Eugénisme Nouveau Paradigme Secrets d'ADN

A la lumière de l’ADN

Le comportement social serait codé par l’ADN-poubelle

(Junk DNA) ?

Des chercheurs de l’Université Emory à Atlanta ont découvert que certains comportements des chiens de prairies mâles sont déterminés par ce que l’on appelle abusivement l’ADN-Poubelle (Junk DNA), cette partie méconnue de l’ADN que l’on a longtemps considéré inutile. Les scientifiques ont découvert que la longueur des séquences répétitives d’ADN-Poubelle du gène qui code les récepteurs de la vasopressine détermine si l’animal sera monogame ou polygame.

Ces séquences, nommées microsatellites, peuvent être répétées à l’identique de 5 à 5000 fois dans le gène en question. Les chiens de prairies qui ont de longues séquences de microsatellites dans leur gène ont davantage de récepteurs de vasopressine dans le bulbe olfactif et le septum latéral, des parties du cerveau qui influencent la reconnaissance sociale et le comportement parental. Ils sont donc plus sensibles à cette hormone et, par conséquent, plus sociables.

En étendant leurs recherches aux primates, les chercheurs ont découvert que cette partie de l’ADN est similaire chez l’humain et le bonobo, mais différente chez le chimpanzé. Or on sait que les bonobos ont des comportements sociaux très proches des nôtres, alors que les chimpanzés sont généralement plus agressifs et moins sociables.

Les chercheurs pensent que ce phénomène pourrait déterminer certains traits de caractère comme la timidité, ou les désordres sociaux comme l’autisme, chez l’humain.

Ces régions de l’ADN, loin d’être inutiles, peuvent varier rapidement en quelques générations et sont donc grandement influencées par la sélection naturelle. Cela pourrait être un moyen naturel d’équilibrer et de faire évoluer les comportements sociaux.

VOIR NOTRE ARTICLE : Des souvenirs codés dans l’ADN
Sources: NIH, I-Newswire

L’ADN, qu’on appelle aussi le « serpent cosmique », apporte à l’homme la connaissance. Certes, mais si c’est pour foutre le feu à la bibliothèque…

Le code de l’ADN :

La double hélice d’acide désoxyribonucléique (ADN) est le support de l’information génétique. Cette molécule est une sorte de cristal apériodique dont la structure même permet de stocker l’information nécessaire au fonctionnement d’un organisme.

ADN

Exception faite de certains virus, l’ADN de tous les êtres vivants est codé à l’aide de seulement quatre substances chimiques, connues sous le nom de bases : l’adénine, la thymine, la cytosine et la guanine (A,T,C,G). Ces quatre bases se combinent de façon à composer la structure de l’ADN dont les dimensions sont astronomiques : trois milliards de paires de bases. Un fil d’ADN contenu dans le noyau d’une cellule humaine correspond à un fil de deux mètres dont le diamètre mesure à peine une dizaine d’atomes.

De ces sept milliards de lettres TCAG, seulement quelque 5% seraient utiles. Les autres 95 % sont souvent nommés « ADN poubelle ». Et les généticiens ont choisi d’en ignorer l’existence.

Mais certains chercheurs comme Jean-Claude Perez ne sont pas de cet avis.

D’après ses études, la structure de l’ADN obéit précisément aux suites des nombres de Fibonacci et de Lucas. J-C Perez mis en évidence un  » supra code de l’ADN  » qui contrôle les séquences de nucléotides tout au long des brins d’ADN.

Pour une vingtaine de génomes natifs étudiés (allant du ver de terre au crocodile et aux singes ou humains), on découvre effectivement un grand nombre de résonances qui sont la marque de ce code. De façon plus générale, l’architecture structurelle de l’ADN suit un ordre fractal, caractéristique des organisations qui, de par leur immensité, nous paraissent dépourvues de sens (voir le sujet sur la Loi universelle).

L’ADN mis en lumière :

D’autres personnes, comme l’anthropologue Jeremy Narby de l’université de Stanford, portent notre attention sur une caractéristique de l’ADN : sa capacité à émettre des photons.

La longueur d’onde à laquelle l’ADN émet ces photons correspond exactement à la bande étroite de la lumière visible, de l’infrarouge (900 nano-mètres) à l’ultraviolet (200 nano-mètres). Cette émission a pour particularité d’exhiber un degré étonnement élevé de cohérence, comparable à celle d’un laser.

