A la Une Le Mystère JESUS

Apollonius de Tyane aurait inspiré le personnage fictif de Jésus Christ

Le nom d’Apollonius de Tyane a eu un grand retentissement.

Apollonius a été, de son vivant même, non seulement honoré comme un sage, mais redouté par les uns comme un Magicien, adoré par les autres comme un dieu, ou tout au moins vénéré comme un être surnaturel. Dans la primitive Église, sa renommée, un certain instant, parut un danger. Aujourd’hui le dieu s’est évanoui, le philosophe a perdu sa portée, il ne reste d’Apollonius de Tyane que le thaumaturge. Après avoir été présenté comme un continuateur de Pythagore et un rival de Jésus-Christ, il n’est plus considéré que comme un précurseur de Swedenborg.

« L’âme est immortelle ; elle n’est pas à vous, elle est à la Providence. Quand le corps est épuisé, semblable à un coursier rapide qui franchit la barrière, l’âme s’élance et se précipite au milieu des espaces éthérés, pleine de mépris pour le triste et rude esclavage qu’elle a souffert. Mais que vous importent ces choses ? Vous les connaîtrez quand vous ne serez plus. Tant que vous êtes parmi les vivants, pourquoi chercher à percer ces mystères ? »

La vie d’Apollonius de Tyane par Philostrate – pdf

Apollonius illustre de manière vivante la doctrine du Sage de Samos. Vêtu de lin, ne consommant pas de viande, il applique pour lui-même toutes les règles de vie constituant l’Enseignement Philosophique.

Non content d’instaurer la réforme de la morale, de corriger les erreurs et les abus du clergé, Apollonius paye de sa personne en offrant à ses contemporains l’image même de la sagesse. Il veut se donner en exemple dont chacun puisse s’inspirer.

L’impression produite sur ses contemporains les marque profondément.

De son vivant, il est vénéré à l’égal d’un Dieu, craint pour ses pouvoirs surnaturels et admiré pour ses qualités généreuses.

Il lutte pour maintenir la doctrine pythagoricienne dans le culte consacré aux dieux antiques.

L’influence d’Apollonius fut durable. Quatre siècles après sa mort, les honneurs continuèrent à lui être rendus.

Né en l’an 4 avant le début de 1’ère chrétienne, Apollonius de Tyane est l’un des grands tenants de la doctrine pythagoricienne. Sa parole est souvent confondue avec celle du Christ.

Ne disait-il pas: « Je ne suis qu’un homme » et « tout homme par la contemplation et la philosophie peut s’élever jusqu’aux dieux ».

II existait à cette époque beaucoup de cultes divers, nécessitant souvent un parcours initiatique, mystères phrygiens, bachiques, mystères d’Isis, de Mithra, d’Éleusis. Ces derniers se trouvaient sous l’égide de l’État, et les respectables citoyens d’Athènes se devaient d’être initiés à ces mystères.

Dans son traité De la vie contemplative, Philon signale 1’existence de nombreux groupes d’hommes abandonnant leurs biens pour se retirer du monde et se dévouer à la recherche de la sagesse et à la pratique de la vertu. La vie religieuse se confondait souvent avec la recherche de la vérité, généralement attribuée à la pratique de la vie philosophique.

La confusion des « genres » entre philosophie et religion, mythe et réalité objective, apparaît jusque dans la biographie d’Apollonius écrite par Philostrate, qui mélange les faits historiques et la poésie sophiste…

Quelques aperçus sur la vie d’Apollonius de Tyane

Apollonius est né à Tyane, au sud de la Cappadoce, de parents fortunés. A l’âge de quatorze ans, il fut envoyé à Tarse pour étudier. Il alla ensuite à Égée, où il fut admis dans le temple d’Esculape, vers 1’âge de vingt ans. II hérita alors des biens familiaux qu’il partagea avec son frère qui menait une vie dissolue. Il distribua une part de sa fortune à ses proches parents, car il estimait qu’il avait peu de besoins personnels et qu’il n’allait pas se marier.

Il mangeait seulement les produits de la terre : fruits et légumes, afin, disait-il, de se purger 1’esprit.

Il ne buvait pas de vin « qui trouble 1’esprit ».

Il fit vœu de silence pour cinq ans durant lesquels il voyagea et étudia.

Puis, il y a un trou dans sa biographie d’une durée de quinze à vingt ans.

On le signale ensuite, à Antioche où il consacre ses matinées aux « choses » divines et les après-midi aux enseignements de la vie éthique et pratique.

Grand voyageur, il alla jusqu’en Inde, dans la vallée du Gange, où il rencontra des bouddhistes. Selon les commentaires, i1 serait parti pour l’Inde à la recherche d’une communauté particulière et il revint chargé d’une mission.

On signale sa présence à Babylone, Ninive, à Chypre, puis en Ione, en Asie Mineure, dans les villes de Smyrne, Pergame, Troie, et en Crète, avant d’être à Rome en 66, sous le règne de Néron. Ce dernier promulgua cette année-là, un édit proscrivant les philosophes et Apollonius partit alors pour l’Espagne, à Cadix.

Il rencontra l’apôtre Paul à Rome, où ce dernier fut décapité.

Apollonius quitta ensuite 1’Espagne pour la Sicile, et de là il repartit en Grèce, avant de s’embarquer pour I’Égypte et de remonter le Nil jusqu’en Éthiopie.

II revint à Rome, attira la suspicion de l’Empereur Domitien qui le fit emprisonner, puis jugé et acquitté en l’an 81. On signale encore que Vespasien, Titus et Néron furent des admirateurs d’Apollonius qu’ils connurent avant leur arrivée au pouvoir à Rome. Apollonius repartit pour la Grèce après l’issue heureuse de son procès.

Quelques aspects sur les oeuvres d’Apollonius de Tyane.

Apollonius passe pour un prophète, un thaumaturge. Il semble être un disciple de Pythagore pour qui le vrai philosophe est celui qui connaît les secrets de la nature, non de la lecture et des discours d’autrui. Le sentier de la philosophie est la vie du philosophe.

Apollonius passa beaucoup de temps à rétablir les rites dans les temples de diverses divinités.

Il condamnait les combats de gladiateurs, mais approuvait les jeux olympiques.

Il aurait fréquenté, en Éthiopie notamment, ceux que l’on a appelé les « gymnosophistes », les philosophes nus, c’est-à-dire les membres de communauté composés de ceux qui avaient abandonné tous biens matériels et pratiquaient des mortifications.

