évacuez aussi le 1, le 2, le 3, comme si vous affirmiez que c’est une création de l’esprit !

Les nombres ne sont pas une création de l’esprit. Il n’y a pas d’esprit, seulement une illusion.

Les nombres sont la nature abstraite dont l’esprit est la manifestation, et pour une fois les physiciens ne pourront s’insurger contre cela.

LA CONSCIENCE EST LE FAIT POUR LA NULLITÉ DE SE DISTINGUER DE L’INFINI, le plaçant donc « à l’extérieur », ce qui crée l’effet d’ESPACE.

Mais le but est et reste le néant, et donc cette nullité est à la poursuite de l’infini, voulant réintégrer l’espace dans le point nul où elle croit se situer (c’est cela la conscience, la sensation d’être au centre d’un infini qu’on appellera « univers », et ce centre emplit tout l’infini ce qui donne le sentiment d’être une infinité de consciences séparées alors que chacun est la conscience unique situé quelque part).

Et le fait pour la conscience de vouloir intégrer l’infini « extérieur », c’est ce qu’on appelle l’AMOUR.

21 – Ainsi, la conscience est un processus de REPULSION créatrice (plaçant l’infini à « l’extérieur » du fait qu’il lui est « autre » et non confondu), tandis que l’amour est le processus d’ATTRACTION qui nous conduit en permanence à évoluer et constitue le processus de transformation

Ensemble, attraction et répulsion constituent l’ENERGIE MAGNETIQUE (conscience et amour inséparables mais distincts), et c’est pourquoi tout l’univers, absolument tout, est magnétique.

Toute particule est la dualité conscience-amour concentrée en un point, et donc toute particule est un aimant bipolaire, ce qui permet de comprendre la constitution de la « matière » apparente et de tout le cosmos.

Sans cette dualité magnétique, il n’y aurait aucune forme d’univers.

Toutes les théories qui s’éloigne de ce dualisme (par exemple la Gravitation ou la mécanique quantique avec des particules positives et des particules négatives) s’éloigne beaucoup trop de la réalité pour avoir une possibilité d’être vraie et simple.

22 – Les « lois » de l’univers, de son évolution, de sa forme atomique et cosmique, de sa conservation autant que de ses transformations, découlent toutes de cette dualité magnétique

C’est le seul moyen d’expliquer la totalité des phénomènes physiques, psychiques et spirituels. Et toutes les théories matérialistes voulant croire à la réalité physique d’un univers sont des impasses qui ne permettent même pas d’expliquer l’existence, la vie, le fait que la Terre tourne ou le fait que nous avons les pieds sur la Terre et la tête dans les étoiles.

« Dans les Principes, la Nécessité du Néant engendre à chaque instant le fait que l’infinie unité en haut est l’objectif de la lourde relativité d’en bas ». Façon moderne de dire « au commencement, Dieu créa le Ciel et la Terre ».

PAS DE NOUVELLE CIVILISATION
SANS NOUVELLE SCIENCE
Publié par LaPresseGalactique.com pour Frank Hatem http://www.hatem.com

Note de Miléna :

Cet article de Frank Hatem me rappelle cette phrase du message des Hathors N°2 :http://www.elishean.org/?p=9698
« Le monde est arc bouté sur un espace absurde qui déploit une mélodie de temps qui vous parait infini alors que tout cela n’est qu’un instant. Seul cet instant est infini. L’instant d’un Souffle. » Les Hathor

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer l’auteur, la source et le site : http://www.elishean.fr/

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2015/ Elishean mag



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