La cohérence dépend de la régularité du débit des photons, et non de son intensité. Une source de lumière cohérente, comme un laser, donne une sensation de couleurs vives, une luminescence ainsi qu’un sentiment de profondeur holographique. J. Narby fait le lien entre ces caractéristiques et les sensations éprouvées lors d’expériences hallucinogènes.

Pour lui, les photons émis par l’ADN sont tout simplement perçus par les chamans, aidés en cela par des mixtures hallucinogènes. Il bute néanmoins sur un obstacle de taille, celui qui consiste à faire le lien entre ces visions et la conscience, les connaissances acquises par les expériences des chamans.

On pourrait aussi appliquer cette théorie, comme aimerait le faire Jacques Vallée, aux cas des enlèvements extra-terrestres, comme il l’écrit dans Confrontation : « C’est une nouvelle forme de conscience qui émerge et qui arrive à manipuler notre perception de la réalité… ».

Roy, un abducté de Caroline du Nord est un homme d’affaires dynamique, passionné de golf et de nature. Il décrit ainsi ses enlèvements sans avoir recourt à l’hypnose :

 » Tout est normal, puis « ils » arrivent. Alors j’ai l’impression que le paysage, mon paysage n’est qu’une illusion : c’est un écran sur lequel est projeté un environnement factice que nous prenons pour vrai. Et cet écran devient de plus en plus transparent, laissant apercevoir derrière un autre paysage, une autre réalité, beaucoup plus vraie, plus colorée, plus lumineuse, qui efface progressivement ma réalité. Enfin l’écran s’efface totalement et je suis de plain-pied ailleurs. Quand je reviens, le phénomène inverse se produit et je me retrouve comme avant. Je sais qu’il m’est donné de voir la vraie nature de l’univers, mais c’est une certitude dont je ne peux parler sous peine de perdre tout crédit. « 

On retrouve dans de nombreux témoignages de ravis des perceptions qui tendent à défier toutes les lois physiques de la réalité telle que nous la percevons. Mais il existe des preuves physiques telles que les scoop mark (marques rondes en creux qui pourraient correspondre à un prélèvement de chair), les implants, les missing times dont des témoins directes rendent comptes, les traces laissées par les OVNI sur le sol ou sur les pellicules. Là encore, nous sommes obligés d’écarter la possibilité que ces manifestations soient de pures illusions provoquées par une cascade de réactions électrochimiques à l’intérieur des neurones, aboutissant à l’excitation de l’ADN et stimulant, entre autres, son émission d’ondes visibles.

Radio ADN :

Le généticien Maxim Frank-Kamenetskii écrit au sujet de l’ADN dans Unraveling DNA, en 1993 : « Les paires de bases sont arrangées comme un cristal. Cependant, il s’agit d’un cristal linéaire et unidimensionnel, où chaque paire de bases est entourée par seulement deux voisines. »

Les quatre bases de l’ADN sont hexagonales, à l’image des cristaux de quartz. Ces derniers sont composés d’un arrangement extrêmement régulier d’atomes, qui vibre à une fréquence très stable. Ces particularités font de lui un excellent récepteur et émetteur d’ondes électromagnétiques. C’est pourquoi il est utilisé à profusion dans les radios, les montres, les téléphones portables et la plupart des technologies électroniques.

Le tiers du génome est constitué de séquences répétitives où l’ADN devient un arrangement régulier d’atomes, c’est à dire un cristal périodique qui, par analogie avec le quartz, est capable de capter autant de photons qu’il en émet. Selon le microbiologiste E. Guillé, ces séquences redondantes fonctionnent comme des émetteurs et des récepteurs de fréquences électromagnétiques (mises en évidence par le procédé Kirlian), ce qui constituerait une nouvelle fonction possible pour une partie de l’ADN poubelle.

Ce n’est certainement pas un hasard si comme l’écrit l’anthropologue Gerardo Reichel-Dolmatoff (Desana Shaman’s Rock Crystals and the Hexagonal Universe, 1979) :

« Les cristaux de quartz, ou cristaux de roche transparente ont joué un rôle majeur dans les croyances et les pratiques chamaniques à de nombreux moments de l’histoire et dans de nombreux endroits du monde. Ils ont souvent été trouvés sur des sites préhistoriques; (…) ils étaient proéminents dans l’alchimie de l’Ancien Monde, en sorcellerie et en magie (…) ».