On lui attribue des miracles. Les cas relatés se rapportent surtout à la guérison de malades. II lisait dans les pensées et avait un don de prophétie. II faut cependant rappeler que la notion théologique du miracle est postérieure à la vie d’Apollonius. II semblait écouter la voix intérieure de son daïmon comme Platon.

On signale également à son propos un don de prescience. II refusa une fois de s’embarquer sur un bateau qui fit naufrage. Il eut une vision à distance d’un temple incendié à Rome. Alors qu’il était à Alexandrie, on raconte qu’il eut la vision de l’assassinat de l’Empereur Domitien à Rome.

Il interprétait les songes. II eut de nombreux disciples imitant son mode de vie, mais n’a jamais fondé d’École.

Il était végétarien, menant une vie ascétique.

Parmi ses disciples, on peut citer Musonius et Démétrius à Rome.

Des paroles et sermons attribués à Apollonius, on peut extraire les recommandations suivantes :

« De ne rien posséder et cependant posséder toutes choses. »

« Accordez-moi, O dieux, de posséder peu et de ne désirer rien. »

« Je prie pour que la justice règne, et les lois soient respectées; pour que les sages soient pauvres et les autres riches par des moyens honnêtes. »

Sur la notion d’entraide entre les hommes, Apollonius un jour montra en exemple un moineau gazouillant, entraînant tous les autres à sa suite. II était venu annoncer aux autres moineaux la présence de grains de blé renversés sur une route, plus loin.

Parmi les conseils qu’il donna à Vespasien sur la manière d’être un bon roi, on peut relever celui-ci :

« Ne comptez pour rien 1’argent amassé, en quoi vaut-il plus que le sable amoncelé par le hasard ? Ne comptez pour rien non plus l’argent prélevé par les lourds impôts qui écrasent le peuple : l’or qui vient des larmes est vil et maudit. Mieux qu’aucun roi vous emploierez vos richesses, si vous secourez ceux qui sont dans le besoin, et si vous laissez les riches jouir en paix de leurs biens. »

Apollonius glorifiait la sagesse : « Le sage doit être capable de mourir pour ses idées et la vérité doit lui être plus chère que la vie ».

Il répondit un jour qu’on lui demanda ce qu’il pensait du fameux dicton : « Connais-toi toi ­même ! » – « Je crois que l’homme sage qui se connaît lui-même, et qui vit en constante communion avec son esprit véritable, qui combat avec cet esprit à sa droite, ne s’abaissera jamais aux craintes qui effraient le commun des mortels; et qu’il n’osera plus commettre ce que la plupart des hommes commettent sans honte aucune. »

Apollonius a écrit de courtes lettres d’après le mode du scytale lacédémonien(2) dont j’extrais les suivantes :

« Il n’est pas possible à l’homme de ne pas commettre d’erreurs, seul un caractère noble reconnaît en avoir commis. »

« Pythagore dit que 1’art le plus divin est celui de guérir. Si l’art de guérir est si divin, il doit s’occuper de l’âme autant que du corps, car nul être n’est sain, lorsque ce qu’il y a de supérieur en lui est malade. »

« Héraclite fut un sage, mais il ne conseilla jamais au peuple d’Éphèse d’effacer la boue par de la boue ! »

« Si quelqu’un se dit mon disciple, qu’il ne fréquente pas les lieux publics, qu’il ne tue aucun être vivant; qu’il ne mange pas de viande, qu’il soit délivré de 1’envie, de la malignité, de la haine, de la calomnie, du ressentiment, et qu’il ait son nom inscrit parmi les noms de ceux qui ont obtenu la libération. »

APOLLONIUS RENCONTRA LES HOMMES QUI SAVAIENT TOUT

Au premier siècle de notre ère, à la frontière de Babylone, un garde questionna un voyageur grec de belle apparence

– « Quels présents apportes-tu à notre souverain? demanda-t-il.

– Toutes les vertus, répliqua le Grec.

– Penses-tu que notre roi ne les a pas? s’enquit l’officier.

– Il peut les avoir, mais il ne sait pas s’en servir », répondit hardiment le voyageur qui s’appelait Apollonius de Tyane.

Malgré l’insolence de ses propos, le voyageur fut autorisé à passer la frontière babylonienne, le garde estimant que le roi pourrait trouver quelque intérêt à rencontrer 1’excentrique visiteur.

Apollonius était né vers l’an 4 av. J.-C. Ses maîtres cessèrent de l’instruire lorsqu’il eut quatorze ans, à cause de son intelligence innée. Le jeune garçon, à seize ans, prononça les vœux qui le liaient à l’école de Pythagore et s’attacha au temple d’Aegae. Sa sagesse et ses réussites médicales étendirent si vite sa réputation que l’on disait en Cappadoce aux gens pressés: « Pourquoi tant de hâte? Courez-vous voir le jeune Apollonius? »

Un prêtre d’Apollon lui apporta un jour une carte gravée sur cuivre, lui disant qu’elle indiquait le chemin de la Cité des Dieux.

Apollonius fut bientôt en route vers l’est. A Mespila (Ninive), un certain Damis lui offrit ses services comme guide. La biographie du philosophe grec fut écrite, plus tard, par Philostrate à la demande de l’impératrice byzantine Domna.

Après de dures étapes qui les menèrent en Inde, les deux voyageurs, panant des bords du Gange, tournèrent au nord en direction de l’Himalaya.

Il est à présumer qu’ils allèrent au Tibet, car le voyage prit dix-huit jours.

Comme le sage grec et son dévoué compagnon approchaient de l’Olympe asiatique, d’étranges phénomènes commencèrent à se produire. Le chemin qu’ils empruntaient s’effaçait derrière eux. Le paysage était mouvant et il semblait aux voyageurs qu’ils avançaient dans un site enchanté.

Aux limites de cette région merveilleuse, un jeune garçon vint à leur rencontre et s’adressa, en grec, au philosophe, comme si la venue de celui-ci était attendue. Apollonius de Tyane fut alors présenté au maître du pays que Philostrate appelle Iarchas. La fabuleuse contrée regorgeait de merveilles scientifiques. Il y avait des puits d’où sortaient des colonnes de lumière qui s’élevaient dans l’air comme celles des projecteurs. Des pierres phosphorescentes illuminaient la ville d’une clarté comparable à celle du jour.

Apollonius et Damis assistèrent à des démonstrations de lévitation où les hommes, sans poids, flottaient en Pair.

Quatre automates, tripodes, circulaient dans la salle à manger, distribuant nourritures et boissons tandis que les visiteurs étaient assis à la table de leur hôte.

Le biographe d’Apollonius emprunte à Homère la description de ces robots qui « mus par l’esprit, roulaient de place en place autour du lieu béni, se déplaçant d’eux-mêmes, obéissant au moindre signe des dieux. »

Les réussites techniques et la supériorité intellectuelle de cette communauté impressionnèrent si fort Apollonius qu’il se contenta d’un signe muet d’assentiment quand le roi Iarchas lui fit remarquer ce fait évident: « Tu es venu vers les hommes qui savent tout. »

Selon le philosophe de Tyane, ces savants « vivaient à la fois sur la terre et en dehors d’elle. »

La remarque a-t-elle un sens littéral ou allégorique? Si nous l’acceptons à la lettre il faudrait comprendre que ces peuples étaient en communication avec d’autres mondes d’autant plus aisément qu’ils avaient maîtrisé la force de gravité. Cette interprétation permettrait de comprendre une autre affirmation de Iarchas: «que l’univers est chose vivante. »

Apollonius reçut des adeptes d’Asie une double mission. Il fut chargé, tout d’abord, d’enterrer certains talismans ou aimants dans des lieux qui, à une époque future, prendraient une signification historique. Il devait, de surcroît, rentrer en Occident pour secouer la tyrannie romaine.

Le sage grec parvenu à Rome sous le règne de Néron, au temps ou les écoles philosophiques étaient en butte aux persécutions, fut promptement traduit devant un tribunal. Lorsque le procureur déroula le manuscrit où étaient consignées les charges contre Apollonius, le juge, stupéfait, constata que le document était vierge! Aucune preuve écrite ne pouvait être retenue contre lui: l’accusation tombait d’elle-même. Apollonius fut relâché, mais, de ce jour, les autorités romaines furent envahies, à son égard, d’une crainte superstitieuse.

Sous l’empereur Vespasien les choses aillèrent mieux et le philosophe fut choisi comme conseiller impérial. Son influence augmenta encore avec Titus qui lui dit: « En vérité, si j’ai pris Jérusalem, toi, Apollonius, tu m’as conquis! « 

Sous le règne de Domitien, le sage fut accusé d’activités anti-romaines. Au procès, Apollonius regarda dédaigneusement l’empereur qu’il avait connu tout enfant. Les patriciens, anxieux, se souvenaient des faits étranges survenus au tribunal de Néron. Domitien et les juges, pour éviter un échec public, tentèrent de se blanchir en retirant quelques-unes des charges imputées à 1’accusé à condition qu’il fût cependant condamné.

Face à l’empereur romain, Apollonius, se drapant dans son manteau, l’interpella: « Tu peux détenir mon corps, mais non mon âme, dit-il, et j’ajoute que mon corps même tu ne le tiens pas! « 

Sur ces mots, il disparut dans un éclair que purent voir des centaines de témoins rassemblés au tribunal.

L’histoire ne mentionne pas la date à laquelle mourut le philosophe.

La présence d’Apollonius, alors centenaire, est attestée à Éphèse, puis les chroniqueurs perdent la trace de ce personnage hors série.

Le séjour du sage de Tyane en Asie où il s’instruisit aux pieds de ceux « qui savaient tout» est d’un grand intérêt historique.

Apparemment, nos robots ne sont pas nouveaux si des automates servirent Apollonius et Damis dans le palais de Iarchas.

L’antigravitation était utilisée par ceux qui pouvaient à leur gré s’élever et planer dans les airs.

D’après le récit, le paysage était mouvant quand les voyageurs arrivèrent dans les parages de la secrète demeure tibétaine. Les vagues lumineuses ondulatoires relèvent plus de la science-fiction que de la science proprement dite, mais le phénomène pourrait expliquer les scènes qui se passèrent aux abords du Tibet et la disparition du philosophe grec au tribunal de Domitien.

La brillante clarté qui provenait des puits et des pierres était peut-être produite par l’électricité ou quelque autre source d’énergie.

Personne n’a le droit de rejeter sans examen le témoignage de Philostrate qui recourut, à Byzance, à de nombreux documents pour rédiger la biographie d’Apollonius. Pas plus que ne sont contestables les écrits des auteurs de l’Antiquité comme Hérodote, Virgile, Plutarque et tant d’autres.

Apollonius de Tyane fut si vénéré que Septime Sévère, maître de l’empire romain de 193 à 211 de notre ère, conservait une statue du philosophe grec dans une chasse qui abritait également Jésus et Orphée.

Apollonius de Tyane : A l’origine du personnage de Jésus christ

Apollonius de Tyane, est certes totalement oublié du public de nos jours, alors qu’il avait vécut à la même époque que Jésus-Christ. il a servi de modèle aux premiers pères de l’église pour forger la personnalité de Jésus-Christ, en étudiant les éléments de ressemblance entre ses enseignements, ses expériences spirituelles et ses prodiges avec ceux attribués au Christ.

Il est impensable d’étudier les origines du christianisme d’une manière impartiale et scientifique, tout en passant à coté du personnage qu’est Apollonios de Tyane et de ses enseignements.

appolonius

On évoque assez souvent ses prophéties, tout en retenant la série de miracles (dont quelques-uns sont tout à fait semblables à ceux attribués à Jésus) qu’il a accomplis ou du moins que ses disciples sont persuadés qu’il a accompli

Ce qui est certain, au travers des témoignages qui nous sont restés, c’est qu’Apollonius est parvenu à séduire ses contemporains au point que de nombreux admirateurs firent ériger des statues et de nombreux temples.

Il est incontestablement la figure plus intéressante pour le monde occidental durant le premier siècle, à un moment où les écrits historiques ne donnent aucune mention de Jésus -christ.

Dans ses « Paroles candides aux chrétiens », Hiérocles déclare que l’histoire d’Apollonius était l’original des histoires du Jésus des Evangiles. Jointe à ses épîtres et à d’autres écrits, réinterprétant de plus anciens écrits, formant ainsi le fondement des écritures chrétiennes (Kristosites) qui furent utilisées pour faire le Nouveau testament. »

Le Dr. R.W. Bernard dans son livre « Apollonius le Nazaréen », sur lequel sera basé ce qui suit, écrit :

« Il est étrange qu’Apollonius et jésus, supposés être les plus grands hommes de leur époque, ne se connaissent pas, et puisqu’il existe d’absolues preuves historiques authentiques au sujet de l’existence d’Apollonius, mais même pas la moindre preuve authentique de l’existence de jésus, nous devons conclure que si un des personnages est fictif et une imitation de l’autre, c’est jésus qui est la fiction et Apollonius le personnage historique ».