Toutes les technologies des moyens de communication et du traitement de l’information transmettent les informations sous une forme quelconque de séquences ou de fréquences.

Les cristaux de quartz serviraient donc de récepteur aux émissions bio photoniques dans lesquelles ces dernières se matérialiseraient. Les esprits seraient donc bien des êtres de lumière (les photons) et, à en croire les chamans, leur connaissance leur viendrait de ces esprits.

Le Dr C. D. Broad, philosophe a Cambridge, déclare sous la plume de Aldous Huxley :

« Toute personne est, à tout moment, capable de se souvenir de tout ce qui lui est jamais arrivé, et de percevoir tout ce qui se produit partout dans l’univers. La fonction du cerveau et du système nerveux est de nous empêcher d’être submergés et confus sous cette masse de connaissances en grande partie inutile et incohérente, en interceptant la majeure partie de ce que, sans cela, nous percevrions ou nous rappellerions à tout instant, et ne laissant que ce choix très réduit et spécial qui a des chances d’être utile en pratique ».

Aldous Huxley commente ce passage en déclarant que selon une théorie de ce genre, chacun de nous est, en puissance, « l’Esprit en Général ».

Dernières nouvelles :

Le travail de décryptage du génome humain a défrayé la chronique ces derniers jours. Francis Collins, directeur américain du projet HUGO, un projet de recherche public réunissant 18 pays depuis dix ans, a récemment joint ses efforts à ceux de Craig Venter, président de Celera Genomics, une firme privée américaine qui s’est lancée dans la mêlée il y a deux ans à peine, mais avec des techniques plus rapides. Les détails de cette entente sont inconnus, ce qui est inquiétant quand on pense qu’une guerre économique mettant en jeu d’immenses perspectives thérapeutiques est sur le point d’être menée, mais aussi que l’on est en train de percer le secret de ce qui peut séparer n’importe quel être vivant sur terre de l’homme.

ADN

Nous pouvons tout de même nous rassurer en nous disant que malgré que 97% du génome humain ait été cartographié, sous forme de lettres éparses (A, T, C, G), seulement 85% des ces résultats ont pu être mis en ordre. De plus, il reste encore des trous, des incertitudes et il faut prendre des échantillons de plusieurs personnes avant de constituer la carte d’un individu type.

Pour toutes ces raisons, seuls 24% du génome sont considérés comme véritablement achevés. Le travail devrait être terminé au plus tard en 2003.

En ce qui concerne les plantes génétiquement modifiées, Pioneer Hi-Bred, l’un des plus grands producteurs de semences au monde, admet que jusqu’à 15% des récoltes de maïs en Europe pourraient rentrer dans cette catégorie. Bien que n’ayant pas été cultivé directement sous l’étiquette OGM, le pollen transgénique apporté par le vent ou par les machines, qui manipulent indifféremment tous les types de graines, se serait chargé de faire le travail. Les études préliminaires de John Heritage, de l’Université de Leed en Grande-Bretagne, semblent indiquer que les modifications génétiques ont du mal à passer la barrière des espèces. Mais Hans-Heinrich Kaatz, de l’Université d’Iéna, en Allemagne, nous démontre exactement le contraire après une étude de trois années sur les abeilles. Le zoologiste a découvert que les bactéries et les levures que l’on trouve dans leurs intestins contenaient un gène de résistance aux herbicides qui a été introduit dans certaines variétés de colza, un gène provenant de plantes génétiquement modifiées qui n’a rien à faire là où il l’a trouvé !

Nous nous devons de garder à l’esprit les travaux de Randy Bennett, de l’Université Brigham Young, en Utah, aux États-Unis, avant de prendre des risques inconsidérés. Son équipe de recherche a réussi à démontrer l’importance de certains gènes en les désactivant. L’expérience a été réalisée sur des insectes dont les larves ainsi obtenues ont commencé à produire un nombre de pattes anormalement élevé, quoique ne fonctionnant pas très bien. Ces pattes en surplus poussaient sur toutes les parties du corps, et pas seulement sur le thorax, comme c’est la norme chez les insectes. Cette découverte rappelle que les gènes ont des interactions complexes : en modifier un seul peut affecter le comportement de plusieurs autres.