J.M.Roberts écrit dans son « Antiquity Univeiled » (1892, Oriental Publishing Co.Philadelphia)

“D’un autre coté, nous avons d’abondantes preuves que jésus–christ est fondé sur la vie connue d’Apollonios de Tyane, de qui l’existence terrestre n’a jamais été mise en doute, à qui, on a ajouté des passages des vies de plusieurs personnages et des enseignements à propos des dieux mythiques des autres terres. Le Prométhée des grecs était le caractère qui suggéra la crucifixion (aussi la crucifixion de Krishna dans les traditions Kristosite). Les mystères d’Eleusis ont suggéré que le repas de la dernière cène, avec d’autres anciennes doctrines d’adoration du soleil, aient été rassemblées etre présentés pour être un histoire des événements associés à la vie de Jésus Chrétien. (Prométhée sur le rocher escarpé, souffrant pour le bien-être de l’espèce humaine, suggère jésus sur la croix, changeant les symboles de l’un par ceux de l’autre »

En fait, pour l’érudit en histoire, le Jésus chrétien n’est rien de plus que le Krishnades Hindous (notez la ressemblance linguistique des mots « Krishna » et « Christian » ; car dans la linguistique, le K et CH sont souvent les équivalents comme sons de consonnes et les deux ont la séquence de consonnes KRS(T)N, indiquent une source culturelle commune).

Aucun écrivain contemporain vivant du temps où jésus est supposé avoir vécu, n’a fait mention de lui bien que des allusions forgées à jésus se trouvent dans les livres de Livie et joseph.

Dans son « histoire des juifs », écrit durant le premier siècle, à un temps où jésus aurait eu sa plus grande popularité parmi les juifs s’il avait existé, bien que des pages et des pages soient consacrées à des personnes d’aucune importance et qui auraient été oubliés si joséphe ne les avaient pas mentionnés. Il n’y a pas une seule mention de jésus dans l’édition originelle.

Sur ce point, le Dr Edmond B.Szekely, dansson « origin of christianity » écrit :

»il n’y a pas un mot ou mieux, il n’y a plus un mot dans les travaux de Flavius Josèphe au sujet du Messie, le christ crucifié par ponce pilate, à l’exception d’une interpolation grossière, à toute preuve fausse…. Le silence de joseph n’est pas du au dédain ou la neutralité étudiée.

« Dans une édition slave du livre de joséphe datée du huitième siècle, une telle interpolation se produit, faisant référence à un certain jésus, fils de joseph, lequel couvre seulement un paragraphe passager, la brièveté duquel révèle clairement son origine frauduleuse : puisque, si jésus avait mentionné, beaucoup d’espace lui aurait été consacré. Et coïncidence avec les interpolations des auteurs de ce temps la censure de tous les livres qui font référence à Apollonios dont le nom fut omis ou abrégé. Donc dans les épîtres originelles de Paul, que nous avons raison de croire contenait originairement Apollonios comme personnage central et qui étaient écrites par lui, son nom est abrégé à « Apollon » et « Pol » ou« Paul »

La terme « Apollon » (concédé par la prestigieuse Encyclopedia Britannica comme étant une abréviation d’Apollonios) était le vrai auteur de l’épître des hébreux, faussement attribué à un certain Paul, étant l’opinion de Martin Luther et d’autres savants éminents.

Et si Apollonios a écrit quelques-unes des soi-disant Epitres de Paul, il est possible qu’il ait écrit d’autres. Plutarque, le biographe éminent qui a vécu entre 46et 120 AD aurait certainement fait mention de jésus s’il avait existé, puisqu’il a écrit sur la période durant la quelle la célébrité de jésus était supposée être à son apogée. Dans lest ravaux volumineux de Plutarque aucune référence à un homme s’appelant jésus ne peut être trouvée, et reste absolument silencieux au sujet du Christianisme et de l’existence de jésus.

Philo, un juif, qui a vécu durant la première partie du premier siècle, et qui visita les esséniens et écrivit à leur sujet, devrait et plus que tous les autres, faire mention de jésus, pas un seul mot est trouvé dans les écritures de Philo à propos de l’existence de jésus, pas plus que dans l’édition originelle de « l’histoire des juifs » de joseph flavius.

Aucun autre écrivain du premier siècle ne mentionne jésus.

Jésus est né en fait durant le siècle suivant pour remplacer Apollonios, et plus tard fixé par les ecclésiastiques à Nice pour trouver un Messie plus acceptable aux yeux de Constantin et des romains.

Les premiers chrétiens eux-mêmes ont été ignorants de l’existence d’un homme appelé jésus, a été également clairement prouvé par les recherches archéologiques dans les catacombes par un certain Eisler, étudiant en archéologie chrétienne ancienne, dans son œuvre « Orpheus, the fisher » où il démontre qu’aucune représentation ne peut être trouvée parmi les inscriptions dans les catacombes qui représentent jésus, la croix ou la crucifixion.

Au contraire, un personnage grec est représenté comme chef de la secte, un végétarien et ami des animaux, représenté comme le berger (Hermès) portant un agneau autour de son cou. Ces représentations font évidemment référence à Apollonios dont les enseignements principaux consistaient en le végétarisme et l’abolition des sacrifices des animaux.

Ces conclusions d’Eisler ont été davantage confirmées par Lundy, qui dans son « Monumental Christianity » rapporte également l’absence entière de toute référence à jésus ou à un sauveur crucifié dans les inscriptions des catacombes, sa place étant prise par le personnage grec familier d’Orphée et du berger, qui sont représenté comme des amis des animaux.

Dans de trois cents ans après la mort de jésus, fut incapable de trouver quiconque avait entendu parler de lui parmi la communauté juive.

Selon l’histoire, elle trouva enfin un vieil homme qui prétendait avoir entendu que jésus avait vécu. Il l’emmena à un vieux champ d’exécution romain où l’excavation révéla plusieurs croix. Quand toute cette affaire de la passion en mord pour son cheval.

« Le mystère le plus embarrassant et irrésolu avec lequel le théologien chrétien doit faire face est le manque presque complet de preuves historiques à propos de la vie du Christ. »

Bref, à part quelques documents douteux, toute notre connaissance de la vie du christ est basée principalement sur les narrations contenues dans les évangiles, alors même que de graves doutes existent quant à la qualité des auteurs de chapitres du nouveau testament.

« L’encyclopédie Britannica » reconnaît ces doutes et, de plus, admet qu’il y a absolument aucune preuve que les évangiles ont été écrits par les hommes dont les noms leur furent apposés bien postérieurement à leur apparition.

Dans son livre intitulé « Antiquity Unveiled » de J.M Roberts, paru en 1894, démontre par des preuves qu’aucun homme tel que jésus de Nazareth n’avait jamais vécu, mais le nom fut adopté par les fondateurs du christianisme pour voiler l’identité d’Apollonios de Tyane dont ils dérobèrent les enseignements et le mode de vie et s’en servirent comme modèle sur lequel construire leur système en ajoutant « le monde possède le témoignage incontestable que le christianisme provient de fausse origine étant le pire larcin littéraire dans l’histoire humaine ».

En contraste avec la pénurie ou plutot l’absence d’informations concernant jésus, est l’abondance de données historiques crédibles et disponibles au sujet d’Apollonios qui, durant le premier siècle, possédait une célébrité universelle d’un coin de l’empire romain à l’autre, étant honoré par tous.

Plus de dix-sept temples lui furent consacrés dans les diverses parties de l’empire. Prés d’une douzaine d’empereurs romains le considéra en toute révérence. Les empereurs romains Vespasien, Titus et Nerva étaient tous, avant leur élévation au trône, des amis et admirateurs d’Apollonios.

L’empereur septime sévère (193-211 AD) lui éleva une statue dans sa galerie de divinité au Panthéon tandis que son fils, l’empereur Caracalla, honora sa mémoire avec une chapelle.

Lampride, ayant vécu au troisième siècle, nous informe que l’empereur Alexandre sévère (222-235 AD) plaça une statue d’Apollonios dans son «Labarium » au coté de celle d’Orphée. C’est la femme de septime sévère, l’impératrice Julia Domna qui mandata le philosophe Philostrate, d’écrire la vie d’Apollonios de Tyane basée sur les manuscrits en sa possession, principalement les mémoires de Damis, disciple et compagnon de voyage d’Apollonios ,en plus de registres conservés dans les différentes villes où Apollonios était tenu en estime, des épîtres d’Apollonios adressés aux rois et ses lettres, dont l’empereur Hadrien en avait fait une collection qu’il garda en son palais à Antium.

L’autorisation de publier la biographie d’Apollonios en Europe n’intervena qu’en1 501, quand Adle imprima la première édition en latin, suivie par des traductions françaises et italiennes.

Ce n’est qu’en 1680 que la traduction anglaise fut faite par Blount, dont les notes soulevèrent clameur et désapprobation par l’église qui en interdisa la diffusion. En effet, dans ses notes, Blount signala que « ou nous devons admettre la vérité des miracles d’Apollonios aussi bien que ceux de jésus ou, si ceux du premier faux, il n’y a pas de meilleur fondement pour croire en le dernier ».

Aux yeux des ecclésiastiques, Apollonius, un simple homme, devrait rivaliser jesus, un dieu, en tant de points importants, constituait une raison importante pour supprimer le livre de Pilostrate, puisqu’il avait tendance à déprécier la dignité de leur sauveur.

Que Pilostrate ait composé la Vie d’Apollonios de Tyane comme réponse païenne aux évangiles chrétiens est une opinion maintenue par les érudits réputés avant et après le temps de Blount. (Cette opinion largement maintenue par les écrivains chrétiens, est évidemment fausse, puisque le christianisme, tel que nous le connaissons, n’existait pas au temps de cet écrit de Philostrate, car il ne fait aucunement mention de jésus ou du christianisme).

Les points essentiels de ressemblance entre Apollonios et jésus sont nombreux et troublants.

Avant sa naissance, la venue d’Apollonios a été procédée par une annonciation faite par un archange à sa mère. Il est né de la même manière mystérieuse en la même année que jésus est supposé être né (an -4). Comme jésus, il afficha dans son enfance une précocité prodigieuse en matières religieuses, puis vint une période d’activité publique et positive, plus tard une passion, aussi une sorte de résurrection et enfin une ascension.

Les messagers d’Apollon ont chanté à sa naissance comme les anges à celle de Jésus. Pourtant toujours engagé à faire le bien, il fut aussi exposé aux attaques de ses ennemis. De la manière, il alla d’une place oeuvrant pour la réforme, étant accompagné par ses disciples favoris, parmi lesquels le mécontentement, le découragement et la traîtrise firent également leur apparition. Et quand le danger était présent, malgré les conseils prudents de ses amis et l’abandon de ses disciplines, il se rendra à Rome où Domitien, le cruel empereur, cherchait à le tuer, comme jésus qui alla à Jérusalem et à une mort certaine.

A Rome, Apollonius restaura une jeune fille à la vie sous des circonstances qui nous rappellent immédiatement le retour à la vie de la fille de Jaire.

Comme jésus, puisqu’il ressentait la pitié, il est accusé de produire des miracles à travers la magie et les arts illégaux, alors qu’il les réussit seulement parce qu’il était un ami des dieux et digne d’être estimé comme tel, comme jésus sur la route de Damas, il remplit un ennemi déclaré de consternation en lui apparaissant quelques années après sa résurrection et son ascension.

Son apparition miraculeuse à ses amis Damis et Démétrios, qui pensaient en premier lieu voir un esprit, nous rappelle de la manière que cela a été raconté, la résurrection de jésus après sa mort.

La description du personnage d’ Apollonios, semblable à celle de jésus, est donnée par Campbell dans son livre « Apollonios of Tyana » :

« un personnage étrange et distinctif, revêtu de lin blanc et non de peaux, des pieds sans sandales et les cheveuxl ongs, austère, réservé et de maigre contenance. ».

Damis, son disciple ajoute à ce sujet «il avait une tête de Zeus, une longue barbe et de longs cheveux bornés par un filet, il est toujours gentil, doux et modeste ».

Presque chaque illustration, qui dans les temps modernes sont reconnus comme étant une ressemblance de jésus, ont vraiment leurs origines dans un portrait d’Apollonios de Tyane peint durant le règne de Vespasien., il y a un buste de marbre d’Apollonios au musée de Naples, en Italie, qui ressemble grandement aux portraits de jésus

appolonios 2

Pendant une période de deux cents ans après sa mort, Apollonios fut généralement acclamé plus divin qu’humain.

Au début du quatrième siècle, Hiérocles écrit dans un traité dans lequel il maintient qu’Apollonios était de type beaucoup plus élevé que le jésus des évangiles.