Si l’on a fait grand bruit de l’annonce du décryptage du génome humain, qui, comme on l’a vu, est en fait loin d’être décrypté, on a passé sous silence un progrès dans la recherche génétique qui devrait faire plaisir aux eugénistes. Des chercheurs américains de l’Institut de recherche Scripps, en Californie, dirigés par Floyd Romesberg, sont parvenus à assembler des paires de bases artificielles. Par ce moyen, ils sont parvenus à créer des acides aminés inusités, débouchant à leur tour sur des protéines inédites dans la nature, ajoutant en quelque sorte des lettres à l’alphabet de la vie. Le but consiste à insérer cet ADN inédit dans des bactéries afin qu’elles produisent des protéines complètement nouvelles, très différentes de ce que produisent les êtres vivants ordinaires. On se dirige donc vers la fabrication de protéines de synthèse qui donneront donc des cellules de synthèses, qui à leur tour composeront un jour des êtres vivant de synthèse.

L’eugénisme, qui se défini par l’amélioration du patrimoine génétique humain, est amplement supplanté par ces derniers progrès(?) scientifiques qui nous laissent entrevoir la possibilité d’une génération de créatures de synthèse.

Ces dernières découvertes sont terriblement inquiétantes quant à l’avenir de la nature biologique de l’homme, surtout lorsque l’on apprend que la revue New Scientist n’hésite pas à affirmer que de telles substances pourraient être fort utiles en médecine ou en chimie.

Ces découvertes ont au moins un avantage, celui de redonner du crédit aux théories de Zecharia Sitchin.

Des scientifiques trouvent des gènes extraterrestres dans l’ADN humain

Sources :

J-C Perez, Planète transgénique, L’espace bleu, 1997 ou http://sapiensweb.free.fr/articles/2-perez2.htm
J-C Perez, L’ADN décrypté, Editions Marco Pietteur (39 Av du centenaire, B-4053 EMBOURG Belgique (1997), ISBN 2-87211-017-8)
Aldous Huxley, Les portes de la perception, Éditions du Rocher, 2000
Jeremy Narby, Le Serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir, Georg éditeur, 1997
Marie-Thérèse de Brosses, Enquête sur les enlèvements extraterrestres, Éditions J’ai lu, Plon 1995
Efferve Sciences, Trimestriel n°15, Juillet-Août-Septembre 2000
Cybersciences

TOUT EST-IL DANS LES GENES ?

23 novembre 1999, banque de données du Pr Haseltine :

« A l’inverse des chercheurs du Human Genome Project, je ne veux pas faire de l’archéologie génomique, étendre à l’infini mes connaissances. HGS a des préoccupations médicales, de type anatomique: 97% de l’ADN ne sert à rien (sic), c’est de l’emballage, de l’ADN poubelle, pas des gènes, explique-t-il. Pour trouver les 3% restants, les gènes intéressants, l’équipe d’Haseltine a choisi de délaisser l’ADN et ne s’intéresse qu’aux ARN-messagers, qui portent l’information de l’ADN à l’usine cellulaire. Nous avons aujourd’hui dans notre banque de données les ARN messagers permettant d’identifier 95% des gènes humains, personne ne fait mieux, affirme Haseltine. »

Jean Claude Perez :

« …Et Dame nature semble « gaspilleuse » : Ce monotone message écrit en alphabet de quatre lettres, la Nature l’a dupliqué, pas identique, rassurez-vous, mais dans une sorte d’écriture miroir où une base T sur un brin fait face à une base A sur l’autre brin. Il en est de même entre C et G… C’est la célèbre double hélice d’ADN… (…)

Nous en sommes donc à SEPT MILLIARDS DE BASES… Sachant qu’une base est constituée d’une trentaine d’atomes, une seule molécule d’ADN humain comprend quelques DEUX CENT MILLIARDS D’ATOMES. Si l’on mettait « bout à bout » tous les atomes de l’ADN d’une seule cellule, on atteindrait une longueur de DEUX METRES…

Si l’on mettait ainsi « bout à bout » tout l’ADN d’un petit être humain, on atteindrait DIX MILLIARDS DE KILOMETRES soit le diamètre… du système solaire !

Ce que nous avons de plus petit, l’ADN, nous relie, Le serpent cosmique ADN apporte à l’homme la connaissance.

Certes, mais que va-t-il en faire ? (copyright Hergé) paradoxalement à des dimensions astronomiques… Vous comprenez toute la différence qu’il peut y avoir entre considérer l’ADN, soit comme un « TOUT », soit comme une banale suite de lettres.

Et le gâchis continue…

Car de ces sept milliards de lettres TCAG, seulement quelques 5% (CINQ POUR CENT) seraient « UTILES » ! Ils constituent les séquences des quelques CENT MILLE GENES de notre programme génétique. Les autres 95 % sont souvent nommés « ADN poubelle ».

Et les généticiens ont choisi d’en ignorer l’existence ainsi que les probables fonctions cachées. Car pour la fameuse « synthèse des protéines », si chère aux bio-technologues, on a décrété que cet ADN poubelle est INUTILE… C’est ainsi, par réductions arbitraires des problèmes, qu’on finit par simplifier caricaturalement une science encore méconnue afin d’en faire plus vite une TECHNOLOGIE… donc une source de PROFIT!… »

« Transgénique: le temps des manipulations », 1998.Ed. Frison-Roche Paris. jcperez134@aol.com
De la NASA dans nos assiettes !!
Les infinis se rejoignent en personne
La cyber-prise de conscience : Lâcher-prise, c’est trop beau! Ce sera toujours plus grand que nous!
De la place de l’infime dans le tout
Tout le monde il est beau : suffit juste de gratter le verni;O) @ vos plumes, les anges!
4 novembre 2000, de Harro : « Communication instantanée.

CHAQUE HUMAIN RENCONTRE N’IMPORTE OU DANS LE MONDE PEUT DEVENIR UNE PARTIE DE NOTRE QUOTIDIEN. Cette évolution métaphysique de notre réalité offre une base nouvelle à l’humanité qui abolit à tout jamais le désespérant spectacle de la solitude humaine. »

Notre ADN « hyper-communique » en réseau et nous pouvons le reprogrammer

SCIENCE CONTRE RELIGION : Nos gènes laissent-ils entrevoir l’existence de Dieu?

Par Roger Highfield

Les deux découvreurs de la structure en double hélice de l’ADN, Francis Crick et James Watson, profitent du cinquantième anniversaire de leur prouesse de Cambridge pour manifester leur hostilité à la religion, attitude que tempèrent d’autres scientifiques.

Lors de leur découverte historique en 1953, Francis Crick et James Watson ouvrirent la voie aux biotechnologies. Ils fournirent les bases de la compréhension de la diversité du vivant sur la Terre et révélèrent le mécanisme des maladies héréditaires, pointant du doigt certaines maladies comme le cancer, ou l’origine des comportements antisociaux.

De Copernic à Charles Darwin, les découvertes scientifiques avaient coutume de se heurter aux principes religieux. La plupart des scientifiques, dont Darwin, avançaient prudemment tout en évitant d’attaquer directement la religion. Watson et Crick, eux, sont tous deux des athées notoires.

Francis Crick, 86 ans, déclare au Telegraph que « l’hypothèse de l’existence de Dieu est sérieusement mise en doute ». En effet, son hostilité à la religion figurait parmi les premières raisons du lancement des recherches qui ont mené à la découverte sensationnelle de 1953.

« Je me suis engagé dans la science pour des raisons antireligieuses, cela ne fait aucun doute. Je me demandais alors quelles sont les deux choses qui paraissent inexplicables et qui servent de support aux croyances religieuses : la différence entre le vivant et le non vivant, le phénomène de la conscience ». Eloquent, Il ajoute : « L’hypothèse de l’existence d’un Dieu est désormais discréditée. Je suis stupéfait que les gens continuent de prêter foi à des propos religieux ».

Crick soutient que, puisque la plupart des affirmations faites depuis 2000 ans par l’ensemble des religions se sont révélées infondées, la recherche de preuves devrait légitimement faire partie des principes religieux d’aujourd’hui, plutôt que l’attente de la démonstration de l’inexistence de Dieu par les athées.

« L’archevêque Ussher, poursuit Crick, affirmait que le Monde avait été créé en 4004 avant Jésus-Christ. Nous savons maintenant qu’il a plus de 4 milliards et demi d’années: il me paraît étonnant que les gens continuent d’adhérer aux propos religieux. D’autres, comme moi, vivent très bien tout en n’ayant aucune appartenance religieuse ».

James Watson, 74 ans et ancien collaborateur de Francis Crick, a déclaré au Telegraph que les éclairages religieux n’étaient que « des mythes appartenant au passé ».