D’énormes controverses s’ensuivirent sur le sujet et les adversaires catholiques d’Apollonios inventèrent les mensonges les plus ridicules pour déprécier son caractère. Ainsi, immédiatement après sa formation au début du quatrième siècle. Arnobe et les pères de l’église, par méchanceté, attribuèrent les miracles réputés d’Apollonios à la magie, tout en fabriquant à partir de lui une imitation fictive de la forme du messie de leur nouvelle religion.

Toutefois, même les ennemis d’Apollonios durent admettre que sa vie était exemplaire, puisque voici un homme qui, d’un jeune age, choisi de s’abstenir de viande, de vin et d’association avec les femmes, qui laissa ses cheveux allongés et ne permit pas qu’une lame touche son menton et qui en tant que pythagoricien naturaliste, marcha nu-pieds ou chaussa des sandales faites d’écorce, non de cuir, s’habillant seulement de robes de lin blanc et considérant cela impur de porter vêtements confectionnés de la laine de mouton.

Vers la fin du troisième siècle, immédiatement avant la formation de l’église, la lutte entre les disciples pythagoriciens d’Apollonios et ses adversaires qui, plus tard,organisèrent l’église catholique romaine à Nice, atteignit amèrement sa phase finale.

A ce temps, il y avait plusieurs temples et lieux de pèlerinage en Asie mineure consacrés à Apollonios et son œuvre, mais il n’y en avait pas à jésus. Il était inconnu puisqu’il n’existait pas.

A la place d’auguste Apollonios dont la célébrité fut mondiale pendant les rois premiers siècles et qui fut révéré dans tous les centres d’érudition comme le plus sage des hommes, ses adversaires se sont efforcés à instaurer un jeune sans éducation connu que dans sa région et seulement par quelques pécheurs illettrés de son voisinage, et dont la courte période d’activité (3 ans) et sa courte vie (33 ans) l’empêcha d’accomplir ce qu’Apollonios avait accompli durant son siècle d’activité continue.

A Ephèse, il fut vénéré sous le titre d’Hercule, celui qui chasse le mal, Raville dit:

« après sa mort, la ville de Tyane lui paya des honneurs divins, et le respect universel dans lequel il était porté par la totalité du monde païen témoigna de la profonde impression que la vie de cet être surnaturel avait fixé dans leurs esprits de façon indélébile. Une impression qui poussa un de ses contemporains à s’exclamer « nous avions un dieu vivant parmi nous ».

Newman, un apologiste catholique, cherchant d’abord à discréditer Apollonios et puis par la suite, admettant sa noblesse, écrit :

« Apollonios est représenté comme faisant des convertis aussitôt que vu. Ce n’était donc pas ses merveilles mais son habillement pythagoricien et son air mystérieux qui attira l’attention et qui fit qu’il soit considéré supérieur aux autres hommes parce qu’il était d’eux. Comme l’Alexandre de Lucien, il était habile en médecine. Professant être favorisé par Asclépios et prétendant à la prescience. Il était de collusion avec les prêtres païens et supportés par les Oracles, et établit une célébrité plus durable ».

Pendant plusieurs siècles après le passage d’Apollonios, il reçu des honneurs des empereurs égales à celles qu’ils revendiquèrent pour eux-mêmes et il fut déifié universellement et adoré comme demi-dieu.

Philostrate écrit que « les gens du pays disent qu’il était un fils de Zeus, mais il disait être le fils d’Apollon, comme son nom l’indique. Apollonios fut appelé le « vrai ami des dieux ».

Dans son Dictionnaire Historique et Critique (1969) Pierre Bayle remarque qu’Apollonios fut vénéré au début du quatrième siècle sous le nom d’Hercule, basant sa référence à Vopiscus, Eusèbe et Marcellin, Albert Réville dit : « le respect universel dans lequel il était tenu par le monde païen entier témoigna de l’impression profonde que la vie de cet être surnaturel avait fixé dans leurs esprits de façon indélébile »

Dans les épîtres de Paul, qui dans leur version originale, furent sans doute écrites par apollonios, Damis est rapporté comme « Demas », un compagnon de l’apôtre (Paul ou Pol, représentant Apollonios, qui apparaît aussi dans les épîtres comme « Apollos », de qui on dit avoir péché une doctrine similaire et cela, d’une manière semblable à cel de Paul).

Il est évident que les épîtres du nouveau testament garde la trace de cette forgerie, notamment :

– Colossiens, chap 4, verset 14 : Luc le médecin bien-aimé, vous salue ainsi que Démas.

– II Timothée, chap 4, verset 10 : Viens au plus tôt vers moi, car Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent et il est parti pour Thessalonique.

– Philémon, verset 24 : Epaphras, mon compagnon de captivité en jésus-christ, t esalue, ainsi que Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d’œuvre.

– I Corinthiens, chap 3, verset 4 et 6 : Quand l’un dit : Moi, je suis Paul ! et un autre : Moi, d’Apollos ! n’êtes vous pas des hommes ? Qu’est ce donc qu’Apollos, et qu’est ce que Paul ? Des serviteurs par le moyen desquels vous avez cru, selon que les eigneur l’a donné à chacun. J’ai planté, Apollos a arrosé, Mais dieu a fait croître.

– I Corinthiens, chap 4, verset 6 : C’est à cause de vous, frères, que j’ai fait de ces choses une application à ma personne et à celle d’Apollos.

– Tite, chap 3, verset 13 : Ai soin de pourvoir au voyage de Zénas, le docteur de la loi et d’Apollos de sorte que rien ne leur manque.

Dans un ancien manuscrit de l’épître aux corinthiens, trouvé dans un monastère en France par un soldat Huguenot, appelé le « Manuscrit Beaze », le nom n’est pas épelé Apollos mais Apollonios. Tel que déjà indiqué, l’encyclopedia Britannica admet que le nom Apollos, comme il parait dans les épîtres de Paul, est une abréviation d’Apollonios.

Martin Luther considéra Apollos (=Apollonios) comme l’auteur de l’épître aux Hébreux et depuis, un grand nombre de savants partagent son point de vue.

A propos de l’identité d’Apollonios et de Paul (Pol, une abréviation d’Apollonios), non seulement furent-ils comme garçons tous deux à Tarse en même temps, mais comme Newman le démontre, Apollonios ne fait aucune mention de lui, bien que le biographe de Paul parle « d’Apollos » comme ayant été à Ephèse avec lui).