« Chaque fois que vous comprenez quelque chose, ajoute-t-il, la religion se révèle de moins en moins crédible. La découverte de la structure en double hélice et la révolution génétique qui s’ensuivit nous offrent un socle pour imaginer que les pouvoirs traditionnellement réservés aux dieux deviendront un jour les nôtres ».

Les efforts américains dans le domaine du décodage du génome humain, connus sous le nom de « Human Genome Project », sont actuellement menés par un chrétien fervent, Francis Collins, qui a succédé à Watson en 1993.

Lors d’un récent colloque scientifique en Californie, Collins s’est dit déçu de « l’accueil froid » réservé à Dieu lors de ce cinquantième anniversaire.

Il s’est dit inquiet du fait que les propos antireligieux tenu par ces « grandes figures » de la Science pourraient relancer la méfiance des gens à l’égard de la génétique, compte tenu des sondages révélant que 70 à 80 pour cent des américains croient en l’existence d’un Dieu.

Un autre sondage précise que cette croyance est partagée par 40 pour cent des scientifiques en activité. « Il ne faudrait pas que les idées si énergiquement exposées par Watson et Crick suggèrent que tous les scientifiques pensent ainsi », prévient Collins.

Par le passé, Francis Collins a travaillé au sein d’un hôpital missionnaire en Afrique de l’Ouest. Selon lui, la Religion et la Science sont « relativement complémentaires et dépendent l’une de l’autre ». Pour exemple, ses recherches concernant le gène responsable de la mucoviscidose lui ont apporté une intense satisfaction scientifique et « un profond respect en découvrant quelque chose que Dieu savait bien avant les hommes ».

« Le plus triste est que beaucoup de gens croient que, si l’évolution fonctionne bel et bien (ce qui est avéré), alors Dieu ne peut exister ». Quoi qu’il en soit, il met l’enracinement de cette idée préconçue sur le compte de l’hostilité de la communauté scientifique vis-à-vis de l’interprétation littérale de la Genèse par les créationnistes, méthode désapprouvée par de respectables théologiens.

« Ce n’est pas seulement la faute de marginaux d’une Eglise qui imposent et exigent une vision créationniste afin de vérifier la solidité de votre foi ; c’est aussi celle de certains membres de la communauté scientifique, qui affirment d’emblée que la théorie de l’évolution prouve à elle seule l’inexistence de Dieu ».

Collins expose brièvement ses propres convictions : « Dieu a décidé de créer des espèces avec lesquelles il pourrait nouer des liens fraternels. Qui donc sommes-nous pour affirmer que l’évolution serait la mauvaise méthode ? C’est un moyen réellement original d’y parvenir. James, que je connais bien plus que Francis, se garde d’évoquer ce sujet lorsque nous discutons ensemble ».

L’hostilité des deux pionniers de l’ADN à la religion ne date pas d’hier. En 1961, Crick a démissionné de son poste d’enseignant à l’Université Churchill (Cambridge) lorsque la construction d’une chapelle a été évoquée.

Lorsque Sir Winston Churchill lui a écrit en soulignant que « nul n’avait besoin d’entrer [dans la chapelle] à moins de le souhaiter », Crick a répondu que de ce point de vue, l’Université devrait édifier une maison close, joignant à sa lettre un chèque de 10 guinées (210 shillings).

« Mon espoir, poursuivit-il, est qu’il soit finalement possible de bâtir des logements permanents au sein même de l’université, afin d’héberger quelques jeunes femmes sélectionnées avec soin, placées entre les mains d’une convenable mère maquerelle qui, une fois l’établissement intégré au traditionalisme ambiant, se verra, sauf votre respect, très certainement octroyer le droit de dîner avec la hiérarchie ».

Watson explique comment il a abandonné la messe au début de la Seconde Guerre Mondiale. « J’en étais arrivé à la conclusion que l’Eglise n’était qu’une bande de fascistes qui soutenait Franco. J’ai arrêté d’y aller le dimanche matin pour rester regarder les oiseaux avec mon père ».

Cet intérêt pour l’ornithologie l’a mené vers une brillante carrière scientifique – et à la découverte de la structure en double hélice.

Les déclarations de Francis Crick sont extraites d’une interview effectuée par Matt Ridley (The Telegraph).
Roger Highfield a donné une conférence au Festival de Littérature d’Oxford le 5 avril dernier ; et au Festival Cheltenham de la Science le 4 juin 2003 prochain (renseignements : cheltenhamfestivals.co.uk ).
SOURCE : http://terresacree.org

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