De plus, il est important que « Paul » soit un nom fictif, car il est plus facile d’identifier le personnage d’Apollonios à Paul (transfiguré) que le « Saul » original qui mena une vie dissipée et commis bien des atrocités.

Au sujet de l’identité avec Paul, Réville écrit :

« Apollonios n’est non seulement comme Jésus christ, mais il combine en sa propre personne plusieurs caractéristiques des apôtres. Comme Paul, il voyage selon une tradition qui prédominera même dans son temps, il est persécuté par Domitien « Et il y a raison de croire qu’il était aussi l’auteur de l’apocalypse). Il y a des raisons de penser que les disciples d’Apollonios étaient des esséniens ou des thérapeutes, des sectes dont il était sans doute le chef.

Selon Réville : « Apollonios et ses disciples comme Pythagore et ses disciples, constituaient un ordre régulier de moines païens ».

Lecky, dans son livre bien connu « History of Europpéan Morals » déclare qu’Apollonios « obtint une mesure de succès au deuxième rang seulement après celle duChrist ».

Renan appela Apollonios « une sorte de Christ du paganisme »

Réveille l’appelle un Christ grec ou païen. « un prêtre universel, un philosophe qui est sacré qu’il est intitulé aux honneurs divins » et « un dieu de forme humaine » il préconisa une moralité et une vertu bien en avance des sentiments religieux de son temps.

Selon Philimore, Apollonios fonda une « église » et une communauté composée de ses disciples –qui était sans doute la branche des esséniens connu comme les Nazaréens ou les Thérapeutes. Philimore dit : »on peut dire qu’Apollonios fonda une « église », où il alla, il semble qu’Apollonios était lui-même un objet de vénération- à cause de sa sainteté, sa sagesse et sa beauté.

Pour ceux, ecclésiastiques pour la plus part, qui considèrent Apollonios comme un personnage fictif, non historique, il y a lieu de mentionner l’existence d’un « bail de la propriété d »’Apollonios », lequel est parmi les papyrus de Zénon acquis par la Columbia University en 1926.

il est un manuscrit grec écrit sur un parchemin qui fait référence à un don de terre cultivée par le roi Ptolémée, fils de Ptolémée Soter, à Apollonios de Tyane : lequel fut signé par Damis. La terre produisait de l’orge et du blé qui rapportait un revenu régulier à ses propriétaires. Le bail était un document légal qui stipula le revenu qu’Apollonios devait concevoir des récoltes que la terre produisait et les noms de plusieurs témoins y étaient apposés, prenant de telles preuves au sujet du fils chrétien de Dieu.

Mis à part le fait qu’il représente un dangereux rival au Messie chrétien, i y avait une autre raison importante pour la suppression du livre de Philostrate. C’était le fait que, pourtant basé sur les notes d’un contemporain de Jésus et décrivant ses voyages d’un coin du monde connu à l’autre, il n’y ait par une seule mention de l’existence de jésus ou du christianisme, indiquant que ni Damis qui écrivit les notes originales en la première partie du premier siècle et ni Philostrate, qui compila les notes deux siècles plus tard, n’étaient conscient de l’un ou de l’autre.

La biographie de Philostrate fut écrite prés d’un siècle avant la formation de l’église au début du quatrième siècle en (325AD).

Les catholiques prirent des mesures spéciales pour détruire tous les livres écrits à ce temps, de peur que soit connu le fait qu’aucun d’entre eux ne fasse mention de Jésus ou du christianisme. Ce fut pour détruire de tels livres que la bibliothèque d’Alexandrie et d’autres bibliothèques anciennes furent brûlées après la formation de l’église au début du quatrième siècle, avant lequel le christianisme, tel que nous la connaissons et le comprenons, n’existait pas et Jésus était inconnu.

Le Dr Lardner, dans son « Credibility of the Gospel Story » écrit :

« donc, il est vrai que Philostrate compara Apollonios et Phythagore, mais je ne considère pas qu’il s’efforcera d’en faire un rival de Jésus christ. Philostarte n’a jamais mentionné notre sauveur une fois, ni les chrétiens, ni ses disciples, dans son long travail….. en fait si Philostrate avait écrit avec un esprit adverse à Jésus, il aurait et déprécié ses partisans en quelques occasions comme des ennemis des dieux et ceux qui condamnent les mystères puisqu’ils auraient être différents de tous les autres hommes « .

Néanmoins cette absence de mention de Jésus et des chrétiens dans le livre de Philostarate fut considéré par l’église catholique comme raison suffisante pour interdires a publication pendant au-delà de mille ans, de peur que l’on soupçonne qu’aucun chrétien n’existait au moment où le livre fut écrite que jésus n’ait jamais vécu.

Si l’histoire d’Apollonius est surtout connue par un texte de Philostrate, au IIIème siècle, intitulé « Vie d’Apollonius de Tyane », sa vie paraît d’autant plus indéniable que quelques pères de l’Eglise l’ont évoquée, avant même que Philostrate ne l’écrive.

D’autres se sont tout simplement demandés si Apollonius de Tyane n’était pas Jésus-Christ lui-même mais présenté différemment.

Le récit de la vie Apollonius nous est parvenu sous la forme d’un conte merveilleux écrit par son disciple Damis et concrétisé par le philosophe Philostarte. Sa vie fue menée d’une manière austère et retirée, ne faisant que de rares apparitions en public et réduisait au maximum ses passages pour enseigner à ses disciples. Il était à l’origine de la formation de plusieurs sectes à caractère ésotérique et religieuses.

Certains chercheurs se sont même posés la question de savoir si Apollonius avait réellement existé. Mais qu’en est-il vraiment en définitive de la vie de ce grand penseur ?

Des chroniques des premiers siècles nous rapportent son passage en plusieurs contrées et pays.

Lampride, auteur de « La vie d’Alexandre Sévère », vers le milieu du IIIème siècle nous apprend par exemple que cet empereur qui régna de 222 à 235, plaça dans son lararium, à côté de l’image du Christ, d’Abraham et d’Orphée, en bonne place, une statue d’Apollonius. De plus, il rappelle que les Evangiles n’étaient guère connus aut emps de Philostrate et que celui-ci a surtout fait œuvre d’érudition, surtout préoccupé de renseigner ses contemporains au sujet de la tradition. Il reflète par ses écrits l’opiniona lors établie touchant l’extraordinaire pouvoir dont Apollonius aurait été doté.

Ayant renoncé aux biens terrestres, Apollonius partit pour les pays les plus lointains. Dans la ville qui s’appelait jadis Babylone, il s’attacha à Damis, un jeune assyrien qui ne le quitta plus et qui a laissé, des mémoires dont Philostrate dit avoir tiré la majeure partie des faits rapportés.C’était par la connaissance directe, et non par les discours d’autrui qu’Apolloniusc onnaissait les secrets de la nature. Pour lui, le sentier de la philosophie était la vie même du philosophe, vie qui amenait l’homme à devenir un instrument de connaissance. La religion était non seulement une foi, mais une science, et il ne voyait dans les chosese xtérieures que des apparences éternellement changeantes. Cultes, rites, religions, étaient égaux à ses yeux, lorsqu’ils possédaient le véritable esprit. Il ne faisait aucune différence entre les races ou les croyances, car il avait dépassé le stade de ces étroites limitations.

La plupart des miracles attribués à Apollonius étant des cas de prescience et de prophétie, nous devons reconnaître que les paroles prononcées par lui dans certains cas,furent souvent obscures et énigmatiques. Il en vas d’ailleurs généralement ainsi pour les prédictions : soit, les événements futurs ne peuvent être vus que sous une formes ymbolique dont le sens ne devient clair qu’après leur réalisation, soit les voyants eux-mêmes entendent les prédictions sous forme de sentences énigmatiques.

Il nous est rapporté quelques exemples très précis de cas de clairvoyance par exemple lorsque Apollonius refusa de s’embarquer sur un navire qui fit naufrage pendant la traversée. Un autre événement eut lieu à Athènes, le jour des fêtes Epidauriennes, alors qu’Apollonius se présentait pour recevoir l’initiation, « l’hiérophante ne voulut pa sl’admettre dans le temple, déclarant que jamais, il n’initierait un magicien, et ne découvrirait les mystères d’Eleusis à un homme qui profanait les choses divines. » Une terrible méprise. Les dons de vision et de prédiction d’Apollonius étaient encore une fois injustement considérés comme étant des « tours de magie »

Selon le livre de Philostrate, il est précisé qu’Apollonius ait détenu de tels pouvoirs, qu’il ait guéri les malades par le magnétisme et chassé les mauvais esprits par la technique de l’exorcisme à une époque où la psychiatrie n’existait pas et où les cas d’obsession et de possession étaient fréquents. Une jeune fille romaine de haute naissance fut dit-on rappelée à la vie par Apollonius. Rencontrant un cortège funèbre, le maître s’approcha du cercueil, étendit les mains au-dessus de la jeune femme, en prononçant des paroles qu’on n’entendit pas, et elle fut réveillée de sa mort apparente.

« Mais, ajoute Damis, Apollonius vit-il que l’étincelle de l’âme vivait encore dans cette jeune fille, ce qu’aucun de ses parents ou amis n’avait remarqué (il pleuvait, ce jour-là,et une légère vapeur entourait le visage de la morte) ou bien ralluma-t-il la vie en elle ? Ni moi ni aucune des personnes qui assistèrent à cet événement ne sauraient le dire. »

Apollonius, traduit en justice, fit aussi disparaître sur les tablettes d’un de ses accusateurs ce qui y était écrit. Quoique enchaîné dans le donjon de Domitien, il dégagea sa jambe des fers dont on l’avait chargée pour montrer à Damis qu’il n’était pas réellement prisonnier. Nous ne devons pas supposer qu’Apollonius, à cause de sa connaissance des choses occultes, dédaigna ou négligea l’étude des phénomènes physiques. Au contraire, nombreux sont les cas où Apollonius repoussa, en faveur de l’explication physique d’un phénomène naturel, toute idée d’intervention divine. Telles sont par exemple les explications qu’il donna de l’activité volcanique de l’Etna ou d’un raz de marée en Crète dont il annonça les résultats qui se produisirent immédiatement après. Par le fait de ces troubles sous-marins, une île avait surgi à un point fort éloigné,ce qui fut constaté par la suite. Dans cette catégorie peut être aussi classée son explication des marées à Cadix.

Avec ce que nous avons décrit précédemment, il est aisé de penser que durant toutes a vie, Apollonius produisit une impression profonde sur la foule par son style de vie, ses enseignements religieux, à la fois populaires et élevés et ses actions merveilleuses. La tradition est formelle à ce sujet. Il n’y a plus d’histoire possible si l’on ne consent pas à lui reconnaître un fondement quelconque.

Ce philosophe parcourut de nombreuses contrés lointaines. Il composa quelques ouvrages, entre autres une vie de Pythagore, un traité sur les sacrifices, un autre sur les prédictions astrologiques, des Epîtres et même un Testament. Il se consacra à l’évangélisation de ses contemporains, et fut sans doute face aux tracasseries de nombreux hommes politiques qu’il croisa sur son chemin, comme l’Empereur Domitien. Ce sont des faits que la critique historique ne peut nier.

Le texte de Philostrate n’en représente pas moins une histoire largement romancée.

Au fil du temps Apollonius a certainement constitué comme pour le portrait de Jésus une sorte de modèle idéalisé.

Dans un opuscule qu’il intitula « Discours ami de la vérité », le gouverneur de Bithynie, dit Lactance (dans ses Institutions divines), essayait d’affaiblir l’importance des miracles du Christ sans toutefois les nier, et voulait démontrer qu’Apollonius en avait fait de pareils et même de plus grands.

Pour réfuter de telles allégations, Eusèbe de Césarée répondit par un petit traité qu’il écrivit contre la Thèse de Hiérocles sur Apollonius de Tyane. Suivant livre par livre la narration de Philostrate, Eusèbe reconnaissait sans difficulté qu’Apollonius était un sage digne d’admiration ; il admettait tout ce qu’on racontait de sa sainteté, de son enseignement, de son austérité, mais il rejetait les merveilleux prodiges qui lui étaient attribués, les révoquant en doute ou les attribuant, soit à la magie, soit à l’intervention des démons. »

D’autres, comme Saint Justin, ont considéré qu’Apollonius détenait une véritable science magique fondée sur la connaissance des lois naturelles, ce qui n’avait rien d’étonnant pour un authentique pythagoricien.

En fait, Apollonius est connu essentiellement par l’utilisation que l’on a fait de lui, pour essayer de contrer le Christianisme, en lui opposant le Pythagorisme. L’étude détaillée de sa vie, pour autant qu’on puisse la dépouiller des enjolivures volontaires, révèle un véritable homme de bien, totalement désintéressé, dont la quête était tournée à la fois vers l’Amour et vers la connaissance, et qui ne pouvait en rien être assimilé à un magicien noir.

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